Tag: Sahara Occidental

  • Sahara Occidental : La police marocaine s'en prend au domicile d'Ali Salem Tamek

    Le domicile d’Ali Salem Tamek, membre du bureau exécutif du Collectif des défenseurs sahraouis des droits Humains (CODESA) a été ciblé samedi 28 novembre à 12h30 par les forces de police marocaine.

    L’attaque a eu lieu avec des pierres, de l’intimidation et l’harcélement sexuel contre les occupants de la maison située dans le quartier d’Al-Mustaqbal dans la ville occupée d’El-Aaiun.

    Suite à cette agression, Jamila Hussein Al-Mujahif, agêe de 24 ans, a été blessée à la main droite.

    Selon un communiqué du CODESA, le but des forces d’occupation était “de terrifier et d’intimider les enfants et les femmes, qui étaient réunis en famille, en écoutant de la musique révolutionnaire sahraouie”.

    CODESA signale que le domicile de Tamek se trouve sous surveillance depuis plusieurs mois par les services secrets marocains.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=dtSflS3ie4o]

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc

    #SaharaOccidental #Maroc #Polisario

  • Sahara Occidental – Maroc : Les Sahraouis sur tous les fronts

    LEUR ARMÉE SE DÉPLOIE SUR LE TERRAIN ET LES SOUTIENS AFFLUENT DE PARTOUT: Les Sahraouis sur tous les fronts

    Des «unités de la gloire et la dignité ont ciblé des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases des soldats de l’occupation à Rousse la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le «secteur de Smara».

    Les attaques de L’armée de libération populaire sahraouie (ALPS) contre les positions de l’armée marocaine ne connaissent pas de répit. Visiblement décidée à répliquer avec une grande détermination à l’agression marocaine, l’ALPS a intensifié ses bombardements ciblant les bases et positions de l’armée d’occupation marocaine. Tout le long du mur de la honte, le pilonnage n’a pas cessé depuis plusieurs jours. Le ministère sahraouie de la Défense, qui rend compte de la situation sur le terrain a révélé dans son communiqué sahraouie n°16 que «les combattants de l’Armée de libération ont mené vendredi des attaques intenses sur les positions de l’ennemi, ciblant des positions des soldats de l’occupation dans le secteur de Tachla». La persistance de l’ALPS est un message clair de la République Sahraouie à l’endroit du Maroc quant à la volonté des Sahraouis de ne pas se laisser faire. L’agression perpétrée contre des civils est attentatoire à la sécurité de la personne sahraouie avant toute autre considération. A ce titre, la riposte est légitimée par le Droit international que Rabat a d’ailleurs outrepassé à Guergarat.

    Le déploiement des militaires Sahraouis ne relève pas d’une démonstration symbolique, mais constitue une véritable présence sur le terrain qui finira par attirer l’attention de la communauté internationale. Et pour, cause, les forces de l’APLS, rapporte le communiqué du ministère sahraoui de la Défense, ont mené des attaques intenses visant des «retranchements de l’ennemi à Oum Dighen dans le secteur Baghari».

    Deux régions donc à portée de tirs des militaires sahraouis. Le même communiqué souligne, à ce propos que des «unités de la gloire et la dignité ont ciblé des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases des soldats de l’occupation à Rousse la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le «secteur de Smara». Ces attaques «destructives» ont engendré «des dégâts «considérables» matériels et humains dans les rangs des forces d’occupation marocaines», rapporte le communiqué. Cela sur le terrain militaire. Au plan politique, les manifestations de soutien au peuple sahraoui se sont multipliées ces derniers jours. Ainsi, une grande militante sud-africaine des Droits de l’homme a interpellé l’Onu sur la question. Catherine Constantinides a appelé l’ONU à fixer une date pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination. Près de 30 ans plus tard, «faute de volonté politique et sans référendum en vue, la mission onusienne, MINURSO, chargée d’organiser et de surveiller le référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental, a échoué», a-t-elle souligné.

    De son côté, l’Alliance socialiste australienne a condamné l’agression du Maroc et appelle à la tenue d’un référendum. «Nous condamnons l’agression du Maroc et l’occupation continue» des territoires du Sahara occidental et «le pillage systématique des ressources naturelles sahraouies avec la complaisance des entreprises internationales», a indiqué l’exécutif national de l’Alliance socialiste. A Paris, ce sont des centaines de manifestants qui s’étaient rassemblées, ce samedi, sur la «Place de la République» de Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El Guerguerat et appeler l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international. Les manifestants, munis de pancartes et de banderoles, ont scandé des slogans contre l’agression marocaine et exprimé leur solidarité et soutien à l’armée de libération sahraouie à El Guerguerat, dans le sudouest du Sahara occidental.

    Sur le front diplomatique, c’est encore le silence plat et l’on voit aucune velléité du Maroc de reconnaître son tort. Bien au contraire, «Rabat mobilise des manifestants en soutien à ses convoitises coloniales», révèle l’ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, Taleb Omar. «Les rapports de presse et les médias sociaux mettent au clair au quotidien la mobilisation par l’occupant marocain de manifestants pour mener des sit-in dans des pays européens pour conforter ses convoitises coloniales en recourant à la menace et au harcèlement», a signalé M.Omar.
    Nadera Belkacemi

    Ouest Tribune, 30 nov 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Prensa francesa revela la guerra de fake news en el Sáhara Occidental

     

    Después de AFP, France 24 revela la manipulación mediática del Makhzen marroquí

    Después de la AFP, le toca el turno a France 24 de desvelar en su programa Los Observadores unas antologías de intoxicaciones retransmitidas en las redes sociales marroquíes por el Makhzen.

    Entre estas noticias falsas, un video de la plataforma de una estación, que ha registrado más de 246.000 visitas. Afirma mostrar el equipo militar marroquí enviado en tren al puesto fronterizo. “Artillería pesada en dirección al sur de Marruecos”, decía la leyenda del video publicado el 17 de noviembre, cuatro días después del lanzamiento de la operación militar en Guerguerat.

    Solo aquí: la revista The Observers tuvo éxito gracias a la herramienta de verificación InVid, que verifica el extracto en Internet, en particular con diferentes buscadores y para descubrir a través del buscador ruso Yandex por el que encontramos el origen. video real: Estados Unidos, en 2015. También notamos un cartel que indica la estación por la que pasa el tren: “Bob Hope train station”, la estación adjunta al aeropuerto de Burbank, California.

    El mismo video fue envenenado previamente en Egipto en julio de 2020. Pero nuevamente, el video es antiguo y también proviene de los Estados Unidos. Gracias a la herramienta InVid y luego al motor de búsqueda ruso Yandex, encontramos el video original, que se remonta al menos a abril de 2017. Al comienzo del extracto original, recortado en la publicación falsa, podemos ver la bandera estadounidense así como el nombre de la empresa de transporte Union Pacific en la parte delantera del tren.

    Captura de pantalla del video original. El nombre del transportista y la bandera estadounidense se pueden ver en la parte delantera del tren al comienzo del extracto.

    ¿Un tanque del Frente Polisario destruido por el ejército marroquí?

    Aquí nuevamente la imagen de un tanque destruido compartida el 15 de noviembre por varias páginas de Facebook marroquíes y presentada en las redes sociales marroquíes como un tanque saharaui, destruido por el ejército marroquí, en respuesta a disparos saharauis, cerca del “muro de Sables ”, el muro de seguridad de Mahbes, a 8 km de la frontera con Argelia.

    Pero esta foto tiene casi 30 años: data de la Segunda Guerra del Golfo y fue tomada en Irak. Es, en verdad, un tanque iraquí alcanzado por tanques británicos. Al realizar una búsqueda inversa de imágenes con el motor de búsqueda ruso Yandex, se puede encontrar la misma foto en la página de Wikipedia de la batalla “73 Easting”, que tuvo lugar en febrero de 1991 en el sureste de Irak. . La prueba en imágenes:

    Ataúdes presentados como los de los combatientes saharauis

    Otra creación del Makhzen, esta foto que muestra ataúdes envueltos en los colores de la República Árabe Saharaui Democrática fue publicada por una página local de Facebook en Laâyoune el 18 de noviembre, menos de una semana después del lanzamiento de la operación militar marroquí en Guerguerat. Cuenta la leyenda que 50 miembros del Polisario fueron asesinados por el Real Ejército de Marruecos en la comuna de Tinduf, Argelia, en la frontera con Marruecos.

    En verdad, esta foto es antigua y no tiene nada que ver con el conflicto en Marruecos, como ha comprobado AFP Factuel. Usando una búsqueda de imagen inversa (vea cómo hacerlo aquí), hay varios artículos que relatan el accidente de avión militar del 11 de abril de 2018 cerca de Argel. La foto data del 26 de abril y muestra el funeral de las 25 víctimas saharauis que estaban a bordo.

    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Mohamed Chikhi dénonce le silence de l’ONU

    Les forces de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont poursuivi, samedi, leurs attaques intensives contre les positions et campements de l’armée marocaine derrière le mur de la honte, après que les forces d’occupation marocaines aient violé l’accord de cessez-le-feu en attaquant des civils sahraouis non armés, qui manifestaient pacifiquement devant la brèche illégale de Guerguerat.

    Sur ce point l’adjoint de l’ambassadeur de la RASD en Algérie, Mohamed Mahmoud Cheikh, a affirmé ce samedi lors de son passage sur les ondes de la radio internationale que le Maroc a profité du silence de l’ONU d’une part afin de poursuive ses attaques, il a également indiqué que « l’agression militaire à El Guerguarat une “preuve concluante de la négativité de la mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental dans son traitement pour la violation par le Maroc du droit international et de l’accord de cessez-le-feu (de l’ONU) ».
    Mohamed Cheikh a souligné que la brèche illégale d’El Guerguerat avait été créée en 2001, à l’époque où il y avait un processus politique en cours mené par l’Américain James Baker, l’envoyé des Nations Unies au Sahara occidental, en vue d’organiser un référendum d’autodétermination.
    « Mais année après année, l’ONU a renoncé au référendum. Et maintenant, cela fait un an et demi que l’organisation n’a pas nommés d’envoyé personnel au Sahara occidental. La situation était déjà intenable », a-t-il déploré.
    Il a rappelé que « cela a finalement conduit à la fermeture de la brèche illégale depuis le 21 octobre dernier, comme expression de leur (Sahraouis) manque de confiance” envers les Nations Unies et la communauté internationale, et pour montrer au monde “la complicité de la mission de la MINURSO avec le Maroc dans la violation du cessez-le-feu et du droit international dans une région qui n’est toujours pas autonome et est soumise à un processus de décolonisation n’est pas encore achevé ».
    Le Maroc mobilise les manifestants pour soutenir ses ambitions coloniales
    Pour sa part, l’ambassadeur sahraoui en Algérie, Abdelkader Taleb Omar a affirmé samedi que le Maroc mobilisait des manifestants pour soutenir ses convoitises coloniales “par menace, intimidation ou par achat des consciences”.
    “Les rapports de presse et les médias sociaux mettent au clair au quotidien la mobilisation par l’occupant marocain de manifestants pour mener des sit-in dans des pays européens pour conforter ses convoitises coloniales en recourant à la menace et au harcèlement”, c’est-à-dire “soit en poussant les manifestants aux sit-in ou en obstruant tout service ou document dans les représentations marocaines en Europe”, a précisé M. Taleb Omar en marge d’une manifestation organisée par la Fédération nationale de la société civile.
    Le Maroc, poursuit le responsable sahraoui, fait appel à des étrangers pour appuyer son occupation du Sahara occidental et taire ses violations des lois internationales.
    Evoquant le retour du peuple sahraoui à la lutte armée contre l’occupation marocaine, le diplomate sahraoui a mis en avant le caractère pacifique de son peuple qui a attendu avec patience des années pour l’indépendance.
    “Le régime marocain et ses alliés ont tenté de faire du plan de la paix un plan de soumission, et fermé toutes les portes devant nous”, a-t-il déploré, ajoutant “nous n’avons qu’à recourir à la lutte armée”.
    Dans le même sillage, Taleb Omar a fait savoir que “rien n’indique que le régime marocain a l’intention de corriger sa position ou que l’ONU s’acquittera de sa mission pour mettre fin aux plans expansionnistes du Maroc”, qui, ajoute-t-il “déstabiliseront le continent africain”.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Guterres, va-t-il corriger la trajectoire au Sahara Occidental

    M. António Guterres, vous avez échoué! Allez-vous pour corriger la trajectoire?

    Monsieur António Guterres, vous avez échoué. Il échoue sur un problème qui n’est pas secondaire, qui n’est pas douteux et qu’il est urgent de résoudre. Sa responsabilité est plus grande que n’importe lequel des secrétaires généraux qui l’ont précédé au cours des 30 dernières années et ce qu’il a fait jusqu’à présent est bien loin de son devoir politique et moral.

    Parmi les diverses missions des Nations Unies pour le maintien de la paix dans le monde, celle qui est géographiquement la plus proche de notre pays, et peut-être celle qui interfère le plus avec nous en tant que peuple et nation, s’appelle MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’Organisation Référendum au Sahara occidental).

    Si la couverture médiatique est si rare que seuls les plus attentifs et sensibles au sujet l’auront remarqué, la guerre a éclaté au Sahara Occidental il y a environ deux semaines. De cette manière, l’attention de la généralité de notre presse est faible, que pour chaque article écrit sur cette question, tout auteur est obligé de contextualiser le conflit. Le voici donc en deux phrases: le Sahara occidental, terre d’un peuple nomade, ancienne colonie espagnole envahie par la suite par le Maroc en 1975, était en guerre armée jusqu’en 1991, lors d’un cessez-le-feu établi par les Nations Unies avec l’engagement de donner à la population locale le droit à l’autodétermination. Aujourd’hui, le pays est toujours occupé par les forces marocaines, le référendum promis n’a jamais eu lieu et des milliers de Sahraouis sont quotidiennement opprimés dans leur propre pays et tant d’autres vivent dans des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie dans des conditions inhumaines et, sans doute, inacceptables sous notre responsabilité. en tant qu’êtres humains.

    Il n’y a pas eu d’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental depuis un an et demi. Il y a près de deux ans, le Maroc a signé un nouvel accord de pêche avec l’Union européenne malgré la décision de sa propre Cour de justice (CJUE) conclue un an avant que l’accord précédent ne puisse s’appliquer aux eaux du Sahara occidental. Il y a deux semaines, le Front POLISARIO, le représentant légitime du peuple sahraoui, face à une agression marocaine, a déclaré la fin d’un cessez-le-feu autrefois fomenté par une ONU qui jusqu’à aujourd’hui s’est avérée incapable de remplir sa mission et de donner du sens à la raison pour laquelle exister.

    Contrairement à ce que le journaliste Leonídio Paulo Ferreira a récemment lancé dans ce journal, avec une posture qui paraît neutre et suggérant que la résolution de ce conflit, par une concession progressiste, devrait suivre un cours réaliste, je demande si c’était ce parti “du plus réaliste » qu’António Guterres – à l’époque Premier ministre – et l’ensemble de la société portugaise ont choisi sur la question du Timor-Leste alors que l’issue de la victoire indonésienne il y a un peu plus de vingt ans semblait également évidente.

    Le journaliste Paulo Ferreira souligne le soutien international croissant à la faction marocaine, négligeant, dans une vision eurocentrique, la position anticolonialiste de plusieurs pays, comme l’Afrique du Sud, et le fait que le Sahara occidental, membre de l’Union africaine depuis 1984, ayez votre soutien. La question du Sahara occidental n’est pas celle de l’Algérie. L’autonomie du territoire suggérée par la monarchie dictatoriale alaouite n’est pas une option tant que les Sahraouis ne l’ont pas choisie dans le cadre d’un référendum libre et juste. Combien d’entre nous, Portugais, seraient prêts à accepter une proposition d’autonomie de Madrid si l’Espagne décidait d’envahir le Portugal? Il n’y a pas de séparatisme sahraoui comme indiqué dans votre texte. Il y a une lutte pour l’autodétermination de la part d’un peuple dont le pays était occupé.

    Il y a deux semaines, un autre conflit armé a refait surface dans notre monde. La guerre, quel que soit un cessez-le-feu vieux de près de 30 ans, n’a jamais vraiment cessé d’exister en cet endroit, car un peuple qui vit en exil dans un désert où même pas les rêves n’ont de place pour grandir, un peuple qui vit opprimé dans un territoire occupé où aucun des observateurs des organisations internationales de défense des droits humains sont autorisées à se déplacer, ce sont des personnes qui vivent – et survivent – en état de guerre.

    Ici, à notre porte, les armes ont recommencé à prendre feu. Et la défaite est pour nous tous en tant qu’êtres humains sur cette même planète. La question sahraouie, si proche de celle du Timor-Leste, mérite toute notre attention. Dans les années 90, nous tous, de tous les milieux politiques, de toutes les couches sociales, avons manifesté pour la juste cause des Timorais, contre le colonialisme indonésien, contre les intérêts économiques australiens.

    Récemment, promue notamment par l’Association d’amitié entre le Portugal et le Sahara occidental, 360 universitaires de 39 pays ont signé une déclaration pour l’”Appui au droit international, aux droits de l’homme et au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique”.

    À l’heure actuelle, le Premier Ministre portugais qui a été directement impliqué dans la libération du Timor-Leste est Secrétaire général de l’ONU. En 2021, le Portugal assumera la présidence du Conseil de l’Union européenne.

    En tant que Portugais, notre responsabilité est énorme, car nous avons déjà montré que nous préférons soutenir la juste cause plutôt que la “voie réaliste”.

    Diario de Noticias, 27 nov 2020

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  • Sahara Occidental : Offensive militaire et grandes manifestations en Europe

    Des unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) ont poursuivi les attaques continues et intenses contre des bases et des positions de défense de l’armée d’occupation marocaine le long du mur de la honte, a indiqué le ministère de la Défense sahraouie dans son dernier communiqué militaire.

    Selon des sources militaires sahraouies présentes sur le terrain, les unités combattantes de l’ALPS ont mené, hier, une grande offensive à l’artillerie lourde et au mortier contre les positions de l’armée marocaine dans la région d’Oum Draïga.
    Ces attaques continues et au quotidien des bastions de l’armée d’occupation marocaine se sont intensifiées ces derniers jours. Les forces de l’APLS ont également mené des attaques intenses visant des « retranchements de l’ennemi à Oum Dighen dans le secteur Baghari », précise -t-on de source militaire sahraouie. Des « unités de la gloire et la dignité » ont, en outre, ciblé »des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases marocaines à Roussen , dans la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le secteur de Smara ». Ces attaques « destructives » ont engendré des dégâts « considérables » matériels et humains dans les rangs des forces d’occupation marocaines, précise-t-on de même source.
    Sur un autre plan le représentant du Front Polisario à Paris, Mohamed Sidati, a dénoncé, en marge d’une imposante manifestation à Paris , la politique et le « parti- pris aveugle » de la France en faveur du Maroc qui retarde et complique » la tâche de la Mission des Nations unies au Sahara occidental pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui (MINURSO). « La France, de par son parti-pris aux côtés du Maroc, retarde et complique la tâche de la Mission de l’Onu au Sahara occidental empêchant l’avènement d’une solution juste à travers un référendum d’autodétermination », a déclaré M. Sidati. Le diplomate sahraoui qui s’exprimait à l’issue de la grande manifestation tenue samedi à Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El- Guerguerat et appeler l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international, a observé que « la France gagnerait à adopter une position beaucoup plus neutre et équilibrée sur la question du Sahara occidental au lieu d’un parti-pris aveugle ». Il a demandé à Paris à « cesser d’avoir une attitude partisane qui va à l’encontre du droit international et d’une solution juste et pacifique « , au Sahara occidental. Selon lui « un changement dans la politique française ne peut qu’aider et hâter à une solution juste », a affirmé M. Sidati, soulignant que la France devrait adopter une « position qui conforterait les résolutions internationales et encouragerait l’application du droit international. Il a demandé à Paris de cesser d’être « partie du problème pour aider grandement au retour du Maroc à la légalité internationale et le convaincre de respecter le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination ». M. Sidati a appelé le gouvernement français à « cesser d’avoir une attitude partisane qui ne fait que perdurer l’injustice », précisant qu’il est temps que la France « contribue à une solution juste et pacifique au Sahara occidental, et ce dans l’intérêt de la paix, la sécurité et la stabilité de toute la région du Maghreb ». M. Sidati a fait savoir que le collectif des associations de la communauté sahraouie en France, soutenu par la plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, exige et demande une réunion urgente du Conseil de sécurité qui s’avère nécessaire pour restaurer le droit et rétablir la légalité internationale « bafoués par la communauté internationale, créant ainsi une frustration et déception dans les esprits des Sahraouis devant l’attitude de la Minurso et de l’ONU qui sont restées inactives face aux agressions marocaines visant à dévier et saper le processus des Nations unies à l’autodétermination du peuple sahraoui ». Le rassemblement sur la Place de la République à Paris a été tenu à l’appel du Collectif des associations de la communauté sahraouie en France et la Plateforme pour la Solidarité avec le peuple du Sahara occidental. Les manifestants sont venus massivement manifester avec enthousiasme pour soutenir la lutte légitime du peuple sahraoui, réitérant leur pleine adhésion aux objectifs du Front Polisario à l’autodétermination et à l’indépendance. Des manifestations similaires se sont déroulées dans plusieurs pays européens et notamment dans plusieurs villes d’Espagne, en Allemagne et en Suisse.
    M. Bendib 
    AGRESSION MILITAIRE MAROCAINE CONTRE LES SAHRAOUIS
    Imposante marche à Paris
    Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur la « Place de la République » à Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El-Guerguerat et ont appelé, samedi dernier, l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international, pour le règlement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU, le Sahara occidental. Les manifestants, munis de pancartes et de banderoles, ont scandé des slogans contre l’agression marocaine et exprimé leur solidarité et soutien à l’armée de libération sahraouie à El-Guerguerat, dans le sud-ouest du Sahara occidental. Les manifestants ont exigé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité en vue d’accélérer l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental, promis par l’ONU depuis trois décennies. Le rassemblement a été tenu à l’appel du Collectif des associations de la Communauté sahraouie en France et la Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, a indiqué le représentant du Front Polisario à Paris, Mohamed Sidati, représentant du F.Polisario en France a évoqué un « évènement important » qui marque » l’unité et la cohésion du peuple sahraoui ». Cette manifestation, qui a été autorisée par les autorités françaises, a éte massive et marquée par une présence médiatique importante, a-t-il ajouté. La manifestation vient également en soutien aux 19 prisonniers politiques sahraouis de « Gdeïm Izik » dans les prisons marocaines et dont les peines ont été injustement confirmées par la Cour de cassation de Rabat. Le gouvernement marocain a tenté de perturber la manifestation en appelant ses concitoyens en France à se rassembler, au même lieu, Place de la République, pour perturber le rassemblement. Un groupe de Marocains a éte rapidement neutralisé et poussé hors du lieu de la manifestation. Les forces d’occupation marocaines ont violé le cessez-le-feu signé en 1991 avec le Front Polisario sous l’égide de l’ONU, en menant une agression militaire contre des civils sahraouis dans la région d’El-Guerguerat le 13 novembre en cours. Une agression à laquelle a riposté l’Armée populaire de libération sahraouie avant de généraliser ses attaques en plusieurs points du mur de défense sahraoui où sont retranchées les troupes d’occupation marocaines.
    M. B.
    Appel d’une militante sud-africaine à la tenue du référendum
    Catherine Constantinides, militante sud-africaine des droits de l’homme, a dénoncé l’agression militaire marocaine « délibérée » contre les civils sahraouis à El Guerguarat et appelé l’ONU à fixer une date pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination. L’action « délibérée » du Maroc à El Guerguerat, en violation du cessez-le-feu de 1991, a contraint le Polisario à reprendre la lutte armée, marquant un « nouveau chapitre et un nouveau moment de l’histoire pour la libération du peuple sahraoui », après avoir « attendu un processus de paix mené par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO », a indiqué Catherine Constantinides, citée par le site Web d’actualités et d’informations basé en Afrique du Sud, Independant online (IOL). Près de 30 ans plus tard, « faute de volonté politique et sans référendum en vue, la mission onusienne, MINURSO, chargée d’organiser et de surveiller le référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental, a échoué », a-t-elle souligné. En outre, a-t-elle précisé, il « convient de noter que la MINURSO est la seule mission de maintien de la paix au monde qui ne surveille pas les droits de l’Homme, de sorte que la violation continue des droits de l’homme dans le territoire occupé est « passée inaperçue ». C’est un « vil échec de la part de l’ONU, car la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme et les militants réclament depuis des années un mandat en faveur des droits de l’homme sous la MINURSO ». Notant que la situation née de l’agression marocaine « apporte de l’instabilité dans la région et de l’incertitude au Sahel », Catherine Constantinides a appelé le Maroc à « mettre immédiatement fin à son comportement expansionniste et colonialiste au Sahara occidental, à se retirer du territoire occupé et à respecter ses frontières internationalement reconnues ».
    « La plus jeune arrestation était un enfant de 12 ans, Hayat Diya, maltraitée et tourmenté le 16 novembre dernier par les autorités coloniales marocaines »
    Le Maroc doit « accéder aux revendications légitimes et au droit inaliénable à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le royaume n’a aucune revendication valable sur le territoire, le Sahara occidental reste sous occupation militaire illégale par le Maroc, un pays qui a démontré à plusieurs reprises son profond mépris pour le droit international et les Nations unies, et reste une puissance d’occupation brutale », a-t-elle indiqué.
    Elle a de surcroît appelé l’ONU à « fixer une date afin de permettre, dans un délai raisonnable, l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination sans ambiguïté et de manière démocratique », et le Conseil de sécurité à « tenir des réunions urgentes pour faire face à la nouvelle agression militaire marocaine et à l’expansion territoriale illégale et à mettre fin à l’escalade de la situation et au conflit armé sur le terrain ». La défenseuse internationale des droits de l’homme a exprimé son opposition aux « violations des droits de l’homme, au harcèlement et aux emprisonnements illégaux, aux assignations à résidence illégales, à l’intimidation et à la torture perpétrées contre le peuple sahraoui ». Elle a signalé que la plus jeune arrestation était un jeune enfant de 12 ans, Hayat Diya, qui a été « maltraitée » et « tourmentée » le 16 novembre en cours dans la ville occupée, El-Ayoun, à son école ‘Nahda High School’ pour avoir porté un tablier portant le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique. Elle a également dénoncé le « harcèlement contre les journalistes Ahmed Ettanji et Nazha El-Khalidi le jour de leur mariage le 21 novembre », qui ont été assignés à résidence.
    Les deux journalistes bien connus de la maison de presse indépendante Equipe Media ont fait un « travail considérable pour documenter la persécution de la presse dans le territoire occupé au Sahara occidental par les services de sécurité marocains », a-t-elle dit.
    M. B.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Guerre au Sahara occidental : L’impuissance de la communauté internationale

    Alors que le conflit au Sahara occidental a franchi une nouvelle étape, avec la reprise des hostilités marquant la fin du cessez-le-feu en vigueur depuis presque 30 années maintenant, le monde entier donne la nette impression d’être indifférent à ce qui se passe dans ce territoire considéré, à juste titre, comme la dernière colonie en Afrique.

    En effet cela fait plus de 15 jours depuis la reprise des hostilités militaires entre les forces d’occupation marocaines et les troupes du Front Polisario et rien n’a été fait pour essayer d’endiguer ce cycle de violence armée qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région. La communauté internationale est-elle indifférente par rapport à ce conflit ?

    Il y a tout lieu de le croire. Preuve en est les réactions assez molles pour ne pas dire inexistantes, notamment des puissances qui comptent dans le concert des nations. Le Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies (Onu), si prompt à faire preuve de célérité dans la réaction dans d’autres questions moins dangereuses, a, cette fois-ci fait preuve d’un laxisme qui soulève nombre d’interrogations. La plus haute instance
    de l’organisation onusienne n’a, à ce propos, tenue aucune réunion, même pas informelle. Le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, s’est juste contenté, depuis le début des hostilités dans la région d’El-Guergaret, à appeler à la retenue indiquant “regretter” cette nouvelle tournure. Cette indifférence, ou plutôt cette impuissance de l’Onu, est sans doute
    révélateur du parti pris des puissances occidentales qui soutiennent une partie au détriment d’une autre. Dans ce cas de figure c’est le Maroc qui jouit du soutien de la France, membre du Conseil de sécurité, est qui plus est dispose du droit de véto au Conseil de sécurité. Et c’est sans doute la France qui joue un rôle important dans le blocage de toute réunion du Conseil de sécurité.

    Ce dernier a, pour rappel adopté, juste quelques jours avant la reprise des hostilités militaires, une résolution qui reconduit, pour 12 mois, le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pendant ce temps les événements s’accélèrent avec la détermination du Front Polisario à aller jusqu’au bout cette fois pour que la question trouve enfin son épilogue.

    Le représentant légitime du peuple sahraoui a, juste après l’impair marocain qui a fait intervenir son armée dans la région d’El-Guergaret contre des manifestants civils, indiqué la fin du cessez-le-feu accusant le Maroc d’en être le responsable. Depuis le Front Polisario mène des attaques armées contre les forces armées royales tout le long du mur séparant la partie coloniseé par le Maroc et celle encore sous la domination sahraouie. Ce conflit armé risque de connaître l’enlisement menaçant même de se transformer en une vraie guerre, ce d’autant que des pays étrangers pourraient s’impliquer. D’ailleurs, le Polisario a annoncé hier qu’un officier et un soldat émiratis ont été tués sur le mur de sable. Selon un responsable du Polisario l’officier émirati serait un expert en informatique, plus précisément dans le maniement des drones. Cette information atteste, s’il en était encore besoin, de la dangerosité de la situation.

    De plus face à la riposte du Polisario le Maroc s’apprête, selon des sources médiatiques, à renforcer son armée par le recrutement de Subsahariens pour renforcer ses rangs. Des données qui devraient inciter la communauté internationale à se ressaisir.

    Par : KAMEL HAMED

    Le Midi libre, 29 nov 2020


  • Crime de guerre: les Marocains tuent des civils sahraouis et partagent des photos sur les réseaux

    Le Comité sahraoui des défenseurs des droits humains (Codesa) dénonce le “crime contre l’humanité” et demande une enquête

    Daniel Giovanaz

    Alerte: Cet article a une galerie avec des images fortes.

    Le Comité des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (Codesa) a publié mercredi dernier (25) un nouveau rapport sur les violations des droits de l’homme commises contre les citoyens du Sahara occidental, qui luttent contre l’occupation illégale du Maroc sur leur territoire et par l’autodétermination.

    Selon l’organisation, des Marocains ont commis un crime contre l’humanité en assassinant deux civils sahraouis – Habib Slima Shiheb, 24 ans, et Abdullah Mohamed Mouloud Bakar Amlouko, 30 ans – et en détenant illégalement quatre autres, en plus de publier des images des cadavres et des détenus avec les yeux bandés sur les réseaux sociaux. Cette pratique viole les articles 145, 146 et 147 de la 4e Convention de Genève pour la protection des civils en temps de guerre.

    Indépendant de l’Espagne depuis 1975, le Sahara occidental est en Afrique du Nord, face à l’océan Atlantique, et borde le Maroc au nord, l’Algérie à l’est et la Mauritanie au sud. Depuis 1960, il figure sur la liste des Nations Unies des territoires non autonomes.

    Une attaque marocaine contre la région dite du «rift de Guerguerat», dans la partie sud du Sahara occidental, le 13 novembre, a rompu l’accord de cessez-le-feu signé entre le Front Polisario et le Maroc en 1991. En l’absence de réaction des Nations Unies Unis (ONU) à l’attaque, les Sahraouis déclarent «l’état de guerre» et reviennent à la lutte armée après presque 30 ans.

    Dans le rapport, Codesa rapporte également le massacre de troupeaux de chameaux ayant appartenu aux bédouins sahraouis. Des images des chameaux morts ont été enregistrées le 26 et incluses dans la galerie ci-dessous, qui comprend également des images de civils détenus et assassinés. Les photos ont été floutées par respect pour les victimes et aussi pour minimiser l’impact visuel.

    La position des Marocains est “incompatible avec la dignité humaine”, selon Codesa. L’organisation appelle à l’intervention immédiate du Comité international de la Croix-Rouge, appelle les mouvements de protection de l’environnement pour dénoncer la mort des chameaux, exige une enquête impartiale sur les crimes contre les civils dans la région, en plus de la libération d’une cinquantaine de prisonniers politiques sahraouis.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=Tu7zzjyIqPA]

    Codesa a eu accès aux noms des citoyens détenus cette semaine grâce à des photographies. Ce sont: Mustafa Slima Shiheb, Muhammad Al-Midani, Ayoub Bouguentar et Maad Addour.

    Le Royaume du Maroc n’a pas encore commenté l’affaire.

    Source : Brasil de Fato, 27 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

    Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental : «Nouakchott a un rôle important à jouer» (analyste)

    ISMAÏL ECHEIKH SIDIA, ANALYSTE POLITIQUE MAURITANIEN :
    «Nouakchott a un rôle important à jouer»

    Entretien réalisé par Tarek Hafid

    Écrivain et analyste politique mauritanien, Ismaïl Echeikh Sidia revient dans cet entretien sur le rôle de la Mauritanie dans la seconde guerre qui oppose le Front Polisario au Maroc. Pour ce spécialiste des questions africaines, «l’impartialité» de Nouakchott peut lui permettre de jouer un rôle de médiateur entre les deux parties. Ismaïl Echeikh Sidia évoque la possibilité d’une extension du conflit avec l’implication de l’Algérie.

    Le Soir d’Algérie : Comment évaluez-vous la situation sécuritaire dans le nord de la Mauritanie depuis la reprise du conflit armé entre le Front Polisario et le Maroc ?

    Ismaïl Echeikh Sidia : Selon les témoignages sur le front, la situation est très tendue. Cependant, les médias marocains, dans une démarche délibérée, se taisent et n’évoquent pas cette seconde guerre au Sahara Occidental, car elle nuirait aux investissements internationaux, à la Bourse et au marché monétaire. Elle compliquera également la situation politique et sécuritaire.
    Les médias sahraouis évoquent cette guerre, car la paix a presque mis la question du Sahara Occidental sous silence. Jusqu’à présent, les avions de combat marocains ne sont pas entrés en action, idem pour les canons anti-aériens sahraouis.

    Cependant, la portée des bombardements a dépassé les cinquante kilomètres.

    À l’avenir, le point de danger et d’escalade sera à mettre sur le compte de deux parties ou de l’une d’entre elles. Il faut s’attendre à des images d’incursions qui fuiteront dans les médias. La crainte d’une défaite médiatique pourrait conduire à une propagation de la guerre à l’intérieur des villes sous contrôle marocain ou à l’intérieur du territoire algérien, voire même à des batailles intenses à la frontière algéro-maroco-algérienne. Cela signifie que l’Algérie pourrait entrer dans les deux cas dans l’affrontement, ce qui accélérera la paix ou intensifiera le conflit.

    Comment l’opinion publique mauritanienne voit-elle la reprise de la guerre ?

    Les Mauritaniens, dans leur grande majorité, ont tendance à rechercher la paix dans la région, entre frères et voisins et sont très préoccupés par les conséquences de cette guerre à tous les niveaux. Ils savent ce qu’est le malheur car ils l’ont combattu et connaissent ses conséquences tragiques sur la paix et l’économie. Mais ils savent tous que l’équation est claire au Sahara Occidental entre une partie qui veut l’hégémonie et une autre qui la rejette et entre le rejet et l’imposition, le conflit pouvait éclater à tout moment.

    La Mauritanie subit-elle encore les répercussions de la fermeture du passage de Guerguerat, sur le plan commercial mais aussi en matière d’approvisionnement en produits agroalimentaires ?

    Les répercussions économiques étaient liées au fait de s’être habitué à emprunter ce passage. Mais les alternatives existent bien avant son ouverture. Les échanges ont donc repris à travers les ports et les aéroports. Pendant la période de fermeture, les marchandises en provenance de l’extérieur ont été épuisées. Il faut dire qu’avec le temps, les Mauritaniens préfèrent utiliser ce passage principalement pour des raisons de rapidité et de prix. Aujourd’hui, la plupart des hommes d’affaires de la ville de Nouadhibou ont opté pour la voie maritime pour transporter les produits de la pêche vers l’Europe. Ces alternatives peuvent prendre un peu de temps pour se mettre en place.

    Le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son ministre des Affaires étrangères mauritanien, Ismaïl Ould Echeikh Ahmed, ont reçu lundi le ministre sahraoui des Affaires étrangères Mohamed Salem Ould Salek.

    La Mauritanie peut-elle jouer le rôle de médiateur entre la RASD et le Maroc afin de parvenir à un nouveau cessez-le-feu et relancer le processus de règlement du dossier du Sahara Occidental ?

    La Mauritanie, à travers sa nouvelle position, appelle à une neutralité active. Cette position d’impartialité peut lui permettre de jouer le rôle de médiateur pour deux raisons: sa bonne relation ouverte, multiforme avec l’État sahraoui, et sa relation historique avec le Maroc.

    D’autant plus que la Mauritanie a de nombreuses cartes et rôles qu’elle peut jouer en temps de paix et en temps de guerre. La Mauritanie, en refusant de maintenir le passage de Guerguerat, porte préjudice à l’économie et à la politique marocaines. D’un autre côté, à travers son territoire et son armée, elle contre stratégiquement les Sahraouis. Ni Nouakchott ni les Sahraouis ne sont prêts à une tension qui sera très coûteuse au niveau populaire.

    Selon vous, la Mauritanie, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties, a-t-elle plus d’atouts que l’Algérie pour mener cette médiation ?
    L’Algérie est un pays que le Maroc considère comme une partie du conflit et le Polisario le considère comme un allié. La Mauritanie le considère comme un partenaire pour résoudre le dilemme sahraoui. Une grande partie de la société mauritanienne s’exprimant en langue hassanie partage avec la communauté sahraouie des facteurs anthropologiques et socioculturels. Elle contrôle également la région de Lagouira qui fait partie du territoire saharien, et a été une partie principale de l’accord de Madrid. Le Maroc pourrait avoir un rôle confortable dans le futur. A mon avis, la paix dans la région passe par Nouakchott plus qu’Addis-Abeba et New York.

    Que pensez-vous de la position mauritanienne sur cette question ? Est-il possible de considérer la position de neutralité comme une position correcte si l’on considère la présence continue de voix au Maroc qui réclament toujours «la marocanité» de Mauritanie et d’autres régions des pays voisins ?

    La neutralité mauritanienne est un choix stratégique et non une coïncidence. Il peut porter ses fruits plus tard dans l’établissement de la paix. La Mauritanie — comme je l’ai dit — est nécessaire aux parties au conflit dans les situations de paix et de guerre. Mais elle a également besoin de stabilité.

    Les Mauritaniens auront un rôle à jouer pour bâtir un Maghreb arabe fort débarrassé des conflits et de la tension. La Mauritanie peut être efficace grâce à ses capacités géostratégiques et une valeur ajoutée en matière d’intégration inter-maghrébine. Ainsi, il sera possible d’atténuer les problèmes historiques et les dépassements verbaux. De ce point de vue, la neutralité mauritanienne comme tactique est un atout pour la paix.

    Le Soir d’Algérie, 29 nov 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : El grito de rabia (poema)

    Hay una gota…


    Por Lilam Boisha
    Hay una gota de rabia
    quemándonos las gargantas.
    La sangre corre a borbotones
    salpicando los rostros y los pies descalzos,
    los nidos y las escrituras.
    Por una palabra,
    sencilla y profunda,
    la bandera en el aire.
    la sangre corre a borbotones.
    Hay un grito de rabia
    que anuncia la tormenta,
    y el miedo estalla 
    entre las manos de los verdugos.
    El fuego se ha extendido
    desbordando los cuerpos,
    los atados versos dóciles,
    y el culto a los retratos estúpidos.
    Y aunque se han secado las fuentes
    de la húmeda paciencia,
    aún nos queda
    una gota de rabia 
    quemándonos las gargantas. 
    De Aaiún, gritando lo que se siente.
    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Marruecos, Western Sahara
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara