Category: Sahara Occidental

  • Sahara Occidental : Le Front Polisario poursuit le pilonnage du mur marocain

    CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : Les unités du Front Polisario poursuivent le pilonnage du mur marocain

    Les forces armées sahraouies poursuivent le bombardement des bases de l’armée marocaine située sur le mur de séparation. Pour le Front Polisario, la guerre qui a été déclenchée par le Maroc suite à l’agression de Guerguerat ne s’arrêtera qu’après « la cessation de l’occupation marocaine illégale».

    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – L’armée populaire de libération sahraouie (APLS) poursuit le bombardement intense des positions des forces armées royales (FAR) sur le mur de séparation marocain. Lundi 16 novembre, le communiqué militaire numéro 4 du ministère sahraoui de la Défense a indiqué que l’artillerie a ciblé six bases et cantonnements.

    «Les frappes ont ciblé le point d’alerte 71 dans le secteur de Haouza, la base numéro 4 du secteur Amgala, ainsi que la base numéro 20 près d’El-Rous-Essebti et du point d’alerte 191 du secteur de Farsia, déjà visé à deux reprises.

    La base numéro 12 du bataillon 47 dans le secteur Oum Dreyga et la base n°04 du bataillon 63 dans le secteur Bakari ont également été ciblées», ajoute le communiqué. Notons que ces bombardements ciblent les positions des FAR sur toute la longueur du mur marocain qui s’étend du nord-est au sud-ouest sur une distance de 2 700 km. Durant les trois premiers jours de ce nouveau conflit, l’APLS avait lancé des opérations nocturnes. Mais la journée de lundi s’est caractérisée par des bombardements en plein jour. Le commandement militaire sahraoui semble avoir opté pour une phase «d’usure» avant de passer à d’autres types d’opérations. Car, pour le Front Polisario, ce nouveau conflit ne s’arrêtera qu’après récupération de l’ensemble des terres colonisées par le Maroc. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Salem Ould Salek, le ministre des Affaires étrangères.
    «La fin de la guerre est désormais tributaire de la cessation de l’occupation marocaine illégale de la partie occupée des territoires de la République sahraouie», a souligné Mohamed Salem Ould Salek qui est également membre du secrétariat national du Front Polisario. Pour sa part, Abdelkader Taleb Omar, ambassadeur de la RASD à Alger, a estimé que l’agression de Guerguerat «a été l’élément déclencheur qui a provoqué une transition dans le conflit sahraoui».

    «Aujourd’hui, ce n’est plus l’affaire de la brèche illégale de Guerguerat qui est exposée, mais le plan de paix au Sahara Occidental dans sa globalité. Maintenant, après une longue phase de statu quo et l’absence de perspective, le peuple ne pouvait rester patient indéfiniment, surtout que le poste d’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU est vacant depuis plus d’une année.
    Guerguerat aurait pu représenter une réelle occasion pour le Maroc afin d’aller vers une transition qui permettrait un règlement politique et pacifique du différend sur la base du droit international et des résolutions des Nations-Unies. Mais le régime marocain a refusé et il a souhaité entrer dans la guerre.

    Le Maroc a, une nouvelle fois, démontré qu’il n’a aucune volonté de faire la paix et aucune volonté de respecter la légalité internationale», a déclaré l’ambassadeur sahraoui lors d’une rencontre organisée à Alger par le Réseau des journalistes algériens de soutien au peuple sahraoui.

    Le Soir d’Algérie, 18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Gurguerat #ONU #MINURSO

  • Orizzonti politici : “Sahara occidental: le conflit qui inquiète le Maroc”

    Le 8 octobre, le conflit a repris à El Guerguerat, un petit village à l’extrême sud-ouest du Sahara occidental et le long de la zone frontalière avec la Mauritanie, à l’extérieur de la “berme” (allumée le “mur”) , c’est le barrage construit par le Maroc à partir de 1980 qui sépare les habitants du Sahara des camps de réfugiés habités par les Sahraouis qui, avec le début de l’occupation marocaine en 1974, ont fui dans le désert.

    De nombreux militants sahraouis se sont infiltrés dans la zone frontalière d’El Guerguerat, empêchant la circulation des biens et des personnes, pour exprimer leur mécontentement face au report du référendum sur l’indépendance que le peuple sahraoui revendique depuis des années.

    Un mois après le début de la mobilisation sahraouie, le 13 novembre, les autorités marocaines ont décidé d’intervenir en mettant en place un cordon médical à El Guerguerat, pour répondre aux provocations du Front Polisario, le représentant légitime du peuple sahraoui. Le Maroc, selon des sources au sein du gouvernement, a donné au Front Polisario le temps nécessaire pour mettre fin à ses actions et quitter la zone d’El Guerguerat. Cependant, l’appel n’a reçu aucune réponse, ce qui a incité les Forces Armées Royales (FAR) du Maroc à intervenir militairement.

    Toute cette affaire menace la stabilité d’une zone déjà critique, affectée depuis plus de quarante ans par ce que l’on appelle communément “la question du Sahara occidental”. Ce «conflit gelé» oppose le gouvernement de Rabat qui revendique sa souveraineté sur le Sahara Occidental et le Front Polisario qui, en revanche, continue de lutter pour la tenue d’un référendum pour l’autodétermination de son territoire.

    Un conflit qui dure depuis plus de 40 ans

    Le Sahara occidental est une région d’Afrique du Nord, aujourd’hui majoritairement habitée par le peuple sahraoui, dont le territoire est actuellement disputé entre le Maroc et le Front Polisario. En 1958, la partie sud du Sahara occidental (Río de Oro) ainsi que la partie nord (Saguia el-Hamra) ont été formées en une province unitaire portant le nom de Sahara espagnol.

    Bien que dans les années 1960, les Nations Unies et la Cour internationale de Justice aient reconnu le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, en novembre 1975, l’Espagne a conclu un accord (pactes de Madrid) avec le Maroc et la Mauritanie pour la partition du Sahara occidental. entre les deux états.

    Le Front Polisario (de l’espagnol, Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro), mouvement de résistance anticolonialiste d’inspiration socialiste, déjà actif dans la région depuis le début des années 1970, s’est immédiatement opposé aux revendications du Maroc et de la Mauritanie. , quand il s’était distingué dans la résistance contre la présence coloniale espagnole.

    Malgré les efforts de la population sahraouie, en 1975 le roi marocain Hassan II annonça l’organisation d’une grande marche pacifique, la “Marche verte”, composée de trois cent cinquante mille personnes vers le Sahara occidental, pour en revendiquer la possession. La décision du Maroc d’annexer la majeure partie de l’ancien Sahara espagnol a été considérée comme une invasion et une nouvelle colonisation par la population sahraouie. Le 26 février 1976, l’Espagne s’est retirée du territoire et le 27, le Polisario a déclaré l’indépendance de la République démocratique du Sahara arabe (Rasd), qui restait de facto un gouvernement en exil.

    L’armée marocaine a poursuivi l’action d’invasion pendant des années, occupant les espaces abandonnés par l’armée espagnole et une grande partie de la population sahraouie a été contrainte de fuir en Algérie, qui a installé cinq camps de réfugiés à Tindouf, du nom des anciennes villes qui avaient été contraints de partir (Aousserd, El-Ayoun, Boujdour, Smara et Dakhla).

    L’un des moments les plus critiques du conflit entre le Maroc et le Front Polisario se situe en 1982, année où le Maroc, afin de consolider la possession des territoires conquis et d’exploiter les ressources minérales, commence la construction du soi-disant «mur marocain», un mur de près de 2700 km de long. La population sahraouie vit aujourd’hui dans une bande de désert entre l’oasis de Tindouf et le mur lui-même, appelé simplement «berme» dans les documents internationaux.

    La liberté de mouvement est profondément entravée par cette barrière qui sépare aujourd’hui les deux fronts, protégée par cinq millions de mines antipersonnel et contrôlée par 100 000 soldats marocains. Le mur est constitué de remblais de pierre, équipés de radar, de batteries d’artillerie, de systèmes de surveillance électronique et d’interception.

    L’objectif premier de sa construction réside dans la volonté de freiner l’invasion du Front Polisario sur le territoire marocain et d’empêcher l’acquisition du contrôle des ressources en minerais, même précieux, des champs pétrolifères et des zones de pêche de l’Atlantique considérés parmi les plus riche que toute la côte africaine. Les civils, qui représentent 80% des victimes, pour la plupart des mineurs, paient le prix du mur. Les données publiées par le Landmine Monitoring Report révèlent que, depuis 1975, plus de 2 500 personnes ont été blessées, mutilées ou tuées en territoire sahraoui.

    Les interventions de la communauté internationale

    Au fil des années, les interventions des Nations Unies ont principalement visé à garantir la paix dans les territoires et à favoriser la tenue d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui. L’implication de l’ONU a commencé en 1965, lorsque l’Assemblée générale a adopté la première résolution sur le thème de la décolonisation du Sahara espagnol: depuis lors, les Nations Unies se sont toujours engagées à organiser un référendum et ont réitéré à plusieurs reprises la nécessité d’une loi d’autodétermination du peuple sahraoui, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux (Résolution de l’Assemblée générale n ° 1514/1960).

    Dès l’origine inscrite sur la liste des territoires non autonomes, l’ONU a reconnu en 1972 au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Cependant, l’intervention la plus importante et la plus incisive n’a eu lieu qu’en 1991, lorsque la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) a été créée avec la résolution n ° 690 du Conseil de sécurité, avec la la tâche de surveiller le respect du cessez-le-feu, de faciliter le retour des réfugiés et de superviser un référendum d’autodétermination, prévu pour 1992.

    Au fil des ans, l’ONU a mis en œuvre de nombreux plans pour tenter de débloquer la situation. James Baker (ancien secrétaire d’État américain et envoyé spécial des Nations Unies pour le Sahara occidental) a formulé, en fait, deux propositions pour tenter de parvenir au référendum: Baker Plan I et Baker Plan II, mais les deux ont été réutilisés par Rabat .
     
    Malgré les tentatives de médiation, les hostilités n’ont jamais cessé et aucune résolution effective n’a été trouvée, à tel point qu’entre 1999 et 2005, il y a eu deux intifades et de nombreuses manifestations pacifiques dans les territoires occupés pour protester contre la violation des les droits humains subis par la population sahraouie. L’activité de négociation des Nations Unies est restée quasiment bloquée de juin 2004, suite à la démission de Baker, jusqu’en novembre 2018, année au cours de laquelle la résolution n ° 2440 a finalement été présentée au Conseil de sécurité.

    Ce document autorisait, d’une part, une prolongation du Minurso pour 6 mois supplémentaires, jusqu’en avril 2019, et d’autre part, il faisait pression sur le Front Polisario et le Maroc pour qu’ils entament des négociations directes. Malgré les efforts de l’envoyé spécial des Nations Unies, Horst Kohler, il n’a pas été possible de mener les négociations vers le «tournant diplomatique» souhaité.

    Violations des droits de l’homme et migration forcée

    L’incertitude et la forte ambiguïté concernant l’application du droit à l’autodétermination des peuples sur le territoire du Sahara occidental et dans les camps de réfugiés se reflètent dans la protection plus générale des droits de l’homme. En effet, si formellement le gouvernement marocain semble avoir fait des progrès dans l’application des droits universels, des études récentes montrent que les arrestations arbitraires, la torture et les disparitions contre les opposants politiques sahraouis se sont poursuivies bien au-delà des années 1980.

    Dans le même temps, le statut ambigu du Rasd, considéré comme un État par certains, un non-étatique par d’autres, a conduit la Commission des droits de l’homme de l’ONU à ne pas la considérer comme liée au respect du droit international. Dans ce contexte, plusieurs rapports indiquent une condition répétée de violations des droits de l’homme au Sahara occidental, principalement au détriment des Sahraouis qui sont arrêtés arbitrairement et parfois torturés. Pas autrement, dans le camp de réfugiés, il y a des cas de répression politique et le phénomène de l’esclavage semble toujours présent.

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime que le nombre de réfugiés dans les camps varie de 90 000 à 125 000, alors que des flux migratoires constants hors de la région sont enregistrés depuis les années 80. Parmi les problèmes de migration, il y a principalement le problème environnemental, lié au changement climatique et aux problèmes d’hygiène et d’hygiène qui en découlent. À ce jour, la pandémie de Covid-19 a exacerbé les conditions dans lesquelles se trouve l’économie fragile de la région, basée sur l’agriculture, mais surtout sur la fourniture d’une aide humanitaire envoyée principalement par le HCR et de nombreuses organisations non gouvernementales, essentielles à la survie. dans un territoire aussi inhospitalier.

    Le conflit aujourd’hui

    2019 était censée être l’année de l’espoir pour le peuple sahraoui de résoudre le conflit. Après une médiation intense qui a ravivé l’espoir de paix au Sahara occidental, le processus de règlement de l’ONU a été interrompu en 2019 par la démission de Horst Koehler.

    Bien que le mandat de la mission Minurso ait été prolongé d’une année supplémentaire, selon la déclaration de l’ONU du 31 octobre, il n’y a pas encore eu de percée diplomatique substantielle et la situation d’instabilité persiste.

    En fait, au cours des trois dernières semaines, la région a connu de nouvelles tensions après que, le 21 octobre, des groupes armés fidèles au Front Polisario aient fermé le passage frontalier entre le Maroc et la Mauritanie et se soient infiltrés dans la région d’El Guerguerat, entravant la circulation des personnes et des marchandises. Pour Rabat, de telles actions constituent une menace pour la stabilité de la zone. Après des années de cessez-le-feu, l’armée marocaine a lancé le 13 novembre une opération militaire dans la région en pénétrant dans la zone tampon d’El Guerguerat, pour briser le blocus de la circulation imposé par les manifestants sahraouis pendant près de trois semaines.

    L’opinion publique qualifie souvent la question du peuple sahraoui de conflit «oublié», soulignant qu’il ne s’agit pas d’un sujet d’intérêt international particulier. En revanche, la question du Sahara occidental est restée une plaie ouverte pendant plus de quarante ans qui risque de plus en plus de démontrer l’incapacité du système international à trouver des solutions viables et ainsi désamorcer la crise. A court terme, les tensions récentes pourraient provoquer un nouveau mouvement de rébellion au sein du Front Polisario et du peuple sahraoui (un retour à la lutte armée n’est pas exclu), sapant les efforts consentis jusqu’à présent au niveau international.

    * Chars du Front Polisario utilisés dans le conflit du Sahara Occidental [crédits photo: SODiwane / CC BY-SA 4.0]

    Source: orizzintipolitici.it
     
    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #MINURSO #ONU 

  • Diario as Beiras : En el Sahara Occidental como en Timor

    El silencio de la diplomacia y de la sociedad portuguesa en su conjunto frente a la ocupación colonial del Sáhara Occidental es indigno. Hace 30 años, nos gustó el país al que fuimos movilizados colectivamente para presionar al mundo – empezando por el Palácio das Necessidades – para que, en Timor, se cumpliera el derecho de todos los pueblos a la autodeterminación. La resistencia de los conformistas y los cínicos realistas no resistió este gigantesco impulso y, desde las calles de todo el país hasta la sala del Consejo de Seguridad de Naciones Unidas, se formó una dinámica de solidaridad y exigencia, que fue verdaderamente responsable del cumplimiento. del derecho internacional a favor del pueblo de timor.

    El Sáhara Occidental está justo al lado. Y es uno de los últimos territorios colonizados del mundo, cuyos pueblos han esperado demasiado tiempo para que se respete su derecho a la autodeterminación. La Corte Internacional de Justicia ha dictaminado que esta es la tierra de los saharauis y el Consejo de Seguridad ha establecido que se debe realizar un referéndum para que el pueblo diga si quiere o no ser un estado independiente. Así fue en Timor y fue el cumplimiento de eso lo que salimos a exigir. Pero en las calles y en la diplomacia portuguesa hay un silencio indiferente y, por tanto, cómplice en la ocupación del territorio. Ni siquiera la excusa europea servirá esta vez. El Tribunal de Justicia de la Unión Europea dictaminó que la Unión no puede celebrar acuerdos pesqueros o agrícolas con Marruecos que se apliquen al territorio del Sahara, porque Marruecos lo ocupa ilegalmente. Este fue también el caso de Timor, cuando Australia firmó un acuerdo con Indonesia sobre reservas de petróleo y gas natural en el Mar de Timor y Portugal lo denunció ante los tribunales por violar el derecho a la autodeterminación maubere.
    No es por la falta de acción resiliente de los saharauis por lo que persiste este silencio social y diplomático. Protestas, mítines, intervenciones culturales, denuncias de la situación de la juventud, desempleo, violación sistemática de los derechos humanos más básicos, llamados a la liberación de presos políticos, se ha hecho una y otra vez, a pesar de la opresión y violencia de los ocupantes. Nada de esto ha roto la inacción de aquellos que eran tan militantes por el mismo derecho de los timorenses. Tampoco lo es la prueba de que el ocupante siempre haya boicoteado, con absoluta voluntad, la celebración del referéndum, ridiculizando a la comunidad internacional y a las Naciones Unidas, provocando indignación a quienes estaban tan y tan justamente indignados por la ocupación de Timor.
    En estos días, el territorio del Sáhara Occidental vuelve a arder en llamas. El acuerdo de paz de 1991 ha sido violado por los ocupantes y los enfrentamientos militares han vuelto. La prueba de la coherencia de un país y su gobierno que fueron decentes para los timorenses es ahora más exigente que antes. Este silencio es una vergüenza.
    Diario as Beiras, 17 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #ONU #MINURSO
  • Sáhara Occidental: Rabat busca una escalada

    Agresión marroquí en El-Guerguerat: Rabat busca una escalada

    La acción de Marruecos ha sido objeto de una amplia desaprobación en todo el mundo. Muchos países y organizaciones han denunciado la agresión marroquí y han pedido el regreso del proceso de la ONU, que se supone que conducirá a la autodeterminación del pueblo saharaui.
    Las consecuencias directas de la violación por Marruecos del alto el fuego en el Sáhara Occidental llevan consigo las semillas de un resurgimiento del conflicto y es probable que sometan a la región a una tensión extrema.
    Este es el miedo expresado por el Secretario General de la ONU. Antonio Guterres advirtió sobre las repercusiones de los últimos acontecimientos en la comarca de El-Guerguerat.
    Recordemos que la escalada fue causada por la agresión marroquí contra manifestantes pacíficos. El jefe de la ONU, quien es criticado por la gran demora en nombrar un enviado especial, supuestamente para implementar las resoluciones de la ONU sobre el Sáhara Occidental, reiteró la posición de la organización de la ONU y defendió el principio del alto el fuego. -el incendio firmado en 1991 entre las dos partes beligerantes. El Sr. Guterres incluso tomó una posición clara contra la agresión de Marruecos, a través de una comunicación telefónica que mantuvo, a petición suya, con un miembro de la Secretaría del Frente Polisario, Khatri Adouh.
    Durante la entrevista, el SG de la ONU transmitió a Brahim Ghali, presidente de la República Árabe Saharaui Democrática “la profunda preocupación de la ONU tras los últimos acontecimientos en la región de El-Guerguerat, así como las posibles repercusiones sobre el futuro del proceso de paz bajo la égida de las Naciones Unidas en el Sáhara Occidental ”. La agencia de prensa saharaui (SPS) que reporta esta información afirma que dicha entrevista telefónica es parte de un enfoque del SG de la ONU que pretende mantener un contacto sostenido con las partes en conflicto, es decir, el Frente Polisario y el Reino. de Marruecos. El objetivo de esta acción diplomática de la ONU es «apaciguar la situación debido a la escalada militar liderada por la ocupación marroquí en El Guerguerat y sus ataques contra la población civil y el territorio saharaui», señala el mismo el fuente.
    Retendremos de este primer contacto desde la violación del alto el fuego, una postura invariable de la RASD que, a través del Sr. Adouh, «reiteró la posición del partido saharaui que se ha expresado en numerosas ocasiones a través de mensajes enviados por el presidente de la RASD y el SG de la ONU al Consejo de Seguridad, incluido el mensaje enviado ayer viernes que resume la posición del Frente Polisario frente a las fuentes de tensión y los pasos a tomar en este marco por parte de la Secretaría General de la ONU y el Consejo de Seguridad ”, enfatiza SPS.
    Hay que decir que la acción de Marruecos despertó la desaprobación generalizada en todo el mundo. Numerosos países y organizaciones han denunciado la agresión marroquí y han pedido el regreso del proceso de la ONU, que supuestamente conducirá a la autodeterminación del pueblo saharaui.
    En cuanto a las vías diplomáticas oficiales, destacamos la carta urgente dirigida al Secretario General de las Naciones Unidas y a la Representante Permanente de San Vicente y las Granadinas ante las Naciones Unidas, Rhonda King, quien ostenta la presidencia rotatoria del Consejo de Seguridad. , donde el presidente saharaui, Ibrahim Ghali, les informó de las repercusiones del agresivo ataque lanzado por las fuerzas militares marroquíes contra civiles saharauis desarmados que se manifestaban pacíficamente en El Guerguerat.
    Retendremos de este primer contacto desde la violación del alto el fuego, una postura invariable de la RASD que, a través del Sr. Adouh, «reiteró la posición del partido saharaui que se ha expresado en numerosas ocasiones a través de mensajes enviados por el presidente de la RASD y el SG de la ONU al Consejo de Seguridad, incluido el mensaje enviado ayer viernes que resume la posición del Frente Polisario frente a las fuentes de tensión y los pasos a tomar en este marco por parte de la Secretaría General de la ONU y el Consejo de Seguridad ”, enfatiza SPS.
    Hay que decir que la acción de Marruecos despertó la desaprobación generalizada en todo el mundo. Numerosos países y organizaciones han denunciado la agresión marroquí y han pedido el regreso del proceso de la ONU, que supuestamente conducirá a la autodeterminación del pueblo saharaui.
    En cuanto a las vías diplomáticas oficiales, destacamos la carta urgente dirigida al Secretario General de las Naciones Unidas y a la Representante Permanente de San Vicente y las Granadinas ante las Naciones Unidas, Rhonda King, quien ostenta la presidencia rotatoria del Consejo de Seguridad. , donde el presidente saharaui, Ibrahim Ghali, les informó de las repercusiones del agresivo ataque lanzado por las fuerzas militares marroquíes contra civiles saharauis desarmados que se manifestaban pacíficamente en El Guerguerat.
    Anissa Mesdouf
    Fuente: Ouest Tribune, 17 de noviembre de 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #Guerguerat
  • Emiratos-Marruecos-Sahara Occidental: Intereses e ingenuidad

    por Abdou BENABBOU

    ¿Deberíamos maldecir y dar la espalda a todos los principios sacrosantos que arruinan los intereses de una nación? Ésta es una pregunta pesada en las preocupaciones entremezcladas del momento en que las preocupaciones se orientan hacia una deshumanización que ya no se disimula y donde la ganancia inmediata se basa en el individualismo de los Estados más fuertes. En cualquier caso, el comportamiento de las monarquías del Golfo nos invita a hacerlo porque no pierden una sola oportunidad de reforzar su cobardía y no les importa el derecho y la razón aunque la vergüenza del hecho sea flagrante.
    Al apoyar descaradamente el enfoque frenético marroquí entre otros, no les importa también preparar la desintegración de gran parte del mundo sin que se den cuenta de que también los borrará a ellas.
    Sin embargo, la claridad de las grandes maniobras tiene una insolencia estrepitosa. Señalan sin falsas apariencias una remodelación de los Estados que enterrarán a los nuevos faraones y si por casualidad la obra destructiva de los reinos se detiene a medio camino, el pueblo la completará.
    Para ellos, la preservación y la perenneidad del trono no tiene precio, aunque sea necesario untar el rostro con ureas seleccionadas, lo principal es vivir permanentemente con la hipocresía de las alabanzas de aquellos que tienen la fuerza.
    Argelia ha perdido mucho en este laberinto de maniobras cuestionables y deshonrosas, cuya falsedad siempre está probada. Su tenacidad por las causas justas y su rectitud siempre renovada a menudo se mantenían en detrimento de sus propios hijos, y a veces recibía a cambio reconocimientos muy desagradables.
    Los principios fundamentales han adquirido hoy todos los colores de la ingenuidad. En nombre de los grandes principios de solidaridad y fraternidades, los argelinos siempre han velado por los intereses de los demás antes de apegarse a los propios. Siempre han conservado su apego al espíritu del humanismo que, lamentablemente, les ha llevado a veces a recibir puñaladas en la espalda. Ayer contra el terrorismo y hoy con la guerra del Sáhara Occidental, se dan cuenta una vez más de que los intereses solo tienen sentido en la ligereza de las palabras.
    Le Quotidien d’Oran, 17 de noviembre de 2020
    Etiquetas: #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #EmiratosÁrabesUnidos
  • Sahara occidental «La violation des territoires était préméditée»

    par Abdelhalim Benyellès

    Le Maroc viole l’accord de cessez-le-feu du Conseil de sécurité de septembre 1991 par une attaque militaire à Guerguerat contre les Sahraouis. Ibrahim Ghali, le chef du Front Polisario, déclare officiellement l’arrêt du cessez-le-feu : c’est la guerre. Les hostilités sont ouvertes. Cela s’est déroulé vendredi 13 novembre. Le scénario de la violation des accords de cessez-le-feu était-il prévisible et prémédité ?

    Abdelhalim Benyellès – Alger (Le Soir) – Le président du Comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Saïd Ayachi, qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne 3, est formel.
    «L’attaque militaire était planifiée et l’Algérie, dans ce cadre, n’a eu de cesse d’alerter le secrétaire général des Nations-Unies et le Conseil de sécurité sur les dangers de violation du cessez-le-feu », a-t-il fait savoir. Et d’ajouter également que dans son dernier discours, le roi Mohammed VI avait signifié clairement cette menace d’intervention militaire.

    Revenant aux faits, les autorités marocaines ont « lâché » au préalable des militaires en civil pour agresser les populations, avant l’intervention militaire pour l’ouverture de brèches. Le Front Polisario, qui était en état de légitime défense pour protéger les populations civiles, a répliqué et cela a généré une situation de guerre.

    La violation des droits de l’Homme ne fait plus de doute, assure l’intervenant, citant les rapports de rappel à l’ordre de différentes ONG, du département d’État américain, du Parlement européen et du rapporteur spécial des Nations-Unies. Et de revenir à la première violation qui date de 2001 et au rappel à l’ordre de la Cour de justice du Parlement européen en 2018 déclarant illégale la commercialisation des produits agricoles du Sahara Occidental.

    Il déplore, par ailleurs, que le Conseil de sécurité soit resté inactif face aux missions de la Minurso pour assurer une atmosphère sécuritaire conduisant à l’organisation d’un référendum en terres occupées.

    Mais pourquoi, depuis la signature de l’accord de cessez-le-feu en septembre 1994, le référendum n’a pas eu lieu malgré les appels à l’autodétermination des populations sahraouies qui revendiquent leur droit ? « Justement, c’est un droit puisque le Sahara Occidental est considéré comme un pays non autonome par les Nations-Unies depuis 1963 », répond le président du Comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui. Poursuivant que la Minurso a été chargée de préparer un référendum d’autodétermination, mais la démarche a été enfreinte au départ par le roi Hassan II qui avait interrompu la phase d’identification des populations puis, par la suite, par les entraves qu’a subies la délégation de la Minurso dans sa mission.

    Pour ce qui est de l’ouverture du consulat général des Émirats arabes unis dans les territoires occupés, Saïd Ayachi est catégorique en précisant que le Maroc cherche, avant tout, une légitimité internationale pour sa présence sur les territoires du Sahara Occidental, dira-t-il. Citant la participation du Maroc avec le lobbying des pays du Golfe dans le monde, il révèle également que les Émirats voudraient entraîner un pays d’Afrique du Nord dans la normalisation avec Israël.
    Toutefois, l’intervenant doute que ce scénario de normalisation avec l’entité sioniste puisse réussir car il pourrait bien soulever la réaction de la rue, ce que craint le Palais royal, assure-t-il.

    Enfin, parlant de l’influence de la France sur l’aboutissement du processus d’autodétermination du peuple sahraoui, il dira que le Maroc sert d’abord les intérêts économiques français au niveau de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc, au même titre d’ailleurs que l’Espagne qui détient, selon lui, 200 entreprises au Maroc ainsi qu’une flotte de pêche estimée à 600 unités sur les eaux de la région.
    Le port de Guerguerat étant le point d’accès des exportations vers le marché de l’Afrique de l’Ouest, conclut-il.
    A. B.

    Le Soir d’Algérie, 16 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc 

  • La Repubblica : le Maroc viole la trêve et lance une offensive contre les Sahraouis (Sahara Occidental)

    Sahara occidental, le Maroc viole la trêve et lance une offensive contre les Sahraouis

    par Antonella Napoli

    Les forces armées de Rabat ont lancé hier une opération militaire dans la zone tampon de Gargarat en réponse à la “provocation du Front Polisario”. L’ONU: “Nous ferons tout notre possible pour un cessez-le-feu”

    29 ans après le cessez-le-feu conclu avec l’accord de paix de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario, la trêve armée au Sahara Occidental est rompue. Aux premières lueurs de l’aube, les forces armées marocaines ont forcé le blocus dans la zone tampon du Guerguarat, au Sahara occidental à la frontière avec la Mauritanie, déclenchant la réaction des militants sahraouis qui avaient formé un cordon de véhicules et de personnes pour bloquer la circulation des marchandises comme une forme de protestation contre la violation des accords sur les territoires contestés.

    Les militants, représentant les instances autonomistes de la République arabe sahraouie démocratique, ont manifesté pour dénoncer l’occupation militaire de leurs terres par le Royaume de Mohamed VI, la violation des droits de l’homme et l’exploitation de leurs ressources économiques.

    Depuis trois semaines, ils bloquent le passage par le sentier désertique qui relie le Maroc à la Mauritanie, une route fondamentale pour le trafic des véhicules qui traversent les pays de la région.

    Pour débloquer la situation, qui impliquait au moins 200 transporteurs arrêtés à la frontière mauritanienne, Rabat a décidé de rétablir la libre circulation civile et commerciale par la force. La présence des soldats de la paix de l’ONU pour le référendum au Sahara Occidental, déployés en 1991 après avoir conclu un accord entre les parties, n’a été d’aucune utilité. La tension dans les territoires désertiques est inévitablement transcendée dans une confrontation armée.

    Le secrétaire général Antonio Guterres a pris la parole depuis le Glass Palace à New York et, en plus d’exprimer ses regrets pour l’escalade militaire, il a assuré son engagement personnel à faire tout son possible pour rétablir le cessez-le-feu.

    Le président du Rasd et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, s’est adressé à Guterres dans l’immédiateté des affrontements, avec une lettre urgente également adressée à la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU pour “informer les implications de l’attaque de Les forces marocaines contre les civils sahraouis non armés qui manifestaient pacifiquement.

    Selon le porte-parole de l’ONU, ces derniers jours, les initiatives ne manquent pas pour prévenir les affrontements dans la zone tampon du Guerguarat et «pour mettre en garde contre les violations du cessez-le-feu et les graves conséquences de tout changement du statu quo». Efforts totalement infructueux.

    LaRepubblica.it, 14 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Guerguerat

  • L’ONU confirme à nouveau des attaques à Smara et Aousserd (Sahara Occidental)

     

    Par la voix de son porte-parole, l’ONU a confirmé aujourd’hui de nouveaux attaques contre le mur de défense marocain au niveaux des villes de Smara et Aousserd.

    Stephane Dujarric a indiqué que “la Mission (MINURSO) continuent de recevoir des informations faisant état de coups de feu tirés pendant la nuit à divers endroits le long du Berm. Hier soir, des coups de feu ont été signalés dans les zones du Berm adjacentes à Smara – c’est-à-dire au nord du territoire – et à Aousserd au sud”. 

    “Il va de soi que nous continuons d’exhorter les parties à prendre toutes les mesures nécessaires pour désamorcer les tensions. Et le Secrétaire général a non seulement parlé au Roi, mais il s’est entretenu aussi avec un certain nombre d’autres parties intéressées”, a-t-il ajouté.

    Dujarric a précisé que “ce qui se passe actuellement le long de la berme risque beaucoup de s’aggraver. C’est l’un des incidents les plus graves que nous ayons vus. Mais il n’est clairement pas trop tard pour faire marche arrière et s’assurer que la situation ne s’aggrave pas”. 

    Questionné sur la conversation que le Secrétaire général a eue avec le Roi Mohammed VI du Maroc, Dujarric a déclaré que “ils ont échangé des vues sur la question de Guerguerat. Et comme vous le savez, ces derniers jours, nous … je veux dire, l’ONU, y compris le Secrétaire général, bien sûr, a été très impliquée dans de multiples initiatives pour éviter une escalade de la situation et pour mettre en garde contre les violations du cessez-le-feu et les graves conséquences pour le statu quo”.

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Guerguerat #ONU #MINURSO

  • Agression du Maroc contre le Sahara occidental

    Giulio Chinappi 15/11/20 200 commentaires

    À la suite d’une opération militaire lancée par le Maroc au Sahara occidental, le Front Polisario a déclaré la guerre et repris la lutte pour sa propre autodétermination.

    Le 13 novembre, une nouvelle phase du conflit a commencé entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD), 29 ans après le cessez-le-feu conclu entre les parties au conflit. Le Front Polisario (Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro) a en effet déclaré la guerre au Maroc en réponse à une incursion de l’armée marocaine qui a attaqué des manifestants civils sahraouis à Guerguerat.

    L’agence de presse marocaine MAP a quant à elle confirmé que le Maroc a lancé une offensive militaire dans la zone de Guerguerat pour mettre fin à la manifestation des civils sahraouis qui bloquent pacifiquement le passage de la frontière depuis le 21 octobre. Le Front Polisario accuse plutôt le Maroc d’avoir violé “de manière flagrante” le cessez-le-feu en pénétrant sur le territoire sahraoui et en attaquant des civils.

    Suite à ces événements, le secrétariat national du Front Polisario a tenu une réunion d’urgence, au cours de laquelle il a été déclaré que «l’armée marocaine a rompu le cessez-le-feu à Guerguerat» et a déclaré la guerre au Maroc: «Le Front répondra de manière adéquate et conformément à ce qui avait été promis précédemment », lit-on dans le document officiel. Les dirigeants sahraouis ont alors annoncé à la population que “la grande bataille a commencé et avec elle la Grande Guerre pour la libération de tout le peuple”. Le Front Polisario a appelé “tout le peuple à se préparer à répondre à l’agression brutale et à l’étape nouvelle et décisive de la lutte pour la liberté, la dignité et la souveraineté”.

    Le président de la République sahraouie et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a adressé le même jour une lettre au secrétaire général des Nations unies, le portugais António Guterres, et à la présidente du Conseil de sécurité des Nations unies, Inga Ronda King (représentante de Saint-Vincent-et-les Grenadines), dénonçant l’agression marocaine: “C’est avec une grande urgence et préoccupation que je vous écris pour vous informer que les forces militaires marocaines ont lancé une attaque brutale contre des civils sahraouis non armés qui ont manifesté pacifiquement à Guerguerat, dans le sud-ouest du Sahara occidental », lit-on dans la lettre.

    Le secrétaire général du Front Polisario a alors dénoncé que “l’opération des forces marocaines contre les civils sahraouis est un acte d’agression et une violation flagrante du cessez-le-feu que les Nations unies et le Conseil de sécurité doivent condamner”. «Face à cet acte d’agression, les forces militaires du Front Polisario ont été contraintes d’affronter les forces marocaines en légitime défense et protection de la population civile. Nous tenons (…) l’Etat occupant marocain responsable des conséquences de son opération militaire », a-t-il ajouté. “En lançant cette opération militaire (…) l’Etat marocain occupant a sérieusement sapé non seulement le cessez-le-feu et les accords militaires y afférents, mais aussi toute possibilité de parvenir à une solution pacifique et durable”, a conclu Ghali.

    En effet, selon l’accord militaire n ° 1, signé par l’ONU séparément avec le Maroc et le Front Polisario, dans la bande de Guerguerat, à la frontière entre les territoires contrôlés par les deux parties, il ne peut y avoir la présence d’hommes armés ou du Maroc ni du Polisario. L’opération lancée par les forces militaires marocaines représenterait donc une violation flagrante de cet accord. Le cessez-le-feu, signé entre Marocains et Sahraouis sous les auspices des Nations Unies en 1991, “appartient au passé”, a déclaré Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères. En effet, le Front Polisario estime que l’attaque lancée vendredi par le Maroc représente la rupture de cet accord.

    En réponse, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, le français Stéphane Dujarric, a exprimé l’inquiétude de l’ONU face aux récents événements au Sahara occidental, et a transmis aux parties impliquées dans le conflit l’exhortation du secrétaire général de l’ONU à offrir une totale liberté de mouvement à la mission des Nations Unies dans ce territoire pour remplir son mandat.

    Le gouvernement algérien est également intervenu dans cette affaire, qui soutient historiquement les revendications du peuple sahraoui contre le Maroc. A travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le pays voisin a profondément regretté les «graves violations» perpétrées par Rabat. Le gouvernement algérien a appelé à l’arrêt immédiat de ces opérations militaires, “dont les conséquences sont susceptibles d’affecter la stabilité dans toute la région”. Des inquiétudes ont également été exprimées par le gouvernement mauritanien.

    Le samedi 14 novembre, des sources du Front Polisario ont déclaré que les affrontements étaient toujours en cours. Les forces armées du Front ont en effet révélé que les attaques contre les postes de l’armée marocaine ont commencé vendredi soir et se sont poursuivies jusqu’aux petites heures de ce samedi. Les Sahraouis ont affirmé avoir lancé plusieurs raids contre le mur de défense marocain et des bombardements d’artillerie dans la région occupée d’Auserd et de Mahbes. Selon le ministère de la Défense de l’ADRD, les forces sahraouies ont mené des “attaques massives” le long du mur de défense marocain dans les zones de Mahbes, Hauza, Auserd et Farsia, causant “des dégâts humains et matériels à l’ennemi”.

    Giulio Chinappi, 15 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Guerguerat



  • Le Sahara Ocidental et les descendants de Lawrence d’Arabie!

    Le Conseil de Coopération du Golfe soutient l’occupation marocaine de Guerguerat et Laayoune et d’autres terres désertiques. Le Conseil “Wanassa” qui assiège l’Etat frère du Qatar, n’appuie pas le Maroc dans la reconquête des villes marocaines de Ceuta et Melilla prises par les Espagnols, mais encourage plutôt l’occupation d’autres terres arabes ou musulmanes, c’est ce même Conseil qui a amené les américains et les a encouragés à occuper et à détruire l’Iraq après l’invasion du Koweit par ce dernier.

    L’histoire des arabes est une trahison par hérédité, car le sang de “Lawrence d’Arabie” coule encore dans les veines de certains, de père en grand-père, donc la conspiration contre le Sahara Occidental l’a précédé une conspiration contre le Qatar, et la normalisation avec Israël ne leur achètera pas une histoire ou une civilisation, mais les accablera plutôt d’une humiliation à vie.
    L’Algérie avec son histoire et son peuple ne sera jamais touché par les Arabes ni en ajoutant ni en diminuant à son histoire, comme l’a dit feu Houari Boumediène “Le Golfe, ce sont des barils de pétrole en mouvement!”. Ni plus ni moins!
    L’Algérie reste fidère à ses principes de soutient aux opprimés et de soutine aux peuples colonisés, et elle ne marchande pas pour les causes justes, dont la cause palestinienne est au premier lieu.
    Vive l’Algérie, gloire et éternité à nos justes martyrs.
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Algérie #ConseildecoopérationduGolfe