Tag: Sahara Occidental

  • Sahara Occidental : Les États-Unis appelés à arrêter leurs ventes d’armes au Maroc

    Agression marocaine à El Guerguerat : Les États-Unis appelés à arrêter leurs ventes d’armes au Maroc

    L’ONG Non Violence International, basée à Washington, a appelé l’administration américaine à arrêter ses ventes d’armes au Maroc, soulignant que ce soutien militaire ne fait que consolider la colonisation du Sahara occidental.
    «Malheureusement, le gouvernement américain a fourni un vaste soutien économique et militaire au gouvernement marocain», déplore le président de cette ONG, Michael Beer, dans une récente tribune cosignée avec Mohamed Brahim de l’Association sahraouie aux Etats-Unis. En 2019, «le Maroc a acheté pour 10,3 milliards de dollars d’armes américaines, soit plus que l’Egypte, Israël, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis réunis», selon les deux militants.
    Pour Beer et Mohamed Brahim la nouvelle administration élue «peut faire beaucoup» de choses pour la décolonisation du Sahara occidental en soutenant la tenue d’un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU. Ils estiment que l’administration Biden devrait «travailler avec les Européens et les Africains pour limiter la coopération économique» avec le Maroc consolidant l’occupation, et faire pression pour résoudre ce conflit pacifiquement. 
    Actuellement, il y a un potentiel soutien bipartisan pour cette approche, illustré par l’appui apporté par les deux sénateurs Inhofe et Leahy à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, soutiennent Michael Beer et Mohamed Brahim. Les élus républicains et démocrates doivent défendre les principes du droit international et condamner l’agression des manifestants sahraouis au Sahara, soulignent les deux activistes, indiquant que «le silence» des autres membres du Congrès est «assourdissant». «Nous devons agir rapidement pour empêcher la guerre et de nouveaux conflits», alertent les auteurs de la tribune. Evoquant le retour du Front Polisario aux armes après la violation du cessez-le-feu par le Maroc, Michael Beer et Mohamed Brahim précisent que si «la guerre n’est pas la solution (…) l’occupation sans fin n’est pas non plus la solution». 
    Ils déplorent «le pillage des ressources naturelles» qui se poursuit malgré les résolutions de l’ONU et les décisions des tribunaux européens, affirmant le statut spécial du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, s’indignant de l’appauvrissement des Sahraouis dans les territoires occupés au moment où des colons profitent de ces richesses avec la bénédiction du gouvernement marocain. Pour les Sahraouis, «la guerre est vue comme la seule issue». 
    Ils se déclarent déterminés à mener une nouvelle étape de leur lutte. La militante et activiste sahraouie, Aminatou Haidar, a indiqué que les jeunes sahraouis ne voient plus d’autres alternatives à la lutte armée, mettant en garde contre le désespoir et la lassitude des Sahraouis du statu quo. «Les Sahraouis désespèrent d’obtenir leur indépendance du Maroc, qui contrôle les trois quarts du Sahara occidental.
    Ces deux dernières années, une dizaine de pays ont ouvert des consulats dans le territoire contesté, reconnaissant ainsi la souveraineté du Maroc», regrette, Mme Haidar. Bien que le Polisario ait dénoncé une violation de l’accord de cessez-le-feu conclu en 1991 après que les forces de l’occupation marocaine aient investi le 13 novembre dernier la zone tampon de Guerguerat entre le Sahara occidental et la Mauritanie, Aminatou Haidar témoigne que le Maroc a renforcé sa présence militaire et policière» et chassé des manifestants sahraouis qui bloquaient le passage illégal permettant au Maroc d’accéder aux pays d’Afrique de l’Ouest.
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara

  • L’Algérie unie à l’épreuve de l’ingérence

    Plus que jamais, un front uni d’un peuple épris de liberté et de paix, viscéralement opposé à toute forme d’ingérence inscrite dans les valeurs novembriennes et confortée par la dynamique de changement opérée par le hirak authentique, s’impose.

    Cette exigence, proclamée par le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, lors de la cérémonie de conversion d’un hôtel militaire en structure sanitaire au profit des malades de la Covid-19, traduit la capacité intrinsèque du peuple algérien qui a su faire front contre toutes les épreuves pour arracher son indépendance, mettre en échec le néocolonialisme à visage religieux et répondre aux défis d’un nouveau monde en gestation.

    Dans cette conjoncture particulière, l’émergence d’une Algérie nouvelle, forte de la légitimité populaire et du socle constitutionnel garantissant une ère de liberté et des droits fondamentaux des citoyens, consacre une volonté inébranlable de consolider les bases de la souveraineté nationale compromise par le règne du despotisme, de la gabegie et de la dilapidation des ressources nationales.

    Cette dynamique salutaire, orientée vers la satisfaction des besoins des citoyens et la construction d’une économie performante et concurrentielle, a fait ressurgir les vieux démons d’un passé révolu, bouleversé par les retombées de la crise économique et sanitaire. Des campagnes mensongères et tendancieuses sont alimentées par des «cercles hostiles bien connus» relayés par des députés européens insensibles à la détresse de leurs concitoyens, soumis à une dure répression et néanmoins acquis à une inqualifiable ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie ciblée pour sa «ligne honnête et courageuse» adoptée par les plus hautes autorités du pays, comme a tenu à le souligner le chef d’état-major.

    Tout l’enjeu de cette énième tentative de déstabilisation, menée sous l’alibi des droits de l’homme, réside dans la résilience de l’Algérie des réformes démocratiques et du renouveau économique, redoutée par les nostalgiques de l’éden perdu.

    Au moment où un regain de tension, provoqué par l’occupant marocain, fort du soutien de certaines puissances européennes, pèse sur le destin de toute la région davantage enlisée dans des crises profondes, l’arme des droits de l’homme est brandie pour saborder le processus de renaissance et porter atteinte à la cohésion nationale. Cette vision à double vitesse, exonérant des crimes contre l’humanité commis en Palestine occupée par l’Etat hors-la-loi et garantissant l’impunité à l’occupation illégale du Sahara Occidental, a perdu toute crédibilité incompatible avec le déni des droits des peuples sacrifiés sur l’autel des considérations géostratégiques et des intérêts bassement commerciaux.

    Horizons, 28 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Algérie,

  • AGRESSION MAROCAINE : Les ambitions du Makhzen sur la Mauritanie mises à nu

    Le ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement sahraoui, Hamada Selma, a mis en garde contre «les visées expansionnistes» du Maroc dans la région, affirmant que l’occupation marocaine ne respecte pas l’acte constitutif de l’Union africaine (UA) en vertu duquel les États membres s’engagent à respecter les frontières héritées du colonialisme.

    Selma a souligné que « le Maroc, agissant en complicité avec certains pays extérieurs à la région, veut annexer des régions » frontalières du Sahara occidental. D’autant, a-t-il dit, le Maroc «n’aurait pas mené son agression militaire à El Guerguerat sans le feu vert de ses alliés ». Il a rappelé que « la politique expansionniste du Maroc dans la région n’est pas nouvelle » et a estimé que le nouveau mur de sable que le Maroc édifie à proximité de la frontière avec la Mauritanie est une « preuve concrète des ambitions du Maroc dans la région. ».

    Le porte-parole du gouvernement sahraoui a estimé d’autre part que le Maroc, à travers son agression militaire à Guerguerat, veut aussi annexer et étendre son occupation coloniale à la localité sahraouie de la Guera et au port mauritanien de Nouadhibou, poumon économique de la Mauritanie.
    Selon le responsable sahraoui, le Maroc aspire à travers l’emprise de ce qu’il appelle «le passage économique d’El Guerguerat» à vider les ports de Nouadhibou et Nouakchott en Mauritanie et à dominer la voie de transit des marchandises en provenance de l’Union européenne notamment. Les ambitions territoriales du Maroc sur la Mauritanie ne datent pas d’aujourd’hui, le Makhzen a mis longtemps à reconnaitre l’indépendance de la Mauritanie s’étant même opposé à son adhésion à la Ligue arabe.
    Aujourd’hui encore certains dirigeants du parti marocain l’Istiqlal agit par le makhzen revendique la Mauritanie. Pourtant, au lendemain de l’indépendance de son pays en 1957, le roi Mohamed V avait reconnu officiellement que le Maroc a recouvré sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, soit une reconnaissance des frontières héritées de l’occupation française. Mais le Maroc qui se veut un pays tête de pont entre le Maroc et l’Europe, alors qu’il n’est que l’instrument de la domination économique néocoloniale de l’ouest africain n’a jamais enterré ses ambitions expansionnistes, faisant fi de la charte de l’Union africaine à laquelle il a adhéré.

    Pour la petite histoire, en ratifiant cette charte le Maroc a reconnu officiellement la Rasd dont il occupe une partie du territoire.
    Selon un expert politique de la région, le Maroc est « menace d’insécurité et d’instabilité en raison de cette doctrine expansionniste, soutenu par ses alliés qui lui apportent en plus du soutien financier, la protection et la bienveillance au sein du Conseil de sécurité de l’Onu . » Ce qui explique sa volonté d’être le relais d’intérêts économiques et stratégiques notamment français vers l’Afrique de l’Ouest». D’où son acharnement à adhérer à la CEDEAO et l’opposition ferme à ce projet du Nigéria.

    À ce propos la visite officielle du chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum et la relance d’ambitieux projets notamment le gazoduc algéro-nigérian et l’aboutissement de la transsaharienne vers Lagos a fait paniquer certains conseillers de Mohammed VI, qui lui ont vendu le mirage d’un gazoduc nigérian passant par le Maroc. Des projets mirifiques anéantis par l’offensive militaire générale des combattants sahraouis contre la ceinture de défense marocaine au Sahara occidental en passe de devenir une passoire.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 29 nov 2020

  • L’offensive de l'armée sahraouie se poursuite : Déroute militaire du Maroc

    L’offensive des unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) a pris une grande ampleur au regard du dernier communiqué du ministère sahraoui de la Défense. D’intenses salves de feu sur des bases et positions de l’armée d’occupation marocaine tout au long du mur de la honte, ont porté de sévères coups à l’occupant marocain. 

    Le communiqué a précisé que « les combattants de l’Armée de libération sahraouie ont mené des bombardements sur les positions de l’ennemi dans la vallée d’EL-Ich dans le secteur de Hawza, également à Amekli Azghamla dans le secteur d’Amghala, à Zmoul Oum Khamla dans le secteur de Oum Draïga et aussi des frappes dans le secteur de Mahbès », au nord du Sahara occidental. Selon la même source, « les forces de l’APLS ont ciblé aussi les positions de l’armée royale marocaine sur le mur de défense dans la zone de Oum Egeloud dans le secteur d’Aousserd, le secteur de El Baghari, Ghleïb Adhleïm dans le secteur de Tachla, la vallée de Altamat dans le secteur de Amghala, Rousse Deïrt dans le secteur de Hauza ». Des attaques répétées qui ont désorganisées les forces de défense marocaines. Le communiqué fait état aussi du bombardement d’autres positions de l’armée marocaine, assurant que « ces attaques ont causé à l’ennemi de lourdes pertes matérielles et humaines ». 
    L’Armée de libération sahraouie a intensifié ses attaques au quotidien et compte amplifier ses opérations militaires jusqu’ à des positions derrière le mur de défense, a estimé un responsable sahraoui qui n’a pas exclu des opérations militaires visant les troupes terrestres dépêchées en renfort et l’aviation marocaine. Par ailleurs, le président sahraoui, Brahim Ghali, a participé, en visioconférence, à l’invitation de l’Union de la jeunesse communiste de Cuba, à l’événement «Idées pionnières» qui s’est tenu à La Havane, où il a mis en avant la détermination des Sahraouis à mener une nouvelle étape de leur « lutte armée sacrée et légitime ».
    Lors de cet événement dédié à la fois à l’Afrique et au Moyen-Orient et au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, à l’occasion du 4e anniversaire de sa disparition, le président Ghali a adressé ses remerciements à la jeunesse cubaine et à tous ceux qui sont solidaires de la lutte légitime du peuple sahraoui. «On ne saurait parler de questions fondamentales dans le monde comme la paix, l’autodétermination, la souveraineté des nations, les droits de l’homme et la justice sociale sans évoquer avec reconnaissance le rôle joué en ce sens par la Révolution cubaine et son valeureux peuple sous la direction de Fidel Castro», a-t-il estimé. 
    Le président sahraoui a informé les participants sur les péripéties de l’agression lancée par le Maroc, le 13 novembre, contre des civils sahraouis sans défense qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale d’El Guerguerat, précisant qu’«il s’agit d’une violation du droit international et de l’accord de cessez-le-feu signé avec le Front Polisario sous l’égide des Nations unies». Et d’ajouter que «cette position irresponsable n’a laissé au peuple sahraoui d’autre choix que de reprendre la lutte armée contre les forces marocaines d’occupation». 
    Le président Ghali a révélé aux participants la répression et les violations flagrantes des droits de l’homme auxquelles se sont livrées les forces d’occupation marocaines dans les territoires sahraouis occupés, concomitamment à l’agression menée à El-Guerguerat, soulignant qu’en agissant de la sorte, «le Maroc a décidé de porter un coup à la stabilité et à la sécurité dans cette région d’Afrique».
    M. B.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • La crise au Sahara Occidental divise la Mauritanie entre liens ethniques et commerciaux

     

    SAHARA OCCIDENTAL

    Nouakchott, 28 novembre (EFE) .- La crise actuelle au Sahara Occidental, qui a éclaté après la fermeture par des éléments du Front Polisario du seul passage terrestre entre la Mauritanie et le Maroc, a mis en évidence la situation délicate de Nouakchott dans le conflit du Sahara , dans lequel il maintient officiellement une position de neutralité.

    L’histoire contemporaine de la Mauritanie est liée à celle du Sahara, car en 1975, quinze ans seulement après son indépendance, le pays a commencé à administrer le tiers sud du Sahara espagnol (Río de Oro) après les accords tripartites de Madrid, mais en 1978 Incapable de résister aux attaques du Polisario, il l’a remis au Maroc.

    Depuis 1978, la Mauritanie a maintenu l’équilibre compliqué de la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et du maintien de relations cordiales avec son puissant voisin le Maroc; Alors que les populations mauritanienne et sahraouie sont ethniquement similaires, le poids du Maroc augmente dans la sphère commerciale.

    ÉTOUFFEMENT DES MARCHÉS

    Pour cette raison, la fermeture du col de Guerguerat, situé à la frontière nord de la Mauritanie, par un groupe d’indépendantistes sahraouis le 21 octobre a étouffé le marché mauritanien des fruits et légumes, qui importe la quasi-totalité du Maroc par voie terrestre. .

    La pénurie de ces produits de base et la hausse des prix ont provoqué la colère des consommateurs et mis le gouvernement dans une situation difficile pendant les trois semaines qu’a duré le blocus (contrecarré par une intervention de l’armée marocaine).

    Selon les derniers chiffres officiels publiés par l’Office national mauritanien des statistiques, les importations en provenance du Maroc ont atteint une valeur de 20 millions d’euros au cours du deuxième trimestre 2020, juste avant la fermeture du passage.

    Et malgré la stagnation générale due à l’action du Polisario, la Mauritanie a officiellement fait profil bas pour ne pas rompre sa neutralité traditionnelle.

    Plusieurs médias ont révélé que Nouakchott avait alors pris des mesures non officielles pour obtenir la réouverture du passage frontalier, par lequel des produits frais du Maroc transitaient également vers d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

    Il faut donc lire la visite du chef d’état-major des armées mauritaniennes, le général de division Mohamed Uld Meguet, aux camps du Polisario à Tindouf (sud de l’Algérie), où il a demandé la levée du blocus de Guerguerat, rappelant à ses interlocuteurs facilités que votre pays offre aux sahraouis de Tindouf.

    Mais, apparemment, la visite n’a donné aucun résultat, ce qui a amené une partie de l’opinion publique mauritanienne à s’interroger sur le bénéfice que Nouakchott tire de ses équilibres sur la question du Sahara.

    « Nous partageons des liens de sang avec les Sahraouis, nos tribus sont des deux côtés de la frontière, nous leur réservons toutes les faveurs, pourquoi agissent-elles de telle manière qu’elles étouffent notre marché? », A déclaré le blogueur mauritanien Sid à EFE, indigné ‘Ahmed Uld Souvi.

    « Il peut (le Polisario) nuire aux Marocains sans nuire à nos intérêts », a-t-il ajouté.

    Mais le président du groupe d’amitié mauritanien-sahraoui au parlement mauritanien, Khalihene Uld Dede, estime que pour prévenir une crise comme celle de Guerguerat, il faut s’attaquer aux causes profondes du problème.

    Sans critiquer l’attitude du Maroc, Dédé a recommandé, dans des déclarations à l’Efe, des négociations entre le gouvernement marocain et le Polisario pour accorder au peuple sahraoui son « droit à l’autodétermination conformément au droit international ».
     
    MAURITANIA CORTEJADA POR LAS DOS PARTES

    Después de la crisis puntual de Guerguerat, que se resolvió tras una intervención militar marroquí el pasado 13 de este mes, Mauritania se ha visto como nunca antes en el centro de una agitación diplomática provocada por las dos partes del conflicto.

    El presidente Mohamed Ould Ghazouani recibió una llamada telefónica del rey Mohamed VI de Marruecos hace una semana, durante la cual los dos líderes acordaron intercambiar futuras visitas. Algunos han visto ya un cambio en la posición del presidente mauritano en comparación con su predecesor, supuestamente más proclive al Polisario.

    Pero solo tres días después, Ghazouani recibió en Nuakchot un mensaje escrito del presidente saharaui, Ibrahim Gali, entregado por un emisario que hizo una declaración en la que abogaba por la paz y la estabilidad.

    A diferencia de otras veces, la declaración del responsable saharaui “no contenía la referencia a la singularidad y la fraternidad del pueblo mauritano-saharaui”, señaló el director de publicación del sitio Tawary, Mohamed Chenouv Maloukiv.

    “¿Esta declaración conlleva una carga de amenaza diplomática?”, preguntó Maloukiv en un comentario publicado en su portal electrónico.

    Maaruf uld Daa

    Fuente : Hola News, 27 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Parte de guerra nº 16

    Parte de guerra Nº 16 del decimosexto día de estallido la guerra del Sahara Occidental contra Marruecos

    Parte de guerra Nº 16 del decimosexto día de estallido la guerra del Sahara Occidental contra Marruecos
    Sahara Occidental/Bir Lehlu, 28 de noviembre de 2020 despacho recogido hoy por la agencia de prensa saharaui (SPS)-. La agencia recogió el parte de guerra Nº16 emitido por el Ministerio de Defensa de la República saharaui. Dijo que destacamentos avanzados del Ejército Saharaui en los frentes de guerra continúan con sus bombardeos y ataques por decimosexto día consecutivo contra guarniciones y atrincheramientos del ejército marroquí, las FAR, a lo largo del muro que ocupa a los territorios saharauis.
    1. El parte de guerra según ha informado el Ministerio de Defensa Saharaui afirma que destacamentos avanzados de Ejército Saharaui lanzaron el viernes y el sábado varios ataques contra posiciones defensivas de las tropas marroquíes a lo largo del muro militar en los territorios ocupados del Sahara Occidental.
    2. Este viernes 27 de noviembre, fueron bombardeadas las posiciones de las fuerzas marroquíes en el sector de Tichla y Um Deguen, localidades saharauis situadas en la región sur del territorio, en el sector de El Bagari.
    3. El parte de guerra afirma que el sábado 28 de noviembre de 2020, las fuerzas saharauis llevaron a cabo intensos ataques y hostigamientos contra puestos enemigos dos veces seguidas contra bases del ejército marroquí en la zona de Rus Fadret Etamat en el sector de Hauza, situado en la región norte de Zemur.
    4. Según el Ministerio de Defensa saharaui, los ataques del Ejército de Liberación Saharaui contra las fuerzas de ocupación marroquíes a lo largo del muro militar marroquí han causado bajas mortales y considerables pérdidas materiales en las filas del ejército marroquí.
    Tras la ruptura del acuerdo del Alto el Fuego por parte de Marruecos y la declaración de la guerra que abarca a todo el territorio saharaui ocupado, el Ejército Popular de Liberación Saharaui continúa sus avances y sus intensos ataques y bombardeos a posiciones enemigas y no pondrá término al fuego hasta la consecución de la plena recuperación de la soberanía sobre todo el territorio nacional saharaui. Indica el parte de guerra nº16 del Ministerio de Defensa Saharaui.
    Diario La Realidad Saharaui/DLRS, 28/11/2020 
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara

  • Marruecos : La verdadera cara del Majzén

    Si bien generalmente se dice que una imagen es mejor que mil discursos, la realidad que nos da la que tenemos ante nuestros ojos no podría ser más clara. Seguramente nos permite medir el abismo entre el discurso de los funcionarios marroquíes y el drama que viven a diario los marroquíes, hombres o mujeres, bajo la influencia del Majzen. Veamos la imagen de arriba – una escena de horror que tuvo lugar hace unos días en el barrio de una gran ciudad marroquí, e intentemos ver y entender de que se trata con exactitud.

    Es un policía marroquí, bien alimentado y vestido – marcas distintivas en el paísdel Majzen de un alto rango en la jerarquía – que está golpeando hasta la muerte, en la plaza pública, a la vista de todos, una mujer sin ninguna piedad ni consideración por su edad o por el pequeño bebé que está tratando desesperadamente de sostener en su espalda para protegerlo de los golpes del policía furioso y evitar que caiga al suelo.

    Hace unos años, Mohamed VI, el nuevo rey recién instalado en el trono, aceptó, bajo la presión amistosa de Jacques Chirac, promulgar una nueva Moudawana (código civil) que Francia y España, entre otros, consideraban como la inauguración de una nueva era para las mujeres árabes y musulmanas marroquíes.

    Hace unos meses, y en el marco del Consejo de Derechos Humanos de Ginebra, varios países occidentales no dudaron en felicitar a los representantes del Majzen, que acudieron con fuerza para participar en la sesión, por los “avances realizados por el gobierno Marroquí en el marco del respeto y la salvaguardia de los derechos del hombre y la mujer marroquíes”.

    ¿Cuándo acabará la hipocresía y el reconocimiento de una realidad que, sin embargo, evidente para todos, a saber, que el régimen del Majzen es, por naturaleza y en esencia, sólo la expresión de una negación flagrante de los derechos y libertades más elementales?.

    Y que esta es la verdadera cara del Majzen y no la idílica que las autoridades marroquíes, con la complacencia de ciertas agencias de propaganda occidentales, están tratando de promover en el plano internacional.

    Fuente: Sahara Occidental Opinions, 02.06.2008

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

    Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental : La Cour de cassation marocaine fait la sourde oreille concernant les demandes des avocats du groupe de Gdeim Izik

    Comité pour la protection des civils sahraouis

    Le Bureau Exécutif du Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme; CODESA
    Laâyoune / Sahara occidental le 21 novembre 2020
    La Cour de cassation de la force d’occupation marocaine refuse d’accepter la demande des détenus politiques sahraouis condamnés dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik
    Le 25 Novembre 2020, la Cour de cassation a confirmé sa décision définitive concernant le refus d’accepter la demande des détenus politiques sahraouis qui ont été condamnés avec des peines très lourds dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik et la demande également de leurs défense, composé d’avocats sahraouis, marocains et français.
    Cette Cour de cassation a reporté le 04 Novembre 2020 la délibération sur les jugements susceptibles d’être rendus pour ce dossier jusqu’à 25 Novembre 2020, lors d’une séance de discussion à laquelle ont participé uniquement les juges de la Cour de cassation et l’avocat sahraoui “Mohamed Fadel Leili “, qui a assisté au nom de ses collègues, avocats des prisonniers politiques sahraouis.
    Avec le refus de la Cour de cassation marocaine d’accepter les demandes de cassation de ces prisonniers politiques sahraouis, cette cour et après 10 ans de détention politique a confirmée les jugements illégaux prononcés le 19 juillet 2017 par la Cour d’Appel de la chambre criminelle de Salé / Maroc contre les défenseurs des droits humains et les prisonniers politiques sahraouis, ces jugements un peu similaires à ceux qui sont prononcées contre eux devant le tribunal militaire à la date de 17 Février 2017 :

    Le nom complet des détenus

    Jugements rendus par 

    le tribunal militaire

    Jugements rendus par 

    la justice civile

    Brahim Ismaaili

     

     

     

    à perpétuité 

     

     

     

    à perpétuité

    Sidi Ahmed Lemjayed

    Abdallah Lekhfaoini

    Abdeljalil Laaroussi

    Mohamed Elbachir Boutenguza

    Sidi Abdallah B’hah

    Mohamed Bani

    Ahmed Sbaai

    Naama Asfari

     

    30 ans de prison ferme

     

    30 ans de prison ferme

    Bangua Cheikh

    Mohamed Bourial

    Hassan Dah

    30 ans de prison ferme

     

     

    25 ans de prison ferme

    Ezzaoui Elhocein

     

     

    25 ans de prison ferme

     

    Mohamed Lamin Haddi

    Mohamed M’barek Lafkair

    Mohamed Khouna Babit

    Elbachir Khadda

     

    20 ans de prison ferme

     

    20 ans de prison ferme

     

    Mohamed Tahlil

    Abdallah Toubali

    Laayoune occupé  / Sahara Occidental : 26 November 2020

    Bureau exécutif de Collectif

    des défenseurs sahraouis des droits Humains


    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
    Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,
  • El interés de España y la nueva situación en el Sahara occidental

    EMILIO MENÉNDEZ DEL VALLE

    Fuente : El País, 22 AGO 1979
    De la Secretaría de Relaciones Exteriores del PSOE
    La República Islámica de Mauritania cometió un error histórico al cambiar totalmente su política sobre el Sahara en 1975 y alinearse en el reparto del territorio con Marruecos. El error cobraba dimensiones particulares si se tiene en cuenta que hacia entonces poco tiempo que Marruecos había reconocido formalmente la existencia del Estado mauritano, existencia obcecadamente negada durante diez años, dado que el expansionismo marroquí reivindicaba no sólo todo el Sahara, sino también el propio territorio mauritano.
    La escasa visión política de los dirigentes mauritanos de 1975 supuso el inicio de una desastrosa aventura -de la que hoy el país se desengancha- por un escaso plato de lentejas, la porción de desierto (90.000 kilómetros cuadrados) conocida como Río de Oro por los colonizadores y que, a pesar de su nombre, no tiene ni lo uno ni lo otro. Los fosfatos, en ingentes cantidades, quedaron bajo control marroquí.
    Hay, pues, que felicitarse -por el bien de los mauritanos, por el de los pueblos de la zona y por la paz y seguridad internacionales de la misma- de que Mauritania haya firmado el 5 de agosto pasado un acuerdo formal de paz con el Frente Polisario, en virtud del cual dicho país «declara solemnemente que no tiene ni tendrá reivindicaciones territoriales ni otras sobre el Sahara occidental».
    Sin embargo, dicho acuerdo y la prepotente invasión militar marroquí de la parte del Sahara ahora abandonada por Mauritania crea una situación nueva en el área, que hay que considerar cuidadosamente y sobre la que España debe definirse. Veamos los principales ingredientes de tal situación y las consecuencias y observaciones que de la misma pueden derivarse:
    Ambos hechos -retirada mauritana e invasión marroquí- implican de facto la invalidación del acuerdo tripartito de Madrid sobre el Sahara firmado el 14 de noviembre de 1975 por España, Marruecos y Mauritania. Sus términos han sido alterados por las acciones unilaterales mauritana (tendente a la paz) y marroquí (proclive a la guerra), que, en cualquier caso, se apartan por completo de lo estipulado en el acuerdo. Ello independientemente de que uno de los puntos esenciales del mismo -la prevista autodeterminación de los habitantes del Sahara- no se llevara nunca a cabo, debido a la oposición de los dos Estados invasores, ahora uno solo: Marruecos.
    Internacionalización
    Quedan a partir de ahora directamente enfrentados Marruecos y el Frente Polisario. En los últimos tiempos todo indica que Hassan II pretende simultáneamente una bilateralización y una internacionalización del conflicto. Bilateralización en el sentido de acrecentar las posibilidades de un choque armado entre Rabat y Argel; internacionalización en el sentido de que, ante ese choque -inmediatamente producido o con el fin de evitarlo en el último instante-, potencia o potencias ajenas al área (muy probablemente Estados Unidos) intervendrían o serían llamadas a intervenir en el mismo.
    Esa puede ser la estrategia de Marruecos. La duda estriba en si Hassan la concibe así en la seguridad de que EEUU apoyará hasta el final y el fondo su postura con el fin de consolidar la presencia marroquí en todo el Sahara ocupado -a sabiendas de que tal expansionismo es algo que difícilmente puede tolerar Argelia y, por supuesto, contando con que la actividad guerrillera del Frente Polisario se incrementará al máximo- o bien está convencido de la imposibilidad de mantener sus posiciones de hoy y actúa como lo hace para acaparar bazas de cara a una negociación política que dé solución al conflicto. Sin duda, los próximos días arrojarán luz en esta dirección. Luz que no puede venir de ninguna declaración pública del monarca alauita por muy solemnemente que sea presentada, sino de los entresijos de la política interior de Marruecos y de su relación con EEUU y Francia, cuando se manifiesten abiertamente.
    Evidentemente, en el conflicto del Sahara la actitud de EEUU es clave. Es de esperar y suponer (aunque no se pueda garantizar) que esta superpotencia no cometa los mismos errores que con la OLP y el asunto de Oriente Medio. Carter, a pesar de tímidos intentos, no ha asumido todavía la posición realista del diálogo abierto con los palestinos, debido a la enorme fuerza del grupo de presión sionista y proisraelí dentro de su país. El no apoyar activamente ni siquiera la creación de un mini-Estado palestino en coexistencia con el Estado de Israel es un error estratégico que sólo la presión del lobby sionísta norteamericano puede explicar.
    Aislamiento marroquí
    De modo similar -e independientemente de la opinión del Polisario sobre las futuras fronteras de la República Arabe Saharaui Democrática (RASD)-constituiría una segura equivocación política del Departamento de Estado no ya no favorecer el asentamiento del pueblo saharaui en la parte sur del Sahara de la que acaba de desentenderse Mauritania, sino sobre todo, el apoyar, propiciar, tolerar (por ausencia de presión) o simplemente no condenar la ocupación marroquí de tal territorio. Supongo que el galopante aislamiento de Marruecos en Africa, mundo árabe (Siria es ya militantemente prosaharaui), ONU (el comité de los veinticuatro, se ha inclinado por las tesis saharauis), la ausencia de «un Israel» en el Magreb y de un lobby promarroquí de importancia en EEUU contribuirá a abrir los ojos de la diplomacia norteamericana en el caso del Sahara. Y ello no puede significar sino la congelación definitiva de la venta de todo tipo de armas que Rabat pueda utilizar en el territorio, y la puesta en marcha de las presiones políticas y económicas que obliguen al actual régimen marroquí a abandonar sus pretensiones expansionistas y a buscar decididamente la paz.
    Finalmente, la posición de España. La coyuntura de estas semanas venideras es la última oportunidad interesante que se nos presenta para enmendar errores pasados (el acuerdo tripartito) y para instrumentar una política exterior coherente respecto de la zona en cuestión. Ante el rápido curso de los acontecimientos no valen medias tintas ni buenas palabras o intenciones. Si bien es verdad que en política exterior nos hallamos condicionados por la potencia hegemónica del bloq
    ue en que actualmente nos encontramos (Estados Unidos) también lo esque disponemos de un cierto margen de maniobra. Un ejemplo lo constituye la absurda decisión (por tomarla un Gobierno de UCD, no por ella en sí misma) de que España acuda a la conferencia de los países no alineados, en La Habana. Decisión obviamente contradictoria a causa de la línea geopolítica propugnada por el Gobierno Suárez. Incoherente decisión. Tanto como los discursos del presidente Suárez en el extranjero acerca de una pretendida aspiración «antihegemonista» de la política exterior española. ¿Qué política? Sin embargo, esa decisión, aunque incoherente (o quizá por ello) ha sido «tragada» por EEUU, lo que habría sido imposible de no disponer del grado de maniobra mencionado.
    Dignidad y firmeza
    Pues bien, utilicemos esa capacidad autónoma en lo que nos es urgente, inmediato y cercano, geográfica o culturalmente. Y no, por ahora, en exagerados viajes a Brasil provistos de enorme y superfluo séquito, incompatibles con nuestros presupuestos y a la postre improductivos. A la vista de los últimos, recientes y nuevos acontecimientos, España debe denunciar el desfasado acuerdo de Madrid, reconocer al Frente Polisario como interlocutor valido, promover acciones diplomáticas y políticas a nivel regional que favorezcan una solución negociada y justa del litigio, hacerse valer ante la potencia hegemónica de turno a estos efectos (lo que nunca hemos hecho y hay medios), asumir un papel de dignidad y firmeza que habrá de ser considerado por Marruecos y Argelia, entablar contactos serios con los representantes de la RASI) de cara al ya seguro futuro de ese país (pesca, cooperación económica futura … ) y prepararse para actuar ante las instancias internacionales (ONU) en el supuesto de una eventual internacionalización de la guerra, pidiendo en su momento, en caso necesario, la actuación de los órganos competentes de Naciones Unidas que evite, o por lo menos ponga en entredicho, la injerencia de potencias extrañas.
    Este es el momento. Es la última oportunidad de poner en marcha en este asunto una política exterior que nunca hemos Hevado a cabo; es el momento de enhebrar una política para el Sahara y una política para Guinea Ecuatorial, donde todo nos puede ser favorable; es la oportunidad de sistematizar una acción exterior decente, congruente, recíprocamente fructífera con esos pueblos, en su interés y en el verdadero interés de España, antes de que sea tarde, antes de que lo hagan otros; por ejemplo, Francia.
    * Este artículo apareció en la edición impresa del Miércoles, 22 de agosto de 1979
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara
  • Blocage du processus de paix au Sahara Occidental : Le Maroc et la France pointés du doigt

    Dans une déclaration au journal français « La Marseillaise », Oubi Bouchraya Bachir, membre du Secrétariat national du Front Polisario chargé de l’Europe et de l’Union européenne, a endossé la responsabilité de la paralysie du processus de paix au Sahara occidental et l’effondrement de tous les efforts de l’ONU pour le règlement de la question sahraouie, à l’occupant marocain et son allié au sein du Conseil de sécurité, la France.

    La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), est certes, présente sur les territoires, mais elle ne dispose d’aucune possibilité de superviser le respect des droits de l’Homme au Sahara occidental, à cause du veto de la France, entre autres, a-t-il expliqué à ce sujet.
    S’agissant des appels lancés çà et là pour une trêve et un cessez-le- feu entre les deux parties, le responsable sahraoui, estime qu’ils (appels) sont arrivés « tardivement », et n’ont d’autres objectifs que le maintien en l’état de la situation qui ne profite qu’au Maroc et accentue les souffrances des Sahraouis dans les territoires occupés, les camps, les territoires libérés et l’exil, tout en qualifiant la situation dans la région de « préoccupante ».
    Cette situation constitue, ajoute la même source, « un cumul de frustrations et de déceptions pour les Sahraouis qui a fait qu’au même moment au sein du commandement du Front Polisario il n y a « plus d’arguments pour convaincre le peuple d’avoir confiance en ce processus ».
    Revenant sur les derniers développements connus dans la région, l’intervenant a imputé l’entière responsabilité au Maroc qui a violé le cessez-le-feu en cours depuis 29 ans, suite à l’ouverture illégale d’une brèche dans le mur de la honte.
    « L’accord militaire de 1991 stipule clairement qu’aucune des deux parties ne doit changer la réalité au moment de la signature de cet accord », a souligné le responsable sahraoui.
    Pour Oubi Bouchraya Bachir, « la rupture du cessez-le-feu est le résultat logique de la position du Maroc, qui refuse le règlement politique du conflit par le référendum », non sans accabler le Conseil de sécurité de l’ONU, coupable à ses yeux, d’avoir été « complaisant » envers le Maroc. « Cela fait plus d’un an qu’il n’y a plus de médiateur pour superviser le processus politique, à cause du refus de plusieurs candidats par le Maroc. Il a eu un manque d’intérêt et de volonté pour résoudre ce conflit », a-t-il encore regretté. Et de rappeler que « le statut du territoire doit être déterminé par l’expression de la volonté du peuple du Sahara occidental ».
    De son côté, le représentant du Front Polisario en France, Mohamed Sidati a invité le gouvernement français à adopter la neutralité dans ce conflit, estimant que le rôle négatif que joue la France dans le conflit au Sahara occidental complique l’application du plan de règlement de l’ONU. « Si ce n’était le rôle négatif de la France dans le conflit du Sahara occidental, la question aurait été réglée, justement et pacifiquement, il y a belle lurette », a-t-il affirmé lors d’une réunion sur les derniers développements survenus dans la région, organisée mercredi par le Groupe d’études sur la Sahara occidental, estimant que la France a les moyens de convaincre le Maroc pour qu’il retrouve la voie de la légalité Internationale et pour respecter le droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’autodétermination.
    « Le Maroc porte un coup dur aux efforts menés jusqu’ici par l’ONU au Sahara occidental » en violant le cessez-le-feu signé par les deux parties en 1991 sous les auspices de l’ONU, a-t-il ajouté.
    Le président du groupe, le député Jean Paul Lecoq a, pour sa part, déploré la position du gouvernement français qui, selon lui, « n’observe pas une équidistance vis-à-vis des deux parties le Maroc et le Front Polisario » avant de rappeler le statu quo des instances internationales face aux multiples agressions marocaines contre les Sahraouis.
    « Nous comprenons la colère et la frustration du peuple sahraoui assujetti, discriminé, opprimé, par l’occupant marocain », a conclu le député français.
    Abondant dans le même sens, la diplomate sahraouie, Mahfouda Rehal Bida a tenu l’Onu pour responsable de la dégradation de la situation dans la région en raison de sa passivité dans le traitement du plan de règlement. Une passivité, a-t-elle mentionné, qui a entrainé « l’effondrement du cessez-le-feu et le déclenchement d’affrontements armés le long du mur de la honte ».
    Profitant du cessez-le-feu, a-t-elle ajouté, le Maroc a imposé la politique du fait accompli pour servir ses intérêts et sa politique expansionniste au détriment des Sahraouis qui, affirme-t-elle, sont « victime de ce plan qui manquait de mesures concrètes et d’une volonté réelle attendues par l’ONU pour faire respecter les clauses de l’accord ».
    La diplomate sahraouie n’a pas omis de lancer un appel à la communauté internationale afin qu’elle sorte de sa léthargie et prenne les mesures qui s’imposent pour la tenue du référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, tout en souhaitant également voir les prérogatives de la Minurso élargies pour lui permettre de relever les violations commises dans les territoires occupés.
    Brahim Oubellil
    #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #Maroc