Le Conseil de Coopération du Golfe soutient l’occupation marocaine de Guerguerat et Laayoune et d’autres terres désertiques. Le Conseil “Wanassa” qui assiège l’Etat frère du Qatar, n’appuie pas le Maroc dans la reconquête des villes marocaines de Ceuta et Melilla prises par les Espagnols, mais encourage plutôt l’occupation d’autres terres arabes ou musulmanes, c’est ce même Conseil qui a amené les américains et les a encouragés à occuper et à détruire l’Iraq après l’invasion du Koweit par ce dernier.
Tag: Sahara Occidental
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Le Sahara Ocidental et les descendants de Lawrence d'Arabie!
L’histoire des arabes est une trahison par hérédité, car le sang de “Lawrence d’Arabie” coule encore dans les veines de certains, de père en grand-père, donc la conspiration contre le Sahara Occidental l’a précédé une conspiration contre le Qatar, et la normalisation avec Israël ne leur achètera pas une histoire ou une civilisation, mais les accablera plutôt d’une humiliation à vie.L’Algérie avec son histoire et son peuple ne sera jamais touché par les Arabes ni en ajoutant ni en diminuant à son histoire, comme l’a dit feu Houari Boumediène “Le Golfe, ce sont des barils de pétrole en mouvement!”. Ni plus ni moins!L’Algérie reste fidère à ses principes de soutient aux opprimés et de soutine aux peuples colonisés, et elle ne marchande pas pour les causes justes, dont la cause palestinienne est au premier lieu.Vive l’Algérie, gloire et éternité à nos justes martyrs.Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Algérie #ConseildecoopérationduGolfe -
Sahara Occidental : Rabat cherche l’escalade
Agression marocaine à El-Guerguerat : Rabat cherche l’escalade
L’action du Maroc a suscité une large désapprobation à l’échelle mondiale. De très nombreux pays et organisations ont dénoncé l’agression marocaine et appelé au retour du processus onusien, censé déboucher sur l’autodétermination du peuple saharaoui.Les conséquences directes de la violation par le Maroc du cessez-le-feu au Sahara occidental portent en elles les germes d’une résurgence du conflit et sont susceptibles de mettre la région sous une tension extrême.
C’est la crainte exprimée par le secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres a, en effet, mis en garde contre les répercussions des derniers développements survenus dans la région d’El-Guerguerat.
Rappelons que l’escalade a été provoquée par l’agression marocaine contre les manifestants pacifiques. Le chef de l’ONU, dont on reproche le long retard mis pour désigner un envoyé spécial, censé mettre en œuvre les résolutions de l’Onu sur le Sahara occidental, a réitéré la position de l’organisation onusienne et défendu le principe du cessez-le-feu signé en 1991 entre les deux parties belligérantes. M.Guterres a même clairement pris position contre l’agression du Maroc et ce, à travers une communication téléphonique qu’il a eu, à sa demande, avec un membre du Secrétariat du Front Polisario, Khatri Adouh.
Lors de l’entretien, le SG de l’Onu a transmis à Brahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique «la profonde préoccupation de l’ONU suite aux derniers développements dans la région d’El-Guerguerat ainsi que les répercussions possibles sur l’avenir du processus de paix sous l’égide de l’ONU au Sahara Occidental». L’agence de presse sahraouie (SPS) qui rapporte cette information affirme que ledit entretien téléphonique, participe d’une démarche du SG de l’ONU qui entend maintenir un contact soutenu avec les parties du conflit, à savoir le Front Polisario et le Royaume du Maroc. L’objectif de cette action diplomatique de l’Onu est d’ «apaiser la situation due à l’escalade militaire menée par l’occupation marocaine à El Guerguerat et de ses agressions contre les civiles et le territoire sahraouis», note la même la source.
On retiendra de cette première prise de contact depuis la violation du cessez-le-feu, une posture invariable de la RASD qui, à travers M. Adouh, «a réitéré la position de la partie sahraouie qui a été exprimée à maintes reprises à travers des messages adressés par le président de la RASD et le SG de l’ONU au Conseil de sécurité, dont le message adressé hier vendredi qui résume la position du Front Polisario vis-à-vis des sources de tension et les démarches devant être prises dans ce cadre par le secrétariat général de l’ONU et le Conseil de sécurité», souligne SPS.
Il faut dire que l’action du Maroc a suscité une large désapprobation à l’échelle mondiale. De très nombreux pays et organisations ont dénoncé l’agression marocaine et appelé au retour du processus onusien, censé déboucher sur l’autodétermination du peuple sahraoui.
Concernant les canaux diplomatiques officielles, on retiendra la lettre urgente adressée au secrétaire général de l’ONU et à la Représentante permanente de Saint-Vincent-et-les Grenadines auprès des Nations Unies, Rhonda King, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, où le Président sahraoui, Ibrahim Ghali, les a informés des répercussions de l’attaque agressive lancée par les forces militaires marocaines contre des civils sahraouis non armés manifestant pacifiquement à El Guerguerat.«Face à cet acte d’agression, les forces militaires du Front Polisario ont été contraintes d’intervenir face aux forces marocaines en état de légitime défense et de protéger les civils», souligne le président de la RASD.
Anissa MesdoufSource : Ouest Tribune, 17 nov 2020
Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #ONU #MINURSO
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Emirats-Maroc-Sahara Occidental : Intérêts et naïveté
Faudrait-il maudire et tourner le dos à tous les sacro-saints principes qui ruinent les intérêts d’une nation ? Lourde question que voici dans l’entremêlée des préoccupations du moment où les soucis sont orientés vers une déshumanisation qui ne se cache plus et où le gain immédiat repose sur un individualisme des Etats des plus forts. En tous les cas, le comportement des monarchies du Golfe y invite avec insistance parce qu’elles ne ratent pas une seule opportunité pour renforcer leur veulerie et peu leur importent le droit et la raison même si la honte bue est flagrante.En soutenant sans ambages la démarche forcenée marocaine entre autres, peu leur importe aussi de préparer la désintégration d’une large partie du monde sans qu’elles ne se rendent compte qu’elle les effacera elles aussi.Pourtant, la clarté des grandes manœuvres a une insolence tapageuse. Elles signalent sans fausses apparences un remodelage des Etats qui enterrera les nouveaux pharaons et si d’aventure l’œuvre destructrice des royaumes s’arrêtait à mi-chemin, les peuples l’achèveront.Pour elles, la préservation et la pérennité du trône n’a pas de prix, même s’il faut s’enduire la face avec des urées choisies, l’essentiel est de s’accommoder en permanence avec l’hypocrisie des éloges de ceux qui disposent de la force.L’Algérie a beaucoup perdu dans ce labyrinthe des contestables et déshonorantes manœuvres dont la fausseté de la fraternité est toujours prouvée. Sa ténacité pour les causes justes et sa droiture toujours renouvelée ont été souvent maintenues au détriment de ses propres enfants et elle a parfois reçu en retour de très désagréables reconnaissances.Les grands principes ont pris aujourd’hui toutes les colorations de la naïveté. Au nom des grands principes de solidarité et des fraternités, les Algériens ont toujours veillé aux intérêts des autres avant de s’attacher aux leurs. Ils ont toujours préservé leur attachement à l’esprit d’humanisme qui malheureusement les a soumis à recevoir parfois des coups de couteau dans le dos. Hier contre le terrorisme et aujourd’hui avec la guerroyade au Sahara occidental, ils se rendent encore une fois compte que les intérêts n’ont de sens que la légèreté des mots.Le Quotidien d’Oran, 17 nov 2020Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #EmiratsArabsUnis -
Maroc : Panique générale dans les rangs de l’armée
ARMÉE ROYALE MAROCAINE : Panique générale dans les rangs
L’ex-officier marocain de l’armée de l’air, Mostafa Adib, exilé en France a affirmé que « l’armée marocaine est prise de panique » suite à la décision du Front Polisario de se désengager de l’accord de cessez-le-feu.
« Des informations provenant des forces armées marocaines font état de difficultés rencontrées par le souverain marocain à organiser le redéploiement des militaires au niveau des différents points du mur. Des soldats passent la nuit sur les routes et dans des moyens de transport sans nourritures ni couvertures », a-t-il fait savoir selon plusieurs sources médiatiques sahraouies. Diplômé de l’école royale de l’Air (ERA), Mostafa Adib a également indiqué que l’armée marocaine « est empêtrée dans la distribution des armes individuelles et des rations pour les soldats et craint de ne plus maîtriser la situation ». « Une solution consensuelle pour le redéploiement des armes lourdes et des unités d’intervention rapide tout au long du mur de la honte et même derrière n’a toujours pas été trouvée » a-t-il révélé.
Et à l’ancien gradé de l’armée royale de détailler par ses propos que « chacun des responsables sur le terrain demande davantage de protection pour lui et son bataillon dans un climat tendu marqué par un déficit de moyens valables pour le déploiement et l’utilisation ». « Des désertions dans les rangs des soldats voire des cas de refus d’obtempérer au sein des casernes sises dans les territoires occupés ou même au Maroc ont été enregistrés », a témoigné l’ex-officier marocain, ajoutant que « les officiers supérieurs de l’armée marocaine sont placés sur écoute et sous surveillance des services royaux, car indignes de confiance, semble-t-il, et un remaniement est attendu dans les postes des hauts responsables militaires.
Mustapha Adib s’est fait connaître par la publication d’un ouvrage retentissant décrivant dans le détail les échecs de l’Armée marocaine au Sahara occidental, lors des grandes offensives militaires sahraouies et qui ont poussé Hassan II à accepter le cessez le feu et le référendum d’autodétermination.
D’autre part les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) poursuivent, les attaques et bombardements contre les sites de retranchement des soldats de l’occupation marocaine le long de la ceinture de séparation, a annoncé le ministère sahraoui de la Défense dans un communiqué.
»Les combattants de l’Armée de libération sahraouie ont poursuivi, au troisième jour consécutif, leurs attaques et leurs bombardements des lieux de retranchement des soldats de l’occupation marocaine le long de la ceinture, malgré des survols aériens de l’ennemi », indique le communiqué militaire (N 3) du ministère sahraoui.
Les bombardements ont ciblé plusieurs centres, notamment les bases 17 et 18 à Farsia, la base 13 relevant du régiment 67 à Bekkari, la base 04 du régiment 64 dans la région de Diret, le point d’observation 71 de la base 07 entre Laariche et Fedret Laghrab à Haouza. Le communiqué a également fait état du bombardement de la base 25 relevant du régiment 40 dans la région Oum Lakta, la base 20 du bataillon d’infanterie 68 dans la région d’Adim Adjloud. Ce bombardement a fait « des morts et des blessés, alors que d’autres ont fui les champs de bataille », ajoute le communiqué.
M. B.
Le Courrier d’Algérie, 17 nov 2020Tags : #Sahara Occidental #Maroc #Polisario
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Le silence de la communauté internationale sur le Sahara occidental
Par Enguiya Mohamed Lahu *
TINDOUF, Algérie, 16 novembre 2020 (IPS) – Toute ma vie, j’ai été oubliée. Je suis une réfugiée sahraouie, née et élevée dans le désert algérien, où mon peuple est resté déplacé pendant 45 ans, en attendant le moment où nous pourrons enfin retourner dans notre patrie, le Sahara occidental.
En attendant, nous endurons des conditions de vie inimaginables pour la plupart – les températures montent ici au-dessus de 50 degrés Celsius en été et descendent en dessous de zéro en hiver. L’eau est rare et nous est livrée de manière irrégulière par des camions ou par des tuyaux d’arrosage détériorés.
Nos familles dépendent des distributions de nourriture des agences humanitaires pour survivre, et beaucoup d’entre nous sont aux prises avec des problèmes de santé liés à des carences nutritionnelles, telles que la malnutrition, l’anémie et le retard de croissance. Et pourtant, une grande partie du monde ignore notre existence – en fait, l’Union européenne considère notre sort comme une «crise oubliée».
Le Sahara occidental, la dernière colonie restante en Afrique, est sous occupation marocaine depuis la signature des accords de Madrid le 14 novembre 1975. En 1991, avec l’accord de cessez-le-feu et la création d’une force de maintien de la paix des Nations Unies, l’ONU promesse au peuple sahraoui qu’un référendum serait organisé, nous permettant de décider librement et équitablement de notre propre sort. Des décennies plus tard, cette promesse n’a pas été tenue et notre confiance dans la communauté internationale s’érode.
Pendant ce temps, une autre génération de réfugiés est née et a grandi dans le déplacement, parfaitement consciente que la communauté internationale nous a abandonnés. Face à la perspective d’élever nos propres enfants à des centaines de kilomètres de notre patrie, la frustration des jeunes des camps de réfugiés est devenue palpable.
Nova, une organisation de la société civile sahraouie dirigée par des jeunes que j’ai été élue pour diriger cette année, travaille dans les camps pour promouvoir la non-violence et canaliser la frustration des jeunes de manière constructive et pacifique. Mais sans mesures concrètes prises par la communauté internationale pour faciliter le processus de paix, notre espoir d’une résolution pacifique du conflit disparaît.
Combien de décennies encore faudra-t-il pour éradiquer le colonialisme? Quand le peuple sahraoui aura-t-il enfin la possibilité de déterminer notre avenir? Notre seul rêve est de pouvoir retourner dans notre patrie librement et en paix.
Bien que nous comprenions que les défis qui doivent être surmontés pour que ce rêve devienne réalité sont immenses, Nova pense qu’il existe un certain nombre de mesures que l’ONU et la communauté internationale peuvent prendre pour inspirer confiance au peuple sahraoui, et à la jeunesse sahraouie en particulier.
Premièrement, le secrétaire général des Nations unies doit immédiatement nommer un envoyé personnel des Nations unies pour le Sahara occidental. Cela fait 18 mois – un laps de temps inexcusable – que l’ancien Envoyé personnel a démissionné en 2019. Il est de la responsabilité de l’Envoyé de diriger le processus politique, et au cours de la dernière année et demie, nous avons vu les négociations politiques s’interrompre complètement. .
Nous ne pouvons nous permettre de perdre davantage d’élan vers la paix. Dès que le nouvel Envoyé est nommé, il ou elle devrait rencontrer des représentants de la jeunesse dans les camps de réfugiés sahraouis et dans le territoire du Sahara occidental sous occupation marocaine afin de mieux comprendre nos expériences de ce conflit en cours.
Deuxièmement, l’ONU et la communauté internationale doivent veiller à ce que le processus de paix, une fois relancé, soit inclusif et représentatif. L’Envoyé personnel et le Conseil de sécurité des Nations Unies devraient soutenir et faciliter la participation des jeunes et des femmes au processus de négociation. C’est notre avenir qui sera le plus touché par les décisions prises au cours de ce processus, et donc nos voix méritent d’être représentées à la table des négociations.
Enfin, l’ONU et les gouvernements du monde entier devraient exprimer leur soutien en faveur d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément au droit international. Lorsque le Maroc a accepté les termes du cessez-le-feu il y a des décennies, il s’est engagé à permettre au peuple du Sahara occidental d’exercer son droit à l’autodétermination sans contrainte. Beaucoup de membres de Nova – moi y compris – ne sont même pas nés lorsque ces conditions ont été convenues, et pourtant elles ne sont toujours pas remplies.
Le silence de la communauté internationale sur le Sahara occidental et la situation de mon peuple équivaut à accepter des décennies de souffrance et d’injustice. Les réfugiés sahraouis ne pourront pas vivre véritablement dans la dignité tant qu’une solution politique juste et durable garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental n’aura pas été trouvée. Après 45 ans, il est temps d’agir au niveau mondial pour la paix.
Note de bas de page:
Dans une déclaration du 13 novembre, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré aux journalistes: «Ces derniers jours, les Nations Unies, y compris le Secrétaire général, ont été impliqués dans de multiples initiatives pour éviter une escalade de la situation dans la bande mettre en garde contre les violations du cessez-le-feu et les graves conséquences de tout changement du statu quo. Le Secrétaire général regrette que ces efforts se soient avérés infructueux et se déclare profondément préoccupé par les conséquences possibles des derniers développements ».
Il a également déclaré que le Secrétaire général restait résolu à faire tout son possible pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu en place depuis le 6 septembre 1991 et qu’il était déterminé à faire tout son possible pour éliminer tous les obstacles à la reprise du processus politique.
La Mission des Nations Unies, la MINURSO, est résolue à continuer de s’acquitter de son mandat et le Secrétaire général appelle les parties à assurer une totale liberté de mouvement à la MINURSO conformément à son mandat.
* Enguiya Mohamed Lahu est président de Nova, une organisation de jeunesse sahraouie pour la promotion de la non-violence.IPS, 16 nov 2020
Tags : #Sahara Occidental #Maroc #Polisario #ONU #MINURSO
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Sahara Occidental : La guerre va s’installer dans la durée
Plusieurs hauts responsables et diplomates sahraouis sont montés au créneau pour faire le point sur la situation au Sahara et apporter de précieuses informations sur l’offensive au quotidien des unités combattantes de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS).
Intervenant à la chaîne1, de la radio nationale, l’ambassadeur de la Rasd, Abdelkader Omar a souligné que le Front Polisario, après ses nombreuses mises en garde et sa saisine répétée de l’ONU est désormais convaincu que « l’action armée fera la différence dans sa lutte contre l’occupation marocaine qui a transgressé l’accord de Cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 dans la zone d’El-Guerguerat. Il a rappelé la part de responsabilité de l’ONU et son immobilisme dans la dégradation de la situation. L’invité de la matinale de la radio a indiqué que « le Front Polisario est arrivé au constat après une longue attente, que l’action armée est le seul moyen qui peut faire bouger la situation de statu quo et du mépris par le Maroc des résolutions internationales sur son occupation coloniale du Sahara occidental . Le diplomate sahraoui a insisté sur le fait que « le Front Polisario a mis en garde l’ONU sur les intentions marocaines. Il a souligné que « le peuple sahraoui est déterminé à mener la guerre et faire des sacrifices pour défendre sa cause ». Il a rappelé également que la fin du cessez-le-feu décrété officiellement par le président Brahim Ghali est intervenue après l’agression menée par l’armée marocaine à Guerguerat contre des civils sahraouis bloquant pacifiquement la brèche opérée dans le mur de défense marocain. « Cette agression a marqué la fin de l’accord qui avait été conclu 29 ans auparavant sous l’égide des Nations unies et nous n’avons cessé de mettre en garde contre le comportement inadmissible du Maroc qui, pendant toutes ces années, n’a rien fait d’autre que de tenter de nous mettre, de mettre le monde entier, devant le fait accompli. »Dans plusieurs déclarations à la presse nationale, l’ambassadeur sahraoui a estimé que le « Maroc a mis fin au plan de paix, créant une toute nouvelle situation avec la reprise de la guerre . » Il a indiqué aussi que pour informer de la situation au jour le jour, des communiqués militaires sont publiés. L’armée sahraouie a riposté et l’armée marocaine, mise en état d’alerte, est paniquée par la multiplication des attaques tout au long du mur de défense marocain. « Nous savons que la réaction de notre armée a produit un effet psychologique inattendu et a causé des pertes matérielles, humaines et des dégâts importants.» « La paix dont ils jouissaient est terminée, la guerre a repris et il est clair que ses répercussions se feront rapidement ressentir au sein du Maroc où la situation n’est guère reluisante. Elle aura inévitablement des retombées sociales et économiques qui vont compliquer la situation chez eux ».Le Maroc a tout fait pour qu’on en arrive à cette « nouvelle étape, il a défié, méprisé le plan de paix, les lois définies par le cadre juridique mis en place par la communauté internationale, il a fait la sourde oreille aux appels aux négociations, refusé le référendum d’autodétermination, et en face personne n’a rien dit, rien fait, ils se sont contentés de laisser sur place la Minurso (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara Occidental). Il a déclaré que sur place le rôle de la MINURSO n’a plus « lieu d’être. » Pour le diplomate sahraoui, depuis son déploiement, la Minurso a cautionné le « fait accompli du Maroc et rien d’autre, rien d’autre. À présent, la guerre a repris, ils n’ont plus rien à faire sur place ». « Le Maroc a méprisé tout le monde. Il se croyait tout permis. L’absence de réactions l’a encouragé dans ses dérives et, nous ne le dirons jamais assez, la France a la plus grande part de responsabilité dans cette situation. Elle avait un discours, mais agissaient inversement en soutenant toutes les démarches marocaines. Il y a aussi les pays du Golfe qui l’ont et continuent de le soutenir en ouvrant des +représentations diplomatiques+, en l’aidant dans sa politique du fait accompli. Ce qui a poussé le Maroc a rompre le cessez-le-feu », a-t-il dit.Il a indiqué, par ailleurs, que la population sahraouie a réagi de manière extraordinaire aux actions militaires de son armée nationale. « Elle est très satisfaite de voir la situation bouger. Notre peuple a énormément souffert et attendu en vain que le plan de paix soit appliqué, qu’un référendum soit organisé, que la solution pacifique ait lieu, mais rien de cela n’est arrivé. Les années sont passées sans qu’aucune évolution ne soit enregistrée dans ce sens.» « La population et les jeunes en particulier ont adressé des critiques aux responsables. Ils considéraient que cette attente était une véritable perte de temps, ils ont vu que l’ONU n’avait pas assumé ses responsabilités, que tout le monde se taisait devant la politique du fait accompli marocain. Aujourd’hui ils sont heureux de pouvoir défendre leur patrie. »M. B.Le Courrier d’Algérie, 17 nov 2020 -
La nouvelle guerre des États-Unis contre le Sahara occidental
par David Swanson / 16 novembre 2020
Le secrétaire à la Défense William S. Cohen (à gauche) et son épouse Janet Langhart Cohen (au centre) rencontrent le roi Mohammed VI, du Maroc, à son palais de Marrakech, le 11 février 2000. Cohen et le Roi ont convenu d’ouvrir un dialogue élargi sur la sécurité et la défense, et ont discuté des façons dont le Maroc pourrait élargir son rôle de leadership dans la promotion de la stabilité régionale en Méditerranée et sur le continent africain. Photo du DoD par R. D. Ward. (publiée)
Je n’utilise pas à mauvais escient le mot « guerre » pour désigner quelque chose comme la guerre de Noël, la guerre contre la drogue ou un discours à la télévision que quelqu’un d’autre a insulté. Il y a une nouvelle guerre américaine au Sahara Occidental, menée par le Maroc avec le soutien de l’armée américaine. L’armée américaine, à l’insu de la plupart des gens aux États-Unis — c’est parfaitement connu, mais peu s’en soucient — entraîne et finance les forces armées du monde, encadrant presque tous les gouvernements les plus brutaux du monde. Je ne peux pas comparer cela à l’indignation des médias américains contre le fait que le gouvernement américain nourrisse quelques personnes affamées aux États-Unis, parce qu’il n’y a pas du tout d’indignation à ce sujet. L’une des personnes que l’armée américaine appuie est:
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Commandeur des Croyants, Que Dieu lui accorde la Victoire, du Maroc.
Oui, c’est son nom. Le roi Mohammed VI est devenu roi en 1999, ce qui semble avoir été une année record pour les nouveaux dictateurs. Ce roi avait les qualités inhabituelles pour le travail de son père mourant et son propre cœur battant — oh, et étant un descendant de Mahomet. Le roi est divorcé. Il parcourt le monde en prenant plus de selfies qu’Elizabeth Warren, y compris avec les présidents des États-Unis et la royauté britannique.
Que Dieu lui accorde la Victoire, l’éducation comprenait l’étude à Bruxelles avec le président de la Commission européenne de l’époque Jacques Delors, et l’étude à l’Université française de Nice Sophia Antipolis. En 1994, il devient commandant en chef de l’Armée royale marocaine.
Le roi, sa famille et son gouvernement sont réputés corrompus, et une partie de cette corruption a été révélée par WikiLeaks et The Guardian. En 2015, Forbes avait inscrit le Commandeur des Croyants au cinquième rang des personnes les plus riches d’Afrique, avec 5,7 milliards de dollars.
Le département d’État américain a noté en 2018 que « Les questions relatives aux droits de l’homme comprenaient des allégations de torture par certains membres des forces de sécurité, bien que le gouvernement ait condamné cette pratique et déployé des efforts considérables pour enquêter sur les rapports et y donner suite; des allégations selon lesquelles il y avait des prisonniers politiques; des limites indues à la liberté d’expression, y compris la criminalisation de la diffamation et de certains contenus critiquant l’islam, la monarchie et la position du gouvernement concernant l’intégrité territoriale, les limites à la liberté de réunion et d’association, la corruption et la criminalisation des lesbiennes, comportement gai, bisexuel, transgenre ou intersexuel (LGBTI). »
Le département d’État a choisi de ne pas mentionner le soutien des États-Unis à l’armée marocaine, ou l’occupation militaire marocaine du territoire appartenant au peuple du Sahara Occidental. Peut-être que discuter de certains sujets ne serait tout simplement pas bon pour les affaires.Tags : Sahara Occidental, Maroc, Etats-Unis, USA, Mohammed VI,
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«Point de non-retour»: le Sahara occidental déclare la fin de la trêve de 30 ans
Le Front Polisario du Sahara occidental a déclaré à VICE World News que le groupe indépendantiste avait déclaré une «guerre à grande échelle» contre le Maroc, qui occupe la majorité du territoire contesté.
Le Front Polisario indépendantiste au Sahara occidental a mis fin à un cessez-le-feu vieux de 30 ans avec le Maroc, relançant l’un des conflits les plus gelés au monde.Les tensions se sont intensifiées au cours des dernières semaines dans la “zone tampon” désignée par les Nations Unies, à la suite d’accusations de violation de la trêve de trois décennies des deux côtés.“Nous avons déclaré une guerre à grande échelle contre les occupants [le Maroc] du Sahara occidental. L’armée marocaine a enfreint les termes de l’accord de paix à plusieurs reprises, et nous avons atteint un point de non-retour. lutte armée jusqu’à ce que la communauté internationale intervienne et fournisse une solution immédiate et définitive au problème. ” Le Dr Sidi Omar, le représentant du Front Polisario à l’ONU, a déclaré à VICE World News.“Les habitants du Sahara occidental en avaient assez des jeux joués par le gouvernement marocain ne respectant pas les conditions convenues dans l’accord de 1991, et de tenir un référendum l’année suivante sur le sort de notre peuple, ce qui ne s’est jamais produit.”Le Sahara occidental, foyer de l’ethnie nomade sahraouie, est un territoire disputé abritant plus d’un demi-million de personnes sur la côte de l’océan Atlantique qui s’étend entre le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie. Environ 80% du territoire est administré par le Maroc sous la supervision de la mission de maintien de la paix de l’ONU.Le Front Polisario s’est battu contre l’Espagne et a déclaré son indépendance sous le nom de République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, mais cela a été rapidement suivi d’une guerre contre l’armée marocaine pendant plus de 16 ans, se terminant en 1991 par le cessez-le-feu négocié par l’ONU.Des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir le conflit et vivent désormais dans des conditions difficiles dans des camps de réfugiés à Tindouf, en Algérie.Des affrontements mineurs ont eu lieu au cours des dernières années le long de la berme de 2700 km de long – un mur principalement construit en sable qui sépare le Sahara occidental sous administration marocaine du reste du territoire.Vendredi, le gouvernement de Rabat a annoncé une “opération militaire” pour “mettre fin à l’état d’obstruction résultant de ces mouvements et rétablir la liberté de circulation civile et commerciale”. En réponse, un groupe de civils et d’activistes sahraouis s’est rassemblé près de la ville de Guerguerat, dans le coin sud-ouest du Sahara occidental, et a bloqué la seule route reliant le Maroc à la Mauritanie et au reste de l’Afrique.Brahim Ghali, le président de la RASD, a signé un décret déclarant la guerre. Il a accusé le Maroc de “déclencher la guerre” et a écrit dans une lettre à l’ONU que les récentes escalades “ont sérieusement sapé non seulement le cessez-le-feu et les accords militaires connexes, mais aussi toutes les chances de parvenir à une solution pacifique et durable de la question de la décolonisation du Sahara occidental. . “L’ONU a déjà pris “de multiples initiatives pour éviter une escalade”, a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.Le Secrétaire général reste déterminé à faire tout son possible pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu qui est en place depuis le 6 septembre 1991, et il est déterminé à faire tout son possible pour lever tous les obstacles à la reprise du processus de paix, », a ajouté Dujarric.Source : vice.com, 16 nov 2020Tags : #Sahara Occidental, #Polisario #Maroc #ONU #MINURSO -
Maroc : Gare aux voix soutenant l'autodétermination au Sahara Occidental
LE MAKHZEN CIBLE LES VOIX LIBRES AU MAROC : Toute expression soutenant le droit international est à bannir
Le parti d’opposition marocain « Annhj Addimocrati » a exprimé sa position de principe sur la cause juste du peuple sahraoui, réitérant sa posture en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, en réaction aux derniers évènements survenus à El-Guerguerat, suite à la violation par le Maroc de l’Accord du cessez-le feu de 1991, qu’il a signé sous l’égide des Nations unies avec le Front Polisario. Le secrétariat général du parti d’opposition marocain, Annahj Addimocrati, affirmant sa position en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination à la suite de l’agression militaire marocaine à El-Guerguerat, a appelé, dimanche dernier « à éviter l’escalade » car, d’après ce parti, « le conflit comporte des dangers pour la région et ses peuples ».La position de ce parti marocain progressiste a encore une fois, suscité le déchaînement non seulement de la presse aux ordres du Palais mais aussi des voix du Mahkzen, considérant la position du parti Annahj Adidimocraty comme « déclaration de trahison » selon leurs propos. Il est à rappeler que quelques années avant son décès, l’homme fort du Roi Hassan l’ex-ministre marocain de l’Intérieur, Driss Basri, alors en retraite, avait déclaré que « l’indépendance du Sahara occidental est une question de temps » et qu’il était en faveur « de la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».Les déclarations de l’ex-puissant ministre de l’Intérieur durant le règne du père du Roi Mohamed VI, avait affirmé, sa position précitée, sur le Sahara occidental, dans des médias étrangers, notamment au quotidien espagnol La Razon, au moment où le royaume chérifien, entamait sa campagne en faveur « de l’autonomie » dès 2004, laquelle proposition de Mohamed VI est en opposition de ce que dicte la légalité internationale concernant le Sahara occidental, question de décolonisation inscrite à l’Onu depuis 1966. La presse marocaine avait accusé Driss Basri de tous les maux, usant même «de félonie» dans bon nombre de ses titres.La position exprimée par le parti progressiste marocain, lequel subit un blakout pesant des médias marocains, notamment sur ses analyses et positions sur les questions liées à la vie socio-économique et politique marocaine et également sur sa position sur la question du Sahara occidental, conforme aux principes et textes de la Charte de l’ONU et des résolutions dont la 1514, relative aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. La presse marocaine qui s’est attaquée au parti progressiste, notamment sur le fait qu’il use du Sahara occidental et non de ce qui est sacré pour le Palais royal et le Makhzen, le Sahara «marocain», fait semblant d’ignorer que le Maroc siège à l’UA, Institution continentale comptant parmi ses membres fondateurs la République arabe sahraouie démocratique, et siège à l’ONU, où le Front Polisario a ses représentants, comme ceux aussi auprès de l’UE pour ne citer que ces cas de figure.Karima BennourLe Courrier d’Algérie, 17 nov 2020Tags : Sahara Occidental, Maroc, Annahj Addimocrati, La Voie Démocratique, -
Sahara Occidental : L'ONU confirme les accrochages entre le Maroc et le Polisario
Dans le point de presse quotidien, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a confirmé lundi l’existence d’affrontements armés entre le Front Polisario et le Maroc.
A la question de “pouvez-vous confirmer, sur le Sahara occidental, un échange de tirs entre les deux parties?”, Stephane Dujarric a répondu que “la Mission, la MINURSO [Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental], a reçu des rapports des deux parties faisant état d’incidents de tirs de nuit dans le territoire à divers endroits le long de la berme. La Mission continue d’exhorter les parties à faire preuve de retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour désamorcer les tensions, et nos collègues sur le terrain au Sahara occidental continuent de suivre la situation de très près.Le même journaliste qui a posé cette question a indiqué que “que ce serait bien si nous pouvions également avoir un contact avec la MINURSO, je veux dire même pour les journalistes au Maroc, car il est très difficile d’avoir des informations de leur part”.“D’accord. Bien reçu”, a répliqué le responsable onusien.Pour rappel, dans un quatrième communiqué de guerre, le Front Polisario a fait part de nombreux attaques de ses forces contre le mur de défense marocain à Mahbes, Farsia, Haouza, Oum Legta, Galb Diret, Amgala, Aousserd, Oum Dreiga El Guerguerate, etc…Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, ONU, MINURSO,





