Le royaume du Maroc est encore sous protectorat de la France. Sa dépendance s’est même étendue depuis quelques décennies à l’aide israélienne, notamment militaire et à l’aide des pays du golfe, notamment financière. Trahison puis allégeance n’étant pas incompatibles aux demandeurs d’une protection !*
Tag: Sahara Occidental
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Maroc : Protectorat et indépendance
Les anciennes colonies françaises ont combattu pour acquérir leur indépendance dans des guerres meurtrières. Les anciens protectorats n’ont pas été aussi loin dans leur lutte et sont restés plus ou moins attaché à leurs « protecteurs ». Ce protectorat de fait, mais jamais nommément cité, permet à la France de poursuivre sa politique « France-Afrique ».Le pouvoir marocain se satisfait de cet état au point de proposer depuis des années aux « territoires du Sud » un plan d’autonomie sous autorité chérifienne, là encore une forme de protectorat, déclinaison du principe des poupées russes, qui a bien sûr l’aval de la France. Demeurer protecteur d’un protecteur permet de garder dans l’ombre une main paternaliste et dirigeante sur la situation.C’est pourquoi les Sahraouis souhaitent un référendum d’autodétermination dont le résultat permettrait une réelle indépendance. Une indépendance proposée par l’ONU dans le cadre de la décolonisation. Il ne faut donc pas confondre plan d’autonomie marocain et référendum d’autodétermination proposé par l’ONU. En tant que membre permanent du conseil de sécurité la France devrait logiquement soutenir cette option onusienne. Elle tient en fait un double discours de confusion : Celui de soutenir le plan d’autonomie marocain et d’autre part de s’en remettre aux décisions de l’ONU, décisions qu’elle sape à la fois par un lobbying diplomatique et en s’opposant par veto ou abstention aux décisions du conseil de sécurité qui ne peuvent s’appliquer qu’à la majorité absolue.L’interdépendance de tous les pays est aujourd’hui plus que jamais une réalité, la mondialisation l’atteste. L’absence de ressources ou le sacrifice de certaines d’entre elles dans le deal des accords internationaux met en place une dépendance économique dont les crises environnementales et sanitaires montrent les limites. Et la frontière reste ténue entre dépendance économique et dépendance géostratégique, voire politique.Le royaume du Maroc est encore sous protectorat de la France. Sa dépendance s’est même étendue depuis quelques décennies à l’aide israélienne, notamment militaire et à l’aide des pays du golfe, notamment financière. Trahison puis allégeance n’étant pas incompatibles aux demandeurs d’une protection !*Les anciennes colonies françaises ont combattu pour acquérir leur indépendance dans des guerres meurtrières. Les anciens protectorats n’ont pas été aussi loin dans leur lutte et sont restés plus ou moins attaché à leurs « protecteurs ». Ce protectorat de fait, mais jamais nommément cité, permet à la France de poursuivre sa politique « France-Afrique ».Le pouvoir marocain se satisfait de cet état au point de proposer depuis des années aux « territoires du Sud » un plan d’autonomie sous autorité chérifienne, là encore une forme de protectorat, déclinaison du principe des poupées russes, qui a bien sûr l’aval de la France. Demeurer protecteur d’un protecteur permet de garder dans l’ombre une main paternaliste et dirigeante sur la situation.C’est pourquoi les Sahraouis souhaitent un référendum d’autodétermination dont le résultat permettrait une réelle indépendance. Une indépendance proposée par l’ONU dans le cadre de la décolonisation. Il ne faut donc pas confondre plan d’autonomie marocain et référendum d’autodétermination proposé par l’ONU. En tant que membre permanent du conseil de sécurité la France devrait logiquement soutenir cette option onusienne. Elle tient en fait un double discours de confusion : Celui de soutenir le plan d’autonomie marocain et d’autre part de s’en remettre aux décisions de l’ONU, décisions qu’elle sape à la fois par un lobbying diplomatique et en s’opposant par veto ou abstention aux décisions du conseil de sécurité qui ne peuvent s’appliquer qu’à la majorité absolue.L’interdépendance de tous les pays est aujourd’hui plus que jamais une réalité, la mondialisation l’atteste. L’absence de ressources ou le sacrifice de certaines d’entre elles dans le deal des accords internationaux met en place une dépendance économique dont les crises environnementales et sanitaires montrent les limites. Et la frontière reste ténue entre dépendance économique et dépendance géostratégique, voire politique.Les ressources en matières premières du Sahara Occidental (Phosphate et pétrole off-shore), ses ressources halieutiques et agricoles, – dont le pillage condamné par la justice internationale continue malgré tout -, limite la dépendance marocaine en cas de plan d’autonomisation, pas en cas de référendum d’autodétermination favorable au peuple sahraoui. Le makhzen est tiraillé entre deux contradictions qui lui permettraient de demeurer une puissance, son expansionnisme délirant (l’ayant conduit à revendiquer la Mauritanie, une partie du Sénégal et de l’Algérie, le Sahara Occidental) et sa dépendance d’ancien protectorat.L’objectif du pouvoir marocain était de passer d’un état de colonialisme occupant le territoire du Sahara Occidental condamné mais hypocritement admis par les instances internationales à un état de protectorat lui garantissant « le timbre et le drapeau » (dixit Hassan II), c’est-à-dire excluant toute réelle autonomie interne.L’époque où le Maroc, comme le disait Hassan II, était dans une position confortable et n’était pas pressé : « Le Maroc n’est pas assis sur une baïonnette mais sur un rocking chair » (Hassan II) semble révolue.Depuis des années le Maroc, soutenu par la France, fait obstruction au calendrier international du processus de décolonisation et « grignote » jusqu’aux accords qu’il a signés. La brèche de Guerguerat aura été, dix années après Gdeim Izik, l’ultime provocation d’une politique coloniale actuelle ou d’un protectorat souhaité de la part du Maroc.La France ne retrouvera pas sa dignité, depuis longtemps perdue avec son image effacée de nation défendant les Droits Humains. On peut juste espérer qu’elle puisse enfin respecter le Droit.En reprenant les armes, le peuple sahraoui continue d’affirmer son désir d’indépendance, sachant pour l’avoir déjà vécu dans sa chair à quels sacrifices il lui faudra consentir.Jean-François DebargueLe 18 novembre 2020* Trahison d’Hassan II envers la ligue arabe permettant à Israël d’être prévenu de la guerre des 6 jours.Source : Entre les lignes entre les mots, 2 déc 2020#Maroc #France #Protectorat -
Sahara Occidental : Donner vie aux textes juridiques et condamner le crime de colonisation par peuplement
« La multitude des droits reconnus aux Sahrahouis contraste cependant avec la rareté de leur mise en application dans les prétoires de par le monde. A tel point que l’on en vient à se demander si ce ne sont pas les systèmes judiciaires nationaux et internationaux eux-mêmes qui en seraient la cause, en ce qu’ils ne fourniraient pas de cénacle approprié à la mise en œuvre des droits que leurs systèmes juridiques prétendent protéger »Antoine Quéré interroge en regard du droit (français, européen, international) les qualifications possibles des pratiques des sociétés françaises au Sahara occidental, inscrit en 1963 sur la liste des « territoires non-autonomes » de l’ONU, territoire occupé par l’Etat marocain, territoire revendiqué par le Front Polisario et la République Arabe Sahraouie Démocratique.L’auteur revient sur l’histoire de ces territoires en particulier après la colonisation par le Roi d’Espagne à la fin du XIXème siècle.Il me semble important de souligner la Mission des Nation Unies pour un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) et que « Ce référendum n’a jamais été mis en œuvre en raison de désaccords des parties sur la constitution des listes électorales ». Les colonisateurs ne reconnaissent jamais la légitimité des seules populations colonisées pour leur autodétermination.Antoine Quéré parle aussi du rapport de la diplomatie française avec cette question, dont la non-reconnaissance de l’existence de l’Etat sahraoui et des conséquences possibles en termes de « qualification de l’infraction de participation au transfert de population en territoire occupé ». A noter que ce « crime de transfert de population occupé » a été reconnu dans d’autres situations d’occupation dont celle des colonies israéliennes…« Notre étude se focalisera sur les entreprises françaises personnes morales ayant des activités économiques au Sahara Occidental et donc sur les organes et représentants qui peuvent être des personnes physiques ». Antoine Quéré aborde les activités économiques, les ressources en phosphates, les ressources halieutiques, l’utilisation du sable et du sel, l’eau des nappes phréatiques, la prospection de pétrole, la question des ventes d’armes…Il discute très en détail du domaine juridique, de « crime de transfert de population en territoire occupé », de « crime de colonisation de peuplement », de « territoire occupé », de « conflit armé international », de Conventions internationales, de la Déclaration du Caire des droits de l’homme en islam (5 août 1990) signée par le Maroc qui énonce entre autres : « La colonisation, sous toutes ses formes, est strictement prohibée en tant qu’une des pires formes d’asservissement. Les peuples qui en sont victimes ont le droit absolu de s’en affranchir et de rétablir leur autodétermination. Tous les Etats et peuples ont le devoir de les soutenir dans leur lutte pour l’élimination de toutes les formes de colonisations et d’occupation. Tous les peuples ont le droit de conserver leur identité propre et de disposer de leurs richesses et de leurs ressources naturelles ».L’auteur traite de multiples questions liées aux précédentes, de la conjugaison de « la liberté de commerce » avec le respect du droit à l’autodétermination des peuples et à leur souveraineté territoriale, de la « qualification de la situation géopolitique au Sahara Occidental », de la responsabilité pénale des entreprises françaises pour leurs activités en lien avec le Sahara Occidental…Il aborde, entre autres, l’imbroglio lexical et le contournement d’un terme tabou « occupation », des décisions internationales équivoques, des décisions administratives « en soutien de la diplomatie française », le constat « d’une occupation notoire issue d’un conflit armé international », l’élément moral du « crime constitué par la publicité de l’occupation »…« Notre deuxième partie vise donc à démontrer que d’une part des entreprises françaises participeraient au transfert de Marocains au Sahara Occidental et que d’autre part, le crime de colonisation pourrait leur être imputé. Démontrer l’imputation, c’est à dire le rattachement entre l’acte interdit (le transfert qu’il s’agira de prouver) et l’auteur (les entreprises transnationales françaises), est un défi juridique ».Je ne vais pas aborder les différentes questions et les réponses possibles proposées par l’auteur dans cette seconde partie. Je me contente de souligner un problème plus général, la construction institutionnelle et juridique de l’irresponsabilité des personnes morales, des conseils d’administration et des grands actionnaires des firmes transnationales (cela est aussi vrai pour toutes les formes de sociétés commerciales dites à responsabilités limitées des actionnaires SARL, SAS, SA). Ce sujet bien évidement dépasse le cadre du Sahara Occidental. Je l’ai récemment évoqué à propos des agissements de Total en Ouganda et en Tanzanie (https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/19/le-petrole-contre-les-droits-humains/).« L’occupation du Sahara Occidental par le Maroc est légitimée grâce aux investissements étrangers qui développent ainsi ses prétendues « provinces du Sud ». Parmi ces investissements et activités économiques figurent ceux des entreprises transnationales française, présentes au Sahara Occidental. Certaines de leurs activités semblent s’apparenter à une participation au transfert, direct ou indirect et par une puissance occupante, d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe. C’est un crime de guerre selon l’article 421-26 du Code pénal et la responsabilité pénale des entreprises française pourrait vraisemblablement être engagée ».Antoine Quéré : Crime de colonisation par peuplementEtude de cas sur les activités économiques de sentreprises françaises au Sahara OccidentalApso Editions, Aubagne 2020, 96 pages, 8 eurosDidier EpsztajnSource : Entre les lignes entre les mots, 2 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc
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Sahara Occidental : Alconchel y Lobato muestran su apoyo hacia el pueblo saharaui ante la situación actual
El alcalde de Los Barrios, Miguel Alconchel, y la delegada de Bienestar Social, Sara Lobato, han mantenido una reunión con miembros de la Federación Andaluza de Asociaciones Solidarias con el Sáhara (FANDAS) para mostrarles su preocupación y apoyo por la situación actual del Sahara Occidental.
Lobato ha mostrado en nombre del Ayuntamiento todo su apoyo a FANDAS y ha anunciado que llevará a Pleno una moción para lograr el apoyo unánime de todos los grupos municipales para con el pueblo saharaui en su lucha por la autodeterminación.“Reiteramos nuestra su solidaridad con el pueblo saharaui y su apoyo al Frente Polisario, de acuerdo con la legislación internacional y las resoluciones de la ONU para la autodeterminación”, apuntó la edil.Desde FANDAS han pedido al Gobierno de España que “adopte una posición ante los organismos internacionales digna y firme en defensa de los derechos que asisten al pueblo saharaui en su condición de potencia administradora del Sáhara Occidental, según la legalidad internacional, responsabilidad que está obligada a ejercer mientras no concluya el proceso de descolonización”.Los representantes de FANDAS han trasladado a los ediles su “indignación” por el “retraso de décadas” en la aplicación del plan de paz de Naciones Unidas, lo que, a su entender, “perpetúa la situación de ocupación y refugio para miles de saharauis e imposibilita que finalice el proceso de descolonización”.La Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum del Sáhara Occidental (Minurso) se estableció por la Resolución 690 del Consejo de Seguridad de 29 de abril de 1991, de acuerdo con las propuestas de arreglo aceptadas el 30 de agosto de 1988 por Marruecos y el Frente Polisario.El Plan de Arreglo, tal como fue aprobado por el Consejo de Seguridad, establecía un período de transición para preparar la elaboración de un referéndum que no se ha llevado a cabo. Marruecos incumple las resoluciones de Naciones Unidas y que continúa como país ocupante que ejerce prácticas que no respetan los derechos humanos, ya denunciadas de forma reiterada durante años.Fuente : El Templete, 3 dic 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc -
Sahara Occidental : Abbahah, preso político saharaui amenazado por el director de la prisión
PUSL.- De acuerdo con información de la familia, el preso político Abdallah Abbahah del grupo de Gdeim Izik, actualmente detenido en Tiflet2 en Marruecos, fue amenazado esta mañana por el director de la cárcel en su celda.
El 6 de agosto de 2019, el Comité contra la Tortura discutió el seguimiento de las observaciones finales, comunicaciones individuales y represalias bajo la Convención contra la Tortura y otros Tratos o Penas Crueles, Inhumanos o Degradantes.Recordamos que la Relatora para el seguimiento de las represalias, Ana Racu, dijo que el comité se había reunido con la Misión Permanente de Marruecos. La relatora dijo que la Comisión ha solicitado reiteradamente al Estado Parte que emita medidas provisionales para aliviar las condiciones deplorables de Abdallah Abbahah. La abogada del Sr. Abbahah, Maitre Olfa Ouled, presentó una denuncia individual sobre su caso contra Marruecos, que recibió medidas provisionales inmediatas en mayo de 2018, solicitando medidas alternativas inmediatas de detención, como arresto domiciliario, cese de todos los malos tratos y acceso a un médico de su elección. Marruecos no ha cumplido ninguna de las medidas provisionales.La relatora declaró que el caso de Abbahah contra Marruecos se examinó en sesión plenaria el 5 de agosto de 2019 y que el Comité emitió reiteradamente una solicitud de medidas provisionales para aliviar las deplorables condiciones del preso. A medida que el comité adoptó una decisión de admisibilidad sobre la queja individual, el comité reiteró la solicitud previa de protección del demandante, que el ponente espera que “pueda respetarse, dada la decisión de admisibilidad del comité y también el hecho de una reunión la misión permanente de Marruecos”.Fuente : PUSL, 3 dic 2020 -
Sahara Occidental : «Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui»
LA RASD-L’ONU ET SES RESPONSABILITÉS à L’AUBE DE LA NOUVELLE ADMINISTRATION AMÉRICAINE
«Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui»
Les troupes marocaines viennent de lancer sous les yeux de la Minurso considérée comme force d’interposition de l’ONU une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerat.
Le cessez-feu qui a été signé en septembre 1991 après seize ans de guerre, sous l’égide de l’ONU, n’a pas été respecté par la partie marocaine par l’entrée des forces militaires marocaines contrôlée par les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Sahara occidental.
Ce en quoi le Polisario considère que cette situation est «une agression flagrante, à laquelle la partie sahraoui répliquera énergiquement, en légitime défense, en défendant sa souveraineté nationale et par voie de conséquence signifierait également la fin de l’accord de cessez-le-feu et enclenchera une nouvelle guerre dans toute la région». C’est pourquoi, «la RASD tient également les Nations unies et le Conseil de sécurité en particulier, pour responsables de la sûreté et la sécurité des civils sahraouis ».
Le référendum prévu qui a été sans cesse repoussé par Rabat en raison d’un différend avec le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire a retardé le processus onusien du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par l’entêtement du Makhzen à vouloir garder dans l’instabilité et la sécurité du vivre-ensemble des peuples de la région.
L’Algérie et la Mauritanie ont appelé les deux parties et exhorté les deux camps à faire preuve de retenue en appelant à l’arrêt immédiat des opérations militaires en attendant la réunion du conseil de sécurité pour mettre fin à la dilapidation des richesses du peuple sahraoui (exploitation du minerai du phosphate et des eaux poissonneuses sahraouies de l’Atlantique) par les contrats que signe le Maroc avec des sociétés étrangères sur une terre qui n’est pas la sienne.
Dans ce contexte de la pandémie où l’humanité souffre, les peuples les plus affectés par le coronavirus n’arrivent pas à se prendre en charge et vivent des aides humanitaires tel le peuple sahraoui. A l’aube de la nouvelle administration américaine où Joe Biden se prépare, on apprend la nomination le 23 novembre 2020 du futur Secrétaire d’Etat en la personne de d’Anthony Blinken par le président élu Joe Biden.
Il est le bras droit pendant vingt ans et membre de sa campagne électorale en 2008 et conseiller en politique étrangère durant celle de 2020. Diplômé de Harvard et de la Colombia Law School, Antony Blinken est un francophone pur avoir passé son bac en France alors qu’il habitait avec sa famille avant de retourner aux Etats-Unis. Il a occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de vice- président Joe Biden durant la présidence de Barack Obama entre 2009 et 2013 avant de rejoindre le poste de Secrétaire d’Etat-adjoint entre 2015 et 2017.
GUTERRES-BLINKEN OU LA FIN DU CONFLIT MAROCO-SAHRAOUI ?
C’est dans cette période que Blinken avait visité en juillet 2016 l’Algérie. Il fut reçu par de nombreux ministres et des membres de la société civile. Il a évoqué plusieurs sujets dont on a retenu le rôle de leadership de l’Algérie dans la région. Sensible aux questions d’indépendance, il sera à l’écoute pour activer une solution pacifique, négociée dont l’enjeu principal est la décolonisation.
Sans anticiper sur l’avenir, il sera attendu sur les questions de paix dans la région du Maghreb et du Sahel en ce qui concerne le droit des peuples à l’autodétermination, notamment le dernier peuple à n’avoir pas été décolonisé, celui du Sahara occidental. L’Algérie et les Etats-Unis connaissent en tant que peuples le mouvement d’indépendance dans leur droit à l’autodétermination.
Le partenariat stratégique entre les deux pays sera certainement abordé dans le futur proche en termes économiques, culturels et géopolitiques pour achever le processus de décolonisation au Sahara occidental et renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la partie du Sahel. L’Algérie mettra son expertise dans ce cadre. Elle reste convaincue que de nouvelles perspectives s’ouvriront dans les relations internationales.
Le terrorisme transnational se déploie dans toute la région. Dans un tel climat de méfiance réciproque, où les bruits de bottes risquent de créer une menace réelle pouvant aboutir à une conflagration régionale, l’ONU doit précipiter le processus référendaire au Sahara occidental.
Se pose alors la gestion du problème migratoire qui est symptomatique de l’antagonisme créé par le Maroc consciemment entretenu notamment au Sahara occidental.
Le défi, une fois la question sahraouie réglée, sera la construction du Maghreb des peuples pour en faire une zone de prospérité partagée et d’intégration économique en un groupement régional voisin de la rive nord. Le Maghreb et l’Union européenne trouveront la solidarité dans un développement intégré nécessaire pour ne pas basculer ni dans la violence ni même dans l’émigration clandestine.
Cette nouvelle agression marocaine à Guerguerat est une provocation pour saper le processus référendaire décidé pourtant par l’ONU qui ne se donne pas les moyens de faire appliquer la légalité internationale qu’elle est supposée incarner. C’est sur fond de tension continue que la région doit faire face à de nombreux défis sécuritaires.
Les impératifs de légitime défense sont posés par le Polisario qui accuse le Maroc de vouloir «marocaniser» son territoire. Encore une fois, l’affaire du Sahara occidental ne peut en aucun cas constituer un «casus belli» entre l’Algérie et le Maroc.
Quel que soit l’équilibre stratégique dans la région, la France, l’Espagne et les Etats-Unis peuvent ramener les belligérants à de bonnes intentions dans l’esprit des résolutions des Nations unies pour le règlement définitif à ce conflit. Situation qui tarde à trouver l’issue aux peuples du Maghreb à vivre en paix et en harmonie.
Il faut que le pays frère du Maroc cesse de tourner le dos aux résolutions des Nations unies quant à l’autodétermination du peuple sahraoui, légitime exigence imposée par la communauté internationale.
Par le Dr Boudjemaâ Haïchour
Chercheur universitaire. Ancien ministre. Ancien parlementaire
aux Affaires étrangèresSource : El Watan, 2 déc 2020
#SaharaOccidental #Polisario #Maroc
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Tension au Sahara occidental : Question écrite au ministre de l’Europe et des affaires étrangères
Par Eric Bocquet
Question publiée au Journal Officiel le 3 décembre 2020
M. Éric Bocquet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le regain de tension au Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario.
Des échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novembre 2020 dans la zone tampon de Guerguerat entre les indépendantistes du Front Polisario et l’armée marocaine, mettant ainsi un terme au cessez-le-feu signé en 1991 sous l’égide de l’organisation des Nations unies (ONU), après 15 ans de combat sur ce territoire qui était une ancienne colonie espagnole.
Le Maroc, dépassant la ligne de démarcation liée au cessez-le-feu, a déclenché une opération militaire pour expulser les Sahraouis qui bloquaient une route stratégique avec la Mauritanie. Retour ligne automatique
Ce blocage visait avant tout à remettre la question du Sahara occidental dans les priorités de la communauté internationale, car le conflit n’est malheureusement plus à l’agenda depuis de très nombreuses années.
Surtout, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) sollicite l’organisation d’un référendum d’autodétermination qui était une des résolutions de l’ONU et à laquelle le Maroc s’oppose, lui préférant la notion d’autonomie.
Aujourd’hui, malgré la mission de maintien de la paix de l’ONU (Minurso), la tension et l’escalade de la violence sont réelles. Un nouveau conflit armé peut rapidement apparaître.
C’est pourquoi, face à cette situation très préoccupante dans le Sahara occidental, il lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour aider au rétablissement rapide du cessez-le-feu entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique.Source : Eric Bocquet, 3 déc 2020
#SaharaOccidental #Polisario #Maroc
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Sahara Occidental : gritar en el desierto
Desde la vuelta a la guerra en el Sáhara Occidental, en España se suceden las peticiones al Gobierno para que intervenga en apoyo del pueblo saharaui y se celebre al referéndum de autodeterminación.
En los territorios ocupados por Marruecos se ha intensificado la represión contra civiles saharauis, incluidos niños, sobre lo que el Gobierno de Pedro Sánchez permanece en silencio.Amnistía Internacional dice que es una necesidad apremiante la observación e información imparcial e independiente de la ONU sobre los derechos humanos en el Sáhara Occidental.Alfonso Lafarga.-Las manifestaciones y expresiones de apoyo a la causa saharaui pidiendo al Gobierno de Pedro Sánchez que se implique para que el pueblo saharaui pueda decidir su futuro se suceden a diario en España desde que el 13 de noviembre Marruecos rompió el alto el fuego firmado en 1991 con el Frente Polisario, ocasionando la vuelta a la guerra en el Sáhara Occidental.Corporaciones autonómicas y locales han mostrado su solidaridad con la causa saharaui, instando a la celebración del referéndum como vía para garantizar la paz, mientras que desde diversos colectivos se recogen firmas para que España no olvide su responsabilidad con la excolonia, a la que traicionó y entregó a Marruecos hace 45 años.Es el caso, entre otras, de la campaña lanzada por FiSahara (Festival Internacional de Cine del Sáhara) con la participación de Javier Bardem, Clara Lago, Isabel Coixet, Alberto Ammann y Viggo Mortensen, que piden al Gobierno que intervenga para parar la guerra y que España deje de ser cómplice de la situación que padece el pueblo saharaui.Pero estas peticiones, como las formuladas por varias formaciones políticas, son como gritar en el desierto: el presidente del Gobierno da la callada por respuesta.Mientras, en el Sáhara Occidental bajo ocupación marroquí se ha incrementado la represión, como ha denunciado el ministro saharaui de las Zonas Ocupadas y la Diáspora, Mohamed Luali Akeik. Afirma que desde la vuelta a la guerra las autoridades marroquíes ejecutan “un plan sistemático para reprimir a los saharauis en las zonas ocupadas, sin exceptuar a niños, ancianos o mujeres”.Según el ministro saharaui ha habido un desplazamiento sin precedentes de cuerpos de seguridad marroquíes a todas las zonas ocupadas del Sáhara Occidental, para “sembrar el terror y reprimir a los saharauis con todos los medios posibles”, cercando las ciudades de El Aaiún y Smara, atacando los hogares de los saharauis, a los que no dejan salir de sus casas, y “abandonando a los activistas en mitad del desierto después de torturarlos”.Acoso a los niños en los territorios bajo ocupación marroquíLo ha dicho también Amnistía Internacional (AI) el 30 de noviembre: a la operación del ejército marroquí (la entrada en Guerguerat) “siguió una represión de activistas saharauis por parte de la policía de Marruecos, con registros en viviendas, aumento de la vigilancia y arresto”, y “a medida que aumentan los enfrentamientos entre Marruecos y el Frente Polisario, se incrementa la presión sobre activistas locales de derechos humanos y simpatizantes de la autodeterminación saharaui”.Para AI “ahora más que nunca es una necesidad apremiante la observación e información imparcial e independiente de la ONU sobre los derechos humanos en el Sáhara Occidental”.Ante el acoso del que son objeto los niños en el Sáhara Occidental ocupado, Por un Sáhara Libre (PUSL) realiza una recogida de firmas para denunciar ante la ONU, la Cruz Roja Internacional, UNICEF, la Unión Europea y la Unión Africana las amenazas y golpes que padecen los niños, que en ocasiones son secuestrados, maltratados y abandonados en las calles.Un caso extremo es el de Hayat, una niña de 12 años que fue arrestada en la escuela y sometida en el cuartel general de seguridad marroquí a torturas psicológicas y físicas por haber dibujado una pequeña bandera saharaui en su bata; fue obligada a cantar el himno marroquí, arrodillándose y besando la imagen del Rey de Marruecos.Y ante lo que ocurre en el Sáhara Occidental bajo ocupación marroquí continúa el silencio del Gobierno de España, el mismo que el 15 de noviembre publicó un comunicado condenando “categóricamente” y con “rotundidad” la colocación, ese día, de una bandera saharaui en el consulado de Marruecos en Valencia por unos manifestantes.En el Sáhara Occidental ocupado, del que España es de iure la potencia administradora, en noviembre se ha intensificado la represión y la violación de los Derechos Humanos, así como en ciudades del sur marroquí con población saharaui y en las cárceles marroquíes con presos políticos saharauis, como muestra la siguiente relación, aproximada, según organizaciones sociales y medios de información saharauis y españoles.#SaharaOccidental #Polisario #Marruecos
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Sáhara Occidental espera apoyo mexicano en la ONU en conflicto con Marruecos
La Embajada de la República Árabe Saharaui en México confió este jueves que el Gobierno mexicano aproveche el próximo año su asiento en el Consejo de Seguridad de Naciones Unidas para ‘jugar un papel importante’ en la resolución del conflicto entre el Sáhara Occidental y Marruecos.
‘Esperamos que pueda jugar un papel importante en el Consejo de Seguridad y que busque una paz definitiva, que para nosotros significa la salida del Reino de Marruecos del Sáhara’, dijo en conferencia de prensa Ahmed Mulay Ali Hamadi, embajador saharaui en México.El pasado 13 de noviembre, militares marroquíes desalojaron a 60 activistas independentistas saharauis de la zona de Guerguerat, entre la aduana marroquí y la frontera mauritana, y restauraron el tráfico de mercancías y pasajeros que había estado suspendido durante tres semanas.El Frente Polisario, movimiento independentista saharaui, lo consideró una violación del acuerdo de alto el fuego, firmado en 1991, lo dio por terminado y declaró la guerra a Marruecos, lo que provocó una vuelta a las hostilidades.El diplomático consideró este jueves que México, país que reconoce a la República Saharaui desde 1979, ‘podría jugar un papel muy importante’, como el que el país latinoamericano tuvo en los conflictos de Centroamérica en la década de 1980.‘México tiene una gran experiencia en resolver conflictos internacionales y apoyar a que se resuelvan. Desde este punto de vista, creemos que México puede jugar un papel muy interesante. Sería un aporte extraordinario’, añadió el saharaui.De momento, la Secretaría de Relaciones Exteriores de México no se ha posicionado sobre el reinicio de las hostilidades.La Cámara de Diputados de México, en cambio, emitió el lunes una declaración en la que manifestó ‘preocupación por el alto al cese del fuego’ y pidió que ambas partes ‘reanuden el diálogo esencial’.En la conferencia, Ahmed Mulay Ali Hamadi consideró ‘sorprendente’ que en más de 20 días de hostilidades ‘todavía no tengamos un comunicado o una declaración’ de la ONU.‘Están callados’, reprochó el diplomático, quien culpó a Marruecos de la escalada.‘Nosotros no queríamos ir a la lucha armada, pero fuimos obligados a tomar las armas. No es nuestra intención buscar la lucha’, aseguró. -
Sahara occidental : une parlementaire européenne n'exclut pas "une guerre sanglante" face à la passivité de l'UE
STOKHOLM – Le membre du Parlement européenne (PE), du parti social démocrate suédois, Mme. Jytte Guteland a affirmé que “l’inertie et la passivité de l’Union européenne (UE) devant la décolonisation du Sahara occidental ouvrirait le champ à une autre guerre sanglante”.
“Au lieu de s’employer au soutien des efforts visant la décolonisation pacifique tant attendue de la dernière colonie en Afrique, l’UE a tenu à conclure un accord commercial au-dessus de la tête des Sahraouis et contre leur volonté, afin de continuer à exploiter les ressources sahraouies et préserver les intérêts économiques du Maroc dans les territoires occupés”, a écrit Mme. Guteland dans une analyse rapportée par l’Agence SPS.Pour la député européenne, il est impératif pour l’UE de se prononcer et de défendre le Sahara occidental où le Maroc occupe illégalement de grands territoires depuis 1975, sous les yeux de la Minurso créée en 1991 et qui a échoué durant 29 ans dans sa principale mission, à savoir l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination au profit du peuple sahraoui.Exaspéré contre la violation par le Maroc du cessez-le-feu à El-Guerguerat, Mme. Guteland a avoué avoir transmis, conjointement avec des députés membres du Groupe des amis du Sahara occidental, une correspondance au haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, dans laquelle le groupe a invité l’UE à condamner l’attitude du Maroc et à parvenir à une solution pacifique au conflit, en faisant respecter le droit international et le droit des Sahraouis à l’autodétermination.Le statu quo au Sahara occidental, précise l’article de la députée socio-démocrate, a nourri davantage la désespérance chez les réfugiés sahraouis qui assistent, depuis 45 ans de conflit, à l’échec du processus politique onusien, 29 ans après son lancement, censé garantir au peuple sahraoui son droit à l’indépendance.“L’occupation marocaine du Sahara occidental est inadmissible, de même que la blackout sur la violation flagrante du droit international est intolérable, c’est pourquoi, la Commission européenne est appelée à faire respecter les chartes internationales et les droits de l’Homme même avec les pays étroitement liés au plan économique”, a-t-elle écrit.Et d’appeler la Commission à “mettre un terme à la passivité afin d’éviter le danger d’une autre guerre de sang aux abords de l’UE”.APS#SaharaOccidental #Polisario #Maroc
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Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental appelle à la protection de la population sahraouie et à la résolution du conflit
PUSL.- Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental , composé de 13 États (Algérie – Angola – Botswana – Cuba – Mozambique – Namibie – Nicaragua – Afrique du Sud – Tanzanie – Timor Leste – Ouganda – Venezuela – Zimbabwe) a publié un communiqué de presse à la suite de la reprise du conflit au Sahara occidental appelant à la protection de la population sahraouie et à la résolution du conflit adressé au Comité international de la Croix-Rouge; Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Conseil des droits de l’homme, toutes les procédures spéciales pertinentes des Nations Unies, le Secrétaire général des Nations Unies et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Communiqué de presse:
Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental(*)
www.genevaforwesternsahara.org
Genève, 1er décembre 2020
Les violations graves et systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire au Sahara occidental occupé doivent faire l’objet d’une enquête et être documentées
Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental exprime sa profonde préoccupation face à la rupture du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 dans le Territoire non autonome du Sahara occidental, qui a suivi l’intervention de l’armée d’occupation marocaine dans la zone démilitarisée près de Guerguerat (sud-est du territoire), le 13 novembre 2020.
Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental exprime sa compréhension du sort du peuple sahraoui qui attend l’organisation d’un référendum d’autodétermination depuis 1966, lorsque l’ancienne puissance coloniale – le Royaume d’Espagne – a reçu un mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies (rés. 2229 – XXI) pour déterminer les modalités d’organisation d’un tel référendum.
En acceptant le plan de règlement présenté conjointement par le président de l’Organisation de l’Unité Africaine et le Secrétaire général des Nations Unies à la fin des années ‘80, le peuple sahraoui a véritablement cru que la communauté internationale lui donnerait la possibilité d’exercer librement son droit à l’autodétermination et à l’indépendance conformément aux principes de la Charte des Nations Unies et aux termes de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale.
Trente ans plus tard, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) n’ayant pas réussi à organiser le référendum d’autodétermination, la Puissance occupante a illégalement annexé la plus grande partie du territoire non autonome qu’elle occupe depuis les années ‘70.
Au cours des 16 années de conflit et des 45 années d’occupation militaire illégale, la Puissance occupante a commis un large éventail de violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, qui ont un caractère systématique, inhérent à l’occupation illégale du territoire.
Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental, notant que ces violations graves et systématiques du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire n’ont que trop insuffisamment documentées et exposées par les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, et à la lumière de la reprise du conflit dans le Territoire non autonome,
demande au Comité international de la Croix-Rouge de surveiller les violations persistantes des Conventions de Genève au Sahara occidental occupé ; de surveiller la situation des “prisonniers de guerre” ou “prisonniers de conscience” sahraouis, y compris ceux qui ont été arrêtés dans le territoire occupé après la rupture du cessez-le-feu ; et de prendre dûment en considération la mise en place de zones et de couloirs humanitaires en tant que de besoin ;demande au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme d’envoyer une mission d’observation dans le territoire occupé et de présenter un rapport lors de la 46ème session du Conseil des droits de l’homme ; et de recommander au Conseil de sécurité d’élargir le mandat de la MINURSO pour y inclure la surveillance des droits de l’homme dans le territoire occupé ;
Demande au Conseil des droits de l’homme d’accorder une attention particulière aux violations des droits de l’homme, en particulier du droit à l’autodétermination, résultant de l’occupation militaire marocaine du Sahara occidental, conformément au paragraphe opérationnel 5 de la résolution 74/140 de l’Assemblée générale des Nations unies ;
Demande à toutes les procédures spéciales pertinentes d’accorder une attention particulière aux graves violations des droits de l’homme au Sahara occidental occupé qui pourraient se produire dans le contexte de la reprise du conflit au Sahara
Le Groupe de soutien de Genève pour le Sahara occidental, notant les échecs successifs des Envoyés personnels du Secrétaire général pour permettre à la MINURSO de remplir son mandat, et soulignant que la perpétuation du statu quo ne fait que renforcer la position de la Puissance occupante,
demande instamment au Secrétaire général des Nations Unies de s’impliquer davantage dans la situation qui se déroule au Sahara occidental et de nommer au plus tôt un nouvel Envoyé Personnel pour relancer le processus politique qui doit conduire à l’organisation et à la tenue d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;demande instamment au Conseil de sécurité des Nations unies d’attirer son attention sur la situation qui résulte de la reprise du conflit au Sahara occidental, en particulier en ce qui concerne la situation qui prévaut dans la région du Sahel.
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(*) Afrique du Sud – Algérie – Angola – Botswana – Cuba – Mozambique – Namibie –Nicaragua –Ouganda – Tanzanie – Timor Leste –Venezuela – ZimbabweSource : PUSL, 2 déc 2020
Tags : Sahara Occidental, Maroc, Police,






