Tag: Sahara Occidental

  • Sahara Occidental : La société civile norvégienne demande au gouvernement de soutenir les Sahraouis au Conseil de sécurité de l’ONU


    53 organisations de la société civile norvégienne ont envoyé aujourd’hui une lettre conjointe au ministre norvégien des Affaires étrangères demandant au gouvernement norvégien de soutenir les droits du peuple sahraoui alors que la Norvège doit siéger au Conseil de sécurité de l’ONU à partir du 1er janvier.

    En Norvège, la guerre a de nouveau éclaté au Sahara occidental, un territoire traité par l’ONU comme la dernière question de décolonistion en Afrique. Le peuple du Sahara occidental s’est vu promettre un référencum, qui n’a pas encore été mis en œuvre. Le 1er janvier 2021, la Norvège occupera l’un des sièges à la table du Conseil de sécurité de l’ONU, et une large coalition dans une lettre a demandé aujourd’hui au ministre norvégien des affaires étrangères, Ine Marie Eriksen Søriede, d’utiliser les deux années à venir pour défendre les droits du peuple sahraoui.

    Amog les 53 signataires sont les dirigeants des neuf partis politiques de la jeunesse, ainsi que des groupes de défense des droits de l’homme, des syndicats et des groupes religieux.

    La lettre demande au gouvernement de défendre activement le droit à l’autodétermination et les droits humains du peuple sahraoui.

    «Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées appellent le gouvernement norvégien à adopter une position tout aussi affirmée et claire basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil », écrivent les organisations .

    Voir la lettre entière ci-dessous.

    Les organisations demandent également l’arrêt des exportations de gaz de Norvège vers le territoire occupé, une pratique à laquelle le ministère lui-même exhorte. La semaine dernière, un autre navire de transport de gaz est arrivé au Sahara Occidental occupé avec du gaz de Kårstø, en Norvège. C’est la troisième fois qu’un navire quitte la Norvège avec du gaz pour les intérêts marocains dans le territoire.

    Au Ministre des affaires étrangères, Mme Ine Marie Eriksen Søreide
    ministère des Affaires étrangères

    Oslo, le 1er décembre 2020

    Lettre ouverte: Soutenez le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

    Les organisations soussignées sont profondément préoccupées par la situation non résolue et aggravée au Sahara occidental. Compte tenu de l’entrée de la Norvège au Conseil de sécurité des Nations Unies, nous souhaitons par cette lettre appeler le Gouvernement à défendre activement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Le peuple sahraoui a le droit de décider du statut futur de son pays. Le Sahara occidental est considéré par l’ONU comme la dernière question coloniale non résolue en Afrique, et les revendications du Maroc sur le territoire ont été rejetées par la Cour internationale de justice de La Haye. Pendant trois décennies, l’opération de l’ONU pour un référendum a été stationnée sur le territoire, sans mener à bien le référendum promis.

    Le Maroc n’a jusqu’à présent pas contribué de manière constructive au processus de paix de l’ONU. Il n’y a pas aujourd’hui de pourparlers de paix, après que les envoyés spéciaux proposés ont été rejetés par le Maroc. Au cours des dernières années, Rabat a refusé d’entamer des pourparlers bilatéraux avec l’autre partie au conflit, a expulsé le personnel de l’ONU et a rejeté la possibilité pour la mission de maintien de la paix de l’ONU de rendre compte de la situation des droits de l’homme. Dans le même temps, le Maroc refuse toute solution conforme au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    L’allié le plus proche du Maroc au Conseil de sécurité des Nations Unies, la France, a en pratique paralysé le Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire progresser la résolution pacifique des conflits au Sahara occidental. Le peuple sahraoui est déplacé ou réprimé dans son propre pays.

    Le secrétaire général de l’ONU avait déjà exprimé en 2001 son inquiétude à l’égard du Maroc, qui était sur le point de rompre le cessez-le-feu par la construction d’un poste frontalier sud du Sahara occidental à la Mauritanie. L’exportation de ressources naturelles par le Maroc via le passage frontalier sud a été un élément clé de la tension croissante entre les parties, qui a finalement abouti à une reprise du conflit armé en novembre 2020. Parallèlement, une escalade des arrestations et du harcèlement a lieu contre Des Sahraouis dans le territoire occupé, sans que l’opération onusienne puisse faire rapport, et sans que les rapporteurs spéciaux des Nations Unies aient accès. Le Maroc continue de garder des prisonniers politiques sahraouis.

    Le Maroc est un partenaire important de la Norvège et de l’Europe. Cependant, cela ne doit pas se faire aux dépens du peuple du Sahara occidental et des principes importants du droit international. Il est positif que la Norvège partage l’avis de la Cour de justice de l’UE selon lequel le consentement exprimé du peuple sahraoui est une condition préalable au commerce avec le territoire et que le gouvernement norvégien Pension Fund Global a exclu les entreprises qui exercent des activités sur le territoire en violation des la loi internationale. En 2020, cependant, il est arrivé à trois reprises que du gaz de la mer du Nord ait été exporté de Kårstø pour être utilisé au Sahara occidental, contrairement aux conseils commerciaux du ministère. Nous recommandons au gouvernement de veiller à ce que les exportations de Kårstø vers le Sahara occidental n’aient pas lieu.

    La dernière fois que la Norvège a siégé au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre norvégien des Affaires étrangères de l’époque, Jan Petersen, s’est assuré qu’une lettre était envoyée aux entreprises norvégiennes ayant des intérêts sur le territoire. «La Norvège soutient pleinement le processus de négociation en cours sous les auspices du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de trouver une solution politique à la question de la souveraineté, et évitera d’agir publiquement d’une manière qui peut être considérée comme préjugeant d’un résultat particulier du processus de négociation de l’ONU. ou une reconnaissance de l’occupation », a souligné le ministère aux entreprises de l’époque.

    Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées demandent au gouvernement norvégien d’adopter une position tout aussi affirmée et claire, basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil.

    La Norvège doit défendre un ordre mondial fondé sur l’état de droit. Même notre propre sécurité en dépend.

    Les organisations soussignées demandent au gouvernement:

    – Assumer un rôle de premier plan dans la défense des droits de l’homme au Sahara occidental en demandant au Maroc de libérer les prisonniers des droits de l’homme actuellement incarcérés à tort;
    -Prendre des initiatives au Conseil de sécurité de l’ONU pour une surveillance permanente des droits de l’homme au Sahara Occidental et que le territoire soit ouvert aux rapporteurs spéciaux de l’ONU;

    – Rejeter les efforts des alliés du Maroc au Conseil de sécurité de l’ONU pour imposer une solution au conflit qui ne soit pas fondée sur le droit à l’autodétermination;
    -De suivre le bon exemple de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Jan Petersen, en informant activeme nt les entreprises norvégiennes ayant des intérêts au Sahara Occidental sur les conseils commerciaux norvégiens, et demander à tous les exportateurs de gaz norvégien de s’abstenir de vendre à des intérêts marocains dans le territoire occupé;
    – Maintenir la position claire selon laquelle la Norvège ne reconnaît pas l’occupation du territoire par le Maroc.

    Nos associations demandent au Gouvernement d’expliquer quelles initiatives seront prises pour défendre les droits de l’homme et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Nous serons heureux de vous fournir de plus amples informations si nécessaire. Une réponse peut être transmise aux 53 associations soussignées via le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, à info@vest-sahara.no.

    Une copie de cette lettre a été envoyée au Comité permanent des affaires étrangères du Parlement norvégien.

    Cordialement,

    Centre jeunesse, chef, Torleik Svelle
    Jeunesse démocrate chrétienne, leader, Edel-Marie Haukland
    Jeunes conservateurs norvégiens, chef, Ola Svenneby
    Red Youth, leader, Alberta Tennøe Bekkhus
    Jeunesse socialiste, leader, Synnøve Kronen Snyen
    La jeunesse du Parti du progrès, président, Andreas Simon Brännström
    La Ligue de la jeunesse ouvrière, dirigeante, Astrid Willa Eide Hoem
    Jeunes Verts de Norvège, porte-parole, Hulda Holtvedt
    Jeunes libéraux de Norvège, chef, Sondre Hansmark

    Changemaker, leader, Embla Regine Mathisen
    Conseil des relations œcuméniques et internationales de l’Église de Norvège, directeur international, Berit Hagen Agøy
    Étudiants conservateurs, chef, Andreas Oftedal
    Jeunesse européenne, président, Knut André Sande
    Forum pour l’environnement et le développement, directrice, Kathrine Sund-Henriksen
    Étudiants FO, animatrice, Iris Jansdottir Nordberg
    Industry Energy Youth, responsable, Charlotte Sæbjørnsen
    Industry Energy, leader, Frode Alfheim
    Commission internationale de juristes – Norvège, directrice, June Solbrække
    Legal Advice For Women (JURK), directeur, Bjørk Gudmundsdottir Jonassen
    Mental Health and Human Rights Info, directrice exécutive, Elisabeth Ng Langdal

    Union nationale des étudiants de Norvège, leader, Andreas Trohjell
    Fédération des étudiants chrétiens de Norvège, secrétaire générale, Aurora Marie Nome

    Norwegian Church Aid, secrétaire général, Dagfinn Høybråten
    Conseil norvégien pour l’Afrique, directeur, Aurora Nereid
    Association humaniste norvégienne, secrétaire général, Trond Enger
    Norwegian Humanist Youth, leader, Øistein Sommerfeldt Lysne
    Association norvégienne pour la paix, présidente, Irene Elise Hamborg
    Norwegian People’s Aid, secrétaire générale, Henriette Killi Westhrin
    Jeunesse rurale norvégienne, responsable, Inger Johanne Brandsrud
    Union norvégienne des gens de mer, chef, Johnny Hansen
    Forum social norvégien, présidente, Oda Sofie Heien Larsen
    Fonds d’assistance internationale pour les étudiants et universitaires norvégiens, dirigeante, Sunniva Folgen Høiskar
    Syndicat norvégien des travailleurs généraux, dirigeante, Anita Johansen
    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux – Jeunesse, leader, Mats Monsen

    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux, président, Mette Nord

    Syndicat norvégien des éducateurs sociaux et des travailleurs sociaux (FO), leader, Mimmi Kvisvik

    Operation Day’s Work, responsable, Sunniva Maria Roligheten
    Presse, leader, Lea Mariero
    Re: Act, chef, Sofie Patzke

    Solidarity Youth of Norwegian People’s Aid, responsable, Thea Tveter Lysvik
    Stephen Alliance International, secrétaire général, Edward Charles Brown
    Le syndicat des électriciens et des informaticiens, dirigeant, Jan Olav Andersen

    Association norvégienne des jeunes aveugles et malvoyants, président, Kristoffer Lium

    Le Syndicat norvégien de la fonction publique (NTL), président, Kjersti Barsok

    Le Syndicat norvégien des travailleurs de l’alimentation et des secteurs connexes Jeunesse, dirigeante, Masja Krogh

    Le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, directeur, Erik Hagen

    La Fondation Rafto, directeur exécutif, Jostein Hole Kobbeltvedt
    La Fédération unie des syndicats, président, Jørn Eggum
    Le YWCA-YMCA, directeur, Fredrik Glad-Gjernes
    Syndicat des employés du commerce et des bureaux, leader, Christopher Beckham

    Association des Nations Unies de Norvège, Secrétaire générale, Anne Cathrine da Silva

    Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, dirigeante, Liss Schanke
    Jeunes contre l’UE, Leader, Frankie Solberg Rød

    Source : Comité de soutien au Sahara Occidental, 1 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental : Quand le Maroc était contraint de reconnaître la RASD

    Fier de ses relations avec la France et l’Union Européenne, le Maroc a quitté l’OUA pour protester contre sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique.

    Irrité par le soutien constant de l’Union Africaine au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, il demande à la France de mobiliser ses pays satellites en vue d’amener l’organisation panafricaine à expulser la RASD.

    Après avoir essuyé un échec retentissant dans leur entreprise, ses alliés de la Françafrique lui conseillent de s’adhérer à l’UA pour mieux mener leur plan depuis l’intérieur de l’organisation. Seul bémol, le Maroc doit reconnaître la Charte de l’Union Africaine dont la RASD est membre fondateur. C’est ainsi qu’il a été contraint de reconnaître l’Etat sahraoui. En témoigne le décret royal que Mohamed VI a personnellement signé, officialisé de son sceau, portant explicitement la mention République Srabe Sahraouie Démocratique.

    Donc, le Maroc reconnaît officiellement un Etat africain qui a droit a signer des traités de défense commune avec l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, les trois puissances du continent africain. Le Makhzen n’a qu’à bien se tenir parce que la tournure des événements révèle la création de nouvelles alliances qui risquent de secouer le trône de Sa Majesté.

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : “Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies”

    LA JOURNALISTE GABRIELLE LEFÈVRE EST FORMELLE : Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies

    La journaliste a expliqué, dans un article intitulé « Sahara occidental : les armes ou la diplomatie ? », que la route ainsi créée permet de faire passer, vers la Mauritanie et l’Ouest de l’Afrique, les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés sahraouis. Le 13 novembre, l’armée marocaine a tiré sur des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant une brèche illégale dans le « mur » érigé par le Maroc pour enclaver les territoires sahraouis. « Cette brèche permet la circulation de camions à El-Guerguerat au Sud-Ouest du Sahara occidental, dans la zone tampon prévue par l’accord de cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU », a rappelé la journaliste basée à Bruxelles.

    Déjà lorsqu’en mars 2001, l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que « la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu », rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le « trafic commercial ou civil » dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré, dans son article, le fait que « le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination d’aller à son terme , annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale ».

    Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées « a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi) », à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi. Citant la France, qui, en premier sert ses intérêts économiques et militaires au Maroc-, Mme Lefèvre a également évoqué l’Espagne. Ce pays qui était la puissance colonisatrice du Sahara occidental, « a laissé le Maroc s’en emparer illégalement mais il reste légalement la puissance responsable du sort de son ancienne colonie ». Elle a rappelé à cet effet, que les intérêts économiques espagnols « priment là aussi sur le droit », et les intérêts politiques aussi « car l’Espagne entend bien garder sa souveraineté en territoire marocain, de Ceuta et Melilla, vestiges de l’empire colonial et points de passage terrestre entre le Maroc et l’Europe », et que ceci constituait un autre point de discorde entre les deux pays, « et peut-être un élément du chantage exercé par le Maroc sur l’Espagne ».

    La journaliste a appelé dans son article, l’Union européenne (UE) « qui prétend sans cesse défendre les valeurs onusiennes et le droit international », d’ »exercer une pression décisive » sur le Maroc, afin de rétablir la légalité internationale. « Elle en a le pouvoir », estime-t-elle, « encore faut-il qu’elle en ait la volonté politique », évoquant « son immense faiblesse » face aux violations meurtrières du droit international par Israël à l’encontre du peuple palestinien, « lui aussi occupé illégalement, lui aussi exploité et brimé, bombardé, séquestré ».

    Citant l’exemple de la Syrie et de l’Afghanistan, -attaqués par les États-Unis et des pays européens pour protéger des intérêts purement économiques-, Mme Lefèvre, estime que « notre monde décimé par une pandémie grave, à l’économie mondiale déstabilisée par cette catastrophe sanitaire », ne peut autoriser des conflits armés dont souffrent des populations civiles prises en otage.
    Mokhtar Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 2 déc 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara



  • Sahara Occidental : Le Maroc entre délire et contradictions

    IL TENTE UNE DIVERSION INOUÏE SUR LA VIOLATION DU CESSEZ-LE-FEU : Le Maroc entre délire et contradictions

    Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement sahraoui, Hamada Salma, a qualifié de ‘’délirante et contradictoire’’ la version du chef du gouvernement marocain sur la violation du cessez-le-feu par l’armée d’occupation marocaine, le 13 novembre à EL Guerguerat au Sud-ouest du Sahara occidental.
    Dans une déclaration de presse, M. Salma a indiqué que ‘’le Maroc n’a pas songé à l’impact et aux conséquences de son agression contre des civils sahraouis, une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu supervisé par l’ONU. Or, c’est l’État marocain qui a déclenché à nouveau la guerre, après une première guerre qui a duré 16 ans, avant que le Maroc ne signe un accord de paix ’’.
    Il a rappelé que ‘’le Front Polisario a conditionné son engagement au processus de paix à la tenue d’un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui’’.
    La déclaration du chef du gouvernement affirmant que d’une part son pays a mené une « opération de police » et d’autre part qu’il a déployé l’élite de son armée et de lourds matériels pour attaquer des civils sahraouis sans défense, prouve l’immense du paradoxe et la frustration de la partie marocaine’’, a-t-il relevé .
    Il a, en outre, rejeté sur le Maroc la responsabilité du retour au point de départ dans le conflit du Sahara occidental à travers ‘’ses dénis et ses retraits des engagements signés avec la Front Polisario, en vue d’organiser un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui’’.
    ‘’Cette fois-ci le gouvernement marocain n’aura pas la possibilité d’une trêve pour gagner plus de temps, après avoir entravé pendant 30 ans tous les efforts pour trouver une issue pacifique au conflit’’, a encore dit le responsable sahraoui.
    Le soutien international à la cause sahraouie se poursuit
    D’un autre côté, le groupe interparlementaire suisse de solidarité avec la Rasd a exprimé sa « préoccupation profonde au regard de la reprise de la guerre au Sahara occidental, après l’agression marocaine contre des civils sahraouis sans défense à El Guerguerat. ‘’Nous exprimons notre solidarité avec le peuple sahraoui dans la situation actuelle et condamnons les actes barbares commis par les forces d’occupation marocaines contre des civils et des militants sahraouis, ainsi que des prisonniers politiques sahraouis dans les geôles marocains’’, a déclaré le groupe. Réaffirmant leur soutien au FPolisario qui prouve ‘’son respect de la loi internationale et humanitaire, malgré les difficultés’’, le groupe d’amitié souligne le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.
    Les parlementaires suisses insistent sur la nécessité d’une « reprise des négociations pour éviter qu’une telle agression se reproduise. Négociations sous l’égide de l’ONU en vue de parvenir à une solution politique, garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».
    Enfin, le groupe parlementaire réitère son engagement de poursuivre ses actions de sensibilisation de la juste cause du peuple sahraoui en Suisse, en vue d’une reconnaissance des droits légitimes du peuple sahraoui et son représentant unique le Front Polisario.
    D’autre part, des organisations et personnalités politiques et parlementaires en Suède ont appelé le gouvernement suédois à mettre en œuvre la décision du Parlement, adoptée à l’unanimité en 2012, prévoyant la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), affirmant que la mise en œuvre de ladite décision sera « la réponse la plus forte à l’agression marocaine contre le peuple sahraoui ». Dans une lettre rendue publique lundi par les médias suédois, la société civile suédoise a appelé le gouvernement de son pays à « agir en urgence afin d’imposer l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, sous l’égide de l’ONU ».
    La lettre a, par ailleurs, appelé les Nations unies à « intervenir en vue de faire cesser les violations des droits de l’homme commises au quotidien contre des civils sahraouis sans défense et des prisonniers politiques dans les geôles marocaines ».
    Enfin, les auteurs de la lettre ont exhorté la Suède à « réactiver son rôle au sein de l’Union européenne (UE) à l’effet d’abroger tous les accords signés avec le Maroc incluant les territoires occupés du Sahara occidental ».
    M. B. 
    POUR CASSER LA CHAÎNE DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE SAHRAOUI : Le Maroc enrôle des Baltaguia
    Le représentant du Front Polisario en Suède et en Norvège, Heddi Kentaoui, a affirmé que l’occupant marocain enrôle des Baltaguia pour perturber les actions de solidarité organisées par la communauté sahraouie dans différents pays du monde.
    « Les autorités d’occupation marocaine n’ayant pas digéré les sit-in quotidiens des enfants de la communauté sahraouie dans tous les pays du monde, notamment en Europe, recrutent des pseudo partisans pour perturber la lutte pacifique du peuple sahraoui », a déclaré le diplomate sahraoui. Il a soutenu, à ce propos, que » les abjectes tentatives enregistrées en France et en Espagne visant à infiltrer les manifestants sahraouis ne sauraient entamer la détermination du peuple sahraoui à arracher sa liberté et à édifier son État indépendant sur l’ensemble de son territoire ».
    M. Heddi Kentaoui a ajouté à l’adresse du Maroc, « si vous avez des preuves il faut les faire prévaloir auprès des tribunaux et des instances internationales au lieu de recourir à des Baltaguia », car, a-t-il affirmé « les Sahraouis ne s’arrêteront pas de dénoncer l’occupation et de revendiquer le droit à l’autodétermination ». « Les actes d’hostilité marocains contre la communauté sahraouie témoignent du choc suscité par les victoires de l’Armée sahraouie le long du mur de Sable », a-t-il expliqué. Il a souligné que « l’occupant marocain est entrée, depuis le retour du peuple sahraoui à la lutte armée le 13 novembre courant, dans un état d’hystérie, en ce sens qu’il ne s’attendait pas à une riposte du Polisario, après 30 ans de patience et de volonté à privilégier un règlement politique ». Pour le représentant du Front Polisario le retour à la lutte armée a été imposé au peuple sahraoui pour se défendre et arracher son indépendance après toutes les violations marocaines continues des résolutions de l’ONU, de l’Union africaine (UA) et de la Cour internationale de justice (CIJ) ainsi que des traités et accords signés avec la partie sahraouie ». Il a souligné aussi que « le Maroc cherche à imposer le fait accompli au service de ses intérêts et de ceux de ses alliés, à travers le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui et son extermination programmée ». Affirmant que « l’édification d’un Maghreb des peuples ne saurait se faire avec la persistance d’une mentalité coloniale focalisée sur le pillage de la richesse des peuples », le diplomate sahraoui a affirmé que « les jours de l’occupation marocaine au Sahara occidental sont comptés, après que ses pratiques agressives et ses ambitions expansionnistes ont été mises à nues ».
    M. B.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Le port d'Alger est-il menacé?

    Les Émirats Israël Unis considèrent désormais comme étant une « menace » les Algériens tout comme les Iraniens, les Libanais, les Irakiens… entre autres, leur interdisant toute entrée sur le sol émirati qui s’ouvre grand sur les sionistes.

    Cela veut dire que l’Accord d’Abraham qui se veut le cadre d’une coalition militaire anti-Iran pour cause de plus de 40 ans de bataille contre Israël voit aussi à travers l’Algérie un « ennemi à abattre ». D’où d’ailleurs les agissements du régime émirati en Libye tout au long du printemps et de l’été aux côtés d’Israël et ce, dans le strict objectif de déstabiliser les frontières algériennes ou encore cette décision éclair d’ouvrir un consulat au Sahara-Occidental qui a allumé la mèche du conflit Maroc-Polisario.
    Mais pour qui l’Algérie est-elle une « menace » ? Souvenons-nous de la visite à Alger de Donald Rumsfeld, alors Secrétaire d’État à la défense en février 2006, en émissaire du Président Bush, s’inquiétant du programme de modernisation de la marine de guerre algérienne et de sa capacité future à contrôler le trafic maritime israélien, particulièrement dense au large des côtes méditerranéennes, tant les sionistes sont extrêmement dépendants de leurs approvisionnements par la mer.
    Le souci n’est pas né de rien alors qu’en 1973 les forces antiaériennes et anti-maritimes algériennes montraient déjà leurs capacités techniques à atteindre des objectifs de haute altitude et au large des côtes égyptiennes obligeants navires et cargos aériens américains appliqués en ravitaillements soutenus de Tel-Aviv, à se tenir à bonne distance de l’espace aérien et maritime du Caire.
    Résultat de la visite de Donald Rumsfeld en 2006 : la signature en 2008 d’une joint-venture entre EPAL (Entreprise Portuaire d’Alger) et DWP (Dubai World Port) aux fins de gérer les ports d’Alger et de Djendjen et qui a toujours cours.
    Les Algériens devront en comprendre mieux aujourd’hui la finalité cachée. Ce combat d’Israël contre l’Algérie, s’il se dissimulait hier derrière des coopérations dites « gagnantes-gagnantes » avec le partenaire émirati en missions commandées, se transforme aujourd’hui en mode ouvert, la guerre marocaine au Sahara en étant la preuve.
    Mais les Émirats Israël unis en resteront-ils là ? Les bombardements incessants de Tripoli par les forces aériennes émiraties, le financement par Abou Dhabi des armes qui coulent à flots en Libye, puis le Sahara prouvent que non. Ces agissements procèdent de la même stratégie que celle appliquée au Liban, au Yémen, contre l’Irak et contre l’Iran….. les ports algériens sont en danger… Après les incidents de forêt, rien ne dit que le scénario beyrouthin ne se verrait pas son pendant en Algérie. 
  • Le Maroc s'en prend à l'Algérie pour cacher sa déroute militaire au Sahara Occidental

    IL ATTAQUE L’ALGÉRIE ET SON PRÉSIDENT POUR CACHER SA DÉROUTE MILITAIRE ET LE DÉSARROI DU PEUPLE MAROCAIN : Diversion révolue du Makhzen !

    Le dernier communiqué de la présidence de la République sur l’état de santé du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est une grosse claque infligée au makhzen marocain, ses soutiens sionistes et ses relais dans le monde. En effet, nos voisins de l’Ouest qui versent dans une véritable œuvre de déstabilisation de notre pays via une large campagne de désinformation sont déroutés par la teneur du dernier message sur la santé du président de la République, annoncé bientôt de retour au pays.
    Quelle parade va emprunter le makhzen pour rebondir, lui qui a fait du mensonge une arme et qui vient d’être désarçonné par la réalité. Les attaques qui se sont exacerbées depuis la maladie de M. Tebboune sont en réalité un épais nuage de fumée pour faire diversion et cacher au peuple marocain les difficultés qui l’attendent quand il s’agira d’engager le débat sur la succession pour le trône et sur les pertes que subissent, au quotidien, les forces marocaines d’occupation au Sahara occidental. Le makhzen ne semble reculer devant rien, et pour verser sa haine sur l’Algérie il n’hésite pas à recourir à l’arsenal de la guerre médiatique et de désinformation. Utilisant des cabinets et autre agences proches des milieux sionistes, qui excellent dans la manipulation de l’image et du son pour confectionner des fake-news qui ciblent l’Algérie et son peuple, ces mensonges sont fabriqués en quantité industrielle pour faire vrai. « Plus la couleuvre est grosse et plus le faux passera mieux », semble être la devise des concepteurs des dernières attaques contre notre pays. Il ne recule devant rien. D’ailleurs, en parallèle à cette guerre de désinformation, des sites algériens sont piratés, voire bloqués pour certains, ce qui laisse supposer que le Maroc ne règle pas seulement ses problèmes avec l’Algérie, mais semble affairé à cacher une dure réalité que vit le royaume, dont l’économie est fortement impactée par la pandémie, par la crise économique que vit l’Europe, par les pertes enregistrées par son armée au Sahara occidental et par la guerre de succession qui fait rage dans la famille royale.
    Un épais écran de fumée pour faire diversion
    Les attaques de makhzen contre notre pays sont en réalité une façon pour lui de faire diversion et pousser les sujets de sa majesté à détourner leur regard des difficultés qu’ils vivent et à venir. La désinformation orchestrée par les cellules de la propagande marocaine s’est exacerbée ces derniers temps avec l’appui avéré de certains cercles sionistes connus dans la région. Il serait naïf de croire qu’elle a débuté depuis l’annonce de la maladie du président de la République. Elle a débuté depuis des années et ne semble pas près de connaitre un répit tant qu’elle profite au palais royal et au Makhzen. Le parlement marocain qui est traversée par des courants connus pour leur haine viscérale contre l’Algérie, s’apprête à voter une loi qui permettra aux subsahariens d’accéder à la nationalité marocaine. Cela permettra aux forces royales de disposer d’une chair à canon à bas prix, qu’il mobilisera dans sa guerre contre le peuple sahraoui. C’est une réminiscence du temps des colonies que le Maroc a pris à son compte, pour gonfler les effectifs de sa soldatesque dont les rangs connaissent des défections en cascade. Et si durant la période coloniale les jeunes conscrits avaient crapahuté en Indochine et en Europe pour battre le nazisme, ce n’était pas de gaieté de cœur. Ils étaient obligés par la puissance coloniale de combattre pour le drapeau français.
    Le Maroc s’apprête lui aussi à composer un corps expéditionnaire composé de légionnaires subsahariens recrutés pour échapper à la faim et au dénuement. C’est une véritable armée de mercenaires qui est en train de se mettre en place au Maroc et qui pourrait servir dans la guerre qu’il mène contre le peuple sahraoui et accessoirement servir les intérêts d’Israël, servir au Sahel pour protéger les intérêts des grosses multinationales et même ailleurs là où les intérêts des soutiens du palais se font sentir.
    Une sale guerre qui a montré ses limites
    Le makhzen est appelé à donner des explications concernant la mort suspecte du consul général de France à Rabat découvert mort dans une chambre d’hôtel et sa relation supposée avec la reine, volontairement effacée de l’entourage de la famille royale depuis des années. Il doit expliquer le volume des pertes que ses forces d’occupation subissent au quotidien au Sahara occidental. Il doit trouver la parade pour parer aux éventuelles fermetures de plusieurs usines d’investisseurs européens séduits par les avantages que leur offrait le pays, mais qu’il ne peut plus aujourd’hui assumer. Il doit trouver l’astuce, constitutionnelle, pour régler la guerre de succession à M6 qui fait rage dans tout le sérail du palais et dans la famille royale. Il doit défendre sa position dans le dossier du Sahara occidental et surtout justifier son coup de force à Guerguerat. Et il doit en plus trouver comment faire avaler la pilule de la normalisation avec l’état hébreu au peuple marocain.
    Ce sont autant de défis qu’il se devait de relever, mais auxquels il tente de se soustraire en faisant diversion en s’attaquant à son voisin de l’Est. Une tactique usitée mais qui a toujours montré ses limites, puisque les difficultés que vit le peuple marocain reviendront comme un boomerang frapper à la face les concepteurs de cette sale guerre dans laquelle il s’est empêtré.
    Slimane Ben
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Sahara Occidental : Non à la guerre, oui au référendum

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Non à la guerre, oui au référendum

    Plus de 100 Sahraouis ont planté et construit des tentes dans la partie démilitarisée de Guerguerat le 20 octobre. Une action de résistance civile non violente pour exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines; d’appeler à la tenue d’un référendum par la MINURSO; et dénoncer une brèche illégale que le Maroc a ouverte dans le mur de séparation, agissant délibérément contre l’accord de cessez-le-feu militaire numéro un de 1991 entre le Polisario et le Maroc signé sous les auspices des Nations Unies Uni. La manifestation a duré 23 jours.

    En réponse à cette action civile et non violente, le 13 novembre, une unité de l’armée marocaine a ouvert trois nouvelles brèches dans le mur, à l’ouest de Guerguerat, avec pour mission de disperser les manifestants. Cette action a conduit à une nouvelle violation du cessez-le-feu convenu. Ainsi, le Front Polisario – mouvement de libération nationale sahraoui – a répondu en attaquant les postes militaires marocains le long du mur qui divise le Sahara occidental.

    Le peuple sahraoui des différentes villes du Sahara occidental s’est mobilisé pour dénoncer l’agression marocaine contre les manifestants et réclamer un Sahara libre. Le Maroc, pour sa part, a accru son déploiement militaire et policier, réprimant toutes les mobilisations dans les différentes villes des territoires occupés et provoquant des incidents violant les droits humains fondamentaux: harcèlement et abus des journalistes sahraouis, persécution des militants et le blocage de leurs maisons, des détentions irrégulières qui maintiennent les gens dans l’isolement et un recours disproportionné à la force pour disperser les manifestations.

    Face à cette situation, de Novact:

    NOUS DÉNONCONS l’agression marocaine contre les manifestants non violents dans la région de Guerguerat et la violation qui en a résultée de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991.

    Nous exigeons une clarification des responsabilités pour les violations des droits de l’homme que les forces militaires marocaines commettent ces jours-ci contre les civils sahraouis dans les territoires occupés, ainsi que la surveillance policière que le Maroc impose aux militants sahraouis. À certaines occasions, empêcher les militants de quitter le territoire, comme cela s’est produit dans le cas de la défenseuse des droits humains Aminatou Haidar qui s’est vu refuser l’embarquement aux îles Canaries depuis El Aaiun occupée mercredi dernier 18 de novembre. Mais aussi sur la base d’arrestations arbitraires à l’arrivée dans le pays, comme cela est arrivé à la militante Sultana Khaya à l’entrée de Boujdour, alors qu’elle rentrait d’Espagne.

    NOUS DEMANDONS à la communauté internationale une action urgente face à la situation désastreuse au Sahara occidental et aux conséquences possibles de la reprise d’un conflit armé dans la région. L’Organisation des Nations Unies doit assumer son rôle dans ce conflit et veiller à ce que le référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui déjà convenu se tienne le plus tôt possible conformément à ses résolutions.

    NOUS APPELONS la responsabilité de l’Etat espagnol (l’Espagne est toujours la puissance administrative du Sahara Occidental) et nous appelons à son intervention pour que le droit international soit respecté et que le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui soit organisé.

    De notre côté, nous continuerons d’œuvrer, avec nos partenaires sahraouis, à dénoncer les violations des droits de l’homme et l’appropriation illégale des ressources naturelles au Sahara occidental. Nous continuerons également à soutenir les organisations et militants sahraouis qui se sont engagés dans des stratégies de lutte non violente et de défense civile comme outil de transformation sociale du conflit. Nous continuerons de nous joindre aux manifestations et actions nationales et internationales qui témoignent de leur solidarité avec le Sahara occidental pour parvenir à un cessez-le-feu, comme un pas vers une paix juste, sans répression ni occupation.

    Nous réitérerons clairement : “Non à la guerre, oui au référendum”.

    Source : novact.org

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Les Emirats menacent, l’Algérie riposte!

    Le conflit que le Maroc vient de déclencher au Sahara occidental, à l’instigation des Emirats, ferait-il écho à l’excès de fièvre pro-Israel d’Abou Dhabi?

    On sait que tout a commencé avec l’ouverture d’un consulat émirati au Sahara, puis l’occupation militaire de Guerguerat, zone tampon avec en toile de fond la rupture de la trêve avec le Front Polisario. Le site Maghreb Intelligence estime que juste avant les Emirats avaient menacé l’Algérie et que celle-ci avait bien répondu à ces menaces.

    Le site d’information Maghreb Intelligence fait allusion à de vives tensions éclatées entre l’Algérie et les Emirats Arabes Unis après les critiques directes des dirigeants algériens contre le compromis entre Abou Dhabi et Tel-Aviv. Ces critiques auraient même provoqué la panique à Abou Dhabi et des menaces ont fusé dans la foulée. En effet, ” le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a récemment pointé du doigt les EAU pour la normalisation des relations avec Tel-Aviv, ce qui n’a guère plu aux Emiratis” dont le rôle dans le dossier libyen n’a pas non plus été apprécié par Alger.

    Al-Quds Al-Arab reprend cette information à sa manière et le met au goût de ses tendances “Frères musulmans”. Selon lui, la colère d’Abou Dhabi viendrait du fait qu’Alger aurait choisi de se rapprocher de la Turquie et de sa position en Méditerranée. Mais à vrai dire, c’est la ligne anti-israélienne des Algériens, leur soutien irréfragable à la cause palestinienne qui se trouve à l’origine des agissements émiratis au Sahara-occidental, zone considérée comme profondeur stratégique algérienne. Les tensions entre les deux pays se sont d’ailleurs intensifiées à la suite des remarques d’Abdelmajid Tebounne sur les pays qui “se sont résignés à un compromis avec Israël”, l’allusion allant évidemment droit vers les EAU : ” Aussitôt après, les canaux diplomatiques officieux des EAU auraient envoyé un message de menace et de colère à Alger. Abdelmadjid Tebboune a condamné en effet et à plusieurs reprises la normalisation des relations avec le régime d’Israël, en soulignant que le peuple et le gouvernement algériens “soutiendraient le peuple palestinien, ses aspirations et sa résistance contre le régime d’occupation”.

    La menace du prince héritier des EAU, Mohammed ben Zayed serait même parvenu au président Tebboune par l’intermédiaire de l’ancien attaché militaire algérien et chef de la sécurité intérieure du pays, le général Al-Ghani Rachedi.

    « Abou Dhabi a déclaré ne pas hésiter même une seconde à imposer des sanctions économiques et politiques à l’Algérie, dans le cas où celle-ci continue de s’opposer aux politiques des EAU », selon ce message que cite Maghreb Intelligence qui poursuit : ” Abou Dhabi a menacé de suspendre sa coopération économique et bilatérale avec Alger, dans le cas où Alger continue les politiques qu’Abou Dhabi estime « anti-émiraties ».

    Dans cette même ligne, les médias algériens rapportent la toute récente décision des Emirats d’interdire l’entrée des ressortissants algériens sur le sol emirati; Une interdiction que l’Ami golfien d’Israël étend à quelques autres pays, sans doute dans l’espoir d’appuyer Tel-Aviv dans sa quête de survie au Moyen-Orient et au Maghreb. «Conformément à la dernière circulaire publiée par le service de l’immigration, les demandes de visa d’entrée au pays, y compris les visas de travail, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre pour les nationalités des pays suivants : Yémen, Syrie, Irak, Libye, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Liban, Kenya, Tunisie, Algérie, Turquie et Iran», affirment les médias algériens.

    “Cette décision est un avertissement : l’Algérie figure au nombre des pays souverains qui ne se soumettront jamais au diktat du sionisme. Depuis que la mèche est allumée au Sahara, il n’est plus permis d’hésiter. Alger devra couper les ponts avec le Cheval de Troie que sont les Emirats, leur retirer le contrôle de ses ports. Mohamed Ben Zayed a essayé de faire pression sur l’Algérie au début de l’année par le biais des dossiers économiques, les Emirats espéraient pouvoir avoir la haute main sur l’économie algérienne, nourrissant de grandes ambitions dans le pays, notamment à travers les sociétés de tabacs et de gestion des ports, ainsi que leur médiation avec les Allemands pour le montage des véhicules militaires et civils, mais le ministère de la Défense algérien a repoussé cette entreprise hégémonique émiratie. Désormais c’est dans le sens de la normalisation avec Israël qu’Abou Dhabi conduira ses pression et la sortie “saharouie” est une dérive fort dangereuse puisque l’affaire vise directement la profondeur stratégique de l’Algérie”, estime Kaanani Moghadam, l’analyste et spécialiste iranien du Maghreb.

    Source : ParsToday, 24 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental-El Guerguerat: une bouchée empoisonnée.


    Alien Habib Kentaoui. – 01/12/2020 – ECSaharaui

    La deuxième guerre sahraoui-marocaine a éclaté. L’avenir de la coexistence et de la paix régionale dépend de ses résultats. Opinion exprimée par des experts du conflit et conviction bien ancrée des habitants du peuple sahraoui qui partagent dans leur propre chair la douleur de l’aiguillon de l’expansionnisme.

    Si à la fin du 16ème siècle l’avidité de l’expansionnisme marocain était les salines de Tagaza, le contrôle de l’or et le fabuleux pôle commercial du Mali. Aujourd’hui, ce sont les grands gisements de phosphate de Boucra, les zones de pêche du Sahara Occidental et les immenses réserves de fer de Jbeilat en Algérie et de Zuerat en Mauritanie. La boulimie insatiable s’aggrave, et le déplacement des frontières du Maroc ne prendra fin que là où les ressources s’arrêtent, ou là où commence la force de celui qui est menacé. Des mesures sont prises pour le tellure et d’autres minéraux rares sur les côtes canaries-sahariennes. Il y a une panique réprimée dans les think tanks espagnols.

    Les arguments bruts ne manquent pas. L’histoire a été falsifiée hier; aujourd’hui, le Maroc découvre ses «racines coupées de l’Afrique» et un besoin urgent se fait sentir de la contiguïté des frontières avec l’Afrique noire. Aujourd’hui, c’est El Guerguerat. Demain ce sera Rosso, Walata et Borj El Mohktar et In Guezzam dans l’extrême sud de la Mauritanie et l’Algérie respectivement. Les îles Canaries pour l’attrait appétissant des minéraux récemment découverts, seraient bientôt incluses dans le panier de l’empire chimérique. Des théories sauvages verront le jour: l’extension naturelle du plateau continental marocain, ou une origine berbère mythique de la population Guanche. Les milles maritimes commencent à s’étirer vers les îles. Il n’y a que le bourbier de l’aventure du Sahara qui empêche un tsunami imminent.

    La nouvelle confrontation est existentielle, pas seulement pour le peuple sahraoui. Cette fois, l’indifférence ou l’impartialité des voisins serait un suicide stratégique.

    L’impassibilité de la communauté internationale, a donné des ailes à l’expansionnisme marocain, réduit les résolutions de l’Assemblée générale sur le Sahara occidental en papier mort, le verdict de la Cour internationale de justice devenu obsolète, le contenu l’avis de la Cour européenne de Justice vidé et le plan de réglement converti en processus sans fin. Trois décennies d’attente, de patience et de bonne volonté du peuple sahraoui ridiculisées; tandis que la répression, le pillage des ressources naturelles et le défi étaient récompensés par les prétendus gardiens du temple de la légalité. Pour le comble de la déception, la Minurso confond sa mission d’organiser un référendum d’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental avec celle de surveiller le transit des business illicites á El Guerguerat, et d’acquiescer aux caprices de l’occupant.

    Peut-être, dans toute l’histoire des Nations Unies, personne ne surpasserait le respect et la vénération manifestés par le peuple sahraoui envers cette organisation internationale, et peut-être que rien ne surpasserait l’affront montré par l’ONU envers le peuple sahraoui. Sa déférence et sa confiance dans la légalité internationale ont été interprétées comme de la naïveté et sa flexibilité et sa recherche d’une solution pacifique comme une faiblesse. La seule voie qu’on lui a laissé est un cri d’exaspération et un retour aux armes: l’option la plus détestée. Peut-être la plus honorable dans une telle situation.

    Rabat encouragé, se lance dans la malheureuse opération Guerguerat; il fantasme que son occupation du territoire sahraoui était accomplie et légitime. Sans ennui, dans une alliance impie, un clan sinistre se rassemble en célébrations. Le berceau de la révolution en Europe bénit l’épouvantail avec son «égalité, liberté et fraternité» périmée; l’ex-puissance coloniale, constamment trompée, insaisissable et complice, ne cesse de crier olé, olé! ; Depuis le Moyen-Orient, Ali Baba et ses sbires rejoignent la meute au nom de la solidarité monarchique; d’autres flairent en attendant des promesses juteuses d’un festin hypothétique. Terrifiés, ils sont effrayés par le rugissement incroyable et soudain du peuple sahraoui. Le Maroc, horrifié se tait, se rend compte tardivement du danger de vendre la peau du lion avant de le chasser.

    Le monde est surpris par la détermination, l’unité et la ténacité du peuple sahraoui. Une fois de plus, il confond les analyses classiques et les stratèges de bureau. Les fausses illusions de parier sur sa fatigue et sa démoralisation s’estompent. El Guerguerat devient la grande erreur stratégique du Maroc.

    Qui sème le vent récolte les tempêtes!

    Source : ECSaharaui

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, Western Sahara

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara


  • Sociedad civil sueca: el reconocimiento de la RASD es la respuesta más firme a la agresión marroquí contra el Sahara Occidental

    Organizaciones y personalidades políticas y parlamentarias en Suecia pidieron el lunes al gobierno sueco que cumpla la decisión del parlamento, adoptada por unanimidad en 2012, que prevé el reconocimiento de la República Árabe Saharaui Democrática (RASD), afirmando que el cumplimiento de dicha decisión será “la respuesta más contundente a la agresión marroquí contra el pueblo saharaui”.

    En una carta hecha pública el lunes por los medios suecos, la sociedad civil sueca pidió al Gobierno de su país que “actúe con urgencia para imponer la organización de un referéndum de autodeterminación en Sáhara Occidental, bajo los auspicios de la ONU “.
    La carta también pedía a la ONU que “intervenga para poner fin a las violaciones de derechos humanos cometidas a diario contra civiles saharauis indefensos y presos políticos en las cárceles marroquíes”.
    Finalmente, los autores de dicho mensaje instaron a Suecia a “reactivar su papel dentro de la Unión Europea (UE), para derogar todos los acuerdos firmados con Marruecos que incluyen los territorios ocupados del Sahara Occidental”.
    Cabe señalar que el Ejército de Liberación Popular Saharaui (APLS) lanzó intensos ataques a lo largo del muro de la vergüenza, dirigidos a varios sitios de atrincheramiento de las fuerzas de ocupación marroquíes tras la violación marroquí del acuerdo del alto el fuego al disparar contra civiles saharauis indefensos que se manifestaron pacíficamente frente a la brecha ilegal de El Guerguerat.
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara