Category: Sahara Occidental

  • Quand le Maroc appelle au secours… la Russie

    Alors qu’il pensait réaliser « une simple opération de police » et rouvrir une brèche dans le « mur de la honte » pour écouler les produits du pillage des ressources sahraouies et des quantités considérables de drogues, le Maroc, quoiqu’en dise sa propagande est au bord de la panique, multipliant les appels au secours à ses protecteurs traditionnels, mais aussi et surtout à des pays opposés fermement à son occupation coloniale du Sahara occidental.

    Ainsi le ministère russe des Affaires étrangères a révélé le contenu d’un appel téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre marocain des Affaires étrangères à la demande de ce dernier. La discussion a porté sur la situation actuelle au Sahara occidental, où la partie russe a affirmé sa position de principe, à savoir la nécessité de résoudre le problème du Sahara occidental conformément au droit international et par des négociations diplomatiques.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé le Maroc et le Front Polisario au « calme » et à « éviter l’escalade ». D’autre part les combattants sahraouis poursuivent le bombardement des sites de l’armée royale le long du mur de défense marocain, faisant des dégâts humains et matériels indique le communiqué militaire numéro 5 de ALPS, en attendant le bilan des opérations des dernières 24 heures. Il faut relever que les combattants de ALPS intensifient leurs attaques « jour après jour », suite à la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu signé entre le Front Polisario et le royaume du Maroc en 1991 sous l’égide des Nations unies.

    « Les frappes ont ciblé le point d’alerte 51 du bataillon n 29 dans le secteur d’Amgala, en sus du bombardement de la base n 19 au secteur d’El Mahbes et la base 08 du bataillon 70. D’autre part, les forces militaires marocaines ont échoué à ériger une barrière de sable en dehors de la zone d’El-Guerguerat, quatre jours après la fin de la circulation dans cette région, du fait des frappes de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) et la mise en garde contre tout transit par la brèche illégale.

    Selon des médias sahraouis, les autorités marocaines ont utilisé six (6) engins pour ériger une barrière de sable à l’est de la brèche, quelques jours après l’échec de la mission pour laquelle le roi marocain avait donné à ses forces le feu vert.
    M. B.

    Le Courrier d’Algérie, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental, #Maroc, Sahara Occidental #Polisario #Russie

  • Sahara Occidental : Le soutien de l’Algérie, peuple et gouvernement, réaffirmé

    RENCONTRE DE SOLIDARITé ET D’APPUI AUX SAHRAOUIS : Le soutien de l’Algérie, peuple et gouvernement, réaffirmé

    Lors de son intervention à l’ouverture de la rencontre de solidarité et de soutien au peuple sahraoui, organisée par le Rassemblement national démocratique (RND) à son siège à Alger, le secrétaire général du parti, Tayeb Zitouni, a réitéré le soutien de son parti et de tout le peuple algérien au peuple sahraoui qui lutte pour son indépendance contre un occupant qui fait fi de toutes les résolutions onusiennes portant le droit du peuple sahraoui à son autodétermination. M. Zitouni a appelé, en outre, l’Onu à assumer ses responsabilités pour imposer le respect du cessez-le-feu entre les parties en conflit, ainsi que la relance de la mission de la Minurso dont le rôle est justement l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental pour libérer la dernière colonie en Afrique.

    Prenant la parole, l’ambassadeur sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a, après avoir salué le soutien indéfectible de l’Algérie pour la cause sahraouie, rappelé que le peuple sahraoui est un peuple pacifique, qui a à plusieurs reprises soulevé pacifiquement les violations marocaines contre ses citoyens, terres et ressources, mais aucune partie n’a fait quoi que ce soit pour stopper les agressions marocaines.

    « La récente offensive marocaine est la goutte qui a fait déborder le vase. Le peuple sahraoui a réagi violemment pour défendre ses terres et son peuple. Une réaction qui a surpris l’occupant qui cherche à présent une sortie, du moins, honorable, en affirmant qu’il est pour le cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités. Mais nous avons été trahis par le passé, lors de la signature du premier cessez-le-feu en 1991 alors que tous les pronostics militaires plaidaient en notre faveur à cette époque. Maintenant que ce cessez-le-feu est rompu, après l’agression marocaine, les choses vont sûrement bouger et ça va déboucher inévitablement sur la tenue du référendum », a-t-il déclaré lors de son intervention. De son côté, le président du comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Saîd Ayachi, a rappelé que l’Algérie est également visée du fait que l’agression marocaine est à un jet de pierre de nos frontières, et que ce pays occupe illégalement un territoire qui ne relève pourtant pas de sa souveraineté. Et les nombreuses résolutions internationales reconnaissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en est la parfaite illustration sur le caractère illégal de cette occupation.

    L’intervenant tient le Maroc pour responsable du blocage du processus de paix dans la région, affirmant que c’est Rabat qui sape la Minurso qui est chargée d’organiser le référendum. Et la nomination d’un nouvel envoyé spécial de l’Onu tarde à venir, alors que sans cet émissaire onusien les négociations entre les deux parties ne peuvent pas reprendre car c’est lui qui a la charge de redynamiser ce processus.

    « Depuis 29 ans, les Sahraouis ne cessent d’alerter l’opinion internationale sur les fulgurantes violations marocaines dans les territoires occupés mais aucune partie n’a réagi pour les condamner.

    Et après la récente agression à Guerguerat, le peuple s’est révolté pour défendre son intégrité territoriale », a-t-il affirmé, tout en endossant l’entière responsabilité de cette escalade à l’Onu, et au Conseil de sécurité qui n’ont pas assumé leurs responsabilités dans ce conflit.

    La représentante du Réseau des journalistes algériens de soutien au peuple sahraoui (CJASPS), Karima Bennour, a, pour sa part, souligné le rôle prépondérant de la corporation dans la défense des droits des Sahraouis, et de tous les peuples opprimés de par le monde à travers les révélations au grand jour de toutes les souffrances infligées à ce peuple frère qui, pourtant, ne revendique d’un droit international qui est le droit à l’autodétermination pour le peuple sahraoui. Un droit, a-t-elle ajouté, que les journalistes doivent défendre et adopter pour soutenir toutes les causes justes comme celle du peuple sahraouie.
    B. O.

    Le Courrier d’Algérie, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Algérie #Polisario #Maroc

  • Espagne : Podemos insiste sur la nécessité de s’impliquer pour parvenir à l’autodétermination du Sahara Occidental

    Goméz-Reino a appelé à collaborer entre tous pour “parvenir à la meilleure solution possible, qui passe par le respect dles droits de l’homme”.

    Le député de Unidas Podemos et porte-parole de la Galicia en Común, Antón Gómez Reino, a insisté sur la nécessité de s’impliquer pour que le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui puisse être respecté, comme mandaté par l’ONU.

    Cela a été indiqué dans des déclarations adressées aux médias, une fois l’Intergroupe d’amitié avec le peuple sahraoui créé, auquel il participe.

    C’est un groupe de travail qui rassemble 13 députés de huit formations politiques et dont le but est de rechercher des solutions pacifiques à la cause sahraouie, conformément aux résolutions des Nations Unies sur ce sujet.

    Goméz-Reino a appelé à collaborer entre tous pour “arriver à la meilleure solution possible, qui passe par le respect des droits de l’homme du peuple sahraoui et le mandat, qui émane du droit international et des résolutions des Nations Unies, du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui “.

    Dans le même temps, le parlementaire Unidas Podemos a souligné que “réussir la paix à Guerguerat est également positive pour la situation géopolitique au Maghreb”.

    Ce même mercredi, Podemos a publié un communiqué dans lequel il dit que le Gouvernement doit demander aux Nations Unies d’organiser un référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental, avec un “calendrier”, un recensement équitable “et des” garanties “du respect du résultat de la consultation, et qu’il ne suffit pas de «demander la cessation des hostilités» dans la région.

    A partir de la formation, ils ont insisté sur la nécessité d’avancer dans cette concertation après les tensions dans la région de Guerguerat, soutenant que le Maroc a rompu le cessez-le-feu avec le Front Polisario en envoyant des troupes militaires.

    Source : cope.es, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Espagne

  • Parlement espagnol : Naissance de l’intergroupe d’amitié avec le peuple sahraoui

    Les Forces du Congrès composent l’intergroupe d’amitié avec le peuple sahraoui

    Madrid, 19 novembre (EFE) .- Les députés de huit groupes parlementaires ont participé ce jeudi à la constitution de l’intergroupe d’amitié avec le peuple sahraoui, qui a déjà fonctionné dans d’autres législatures et qui s’est engagé à une solution pacifique, durable et conforme à la loi Internationale du conflit du Sahara Occidental.
    On s’attend à ce que, dans les semaines à venir, d’autres députés rejoignent l’intégroupe, comme l’a rapporté l’un des groupes participants, ERC, dans un communiqué.
    Abdulah Arabi, délégué du Front Polisario en Espagne, et Pepe Taboada, président du Coordinateur d’Etat des Associations de Solidarité avec le Sahara (CEAS) ont participé à l’événement.
    La réunion a rendu compte de la situation actuelle dans la région de Guerguerat, avec l’irruption des forces militaires et l’inquiétude suscitée par l’escalade du conflit.
    Treize députés ont assisté à l’événement qui s’est tenu au Congrès au nom de huit groupes politiques et, bien qu’aucun parlementaire de Ciudadanos n’ait pu y assister en raison de problèmes d’agenda, des sources de cette formation ont confirmé leur soutien à l’initiative.
    Les députés qui ont fait partie de la constitution de ce groupe, auquel tous ceux qui le souhaitent peuvent adhérer, sont Joan Josep Nuet et Marta Rosique de l’ERC; Ana Belén Fernández, du PSOE; Valentina Martínez et Miguel Ángel Jérez, du PP; et Joan Baldoví, de Compromís.
    Néstor Rego, du BNG; les députés de Unidas Podemos  Lucía Múñoz et Gerardo Pisarello (En Comú Podem), Antón Gómez Reino (Galicia en Común) et Enrique Santiago (IU), ainsi que Josune Gorospe, du PNV; Inés Sabanés (Más País) et Sergi Miquel (JxCat)  ont fait également partie des constituants de l’intergroupe. EFE
    Source : La Vangurdia, 19 nov 2020
    Tags :  #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos
  • Il Manifesto : Sahara Occidenta – Le Polisario décrète l’état de guerre avec le Maroc

    Après la rupture marocaine du cessez-le-feu, de jeunes sahraouis s’enrôlent. Dans les territoires occupés, Rabat arrête des manifestants. Pour l’instant, pas d’initiatives concrètes de l’ONU et de l’Union africaine

    “Notre peuple est en guerre pour répondre à une attaque lâche des civils et pour réaffirmer le droit à l’auto-détermination, à la résistance et à la libération de notre terre, qui est occupée par le Maroc depuis plus de 45 ans.”

    Par ces mots, le président de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a décrété officiellement “l’état de guerre”.

    Après l’opération militaire marocaine de vendredi dernier dans la région d’El Guerguerat, en violation flagrante des accords de cessez-le-feu, l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) a contre-attaqué en de nombreux points de la zone frontalière, bordés par le mur de sable qui sépare les territoires illégalement occupés par le Maroc de ceux libérés par la RASD.

    En ces jours de guerre, pour l’instant il n’y a pas de victimes de part et d’autre, les actions et bombardements des APLS visent principalement à “affaiblir les lignes de défense et les points d’observation” érigés ces dernières années par le Maroc, ainsi qu’à ” affaiblir le moral des troupes des forces armées royales de Rabat ».

    L’actualité en provenance des camps de réfugiés de la région de Tindouf (en Algérie) fait état d’une multitude de jeunes sahraouis, fatigués d’années d’attente et de manque de perspectives, prêts à rejoindre les rangs des APLS pour aller libérer leur terre.

    Dans les territoires occupés, selon l’Institution des Sahraouis contre l’occupation marocaine (Isacom), il y a ces derniers jours une répression féroce de ceux qui font preuve de solidarité et de soutien à l’APLS, avec “des dizaines d’arrestations et de violences arbitraires”.

    L’absence d’initiatives décisives de la part des Nations Unies ou de l’Union africaine exprimant «une profonde préoccupation face à la détérioration de la situation au Sahara occidental, en particulier dans la région de Guerguerat, et les graves menaces de rupture du cessez-le-feu restent préoccupantes. en vigueur depuis 1991 “et qui suggèrent aux deux parties au conflit” d’éviter toute escalade dans un contexte caractérisé par une situation sanitaire et géopolitique extrêmement délicate “.

    En ce qui concerne la situation dans la zone, les premières tensions entre le Maroc et l’Algérie sont enregistrées. Ces derniers jours, l’armée algérienne a mené de nombreux exercices militaires menés par le chef d’état-major, Saïd Chengriha, qui dans un communiqué sur Algérie Patriottique a accusé le Maroc de “violer le cessez-le-feu”, grâce au soutien diplomatique de certaines puissances étrangères, en allusion notamment aux monarchies du Golfe qui se sont alignées pour soutenir Rabat.

    “L’Algérie est le pays le plus puissant de la région et, ces dernières années, elle a montré qu’elle était capable de vaincre le colonialisme français et la menace jihadiste – a déclaré Chengriha – Notre armée est prête à défendre les frontières et les intérêts nationaux”.

    Les propos de Ghali concernant le conflit sont clairs: «Nous avons toujours mené une lutte non violente dans le cadre du droit international qui reconnaît le Sahara occidental comme un pays occupé et réaffirme notre droit à l’autodétermination, comme indiqué par la mission Minurso (…) La communauté internationale a l’obligation de mettre fin à la violation par le Maroc des accords de paix et de nous montrer une feuille de route précise pour arriver au référendum à certains moments – a conclu Ghali – Si cela ne se produit pas, nous continuerons à lutter pour la libération de notre terre occupée, jusqu’à la victoire ».

    Il Manifesto, 19 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc
  • El Guerguerat pousse Guterres à rechercher un nouvel envoyé de l’ONU pour le Sahara Occidental

    La crise de Guerguerat pousse Guterres à rechercher un nouvel envoyé de l’ONU

    Les événements qui se déroulent dans les territoires sahraouis occupés, qui sont au bord d’une guerre totale entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc, ont conduit les Nations Unies à se rapprocher des États influyens du Conseil de sécurité pour nommer une nouvel envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, dans l’espoir de surmonter l’impasse.
    Le poste d’envoyé des Nations unies au Sahara occidental est vacant depuis la démission de l’ancien envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler, en mars 2019, après avoir ressenti la complicité des puissances internationales et être convaincu que le Maroc n’avait aucune intention de résoudre cette question, qui s’est écoulée depuis plus de quatre décennies.
    À cet égard, des sources médiatiques ont révélé que l’ONU s’était engagée dans des efforts vigoureux pour contenir le conflit du Sahara occidental, qui dure depuis trois décennies, qui connaît actuellement des tensions sans précédent, en trouvant un nouvel envoyé qui amènerait les négociations à la recherche d’une solution, avec l’aide de la Russie, de l’Espagne et de la France, sans les États-Unis d’Amérique, qui vivent un dilemme réel et sans précédent, en raison du différend sur la légitimité du vainqueur des dernières élections présidentielles.
    Les Nations Unies recherchent un consensus entre ces pays, parmi lesquels il y a ceux qui soutiennent ouvertement le Maroc dans sa proposition de résolution de la crise sahraouie, comme la France, ainsi que l’Espagne, qui s’efforce de tenir le bâton au milieu, tandis que la Russie considère sa position proche du gouvernement sahraoui, comme elle l’a montré ces dernières années.
    Ces sources n’ont pas exclu que le secrétaire général des Nations unies se rende au Maroc, en Algérie et en Mauritanie, à la recherche d’un moyen de sortir de l’impasse actuelle, dans le but d’épargner à la région une nouvelle guerre.
    Des militants de la société civile au Sahara occidental ont pacifiquement fermé le point de passage de «Guerguerat» le mois dernier, en signe de protestation contre le mépris des Nations Unies pour leur cause et son échec à désigner un successeur à «Horst Kohler», une question que le Maroc espère continuer à entretenir. 
    Le déclenchement de la guerre dans la partie sud-ouest du Maghreb a conduit les Nations Unies à être finalement convaincues du danger de la mission, et de la nécessité d’activer ses efforts, comme le secrétaire général de cet organe, Antonio Guterres, a d’abord contacté le président sahraoui, Brahim Ghali, puis le monarque marocain, Mohamed VI et ont tenu des consultations avec les membres du conseil de sécurité pour nommer un nouvel envoyé de l’ONU au Sahara occidental.
    La décision des Nations Unies est finalement intervenue après que la «mission MINURSO» ait obtenu des informations confirmées sur les affrontements en cours entre les forces sahraouies et l’armée marocaine dans la zone tampon, et elle craint que ces affrontements ne se transforment en une guerre globale, qui plongerait la région dans une crise lancinante qui peut être difficile à surmonter.
    Echourouk, 17 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc 
  • Sahara Occidental : “El pueblo saharaui está dispuesto a sacrificarse por su país”

    “Basta ya”, dijo Limam. Denunció a Marruecos como opresivo y autoritario, y explicó que no creía en la misión Minurso. “No se le puede pedir nada más al pueblo saharaui”.

    Las tensiones militares en el Sáhara Occidental aumentaron el viernes pasado cuando Marruecos entró en la frontera de Guerguata en la frontera entre el país ocupado y Mauritania. La región está desmilitarizada, pero Marruecos decidió enviar un ejército allí para dispersar una protesta saharaui. Decenas de manifestantes protestaban, bloqueando la única carretera de la zona. Han denunciado este pasaje controlado por Marruecos como contrario al derecho internacional y han exigido un referéndum sobre la autodeterminación del Sáhara Occidental. Ante esta situación, el Frente Polisario declaró violado el alto el fuego firmado en 1991 y se impuso el estado de guerra.
    Mohamed Limam, representante vasco del Frente Polisario, reflexionó sobre la situación. Vio el pasado como negro, y por eso ve el futuro: “No tenemos nada que perder”.
    ¿Cómo está la situación en el Sáhara Occidental?
    La situación actual estalló cuando Marruecos entró en Guerguerate, una región desmilitarizada, para romper el bloqueo impuesto por los manifestantes saharauis, abriendo así un paso ilegal. Esto hizo estallar el alto el fuego. Los combates han vuelto desde el viernes, atribuidos a Marruecos. Así como la lentitud de las Naciones Unidas a lo largo de los años.
    El alto el fuego que se ha mantenido se ha logrado gracias a la paciencia del pueblo saharaui; por la paciencia de este pueblo pacífico. Siempre hemos trabajado en defensa propia. No tenemos un discurso bélico. Prueba de ello es lo que hemos hecho hasta ahora: esperar y trabajar por una solución justa, duradera y pacífica durante 29 años. Y eso, en uno de los lugares más vulnerables del desierto. Nuestros hermanos sufren una gran represión. Creo que es un evento innegable. Marruecos no ha respetado los acuerdos y lo que está haciendo es ilegal, inaceptable.
    Según la ONU, el Sáhara Occidental es un territorio no autónomo, ocupado ilegalmente, y Marruecos está comprometido con la celebración de un referéndum de autodeterminación. El pueblo saharaui espera esto desde 1991.
    Entonces, ¿se está utilizando la naturaleza opresiva de Marruecos?
    Sí definitivamente. Desde el comienzo de este ataque, Marruecos, como sabe, ha estado reprimiendo a nuestros activistas en los territorios ocupados. Allí están los informes de Amnistía Internacional y otras organizaciones. Muchas veces, estas organizaciones, junto con el movimiento de solidaridad, junto con el Polisario, han pedido activa y pasivamente la extensión de los poderes de Minurso para incluir también inspecciones de derechos humanos. Y no solo en las tierras ocupadas por Marruecos, sino también en los territorios liberados y los campos de refugiados saharauis. Gracias a patrocinadores marroquíes como los estados francés y español, este intento no ha progresado.
    Por otro lado, hace unos años Marruecos derrocó a la Unión Africana de las Minurs. Y no hay un solo soldado español en esa fuerza para mantener la paz, porque Marruecos apareció en su contra. Incluso la ONU dice que España es el poder administrativo del territorio. En el caso de Marruecos, no existe ningún estado u organización que reconozca la soberanía del Sahara. Marruecos es una potencia ocupante.
    Minurso se formó hace 29 años con el objetivo de organizar un referéndum de autodeterminación, pero no ha cumplido su promesa. Denuncias la lentitud de la ONU.
    Si. Minurso se difundió con una misión clara en el Sáhara Occidental: celebrar un referéndum sobre la autodeterminación del pueblo saharaui, como su nombre indica. Esto requería inevitablemente un alto el fuego entre los dos lados del conflicto. No se ha hecho nada desde esa misión. Minurso se ha convertido en un sujeto parcial que facilita la ocupación de Marruecos, y le interesa más la normalización del statu quo que la función que tiene que cumplir.
    También dice que la comunidad internacional, en silencio, es cómplice de la situación.
    Si. Y, lamentablemente, cuando se hace un compromiso por una solución pacífica, a favor de la legalidad internacional, se interpreta como un signo de debilidad. Eso es dañino.
    Creo que 29 años son más que suficientes para organizar un referéndum sobre la autodeterminación. Llevamos 29 años esperando. Es mucho. Además, ¿qué mercancías pasan por ese pasaje? Este pasaje es ilegal por varias razones: no está consagrado en el 1er Acuerdo Militar que lo rige; Los informes del secretario general de abril y junio de 2001 afirman que es ilegal: pidió a Marruecos que lo cerrara y Rabat se comprometió a hacerlo, pero no cumplió su palabra. Entonces no es justo, diecinueve años después, que el actual Secretario General justifique lo injustificable. Ese pasaje es un paso fronterizo. Eso no es verdad. Es ilegal.
    España también juega un papel importante.
    Si. Vendió al pueblo saharaui a Marruecos y Mauritania a través del Arreglo de Madrid. Según la ONU, España sigue siendo el poder administrativo del territorio. Y basta con mirar el último comunicado del Ministerio de Asuntos Exteriores español: es lo más cálido que puede ser. Tiene una responsabilidad esencial: legal, histórica y ética.
    España es responsable de todo lo que le ha sucedido al pueblo saharaui desde que se vendió a sus vecinos. Es el responsable de todo lo que ha pasado.
    ¿La violación por Marruecos del derecho internacional ha causado inestabilidad en la región?
    Si. Sabemos cómo comienzan las guerras, pero no cómo terminan. Si sabemos algo, es que todo cambiará a partir del viernes. Las cosas no volverán a ser como antes. Y eso, en una región estratégica para Europa. Esta decisión irresponsable de Marruecos convertirá al norte de África en un polvorín. No se le puede pedir nada más al pueblo saharaui.

    El Sáhara Occidental ha dicho que “ya basta”.
    Si. Lo sucedido en Guerguerate y los acontecimientos del día son una señal de cumplimiento. No se puede esperar nada más. Ni los Menores, ni la ONU, ni los poderes fácticos deben esforzarse. Se necesita una solución duradera y definitiva para un simple conflicto de descolonización. Simplemente no es obligatorio.
    ¿Qué pasos se deben tomar para encontrar una solución?
    La ONU debería poder celebrar un referéndum de inmediato; mientras tanto, los poderes de Minurso deberían ampliarse para supervisar los derechos humanos; poner fin a la explotación de los recursos naturales; Liberar a activistas saharauis en las cárceles marroquíes; Regreso a la Unión Africana, y otros. Es decir, se necesitan medidas para fortalecer la confianza entre las dos partes.
    Sin embargo, esto debe hacerse mientras continúen los conflictos. La confianza ya está rota. No detendremos la guerra por una promesa: demasiados han quedado sin cumplir. Queremos eventos reales. Certezas. Mecanismos de ejecución.
    ¿Eres optimista?
    No, por una simple razón: no creo que nada que no se haya logrado en 29 años sucederá en un par de días. Desde que firmamos los acuerdos de paz, hemos tenido que tragarnos una reducción tras otra. Se han hecho mil promesas, que luego no se cumplen. Minurso ve cómo se violan los derechos humanos. Cómo Marruecos utiliza la violencia contra quienes protestan pacíficamente en las calles. Eso se refleja en los informes, también hay videos. Minurs no hace nada. ¿Entonces que estamos haciendo? ¿Qué estamos esperando? Al pueblo saharaui no se le puede pedir más; es suficiente.
    Estás preocupado por la situación, ¿verdad?
    Sí mucho. Marruecos y sus partidarios creían que el compromiso de los saharauis con el acuerdo de paz pertenecía a personas inocentes. Esa guerra no pudo volver, y otra. El pueblo saharaui en su conjunto (mujeres, ancianos, jóvenes) está dispuesto a sacrificarse por su patria.
    Fuente : berria.eus, 19 nov 2020 (traducción no oficial del euskera)
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #ONU #MINURSO
  • Le Sahara, dernière injustice géopolitique du néocolonialisme européen et américain

    Les intérêts géopolitiques des puissants causent douleur, souffrance, famine, mortalité et oppression à des millions de personnes à travers la planète. Des millions de personnes piégées dans un réseau étouffant d’intérêts. Le Sahara en est peut-être le meilleur exemple.

    Luis Gonzalo Segura

    La “transition” sahraouie: de la dictature franquiste à la marocaine

    Le Sahara occidental est passé le 6 novembre 1975 de la dictature espagnole à la dictature marocaine après la Marche verte promue par Hassan II, qui a réussi à mobiliser plusieurs centaines de milliers de personnes. Ou plus précisément, il faut dire qu’une partie du Sahara Occidental a fait cette transition particulière, car si le centre et le nord de la région ont été cédés à la dictature marocaine, le sud s’est retrouvé entre les mains de la Mauritanie. Tout cela, bien sûr, avec l’accord des États-Unis, sinon avec leurs chuchotements.

    Cette distribution du gâteau – 266000 kilomètres carrés, la moitié de l’Espagne -, si typique des diners occidentaux, n’a pas pris en compte l’opinion des sahraouis eux-mêmes, qui ont vu la couleur des drapeaux changer et la lignée de leur dictateur sans leur consentement. Car le Front Polisario, né peu avant, en 1973, avait revendiqué l’indépendance du Sahara Occidental vis-à-vis de l’Espagne, dont il exerçait l’administration coloniale depuis la fin du XIXe siècle, mais pas pour devenir la colonie d’une autre dictature.

    Dans ce contexte, alors que le Front Polisario est parvenu à conclure un accord avec la Mauritanie en 1979, trois ans après la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le problème avec le Maroc a conduit à un conflit armé jusqu’à ce qu’en 1991 il soit possible de signer un Accord de paix définitif qui envisageait de tenir un référendum libre pour que le peuple sahraoui décide librement de son sort.

    Un référendum qui n’a jamais eu lieu, qui a rendu permanent l’exil sahraoui dans les camps situés près de Tindouf, en Algérie. Et avec une circonstance aggravante, puisque la mission des Nations Unies pour organiser le référendum au Sahara occidental (MINURSO), s’est non seulement avérée être un échec retentissant, mais a été enterrée aujourd’hui par les intérêts de chacun.

    Le Front Polisario déclare la guerre

    Près de trente ans après l’accord de tenir un référendum et compte tenu de l’impossibilité de le tenir, tel qu’établi dans le cessez-le-feu conclu par l’ONU en 1991, plusieurs dizaines de Sahraouis ont décidé de bloquer la route d’accès mauritanienne à Guerguerat comme mesure de protestation le 21 octobre. Derrière cet appel au réveil se cache la situation désespérée dans laquelle 250 000 Sahraouis vivent mal et l’espoir offert par le changement présidentiel aux États-Unis dans le contexte international. Un espoir naïf pour le moins si l’on tient compte du bilan géopolitique nord-américain.

    En représailles, il y a quelques jours à peine, le 13 novembre, l’armée marocaine est entrée dans Guerguerat, une zone démilitarisée située à la frontière avec la Mauritanie, au sud du Sahara occidental. L’incursion s’est terminée par une fusillade sans blessés et par une réponse ultérieure du Front Polisario aux sites militaires marocains situés derrière le mur, le plus long au monde avec plus de 2500 kilomètres, dans lesquels ils prétendent avoir fait des victimes (le Maroc le nie).

    Le casting européen et nord-américain

    L’Europe bénéficie des zones de pêche existantes sur le vaste littoral sahraoui, plus de 1 100 kilomètres de côtes, dans les accords qu’elle conclut avec le Maroc. Ainsi, le Maroc et l’Europe, principalement l’Espagne, partagent sans vergogne cette importante ressource naturelle tandis que les Sahraouis vivent dans des conditions difficiles dans des camps de réfugiés installés à plus de 500 kilomètres à l’intérieur de leur capitale, El Aaiún. Le Maroc, en plus de partager les zones de pêche avec l’Europe, exploite les précieuses mines de phosphate, avec lesquelles les engrais sont fabriqués.

    Il était inutile qu’en 2018 la Cour de Luxembourg ait statué que l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc n’avait aucun effet sur le Sahara occidental, car il ne faisait pas partie du Maroc, puisque le Parlement européen a approuvé l’accord en 2019 pêcher avec la dictature alaouite, y compris le Sahara occidental. L’Europe ignore ses propres tribunaux ou ses propres valeurs.

    De leur côté, les Etats-Unis font le bonheur de la dictature marocaine, l’un de ses “fils de putes” – selon les termes de Roosevelt et Kissinger – lui offrant des bases militaires. En effet, en 2008, les Américains ont localisé l’Africom (United States African Command) sur la base militaire de Tan Tan, à une courte distance d’El Aaiún, des îles Canaries et de Tindouf. Autrement dit, près de la zone de conflit actuelle. Sur cette base, les États-Unis ont non seulement renforcé la position de dictature de Mohamed VI tout en portant gravement atteinte aux possibilités des sahraouis d’organiser un référendum d’autodétermination, mais ont également servi à essayer d’arrêter – et de concurrencer – l’expansion chinoise. le continent. En effet, au cours des derniers mois, le Maroc a proposé aux États-Unis l’utilisation de la base d’Alcazarguir, dans le détroit de Gibraltar, en option à la base espagnole de Rota, dont l’accord doit être renouvelé en 2021.

    La dictature marocaine achète des testaments

    Mais pas seulement les États-Unis vivent au Maroc. Le Maroc a manoeuvré avec une grande habileté au niveau international, s’assurant que depuis 2001 l’ONU a cessé de soutenir la tenue d’un “référendum libre, juste et impartial sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental” pour se contenter de l’offre de ” une plus grande autonomie »présentée en 2007 par la dictature de Mohamed VI. Mais de la souveraineté à l’autonomie, il y a un abîme, surtout lorsque les pouvoirs offerts sont, selon le Front Polisario, inférieurs à ceux présentés par l’Espagne en 1974. Cependant, rien de tout cela n’a d’importance pour l’ONU, qui considère les efforts crédibles et sérieux. d’un régime autoritaire qui viole à plusieurs reprises les droits de l’homme pour résoudre le problème.

    De plus, le Maroc a réussi à faire de la mission de l’ONU au Sahara occidental la seule des 16 missions de maintien de la paix de l’ONU à ne pas évaluer les droits de l’homme, ce qui lui aura sûrement coûté beaucoup de faveurs et d’avantages. Pour y parvenir, il a rejoint l’Union africaine en 2017, dans le seul objectif d’expulser la RASD et a réussi à installer des dizaines de consulats au Sahara occidental, notamment celui des Émirats arabes unis – qui a récemment établi des contacts diplomatiques avec Israël. -.

    Les Sahraouis sont un peuple condamné à souffrir de la faim, de la misère et des violations constantes de leurs droits humains alors qu’un régime autoritaire partage sa richesse avec l’Europe et les États-Unis. Une réalité qui montre, comme beaucoup d’autres, que les intérêts géopolitiques sont au-dessus de ce qui est juste et correct. Une tragédie paradigmatique du néocolonialisme.

    Russia Today, 18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario

  • Sahara occidental : Bruit de batailles en attendant l’ONU

    Que se passe-t-il du côté de Guerguerat ? Les informations sont rares sur les échanges armés qui ont éclaté entre le Polisario et l’armée marocaine depuis que cette dernière a violé, vendredi dernier, le cessez-le-feu en vigueur depuis plus de 30 ans dans cette zone tampon ultra-sensible. Elles ont pour source les parties belligérantes et ne permettent pas d’avoir une idée claire de l’évolution des hostilités. La mission onusienne au Sahara occidental affirme qu’« il est extrêmement difficile de vérifier la réalité des informations diffusées de l’un ou de l’autre côté ». La Minurso se dit également confrontée à des problèmes d’accès sur le terrain et a limité ses déplacements ces derniers mois, basant désormais l’essentiel de ses observations sur des images satellites.

    L’agence officielle marocaine MAP, indique l’AFP, a repris dimanche soir les informations d’un site non officiel dédié aux Forces armées royales (FAR) pour annoncer des échanges de tirs le long du mur de défense, sans donner de localisation précise. Selon le forum « FAR-Maroc », le Polisario a effectué « des tirs de harcèlement le long de la ligne de défense sans causer de dégâts » et l’armée marocaine a « riposté », occasionnant « la destruction d’un engin porte-armes à l’est de la ligne de défense », au niveau de Mahbès, près de la frontière algérienne.

    La Mission de paix de l’ONU, la Minurso, « a reçu des informations des deux parties sur des tirs à différents endroits durant la nuit », a précisé, pour sa part, lundi, un porte-parole de l’ONU au cours d’un point de presse à New York. La Minurso « continue d’exhorter les parties à la retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire diminuer la tension », a-t-il ajouté. De son côté, le ministère sahraoui de la Défense a affirmé que les forces du Polisario ont mené lundi des « attaques massives » contre le mur de défense marocain, le « mur de la honte » selon sa terminologie. Il fait état de « tirs et de pilonnage » visant les secteurs d’Amlaga, Haouza, Al Farcia, dans le nord du territoire, et les secteurs de Baggari et Oum Dreyga.

    Sur le plan diplomatique, on apprend que le roi du Maroc Mohamed VI dit qu’« il restait attaché au cessez-le-feu » lors d’un entretien téléphonique lundi avec le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. « La fin de la guerre est liée désormais à la fin de l’occupation illégale » de la partie sous contrôle marocain, a déclaré, de son côté, lundi le responsable sahraoui Mohamed Salem Ould Salek. Jusqu’à hier, on ne savait quand le Conseil de sécurité allait se réunir pour examiner les développements du conflit. Au Sahara occidental, l’absence d’un envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, un poste vacant de la démission de l’Allemand Horst Köhler au printemps 2019, officiellement pour des raisons de santé, a aggravé un statu quo devenu intenable, selon les Sahraouis.

    ReportersDZ,18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #ONU #MINURSO

  • Echos de conflit : La guerre menace au Sahara (Frankfurter Allgemeine)

    LES CONFLITS ENTENDENT : La guerre menace au Sahara

    Après l’escalade militaire en Éthiopie, la guerre menace d’éclater au Sahara occidental. Après 29 ans, le Front de libération du Polisario a déclaré la fin du cessez-le-feu avec le Maroc. «Des milliers de volontaires» ont été mobilisés pour la lutte qui a déjà commencé. Selon le Polisario, les attaques contre les positions marocaines ont fait plusieurs morts. Cependant, aucune confirmation indépendante n’a encore été obtenue à ce sujet. Le gouvernement de Rabat n’a parlé que de «provocations» du Polisario. Néanmoins, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit «profondément préoccupé par les conséquences possibles» des récents développements.

    Le Sahara occidental était une colonie espagnole jusqu’en 1975, date à laquelle il a été largement occupé et annexé par le Maroc. Plus récemment, l’ancien président fédéral Horst Köhler a tenté de servir de médiateur entre les parties en conflit en tant qu’envoyé spécial de l’ONU jusqu’en 2019. De plus en plus de bateaux avec des migrants du Maroc et d’Afrique de l’Ouest partent pour les îles Canaries espagnoles depuis la côte du Sahara Occidental.

    La nouvelle confrontation a été déclenchée par un barrage routier non loin de la frontière avec la Mauritanie. Les partisans du Polisario avaient coupé la liaison terrestre la plus importante du Maroc avec le pays voisin et le reste de l’Afrique depuis la fin octobre, non loin du poste frontière de Guerguerat. Ils voulaient protester contre l’inaction de la communauté internationale qui, il y a des décennies, avait promis un référendum sur l’avenir politique de l’ancienne colonie espagnole.

    Le 30 octobre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé le mandat de la Mission Minurso au Sahara occidental. Pour la première fois, le texte ne mentionnait plus le référendum. Même alors, le Polisario a menacé «d’intensifier la lutte». Avec une action militaire dans la zone tampon entre les deux parties en conflit, le Maroc a dégagé la route vendredi et a déclaré qu’elle était à nouveau ouverte à la circulation. Le Polisario a alors appelé au cessez-le-feu qui était en vigueur depuis 1991.

    À l’origine, les habitants de la seule zone africaine qui, selon l’ONU, n’a pas encore été décolonisée, devraient voter en 1992. A cette fin, l’ONU a mis en place la mission Minurso pour surveiller le cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario et organiser un référendum sur le statut du Sahara Occidental. Depuis le retrait de l’Espagne, le Maroc contrôle environ 80% du Sahara occidental, qui abrite environ un demi-million de personnes. D’un point de vue marocain, cette zone de la côte atlantique riche en phosphates et poissons est les «provinces du sud» qui appartiennent au royaume et sont séparées du reste du Sahara Occidental par un mur de sable de 2700 kilomètres de long.

    Pas de propre territoire national

    L’aggravation du conflit pourrait également mettre à rude épreuve les relations difficiles du Maroc avec l’Algérie. Parce que le gouvernement de l’Algérie voisine soutient le Polisario. Dans le Sahara algérien, jusqu’à 170 000 réfugiés du Sahara occidental vivent dans des camps près de Tindouf depuis des décennies. À la fin de 1975, ils avaient fui les combats au Sahara occidental vers cette région désertique inhospitalière. La République du Sahara occidental, dirigée par le Polisario, y a son siège, mais elle n’a pas son propre territoire national.

    Après l’échec des négociations, le Polisario a continué de perdre le soutien international. Cela a également accru la pression politique sur les dirigeants au sein de leurs propres rangs pour qu’ils deviennent plus actifs. En octobre, les Émirats arabes unis ont ouvert un consulat dans la partie du Sahara occidental contrôlée par le Maroc, reconnaissant ainsi ses revendications politiques. Plus d’une douzaine d’Etats africains ont désormais des missions diplomatiques à Laâyoune.

    Frankfurter Allgemeine, 16 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #ONU #MINURSO