WASHINGTON- Le chercheur et analyste américain, Doug Bandow, également ancien assistant spécial du président Ronald Reagan, a qualifié l’annonce de Trump à propos de la reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental de “véritable agression”, prévoyant le retour de la Direction de Biden à la position initiale de Washington.
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Sahara occidental: une rétractation de Biden au sujet de l'annonce de Trump prévisible
“La déclaration de Trump ne change pas la nature de la cause sahraouie selon le droit international”, a écrit le chercheur dans un article publié par des médias américains.Et d’affirmer que “personne au monde ne reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, tandis que ce pays, membre à part entière de l’UA, a gagné la reconnaissance de plusieurs pays”.Le monde “se souviendra de cette position qui émane plutôt de la direction de Trump que d’un changement dans la politique américaine, et qui constitue, instinctivement, une source de doute”.Selon Doug Bandow, “personne ne voit en Pompeo ou Trump, des représentants d’un leadership international fondé sur des principes” et “la future Direction de Biden pourrait revenir aisément sur la position initiale de Washington”.Il n’existe “aucune échappatoire possible aux changements dans la politique extérieure, à commencer par la guerre économique déclarée par la Direction contre l’Iran”, dira-t-il.Invitant à ne pas faire le blackout sur la spoliation géopolitique de Rabat, comme étant une partie d’un deal perverti, dans l’objectif d’entrainer un allié douteux de la Direction dans un problème politique, l’analyste américain a mis l’accent sur l’impératif de protéger les droits du peuple sahraoui.APS -
Le Maroc tourne le dos aux palestiniens : Tel-Aviv prépare le tapis rouge à Mohammed VI
IL SOUTIENT NETANYAHOU ET TOURNE LE DOS AUX PALESTNIIENS : Tel-Aviv prépare le tapis rouge à Mohammed VI
Des proches collaborateurs du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se penchent sur les préparatifs de la visite du roi du Maroc Mohammed VI en Israël « dès que possible », rapportent des médias israéliens citant de hauts responsables de l’entité sioniste.Qualifiant le déplacement en Israël de celui qui est à la tête du Comité d’El-Qods, Mohamed VI, en l’occurrence, «de visite historique »,celle-ci, fait savoir la presse israélienne, aura une grande résonance au profit d’un premier ministre en course électorale pour rester aux commandes de l’entité sioniste, alors qu’il est affaiblit et acculé, par une large opinion israélienne qui lui est hostile.Si du côté israélien, la visite en vue du roi marocain chez l’entité sioniste aura un impact positif sur le destin politique de Natanyahu, voulant rester coûte que coûte, à la tête du gouvernement, celui-ci visant à gagner la voix de milliers d’électeurs israéliens d’origine marocaine, compte bien recevoir, en grandes pompes, Mohamed VI. Son père, Hassen II avait affirmé en 1992, faut-il le rappeler, que « peu de pays pouvaient se vanter d’avoir comme le Maroc 750 000 fils comme ambassadeurs en Israël» allusion aux générations de colons israéliens d’origine marocaine, qui ont répondu, depuis 1948, à l’appel du sionisme mondiale, pour coloniser la Palestine, depuis sept décennies et dont un grand nombre, encouragé, par Hassen II, ont quitté le Maroc, pour Israël.Alors que la majorité du peuple marocain continue de manifester son opposition de voir le Maroc avoir des relations officielles, après avoir été des années durant, officieuses, avec l’entité sioniste, notamment par des manifestations de rues ou à travers les réseaux sociaux, leur roi fait la sourde oreille, laissant le Makhzen et le Parti islamiste du chef du gouvernement, Saâd Eddine el-Othmani recevoir les critiques, les condamnations, pensant ainsi mettre à l’abris sa responsabilité première, dans l’établissement officiel, des relations entre sa monarchie et Israël. Pour faire face à l’expression et la colère des citoyens marocains contre la décision en question du Palais royal, endossée, sans surprise, par le gouvernement d’El-Othmani, le patron de l’exécutif et de son parti islamiste n’ont trouvé de réponse que l’expression « le Sahara avant la Palestine » et pour Natanyahu « Israël avant la Palestine ».Deux systèmes coloniaux, au Sahara occidental et en Palestine qui vont à contre sens du cours de l’Histoire, que façonnent les peuples colonisés, palestinien et sahraoui, en lutte pour leur indépendance et liberté, de génération en génération, que l’annonce de Trump ne saurait, ni les freiner ni même changer la nature juridique et politique de ces deux conflits. Peu de jours après la visite officielle de hauts responsables israéliens, à Rabat, décembre dernier, durant laquelle des accords ont été signé entre le Maroc et l’entité sioniste, Netanyahu a invité Mohamed VI, à se rendre en Israël, lors d’une conversation téléphonique. Auparavant le chef du Conseil de sécurité nationale, Meir Ben Shabat, en visite à Rabat, a invité également le roi marocain au nom du premier ministre Netanyahu, sans qu’une date ne soit fixé pour la visite.Karima BennourLe Courrier d’Algérie, 7 jan 2021#SaharaOccidental #WesternSahara #Maroc #Marruecos #Morocco -
Sahara occidental- Maroc: «Deux territoires distincts», souligne le texte d’un accord européen
Le Front Polisario attire l’attention sur le fait que la déclaration du président Trump n’a été qu’un «rideau de fumée»
La désignation du Sahara occidental et du Royaume du Maroc comme deux territoires distincts dans le cadre d’un accord en cours entre l’Union européenne et le Maroc est «une avancée importante», a indiqué mardi le Front Polisario qui s’est réjoui du fait que la position affichée, en décembre, par le président américain sortant concernant le Sahara occidental n’ait pas eu d’effet sur les pays européens. «Une avancée importante: dans l’accord Interbus, l’Union européenne distingue le territoire du Royaume du Maroc et celui du Sahara occidental», se félicite la représentation du Polisario en Europe et à l’Union européenne dans une déclaration écrite, évoquant un accord relatif au transport routier.«Dans une communication du 30 novembre 2020, récemment mise en ligne, la Commission européenne publie une proposition de décision du Conseil de l’Union européenne concernant la modification de l’accord relatif au transport international de voyageurs par autocar -L’accord «Interbus- en vue de permettre l’adhésion au Royaume du Maroc», précise la même source. «Bien qu’il s’agisse d’un acte préparatoire à la décision du Conseil, ce texte exprime exactement les intentions et la politique des dirigeants européens», poursuit la représentation du Polisario.Elle ajoute que dans l’exposé des motifs, la Commission européenne décrit l’intérêt de l’adhésion du Royaume du Maroc à l’accord «Interbus», mais renvoie à une note en bas de page qui résume sa position. La note en question indique que «compte tenu de la jurisprudence de la Cour dans les affaires C-266/16, C-104/16P, T-275/18 et T-180/14, l’accord sera applicable au territoire du Royaume du Maroc, mais ne sera pas applicable sur le territoire non autonome du Sahara occidental». «Ces quatre décisions sont bien connues, et forment la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne sur le Sahara occidental, s’agissant de l’Accord d’association UE-Maroc (arrêt C-104/16 du 21 décembre 2016), de l’accord de pêche UE-Maroc (arrêt C-266/16 du 27 février 2018 et T-180/14 du 19 juillet 2018) et de l’accord d’aviation UE-Maroc (ordonnance T-275/18 du 30 novembre 2018)», rappelle le Front Polisario. «Nous saluons cette attitude que nous considérons comme une avancée importante. Vu les enjeux du moment, le transport par autocar n’est certes pas une question stratégique, mais il en va différemment de ce texte qui entérine la jurisprudence européenne», ajoute le texte.Le Front Polisario considère, en outre, que «ce projet rédigé par la Commission entérine l’opposition entre le «territoire du Royaume du Maroc» et le «territoire non autonome du Sahara occidental», considérant qu’il s’agit d’une «victoire importante» que «de voir la direction européenne rejoindre les analyses du Front Polisario, qui ont triomphé devant la Cour de justice de l’Union européenne en 2016».Le Front Polisario attire l’attention sur le fait que la déclaration du président Trump n’a été qu’un «rideau de fumée», en référence à l’annonce faite, le 10 décembre dernier, par le président américain sortant au sujet de la reconnaissance de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste. «S’agissant du Sahara occidental, les dirigeants européens retiennent une lecture fondée sur le droit international qui est celle des juridictions européennes depuis 2016. Cela montre qu’il n’existe pas la moindre crédibilité à la proclamation du président Trump et que les forces marocaines d’occupation qui ont cru que les Etats européens suivraient le mouvement, reçoivent un démenti cinglant», conclut le Front Polisario.Sud-Horizons, 7 jan 2021Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario -
Le Maroc aurait-il payé l’ouverture de consulats dans les terres sahraouies ?
La secrétaire générale de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) Michèle Decaster, a affirmé mercredi que le Maroc a acheté des consulats dans les terres sahraouis occupés.
S’exprimant sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, Decaster a déclaré : “le Maroc a payé pour l’ouverture de consulats à Dakhla et à Laâyoune alors qu’aucune communauté appartenant à ces pays ne vit dans ces zones”. Elle évoque plutôt “la volonté du Royaume marocain d’influencer les instances onusiennes d’une manière détournée”, malgré un fort consensus parmi les membres du Conseil de sécurité sur le statut juridique de la question du Sahara Occidental, une position positive qui sert le règlement politique du conflit au Sahara Occidentale.
La secrétaire générale de l’AFASPA, a souligné que depuis 2014, “le Maroc a expulsé 283 citoyens sahraouis des terres occupées”, signalent un black out total sur le dossier. Elle a estimé que le rejet des membres du Conseil de sécurité des décisions unilatérales prises par le président sortant américain Donald Trump à cet égard, est une « position positive » qui servira, à l’avenir, le processus politique parrainé par les Nations Unies.
Michèle Decaster a exprimé l’espoir que la nouvelle administration américaine serait en mesure de revenir sur cette décision qui, a-t-il affirmé, avait mis fin à trois décennies de soutien américain au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers la mise en œuvre de la résolution 690 de 1991 du Conseil de sécurité.
La désignation du Sahara occidental et du Royaume du Maroc comme deux territoires distincts dans le cadre d’un accord en cours entre l’Union européenne et le Maroc est “une avancée importante”, a indiqué Michèle Decaster qui s’est réjouie du fait que la position affichée, en décembre, par le président américain sortant concernant le Sahara occidental n’ait pas eu d’effet sur les pays européens.
Echourouk, 7 jan 2021#SaharaOccidental #Maroc #Afrique #Consulats -
Grosse désillusion pour le Maroc : l’OTAN retire une carte géographique controversée, désarçonne les tenants de la marocanité du Sahara occidental
En effet, L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), a retiré, hier mardi, de son article sur le Programme de renforcement de la formation défense (DEEP) de l’Alliance, une carte géographique, largement relayée, par la presse marocaine pour tenter de bâtir l’idée d’une pseudo «reconnaissance» par l’OTAN de «la marocanité» du Sahara occidental et l’a remplacé par une carte rectifiée, en indiquant clairement les frontières, internationalement reconnues, entre le Sahara occidental et le Maroc.Pour rappel, la presse marocaine a largement relayé, ces derniers jours, une information selon laquelle l’OTAN «a reconnu la marocanité du Sahara occidental» et «a adopté la carte complète du Maroc».De fait, le journal électronique, 360.ma, a souligné, dans son édition du 1er janvier, que «L’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN) vient d’adopter la carte complète du Maroc, incluant son Sahara», alors que hespress.com a souligné qu’«Après les Etats Unis d’Amérique, c’est au tour de l’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN) d’adopter une carte qui consacre la pleine souveraineté du Royaume sur son Sahara».Il faut savoir que la presse marocaine a utilisé comme argument, dans sa machine de fake news, une carte publiée, le 15 décembre passé, dans le cadre d’une mise à jour d’un article intitulé ‘’Programme de renforcement de la formation défense (DEEP)’’, en la décontextualisant du contenu de l’article qui vise à donner un aperçu sur le programme DEEP et qui ne vise en aucun cas une quelconque reconnaissance de «la marocanité du territoire du Sahara occidental», comme le prétend la machine propagandiste du Makhzen, ceci sachant que l’OTAN n’a jamais publié de communiqué sur «la marocanité du Sahara» ou sur «l’adoption de la carte du Maroc », ni sur son site-web, ni par le biais de sa porte-parole ou à travers son Conseil de l’Atlantique Nord.D’ évidence, cette action de désinformation marocaine a sciemment ignoré la cartographie de l’OTAN, publiée sur son site-web officiel et la carte publiée dans le rapport annuel du Secrétaire général de l’Organisation en 2019, page 20, dans lesquelles le Sahara occidental est bien distinct du territoire marocain.Algérie1, 6 jan 2021 -
Le Haut conseil de sécurité se penche sur la politique belliqueuse de Rabat
La réunion du Haut Conseil de sécurité lundi n’est pas passée inaperçue pour les observateurs. Elle ne peut être de routine ou fortuite, bien qu’elle intervient après plusieurs semaines d’absence du chef de l’État pour des soins médicaux et une longue convalescence.
Selon le communiqué, la convocation de la plus haute instance où siègent les plus hauts responsables civils et militaires du pays, est intimement liée à la conjoncture complexe à tous les niveaux sur les plans interne et externe.Pour la présidence, il s’agit d’une réunion “consacrée à l’évaluation de la situation générale, notamment politique et économique, ainsi que des derniers développements dans l’environnement régional direct et international”. Autant dire d’un vaste examen des dossiers les plus brûlants qui font aujourd’hui l’actualité et remuent encore les tensions dans la région.L’une des plus inquiétantes, est certainement la situation délicate sur le plan régional à l’ouest, au sud et à l’est de nos frontières. En plus des profondes mutations et effervescences que connaissent les mouvements terroristes dans les zones sahéliennes, revigorés par les récentes tractations et paiements de rançons de la part de l’État français, c’est le déclenchement de la seconde guerre au Sahara occidental qui semble bouleverser toutes les données. Une guerre de libération, menée par les sahraouis, qui va sans doute bouger des certitudes et créer une nouvelle configuration géostratégique. Car, en quelques semaines de la violation du cessez-le-feu par le makhzen, Rabat annonce officiellement des accords importants avec l’entité sioniste, dans un marché de vente concomitante, avec Washington.La politique belliqueuse du voisin marocain est une nouvelle fois prouvée par des agressions de type inédit, celles d’inonder nos frontières et notre littoral de quantités incroyables de drogue. La menace marocaine sur la stabilité de l’Afrique du nord est désormais avérée et devient source de tension réelle. Car, en plus de ses agitations subversives et sa volonté d’affaiblir l’Algérie, Rabat a mis tout son poids dans le dossier épineux de la Libye, juste pour contrecarrer les intérêts diplomatiques et économiques algériens.D’ailleurs, certains observateurs et diplomates estiment qu’il serait opportun maintenant de repenser complètement nos rapports avec le régime monarchique de Mohamed VI, de réévaluer tous les contentieux et d’opter carrément pour une politique diplomatique, économique et médiatique offensive avec cet encombrant voisin.L’Algérie possède des atouts et des cartes à faire valoir pour sortir de la léthargie et de la mollesse qui l’ont impactés durant de longues années face aux politiques belliqueuses et sournoises du Maroc, devenu ennemi de la stabilité et de la paix dans la région.Le communiqué de la présidence est clair, bien qu’il soit allusif, quand il précise que “le Président Tebboune a salué les efforts déployés pour la préservation de la stabilité générale dans un environnement régional tendu et très complexe”.Ajoutant que le président de la République a “insisté sur le maintien de la vigilance à tous les niveaux afin de permettre à l’Algérie d’enclencher les étapes importantes à venir en adéquation avec les défis de l’année 2021, à la lumière des développements inédits survenus récemment dans la région, particulièrement dans l’espace régional voisin”.Au menu de cette réunion du Haut Conseil de sécurité, Tebboune a examiné la situation politique et économique du pays à la lumière des derniers développements. Avec le prochain début de la campagne de vaccination contre la Covid-19, l’Algérie entre maintenant dans une nouvelle période post-pandémie, où il est question de relancer l’économie, d’impulser une dynamique dans la croissance et mettre en place un plan d’urgence.Il est évident que sur le plan politique, l’opinion s’attend à des annonces, comme promis, celles de la tenue des élections législatives et communales anticipées, pour renouveler les composantes humaines de ces Assemblées populaires, fer de lance de toute mobilisation et renforcement du front interne.Le Jeune Indépendant, 5 jan 2021Tags : #Algérie, #Maroc, #SaharaOccidental -
L'Espagne et la France en tête de liste des pays investissant illégaleement au Sahara Occidental
PRES DE 30 PAYS INVESTISSENT ILLÉGALEMENT AU SAHARA OCCIDENTAL : L’Espagne et la France en tête de liste
Bafouant toute légalité internationale, une trentaine de pays investissent illégalement dans les territoires sahraouis occupés dans différents secteurs d’activité, indique un nouveau rapport du Centre d’études et de documentation franco-sahraoui, Ahmed Baba Miské .L’Espagne est le pays qui investit le plus au Sahara occidental avec, en tout, 28 entreprises, suivie de la France (16) et l’Allemagne (15). Des entreprises originaires de lointains pays tels que le Bangladesh, Singapour ou la Nouvelle Zélande sont également présentes au Sahara occidental. La pêche et le transport maritime figurent en tête des secteurs dans lesquels les sociétés étrangères activent au Sahara occidental. Les firmes étrangères sont également présentes dans les secteurs des énergies conventionnelles et renouvelables, des mines, essentiellement dans l’extraction du phosphate, la construction, les finances et le sport. Le rapport indique, en outre, que près de quarante compagnies étrangères ont quitté le Sahara occidental dernièrement. La plupart d’entre elles, 19 compagnies, faisaient de l’extraction du phosphate, une dizaine travaillaient dans le secteur de l’énergie au moment où le reste des entreprises activaient dans les secteurs des finances, de la pêche, de la livraison maritime et des mines. Par ailleurs, le centre d’études signale que l’implantation des firmes étrangères dans les territoires sahraouis occupés « constitue des violations flagrantes du droit international et des crimes de colonisation puisque (les entreprises) n’ont obtenu le consentement ni de la population autochtone du Sahara occidental ni de son représentant unique, défini par l’ONU le Front Polisario ». Le rapport rappelle que « le Sahara occidental, depuis le départ de la puissance coloniale, l’Espagne en 1976, est classé par l’ONU comme territoire non autonome, et sans administration ». L’accord de Madrid ne prévoyait pas de transfert de souveraineté sur le territoire ni ne conférait à aucun des signataires le statut de puissance administrante, statut que l’Espagne ne pouvait d’ailleurs unilatéralement transférer ». Aussi, les jugements de la Cour de Justice de l’UE (Union européenne), et en particulier celui du 27 février 2018, ont affirmé et rappelé le » statut séparé et distinct » du Sahara occidental reconnu par l’ONU (de celui du Royaume du Maroc).La présence marocaine est une occupation militaire illégaleToutes ces décisions et avis juridiques viennent rappeler que ces décisions sont conformes à l’avis juridique de l’Union Africaine publié déjà en 2015, clarifiant le statut juridique de la République sahraouie et du Royaume du Maroc, et rappelant que la présence marocaine est une occupation militaire illégale et que, par conséquent, toutes les activités économiques, qu’elles soient menées par le Royaume du Maroc ou par un tiers, violent le droit international », explique le centre d’études. « Depuis les derniers avis de la Cour de justice de l’UE, un bon nombre de sociétés ont décidé de se conformer au droit international et ont cessé leurs activités dans la partie du Sahara occidental encore occupée par le Maroc. À noter, enfin, que depuis la violation du cessez-le-feu par le Maroc, le 13 novembre dernier, et la reprise de la guerre, la RASD a déclaré tout le territoire du Sahara occidental, zone de guerre (aussi bien sur terre, dans la mer, comme dans les airs). Ce qui devrait inciter plus de sociétés à reconsidérer leurs activités illégales au Sahara occidental », assurent les rédacteurs du texte. « La Charte des droits de l’État et des obligations économiques des Nations unies de 1974 stipule qu’aucun État n’a le droit de stimuler ou d’encourager tout investissement qui pourrait être un obstacle à la libération d’un territoire occupé par la force », note le rapport. Il ajoute que « la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples a également affirmé que « chaque peuple a le droit d’exister, chaque peuple a un droit absolu et inébranlable à l’autodétermination, et a le droit de déterminer librement son statut politique et d’assurer son développement économique et social comme il le veut volontairement ». La même charte stipule que « tous les peuples doivent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. En cas de saisie, les personnes dont les biens ont été saisis ont le droit légitime de les récupérer et de recevoir une indemnisation appropriée », souligne le centre d’études.M. B.Le Courrier d’Algérie, 6 jan 2021Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Espagne #France #Pillage #Spoliation -
Belgique : Solidarité entre agents des services de renseignements marocains
Belgique : Solidarité entre agents marocains
Hassan El Bouharrouti est gravement malade. Les premiers souhaits de rétablissement lui sont venus de Latifa Ait Baala.
El Bouharrouti est un journaliste de la chaîne officielle marocaine 2M, Ait Baala est députée bruxelloise et vice-présidente des femmes du MR.
Les deux laskars partagent la fidélité au Makhzen du Maroc. Dans ce contexte, ils ont travaillé ensemble dans la conception de deux films dont le but était d’incriminer le mouvement de libération sahraoui, le Front Polisario. « Polisario, l’identité d’un front » et « Sahel&Sahara connexions » étaient les titres de leurs productions entièrement financées par les services secrets marocains. Une entreprise médiocre dans laquelle ils ont tenté de mêler le président du MR, Louis Michel.

Les relations d’El Bouharrouti et Ait Baala avec les services de renseignements marocains ont été dévoilés par le mystérieux hacker marocain qui agissait sous le pseudonyme de « Chris Coleman ». Dans les documents de la DGED qu’il a révélés se trouve du courrier interchangé avec des hauts responsables marocains demandant une aide pour financer leur projet dont une note sur le prétendu documentaire sur le Polisario dont nous reproduisons ci-après sa présentation.
Note de cadrage relative à la réalisation d’un documentaire sur le Polisario
« Le Polisario »
Documentaire en langue française de 52 minutes
Finalisation du documentaire en octobre 2011 afin d’être officiellement lancé à Bruxelles en novembre 2011 à l’occasion de la Fête de l’indépendance du Royaume du Maroc.
Ce documentaire s’inscrit dans le cadre de l’histoire du mouvement national marocain et la décolonisation.
Problématique
Il s’impose aujourd’hui, la nécessité de lever le voile sur le visage réel du polisario et de son absence de légitimité à défendre ou représenter une quelconque population, cause ou intérêt.
ObjetRetracer l’histoire du polisario depuis les débuts de sa gestation à nos jours à travers le prisme de la dimension humaine ;
Etablir une radioscopie du polisario (essence, idéologie, structuration,
antennes, soutiens politiques et le sens de ces soutiens (Libye, Algérie, OUA, UA..), sources de financement (dont le détournement de l’aide humanitaire), pratiques.
Axes/Orientations
La décolonisation du Maroc et la lutte pour son intégrité territoriale : inscription d’un mouvement de libération dans le contexte de la décolonisation du Maroc et de la lutte contre l’occupation espagnole ;
Les enjeux idéologiques des mouvements de libération et la guerre froide ;
Mise en exergue d’une opposition systématique des mouvances d’extrême gauche marocaine dans leur lutte contre un système.
But
Enlever le voile et mettre les projecteurs sur les fondements, l’idéologie et les pratiques du Polisario afin de sensibiliser sur une réalité méconnue ;
Apporter les outils qui permettent de nourrir la réflexion et orienter les choix et les initiatives à partir de ces éléments ;
Montrer les exactions commises par le Polisario depuis ses débuts et ce, à
plusieurs niveaux (dans les camps, déportation des enfants à Cuba, traitements inhumains de membres du Polisario, absence de libertés fondamentales, etc.. ;
Montrer le danger que représente le Polisario pour la région et au delà en terme de sécurité : ses liens avec Aqmi ou les mercenaires en Libye ;
Pointer du doigt les responsabilités de la Libye et de l’Algérie.
Moyen
Avant-première du documentaire à l’occasion de la célébration de la Fête de l’Indépendance en novembre 2011à Bruxelles
Organisation de projections-débats avec les responsables politiques
européens, le monde académique et le monde associatif.
Le documentaire sera composé d’images d’archives et de témoignages. Seront notamment interviewées, les personnes suivantes :
Les victimes du Polisario : les populations dans les camps et les familles
déchirées, les victimes civiles telles que Abdallah Lamani, les militaires comme le capitaine Ali Athmane, etc…
Fondateurs et ex-membres du Polisario
Responsables actuels du Polisario
Personnalités politiques algériennes
Personnalités politiques marocaines /rôle des partis politiques marocains et du rôle de l’extrême gauche
Experts et communauté internationale
Structures d’accueil ou associations d’insertion des populations ayant fui les camps
Déplacements pour réaliser les interviews
Maroc
Espagne
France
Suisse
Pays-Bas
Mali
Mauritanie
Algérie (si autorisation)
Traduction du documentaire en langues arabe, espagnole et anglaise
Porteurs du projet :
Hassan El Bouharrouti ; Réalisateur
Latifa Ait-Baala ; Coordination production————————————————
Selon plusieurs sources, « outre ses activités politiques belgo-belges, Latifa Ait Baala est connue pour son rôle actif dans le lobbying (la propagande) aux niveaux belge, européen et international en faveur de la cause de la « marocanité du Sahara »[4], notamment en tant que porte-parole depuis 2006 de la « Coordination belgo-marocaine pour le Sahara marocain » et secrétaire nationale de l’ »Alliance Mondiale des Marocains de l’Etranger », une organisation de propagande pour la thèse du « Sahara marocain » qui organise notamment les commémorations annuelles de la « marche verte ».
Citant une interview donnée à l’agence de presse d’Etat marocaine MAP en 2013, le site ajoute: « Il n’est, justement, pas rare de la voir porter la voix du Maroc aux travaux de la Commission des droits de l’Homme, du Conseil des droits de l’Homme et de la IV-ème Commission à New York ». Des activités qui, apparemment, n’ont jamais suscité l’intérêt des autorités belges malgré ses relations avec un service de renseignement étranger.
Tags : Maroc, Belgique, espionnage, Makhzen, Hassan El Bouharrouti, Latifa Aït Baala, Front Polisario, Sahara Occidental, DGED, services secrets, -
Mauritanie : L’armée marocaine tire sur des orpailleurs mauritaniens
Des unités de l’arméé marocaine retranchées derrière le mud de défense ont tiré sur des orpailleurs mauritaniens qui opéraient dans la banlieue de la ville de Bir Mogreïn, willara de Tiris Zemmour. Aucune victime n’a été déplorée.
Selon Sahara Medias, des informations ont été reçues par les orpailleurs selon lesquelles les régions proches du mur de sable marocain sont riches en pépites d’or presque pur. Lorsqu’ils ont voulu vérifier, ils ont été accueillis par une pluie de bombes qui a causé une grande panique dans leurs rangs.
D’aprèes la même source, les orpailleurs avait déjà été interdits d’approcher cette région.Pour rappel, dans cette région, le mur de sable marocain se trouve sur le territoire mauritanien.
Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, orpailleurs, Bir Mogreïn, Tiris Zemmour, mud de sable,
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La normalisation, une menace sérieuse tant pour le Maroc que pour l’Algérie
La normalisation représente une “menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie”, a averti le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Ahmed Wihmane, appelant les peuples du Maghreb à contrer “les plans sionistes visant l’unité et la stabilité de la région”.
“Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb”, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille (France), affirmant que “l’Algérie (…) est juive et française”.Pour le militant marocain, “il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain”, a-t-il dit.
Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de “l’Etat d’Israël” au Royaume du Maroc.
Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui “faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance”, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.
S’agissant des revendications des “juifs marocains” relatives à la récupération de “leurs biens au Maroc” en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé “qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée”. Soutenant que leur objectif “est la main mise sur le Maroc et la région tout entière à travers ces prétentions et les mythes de tombeaux de prophètes et de saints patrons juifs”, il a cité, à ce propos, le titre : “Maroc, terre juive” de la Une d’un des magazines marocains francophones.
Pour ce qui est du bien-fondé de l’action en justice intentée par des avocats marocains pour contester la décision de normalisation, M. Ahmed Wihmane a déclaré :”Nous avons fait notre devoir sur le plan juridique comme nous le faisons sur d’autres. Nous fondons notre espoir sur Dieu et le grand peuple marocain”. “Ouvert dans le cadre des accords d’Oslo, le bureau de liaison sioniste avait été fermé pour la première fois en 2000 et nous le fermerons encore cette fois, car le danger guette tous les Etats du Maghreb arabe”, a assuré le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.
Concernant le rejet de la normalisation par la rue marocaine et la campagne de restrictions sécuritaires visant les activistes marocains, M. Wihmane a indiqué qu’”en dépit des restrictions et du blocus contre toute opinion contraire à la position officielle au sujet de la normalisation, les manifestations n’ont pas cessé dans plusieurs villes marocaines”. A cette occasion, il a déploré “la violation par la police marocaine du droit constitutionnel des Marocains à l’expression pacifique et la répression des différentes contestations dénonçant la normalisation sans le moindre respect des engagements internationaux en matière de droits de l’Homme”.
Pour le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, “la violation des droits, la restriction des libertés et le blocus sécuritaire ne sont que les premiers fruits de la normalisation”. “La confrontation entre le peuple et l’Etat est l’un des principaux objectifs stratégiques de la bombe jetée par l’entité sioniste et l’administration américaine au Maroc pour faire exploser toute la région”, a-t-il poursuivi expliquant que “lorsque l’Etat réprime le peuple, la tension est attisée et l’Etat affaibli, ce qui facilitera le passage à la phase d’affaiblissement et de la division puis à la domination totale pour la mise en œuvre du plan “B”, à savoir l’établissement d’un “nouvel Israël”.
Agences
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