Tag: Sahara Occidental

  • IAJUWS : Déclaration sur la rupture du cessez-le-feu au Sahara occidental

    Le plan de règlement pour le Sahara occidental a été conçu en 1988 comme un ensemble cohérent de mesures interdépendantes afin que le peuple du Sahara occidental puisse décider par référendum entre l’indépendance ou l’intégration avec le Maroc.

    Le cessez-le-feu, proclamé le 6 septembre 1991, était l’un des aspects fondamentaux du Plan, mais pas une fin en soi, mais la condition préalable à la mise en œuvre des autres mesures capitales: le déploiement d’une Mission de l’ONU dans le territoire (MINURSO); la réduction progressive et par étapes des forces marocaines stationnées au Sahara; et, surtout, l’organisation et le contrôle du référendum par l’ONU en coopération avec alors l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à laquelle participaient les Sahraouis enregistrés. La date du vote était prévue pour la fin janvier 1992.

    Eh bien, le cessez-le-feu a été établi à la date indiquée, mais la période transitoire prévue dans le plan d’arrangement pour préparer la célébration du référendum n’a même pas commencé; ce qui a amené toute la région du Maghreb à rester ancrée dans une situation tendue et fragile de «ni guerre ni paix».

    L’ONU continue d’être le maximum responsable de la mise en œuvre du plan de règlement et de l’accomplissement de ses propres résolutions pour achever la décolonisation du Sahara occidental par la célébration du référendum. Cependant, près de trente ans après le cessez-le-feu, il est incapable de débloquer l’application du plan et de résoudre le conflit. Depuis la démission du précédent Envoyé spécial des Nations Unies pour le Sahara occidental en mai 2019, une situation sans précédent a été créée par la non-nomination d’un nouvel Envoyé personnel, laissant un écart de plus d’un an sur la voie de la paix. .

    Quarante-cinq ans se sont écoulés depuis l’invasion du Sahara occidental par le Maroc, seize d’entre eux en guerre, et vingt-neuf ans depuis le déploiement de la mission des Nations Unies (MINURSO) dans le territoire, pour assurer la célébration du référendum. Ce processus a été géré par six secrétaires généraux à la tête de l’ONU; avec la nomination de cinq Envoyés personnels et de 15 Représentants spéciaux pour la mise en œuvre du Plan de règlement pour le Sahara occidental; avec l’élaboration d’une centaine de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et autres plus d’une centaine de rapports de différents secrétaires généraux de l’ONU. Et pendant ce temps, la situation du peuple du Sahara occidental reste la même qu’en 1975, voire pire à cause de la tragédie accumulée au cours de ces décennies.

    L’Accord militaire n ° 1, signé entre la MINURSO et le Front POLISARIO en décembre 1997 et entre la MINURSO et le Maroc en janvier 1998, a établi une bande tampon de cinq kilomètres de large au sud et à l’est du mur marocain, où l’entrée de troupes ou d’équipes des deux Parties, par voie terrestre ou aérienne, et le tir d’armes à feu dans ou au-dessus de cette zone est interdit en tout temps et constitue une violation.

    Déjà lorsqu’en mars 2001 l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la bande tampon de Guerguerat en direction de la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU a averti le Maroc que cela «impliquait des activités qui pourraient constituer des violations de l’accord de cessez-le-feu »(S / 2001/398; par. 5). L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le «trafic commercial ou civil» dans la région, aspect qui n’apparaît dans les rapports du Secrétaire général qu’en avril 2017 (S / 2017/307; par. 2 et suiv.).

    L’étincelle allumée maintenant, encore une fois à cause des incidents à Guerguerat, ne doit pas ignorer la cause profonde du conflit: la paralysie, depuis près de trente ans, du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental.

    C’est juridiquement ce qui doit être traité.

    Par conséquent, nous exhortons la Communauté internationale et les différents États, en particulier le Royaume d’Espagne, compte tenu de son statut de puissance administrative du territoire non autonome du Sahara occidental, à reprendre immédiatement l’organisation du référendum pour l’autodétermination du Sahara occidental, avec toutes les garanties. processus démocratiques et respect des droits de l’homme de la population sahraouie.

    En outre, et afin de garantir l’intégrité physique et la dignité de la population civile, le Comité international de la Croix-Rouge doit agir, entre-temps, conformément à la quatrième Convention de Genève de 1949 relative à la protection due aux civils. en temps de guerre, et également conformément au Protocole I, de 1977; soulignant que les deux Parties au conflit, le Maroc et le Front POLISARIO, sont signataires de la Convention de Genève et de ses Protocoles additionnels.

    ASSOCIATION INTERNATIONALE DES JURISTES POUR LE SAHARA OUEST (IAJUWS). 20/11/2020

  • Comunicado sobre la ruptura del alto el fuego en el Sáhara Occidental

     

    COMUNICADO SOBRE LA RUPTURA DEL ALTO EL FUEGO EN EL SÁHARA OCCIDENTAL 

    El Plan de Arreglo para el Sáhara Occidental fue diseñado en 1988 como un conjunto coherente de medidas interdependientes con la finalidad de que el Pueblo del Sáhara Occidental decidiera en Referéndum entre la independencia o la integración con Marruecos. 

    El alto el fuego, proclamado el 6 de septiembre de 1991, era uno de los aspectos fundamentales del Plan, pero no un fin en sí mismo, sino la condición previa para poder llevar a cabo las otras medidas capitales: el despliegue de una Misión de la ONU en el Territorio (MINURSO); la reducción gradual y escalonada de las fuerzas marroquíes estacionadas en el Sáhara; y, sobre todo, la organización y el control del Referéndum por la ONU en cooperación con la entonces Organización de la Unidad Africana (OUA), en el que participaran los saharauis censados. La fecha de la votación estaba prevista para finales de enero de 1992. 

    Pues bien, se instauró el alto el fuego en la fecha señalada, pero ni siquiera se inició a continuación el Periodo Transitorio previsto en el Plan de Arreglo para preparar la celebración del Referéndum; lo cual generó que toda la región del Magreb quedase anclada en una tensa y quebradiza situación de “ni guerra ni paz”. 

    La ONU sigue siendo la máxima responsable de la ejecución del Plan de Arreglo y del cumplimiento de sus propias resoluciones para completar la descolonización del Sáhara Occidental con la celebración del Referéndum. Sin embargo, casi treinta años después del alto el fuego, se encuentra incapaz de desbloquear la aplicación del Plan y dar solución al conflicto. Desde que en mayo de 2019 dimitiera el anterior Enviado Especial de la ONU para el Sáhara Occidental, se ha creado una situación sin precedentes al no haber sido designado un nuevo Enviado Personal, dejando un vacío de más de un año en la ruta hacia la paz. 

    Han transcurrido cuarenta y cinco años desde la invasión por Marruecos del Sáhara Occidental, dieciséis de ellos en guerra, y veintinueve años desde del despliegue en el Territorio de la misión de la ONU (MINURSO), para asegurar la celebración del Referéndum. Este proceso ha contado con la gestión de seis Secretarios Generales al frente de la ONU; con el nombramiento de cinco Enviados Personales y de quince Representantes Especiales para la aplicación del Plan de Arreglo para el Sáhara Occidental; con la elaboración de cien resoluciones del Consejo de Seguridad de la ONU y de otros mas de cien informes de distintos Secretarios Generales de la ONU. Y mientras tanto, la situación del Pueblo del Sáhara Occidental sigue siendo la misma que en 1975, o incluso peor por la tragedia acumulada durante estas décadas.

    El Acuerdo Militar Nº 1, firmado entre la MINURSO y el Frente POLISARIO en diciembre de 1997 y entre la MINURSO y Marruecos en enero de 1998, estableció una Franja de Amortiguación de cinco kilómetros de ancho al Sur y Este del muro marroquí, donde el ingreso de tropas o equipos de ambas Partes, por tierra o aire, y el disparo de armas de fuego en o sobre esta área, está prohibido en todo momento y constituye una violación. 

    Ya cuando en marzo de 2001 el ejército marroquí intentó construir una carretera asfaltada a través de la Franja de Amortiguación en Guerguerat hacia la frontera entre el Sáhara Occidental y Mauritania, la ONU advirtió a Marruecos que ello “entrañaba actividades que podrían constituir violaciones del acuerdo de cesación del fuego” (S/2001/398; párr. 5). La ONU no planteó entonces ninguna cuestión relativa a “tráfico comercial o civil” en la zona, aspecto que no apareció en los informes del Secretario General hasta abril de 2017 (S/2017/307; párr. 2 y ss). 

    La chispa prendida ahora, de nuevo por incidentes en Guerguerat, no debe obviar la causa profunda del conflicto: la paralización, durante casi treinta años, del Referéndum de autodeterminación del Pueblo del Sáhara Occidental. 

    Legalmente es a ello a lo que debe atenderse. 

    En consecuencia instamos a la Comunidad Internacional y a los diferentes Estados, especialmente al Reino de España, dada su condición de Potencia Administradora del Territorio No Autónomo del Sáhara Occidental, para que retomen inmediatamente la organización del Referéndum de autodeterminación del Sáhara Occidental, con todas las garantías democráticas necesarias y de respeto de los derechos humanos a la población saharaui. 

    Además, y con el objeto de garantizar la integridad física y dignidad de la población civil, el Comité Internacional de la Cruz Roja debe actuar, entretanto, de conformidad con el IV Convenio de Ginebra de 1949, relativo a la protección debida a las personas civiles en tiempo de guerra, y conforme también al Protocolo I, de 1977; subrayando que ambas Partes en conflicto, Marruecos y el Frente POLISARIO, son firmantes de la Convención de Ginebra y de sus Protocolos Adicionales. 

    ASOCIACIÓN INTERNACIONAL DE JURISTAS PARA EL SÁHARA OCCIDENTAL (IAJUWS). 20/11/2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Comunicado sobre la sentencia de la corte de casación marroquí contra el grupo de Gdeim Izik

    COMUNICADO SOBRE SENTENCIA DE LA CORTE DE CASACIÓN MARROQUÍ CONTRA GRUPO GDEIM IZIK OTRO DURO GOLPE A LA JUSTICIA 

    Después de más de diez años de detención y encarcelamiento y, tras haber sido sometidos a diferentes procedimientos judiciales, incluida la anulación de los veredictos emitidos por el Tribunal Militar marroquí de Rabat, el martes 25 de noviembre de 2020, se ha dado a conocer en Rabat, por parte del Tribunal de Casación marroquí la confirmación de las penas impuestas contra diecinueve activistas saharauis condenados en el conocido caso de “Gdeim Izik”. 

    Las penas impuestas en 2017 por el Tribunal de Apelación de Rabat, que van desde los 20 años de cárcel a cadena perpetua, han sido confirmadas en su integridad sin que hayan servido de nada los pronunciamientos de organizaciones internacionales de DDHH dirigidos al Reino de Marruecos, en la persona de su Rey, Mohamed VI, para lograr la liberación de los presos saharauis del grupo Gdeim Izik, ni tan siquiera aduciendo a razones humanitarias en marco de la crisis sanitaria por Coronavirus. Tampoco han sido atendidos los llamamientos a las Naciones Unidas, en la persona de su Secretario General, António Guterres, a la Alta Comisionada de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, Michelle Bachelet; a la Unión Europea, en la persona del alto representante de la Unión Europea para la Política Exterior, Josep Borrell; ni al Gobierno de España, como Potencia Administradora del Sáhara Occidental para hacer seguimiento de su situación y exigir la inmediata liberación. 

    Resulta descorazonador, que a pesar de la solidaridad internacional conseguida durante todos estos años desde la detención de los miembros de este grupo, habiendo solicitado instituciones europeas y parlamentos autonómicos la liberación de los presos políticos saharauis, en la fase final del juicio no se haya realizado ningún pronunciamiento público por los representantes de la política exterior española de cara a la liberación de unos presos políticos que llevan más de 10 años en prisión, en contraste con la activa postura diplomática española respecto a otros países. Precisamente ahora que se ha roto el alto el fuego y retomado la guerra después de la intervención militar marroquí en Guerguerat, en la que se han hecho innumerables llamamientos a la calma y al retorno al alto el fuego, es más que llamativa la ausencia de pronunciamientos de la diplomacia española para que se garanticen los derechos humanos de la población civil saharaui. Ni en este caso, ni en los que se están conociendo estos días, respecto la población de las ciudades ocupadas del Sáhara Occidental, especialmente con la persecución de periodistas y comunicadores saharauis. 

    La ausencia de pruebas de cargo contra los condenados, su indebido traslado y juicio fuera del Sáhara Occidental hacia el Reino de Marruecos, donde fueron juzgados por un tribunal marroquí, pueden indiciariamente constituir un crimen de guerra perpetrado por las autoridades que han intervenido en este proceso, al dictarse graves penas contra civiles saharauis, fuera del Territorio No Autónomo del Sáhara Occidental, para permanecer recluidos en prisiones marroquíes distantes entre 500 y 1.200 kilómetros de El Aaiún, ciudad de donde son la mayoría de ellos y donde viven sus familias. Y, todo ello, vulnerando el derecho a ser juzgados legítima e imparcialmente de conformidad con las prescripciones del IV Convenio de Ginebra,; y el Derecho Internacional Humanitario al obligar a cumplir condena fuera del Territorio No Autónomo del Sáhara Occidental. 

    Debe recordarse, que el Reino de Marruecos es firmante de los Convenios de Ginebra y que por tanto estos juicios no deberían haber sido celebrados fuera del Sáhara Occidental. 

    En la medida en que no disponemos del texto de la sentencia, que todavía no ha sido entregada a los abogados de los presos políticos, y atendiendo al contenido de las anteriores resoluciones dictadas contra estos activistas, de las cuales, ésta de casación es la ratificación, expresamos nuestro rechazo al proceso, enjuiciamiento y condena de estos activistas que además de injustos y contrarios a la legalidad pudieran ser constitutivos de crímenes guerra. 

    Los condenados que se encuentran dispersos diferentes cárceles marroquíes , son: 

    Cadena perpetua: BANI MOHAMED, BHAH SIDI ABDELAH, BOUTANGUIZA MOHAMED EL BACHIR, ISMAILI BRAHIM, LAKHFAWNI ABDALAHI, LAMYAID SIDAHMED, LAROUSI ABDELYALIL, SBAAI AHMED 

    A 30 años: ASFARI ENNAAMA, BANGA CHEJ, BOURIAL MOHAMED A 25 años: BABAIT MOHAMED JUNA, DAH HASSAN, EZZAOUI EL HOUSSAIN, HADDI MOHAMED LAMIN, LAFKIR MOHAMED EMBAREC 

    A 20 años: KHADDA EL BACHIR, TAHLIL MOHAMED, TOUBALI ABDALAHI. 

    ASOCIACIÓN INTERNACIONAL DE JURISTAS POR EL SÁHARA OCCIDENTAL (IAJUWS). 27 /11/2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara

  • IAJUWS: Communication sur la rupture du cessez-le-feu au Sahara Occidental

    COMMUNICATION SUR LA RUPTURE DU CESSEZ-LE-FEU AU SAHARA OCCIDENTAL 

    Le Plan de règlement pour le Sahara Occidental a été conçu en 1990 comme un ensemble cohérent de mesures interdépendantes dont le but est d’assurer que le peuple du Sahara Occidental décide, lors d’un référendum, entre l’indépendance ou l’intégration au Maroc. 
    Le cessez-le-feu proclamé le 6 septembre 1991, tout en étant l’un des aspects fondamentaux du Plan, n’était pasun but en soi, mais la condition préalable à la mise en place d’autres mesures fondamentales : le déploiement d’une Mission de l’ONU dans le territoire (MINURSO); la réduction progressive et par étapes de la présence de forces marocaines stationnées au Sahara; et, surtout, l’organisation et le contrôle du référendum par l’ONU en coopération avec ce qui était alors l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), auquel devaient participer les Sahraouis enregistrés. La date du vote était prévue pour la fin janvier 1992. 
    Alors que le cessez-le-feu a été établi à la date prévue, la période transitoire nécessaire à la préparation du référendum, censée suivre aussitôt dans le plan de règlement, n’a jamais commencé, créant dans toute la région du Maghreb une situation tendue et fragile de «ni guerre ni paix ». 
    L’ONU continue d’être la responsable ultime de la mise en œuvre du plan de règlement et de l’accomplissement de ses propres résolutions pour achever la décolonisation du Sahara Occidental par la tenue du référendum. Cependant, près de trente ans après le cessez-le-feu, elle n’apas réussi à débloquer l’application du Plan pour résoudre le conflit. Depuis la démission du précédent Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental en mai 2019, l’absence de nomination d’un successeur a créé une situation sans précédent laissant un vide de plus d’un an dans la voie vers la paix. 
    Quarante-cinq ans se sont écoulés depuis l’invasion du Sahara Occidental par le Maroc, dont seize de guerre, et vingt-neuf ans depuis que la mission de l’ONU (MINURSO) a été déployée sur le territoire pour assurer la tenue du référendum. Ce processus a été géré par six Secrétaires Généraux à la tête de l’ONU, a exigé la désignation de cinq Envoyés personnels et de quinze Représentants spéciaux pour la mise en œuvre du Plan de règlement pour le Sahara Occidental, a donné lieu à la préparation d’une centaine de rapports du Conseil de sécurité de l’ONU et d’une centaine d’autres rapports des différents secrétaires généraux de l’ONU. Et pendant ce temps, la situation du peuple du Sahara Occidental reste la même qu’en 1975, voire pire à cause de la tragédie cumulée au cours de ces décennies. 
    L’Accord militaire n° 1, signé entre la MINURSO et le Front POLISARIO en décembre 1997 et entre la MINURSO et le Maroc en janvier 1998, a instauré une zone tampon de cinq kilomètres de large au sud et à l’est du mur marocain. Toute entrée de troupes ou d’équipes des deux Parties, par voie terrestre ou aérienne, ou tir d’armes à feu, depuis ou au-dessus la zone, sont interdits à tout moment et constituent une violation. 
    Déjà lorsqu’en mars 2001 l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon de Guerguerat vers la frontière entre le Sahara Occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que «la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’ accord de cessez-le-feu »(S / 2001/398; par. 5). L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le «trafic commercial ou civil» dans la région, aspect qui n’apparaît dans les rapports du Secrétaire général qu’en avril 2017 (S / 2017/307 ; par. 2 et suiv). 
    L’étincelle allumée maintenant, toujours en raison des incidents de Guerguerat, ne doit pas nous faire oublier la cause profonde du conflit: la paralysie, depuis près de trente ans, du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental. 
    Du point de vue juridique c’est à cela qu’il faut s’atteler maintenant. 
    Par conséquent, nous lançons un appel à la Communauté internationale et aux différents États, en particulier le Royaume d’Espagne, étant donné son statut de Puissance administrative du territoire non autonome du Sahara Occidental, à reprendre immédiatement l’organisation du référendum d’autodétermination du Sahara Occidental, avec toutes les garanties démocratiques qui s’imposent. 
    Aussi, et afin de garantir l’intégrité physique et la dignité de la population civile, le Comité international de la Croix-Rouge doit agir entre-temps en conformité avec la IVe Convention de Genève de 1949 relative à la protection due aux civils en temps de guerre, ainsi qu’avec le Protocole I, de 1977; soulignant que les deux Parties au conflit, le Maroc et le Front POLISARIO, sont signataires de la Convention de Genève et de ses Protocoles additionnels. 
    ASSOCIATION INTERNATIONALE DES JURISTES POUR LE SAHARA OCCIDENTAL (IAJUWS). 20/11/2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Sahara Occidental : La RASD, l’ONU et ses responsabilités

    par Boudjemâa Haichour*


    Les troupes marocaines viennent de lancer sous les yeux de la Minurso considérée comme force d’interposition de l’ONU, une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerat. Le cessez-feu qui a été signé en septembre 1991 après seize ans de guerre, sous l’égide de l’ONU n’a pas été respecté par la partie marocaine par l’entrée des forces militaires marocaines contrôlée par les casques bleus de la Mission des Nations unies au Sahara occidental.

    Ce en quoi le Polisario considère que cette situation est « une agression flagrante, à laquelle la partie sahraoui répliquera énergiquement, en légitime défense en défendant sa souveraineté nationale et par voie de conséquence signifierait également la fin de l’accord de cessez-le-feu et enclenchera une nouvelle guerre dans toute la région». C’est pourquoi «la RASD tient également les Nations unies et le Conseil de sécurité en particulier, pour responsables de la sûreté et la sécurité des civils sahraouis».

    Le peuple sahraoui à la seule décolonisation bloquée

    Le référendum prévu qui a été sans cesse repoussé par Rabat en raison d’un différend avec le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire a retardé le processus onusien du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par l’entêtement du Makhzen à vouloir garder dans l’instabilité et la sécurité du vivre-ensemble des peuples de la région. L’Algérie et la Maurétanie ont appelé les deux parties et exhorté les deux camps à faire preuve de retenue en appelant à l’arrêt immédiat des opérations militaires en attendant la réunion du Conseil de sécurité pour mettre fin à la dilapidation des richesses du peuple sahraoui (exploitation du minerai du phosphate et des eaux poissonneuses sahraouies de l’Atlantique) par les contrats que signe le Maroc avec des sociétés étrangères sur une terre qui n’est pas la sienne.

    Dans ce contexte de la pandémie où l’humanité souffre, les peuples les plus affectés par le coronavirus, n’arrivent pas à se prendre en charge et vivent des aides humanitaires tel le peuple sahraoui. A l’aube de la nouvelle administration américaine où Joe Biden se prépare, on apprend la nomination le 23 Novembre 2020 du futur Secrétaire d’Etat en la personne de d’Anthony Blinken par le Président élu Joe Biden. Il est le bras droit pendant vingt ans et membre de sa campagne électorale en 2008 et conseiller en politique étrangère durant celle de 2020.

    Diplômé de Harvard et de la Colombia Law School, Antony Blinken est un francophone pur avoir passé son Bac en France alors qu’il habitait avec sa famille avant de retourner aux Etats-Unis. Il a occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de vice- Président Joe Biden durant la présidence de Barack Obama entre 2009 et 2013 avant de rejoindre le poste de Secrétaire d’Etat-adjoint entre 2015 et 2017.

    Guterres-Blinken ou la fin du conflit maroco-sahraoui?

    C’est dans cette période que Blinken avait visité en Juillet 2016 L’Algérie. Il fut reçu par de nombreux ministres et des membres de la Société civile. Il a évoqué plusieurs sujets dont on a retenu le rôle de leadership de l’Algérie dans la région. Sensible aux questions d’indépendance, il sera à l’écoute pour activer une solution pacifique, négociée dont l’enjeu principal est la décolonisation.

    Sans anticiper sur l’avenir, Il sera attendu sur les questions de paix dans la région du Maghreb et du Sahel en ce qui concerne notamment le droit des peuples à l’autodétermination notamment le dernier peuple à n’avoir pas été décolonisé celui du Sahara occidental. L’Algérie et les Etats-Unis connaissent entant que peuples le mouvement d’indépendance dans leur droit à l’autodétermination.

    Le partenariat stratégique entre les deux pays seront certainement abordés dans le futur proche en terme économique, culturel et géopolitique pour achever le processus de décolonisation au Sahara occidental et renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la partie du Sahel. L’Algérie mettra son expertise dans ce cadre. Elle reste convaincue de nouvelles perspectives s’ouvriront dans les relations internationales.

    Le terrorisme transnational se déploie dans toute la région. Dans un tel climat de méfiance réciproque où les bruits de bottes risquent de créer une menace réelle pouvant aboutir à une conflagration régionale. L’ONU doit précipiter le processus référendaire au Sahara occidental. Se pose alors la gestion du problème migratoire qui est symptomatique de l’antagonisme crée par le Maroc consciemment entretenu notamment au Sahara occidental.

    Le défi une fois la question sahraouie réglée, sera la construction du Maghreb des peuples pour en faire une zone de prospérité partagée et d’intégration économique en un groupement régionale voisin de la rive Nord. Le Maghreb et l’Union Européenne trouveront la solidarité dans un développement intégré nécessaire pour ne pas basculer ni dans la violence ni même dans l’émigration clandestine.

    Cette nouvelle agression marocaine à Guergurete est une provocation pour saper le processus référendaire décidé pourtant par l’ONU qui ne se donne pas les moyens de faire appliquer la légalité internationale qu’elle est supposée incarner. C’est sur fond de tension continue que la région doit faire face à de nombreux défis sécuritaires.

    Les impératifs de légitime défense sont posés par le Polisario qui accuse le Maroc de vouloir «marocaniser» son territoire. Encore une fois, l’affaire du Sahara occidental ne peut en aucun cas constituer un «casus belli» entre l’Algérie et le Maroc. Quel que soit l’équilibre stratégique dans la région, la France, l’Espagne et les Etats Unis peuvent ramener les belligérants à de bonnes intentions dans l’esprit des résolutions des Nations unies pour le règlement définitif à ce conflit. Situation qui tarde à trouver l’issue aux peuples du Maghreb à vivre en paix et en harmonie.

    Il faut que le pays frère du Maroc cesse de tourner le dos aux résolutions des Nations unies quant à l’autodétermination du peuple Sahraoui, légitime exigence imposée par la Communauté international.

    *Chercheur Universitaire-Ancien ministre – Ancien parlementaire aux affaires étrangères

    Le Quotidien d’Oran, 26 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Les Sahraouis en ont assez d’attendre un «mirage» promis par l’ONU

    Kamal Fadel, représentant du Front Polisario en Australie, a indiqué que les Sahraouis en ont assez d’attendre un «mirage» promis par l’ONU en référence au référendum d‘autodétermination, alors que la communauté internationale est accusée de n’avoir apporté aucune réponse à la violation du cessez-le-feu par le Maroc à El Guerguarat au sud-ouest du Sahara occidental.

    Interrogé par Middle Est Eye (MEE), sur «l’insistance du Maroc à maintenir le statu quo au Sahara occidental», Fadel répond que cela entre dans la «stratégie de Rabat, qui donne également l’impression d’un processus politique en cours et qui mise sur le temps pour enraciner l’occupation, utiliser les ressources et créer des faits sur le terrain». «Mais les Sahraouis sont bien conscients de cette stratégie et ne vont pas s’y laisser prendre une fois de plus», ajoute Fadel, soulignant que «les Sahraouis en ont assez d’attendre dans le désert un mirage promis par l’ONU qui s’éloigne avec le temps».

    Le Polisario, qui réclame l’indépendance du Sahara occidental, a dénoncé une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de 1991 en déclarant un retour à la lutte armée, pour la deuxième fois depuis sa création en 1973.Kamal Fadel relève que l’accord militaire signé entre le deux partis au conflit, le Front Polisario et le Maroc, stipule que «toutes les infractions sont considérées comme une rupture de l’accord lui-même et de l’esprit du plan de paix». «L’accord militaire n 1 établit une zone tampon de 5 kilomètres de large au sud et à l’est du mur de sable marocain, où l’entrée des troupes ou d’équipement par les deux parties, par voie terrestre ou aérienne, et l’utilisation d’armes dans ou contre ces zones sont interdites en tout temps et constituent une infraction», explique Fadel à MEE, un site d’informations spécialisé dans les questions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

    La reprise de la lutte armée par le Polisario a été largement saluée par la population sahraouie. Des décennies d’impasse ont épuisé la population, aucun envoyé spécial de l’ONU n’a pu se rendre au Sahara occidental depuis plus d’un an maintenant, commente Middle East Eye.Pendant ce temps, le Maroc essaie d’atténuer l’impact des opérations du Polisario le long du mur, en ayant recours à un tapage médiatique, alors que les tensions sont toujours vives une semaine après le lancement de son agression militaire pour tenter de rouvrir une brèche illégale dans la zone tampon .

    Pour Jacob Mundy, assistant professeur à l’université de Colgate et coauteur d’un ouvrage sur le Sahara occidental, cité par MEE, la récente agression militaire du Maroc dans la zone tampon n’est pas la première .»Le Maroc a commencé à construire une route goudronnée pour relier Guerguerat à la Mauritanie en 2016, ce qui fut l’une des plus significatives infractions au cessez-le-feu de l’ONU constatée en plusieurs décennies, et le Maroc n’a pas été sanctionné par le Conseil de sécurité pour cela». «Le Maroc a agi plus ou moins en impunité depuis l’invasion du Sahara occidental tenu par les espagnols en 1975 «, relate Jacob Mundy, qui souligne que ces dernières années, le Maroc a stoppé le processus de paix et n’a pas subi la «moindre conséquence pour avoir mis dans l’impasse et empêché le travail des deux précédents envoyés du secrétaire général de l’ONU» .

    Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental dispose d’importantes réserves de «pétrole offshore» et ressources minérales. Le Maroc n’a pas cessé d’exploiter les ressources naturelles du territoire non autonome, tandis que la moitié de sa population attend un référendum d’autodétermination. Stephen Zunes, auteur et professeur de sciences politiques à l’université de San Francisco, a déclaré à MEE que la solution au conflit au Sahara occidental est «entre les mains de la France et des Etats-Unis».

    Alors que les combats continuent à el Guerguarat, la communauté internationale n’a apporté «aucune véritable réponse pour endiguer la situation née de la violation du cessez-le-feu par le Maroc, qui a lancé une agression militaire contre les civils sahraouis», déplore-t-il. La France, principal soutien du Maroc, s’est contentée, a-t-il dit, de demander un «retour aux pourparlers de paix sans exercer de pression particulière», a-t-il indiqué.

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Occupation marocaine du Sahara Occidental : La RASD demande à l’UA des mesures très fermes

    La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a appelé, de nouveau, l’Union africaine (UA) à prendre des mesures plus fermes face à la violation marocaine de l’acte constitutif de l’UA et la poursuite de son occupation militaire de parties d’un territoire appartenant au Sahara occidental, un pays africain et membre fondateur de l’organisation panafricaine. La RASD a réitéré son appel lors de sa participation à la 67e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), dont les travaux ont débuté, lundi, et se poursuivront jusqu’au 3 décembre prochain. 

    Dans ce cadre, le représentant de la République sahraouie et coordonnateur avec la CADHP, Widad Al-Mustapha, a présenté, mardi, une communication par laquelle il a fait part, aux membres de la CADHP et aux représentants des institutions nationales et de la société civile, des derniers développements de la cause sahraouie. Le responsable sahraoui a entamé son intervention en évoquant la nouvelle situation imposée par l’occupant marocain du fait de la violation par ce dernier de l’accord de cessez-le-feu, à travers son agression militaire, le 13 novembre courant, contre les civils sahraouis et l’ouverture de nouvelles brèches dans le mur de la honte, ce qui a mis l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) dans l’obligation d’intervenir pour protéger les citoyens sahraouis sans défense au niveau de la brèche illégale d’El-Gueguerat. 
    Tout en imputant au Maroc l’entière responsabilité des répercussions de sa violation du cessez-le-feu, M. Widad Al-Mustapha a appelé les Nations unies et l’UA à intervenir, en toute urgence, en vue de mettre fin à la colonisation de la dernière colonie en Afrique. Le représentant de la République sahraouie a par ailleurs salué le rôle historique de l’UA dans l’accompagnement et le soutien apportés à la cause sahraouie juste, revendiquant toutefois « une prise de mesures plus rigoureuses face à la transgression éhontée par le Royaume marocain de l’acte constitutif de l’organisation africaine ». Preuve à l’appui, M. Mustapha a mis en avant « le non-respect des frontières héritées au lendemain de l’indépendance, et l’occupation militaire de territoires d’un pays voisin et membre fondateur de l’UA, en l’occurrence la République sahraouie ». 
    Dans son allocution lors de cette session, le responsable sahraoui a évoqué la situation légale des territoires sahraouis, remettant en question la nature de l’existence marocaine sur des parties occupées du sol sahraoui. Une telle présence a été qualifiée d’occupation illégale, conformément aux résolutions de 1979 et 1980 de l’Assemblée générale de l’ONU, mais également l’avis de la CIJ de 1975, celui de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de 2016 et 2018, les avis juridiques onusiens de 2002 et l’avis consultatif de l’UA de 2015, a-t-il rappelé. « Le peuple sahraoui a démontré, trois décennies durant, la force de son pari sur la paix comme seule alternative, et a fait assez de concessions pour instaurer la paix équitable sous-tendant la charte onusienne, l’acte constitutif de l’UA et le droit international », a expliqué le responsable sahraoui. Et de déplorer les choix faits par le régime marocain qui a agi dans le sens contraire, « en bafouant sciemment et avec préméditation l’accord de cessez-le-feu ». 
    Par ailleurs, M. Widad Al-Mustapha a dénoncé les pratiques auxquelles se livrent certaines grandes puissances au niveau du Conseil de sécurité, pour tenter d’entraver le travail de la Minurso, citant en particulier la France qui essaie de réduire les missions de l’instance onusienne à la surveillance du cessez-le-feu. Le Front Polisario avait, à maintes reprises, mis en garde le SG de l’ONU et les membres du Conseil de sécurité ainsi que le SG de l’UA contre ces comportements. Évoquant la situation dans les territoires occupés, le responsable sahraoui a appelé une nouvelle fois la CADHP à la mise en oeuvre de la décision de l’UA qui a ordonné de dépêcher une délégation pour visiter ces territoires afin de constater et de rapporter la situation qui y prévaut. Et de s’adresser à la CADHP « au nom de la conscience humaine et de ses responsabilités en matière des droits de l’Homme, de hâter son intervention pour protéger le peuple sahraoui de la répression marocaine systématique à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme sahraouis ».
    De même qu’il a appelé, en sa qualité de plus haute instance africaine chargée de protéger et de défendre les droits de l’Homme, à intervenir pour mettre fin aux interpellations, aux procès iniques et à la torture dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme sahraouis. La CADHP a été aussi exhortée d’œuvrer pour la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles marocaines, et le règlement du dossier des disparus.
    M. B.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Sahara Occidental : Les faux espoirs de Jean-Yves Le Drian

    Dans une réunion de la Commission des Affaires Étrangères Française, le député Jean-Paul Le Coq a posé aux ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian la question suivante:

    L’amitié franco-marocaine que je souhaite sincèrement ne doit pas vous aveugler. Vous ne devez pas vous limiter aux seuls options que propose la diplomatie marocaine ni épouser ses intérêts dans cette zone. Etra franc en amitié, c’est la base de la confiance mutuelle. Vous savez bien que l’immobilisme diplomatique favorise la colonisation de peuplement en faveur du Maroc et, en même temps, produit le germe de reprise de la guerre. Parce que, comme pour la Palestine, comme pour l’Arzat, le statu quo favorise l’occupant. Et comme pour l’Arménie, le statu quo favorise la guerre. L’immobilisme du Conseil de Sécurité, à cause de l’attitude de la France, est coupable d’avoir laissé tomber depuis 45 ans le peuple sahraoui. Le multilatéralisme c’est le droit international, rien que le droit international et tout le droit international. Alors, M. le ministre, au nom de l’amitié franco-marocaine, allez-vous enfin choisir le chemin du droit international pour la résolution de ce conflit? Allez-vous faire en sorte qu’une sortie de crise soit envisagée sous la surveillance du Conseil de Sécurité en instaurant ce référendum d’autodétermination promis depuis 1991? S’il fallait poursuivre l’argumentation, sachez que les ressources, les phosphates, le poisson, les marchés publics, le tourisme, les ressources économiques du Sahara Occidental, qui sont nombreuses, attirent les entreprises étrangères dont les entreprises françaises et le Sahara Occidental est un territoire au statut juridique particulier et le droit pénal français pourrait contrarier la stratégie des acteurs privés (art 461, 26 du code penal qui réprime sévèrement le crime de colonisation par peuplement). Ce travail vise à définir si des entreprises transnationales françaises peuvent être coupables de ce crime. Une questiom, en effet, pour obtenir le crime de colonisation par peuplement, il faut qualifier le Sahara Occidental de territoire occupé? C’est fait. Et démontrer que cette occupation découle d’un conflit armé international? C’est fait. Et donc, le défi qui va nous occuper dans les prochaines semaines c’est l’imputation de crime aux enterprises, il s’agit de montrer en quoi des entreprises françaises pourraient constituer matériellement une colonisation par peuplement ou complicité de celles-ci. Ce travail juridique commence, il a déjà porté ses fruits et peut-être va-t-il enfin éclairer la diplomatie française?.

    Réponse de M. Le Drian :

    M. Le Coq, je connais votre attachement à la situation au Sahara Occidental. Ce que je ne partage pas dans vos propos c’est que vous considérez que, finalement, tout ça c’est la faute de la France. Il faut quand même pas exagérer. Nous sommes membre du Conseil de Sécurité, nous ne sommes pas les seuls, et je crois que ça serait vraiment de l’ingérence. Je sais que vous êtes opposé à l’ingérence, que nous soyons nous-mêmes les acteurs d’une relation compliquée entre le peuple sahraoui, le Maroc et l’Algérie. Ce sur quoi je suis d’accord avec vous vous c’est qu’il est temps qu’il y ait un processus de paix qui se mette en oeuvre et que le fait que l’ancien président allemand qui a dû renoncer à sa mission pour des raisons de santé, il est temps qu’il soit remplacé pour reprendre un processus de paix parce que s’il n’y a pas de processus de paix alors ça devient conflictuel. Sur ce point, je suis d’accord avec vous.

    Le chef de la diplomatie française vient de démontrer qu’il n’a rien compris de la décision sahraouie de reprendre les armes. Parce que même la nomination d’un nouvel envoyé n’arrêtera pas la guerre. Après 29 ans de faux processus , les sahraouis ont compris qu’il n’y aura pas de solution avec le silence des armes. Le seul élément susceptible de mettre fin aux hostilités c’est la fixation d’une date pour le référendum qui devra être précédé d’un retrait total de l’armée marocaine du territoire en vue de garantir un référendum libre et sans aucune contrainte.

     

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Le Maroc empêche le mariage de deux journalistes sahraouis

    MAROC: DANS UN CONFLIT CHAUFFÉ, LA JOURNALISTE DU SAHARAWI NAZHA ELKHALIDI ET SON FIANCÉ SONT SOUS L’ARRESTATION A DOMICILE ET LEUR MARIAGE REPORTÉ PAR LES AUTORITÉS MAROCAINES.

    24 novembre 2020, Sahara occidental – La journaliste Nazha ElKhalidi et son fiancé ont été assignés à résidence et leur mariage reporté par les autorités marocaines. La Coalition pour les femmes dans le journalisme demande leur libération immédiate.

    La journaliste et défenseuse des droits humains Nazha ElKhalidi est assignée à résidence depuis le 21 novembre. La journaliste a été arrêtée par les services de sécurité marocains en raison de sa couverture des violations des droits humains commises par les autorités marocaines au Sahara occidental.

    Elle a récemment noté et signalé la répression de la liberté d’expression par les autorités marocaines au Sahara occidental. Plus tard, son fiancé, journaliste et cofondateur d’Equipe media, Ahmed Ettanji, a également été assigné à résidence. Le couple se préparait pour leur cérémonie de mariage avant qu’elle ne soit reportée par les autorités marocaines.

    Les autorités marocaines ont affirmé que cette mesure faisait partie de leurs procédures de précaution contre le COVID-19. Nazha et sa fiancée ont confirmé que l’éloignement social et d’autres mesures de précaution avaient été pris en compte lors de l’organisation de la cérémonie.

    Selon l’Observatoire des droits de l’homme, plus de 200 agents des forces de l’ordre marocains ont encerclé la maison de Nazha et Ahmed, ainsi que les rues adjacentes du quartier de Lahohoum dans le centre de Laâyoune, empêchant quiconque d’entrer ou de sortir des environs.

    C’est la deuxième fois que Nazha est prise pour cible par les autorités marocaines pour son travail. Le 4 décembre 2018, les autorités marocaines ont arrêté Nazha alors qu’elle diffusait en direct une manifestation en soutien à la reprise des pourparlers parrainés par l’ONU à Genève entre le Front Polisario sahraoui et le Maroc pour résoudre le conflit vieux de 43 ans. La vidéo capture le moment où la police commence à la poursuivre. Elle a été accusée de «réclamation ou usurpation d’un titre associé à une profession réglementée par la loi sans remplir les conditions nécessaires pour l’utiliser». Elle a été jugée en juillet 2019 et a été condamnée à une amende de 4000 dirhams (400 €) au motif qu’elle n’avait pas d’accréditation de presse pour travailler en tant que journaliste.

    Selon Front Line Defenders, Nazha El Khalidi est une défenseuse des droits humains sahraouie et membre d’Equipe Media, un média basé au Sahara occidental. Nazha documente les violations des droits humains commises par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui.

    Dans une situation houleuse, comme le conflit entre le Maroc et les autorités du Sahara occidental, la liberté de la presse et le journalisme sont essentiels pour garantir un rapport transparent et objectif des faits et des conditions sur le terrain. Nazha et ses collègues d’Equipe Media font de leur mieux pour documenter les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, en fonction du journalisme citoyen.

    La Coalition pour les femmes dans le journalisme est préoccupée par la sécurité de la journaliste Nazha et de sa fiancée. Le CFWIJ appelle les autorités marocaines à mettre fin à ce siège de leur maison et de leur quartier. La pandémie COVID-19 ne doit pas être manipulée pour imposer des restrictions qui violent la liberté de la presse et le droit à la libre circulation. Il est honteux de voir comment les autorités ont utilisé cette calamité pour justifier ses violations des droits de l’homme.

    The coalition for women in journalism, 25 nov 2020

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sáhara Occidental: la dignidad recobrada con la guerra

    La reanudación de la lucha armada en el Sáhara Occidental ha tenido el efecto de restablecer el sentimiento de dignidad en el seno de la población saharaui. El apoyo a la decisión del Frente Polisario de poner fin al alto el fuego ha sido unánime. El júbilo es tan grande que se diría que el objetivo de los saharauis no es la independencia, sino la guerra. ¿Por qué?

    Porque el alto el fuego y el plan de paz de la ONU fueron concebidos como cadenas que imponían la sumisión a los caprichos colonialistas de Marruecos y Francia. El primer disparo lanzado contra las posiciones marroquíes fue como un grito de liberación de una dominación que lleva desde el 6 de septiembre de 1991.
    Desde el 14 de noviembre, los campos de refugiados saharauis se encuentran vacíos de de sus hombres. En las escuelas de formación militar no hay lugar para todos los voluntarios que desean alistarse en el Ejército de Liberación del Pueblo Saharaui. El deseo de combatir al ejército marroquí es indescriptible.
    Según el bloguero saharaui Essid Hamdi Yahdih, el impacto de la guerra, aunque aún está en su inicio, ha tenido más efecto que 30 años de proceso de paz bajo los auspicios de las Naciones Unidas.
    En un artículo titulado “una salva vale más que 30 años de negociaciones estériles”, Essid indicó que el mero anuncio del fin del alto el fuego empujará al mundo a apresurarse para devolver la situación a la falsa calma que reinaba porque la reanudación de las hostilidades podría inflamar a toda la región, incluido el Sahel.
    Essid Hamdi afirma que la declaración de guerra es como una medalla de honor porque permitió a los saharauis demostrar la ineficacia de la ONU en un tema cuya naturaleza no pasa de ser un mero caso de descolonización.
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #Sahara Occidental