Category: Sahara Occidental

  • Sahara Occidental : Segundo informe de CODESA sobre la situación de los derechos humanos

    El segundo Informe breve sobre la situación de los derechos humanos en el Sáhara Occidental ocupado tras la reanudación de la guerra entre la fuerza de ocupación marroquí y el Frente Polisario 

    El Comité para la Protección de los Civiles Saharauis encargada por el Buró ejecutivo del Colectivo de defensores saharauis de los derechos humanos, pudo monitorear los crímenes de lesa humanidad cometidos por la fuerza de ocupación marroquí contra los civiles saharauis. 
    1 / Negligencia médica del defensor de los derechos humanos saharaui “Bamba Sharif Lafkir”: 
    A las 12 del 20 de noviembre de 2020, la administración del Hospital Militar de El-Aaiún ocupado se negó a recibir al defensor de los derechos humanos “Bamba Sharif Lafkir”, de 65 años, y Cabe señalar que “Bemba Al-Sharif Lafkir” fue golpeado varias veces por la fuerza de la ocupación marroquí a causa de su participación en las manifestaciones pacíficas que exigían el derecho del pueblo saharaui. 
    La declaración de su familia confirmó que existen instrucciones superiores a la administración del Tercer Hospital Militar para negar a recibirlo y garantizar su derecho humano al tratamiento, de conformidad con los artículos 13 y 16 de El cuarto Convención de Ginebra de la protección de los civiles saharauis, y evocando de la situación legal del Sáhara Occidental ocupado, enmarcado en el derecho internacional humanitario. 
    2 / La detención de la defensora de derechos humanos saharaui “Sultana Khaya” y el asalto a su familia: 
    El 19 de noviembre de 2020, miembros de la policía de la fuerza de ocupación marroquí detuvieron a la defensora de derechos humanos saharaui “Sultana Khaya”, presidenta de la Asociación Saharaui de los Derechos Humanos y la Protección de la Riqueza, en Bojador / Sáhara Occidental Ocupado, donde fue sometida a un registro minucioso de todo equipaje, tras llegar el 18 de noviembre de 2020 al aeropuerto de El-Aaiún / Sáhara Occidental, de la isla de Las Palmas. 
    La fuerza de la ocupación la persiguieron hasta la casa de su familia en Bojador, y arrojaron las piedras a la casa lo que resulto heridas a su madre; “Minatu Mbarek”, asi como en el día siguiente, 20 noviembre 2020, continuaron el ataque y golpearon brutalmente a “El Waara Khaya, por su protesta contra la prohibición de los visitante a la casa de su familia, entre los prohibidos su hermano” Abd El Aziz Khay” 
    Con estas prácticas violentas e injustificadas, la fuerza de la ocupación marroquí ha violado los párrafos A y C del artículo 03 de la Convención de Ginebra de la Protección de Civiles. 
    03 / la policía de la ocupación rodearon la casa del artista saharaui “Maalinin Sidi Ibrahim Haddi” 
    El 20 de noviembre de 2020, el artista saharaui “Maalainin Sidi Ibrahim Haddi” fue sorprendido por un grupo de coches de policía que rodeaban su casa, el artista afirmó que prohibirlo a asistir a eventos festivos debido a lo que ofrece su equipo de canciones musicales que cantan sobre el Sáhara Occidental. Por la misma causa fue impedido a entrar a la cuidada Bojador en el El 9 de julio de 2017. 
    04 / Aterrizaje y cerco de policías en el barrio de Salam de Agadir / Marruecos: 
    El barrio Salam, donde reside la mayoría de los estudiantes saharauis, presenció un intenso cerco policial desde el miércoles 18 de noviembre de 2020, en el mismo contexto, una facción estudiantil que adoptó una ideología chovinista en la Universidad Ibn Zohr presentó una incitación explícita contra los estudiantes saharauis debido a la causa de E l Guargarat. 
    Comité de la protección de los Civiles Saharauis 
    El Buró Ejecutivo del Colectivo de los Defensores Saharauis de Derechos Humanos; CODESA 
    El Aaiún/ Sahara Occidental el 21 de noviembre 2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos
    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Marruecos,                
  • Le Polisario exige une date pour le référendum au Sahara Occidental pour arrêter la guerre

    «Nous avons toujours voulu être indépendants pour les bons mais nous n’avons rien reçu en retour», explique un jeune activiste

    Le Front Polisario demande aussitôt “une date” pour le référendum au Sahara Occidental comme condition indispensable pour arrêter la guerre avec le Maroc, une semaine après trente ans de cessez-le-feu. Le délégué en Catalogne du Front populaire de libération de Sakia-el-Hamra et du Río de Oro, Abidin Bucharaya, a appelé à une “action sérieuse” de la communauté internationale pour les aider à voter pour décider de leur avenir. «Nous avons toujours voulu être indépendants, protestant pacifiquement, mais nous n’avons rien obtenu», déplore Nora Mulay, une jeune sahraouie vivant en Catalogne. Depuis les territoires occupés, le journaliste Ahmed Ettanji met en garde contre les violations des droits de l’homme commises par l’armée de Mohamed VI depuis la rupture du cessez-le-feu, et l’ONU garde le silence.

    Les deux parties s’accusent mutuellement de reprendre les hostilités et se lancent depuis une semaine dans une confrontation dont on dispose de peu d’informations en raison des difficultés d’accès à la zone et de la fermeture médiatique de l’Etat marocain. «Nous sommes inquiets car nous ne savons pas ce qui va se passer», dit Nora, arrivée en Catalogne grâce à plusieurs projets de coopération mais qui continue d’être en contact avec sa famille, divisée: la plus proche est les camps de réfugiés de Tindouf l’autre, dans les territoires occupés par le Maroc depuis que l’Etat espagnol a quitté sa colonie et son peuple face à l’avancée des troupes marocaines. Son père et son frère se trouvent dans la zone libérée, la petite bande de terre près de l’Algérie qui contrôle le Polisario. Ils lui assurent qu’ils ne font que protester et qu’elle ne devrait pas s’inquiéter, mais Nora a peur pour eux et pour sa mère et ses frères et sœurs, dans le camp de réfugiés. La jeune femme accuse Rabat d’avoir rompu le cessez-le-feu, bien qu’elle admette que c’était ce que les Sahraouis «recherchaient». «Nous sommes heureux mais tristes, car nous avons des parents, des frères et sœurs, des cousins ​​et des voisins qui sont là», reconnaît-il. De parents vivant dans les territoires occupés, ils ont le sentiment qu’ils y vont aussi tous les soirs pour manifester et que la police marocaine entre dans les maisons des gens.

    Le journaliste Ahmed Ettanji, d’Al-Aaiun, l’ancienne capitale du Sahara Occidental espagnol, affirme qu’il y a un “puissant déploiement” de l’armée et de la police marocaines à la suite des incidents au poste frontière de Guerguerat. Les manifestations dans les rues ont repris ces derniers jours pour célébrer la “réactivation de la guerre”, a déclaré le journaliste sahraoui, qui a dénoncé les violations des droits de l’homme par les autorités marocaines. «Ils sont entrés dans des maisons à la recherche de jeunes pour leur participation présumée aux manifestations», dit Ahmed qui y voit une tentative de générer la «peur» parmi la population. Il dit même que la police fouille les téléphones portables des gens. “Ils arrêtent quiconque marche dans la rue qui est sahraoui.”


    Du Polisario, ils disent que depuis près de 30 ans, ils tentent de “contenir” la population mais que “l’immobilité” de l’ONU les a conduits à se méfier d’une solution. Selon Bucharaya, les jeunes ont grandi dans un contexte de «désespoir» et de «déception»: «ils ne croient plus aux instances internationales et pensent que la seule solution est la guerre». «Les Sahraouis en ont assez que nous prenions nos ressources», dit Nora. Selon elle, depuis des années, les jeunes ont voulu une guerre et maintenant ils ont vu l’opportunité de se battre pour leur cause. “C’est maintenant ou jamais”. Le Polisario prévient qu’il sera “difficile” de l’arrêter et que cela aura “des conséquences pour toute la région”. «Nous sommes prêts à mourir pour le Sahara», déclare son représentant en Catalogne. Interrogé sur la capacité sahraouie donnée à l’armée marocaine, Bucharaya esquive la question et dit que les guerres sont «gagnées avec le moral» et qu’ils connaissent mieux le territoire. “Les Sahraouis n’ont rien à perdre, mais le Maroc le fait parce qu’il a du tourisme et des investissements”, souligne également Ettanji.
     
    De son côté, le roi du Maroc, Mohammed VI, s’est engagé lundi à l’ONU à maintenir un cessez-le-feu tout en admettant qu’il réagirait “avec une grande sévérité” et “légitime défense” en cas de menaces contre la sécurité. pays et la stabilité des citoyens. Au milieu de la réactivation du conflit, la Jordanie ouvrira un consulat au Sahara occidental en signe de soutien à Rabat. Au total, 17 États africains ont déjà ouvert des représentations diplomatiques depuis fin 2019 sur le territoire contesté. Le Polisario, qui a l’Algérie comme principal et presque unique allié, le considère comme “une violation du droit international” et une “attaque contre le statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome”, car cela signifie la reconnaissance de légitimité de la présence marocaine dans la zone. L’ONU a une Mission pour le référendum sur le Sahara (MINURSO) depuis 1991 mais n’a jamais rien fait. En fait, il n’a même pas eu de manager à la barre depuis près d’un an.

    Une porte-parole du secrétaire général de l’ONU a publié vendredi dernier une brève déclaration déplorant l’échec des efforts visant à empêcher une violation du cessez-le-feu. “La vie des civils sahraouis est en danger, donc l’application du droit international est urgente”, prévient Ettanji. Guterres s’est engagé à faire “tout son possible” pour réactiver le “processus politique” et veiller à ce que la MINURSO s’acquitte de son mandat. Pour l’instant, leurs efforts se concentrent sur la nomination d’un nouveau chef de mission. “La nomination de cet envoyé spécial ne suffit pas, une date doit déjà être fixée pour le référendum”, a déclaré Bucharaya, qui a appelé à une “solution démocratique” du conflit. “L’Espagne peut prendre des mesures qui permettent la décolonisation”, déclare Bucharaya.

    Bien que le Front Polisario soit conscient des liens forts hispano-marocains, ils accusent le gouvernement espagnol d’agir contre les résolutions de l’ONU. Bien que Podemos ait toujours montré sa solidarité avec la cause sahraouie, sa présence au sein du gouvernement espagnol n’a pas changé la position historique de l’Etat envers cette ancienne colonie. En fait, ces derniers jours, la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a évité de soutenir le référendum malgré plusieurs résolutions de l’ONU. «Nous ne comprenons pas la myopie politique de ces partis lorsqu’ils arrivent au gouvernement», déplore Bucharaya, qui remercie plutôt le soutien du «mouvement catalan» au peuple sahraoui. Bucharaya dit que la résolution de ce conflit aurait un énorme “avantage” pour les Espagnols. “L’Espagne s’intéresse à une Afrique du Nord stable et ce n’est pas possible si le conflit n’est pas résolu”, prévient le Polisario, conscient des préoccupations de l’exécutif face à l’augmentation des arrivées en provenance du continent africain

    Pour le moment, l’Union européenne est restée à l’écart. Des sources diplomatiques européennes ont déclaré cette semaine qu’elles ne considéraient pas la situation comme “suffisamment grave”. C’est pourquoi il n’a même pas été débattu lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE jeudi. “C’est une erreur de penser que ce qui se passe au Sahara occidental n’est pas si grave”, a déclaré le délégué en Catalogne du Front Polisario.
    Pour le moment, l’Union européenne est restée sur la touche. Des sources diplomatiques européennes ont déclaré cette semaine qu’elles ne considéraient pas la situation comme “suffisamment grave”. C’est pourquoi il n’a même pas ét é débattu lors de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE jeudi. “C’est une erreur de penser que ce qui se passe au Sahara occidental n’est pas si grave”, a déclaré le délégué en Catalogne du Front Polisario.

    Source : elmon.cat

     #SaharaOccidental #Polisario #Maroc

  • Sahara Occidental : Le silence du Conseil de Sécurité encourage l’escalade provoquée par le Maroc

    Près de dix jours après la reprises de la guerre au Sahara Occidental, le Conseil de Sécurité brille par son silence et, selon toutes les apparences, il n’a pas l’intention de se prononcer sur une situation qui risque d’enflammer toute la région.

    Kidnappé par la France, le silence du Conseil de Sécurité rend possibles tous les comportements, y compris les crimes de guerre contre la population civile dans les territoires occupés, à un moment où la MINURSO n’a d’autre mandat que de surveiller un cessez-le-feu qui a volé en éclats en raison de l’action marocaine dans la zone tampon.
    La situation actuelle est le fruit de 29 ans de complicité avec le Maroc au détriment de la Charte des Nations Unies et des principes éthiques les plus élémentaires.
    En voulant imposer aux sahraouis, leur médiocre solution autonomique, la France et les Etats-Unis ont conduit leur allié à la guerre au moment où il traverse un des pires moments de son histoire en raison de la pandémie. Au lieu de lui livrer le territoire sahraoui, ils l’ont poussé à l’effondrement.
    La réponse bélique du Front Polisario n’a qu’une seule signification : après 45 ans de résistence, le peuple sahraoui ne peut accepter que l’indépendance et la souveraineté totale sur l’ensemble de son territoire.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc    
    Tags: Sahara Occidental, Polisario, Maroc,
  • Sahara Occidental : le Sénateur américain, James Inhofe, met à nu les visées marocaines à Guerguerat (Vidéo)

    Le Sénateur James Inhofe (Ph- DR), Président de la Commission sénatoriale des forces armées, fervent défenseur de la cause sahraouie, a présenté, le 10 novembre 2020, dans un exercice inédit, un plaidoyer percutant sur l’évolution de la situation dans les territoires sahraouis occupés et particulièrement dans la zone tampon de Guergarat, devant les membres de la Chambre haute américaine.

    En dépit d’un agenda particulièrement chargé au niveau du Sénat en cette période post-électorale, le sénateur Inhofe n’a pas hésité à exprimer en des termes forts sa préoccupation quant à l’exacerbation des tensions au niveau de Guergarat à la suite de l’envoi des troupes de l’armée marocaine dans cette zone tampon, où des manifestants sahraouis pacifiques observaient un sit-in pendant plusieurs semaines.

    Ainsi, le Sénateur d’abord tenu à rappeler à ses pairs la genèse d’un conflit qui n’a que trop duré en dépit des multiples promesses de longues dates des Nations Unies et de la communauté internationale à l’endroit du peuple sahraoui à l’effet de lui permettre de s’exprimer sur son destin.

    La persistance de ce conflit et l’absence de résultats tangibles quant à sa résolution a laissé croire qu’il s’agit là d’un conflit gelé, donnant ainsi un alibi à la communauté internationale pour en détourner l’attention, avait-il martelé.

    Abondant dans ce sens, le Président de la Commission des forces armées a affirmé que qualifier ce conflit de question gelée, contraste avec la réalité des souffrances endurées par des centaines de milliers de sahraouis vivant dans les camps des réfugiés, après avoir été forcés de quitter leurs maisons en attendant le règlement de ce conflit. Il a regretté que la population sahraouie soit abandonnée par la communauté internationale, qui a laissé le processus de règlement s’enliser, leur coûtant ainsi des générations de liberté. Un constat qu’il a eu à faire lui-même, a-t-il affirmé, à l’occasion de ses multiples visites dans les camps des réfugiés, dont la dernière remonte à février 2019

    Priver le peuple sahraoui de sa liberté et lui refuser son droit à l’autodétermination ne sont pas les seuls malheurs de ce peuple, a-t-il indiqué, puisque le Maroc exploite illégalement les richesses naturelles (produits miniers et de la pêche) des territoires qu’il occupe illégalement.

    Il a précisé, à cet égard, que les recettes amassées par le Maroc de cette exploitation illégale servent à financer annuellement, des contrats de lobbying à Washington, en citant nommément JPC Strategies, Thirdcircle, Neale Creek, qui se chiffrent à des millions de dollars, dans l’objectif de s’ériger comme la partie innocente et faire porter l’habit du diable au peuple sahraoui.

    Ce faisant le Maroc entend ultimement faire oublier à la communauté internationale les droits du peuple sahraoui, en profitant du statu quo, qui bénéficie à la partie marocaine au détriment de l’aspiration légitime à l’indépendance du peuple sahraoui.

    Venant à la situation qui prévaut à Guergarat, le Sénateur Inhofe, cartographie du Sahara Occidental et photos des manifestants sahraouis pacifiques à l’appui, a expliqué que les autorités marocaines exploitent une route dans le Sahara Occidental menant vers la Mauritanie en violation de l’accord de cessez-le-feu des Nations Unies, ce qui a poussé la population sahraouie à manifester pacifiquement contre cette énième violation.

    Le Sénateur a regretté l’attitude du Maroc qui, au lieu de reconnaitre le droit des sahraouis à manifester, a, encore une fois, fait appel aux armes pour menacer d’anéantir le droit légitime des sahraouis à protester.

    Il a, à ce titre, fait état d’informations inquiétantes au sujet de l’envoi par le Roi du Maroc des forces militaires dans la région, un pas qu’il a qualifié d’escalade manifeste, au lendemain du discours que le monarque a prononcé pour affirmer que son pays ne compte pas renoncer à sa position.

    Il a précisé que ces agissements préoccupants ne sont pas un fait nouveau, puisque le Maroc a longtemps tenté d’exploiter la question de Guergarat pour revendiquer illégalement de nouvelles terres et ressources dans le Sahara Occidental.

    Le Sénateur américain a exprimé, également, son inquiétude face à l’immobilisme de la communauté internationale et son silence devant les abus du Maroc, en mettant en garde contre l’impact de cette nouvelle escalade qui risque de déboucher, selon lui, sur un conflit ouvert. A ce titre, il a exhorté, l’ONU à assumer pleinement et immédiatement ses responsabilités, comme il a insisté sur l’urgence de sortir le processus de règlement de ce conflit de sa léthargie pour l’organisation du référendum d’autodétermination.

    Il a rappelé, dans ce cadre, comme pour réconforter la communauté internationale dans la concrétisation de cet objectif, que la cause sahraouie jouit du soutien de l’Union africaine, forte de ses 55 Etats membres, mais également de celui de la plupart des membres l’Union Européenne et de ses institutions judiciaires.

    Il a proposé d’engager deux actions dans l’immédiat pendant que l’on travaille sur la planification du référendum. D’abord, il a demandé à l’ONU de dépêcher une équipe d’experts pour confirmer que le Maroc viole l’accord de cessez-le-feu à Guergarat. Ça ne serait pas la première fois où les Etats-Unis exigeraient une telle mission, puisque a-t-il rappelé, son pays avait plaidé en 2017 en faveur du déploiement d’une équipe technique des Nations-Unies à Guergarat, une demande restée sans suite à cause du refus de la partie marocaine.

    Ensuite, il a appelé les Nations unies à ne pas s’en tenir au constat et faire respecter l’accord de cessez-le-feu de 1991. Ceci restaurera la bonne foi entre toutes les parties et créera les conditions nécessaires pour réaliser des progrès tangibles pour l’organisation du référendum d’autodétermination, a-t-il conclu.

    Ce message est adressé aussi au Congrès, mais surtout à l’exécutif américain à l’effet d’interpeller les Nations unies sur les développements inquiétants dans la zone de Guergarat et de prendre les mesures urgentes avant que la situation ne prenne une autre tournure.

    Algérie1, 22 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : Terreur au mariage du président d’Équipe Média

    Environ 200 agents de la police marocaine et des forces paramilitaires ont encerclé la maison et les rues adjacentes d’Ahmed Ettanji, président de l’Équipe Média, dans le quartier de Lahohoum, au centre d’El Aaiun. Ahmed Ettanji allait se marier et la police a terrorisé ses parents et amis et a empêché les invités de se joindre à son mariage et l’a placé en résidence surveillée, le menaçant de détention et d’entrée forcée.

    Cette répression était censée empêcher le COVID-19, mais Ettanji célébrait son mariage selon les mesures spéciales qui respectent la distance sociale telle qu’acceptée au niveau international, et suivant les règles marocaines qui s’appliquent aux colons.
    Des forces similaires ont encerclé la maison de Nezha El Khalidi, la mariée, membre du conseil d’administration de l’Équipe Média, et elles ont terrifié leurs invités et ont empêché d’autres personnes de les rejoindre bien qu’elles portaient des masques et respectaient la distance sociale.
    Ce blocus est une preuve de plus de l’intention de l’État marocain de cibler les journalistes sahraouis et les militants des droits de l’homme qui s’est intensifiée après la violation du cessez-le-feu par le Maroc contre les Sahraouis.
    En conséquence, l’Équipe Média appelle les Nations Unies à assumer pleinement leurs responsabilités face aux menaces directes auxquelles sont exposés les civils sahraouis, et en particulier les journalistes et les militants sahraouis.
    Nous appelons les gouvernements français et espagnol, alliés et sponsors de Rabat, à intervenir et à mettre fin aux crimes contre l’humanité commis par la milice et la police marocaines.
    Nous appelons également la Croix-Rouge internationale, Reporters sans frontières et le Comité pour la protection des journalistes à défendre nos journalistes.
    Le journalisme n’est pas un crime.
    Equipe Médias
    El Aaiun occupe le Sahara occidental
    22 novembre 2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc          
    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,
  • Sahara Occidental, un conflit hybride

    OPÉRATIONS MILITAIRES, MÉDIATISATION, IMPACTS ÉCONOMIQUES
    Sahara Occidental, un conflit hybride

    par Tarek Hafid

    Le second conflit armé qui oppose le Front Polisario au Maroc se déroule dans des conditions exceptionnelles. Les opérations militaires, marquées par un bombardement quotidien du mur de séparation, ont lieu en l’absence totale des médias. Cette guerre hybride risque d’avoir des effets catastrophiques sur l’économie marocaine, déjà mise à mal par la pandémie de Covid-19.

    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – La guerre a repris au Sahara Occidental depuis le vendredi 13 novembre. Ce second conflit entre le Front Polisario et le Maroc, qui intervient après une période de cessez-le-feu qui aura duré 29 ans, se concentre essentiellement sur le mur marocain. L’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) focalise ses frappes sur les positions des Forces armées royales (FAR) dans cette ligne de défense faite de remblais de sable et de pierres. À titre indicatif, jeudi et vendredi, l’artillerie sahraouie a ciblé plusieurs bases et cantonnements des FAR situés le long de ce mur de 2700 kilomètres : Oum Degan dans le secteur de Bagari, Al-Fayine dans le secteur de Farsia, Rous-Audei, Oum Roukba, Rous-Sabti, Chaidmia et Oum Lagta dans le secteur de Mahbas, Rous-Fadrat et Tamat dans le secteur de Hawza ainsi que Glaibat et El-Agaya dans le secteur d’Aousserd.

    «Non-communication»

    SPS, l’agence de presse officielle sahraouie qui rapporte quotidiennement ces informations sur la base de communiqués du ministère sahraoui de la Défense nationale, indique que «les attaques ont causé des pertes humaines et matérielles dans les rangs de l’armée d’occupation marocaine». Il faut dire que cette guerre se caractérise par un phénomène de «non-communication», les deux parties ayant choisi de ne pas présenter d’images des opérations militaires. Une situation rarissime dans l’histoire des conflits depuis la Seconde Guerre mondiale. Surtout à l’ère des smartphones et des réseaux sociaux. Le Maroc agit comme si cette guerre n’existait pas, ses médias ont reçu des instructions fermes de ne pas aborder les événements qui se produisent au Sahara Occidental. Dimanche 15 novembre, Maghreb Arabe Presse (MAP), l’agence officielle marocaine, avait publié une dépêche faisant état de tirs «des forces sahraouies le long du mur de sable marocain depuis le 13 novembre sans causer de dégâts humains ni matériels contre les Forces armées royales (FAR)». Mais cette dépêche a finalement été supprimée dès le lendemain. Une disparition constatée lundi 16 novembre par l’APS.

    De son côté, le Front Polisario semble avoir fait de la «non-communication» un axe de sa stratégie militaire. «Nous avons de nombreuses demandes de couverture des principaux médias internationaux, mais nous estimons que le moment n’est pas opportun. Nous préférons nous concentrer sur la destruction des objectifs militaires. Nous n’avons rien à prouver. C’est celui qui subit des pertes qui doit montrer au monde ce qu’il endure. Mais il est évident qu’il a des choses à cacher», souligne un haut responsable sahraoui joint hier au téléphone.

    Territoires inaccessibles

    En fait, il est très difficile ­— voire impossible — pour un média d’atteindre les zones de combats sans être accompagné par une des deux parties. Nous sommes loin des conflits du Moyen-Orient, de Libye ou encore d’Afghanistan où il est possible d’accéder au plus près de certaines zones en prenant les services d’un fixer. Au nord du mur de séparation, dans les territoires occupés, les journalistes doivent obtenir l’accord des FAR.

    Au sud du mur, les territoires sahraouis libérés sont inaccessibles sans l’aval du Front Polisario. Cette zone désertique est sous contrôle des combattants de l’APLS et il est donc impossible de s’y déplacer sans un sauf-conduit. Organiser une mission médiatique à partir de la Mauritanie serait également suicidaire. L’armée sahraouie détruirait, sans nul doute, tout véhicule non-identifié. Impossible également de travailler à partir de la zone de Guerguerat, longtemps unique passage commercial, qui permettait de se rendre des territoires occupés vers la Mauritanie via la zone-tampon et une zone placée sous autorité du Front Polisario.

    Guerguerat, lieu où l’armée marocaine est intervenue contre des manifestants pacifistes, a été fermée côté mauritanien, mercredi 18 novembre. Une décision prise par Nouakchott suite à la déclaration de «guerre ouverte» annoncée le jour même par les autorités sahraouies dont les forces avaient d’ailleurs bombardé, deux nuits de suite, le passage. En effet, le gouvernement sahraoui avait lancé «un message urgent à tous les pays du monde et aux autorités publiques et privées de s’abstenir de mener tous types d’activité sur le territoire sahraoui actuellement en situation de guerre ouverte».

    Contrecoups économiques

    La fermeture de Guerguerat, qui est pourtant démentie par Rabat, a plongé plusieurs secteurs économiques marocains dans une véritable crise. C’est le cas notamment du secteur de l’agroalimentaire qui exporte de grandes quantités de produits vers la Mauritanie et les pays d’Afrique de l’Ouest. Le Maroc, à l’instar de tous les pays de la planète, subit déjà les contrecoups d’une crise économique aiguë provoquée par le Covid-19. À l’avenir, il devra également puiser dans ses réserves pour financer l’effort de guerre. De plus, le royaume se verra privé des revenus du trafic de résine de cannabis, dont il est le premier producteur au monde.

    La production automnale de kif sera difficilement exportable vers le Moyen-Orient et l’Asie via les routes du Sahel. En effet, durant des années, et grâce aux militaires marocains stationnés dans les bases du mur de séparation, des tonnes de drogue étaient transportées par des passeurs subsahariens à travers les territoires sahraouis.

    Le Front Polisario a dédié des unités entières de son armée pour lutter contre ce trafic. Désormais, avec le début de la guerre, même les plus téméraires chauffeurs de «Station» n’oseront pas s’approcher des zones de combats du Sahara Occidental.

    Le Soir d’Algérie, 22 nov 2020

    #SaharaOccidental #Maroc #Polisario

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,

  • L’Algérie et la Russie ont signé un contrat pour la fourniture de chasseurs furtifs Su-57

    “Le ministère algérien de la Défense, dans le cadre des négociations avec l’armée russe, est parvenu à un accord sur l’achat des derniers chasseurs russes Su-57 (…). Le contrat correspondant a déjà été signé par les deux parties”, rapporte le site russe Avia.pro, citant la publication d’information Polit Russia.

    14 avions furtifs de cinquième génération seront donc fournis à l’Algérie.

    Un an plus tôt, les médias avaient déjà rendu compte des intentions de l’Algérie d’acheter un grand lot d’avions de combat russes, parmi lesquels figuraient également des chasseurs furtifs Su-57, mais la confirmation de cela n’apparaissait que maintenant.

    «Le ministère algérien de la Défense a signé un contrat pour l’achat à la Russie d’environ 14 chasseurs lourds Su-57 de nouvelle génération. Cela fait de l’Algérie le premier client étranger des nouveaux combattants du Kremlin après leur entrée en production en série en juillet 2019», indique Polit Russia, en référence à l’édition américaine de Military Watch.

    L’achat de chasseurs furtifs Su-57 pourrait permettre à l’Algérie de devenir l’une des meilleures forces aériennes de tout le continent africain, souligne la même source.

    Le Su-57 est un avion de combat de 5e génération, le premier développé par la Russie. Il s’agit donc d’un appareil performant à la fois furtif, aérodynamique et doté d’une intelligence artificielle. Autre avantage de taille : la vitesse de l’avion. Il supplante le Rafale français et le F-35 américain, avec une pointe à 2 600 km/h, une vitesse ascensionnelle de 21 000 m/minute et un champ d’action de 1 750 à 1 800 km.

    Selon le constructeur sa maniabilité en vol est exceptionnelle.

    Algérie1, 21 nov 2020

  • Sahara Occidental : L’armée sahraouie poursuit son offensive

    par Abla Chérif

    La guerre se poursuit au Sahara Occidental où les forces sahraouies intensifient le pilonnage des positions marocaines le long du mur de séparation.

    Ce week-end, il y a eu d’ailleurs un septième communiqué émis par l’APLS (Armée populaire de libération sahraouie) indiquant que des «attaques intenses» ont été menées mercredi et jeudi au niveau de quatre points de défense marocaine différents. La même source fait état de «pertes matériels et humaines». Depuis la reprise des hostilités, près d’une dizaine de positions ont été la cible d’attaques du même genre. L’armée sahraouie communique régulièrement sur les événements qui se déroulent sur ses territoires et elle a fait particulièrement grand bruit des frappes menées contre le secteur 4 d’Amgala, une parcelle chargée d’histoire car symbolisant la défaite des FAR (Forces armées royales) durant une rude bataille qui les opposait en 1976 au Front Polisario.

    L’ONU a été informée de la situation qui se déroule sur place par les éléments de la Minurso qui ont affirmé avoir enregistré des échanges de tirs à plusieurs reprises au cours de la semaine qui vient de s’écouler. Le rôle de la Mission des Nations-Unies pour le référendum au Sahara Occidental semble se limiter à l’observation pour le moment, cette dernière a été de tout temps très contestée par les dirigeants de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) qui évoquent sa passivité face à la politique du «fait accompli» du Maroc. Étrangement, le Maroc reste, en revanche, éloigné de la guerre de communication qui se mène en parallèle. Le 13 novembre dernier, Rabat avait annoncé avoir lancé une opération militaire à Guerguerat, une zone-tampon qui constitue son seul passage terrestre vers la Mauritanie. Ce passage est resté bloqué plus de deux semaines par des manifestants sahraouis pacifiques qui contestaient les violations quotidiennes, par les Marocains, des règles établies durant l’accord de cessez-le-feu. Ces dernières interdisent toute circulation aux civils et militaires. Depuis cette annonce, le Maroc s’est fait très peu entendre sur le sujet. Nacer Bourita, son ministre des Affaires étrangères, a limité ses propos à une explication évasive de l’attaque que l’armée de son pays avait menée, insistant sur le fait que «l’action n’était pas une provocation».

    Cette attitude qui demeure la même depuis une semaine tranche avec le ton offensif et les déclarations habituellement faites en temps de crise. Sur le terrain, les forces armées marocaines ne semblent pas avoir l’avantage non plus puisque leur action se limite à des actes de défense. Pour l’heure, l’occupant semble davantage miser sur d’autres méthodes. Plusieurs zones des territoires occupés ont été dernièrement le théâtre d’opérations visant à terroriser la population qui fait preuve d’un grand engouement pour une résolution par la force d’une situation interminable.
    Laâyoune, capitale occupée du Sahara Occidental, a été «militarisée, les maisons encerclées, perquisitionnées, les déplacements rendus impossibles du fait de la présence policière dans toutes les rues et quartiers», ont dénoncé les Sahraouis.

    Ces événements se déroulent dans un contexte régional déjà très tendu. L’Algérie s’en retrouve avec un conflit supplémentaire à ses frontières déjà soumises à haute tension au sud et au sud-ouest. Engagée depuis de longues années pour une résolution pacifique du conflit à travers l’application du plan de paix ONU-OUA qui prévoit l’organisation d’un référendum d’autodétermination, Alger considère la situation actuelle comme étant une question de sécurité nationale.

    Le Soir d’Algérie, 21 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Les réactions internationales se poursuivent suite à l’agression du Maroc

    UNE SEMAINE APRÈS L’AGRESSION MAROCAINE À EL GUERGUERAT : Les réactions internationales se poursuivent

    Le ministre délégué chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord auprès du ministre des Affaires étrangères britannique, James Cleverly, a exhorté toutes les parties « à éviter une nouvelle escalade » suite à l’agression militaire marocaine contre des civils sahraouis à El-Guerguerat , appelant « au retour, le plus tôt possible, au processus politique mené sous l’égide de l’ONU ».

    «Nous suivons de près la situation à El Guerguerat au Sahara occidental, j’exhorte toutes les parties à éviter une nouvelle escalade et à retourner, le plus tôt possible, au processus politique mené sous l’égide des Nations unies afin de parvenir à une solution politique à long terme pour le peuple du Sahara occidental », a-t-il souligné. De son côté le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé la position de principe de la Russie en faveur du règlement du conflit au Sahara occidental sur la base des principes universellement reconnus du droit international. M. Lavrov a appelé »à renforcer » l’accord du cessez-le-feu signé en 1991 entre le Front Polisario et le Maroc et « à désamorcer la tension qui s’est développée ces derniers jours dans la zone tampon de Guerguerat. Au cours de l’entretien, Sergueï Lavrov a réaffirmé la position de principe de la Russie en faveur du règlement de la question du Sahara occidental « exclusivement par des méthodes politiques et diplomatiques fondées sur les principes universellement reconnus du droit international ». À savoir le droit à l’autodétermination comme l’a rappelé la Russie lors de la résolution du Conseil de sécurité renouvelant le mandat de la Minurso.

    Par ailleurs des ONG britanniques ont fermement condamné l’agression militaire contre les sahraouis. Pour sa part l’’ONG britannique de solidarité avec le peuple sahraoui (Western Sahara campaign UK), a mis en garde contre les « visées expansionnistes » du Maroc sur Nouadhibou, si Rabat parvient à annexer Guerguerat. »En plus d’être une nouvelle confiscation illégale du territoire sahraoui (…) une telle mesure mettrait fin à l’indépendance de la Mauritanie car elle donnerait (au Maroc) le contrôle de la deuxième ville du pays Nouadhibou et ses exportations de minerai de fer, permettant à Rabat de dicter la politique de la Mauritanie envers la population sahraouie » ainsi que le transit vers et depuis les camps de réfugiés », a souligné l’ONG, dans un briefing sur l’agression militaire marocaine à El Guerguerat au Sahara occidental, intitulé « pourquoi le Polisario a repris les opérations armées ? « .

    L’ONG a rappelé que cela faisait presque 30 ans que le Front Polisario a fait preuve de bonne foi et accepté un cessez-le-feu sous réserve de la tenue du référendum d’autodétermination .Western Sahara Campaign , souligne que le Maroc, a complètement enfreint les termes du cessez-le-feu » qui interdit la présence de forces armées dans la zones tampon. Elle est revenue sur les causes à l’origine du conflit au Sahara occidental et souligné l’incapacité de l’ONU à régler la crise à El Guerguerat, ce qui illustre, selon elle, « l’échec plus large du Conseil de Sécurité à organiser un referendum, permettant aux Sahraouis de déterminer l’avenir de leur patrie, base même de l’accord de cessez-le-feu de 1991″. Elle a évoqué également l’’intensification par le Maroc du trafic à travers la brèche illégale de Guerguerat pour « exporter des ressources pillées au Sahara occidental », la vacance du poste de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, et l’incapacité de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) de surveiller les droits de l’Homme », et la « manipulation du Conseil de sécurité par le Maroc et son « parrain » la France ».

    Western Sahara Campaign UK alerte aussi contre les conséquences de la crise actuelle et, en particulier, contre ce qu’elle qualifie de risque de « reprise des hostilités à grande échelle entre les deux parties et en conséquence la détérioration de la situation géopolitique dans l’ensemble du Maghreb ».

    Basée au Royaume Uni, Western Sahara Campaign soutient, depuis plusieurs années, la cause sahraouie. Elle était à l’origine de l’action judiciaire contre l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne devant les juridictions britanniques et la Cour de justice de l’UE.
    M. Bendib

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara occidental: les enjeux de la guerre qui reprend après 30 ans en Afrique

    L’attaque marocaine du 13 a déclenché des réactions de la part du peuple sahraoui, qui se bat depuis des décennies pour l’autodétermination

    Daniel Giovanaz

    “Cette guerre peut durer encore 10, 20 ans. Elle ne se termine qu’avec le référendum et la libération complète des territoires sous occupation marocaine.”

    Le pronostic de la militante des droits humains Jamaa Baih reflète la méfiance de ceux qui suivent depuis des années les tentatives de pacifier le conflit entre le Maroc et le Front Polisario – un mouvement qui défend l’indépendance du Sahara occidental et l’autodétermination de ses citoyens, les Sahraouis.

    Le référendum évoqué par l’activiste est justement une consultation de la population sur l’indépendance du territoire, promise il y a 29 ans. «Le Front Polisario ne fait plus confiance aux Nations Unies et ne mettra plus fin à la guerre tant que ses demandes ne seront pas satisfaites», ajoute Baih, qui fait partie du Collectif sahraoui des défenseurs des droits humains (Codesa).

    Indépendant de l’Espagne depuis 1975, le Sahara occidental est situé en Afrique du Nord, face à l’océan Atlantique, et borde le Maroc au nord, l’Algérie à l’est et la Mauritanie au sud. Depuis 1960, il figure sur la liste des Nations Unies des territoires non autonomes.

    Une attaque marocaine sur la région dite « rift Guerguerat », dans la partie sud du Sahara occidental, vendredi dernier (13), a rompu l’accord de cessez le feu signé entre le Front Polisario et le Maroc en 1991. Comme il n’y avait pas de réaction Attaque des Nations Unies (ONU), les Sahraouis ont déclaré un «état de guerre» et renoué avec la lutte armée après presque 30 ans.

    Au moment des attentats, des civils sahraouis ont campé pour protester contre l’occupation marocaine de la région du «rift», considérée par les mouvements indépendantistes comme «un couloir illégal pour piller les richesses». Face à l’inertie de l’ONU, l’Armée de libération du peuple sahraoui (SPLA) a immédiatement riposté contre les attaques et bombardé des bases marocaines. Le nombre de morts et de blessés est encore incertain.

    «L’attaque de Guerguerat est stratégique pour le Maroc. Assurer l’occupation pour toujours et l’imposer comme «réalité» peut être l’une des intentions », analyse Mahjoub Hussein Mleiha, qui fait partie du comité administratif de Codesa. «L’analyse ne peut pas non plus ignorer la géopolitique des environs. Le Sahara occidental est une clé de la stabilité dans la région et constitue une autre frontière de l’Algérie à transformer en zone de guerre, après le Mali et la Libye », ajoute-t-il.

    Au cours des cinq derniers jours, des affrontements, des agressions et des enlèvements ont été enregistrés le long du soi-disant Mur de la honte, qui a 2 700 km, a été construit avec les conseils israéliens et est surveillé par plus de 150 000 soldats marocains. Un enfant de 12 ans a été torturé par la police marocaine.

    «Les gens ont peur et veulent une solution pacifique. En fin de compte, les plus grandes victimes sont les civils », se lamente Baih. « Ce sont des gens non armés, dans une zone d’occupation marocaine, qui prennent aujourd’hui dans les rues pacifiquement avec des drapeaux de la République arabe sahraouie démocratique et le Front Polisario parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants de continuer à vivre au milieu de tant de violence. »

    «La seule chose que le peuple sahraoui souhaite, c’est une opportunité de vivre sur sa terre, en paix. Il faut respecter le droit international et que les Nations Unies et la Croix-Rouge protègent les civils sahraouis dans les territoires occupés », ajoute l’activiste. Baih souligne l’importance stratégique de la région, qui “a été utilisée par l’Espagne et le Maroc pour la pêche et l’exploration du phosphate”.

    En ajoutant les Sahraouis vivant dans les zones sous occupation marocaine, dans les zones «libres» et dans les camps de réfugiés, dans le sud-est de l’Algérie, la population approche les 600 000 habitants.

    Historique

    Pour Jamaa Baih, l’Espagne est principalement responsable de l’occupation marocaine et du conflit actuel. En 1975, par le biais de l’Arrangement de Madrid, le pays européen a cédé l’administration du Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie. L’accord contredit une opinion de la Cour internationale de justice des Nations Unies.

    Le Front Polisario a immédiatement déclaré la guerre à ses voisins. Il a fallu 16 ans et plus de 10000 morts avant le cessez-le-feu, le 6 septembre 1991.

    L’une des conditions de la trêve avec le Maroc, négociée par les Nations Unies, était la convocation, l’année suivante, d’un référendum – qui n’a jamais eu lieu.

    Violations

    Les près de 30 ans de cessez-le-feu n’ont pas signifié la fin des violations des droits du peuple sahraoui. «Il y a d’innombrables abus», dit Isabel Lourenço, qui représente les familles des prisonniers politiques aux Nations Unies. “Des gens sont arbitrairement détenus et emmenés dans des prisons au Maroc, ce qui est une violation très claire du droit international et de la Convention de Genève.”

    «Dans les territoires occupés, il y a une situation très similaire à celle de l’apartheid, avec l’appauvrissement forcé de la population sahraouie», compare-t-il. «Il y a de la ségrégation dans les écoles. Les enfants sahraouis ne sont pas dans des écoles différentes, comme en Afrique du Sud, mais ils n’ont pas le droit de poser des questions. On les appelle des ânes, des inférieurs, ils entendent dire que leurs mères sont des prostituées et que leurs pays sont des assassins.

    Le nombre de détenus «fixes», selon Lourenço, est d’environ 40, mais varie constamment. «Ceux qui avaient les plus longues condamnations appartenaient à un camp qui a été brutalement détruit en 2010, dans lequel ils revendiquaient leurs droits sociaux, économiques et politiques, leur emploi et leur logement».

    «Il y a eu des centaines d’arrestations, de tortures. Certains sont restés trois ans sans aucun procès, et ceux-ci ont été condamnés par un tribunal militaire, 20 ans à la réclusion à perpétuité, accusés d’avoir attaqué les autorités marocaines, sans aucune preuve, preuve médico-légale, rien de tel.

    Lourenço est le seul observateur qui a assisté aux deux procès des prisonniers politiques, en 2013 et 2017. «Tant dans l’un que dans l’autre, les marques de torture des accusés étaient visibles. L’un d’eux, même pendant le procès, saignait encore et ses vêtements étaient tous tachés de sang », se souvient-il.

    Jamaa Baih, membre de Codesa, explique pourquoi les médias ont du mal à couvrir les conflits au Sahara Occidental: «Les forces militaires de l’occupation sont à l’aéroport de la capitale [El Aiune]. Dans le territoire occupé, ils ne laissent pas entrer les organisations internationales de défense des droits de l’homme, ils ne laissent pas les journaux étrangers observer la situation », dénonce-t-il.

    Au Brésil

    Itamaraty a pris position mercredi (18) sur les récents affrontements au Sahara occidental. La note ne mentionne pas les attaques marocaines du 13, mais appelle au respect du cessez-le-feu de 1991.

    «Dans l’intérêt de la paix et de la prospérité dans la région, le Brésil espère que le trafic et les flux commerciaux dans le col de Guerguerat seront garantis sans entraves. En réitérant son soutien au processus en cours au sein des Nations Unies en vue d’une solution juste et mutuellement acceptable pour déterminer le statut final du territoire du Sahara occidental, le Gouvernement brésilien rejette le recours à la violence et appelle au respect de la cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 », indique le texte.

    Créée il y a deux ans, l’Association de Solidarité et pour l’Autodétermination du Sahara Occidental (ASAHARA) prévoit d’organiser des manifestations devant l’ambassade du Maroc dans les prochains jours. «Nous allons promouvoir des actes publics, des expr essions de solidarité, pour briser le manque de connaissances sur le sujet», explique l’ancienne députée Maria José Conceição, présidente de l’Association.

    Conceição a rencontré mardi soir (17) l’ambassadeur du Front Polisario pour le Brésil, Emboirik Ahmed, et a reçu des informations en temps réel sur les conflits. L’ancien député salue les manifestations publiques des autorités de Namibie, du Zimbabwe et d’Algérie, en soutien à la cause sahraouie, et rappelle qu’il existe déjà des mouvements de troupes algériennes, alliées du Front Polisario dans la région.

    «Le Front Polisario ne se retirera pas de sa position», ajoute-t-il.

    Mahjoub Hussein Mleiha souligne que la résolution des conflits ne dépend pas uniquement du peuple Saauarí. “La tenue d’un référendum libre et juste qui permet au peuple saauarien d’exercer son droit à l’autodétermination est le seul pont pacifique pour une décolonisation pacifique au Sahara occidental”, réaffirme-t-il.

    «La communauté internationale doit agir pour que cela soit mis en œuvre. L’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne sont toutes des parties intéressées qui doivent agir immédiatement pour mettre fin à l’occupation marocaine », conclut l’activiste.

    Édition: Rodrigo Chagas

    Brasil de Fato

    Tags : Sahara Occidental, Brasil, Brasilia, Instituto Dana Salomao,