Tag: Sahara Occidental

  • Le Sahara, dernière injustice géopolitique du néocolonialisme européen et américain

    Les intérêts géopolitiques des puissants causent douleur, souffrance, famine, mortalité et oppression à des millions de personnes à travers la planète. Des millions de personnes piégées dans un réseau étouffant d’intérêts. Le Sahara en est peut-être le meilleur exemple.

    Luis Gonzalo Segura

    La “transition” sahraouie: de la dictature franquiste à la marocaine

    Le Sahara occidental est passé le 6 novembre 1975 de la dictature espagnole à la dictature marocaine après la Marche verte promue par Hassan II, qui a réussi à mobiliser plusieurs centaines de milliers de personnes. Ou plus précisément, il faut dire qu’une partie du Sahara Occidental a fait cette transition particulière, car si le centre et le nord de la région ont été cédés à la dictature marocaine, le sud s’est retrouvé entre les mains de la Mauritanie. Tout cela, bien sûr, avec l’accord des États-Unis, sinon avec leurs chuchotements.

    Cette distribution du gâteau – 266000 kilomètres carrés, la moitié de l’Espagne -, si typique des diners occidentaux, n’a pas pris en compte l’opinion des sahraouis eux-mêmes, qui ont vu la couleur des drapeaux changer et la lignée de leur dictateur sans leur consentement. Car le Front Polisario, né peu avant, en 1973, avait revendiqué l’indépendance du Sahara Occidental vis-à-vis de l’Espagne, dont il exerçait l’administration coloniale depuis la fin du XIXe siècle, mais pas pour devenir la colonie d’une autre dictature.

    Dans ce contexte, alors que le Front Polisario est parvenu à conclure un accord avec la Mauritanie en 1979, trois ans après la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le problème avec le Maroc a conduit à un conflit armé jusqu’à ce qu’en 1991 il soit possible de signer un Accord de paix définitif qui envisageait de tenir un référendum libre pour que le peuple sahraoui décide librement de son sort.

    Un référendum qui n’a jamais eu lieu, qui a rendu permanent l’exil sahraoui dans les camps situés près de Tindouf, en Algérie. Et avec une circonstance aggravante, puisque la mission des Nations Unies pour organiser le référendum au Sahara occidental (MINURSO), s’est non seulement avérée être un échec retentissant, mais a été enterrée aujourd’hui par les intérêts de chacun.

    Le Front Polisario déclare la guerre

    Près de trente ans après l’accord de tenir un référendum et compte tenu de l’impossibilité de le tenir, tel qu’établi dans le cessez-le-feu conclu par l’ONU en 1991, plusieurs dizaines de Sahraouis ont décidé de bloquer la route d’accès mauritanienne à Guerguerat comme mesure de protestation le 21 octobre. Derrière cet appel au réveil se cache la situation désespérée dans laquelle 250 000 Sahraouis vivent mal et l’espoir offert par le changement présidentiel aux États-Unis dans le contexte international. Un espoir naïf pour le moins si l’on tient compte du bilan géopolitique nord-américain.

    En représailles, il y a quelques jours à peine, le 13 novembre, l’armée marocaine est entrée dans Guerguerat, une zone démilitarisée située à la frontière avec la Mauritanie, au sud du Sahara occidental. L’incursion s’est terminée par une fusillade sans blessés et par une réponse ultérieure du Front Polisario aux sites militaires marocains situés derrière le mur, le plus long au monde avec plus de 2500 kilomètres, dans lesquels ils prétendent avoir fait des victimes (le Maroc le nie).

    Le casting européen et nord-américain

    L’Europe bénéficie des zones de pêche existantes sur le vaste littoral sahraoui, plus de 1 100 kilomètres de côtes, dans les accords qu’elle conclut avec le Maroc. Ainsi, le Maroc et l’Europe, principalement l’Espagne, partagent sans vergogne cette importante ressource naturelle tandis que les Sahraouis vivent dans des conditions difficiles dans des camps de réfugiés installés à plus de 500 kilomètres à l’intérieur de leur capitale, El Aaiún. Le Maroc, en plus de partager les zones de pêche avec l’Europe, exploite les précieuses mines de phosphate, avec lesquelles les engrais sont fabriqués.

    Il était inutile qu’en 2018 la Cour de Luxembourg ait statué que l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc n’avait aucun effet sur le Sahara occidental, car il ne faisait pas partie du Maroc, puisque le Parlement européen a approuvé l’accord en 2019 pêcher avec la dictature alaouite, y compris le Sahara occidental. L’Europe ignore ses propres tribunaux ou ses propres valeurs.

    De leur côté, les Etats-Unis font le bonheur de la dictature marocaine, l’un de ses “fils de putes” – selon les termes de Roosevelt et Kissinger – lui offrant des bases militaires. En effet, en 2008, les Américains ont localisé l’Africom (United States African Command) sur la base militaire de Tan Tan, à une courte distance d’El Aaiún, des îles Canaries et de Tindouf. Autrement dit, près de la zone de conflit actuelle. Sur cette base, les États-Unis ont non seulement renforcé la position de dictature de Mohamed VI tout en portant gravement atteinte aux possibilités des sahraouis d’organiser un référendum d’autodétermination, mais ont également servi à essayer d’arrêter – et de concurrencer – l’expansion chinoise. le continent. En effet, au cours des derniers mois, le Maroc a proposé aux États-Unis l’utilisation de la base d’Alcazarguir, dans le détroit de Gibraltar, en option à la base espagnole de Rota, dont l’accord doit être renouvelé en 2021.

    La dictature marocaine achète des testaments

    Mais pas seulement les États-Unis vivent au Maroc. Le Maroc a manoeuvré avec une grande habileté au niveau international, s’assurant que depuis 2001 l’ONU a cessé de soutenir la tenue d’un “référendum libre, juste et impartial sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental” pour se contenter de l’offre de ” une plus grande autonomie »présentée en 2007 par la dictature de Mohamed VI. Mais de la souveraineté à l’autonomie, il y a un abîme, surtout lorsque les pouvoirs offerts sont, selon le Front Polisario, inférieurs à ceux présentés par l’Espagne en 1974. Cependant, rien de tout cela n’a d’importance pour l’ONU, qui considère les efforts crédibles et sérieux. d’un régime autoritaire qui viole à plusieurs reprises les droits de l’homme pour résoudre le problème.

    De plus, le Maroc a réussi à faire de la mission de l’ONU au Sahara occidental la seule des 16 missions de maintien de la paix de l’ONU à ne pas évaluer les droits de l’homme, ce qui lui aura sûrement coûté beaucoup de faveurs et d’avantages. Pour y parvenir, il a rejoint l’Union africaine en 2017, dans le seul objectif d’expulser la RASD et a réussi à installer des dizaines de consulats au Sahara occidental, notamment celui des Émirats arabes unis – qui a récemment établi des contacts diplomatiques avec Israël. -.

    Les Sahraouis sont un peuple condamné à souffrir de la faim, de la misère et des violations constantes de leurs droits humains alors qu’un régime autoritaire partage sa richesse avec l’Europe et les États-Unis. Une réalité qui montre, comme beaucoup d’autres, que les intérêts géopolitiques sont au-dessus de ce qui est juste et correct. Une tragédie paradigmatique du néocolonialisme.

    Russia Today, 18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario

  • El Guerguerat obliga Guterres a buscar un nuevo enviado de la ONU para el Sahara Occidental

    La crisis de Guerguerat lleva a Guterres a buscar un nuevo enviado de la ONU

    Los acontecimientos que se están produciendo en los territorios saharauis ocupados, que están al borde de una guerra total entre el Frente Polisario y el Reino de Marruecos, han llevado a las Naciones Unidas a moverse con los estados activos del Consejo de Seguridad para nombrar un nuevo enviado de la ONU para el Sáhara Occidental, con la esperanza de salir del impase.
    El puesto de enviado de la ONU para el Sáhara Occidental ha estado vacante desde la renuncia del ex enviado de la ONU al Sáhara Occidental, Horst Kohler, en marzo de 2019, después de que sintiera la complicidad de las potencias internacionales y estuviera convencido de que Marruecos no tenía intención de resolver este problema, que lleva más de cuatro décadas.
    Al respecto, fuentes de los medios de comunicación revelaron que las Naciones Unidas se han embarcado en enérgicos esfuerzos para contener el conflicto del Sáhara Occidental que dura tres décadas, que actualmente vive una tensión sin precedentes, designando un nuevo enviado que impulsaría las negociaciones para buscar una solución con la ayuda de Rusia, España y Francia, sin los Estados Unidos de América, que viven en un dilema real y sin precedentes a raíz de la disputa por la legitimidad del ganador de las últimas elecciones presidenciales.
    Naciones Unidas busca un consenso entre estos países, entre los que se encuentran quienes apoyan abiertamente a Marruecos en su propuesta para solucionar la crisis del Sahara, como Francia, así como España, que se esfuerza por coger el bastón por la mitad, mientras que Rusia considera su posición cercana al gobierno saharaui, como lo ha demostrado en los últimos años.
    Estas fuentes no descartaron que el secretario general de la ONU visite Marruecos, Argelia y Mauritania, en busca de una salida al estancamiento actual, en un intento por evitarle a la región una nueva guerra.
    Los activistas de la sociedad civil en el Sáhara Occidental habían cerrado pacíficamente el cruce de “Guerguerat” el mes pasado, en protesta por el desprecio de las Naciones Unidas por su causa y por no haber designado un sucesor de “Horst Kohler”, un asunto que Marruecos esperaba seguir manteniendo. 
    El estallido de la guerra en el suroeste del Magreb llevó a Naciones Unidas a convencerse finalmente de la peligrosidad de la misión, y de la necesidad de activar sus esfuerzos, tal y como el secretario general de este organismo, Antonio Guterres, contactó inicialmente con el presidente saharaui, Brahim Ghali, y el monarca marroquí, Mohamed VI, y celebraron consultas con los miembros del consejo de seguridad para nombrar un nuevo enviado de la ONU para el Sáhara Occidental.
    La medida de las Naciones Unidas finalmente se produjo después de que la “misión MINURSO” obtuviera información confirmada sobre los enfrentamientos en curso entre las fuerzas saharauis y el ejército marroquí en la zona de amortiguación, y teme que estos enfrentamientos se conviertan en una guerra integral, que hundiría a la región en una crisis persistente que puede ser difícil de superar.
    Ecourouk, 17 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #ONU #AntonioGuterres
  • El Guerguerat pousse Guterres à rechercher un nouvel envoyé de l'ONU pour le Sahara Occidental

    La crise de Guerguerat pousse Guterres à rechercher un nouvel envoyé de l’ONU

    Les événements qui se déroulent dans les territoires sahraouis occupés, qui sont au bord d’une guerre totale entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc, ont conduit les Nations Unies à se rapprocher des États influyens du Conseil de sécurité pour nommer une nouvel envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, dans l’espoir de surmonter l’impasse.
    Le poste d’envoyé des Nations unies au Sahara occidental est vacant depuis la démission de l’ancien envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler, en mars 2019, après avoir ressenti la complicité des puissances internationales et être convaincu que le Maroc n’avait aucune intention de résoudre cette question, qui s’est écoulée depuis plus de quatre décennies.
    À cet égard, des sources médiatiques ont révélé que l’ONU s’était engagée dans des efforts vigoureux pour contenir le conflit du Sahara occidental, qui dure depuis trois décennies, qui connaît actuellement des tensions sans précédent, en trouvant un nouvel envoyé qui amènerait les négociations à la recherche d’une solution, avec l’aide de la Russie, de l’Espagne et de la France, sans les États-Unis d’Amérique, qui vivent un dilemme réel et sans précédent, en raison du différend sur la légitimité du vainqueur des dernières élections présidentielles.
    Les Nations Unies recherchent un consensus entre ces pays, parmi lesquels il y a ceux qui soutiennent ouvertement le Maroc dans sa proposition de résolution de la crise sahraouie, comme la France, ainsi que l’Espagne, qui s’efforce de tenir le bâton au milieu, tandis que la Russie considère sa position proche du gouvernement sahraoui, comme elle l’a montré ces dernières années.
    Ces sources n’ont pas exclu que le secrétaire général des Nations unies se rende au Maroc, en Algérie et en Mauritanie, à la recherche d’un moyen de sortir de l’impasse actuelle, dans le but d’épargner à la région une nouvelle guerre.
    Des militants de la société civile au Sahara occidental ont pacifiquement fermé le point de passage de «Guerguerat» le mois dernier, en signe de protestation contre le mépris des Nations Unies pour leur cause et son échec à désigner un successeur à «Horst Kohler», une question que le Maroc espère continuer à entretenir. 
    Le déclenchement de la guerre dans la partie sud-ouest du Maghreb a conduit les Nations Unies à être finalement convaincues du danger de la mission, et de la nécessité d’activer ses efforts, comme le secrétaire général de cet organe, Antonio Guterres, a d’abord contacté le président sahraoui, Brahim Ghali, puis le monarque marocain, Mohamed VI et ont tenu des consultations avec les membres du conseil de sécurité pour nommer un nouvel envoyé de l’ONU au Sahara occidental.
    La décision des Nations Unies est finalement intervenue après que la «mission MINURSO» ait obtenu des informations confirmées sur les affrontements en cours entre les forces sahraouies et l’armée marocaine dans la zone tampon, et elle craint que ces affrontements ne se transforment en une guerre globale, qui plongerait la région dans une crise lancinante qui peut être difficile à surmonter.
    Echourouk, 17 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc 
  • Sahara occidental : Bruit de batailles en attendant l’ONU

    Que se passe-t-il du côté de Guerguerat ? Les informations sont rares sur les échanges armés qui ont éclaté entre le Polisario et l’armée marocaine depuis que cette dernière a violé, vendredi dernier, le cessez-le-feu en vigueur depuis plus de 30 ans dans cette zone tampon ultra-sensible. Elles ont pour source les parties belligérantes et ne permettent pas d’avoir une idée claire de l’évolution des hostilités. La mission onusienne au Sahara occidental affirme qu’« il est extrêmement difficile de vérifier la réalité des informations diffusées de l’un ou de l’autre côté ». La Minurso se dit également confrontée à des problèmes d’accès sur le terrain et a limité ses déplacements ces derniers mois, basant désormais l’essentiel de ses observations sur des images satellites.

    L’agence officielle marocaine MAP, indique l’AFP, a repris dimanche soir les informations d’un site non officiel dédié aux Forces armées royales (FAR) pour annoncer des échanges de tirs le long du mur de défense, sans donner de localisation précise. Selon le forum « FAR-Maroc », le Polisario a effectué « des tirs de harcèlement le long de la ligne de défense sans causer de dégâts » et l’armée marocaine a « riposté », occasionnant « la destruction d’un engin porte-armes à l’est de la ligne de défense », au niveau de Mahbès, près de la frontière algérienne.

    La Mission de paix de l’ONU, la Minurso, « a reçu des informations des deux parties sur des tirs à différents endroits durant la nuit », a précisé, pour sa part, lundi, un porte-parole de l’ONU au cours d’un point de presse à New York. La Minurso « continue d’exhorter les parties à la retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire diminuer la tension », a-t-il ajouté. De son côté, le ministère sahraoui de la Défense a affirmé que les forces du Polisario ont mené lundi des « attaques massives » contre le mur de défense marocain, le « mur de la honte » selon sa terminologie. Il fait état de « tirs et de pilonnage » visant les secteurs d’Amlaga, Haouza, Al Farcia, dans le nord du territoire, et les secteurs de Baggari et Oum Dreyga.

    Sur le plan diplomatique, on apprend que le roi du Maroc Mohamed VI dit qu’« il restait attaché au cessez-le-feu » lors d’un entretien téléphonique lundi avec le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. « La fin de la guerre est liée désormais à la fin de l’occupation illégale » de la partie sous contrôle marocain, a déclaré, de son côté, lundi le responsable sahraoui Mohamed Salem Ould Salek. Jusqu’à hier, on ne savait quand le Conseil de sécurité allait se réunir pour examiner les développements du conflit. Au Sahara occidental, l’absence d’un envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, un poste vacant de la démission de l’Allemand Horst Köhler au printemps 2019, officiellement pour des raisons de santé, a aggravé un statu quo devenu intenable, selon les Sahraouis.

    ReportersDZ,18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #ONU #MINURSO

  • Echos de conflit : La guerre menace au Sahara (Frankfurter Allgemeine)

    LES CONFLITS ENTENDENT : La guerre menace au Sahara

    Après l’escalade militaire en Éthiopie, la guerre menace d’éclater au Sahara occidental. Après 29 ans, le Front de libération du Polisario a déclaré la fin du cessez-le-feu avec le Maroc. «Des milliers de volontaires» ont été mobilisés pour la lutte qui a déjà commencé. Selon le Polisario, les attaques contre les positions marocaines ont fait plusieurs morts. Cependant, aucune confirmation indépendante n’a encore été obtenue à ce sujet. Le gouvernement de Rabat n’a parlé que de «provocations» du Polisario. Néanmoins, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit «profondément préoccupé par les conséquences possibles» des récents développements.

    Le Sahara occidental était une colonie espagnole jusqu’en 1975, date à laquelle il a été largement occupé et annexé par le Maroc. Plus récemment, l’ancien président fédéral Horst Köhler a tenté de servir de médiateur entre les parties en conflit en tant qu’envoyé spécial de l’ONU jusqu’en 2019. De plus en plus de bateaux avec des migrants du Maroc et d’Afrique de l’Ouest partent pour les îles Canaries espagnoles depuis la côte du Sahara Occidental.

    La nouvelle confrontation a été déclenchée par un barrage routier non loin de la frontière avec la Mauritanie. Les partisans du Polisario avaient coupé la liaison terrestre la plus importante du Maroc avec le pays voisin et le reste de l’Afrique depuis la fin octobre, non loin du poste frontière de Guerguerat. Ils voulaient protester contre l’inaction de la communauté internationale qui, il y a des décennies, avait promis un référendum sur l’avenir politique de l’ancienne colonie espagnole.

    Le 30 octobre, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé le mandat de la Mission Minurso au Sahara occidental. Pour la première fois, le texte ne mentionnait plus le référendum. Même alors, le Polisario a menacé «d’intensifier la lutte». Avec une action militaire dans la zone tampon entre les deux parties en conflit, le Maroc a dégagé la route vendredi et a déclaré qu’elle était à nouveau ouverte à la circulation. Le Polisario a alors appelé au cessez-le-feu qui était en vigueur depuis 1991.

    À l’origine, les habitants de la seule zone africaine qui, selon l’ONU, n’a pas encore été décolonisée, devraient voter en 1992. A cette fin, l’ONU a mis en place la mission Minurso pour surveiller le cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario et organiser un référendum sur le statut du Sahara Occidental. Depuis le retrait de l’Espagne, le Maroc contrôle environ 80% du Sahara occidental, qui abrite environ un demi-million de personnes. D’un point de vue marocain, cette zone de la côte atlantique riche en phosphates et poissons est les «provinces du sud» qui appartiennent au royaume et sont séparées du reste du Sahara Occidental par un mur de sable de 2700 kilomètres de long.

    Pas de propre territoire national

    L’aggravation du conflit pourrait également mettre à rude épreuve les relations difficiles du Maroc avec l’Algérie. Parce que le gouvernement de l’Algérie voisine soutient le Polisario. Dans le Sahara algérien, jusqu’à 170 000 réfugiés du Sahara occidental vivent dans des camps près de Tindouf depuis des décennies. À la fin de 1975, ils avaient fui les combats au Sahara occidental vers cette région désertique inhospitalière. La République du Sahara occidental, dirigée par le Polisario, y a son siège, mais elle n’a pas son propre territoire national.

    Après l’échec des négociations, le Polisario a continué de perdre le soutien international. Cela a également accru la pression politique sur les dirigeants au sein de leurs propres rangs pour qu’ils deviennent plus actifs. En octobre, les Émirats arabes unis ont ouvert un consulat dans la partie du Sahara occidental contrôlée par le Maroc, reconnaissant ainsi ses revendications politiques. Plus d’une douzaine d’Etats africains ont désormais des missions diplomatiques à Laâyoune.

    Frankfurter Allgemeine, 16 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #ONU #MINURSO

  • Sahara Occidental : Le Front Polisario poursuit le pilonnage du mur marocain

    CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL : Les unités du Front Polisario poursuivent le pilonnage du mur marocain

    Les forces armées sahraouies poursuivent le bombardement des bases de l’armée marocaine située sur le mur de séparation. Pour le Front Polisario, la guerre qui a été déclenchée par le Maroc suite à l’agression de Guerguerat ne s’arrêtera qu’après « la cessation de l’occupation marocaine illégale».

    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – L’armée populaire de libération sahraouie (APLS) poursuit le bombardement intense des positions des forces armées royales (FAR) sur le mur de séparation marocain. Lundi 16 novembre, le communiqué militaire numéro 4 du ministère sahraoui de la Défense a indiqué que l’artillerie a ciblé six bases et cantonnements.

    «Les frappes ont ciblé le point d’alerte 71 dans le secteur de Haouza, la base numéro 4 du secteur Amgala, ainsi que la base numéro 20 près d’El-Rous-Essebti et du point d’alerte 191 du secteur de Farsia, déjà visé à deux reprises.

    La base numéro 12 du bataillon 47 dans le secteur Oum Dreyga et la base n°04 du bataillon 63 dans le secteur Bakari ont également été ciblées», ajoute le communiqué. Notons que ces bombardements ciblent les positions des FAR sur toute la longueur du mur marocain qui s’étend du nord-est au sud-ouest sur une distance de 2 700 km. Durant les trois premiers jours de ce nouveau conflit, l’APLS avait lancé des opérations nocturnes. Mais la journée de lundi s’est caractérisée par des bombardements en plein jour. Le commandement militaire sahraoui semble avoir opté pour une phase «d’usure» avant de passer à d’autres types d’opérations. Car, pour le Front Polisario, ce nouveau conflit ne s’arrêtera qu’après récupération de l’ensemble des terres colonisées par le Maroc. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Salem Ould Salek, le ministre des Affaires étrangères.
    «La fin de la guerre est désormais tributaire de la cessation de l’occupation marocaine illégale de la partie occupée des territoires de la République sahraouie», a souligné Mohamed Salem Ould Salek qui est également membre du secrétariat national du Front Polisario. Pour sa part, Abdelkader Taleb Omar, ambassadeur de la RASD à Alger, a estimé que l’agression de Guerguerat «a été l’élément déclencheur qui a provoqué une transition dans le conflit sahraoui».

    «Aujourd’hui, ce n’est plus l’affaire de la brèche illégale de Guerguerat qui est exposée, mais le plan de paix au Sahara Occidental dans sa globalité. Maintenant, après une longue phase de statu quo et l’absence de perspective, le peuple ne pouvait rester patient indéfiniment, surtout que le poste d’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU est vacant depuis plus d’une année.
    Guerguerat aurait pu représenter une réelle occasion pour le Maroc afin d’aller vers une transition qui permettrait un règlement politique et pacifique du différend sur la base du droit international et des résolutions des Nations-Unies. Mais le régime marocain a refusé et il a souhaité entrer dans la guerre.

    Le Maroc a, une nouvelle fois, démontré qu’il n’a aucune volonté de faire la paix et aucune volonté de respecter la légalité internationale», a déclaré l’ambassadeur sahraoui lors d’une rencontre organisée à Alger par le Réseau des journalistes algériens de soutien au peuple sahraoui.

    Le Soir d’Algérie, 18 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Gurguerat #ONU #MINURSO

  • Sahara Occidental : La otra guerra (análisis)

    Mohamed Salem Zamit

    Estos días el Sahara Occidental ha vuelto a la actualidad por la reanudación de la guerra entre Marruecos y el Frente Polisario 29 años después. El Ejército Saharaui lleva desde el pasado viernes una ofensiva a lo largo del muro de 2700 km que Marruecos levantó durante la década de los ochenta y que hoy divide el Sahara Occidental. En los primeros días de este conflicto Marruecos negó los hechos y trató de aparentar normalidad, enviando a varios medios nacionales a la brecha de Guerguerat (frontera del Sahara Occidental con Mauritania), que ha sido el origen de esta nueva fase en la que entra el conflicto, para proyectar una imagen civilizadora y de estabilidad.
    Pero desde ayer Rabat ya reconoce enfrentamientos con «las milicias del Polisario» y dice estar dispuesto para responder si los saharauis le atacan. En estos últimos días la guerra es ya un hecho que Marruecos tratará de ir inyectando en pequeñas dosis a sus súbditos para evitar una crisis multinivel que tendría consecuencias incalculables para el país y para el Majzan o sistema que lo gestiona. Mientras esto tiene lugar el Majzan se está empleando a fondo en dos batallas: la del relato y la psicológica.
    Desde la ocupación marroquí en 1975 el territorio saharaui se ha caracterizado por las restricciones que Rabat ha impuesto para el acceso de periodistas y observadores internacionales. En la actualidad esto dificulta el acceso de periodistas a la zona y facilita a Marruecos el control del relato. Una estrategia de la inteligencia marroquí se puede observar en la agencia MAP, donde dedican el apartado de «noticias falsas» a desmentir los contenidos que van apareciendo sobre el Sahara. MAP cita informaciones que han circulado sobre el conflicto y las desmiente aportando un relato alternativo de los acontecimientos. Lo que viene a decir la agencia gubernamental marroquí es «no te creas eso y créete esto».
    Otra estrategia ha consistido en hacer un seguimiento de todos los contenidos que aparecen sobre el conflicto saharaui y en la parte de «comentarios» vuelcan un número importante de comentarios y aclaraciones favorables a las tesis de Rabat. De esta forma quien lee la noticia podrá confirmar lo que lee si es favorable a Marruecos o entrar en duda si la noticia es contraria a lo que este país considera «integridad territorial».
    Sabiendo que los comunicadores que habitualmente cubren la información de esta región estos días se ven obligados a acudir a fuentes oficiosas y a la información de las redes sociales para después construir la noticia que acaba llegando al lector, los servicios de inteligencia se han empleado a fondo. Uno de los objetivos que el Majzen se ha marcado ha sido precisamente mermar la credibilidad de la parte saharaui. La estrategia se ha basado en el empleo de hassanohablantes para que difundieran bulos a través de las redes sociales (generalmente por WhatsApp) y que estos terminen llegando a profesionales de agencias y soportes de comunicación. Cuando el periodista indaga pocas veces puede confirmar lo que llega. Uno de los primeros casos fue filtrar que el Polisario había capturado a más de 60 prisioneros marroquíes y había matado a otros tantos. También se difundió de forma interesada que el Ejército saharaui se había hecho con un número importante de vehículos de las Fuerzas marroquíes. Esto lógicamente provocó la euforia de muchos saharauis pero cuando fueron pasando las horas y el Gobierno saharaui no confirmaba estos hechos la gente comenzó a sospechar. En el Parte de Guerra no se mencionó nada de eso quedando en evidencia que era todo un montaje.
    Con ello también se persigue un efecto psicológico. Después de la euforia, cuando el ciudadano certifica que la noticia es falsa sufre una decepción. Esto repetido, cree la parte marroquí, puede tener efectos para la motivación y la implicación de los saharauis en la guerra. Como ha asegurado el Gobierno de la RASD la guerra no solo se reduce al muro, sino que abarca a todo el territorio saharaui. Para amortiguarlo Marruecos ha movilizado a sus colaboradores en las ciudades ocupadas tratando de sembrar dudas en los ciudadanos del interior sobre la guerra. También se ha movido Marruecos en el exterior tratando de neutralizar las acciones de solidaridad con el pueblo saharaui que se están organizando. El ejemplo de Valencia podría ilustrar en parte este objetivo.
    Parece pues quedar demostrado que la guerra no solo se reduce a los bombardeos del Ejército saharaui. Es evidente que las armas han variado mucho con respecto al anterior conflicto. A las bombas, misiles, cazas y armas tradicionales se ha sumado el arma del relato. La credibilidad es una batalla paralela que contribuye para los avances. Afortunadamente la causa saharaui no necesita acudir a las maniobras que realiza el Majzan pero si necesita a soldados que manejen bien el arma de la credibilidad. Ahora que la parte saharaui va descubriendo por dónde va el enemigo debe tener claro que el manejo de los contenidos en redes sociales y prensa es crucial para ganar esta guerra. Todos los saharauis pueden convertirse en soldados claves en cada batalla.
    Fuente : El Saharaui, 17 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos
  • Sahara Occidental : El Frente Polisario sigue bombardeando el muro marroquí

     

    CONFLICTO EN EL SAHARA OCCIDENTAL : Unidades del Frente Polisario continúan bombardeando el muro marroquí


    Las fuerzas armadas saharauis continúan bombardeando las bases del ejército marroquí ubicadas en el muro de separación. Para el Frente Polisario, la guerra iniciada por Marruecos tras la agresión de Guerguerat sólo terminará después de “el fin de la ocupación ilegal marroquí”.

    Tarek Hafid – Argel (Le Soir) – El Ejército Popular de Liberación Saharaui (APLS) continúa el intenso bombardeo de las posiciones de las Fuerzas Armadas Reales (FAR) en el muro de separación marroquí. El lunes 16 de noviembre, el comunicado militar número 4 del Ministerio de Defensa saharaui indicó que la artillería tenía como objetivo seis bases y acantonamientos.

    “Los ataques tuvieron como objetivo el punto de alerta 71 en el sector de Haouza, la base número 4 en el sector de Amgala, así como la base número 20 cerca de El-Rous-Essebti y el punto de alerta 191 en el sector de Farsia , ya mencionado dos veces.

    El batallón 47 base 12 en el sector Oum Dreyga y el batallón 63 base 04 en el sector Bakari también fueron atacados ”, agrega el comunicado. Tenga en cuenta que estos bombardeos tienen como objetivo posiciones de las FAR a lo largo de toda la longitud del muro marroquí que se extiende de noreste a suroeste a lo largo de una distancia de 2.700 km. Durante los primeros tres días de este nuevo conflicto, el APLS había iniciado operaciones nocturnas. Pero el lunes estuvo marcado por bombardeos diurnos. El mando militar saharaui parece haber optado por una fase de “desgaste” antes de pasar a otro tipo de operaciones. Porque, para el Frente Polisario, este nuevo conflicto sólo terminará después de la recuperación de todas las tierras colonizadas por Marruecos. Esto es lo que dijo Mohamed Salem Ould Salek, el ministro de Relaciones Exteriores.

    “El fin de la guerra depende ahora del fin de la ocupación ilegal marroquí de la parte ocupada de los territorios de la República Saharaui”, subrayó Mohamed Salem Ould Salek, quien también es miembro de la secretaría nacional del Frente Polisario. Por su parte, Abdelkader Taleb Omar, embajador de la RASD en Argel, consideró que la agresión de Guerguerat “fue el detonante que provocó una transición en el conflicto saharaui”.

    “Hoy, ya no es el caso de la violación ilegal de Guerguerat lo que se expone, sino el plan de paz para el Sáhara Occidental en su conjunto. Ahora, después de un largo período de estancamiento y falta de perspectiva, la gente no podía permanecer paciente indefinidamente, especialmente porque el puesto de Enviado Especial del Secretario General de la ONU lleva más de un año vacante.

    Guerguerat podría haber representado una oportunidad real para que Marruecos avanzara hacia una transición que permitiera una solución política y pacífica de la controversia sobre la base del derecho internacional y las resoluciones de las Naciones Unidas. Pero el régimen marroquí se negó y quiso entrar en la guerra.

    Marruecos ha vuelto a demostrar que no tiene ganas de hacer la paz ni de respetar la legalidad internacional ”, declaró el embajador saharaui durante un encuentro organizado en Argel por la Red de periodistas. Argelinos en apoyo del pueblo saharaui.


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  • Sahara Occidental : Un conflit et des enjeux

    L’attaque de Guerguerat menée par l’armée marocaine a induit des événements qui ont plongé la région dans une situation dangereuse. Une situation qui découle d’une succession d’éléments qui ne semblent, cependant, pas avoir échappé à Alger.Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Et Alger avait d’ailleurs alerté plusieurs pays occidentaux sur ce qui pouvait ou allait se produire à Guerguerat, croient savoir des milieux bien au fait de la situation en cours.

    La France, probablement l’Espagne et d’autres États ont été informés de la possibilité d’une action militaire imminente dans l’une des zones les plus convoitées par Rabat : Guerguerat, une zone-tampon officiellement sous protection onusienne, interdite aux civils et aux militaires… Le premier accord de cessez-le-feu, car il y en a eu plusieurs, a établi une règle qui n’a jamais été modifiée, les cinq kilomètres autour du mur sont interdits à la circulation militaires et civile. La situation n’a jamais été du goût du Maroc qui a, des années durant, tout tenté pour réinvestir le seul passage terrestre dans la zone.
    Des passages de convois s’effectuent de nuit, des camions chargés de produits alimentaires passent, les Sahraouis alertent, la Minurso (Mission des Nations-Unies pour le référendum au Sahara Occidental) mais sans plus. Rabat joue sur la politique du fait accompli, dénoncent les dirigeants de la RASD ( République arabe sahraouie démocratique). Sous James Baker, ancien envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies, le Maroc a même tenté de goudronner le passage pour permettre à ses convois un meilleur déplacement.
    L’ONU est officiellement saisie par le Front Polisario, Rabat est mis en demeure et s’excuse. De nouvelles tentatives ont fréquemment lieu, la fermeture de Guerguerat est vécue par le Maroc comme un drame qui occasionne de grandes pertes. Ce qui s’est produit depuis les derniers événements en donne d’ailleurs un large aperçu. Ils ont influé de manière très remarquée sur le prix des fruits et légumes dans les pays habituellement desservis par le Maroc.
    Au Sénégal comme en Mauritanie, les prix des fruits et légumes ont flambé. Les années passent, la population sahraouie, constituée en majorité de jeunes, devient de plus en plus impatiente. Les dirigeants sahraouis sont interpellés, ils dénoncent la situation qui s’éternise. L’adhésion au plan de paix mis en place par l’ONU est un gain de temps pour Rabat qui lui permet des manœuvres, les négociations éternellement repoussées avant d’être officiellement rejetées, l’organisation d’un référendum d’autodétermination n’est plus qu’une illusion.
    Les provocations marocaines dans les zones occupées sont tres mal vécues. Deux mois avant l’attaque, des informations faisaient état d’importantes manifestations visant à dénoncer la situation qui prévaut à Guerguerat. La communauté internationale fait fi des protestations, le Maroc poursuit, tête baissée, sa politique du fait accompli. La position de la France et de certains pays européens, l’ouverture des consulats de pays africains dont Alger avait effacé les dettes, le soutien des monarchies du Golfe confortent les Marocains qui finissent par franchir le pas.
    L’attaque de Guerguerat est perpétrée, l’armée sahraouie se défend, la population adhère de manière incroyable, les familles signent pour l’envoi de tous leurs hommes au front. Les événements se déroulent en grande partie autour du mur construit par les Marocains avec l’aide partielle d’Israël. Sur le terrain, l’armée sahraouie semble avoir l’avantage, «elle tire sa force de sa grande mobilité, de sa connaissance du terrain et de sa conviction», notent les connaisseurs du dossier qui rappellent, à ce propos, qu’elle avait réussi à faire 4 000 prisonniers marocains durant la guerre.
    Hassan II n’a jamais voulu les reconnaître. La guerre a repris, une situation qui interpelle directement l’Algérie, soumise à une tension supplémentaire à ses frontières mais également d’autres pays frontaliers tels que la Mauritanie hostile à l’idée d’un grand Sahara marocain. Nouakchott n’a pas confiance, craint l’hégémonisme marocain et garde toujours en mémoire la mise en place par le palais royal d’un ministère chargé des Affaires mauritaniennes en 1965… Alger suit également de très près l’évolution d’une situation qui touche directement sa sécurité nationale. Le Maroc a rompu le cessez-le-feu dans une conjoncture où il estimait avoir le vent en poupe et en fonction de faux calculs régionaux. L’attitude affichée par Rabat depuis la reprise des hostilités laisse entendre que ce dernier est victime d’une erreur stratégique évidente. Le profil est bas, la communication sur la situation en cours pratiquement inexistante, pas de fanfaronnade ni de bulletins de guerre, à Rabat on privilégie d’ailleurs le terme de «réalisme» à l’heure de l’arrivée d’un nouvel occupant de la Maison-Blanche, Joe Biden, entouré d’un staff qui n’a jamais gardé le silence sur les manœuvres du Maroc et qui n’ignore pas qu’Alger fait partie de la solution et non du problème…
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  • Sahara Occidental : La France et le Maroc cherchent désepérément un médiateur

    Questionné  sur les derniers événement au Sahara Occidental, la réponse du porte-paole du gouvernement français semble vouloir attiser le feu allumé par le Maroc. Il n’a fait qu’exprimer en haute voix les désirs et vouloirs de Rabat : La Frabce soutient l’ouverture de la brèche illégale de Guerguerat et l’agression marocaine contre les civils sahraouis qui s’y trouvaient. Et à l’instar de son allié, Paris de voir le faux processus de paix onusien se remettre sur les rails d’un train dont le conducteur viole les régles les plus élémentaires du code de circulation.
    La déclaration du responsable français dénotte la frustration de Paris face à la décision de guerre sahraouie qui a brisé á jamais le rêve franco-marocain de voir le statu quo se poursuivre indéfiniment faute de pouvoir imposer leur pseudo-solution autonomique.
    Autant le Maroc que son protecteur gaullois cherchent déséspérément un intermédiaire sachant que leur ami qui se trouve à la tête de l’ONU est grillé chez les sahraouis en raison de son flagrant alignement sur la vision franco-marocaine de la solution du conflit du Sahara Occidental. La réponse de l’Algérie est connue d’avance : Si vous avez un problème avec les sahraouis, c’est à eux qu’il faut s’adresser. 
    Dans ce contexte, Rabat a sollicité l’aide de la Russie. A sa demande, Nasser Bourita, a eu une conversation téléphonique avec le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Selon un communiqué de son département, ce dernier lui a confirmé la position russe “en faveur d’une résolution du problème du Sahara Occidental exclusivement par des méthodes politiques et diplomatiques, sur une base conforme au droit international”, au même temps qu’il exhortait le Maroc et le Front Polisario à renforcer le cessez-le-feu et à réduire les tensions dans la zone de El Guerguerat.
    Les russes sont conscients que si les sahraouis ont décidé de mettre fin á cette mascarade du Conseil de Sécurité appelé “processus politique” c’est parce qu’il vise à les mettre à genoux et les contraindre à accepter le fait accompli de l’agression marocaine contre leur pays. 
    La RASD a accepté un  processus de paix et un cessez-le-feu trichés. Malgré cela, elle a octroyé aux Nations Unies le bénéfice du doute pendant 29 ans. Maintenant que le Maroc a rompu délibérement la trève, il doit payer.
    En se taisant sur l’agression marocaine, l’ONU a opté pour manifester ouvertement sa complaisance avec le Maroc. Ainsi, Guterres et ses commanditaires ont donné aux sahraouies l’occasion qu’ils attendaient depuis belle lurette. L’occasion de répondre avec les armes et d’initier un nouveau processus politique répondant aux droits légitimes du peuple sahraoui.
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