Category: Sahara Occidental

  • Sahara occidental : Enfin le réveil de l’ONU ?

    Sahara occidental / Attaque marocaine de Guerguerat : Enfin le réveil de l’ONU ?

    L’attaque marocaine dans la zone tampon de Guerguerat et la déclaration de «guerre» du Polisario rappellent l’existence du conflit du Sahara occidental et mettent les Nations unies devant leurs responsabilités à lui trouver une solution politique afin d’éviter un retour des belligérants aux hostilités interrompues par le cessez-le-feu en vigueur depuis septembre 1991. La réaction d’inquiétude du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et des capitales occidentales jugées influentes semble annoncer un réveil de la «communauté internationale» et l’inscription en priorité du dossier sahraoui à l’ordre du jour du Conseil de sécurité. Ce que veulent depuis des années les indépendantistes sahraouis…

    Le regain de tension entre le front Polisario et le Maroc à Guerguerat n’est pas une surprise pour les observateurs du dossier du conflit du Sahara occidental. Depuis 2016 au moins, cette zone tampon fait parler d’elle régulièrement en tant que terrain de confrontation permanent entre les indépendantistes sahraouis et l’armée marocaine. Signalés depuis ces quatre dernières années, et créant au passage, comme durant l’été 2016, une forte e crispation dans les relations entre Rabat et Nouakchott à qui il était reproché de fermer les yeux devant le trafic et la contrebande en tous genres profitable au Polisario, ces heures et échauffourées sporadiques dans ce périmètre frontalier démilitarisé et surveillé par la mission onusienne au Sahara occidental, la Minurso, révélaient la nouvelle bataille de positions que se mènent les belligérants depuis ce temps-là depuis le cessez-le-feu proclamé il y a près de 30 ans et surtout d’incapacité, voire de frilosité de l’ONU à trouver une solution au conflit.

    Cette bataille entre le Polisario et le Maroc s’est intensifiée au fur et à mesure que Guerguerat prenait de l’importance en tant que couloir d’échanges économiques et commerciaux entre le Sahara occidental sous contrôle de Rabat et la Mauritanie voisine et porte ouverte sur l’Afrique de l’Ouest, une destination de plus en plus prisée par les entreprises marocaines et internationales transitant par le Maroc ou ayant des intérêts économiques dans le royaume. Tous ceux qui ont voyagé dans cette région reviennent avec le souvenir d’une route aménagée par le Maroc traversant (en dépit de la légalité internationale) le mur militaire et la zone tampon, fréquentée par des norias de poids lourds qui passent quotidiennement de la partie sahraouie occupée par le Maroc vers la Mauritanie ; et par l’apparition au fil des ans d’une «zone franche» qui ne dit pas son nom et dont les profits reviennent à la partie marocaine qui accompagne ce «dynamisme» par un renforcement militaire d’abord discret puis de plus en plus visible. Ceci, au détriment du Polisario qui, conscient du danger du statu quo actuel sur le dossier du conflit du Sahara occidental et de la tournure prise par les flux commerciaux via Guerguerat, lesquels n’ont jamais été condamnés par les Nations unies en dépit de leurs conséquences sur le cessez-le-feu en vigueur depuis le 6 septembre 1991, multiplie les manifestations de présence dans ce périmètre devenu ultra stratégique.

    Quand ce ne sont pas des Sahraouis qui manifestent leur réprobation de cette drôle de situation par eux-mêmes, le Front n’hésite pas à harceler les forces marocaines postées illégalement sur place et à contrôler les poids lourds en circulation en réaction à l’inertie des éléments de la mission de la Minurso à ce poste frontière. Avant l’attaque marocaine de vendredi dernier suivie de combats qui n’ont pas cessé, hier, selon un communiqué du Polisario, des incidents ont été signalés depuis septembre dernier lorsque le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a réaffirmé mardi 1er septembre 2020, son rejet «catégorique» de la persistance du passage illégal de Guerguerat, appelant le Conseil de sécurité «à contraindre d’urgence l’État d’occupation marocaine à la fermeture immédiate» de ce passage qui demeure «une source permanente de tension dans la région, ayant des conséquences désastreuses». «Il est inacceptable que la mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) continue de fermer les yeux sur la persistance de ce passage illégal et sur le transit quotidien de marchandises, y compris les énormes tonnes de drogue», avait déploré la RASD dans son communiqué, appelant à permettre à la Minurso «de mener à bien la mission pour laquelle elle a été mandaté par le Conseil de sécurité le 6 septembre 1991, afin de parachever le dernier cas de décolonisation en Afrique».

    Réveil de l’ONU

    La réaction du secrétariat général de l’ONU a été d’appeler «à la plus grande retenue», mais sans agir véritablement jusqu’à l’annonce vendredi par le Polisario de la fin du cessez-le-feu, une défaillance rappelée par l’Algérie qui a appelé l’organisation à assumer ses missions et imposer un retour au processus de négociations politiques. Ce qui, en attendant l’évolution sur le terrain des hostilités, semble se dessiner aujourd’hui avec la réaction observée à l’échelle internationale et conduire les indépendantistes sahraouis à un succès tactique au vu de l’inscription à nouveau annoncée du conflit sahraoui parmi les priorités du Conseil de sécurité de l’ONU, qui devrait se réunir durant cette semaine. D’ici-là, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit «préoccupé par les conséquences possibles» de l’attaque marocaine à Guerguerat. Selon son porte-parole, Stéphane Dujarric, le chef de l’ONU «reste déterminé à faire tout son possible pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu» et à «à faire tout son possible pour éliminer tous les obstacles à la reprise du processus politique». Pour sa part, le chef de l’Union africaine (UA) s’est inquiété hier samedi des «menaces graves» sur le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 entre Maroc et Front Polisario au Sahara occidental et sur le statu quo dans la zone tampon. Dans un communiqué publié samedi, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, «exprime sa profonde préoccupation suite à la détérioration de la situation au Sahara occidental, notamment dans la zone des Guerguerat, et des menaces graves de rupture du cessez le feu en vigueur depuis 1991». M. Faki salue aussi «les efforts du secrétaire général des Nations unies et des pays de la région pour encourager vivement les parties à s’abstenir de tout changement du statu quo et à revenir dans les meilleurs délais à la table de

    L’Espagne, ancienne puissance coloniale au Sahara occidental, «exhorte les parties à reprendre le processus de négociation et à avancer vers une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable», a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué publié vendredi soir. «Le gouvernement espagnol soutient les efforts du Secrétaire général des Nations unies pour garantir le respect du cessez-le-feu au Sahara occidental», a ajouté le ministère. «Ces derniers jours, l’Espagne a fait des démarches en ce sens, en appelant à la responsabilité et à la retenue», a-t-il encore indiqué. Autre pays clé, la France a appelé vendredi à «tout faire pour éviter l’escalade et à revenir au plus vite à une solution politique», a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. «Ces événements démontrent l’importance d’une relance rapide du processus politique, qui passe notamment par la nomination dans les meilleurs délais d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies», a-t-il ajouté.

    Le chef de la Commission des Affaires étrangères du Parlement italien, Piero Fassino, s’est dit vendredi lui aussi préoccupé et a appelé à «ne pas alimenter la tension, éviter tout recours à la force et à reprendre le processus de paix sur la base des résolutions et des engagements du Conseil de sécurité». Le parlementaire italien a également exhorté les Nations unies à nommer un nouvel envoyé au Sahara occidental afin de «reprendre le processus de paix» à l’arrêt depuis la démission en mai 2019 de l’ancien président allemand Horst Kohler. 

    ReportersDZ, 15 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, El Guerguerate,

  • Sahara Occidental : Le Maroc tombe dans le piège du Polisario

    L’ojectif essentiel du Front Polisario n’était pas la fermeture de la brèche de Guerguerate, mais un piège savamment tendu dans lequel le Maroc est naïvement tombé. El Guerguerate a été le prétexte pour briser le joug représenté par cette mascarade de cessez-le-feu imposé au peuple sahraoui depuis 1991. La percée de l’armée marocaine dans la zone tampon était le moment tant attendu par le feu des combattants sahraouis pour ouvrir une nouvelle étape dans le conflit du Sahara Occidental qui dure depuis plus de 45 ans. Toute la ligne du front le long du mur de la honte a été la cible de l’artillerie de l’armée sahraouie. Du Mahbes, au nord, jusuqu’à El Guerguerate au sud.

    Aveuglé par le soutien inconditionnel de son allié français, le Makhzen a fini par se croire intouchable et pouvoir poursuivre son arrogance et ses défis à la légalité internationale donnant, ainsi, le tir de grâce aux années de bonheur dans lesquelles le Maroc agissait à sa guise.
    En raison du manque de lucidité de son roi et ses mauvais conseillers, le Maroc ne connaîtra plus de stabilité ni paix de la part d’un peuple qui en a assez de voir sa bonne volonté manipulée. Son état d’esprit a été manifesté par le geste du président sahraoui lorsqu’il a refusé de répondre à l’appel du secrétaire général de l’ONU. Ce dernier ne pourra plus écrire dans son rapport que la “situation est calme dans la région”. Guterres et ses commanditeurs du Conseil de Sécurité se sont retrouvés embarrassés par la courageuse décision du Front Polisario de mettre fin au cessez-le-feu définitivement pour la simple raison que “cessez-le-feu” et “référendum” sont deux faits indissociables dans le processus de paix initié en 1988 et qui vise à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indèpendance via un référendum et ce dernier ne peut être organisé sans proclamer l’arrêt des hostilités et c’est la raison d’être de la MINURSO devenue un outil visant á réaffirmer la colonisation marocaine.
    La communauté internationale est unanime sur le fait que le Maroc a perdu une occasion d’or de retrouver la paix et la stabilité via un accord gagnant-gagnant avec les sahraouis. Maintenant, cette occasion appartient au passé et un nouveau cessez-le-feu ne sera plus possible si ce n’est sous les conditions du Front Polisario et dans le cadre des principes énoncés par la Charte des Nations Unies au sujet des territoires non autonomes dont le Sahara Occidental fait partie.
  • Reprise de la guerre au Sahara occidental: une ligne de fracture entre les anciens enjeux économiques et les nouveaux calculs géopolitiques

    Après le Nagorno Kara Bagh, les conflits reprennent en Afrique: en Éthiopie, la guerre du Tigré (Tigray) menace de déborder sur la province voisine de l’Amhara mais également sur l’Érythrée au risque de rallumer les feux d’une guerre régionale; au Sahara Occidental, le Maroc et le front Polisario reviennent à la case départ et reprennent le chemin de la guerre. L’Organisation de l’Union Africaine (UA) semble aux abonnés absents et son inertie totale au Sahel, en Afrique australe, dans la Corne de l’Afrique et en Libye met en doute non seulement sa crédibilité mais sa raison d’être.

    Au Sahara Occidental, le Polisario a toujours décrié les agissements de la Minurso, dont le staff a toujours été dominé par des officiers égyptiens jugés trop favorables aux thèses marocaines. Dans les faits, des membres de la Minurso sont impliqués dans la corruption, le pillage d’objets et de sites archéologiques non répertoriés et le trafic de drogues.

    Des éléments du Polisario et beaucoup de militaires marocains sont également impliqués dans divers circuits de corruption.

    La crise autour du point de contrôle de Guerguerat sis à l’extrême Sud du Sahara Occidental a d’ailleurs pour enjeux l’extension du trafic de stupéfiants jusqu’en Libye via le Sahel.

    La Libye est considérée comme un véritable eldorado pour le hashish marocain dont la diffusion se heurte à la fermeture des frontières avec l’Algérie. La Libye est également un point de redistribution de la drogue marocaine vers la Tunisie, l’Égypte et l’Europe via l’immigration clandestine en Méditerranée. Cet enjeu est vital au Maroc dont l’économie gonflée par les aides des pays du Golfe souffre de la crise du tourisme mondial et d’une dette avoisinant 91 % du P.I.B marocain. D’où l’importance vitale pour le Maroc d’ouvrir une route commerciale avec la Mauritanie à travers la zone démilitarisée (tampon). Ce que le Polisario considére comme une violation de l’accord de cessez-le-feu de 1991 et une première tentative d’occupation de ce que le Polisario considéré comme la « Zone Libre » ou « territoires libérés ». C’est donc le retour des hostilités.

    Cependant, mener une guerre ou une guérilla dans l’un des environnements les plus extrêmes de la planète n’est pas à la portée des belligérants qui souffrent de carences systémiques graves. Le Maroc ne peut que continuer à diffuser des communiqués de victoire destinés à une partie de l’opinion interne tout en incriminant l’Algérie tandis que le Polisario ne dispose d’aucune véritable force susceptible de changer le statu quo et surtout effectuer des brèches le long des 2700 kilomètres du mur de défense marocain, lui même défendu par des millions de mines antipersonnel. De son côté, l’Algérie ne répond jamais aux accusations marocaines et se contente de réitérer que la question du Sahara Occidental est un conflit de décolonisation opposant le Maroc au Polisario et dont la gestion incombe uniquement à l’Organisation des Nations Unies. En réalité, l’Algérie se soucie beaucoup moins du Maroc, pays avec lequel il existe des contacts et des réseaux souterrains que de de l’hostilité concertée des pays du Golfe et principalement le royaume d’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Koweït et le Bahreïn, en y voyant un prélude à un ciblage d’une amplitude dépassant de loin ce que Alger qualifie de « gamineries du Sahara Occidental ». D’un point de vue stratégique, les pays du Golfe financent déjà une sorte d’encerclement géopolitique de l’Algérie dans un contexte n’ayant rien à voir avec le Sahara Occidental ou les relations avec le Maroc et c’est cela qui inquiète le plus l’armée algérienne. Fait significatif, une des chaînes TV publiques algériennes a diffusé pour la première fois l’essai d’un missile balistique tactique Sol-Sol 9K720 Iskander E (SS-26 Stone) par l’armée algérienne. Un message clair aux forces soutenues et financées par les Émirats Arabes Unis et les autres pays du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) en Libye.

    Pour la première fois, une chaîne de la télévision publique algérienne a diffusé l’essai d’un tir de précision d’un missile balistique tactique Sol-Sol Iskander E. Un fait rarissime compte tenu que toute information sur d’eventuels vecteurs balistiques est un sujet totalement tabou en Algérie depuis 1989.

    Reste le principe de réalité. Le Maghreb n’est pas du préparé aux bouleversements qui s’annoncent et toute déstabilisation de cette région aura des conséquences apocalyptiques sur l’Europe occidentale. A titre de comparaison, la déstabilisation de la Libye, l’un des pays du Maghreb les moins peuplés (six millions d’habitants) et où il n’y avait aucune forme de flux migratoire vers l’Europe, a ouvert les vannes d’un véritable déluge migratoire sur l’Europe qui se poursuit jusqu’à cet instant. Qu’en sera t-il si les autres pays du Maghreb totalisant une population de 120 millions de personnes s’effondrent et qui sont traditionnellement connus pour être des réservoirs de migrants vers l’Europe ? Ce sera à coup sûr la fin definigive d’une Europe déjà très mal au point et en état de pourrissement avancé.

    Source : Strategika51, 15 nov 2020 (traduction non officielle)

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Algérie, Polisario, Libye, trafic de drogue, cannabis, haschich, El Guerguerate,

  • Sahara Occidental: Le Maroc vise-t-il à replonger dans sa guerre contre les Sahraouis ?

    RABAT VIOLE LE CESSEZ-LE-FEU AVEC LE FRONT POLISARIO : Le Maroc vise-t-il à replonger dans sa guerre contre les Sahraouis ?

    La dégradation de la situation dans la région de Guerguerat au Sahara occidental s’accélère, avec la persistance des autorités marocaines à occuper des territoires sahraouis, à maintenir le cap de la violation de l’accord du cessez-le feu, conclu en 1991, avec le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies, en vue de la tenue du référendum d’autodétermination, qui n’a pas vu le jour depuis.

    À Guerguerat, il n’y a pas eu uniquement un bruit de bottes, par l’entassement de soldat marocains, mais par des tirs militaires contre les civils sahraouis, que le Front Polisario, dont son Secrétaire général, président de la République sahraouie, Brahim Ghali, a alerté l’ONU et son Conseil de sécurité, sur ces risques, les semaines passées sans manquer de mettre en garde le Maroc, sur les conséquences de toute agression militaire contre les Sahraouis et les territoires du Sahara occidental, dont ceux libérés par l’Armée de libération du peuple sahraoui, avant l’entrée en vigueur, en 1991, du cessez-le-feu. Il est à rappeler que le royaume chérifien vient de récidiver, à Guerguerat, en violation des accords N°1, du cessez-le-feu, après avoir tenté, en 2017, cette manœuvre militaire, avant qu’il soit rappelé à l’ordre par l’ONU, et sous sa pression, il procède au retrait, en février 2017, des unités de la gendarmerie, pour demeurer derrière le mur de sable séparant les territoires libérés du Sahara occidental, de ceux encore sous occupation marocaine. À moins de quatre jours, des tirs de l’armée marocaine à Guerguerat, le responsable du secrétariat du Front Polisario, Khatri Adouh, a averti le Maroc et alerté la communauté internationale sur les conséquences des manœuvres militaires du royaume chérifien, pour forcer l’ouverture d’un passage à Guerguerat, en violation des accords du cessez-le feu. Affirmant que le peuple sahraoui répondra «fermement à toute manœuvre menée par l’occupation marocaine visant à ouvrir la brèche illégale d’El Guerguerat», Khatri Adouh a déclaré lundi dernier, à partir de Guerguerat, animant un meeting populaire de sahraouis, que «l’occupation marocaine se prépare à l’escalade et la confrontation », en faisant appel, précise-t-il « aux mercenaires, soldats et colons qui travaillent dans les territoires occupés afin de couvrir l’intervention militaire à la zone tampon», a relevé M. Adouh. Annonçant, hier, avoir lancé une opération militaire dans la zone de Guerguerat, région située dans les territoire libérés du Sahara occidental, que les autorités coloniales marocaines n’occupent pas, suite au tracé établi, dans les accords de cessez-le-feu avec le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies (ONU), en 1991, Rabat replonge non seulement l’ensemble de la région nord-africaine, dans les conséquences du feu d’une guerre entre, le Maroc et le Front Polisario, mais aussi le continent africain, appelés, plus qu’avant à sortir du tourbillon des tensions et des guerres pour s’assurer un destin, selon les aspirations des peuples africains. Ayant failli, depuis la création de la mission onusienne pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO), par la non application du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, et ne pas tourner, ainsi, la dernière page d’un système colonial sur notre continent, l’ONU et son Conseil de sécurité ont contribué gravement, non seulement aux souffrances des années durant du peuple sahraoui, mais au retour du bruit des armes, et non des bottes, entre un Maroc, s’obstinant à demeurer illégalement au Sahara occidental et un peuple déterminé à recouvrir son indépendance, par la volonté de générations de sahraouis et la force du droit international, relatif aux droit des peuples colonisés à l’autodétermination. Hier, le ministère des Affaires étrangères de la république sahraouie a annoncé que le Front Polisario « répliquait à l’opération que l’armée marocaine avait initiée ce vendredi (hier : NDLR) ». Le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem ould Salek a déclaré, en effet, sur les agissements militaires du Maroc « c’est une agression et que les sahraouis se retrouvent en situation de légitime défense et répliquent aux troupes militaires marocaines » avant d’indiquer, dans ses déclarations à l’AFP, que «la guerre a commencé, du fait que le Maroc a liquidé le cessez-le feu » a-t-il précisé.

    Mohamed VI dans la peau de HASSAN II pour torpiller la légalité internationale

    Il est à se demander qu’elles sont les raisons réelles ayant amené Le roi du Maroc à reprendre la tenue militaire, abandonnée, par son père Hassan II, suite à la conclusion, en 1991, de l’Accord de cessez-le feu avec le Front Polisario, sous l’égide de l’ONU, en s’aventurant à lancer une opération militaire, en violation de l’accord-du cessez le feu et les résolutions du Conseil de Sécurité sur la dernière question de décolonisation, en Afrique, inscrite sur l’agenda de l’ONU et de l’Union africaine (UA). Par l’opération militaires des autorités coloniales marocaines à Guerguerat, contre les civils sahraouis, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, mobilisés de l’autre côté du mur de la honte, pour bloquer l’ouverture de brêches à Guerguerat par le Maroc, pour accéder aux marchés de la Mauritanie et de l’Afrique de l’Ouest, le Roi Mohamed V revient ainsi, près de 44 années en arrière, pour tenter d’imposer, par le feu des armes, sa ré-occupation militaire, à travers ces manœuvres de son armée, de ces dernières années, à Guerguerat, mettant ainsi en branle ses engagements avec la communauté internationale, principalement le Conseil de sécurité. Mohamed VI se soucie-t-il vraiment simplement des 200 routiers, dont des français et des espagnols, bloqués côté forces marocaines derrière le mur de la honte, depuis le 28 octobre dernier, par la par la mobilisation pacifique de sahraouis, refusant de voir les instruments du système colonial marocaine frôler le sol de la partie libérée, de Guerguerat, en violation aussi de l’accord de cessez -le feu, face au mutisme du Conseil de sécurité face à l’escalade marocaine, dans cette région. Mohamed VI sera-t-il en mesure d’aller sur une guerre, avec le Front Polisario, que son père, le roi Hassan II , qui après avoir envahi militairement, en 1975, le Sahara Occidental et affronté avec des pertes considérables, la lutte armée du peuple sahraoui, a fini par mener des négociations avec le Front Polisario, sous l’égide de l’ONU, aboutissant à un cessez-le-feu en prévision de la tenue du référendum d’autodétermination ? Après une éclipse sur la scène marocaine, et les frasques et les scandales qui ont fait parler de lui, le roi marocain est revenu, pour s’afficher avec les responsables de la monarchie des Emirats arabes unis, appuyant sans surprise d’ailleurs leur soutien à la colonisation. Par ailleurs, avec la non prise en compte, par le Conseil de sécurité, des mises en garde du seul représentant légitime et unique du peuple sahraoui, le Front Polisario, a ouvert les appétits à l’occupant marocain, en décidant d’opérer militairement contre les civils, s’inspirant ainsi non seulement de son père, Hassan II, en 1975, mais aussi des expériences de l’armée de l’entité sioniste, dans ses agressions militaires répétitives, contre des civils palestiniens, à Ghaza comme en Cisjordanie, en violation des accords d’Oslo, pour Israël , et de ceux précités de 1991, par Maroc. Par la non nomination à ce jour, par le Conseil de sécurité, de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, ses membres, dont principalement ceux détenteurs du droit de veto ont leur part de responsabilité dans à la dégradation de la situation à Guerguerat et avec leur mutisme aux appels alertant des responsables sahraouis ont ouvert la brèche, au Maroc pour torpiller les Accord de cessez-le feu de l’ONU et la Légalité internationale. Comme le Conseil de sécurité a été responsable, par sa réaction inappropriée et inadéquate, suite à l’expulsion par le Maroc du personnel de la Minurso, en 2016 et plus encore, par la non-application du droit internationale au Sahara occidental.
    Karima Bennour

    Le Maroc viole l’accord du cessez-le-feu avec le Front Polisario

    Les forces armées marocaines ont « délibérément » violé l’accord de cessez-le-feu signé entre les deux parties au conflit au Sahara occidental, en dépêchant des forces militaires par trois voies à l’est de la brèche illégale à Guerguerat, non loin des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement dans cette région depuis le 21 octobre dernier, réclamant la fermeture définitive de la brèche illégale. L’opération, considérée comme une « violation flagrante » de l’accord de cessez-le-feu de 1991, conclu entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU constitue, selon les responsables sahraouis, « une attaque directe contre le peuple sahraoui ». Celui-ci poursuit, le Front Polisario « est placé, ainsi, que son mouvement de libération nationale, le Front Polisario, en position de légitime défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RASD » . L’Armée de libération populaire sahraouie « a commencé à répondre avec la fermeté requise à cette agression et à la marche hostile du Maroc » qui inflige, est-il souligné « un sérieux revers à l’accord de cessez-le-feu ». Le Front Polisario et le gouvernement sahraoui tiennent, affirme la même source « le Royaume du Maroc pleinement responsable de toutes les conséquences dangereuses de cette attaque sur la sécurité et la stabilité de la région » , ainsi que sur l’avenir de l’Accord de paix qui est bloqué, poursuit-on « depuis des années en raison du non-respect de cet accord par le Maroc ». Le Maroc a mené vendredi une agression militaire dans la région d’El Guerguerat, au sud-ouest du Sahara occidental, où des Sahraouis civils manifestaient pacifiquement depuis le 21 octobre pour réclamer la fermeture définitive de la brèche illégale créée dans le mur de sable érigé par l’occupant marocain.
    K. B./SPS

    Ce que dit l’accord militaire n° 1, conclu en 1991 sous l’égide de l’ONU, entre le Front Polisario et le Maroc

    La brèche ouverte dans le mur de sable est une transgression de l’accord militaire n° 1, signé le 24 décembre 1997, entre le général Burand Lubenik pour la Minurso et Brahim Ghali, pour le Front Polisario, d’une part et entre la mission onusienne et le Maroc, le 22 janvier 1998, d’autre part. L’accord définit la zone située entre El Guerguerat en territoire du Sahara occidental occupé et la frontière mauritanienne comme une » buffer stripe » (bande tampon). Large de cinq km, elle sépare deux zones restreintes » restricted zone ». La première de 30 km sous occupation du Maroc et la deuxième de 25 km, sous contrôle du Front Polisario. Au-delà, il y a deux autres zones à restrictions limitées séparées par le mur l’une à l’ouest sous occupation marocaine et l’autre à l’est sous contrôle du Front Polisario . L’accord confine les Marocains à l’intérieur du mur de sable. En août 2016, le Maroc a décidé de bitumer les cinq km de la zone tampon d’El Guerguerat jusqu’à la frontière mauritanienne, en plein centre de la zone démilitarisée. L’accord militaire n°1 stipule que l’accès à la zone tampon qui commence d’El Guerguerat est interdit aux troupes et aux engins des forces armées royales marocaines et du Front Polisario. Or, lorsqu’il a entrepris les travaux du bitumage en 2016, le Maroc a utilisé les engins du génie militaire. La violation est flagrante: L’intervention énergique des forces sahraouies, rapidement déployées dans la région, met un terme à la duperie et rétabli le statu quo anterieur. En face, le Maroc avait déplacé des unités de la gendarmerie royale qu’il retirera en février 2017, sous la pression des Nations unies.
    K. B.


    Le Courrier d’Algérie, 15 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, 

  • Sahara occidental: Borrell s’entretient avec Bourita et Boukadoum

    Le Haut représentant Josep Borrell s’est entretenu ce dimanche 15 novembre avec les Ministres des Affaires étrangères du Royaume du Maroc Nasser Bourita et de l’Algérie Sabri Boukadoum, afin de s’informer des derniers développements dans la zone de El Guerguerat, suite aux derniers évènements qui s’y sont déroulés.

    Le Haut représentant a rappelé à cette occasion le plein soutien de l’UE aux efforts des Nations Unies et de son Secrétaire Général en vue de trouver un règlement pacifique à la question du Sahara occidental, dans le respect des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations Unies et tout particulièrement de la dernière résolution (2548) adoptée le 30 octobre 2020. Dans ce contexte, il a souhaité une reprise rapide des discussions sous la conduite des Nations-Unies et d’un nouvel Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara occidental.

    Le Haut représentant a notamment souligné l’importance primordiale de veiller au respect des accords de cessez-le-feu en place depuis 1991 et réitéré le plein soutien de l’UE aux efforts de la MINURSO à cette fin. Dans ce cadre, le Ministre des Affaires étrangères marocain a assuré le Haut représentant de l’attachement de son pays au respect du cessez le feu.

    Le Haut représentant a aussi tout particulièrement insisté sur la préservation de la liberté de circulation et des échanges transfrontaliers dans la zone d’El Guerguerat, et son impact important sur toute la région du Maghreb et du Sahel, région d’importance stratégique. Une solution politique à la question du Sahara occidental est essentielle pour la coopération régionale entre les pays du Maghreb, la stabilité, la sécurité et la prospérité de la région, et ce encore plus au regard des difficultés économiques actuelles à la pandémie du Covid-19.

    EEAS, 15 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Union Européenne, Josep Borrell,

  • Sahara Occidental : Après le statu quo, les armes !

    par Tarek Hafid

    Le Front Polisario a réagi militairement à l’agression de l’armée marocaine, menée vendredi 13 novembre, contre des civils qui manifestaient dans la région de Guerguerat. L’artillerie sahraouie a déclaré avoir pilonné des positions militaires dans quatre zones du mur de «défense» marocain. Hier, le Président sahraoui Brahim Ghali a déclaré officiellement la fin de l’accord de cessez-le-feu signé avec le Maroc en septembre 1991.

    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – La guerre a repris au Sahara Occidental. Vendredi, quelques heures après l’agression de Guerguerat, le Front Polisario a donné ordre à son artillerie de pilonner des positions de l’armée marocaine dans plusieurs zones du mur de «défense» qui sépare les territoires occupés des territoires libérés. Vendredi soir, un communiqué du commissariat politique du ministère sahraoui de la Défense nationale a annoncé le lancement des premières opérations dans les secteurs d’El Mahbas, El Farsia et Hawza au nord-est et Aousserd au sud.

    «Le secteur de Mahbas a été témoin d’intenses bombardements sur la base numéro 23, et le secteur de Hawza a également été témoin d’un bombardement similaire, notamment à la base 4 ainsi que la sonnette 71. Le secteur d’Aousserd a également fait l’objet de frappes de l’Armée populaire de libération sahraouie, dans les bases 17 et la sonnette 172. Le secteur d’El Farsia n’a pas été épargné par les tirs de nos courageux combattants, les bases 18 et 17 ayant subi, ce jour à 16 heures et 17 heures, des tirs d’artillerie et de mitrailleuses», précise ce communiqué publié par l’agence officielle sahraouie SPS. Le Front Polisario affirme que ces frappes « ont causé des dégâts en vies humaines et matériels, et ont terrorisé les soldats marocains». Le communiqué ne donne pas de bilans chiffrés des pertes humaines et ne fait pas mention d’une réaction de l’armée marocaine. Une source gouvernementale sahraouie indique que le pilonnage de ces positions s’est poursuivi durant la nuit de vendredi à samedi et que «les forces ennemies ont riposté timidement».

    Balafre au milieu du désert

    Érigé entre 1980 et 1987, le mur marocain a été construit grâce à l’apport technique d’officiers israéliens et au financement d’États arabes du Golfe, principalement de l’Arabie Saoudite. Telle une balafre au milieu du Sahara Occidental, il s’étend, du nord-est au sud-ouest, sur une longueur de 2 720 km. La fonction de ce mur, fait de remblais de sable et de rocaille et de plus de 6 millions de mines antipersonnel et antichars, est de protéger l’armée marocaine des attaques des unités de combat sahraouies. Environ 100 000 militaires, appartenant à différentes armes, sont stationnés en permanence dans ces régions désertiques. Ils sont postés dans des bases équipées de radar de mouvements. Chaque base est reliée à un cantonnement appelé «sonnette», qui comprend une unité d’infanterie chargée de donner l’alerte en cas d’incursion. À titre d’exemple, la base 8 est reliée à la sonnette 81. Au vu des moyens matériels et humains engagés, ce dispositif peut être efficace en temps de paix, mais il s’avère terriblement désuet dans la situation actuelle.
    Dans leurs cantonnements faits de toitures légères, la troupe marocaine devient une cible facile pour les unités de combat sahraouies.

    Fin officielle du cessez-le-feu

    Une chose est sûre, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) est décidée à poursuivre les combats. Le décret présidentiel mettant fin à l’accord de cessez-le-feu signé le 6 septembre 1991 par le Front Polisario et le royaume du Maroc a été promulgué hier, samedi 14 novembre. Officiellement, les autorités sahraouies ne reconnaissent plus les termes de cet accord ni les engagements militaires et diplomatiques qui en découlent.
    T. H.

    Le Soir d’Algérie, 15 nov 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario,

  • Sahara Occidental : Mêlée des canons

    par Abdou BENABBOU

    Encore une fois, le machiavélisme des conseillers indiscrets et attitrés des autorités marocaines a agi. En les écoutant pour piétiner le cessez-le-feu instauré depuis trois décennies entre le Maroc et la République sahraouie, le monarque alaouite a pensé profiter d’une conjoncture particulière pour bafouer une trêve qui ne tenait qu’à un fil, sans présager des conséquences lourdes qui en résulteraient. La guerre est bel et bien déclarée et on connaît d’avance les gravissimes risques qui planent sur une région déjà lourdement perturbée et à bien les appréhender, ce sera le peuple marocain qui en payera le lourd prix.
    Tout prête à penser que le Maroc a décidé d’utiliser une stratégie vieille comme le monde qui consiste à crier au loup pour guerroyer hors de ses frontières en planifiant une recette guerrière connue. Sérieusement empêtré dans une situation sociale et économique hautement dégradée, le pouvoir marocain planifie une dangereuse diversion et devra s’alourdir d’un pesant effort de guerre. Une telle bravade ne pouvait être initiée sur la seule base des griefs annoncés officiellement par le royaume et si tel était le cas, les raisons invoquées auraient pu se dissiper par une sage entente diplomatique pour garantir le maintien du cessez-le-feu en attendant que le peuple sahraoui décide de son avenir. Il en a été autrement et tout porte à croire que le roi a bénéficié de secrets encouragements en ces temps sombres pour la sous-région pour torpiller tous les efforts de paix déployés depuis déjà près d’un demi-siècle.
    La pandémie désastreuse avec ses affres et les prémices de déstabilisation qu’elles annoncent avec les jeux des armes dans le Sahel aidant, le royaume du Maroc a cru bon de s’inscrire dans la mêlée des canons. Sa dangereuse initiative n’est sûrement pas isolée. Elle rejoint d’autres initiatives du même acabit qui semblent dans l’ombre méthodiquement planifiées mais dont les gains pour les peuples de la région ne sont pas assurés.
  • Sáhara Occidental: Ruido de botas

     

    ¿Nos dirigimos hacia un enfrentamiento armado entre las fuerzas de ocupación marroquíes y el ejército de liberación del pueblo saharaui? Todo parece indicar que se debe temer lo peor cuando observamos la evolución de la situación a nivel de la localidad de El Guerguerat, que sirvió como zona de amortiguamiento antes de que irrumpieran las FAR a finales de la semana pasada en un gesto que parece una odiosa provocación. Y como era de esperar, el Frente Polisario, legítimo representante del pueblo saharaui, no pudo quedarse con los brazos cruzados ante esta incursión marroquí que viola claramente el acuerdo de alto el fuego firmado en 1991. 

    Ayer, la dirección del Polisario También ha decidido dejar de tener en cuenta este acuerdo porque el colonizador marroquí lo ha violado de forma unilateral y de cara a la comunidad internacional. De hecho, estamos casi a un paso del estallido de las hostilidades y la reanudación de las armas entre los dos beligerantes. Salvo que el verdugo y la víctima no deben estar en pie de igualdad. En este caso, es el reino de M6 el que abre las hostilidades al decidir abrirse el paso en esta zona de amortiguamiento supuestamente la frontera entre los dos territorios, con el pretexto de asegurar un paso comercial a Mauritania. Un argumento del todo inadmisible en el sentido de que el acuerdo de 1991 prohíbe expresamente cualquier violación de esta frontera de arena, de acuerdo con lo estipulado en el acuerdo que las dos partes firmaron bajo los auspicios de la ONU.

    Sin duda, esta irresponsable invasión del ejército de Mohamed 6 responde sobre todo a otras consideraciones de orden interno. Comenzando con el deseo del rey de desviar la atención de sus súbditos de su catastrófica gestión de la pandemia Covid-19, cuyas víctimas se cuentan decenas por día. Además, la desastrosa situación económica de su reino debió empujar a Mohamed 6 a buscar una víctima en otro lugar para hacer olvidar a su pueblo las duras condiciones de vida.

    Ni que decir tiene que la reciente apertura de un consulado de los Emiratos en los territorios saharauis ocupados, forma parte de la agenda de odio y desestabilización de estos Emiratos que consiste en hacer las veces de revendedor a Israel a cambio de apoyo a la colonización del Sahara por Marruecos. No sería sorprendente ver pronto al “Comandante de los Creyentes” asumir públicamente la normalización de las relaciones con la entidad sionista como lo hizo antes que él, sus alter egos de los Emiratos, Bahréin y Sudán.

    Los saharauis, por lo tanto, respaldan la función de chivos expiatorios de una alianza triangular entre Israel, los Emiratos y Marruecos.

    Imane B.

    L’Est Républicain, 15 nov 2020

  • Sáhara Occidental: Marruecos apuesta por la escalada

    por Tarek Hafid

    El ejército marroquí llevó a cabo ayer una agresión militar en Guerguerat, en el extremo suroeste del Sahara Occidental. Con esta ofensiva, el rey Mohammed VI puso fin definitivamente al alto el fuego firmado entre Marruecos y el Frente Polisario en septiembre de 1991.
    Tarek Hafid – Argel (Le Soir) – Mohammed VI eligió involucrar a su país en una nueva guerra contra el Frente Polisario el viernes 13, poniendo así fin al alto el fuego que ha durado 31 años.
    Ayer por la mañana, unidades del ejército marroquí llevaron a cabo una operación militar abriendo tres brechas en la zona de Guerguerat. Según una fuente diplomática saharaui, el ataque se produjo en la zona donde los civiles saharauis se manifestaban desde el 21 de octubre para exigir el cierre de una brecha ilegal en el muro de defensa marroquí. “Nuestros soldados lograron albergar a todos los civiles antes de tomar represalias con disparos contra los agresores”, dijo nuestra fuente.
    Por su parte, Marruecos ha tratado de justificar el ataque como “una operación de ingenieros militares para tapar una brecha”, informó AFP, citando a un responsable marroquí de asuntons exteriores.
    Rabat se ha aprovechado de este pasaje abierto ilegalmente durante muchos años para transportar mercancías a Mauritania y países de África Occidental.
    Una situación que la República Árabe Saharaui Democrática (RASD) denuncia oficialmente a la ONU desde 2001. Pero la comunidad internacional se ha mostrado incapaz de obligar a Marruecos a cerrar esta brecha.
    El lunes 9 de noviembre, el gobierno saharaui advirtió, en un comunicado oficial, que la entrada de Marruecos en territorio liberado será considerada “agresión flagrante” y desencadenará “una nueva guerra en la región”.
    Una vez más, el gobierno saharaui advierte y reitera enérgicamente que la entrada de cualquier elemento militar, de seguridad o civil marroquí, en esta parte de las áreas liberadas de la República Saharaui, o la llamada franja de separación, será considerada como un agresión flagrante, a la que el partido saharaui responderá enérgicamente, en legítima defensa y defendiendo su soberanía nacional. Esto también significará el fin del acuerdo de alto el fuego y comenzará una nueva guerra en toda la región ”, especifica este comunicado de prensa.
    Como tal, nuestra fuente indica que todas las unidades de combate de las 7 regiones militares llevan varios días “en estado de alerta roja”. “Es obvio que el ataque marroquí dará lugar a una respuesta armada a través de la línea del frente.
    El statu quo impuesto por Rabat con la complicidad de sus aliados hace que el pueblo saharaui no tiene absolutamente nada que perder. Mohammed VI acaba de iniciar una guerra que tendrá consecuencias desastrosas en Marruecos ”, indica nuestro interlocutor.
    Brahim Ghali, el presidente saharaui, interpeló oficialmente al secretario general de las Naciones Unidas Antonio Guterres, así como Rhonda King, la representante permanente de San Vicente y las Granadinas ante las Naciones Unidas, que ostenta la presidencia rotatoria del Consejo de Seguridad, para denunciar la agresión marroquí.
    Para el gobierno saharaui, la comunidad internacional tiene plena responsabilidad por la situación que ha prevalecido durante treinta años en el Sáhara Occidental.
    La ONU ha mostrado su incapacidad para organizar un referéndum de autodeterminación, único objetivo del acuerdo de alto el fuego firmado el 6 de septiembre de 1991 entre el Frente Polisario y Marruecos.
    T. H.
    Le Soir d’Algérie, 14 de noviembre de 2020
  • Mauritanie : Quand la HAPA siffle la fin de la récréation!

    Depuis la fermeture d’El Guerguerate, le Maroc semble avoir laissé tomber la discrétion dans ses activités de lobbying en Mauritanie. Ses nervis aussi! C’est ainsi que l’ampleur de ses liens avec les médias mauritaniens a été étalée au grand jour. A voir leurs déchaînements contre les sahraouis, on dirait qu’ils ne sont pas au courant que le Maroc impose un visa à leurs concitoyens pour leur entrée au Maroc alors que ce n’est pas le cas avec l’Algérie, son ennemi juré depuis la nuit des temps.

    L’attitude de ces pseudo-médias rappellent tristement celle des républiques bananières de l’Afrique de l’Ouest qui ont ouvert des prétendus consulats dans les villes martyres du Sahara Occidental. Leur point commun? Les pots-de-vin, le soudoiement et la corruption dont les marocains sont maîtres.

    C’est ainsi que ces pseudo-journalistes, au nom de quelques misérables ouguiyas, ont fait de la sphère médiatique virtuelle un terrain de compétition dont le gagnant remportera une médaille en méchanceté envers le peuple sahraoui et en allégeance à la monarchie médiévale du Maroc. L’esprit rêveur de certains les a poussé à faire recours à des vieux épisodes de la guerre imposée par Mokhtar Ould Daddah sous les directives de la France. Mais, ils sont allés si loin qu’ils ont provoqué l’indignation de la Haute Autorité mauritanienne pour la Presse et l’Audiovisuel (HAPA).

    Dans un communiqué on ne peut plus claire, la HAPA leur a signalé son désaccord avec leur traitement du dossier d’El Guerguerate soulignant leur manque de professionnalisme et d’objectivité et leur tendance à attiser les feux de la discorde et la haine dans une affaire dont la Mauritanie n’est pas concernée et ne cesse d’exprimer sa neutralité à ce sujet. Etonnamment, aucun média francophone n’a daigné relayer le communiqué de la HAPA.

    Dans le passé, le hacker Chris Coleman a révélé la collusion du président de Sahara Médias avec les services secrets marocains. L’affaire El Guerguerate a révélé qu’il n’est pas le seul. Seul bémol, maintenant que l’affaire Guerguerate est finie, ils seront contraints de se dêmeler pour trouver un sujet susceptible de leur apporter l’occasion de s’en prendre au peuple sahraoui.

    S’il y a quelques jours, la HAPA a organisé un séminaire pour lutter contre les “fake news”, elle se retrouve, désormais, dans le besoin d’un autre séminaire pour lutter contre l’argent marocain qui fait des ravages dans la presse mauritanienne.

    Tags : Mauritanie, médias, Maroc, corruption, soudoiement, pots-de-vin, El Guerguerate,