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  • Sahara Occidental – Maroc : Les Sahraouis sur tous les fronts

    LEUR ARMÉE SE DÉPLOIE SUR LE TERRAIN ET LES SOUTIENS AFFLUENT DE PARTOUT: Les Sahraouis sur tous les fronts

    Des «unités de la gloire et la dignité ont ciblé des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases des soldats de l’occupation à Rousse la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le «secteur de Smara».

    Les attaques de L’armée de libération populaire sahraouie (ALPS) contre les positions de l’armée marocaine ne connaissent pas de répit. Visiblement décidée à répliquer avec une grande détermination à l’agression marocaine, l’ALPS a intensifié ses bombardements ciblant les bases et positions de l’armée d’occupation marocaine. Tout le long du mur de la honte, le pilonnage n’a pas cessé depuis plusieurs jours. Le ministère sahraouie de la Défense, qui rend compte de la situation sur le terrain a révélé dans son communiqué sahraouie n°16 que «les combattants de l’Armée de libération ont mené vendredi des attaques intenses sur les positions de l’ennemi, ciblant des positions des soldats de l’occupation dans le secteur de Tachla». La persistance de l’ALPS est un message clair de la République Sahraouie à l’endroit du Maroc quant à la volonté des Sahraouis de ne pas se laisser faire. L’agression perpétrée contre des civils est attentatoire à la sécurité de la personne sahraouie avant toute autre considération. A ce titre, la riposte est légitimée par le Droit international que Rabat a d’ailleurs outrepassé à Guergarat.

    Le déploiement des militaires Sahraouis ne relève pas d’une démonstration symbolique, mais constitue une véritable présence sur le terrain qui finira par attirer l’attention de la communauté internationale. Et pour, cause, les forces de l’APLS, rapporte le communiqué du ministère sahraoui de la Défense, ont mené des attaques intenses visant des «retranchements de l’ennemi à Oum Dighen dans le secteur Baghari».

    Deux régions donc à portée de tirs des militaires sahraouis. Le même communiqué souligne, à ce propos que des «unités de la gloire et la dignité ont ciblé des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases des soldats de l’occupation à Rousse la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le «secteur de Smara». Ces attaques «destructives» ont engendré «des dégâts «considérables» matériels et humains dans les rangs des forces d’occupation marocaines», rapporte le communiqué. Cela sur le terrain militaire. Au plan politique, les manifestations de soutien au peuple sahraoui se sont multipliées ces derniers jours. Ainsi, une grande militante sud-africaine des Droits de l’homme a interpellé l’Onu sur la question. Catherine Constantinides a appelé l’ONU à fixer une date pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination. Près de 30 ans plus tard, «faute de volonté politique et sans référendum en vue, la mission onusienne, MINURSO, chargée d’organiser et de surveiller le référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental, a échoué», a-t-elle souligné.

    De son côté, l’Alliance socialiste australienne a condamné l’agression du Maroc et appelle à la tenue d’un référendum. «Nous condamnons l’agression du Maroc et l’occupation continue» des territoires du Sahara occidental et «le pillage systématique des ressources naturelles sahraouies avec la complaisance des entreprises internationales», a indiqué l’exécutif national de l’Alliance socialiste. A Paris, ce sont des centaines de manifestants qui s’étaient rassemblées, ce samedi, sur la «Place de la République» de Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El Guerguerat et appeler l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international. Les manifestants, munis de pancartes et de banderoles, ont scandé des slogans contre l’agression marocaine et exprimé leur solidarité et soutien à l’armée de libération sahraouie à El Guerguerat, dans le sudouest du Sahara occidental.

    Sur le front diplomatique, c’est encore le silence plat et l’on voit aucune velléité du Maroc de reconnaître son tort. Bien au contraire, «Rabat mobilise des manifestants en soutien à ses convoitises coloniales», révèle l’ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, Taleb Omar. «Les rapports de presse et les médias sociaux mettent au clair au quotidien la mobilisation par l’occupant marocain de manifestants pour mener des sit-in dans des pays européens pour conforter ses convoitises coloniales en recourant à la menace et au harcèlement», a signalé M.Omar.
    Nadera Belkacemi

    Ouest Tribune, 30 nov 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Guterres, va-t-il corriger la trajectoire au Sahara Occidental

    M. António Guterres, vous avez échoué! Allez-vous pour corriger la trajectoire?

    Monsieur António Guterres, vous avez échoué. Il échoue sur un problème qui n’est pas secondaire, qui n’est pas douteux et qu’il est urgent de résoudre. Sa responsabilité est plus grande que n’importe lequel des secrétaires généraux qui l’ont précédé au cours des 30 dernières années et ce qu’il a fait jusqu’à présent est bien loin de son devoir politique et moral.

    Parmi les diverses missions des Nations Unies pour le maintien de la paix dans le monde, celle qui est géographiquement la plus proche de notre pays, et peut-être celle qui interfère le plus avec nous en tant que peuple et nation, s’appelle MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’Organisation Référendum au Sahara occidental).

    Si la couverture médiatique est si rare que seuls les plus attentifs et sensibles au sujet l’auront remarqué, la guerre a éclaté au Sahara Occidental il y a environ deux semaines. De cette manière, l’attention de la généralité de notre presse est faible, que pour chaque article écrit sur cette question, tout auteur est obligé de contextualiser le conflit. Le voici donc en deux phrases: le Sahara occidental, terre d’un peuple nomade, ancienne colonie espagnole envahie par la suite par le Maroc en 1975, était en guerre armée jusqu’en 1991, lors d’un cessez-le-feu établi par les Nations Unies avec l’engagement de donner à la population locale le droit à l’autodétermination. Aujourd’hui, le pays est toujours occupé par les forces marocaines, le référendum promis n’a jamais eu lieu et des milliers de Sahraouis sont quotidiennement opprimés dans leur propre pays et tant d’autres vivent dans des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie dans des conditions inhumaines et, sans doute, inacceptables sous notre responsabilité. en tant qu’êtres humains.

    Il n’y a pas eu d’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental depuis un an et demi. Il y a près de deux ans, le Maroc a signé un nouvel accord de pêche avec l’Union européenne malgré la décision de sa propre Cour de justice (CJUE) conclue un an avant que l’accord précédent ne puisse s’appliquer aux eaux du Sahara occidental. Il y a deux semaines, le Front POLISARIO, le représentant légitime du peuple sahraoui, face à une agression marocaine, a déclaré la fin d’un cessez-le-feu autrefois fomenté par une ONU qui jusqu’à aujourd’hui s’est avérée incapable de remplir sa mission et de donner du sens à la raison pour laquelle exister.

    Contrairement à ce que le journaliste Leonídio Paulo Ferreira a récemment lancé dans ce journal, avec une posture qui paraît neutre et suggérant que la résolution de ce conflit, par une concession progressiste, devrait suivre un cours réaliste, je demande si c’était ce parti “du plus réaliste » qu’António Guterres – à l’époque Premier ministre – et l’ensemble de la société portugaise ont choisi sur la question du Timor-Leste alors que l’issue de la victoire indonésienne il y a un peu plus de vingt ans semblait également évidente.

    Le journaliste Paulo Ferreira souligne le soutien international croissant à la faction marocaine, négligeant, dans une vision eurocentrique, la position anticolonialiste de plusieurs pays, comme l’Afrique du Sud, et le fait que le Sahara occidental, membre de l’Union africaine depuis 1984, ayez votre soutien. La question du Sahara occidental n’est pas celle de l’Algérie. L’autonomie du territoire suggérée par la monarchie dictatoriale alaouite n’est pas une option tant que les Sahraouis ne l’ont pas choisie dans le cadre d’un référendum libre et juste. Combien d’entre nous, Portugais, seraient prêts à accepter une proposition d’autonomie de Madrid si l’Espagne décidait d’envahir le Portugal? Il n’y a pas de séparatisme sahraoui comme indiqué dans votre texte. Il y a une lutte pour l’autodétermination de la part d’un peuple dont le pays était occupé.

    Il y a deux semaines, un autre conflit armé a refait surface dans notre monde. La guerre, quel que soit un cessez-le-feu vieux de près de 30 ans, n’a jamais vraiment cessé d’exister en cet endroit, car un peuple qui vit en exil dans un désert où même pas les rêves n’ont de place pour grandir, un peuple qui vit opprimé dans un territoire occupé où aucun des observateurs des organisations internationales de défense des droits humains sont autorisées à se déplacer, ce sont des personnes qui vivent – et survivent – en état de guerre.

    Ici, à notre porte, les armes ont recommencé à prendre feu. Et la défaite est pour nous tous en tant qu’êtres humains sur cette même planète. La question sahraouie, si proche de celle du Timor-Leste, mérite toute notre attention. Dans les années 90, nous tous, de tous les milieux politiques, de toutes les couches sociales, avons manifesté pour la juste cause des Timorais, contre le colonialisme indonésien, contre les intérêts économiques australiens.

    Récemment, promue notamment par l’Association d’amitié entre le Portugal et le Sahara occidental, 360 universitaires de 39 pays ont signé une déclaration pour l’”Appui au droit international, aux droits de l’homme et au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, dernière colonie d’Afrique”.

    À l’heure actuelle, le Premier Ministre portugais qui a été directement impliqué dans la libération du Timor-Leste est Secrétaire général de l’ONU. En 2021, le Portugal assumera la présidence du Conseil de l’Union européenne.

    En tant que Portugais, notre responsabilité est énorme, car nous avons déjà montré que nous préférons soutenir la juste cause plutôt que la “voie réaliste”.

    Diario de Noticias, 27 nov 2020

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  • Guerre au Sahara occidental : L’impuissance de la communauté internationale

    Alors que le conflit au Sahara occidental a franchi une nouvelle étape, avec la reprise des hostilités marquant la fin du cessez-le-feu en vigueur depuis presque 30 années maintenant, le monde entier donne la nette impression d’être indifférent à ce qui se passe dans ce territoire considéré, à juste titre, comme la dernière colonie en Afrique.

    En effet cela fait plus de 15 jours depuis la reprise des hostilités militaires entre les forces d’occupation marocaines et les troupes du Front Polisario et rien n’a été fait pour essayer d’endiguer ce cycle de violence armée qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région. La communauté internationale est-elle indifférente par rapport à ce conflit ?

    Il y a tout lieu de le croire. Preuve en est les réactions assez molles pour ne pas dire inexistantes, notamment des puissances qui comptent dans le concert des nations. Le Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies (Onu), si prompt à faire preuve de célérité dans la réaction dans d’autres questions moins dangereuses, a, cette fois-ci fait preuve d’un laxisme qui soulève nombre d’interrogations. La plus haute instance
    de l’organisation onusienne n’a, à ce propos, tenue aucune réunion, même pas informelle. Le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, s’est juste contenté, depuis le début des hostilités dans la région d’El-Guergaret, à appeler à la retenue indiquant “regretter” cette nouvelle tournure. Cette indifférence, ou plutôt cette impuissance de l’Onu, est sans doute
    révélateur du parti pris des puissances occidentales qui soutiennent une partie au détriment d’une autre. Dans ce cas de figure c’est le Maroc qui jouit du soutien de la France, membre du Conseil de sécurité, est qui plus est dispose du droit de véto au Conseil de sécurité. Et c’est sans doute la France qui joue un rôle important dans le blocage de toute réunion du Conseil de sécurité.

    Ce dernier a, pour rappel adopté, juste quelques jours avant la reprise des hostilités militaires, une résolution qui reconduit, pour 12 mois, le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pendant ce temps les événements s’accélèrent avec la détermination du Front Polisario à aller jusqu’au bout cette fois pour que la question trouve enfin son épilogue.

    Le représentant légitime du peuple sahraoui a, juste après l’impair marocain qui a fait intervenir son armée dans la région d’El-Guergaret contre des manifestants civils, indiqué la fin du cessez-le-feu accusant le Maroc d’en être le responsable. Depuis le Front Polisario mène des attaques armées contre les forces armées royales tout le long du mur séparant la partie coloniseé par le Maroc et celle encore sous la domination sahraouie. Ce conflit armé risque de connaître l’enlisement menaçant même de se transformer en une vraie guerre, ce d’autant que des pays étrangers pourraient s’impliquer. D’ailleurs, le Polisario a annoncé hier qu’un officier et un soldat émiratis ont été tués sur le mur de sable. Selon un responsable du Polisario l’officier émirati serait un expert en informatique, plus précisément dans le maniement des drones. Cette information atteste, s’il en était encore besoin, de la dangerosité de la situation.

    De plus face à la riposte du Polisario le Maroc s’apprête, selon des sources médiatiques, à renforcer son armée par le recrutement de Subsahariens pour renforcer ses rangs. Des données qui devraient inciter la communauté internationale à se ressaisir.

    Par : KAMEL HAMED

    Le Midi libre, 29 nov 2020


  • Sahara Occidental : «Nouakchott a un rôle important à jouer» (analyste)

    ISMAÏL ECHEIKH SIDIA, ANALYSTE POLITIQUE MAURITANIEN :
    «Nouakchott a un rôle important à jouer»

    Entretien réalisé par Tarek Hafid

    Écrivain et analyste politique mauritanien, Ismaïl Echeikh Sidia revient dans cet entretien sur le rôle de la Mauritanie dans la seconde guerre qui oppose le Front Polisario au Maroc. Pour ce spécialiste des questions africaines, «l’impartialité» de Nouakchott peut lui permettre de jouer un rôle de médiateur entre les deux parties. Ismaïl Echeikh Sidia évoque la possibilité d’une extension du conflit avec l’implication de l’Algérie.

    Le Soir d’Algérie : Comment évaluez-vous la situation sécuritaire dans le nord de la Mauritanie depuis la reprise du conflit armé entre le Front Polisario et le Maroc ?

    Ismaïl Echeikh Sidia : Selon les témoignages sur le front, la situation est très tendue. Cependant, les médias marocains, dans une démarche délibérée, se taisent et n’évoquent pas cette seconde guerre au Sahara Occidental, car elle nuirait aux investissements internationaux, à la Bourse et au marché monétaire. Elle compliquera également la situation politique et sécuritaire.
    Les médias sahraouis évoquent cette guerre, car la paix a presque mis la question du Sahara Occidental sous silence. Jusqu’à présent, les avions de combat marocains ne sont pas entrés en action, idem pour les canons anti-aériens sahraouis.

    Cependant, la portée des bombardements a dépassé les cinquante kilomètres.

    À l’avenir, le point de danger et d’escalade sera à mettre sur le compte de deux parties ou de l’une d’entre elles. Il faut s’attendre à des images d’incursions qui fuiteront dans les médias. La crainte d’une défaite médiatique pourrait conduire à une propagation de la guerre à l’intérieur des villes sous contrôle marocain ou à l’intérieur du territoire algérien, voire même à des batailles intenses à la frontière algéro-maroco-algérienne. Cela signifie que l’Algérie pourrait entrer dans les deux cas dans l’affrontement, ce qui accélérera la paix ou intensifiera le conflit.

    Comment l’opinion publique mauritanienne voit-elle la reprise de la guerre ?

    Les Mauritaniens, dans leur grande majorité, ont tendance à rechercher la paix dans la région, entre frères et voisins et sont très préoccupés par les conséquences de cette guerre à tous les niveaux. Ils savent ce qu’est le malheur car ils l’ont combattu et connaissent ses conséquences tragiques sur la paix et l’économie. Mais ils savent tous que l’équation est claire au Sahara Occidental entre une partie qui veut l’hégémonie et une autre qui la rejette et entre le rejet et l’imposition, le conflit pouvait éclater à tout moment.

    La Mauritanie subit-elle encore les répercussions de la fermeture du passage de Guerguerat, sur le plan commercial mais aussi en matière d’approvisionnement en produits agroalimentaires ?

    Les répercussions économiques étaient liées au fait de s’être habitué à emprunter ce passage. Mais les alternatives existent bien avant son ouverture. Les échanges ont donc repris à travers les ports et les aéroports. Pendant la période de fermeture, les marchandises en provenance de l’extérieur ont été épuisées. Il faut dire qu’avec le temps, les Mauritaniens préfèrent utiliser ce passage principalement pour des raisons de rapidité et de prix. Aujourd’hui, la plupart des hommes d’affaires de la ville de Nouadhibou ont opté pour la voie maritime pour transporter les produits de la pêche vers l’Europe. Ces alternatives peuvent prendre un peu de temps pour se mettre en place.

    Le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son ministre des Affaires étrangères mauritanien, Ismaïl Ould Echeikh Ahmed, ont reçu lundi le ministre sahraoui des Affaires étrangères Mohamed Salem Ould Salek.

    La Mauritanie peut-elle jouer le rôle de médiateur entre la RASD et le Maroc afin de parvenir à un nouveau cessez-le-feu et relancer le processus de règlement du dossier du Sahara Occidental ?

    La Mauritanie, à travers sa nouvelle position, appelle à une neutralité active. Cette position d’impartialité peut lui permettre de jouer le rôle de médiateur pour deux raisons: sa bonne relation ouverte, multiforme avec l’État sahraoui, et sa relation historique avec le Maroc.

    D’autant plus que la Mauritanie a de nombreuses cartes et rôles qu’elle peut jouer en temps de paix et en temps de guerre. La Mauritanie, en refusant de maintenir le passage de Guerguerat, porte préjudice à l’économie et à la politique marocaines. D’un autre côté, à travers son territoire et son armée, elle contre stratégiquement les Sahraouis. Ni Nouakchott ni les Sahraouis ne sont prêts à une tension qui sera très coûteuse au niveau populaire.

    Selon vous, la Mauritanie, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties, a-t-elle plus d’atouts que l’Algérie pour mener cette médiation ?
    L’Algérie est un pays que le Maroc considère comme une partie du conflit et le Polisario le considère comme un allié. La Mauritanie le considère comme un partenaire pour résoudre le dilemme sahraoui. Une grande partie de la société mauritanienne s’exprimant en langue hassanie partage avec la communauté sahraouie des facteurs anthropologiques et socioculturels. Elle contrôle également la région de Lagouira qui fait partie du territoire saharien, et a été une partie principale de l’accord de Madrid. Le Maroc pourrait avoir un rôle confortable dans le futur. A mon avis, la paix dans la région passe par Nouakchott plus qu’Addis-Abeba et New York.

    Que pensez-vous de la position mauritanienne sur cette question ? Est-il possible de considérer la position de neutralité comme une position correcte si l’on considère la présence continue de voix au Maroc qui réclament toujours «la marocanité» de Mauritanie et d’autres régions des pays voisins ?

    La neutralité mauritanienne est un choix stratégique et non une coïncidence. Il peut porter ses fruits plus tard dans l’établissement de la paix. La Mauritanie — comme je l’ai dit — est nécessaire aux parties au conflit dans les situations de paix et de guerre. Mais elle a également besoin de stabilité.

    Les Mauritaniens auront un rôle à jouer pour bâtir un Maghreb arabe fort débarrassé des conflits et de la tension. La Mauritanie peut être efficace grâce à ses capacités géostratégiques et une valeur ajoutée en matière d’intégration inter-maghrébine. Ainsi, il sera possible d’atténuer les problèmes historiques et les dépassements verbaux. De ce point de vue, la neutralité mauritanienne comme tactique est un atout pour la paix.

    Le Soir d’Algérie, 29 nov 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : La RASD, l’ONU et ses responsabilités

    par Boudjemâa Haichour*


    Les troupes marocaines viennent de lancer sous les yeux de la Minurso considérée comme force d’interposition de l’ONU, une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerat. Le cessez-feu qui a été signé en septembre 1991 après seize ans de guerre, sous l’égide de l’ONU n’a pas été respecté par la partie marocaine par l’entrée des forces militaires marocaines contrôlée par les casques bleus de la Mission des Nations unies au Sahara occidental.

    Ce en quoi le Polisario considère que cette situation est « une agression flagrante, à laquelle la partie sahraoui répliquera énergiquement, en légitime défense en défendant sa souveraineté nationale et par voie de conséquence signifierait également la fin de l’accord de cessez-le-feu et enclenchera une nouvelle guerre dans toute la région». C’est pourquoi «la RASD tient également les Nations unies et le Conseil de sécurité en particulier, pour responsables de la sûreté et la sécurité des civils sahraouis».

    Le peuple sahraoui à la seule décolonisation bloquée

    Le référendum prévu qui a été sans cesse repoussé par Rabat en raison d’un différend avec le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire a retardé le processus onusien du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par l’entêtement du Makhzen à vouloir garder dans l’instabilité et la sécurité du vivre-ensemble des peuples de la région. L’Algérie et la Maurétanie ont appelé les deux parties et exhorté les deux camps à faire preuve de retenue en appelant à l’arrêt immédiat des opérations militaires en attendant la réunion du Conseil de sécurité pour mettre fin à la dilapidation des richesses du peuple sahraoui (exploitation du minerai du phosphate et des eaux poissonneuses sahraouies de l’Atlantique) par les contrats que signe le Maroc avec des sociétés étrangères sur une terre qui n’est pas la sienne.

    Dans ce contexte de la pandémie où l’humanité souffre, les peuples les plus affectés par le coronavirus, n’arrivent pas à se prendre en charge et vivent des aides humanitaires tel le peuple sahraoui. A l’aube de la nouvelle administration américaine où Joe Biden se prépare, on apprend la nomination le 23 Novembre 2020 du futur Secrétaire d’Etat en la personne de d’Anthony Blinken par le Président élu Joe Biden. Il est le bras droit pendant vingt ans et membre de sa campagne électorale en 2008 et conseiller en politique étrangère durant celle de 2020.

    Diplômé de Harvard et de la Colombia Law School, Antony Blinken est un francophone pur avoir passé son Bac en France alors qu’il habitait avec sa famille avant de retourner aux Etats-Unis. Il a occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de vice- Président Joe Biden durant la présidence de Barack Obama entre 2009 et 2013 avant de rejoindre le poste de Secrétaire d’Etat-adjoint entre 2015 et 2017.

    Guterres-Blinken ou la fin du conflit maroco-sahraoui?

    C’est dans cette période que Blinken avait visité en Juillet 2016 L’Algérie. Il fut reçu par de nombreux ministres et des membres de la Société civile. Il a évoqué plusieurs sujets dont on a retenu le rôle de leadership de l’Algérie dans la région. Sensible aux questions d’indépendance, il sera à l’écoute pour activer une solution pacifique, négociée dont l’enjeu principal est la décolonisation.

    Sans anticiper sur l’avenir, Il sera attendu sur les questions de paix dans la région du Maghreb et du Sahel en ce qui concerne notamment le droit des peuples à l’autodétermination notamment le dernier peuple à n’avoir pas été décolonisé celui du Sahara occidental. L’Algérie et les Etats-Unis connaissent entant que peuples le mouvement d’indépendance dans leur droit à l’autodétermination.

    Le partenariat stratégique entre les deux pays seront certainement abordés dans le futur proche en terme économique, culturel et géopolitique pour achever le processus de décolonisation au Sahara occidental et renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la partie du Sahel. L’Algérie mettra son expertise dans ce cadre. Elle reste convaincue de nouvelles perspectives s’ouvriront dans les relations internationales.

    Le terrorisme transnational se déploie dans toute la région. Dans un tel climat de méfiance réciproque où les bruits de bottes risquent de créer une menace réelle pouvant aboutir à une conflagration régionale. L’ONU doit précipiter le processus référendaire au Sahara occidental. Se pose alors la gestion du problème migratoire qui est symptomatique de l’antagonisme crée par le Maroc consciemment entretenu notamment au Sahara occidental.

    Le défi une fois la question sahraouie réglée, sera la construction du Maghreb des peuples pour en faire une zone de prospérité partagée et d’intégration économique en un groupement régionale voisin de la rive Nord. Le Maghreb et l’Union Européenne trouveront la solidarité dans un développement intégré nécessaire pour ne pas basculer ni dans la violence ni même dans l’émigration clandestine.

    Cette nouvelle agression marocaine à Guergurete est une provocation pour saper le processus référendaire décidé pourtant par l’ONU qui ne se donne pas les moyens de faire appliquer la légalité internationale qu’elle est supposée incarner. C’est sur fond de tension continue que la région doit faire face à de nombreux défis sécuritaires.

    Les impératifs de légitime défense sont posés par le Polisario qui accuse le Maroc de vouloir «marocaniser» son territoire. Encore une fois, l’affaire du Sahara occidental ne peut en aucun cas constituer un «casus belli» entre l’Algérie et le Maroc. Quel que soit l’équilibre stratégique dans la région, la France, l’Espagne et les Etats Unis peuvent ramener les belligérants à de bonnes intentions dans l’esprit des résolutions des Nations unies pour le règlement définitif à ce conflit. Situation qui tarde à trouver l’issue aux peuples du Maghreb à vivre en paix et en harmonie.

    Il faut que le pays frère du Maroc cesse de tourner le dos aux résolutions des Nations unies quant à l’autodétermination du peuple Sahraoui, légitime exigence imposée par la Communauté international.

    *Chercheur Universitaire-Ancien ministre – Ancien parlementaire aux affaires étrangères

    Le Quotidien d’Oran, 26 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Les Sahraouis en ont assez d’attendre un «mirage» promis par l’ONU

    Kamal Fadel, représentant du Front Polisario en Australie, a indiqué que les Sahraouis en ont assez d’attendre un «mirage» promis par l’ONU en référence au référendum d‘autodétermination, alors que la communauté internationale est accusée de n’avoir apporté aucune réponse à la violation du cessez-le-feu par le Maroc à El Guerguarat au sud-ouest du Sahara occidental.

    Interrogé par Middle Est Eye (MEE), sur «l’insistance du Maroc à maintenir le statu quo au Sahara occidental», Fadel répond que cela entre dans la «stratégie de Rabat, qui donne également l’impression d’un processus politique en cours et qui mise sur le temps pour enraciner l’occupation, utiliser les ressources et créer des faits sur le terrain». «Mais les Sahraouis sont bien conscients de cette stratégie et ne vont pas s’y laisser prendre une fois de plus», ajoute Fadel, soulignant que «les Sahraouis en ont assez d’attendre dans le désert un mirage promis par l’ONU qui s’éloigne avec le temps».

    Le Polisario, qui réclame l’indépendance du Sahara occidental, a dénoncé une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de 1991 en déclarant un retour à la lutte armée, pour la deuxième fois depuis sa création en 1973.Kamal Fadel relève que l’accord militaire signé entre le deux partis au conflit, le Front Polisario et le Maroc, stipule que «toutes les infractions sont considérées comme une rupture de l’accord lui-même et de l’esprit du plan de paix». «L’accord militaire n 1 établit une zone tampon de 5 kilomètres de large au sud et à l’est du mur de sable marocain, où l’entrée des troupes ou d’équipement par les deux parties, par voie terrestre ou aérienne, et l’utilisation d’armes dans ou contre ces zones sont interdites en tout temps et constituent une infraction», explique Fadel à MEE, un site d’informations spécialisé dans les questions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

    La reprise de la lutte armée par le Polisario a été largement saluée par la population sahraouie. Des décennies d’impasse ont épuisé la population, aucun envoyé spécial de l’ONU n’a pu se rendre au Sahara occidental depuis plus d’un an maintenant, commente Middle East Eye.Pendant ce temps, le Maroc essaie d’atténuer l’impact des opérations du Polisario le long du mur, en ayant recours à un tapage médiatique, alors que les tensions sont toujours vives une semaine après le lancement de son agression militaire pour tenter de rouvrir une brèche illégale dans la zone tampon .

    Pour Jacob Mundy, assistant professeur à l’université de Colgate et coauteur d’un ouvrage sur le Sahara occidental, cité par MEE, la récente agression militaire du Maroc dans la zone tampon n’est pas la première .»Le Maroc a commencé à construire une route goudronnée pour relier Guerguerat à la Mauritanie en 2016, ce qui fut l’une des plus significatives infractions au cessez-le-feu de l’ONU constatée en plusieurs décennies, et le Maroc n’a pas été sanctionné par le Conseil de sécurité pour cela». «Le Maroc a agi plus ou moins en impunité depuis l’invasion du Sahara occidental tenu par les espagnols en 1975 «, relate Jacob Mundy, qui souligne que ces dernières années, le Maroc a stoppé le processus de paix et n’a pas subi la «moindre conséquence pour avoir mis dans l’impasse et empêché le travail des deux précédents envoyés du secrétaire général de l’ONU» .

    Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental dispose d’importantes réserves de «pétrole offshore» et ressources minérales. Le Maroc n’a pas cessé d’exploiter les ressources naturelles du territoire non autonome, tandis que la moitié de sa population attend un référendum d’autodétermination. Stephen Zunes, auteur et professeur de sciences politiques à l’université de San Francisco, a déclaré à MEE que la solution au conflit au Sahara occidental est «entre les mains de la France et des Etats-Unis».

    Alors que les combats continuent à el Guerguarat, la communauté internationale n’a apporté «aucune véritable réponse pour endiguer la situation née de la violation du cessez-le-feu par le Maroc, qui a lancé une agression militaire contre les civils sahraouis», déplore-t-il. La France, principal soutien du Maroc, s’est contentée, a-t-il dit, de demander un «retour aux pourparlers de paix sans exercer de pression particulière», a-t-il indiqué.

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Les faux espoirs de Jean-Yves Le Drian

    Dans une réunion de la Commission des Affaires Étrangères Française, le député Jean-Paul Le Coq a posé aux ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian la question suivante:

    L’amitié franco-marocaine que je souhaite sincèrement ne doit pas vous aveugler. Vous ne devez pas vous limiter aux seuls options que propose la diplomatie marocaine ni épouser ses intérêts dans cette zone. Etra franc en amitié, c’est la base de la confiance mutuelle. Vous savez bien que l’immobilisme diplomatique favorise la colonisation de peuplement en faveur du Maroc et, en même temps, produit le germe de reprise de la guerre. Parce que, comme pour la Palestine, comme pour l’Arzat, le statu quo favorise l’occupant. Et comme pour l’Arménie, le statu quo favorise la guerre. L’immobilisme du Conseil de Sécurité, à cause de l’attitude de la France, est coupable d’avoir laissé tomber depuis 45 ans le peuple sahraoui. Le multilatéralisme c’est le droit international, rien que le droit international et tout le droit international. Alors, M. le ministre, au nom de l’amitié franco-marocaine, allez-vous enfin choisir le chemin du droit international pour la résolution de ce conflit? Allez-vous faire en sorte qu’une sortie de crise soit envisagée sous la surveillance du Conseil de Sécurité en instaurant ce référendum d’autodétermination promis depuis 1991? S’il fallait poursuivre l’argumentation, sachez que les ressources, les phosphates, le poisson, les marchés publics, le tourisme, les ressources économiques du Sahara Occidental, qui sont nombreuses, attirent les entreprises étrangères dont les entreprises françaises et le Sahara Occidental est un territoire au statut juridique particulier et le droit pénal français pourrait contrarier la stratégie des acteurs privés (art 461, 26 du code penal qui réprime sévèrement le crime de colonisation par peuplement). Ce travail vise à définir si des entreprises transnationales françaises peuvent être coupables de ce crime. Une questiom, en effet, pour obtenir le crime de colonisation par peuplement, il faut qualifier le Sahara Occidental de territoire occupé? C’est fait. Et démontrer que cette occupation découle d’un conflit armé international? C’est fait. Et donc, le défi qui va nous occuper dans les prochaines semaines c’est l’imputation de crime aux enterprises, il s’agit de montrer en quoi des entreprises françaises pourraient constituer matériellement une colonisation par peuplement ou complicité de celles-ci. Ce travail juridique commence, il a déjà porté ses fruits et peut-être va-t-il enfin éclairer la diplomatie française?.

    Réponse de M. Le Drian :

    M. Le Coq, je connais votre attachement à la situation au Sahara Occidental. Ce que je ne partage pas dans vos propos c’est que vous considérez que, finalement, tout ça c’est la faute de la France. Il faut quand même pas exagérer. Nous sommes membre du Conseil de Sécurité, nous ne sommes pas les seuls, et je crois que ça serait vraiment de l’ingérence. Je sais que vous êtes opposé à l’ingérence, que nous soyons nous-mêmes les acteurs d’une relation compliquée entre le peuple sahraoui, le Maroc et l’Algérie. Ce sur quoi je suis d’accord avec vous vous c’est qu’il est temps qu’il y ait un processus de paix qui se mette en oeuvre et que le fait que l’ancien président allemand qui a dû renoncer à sa mission pour des raisons de santé, il est temps qu’il soit remplacé pour reprendre un processus de paix parce que s’il n’y a pas de processus de paix alors ça devient conflictuel. Sur ce point, je suis d’accord avec vous.

    Le chef de la diplomatie française vient de démontrer qu’il n’a rien compris de la décision sahraouie de reprendre les armes. Parce que même la nomination d’un nouvel envoyé n’arrêtera pas la guerre. Après 29 ans de faux processus , les sahraouis ont compris qu’il n’y aura pas de solution avec le silence des armes. Le seul élément susceptible de mettre fin aux hostilités c’est la fixation d’une date pour le référendum qui devra être précédé d’un retrait total de l’armée marocaine du territoire en vue de garantir un référendum libre et sans aucune contrainte.

     

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Le Maroc empêche le mariage de deux journalistes sahraouis

    MAROC: DANS UN CONFLIT CHAUFFÉ, LA JOURNALISTE DU SAHARAWI NAZHA ELKHALIDI ET SON FIANCÉ SONT SOUS L’ARRESTATION A DOMICILE ET LEUR MARIAGE REPORTÉ PAR LES AUTORITÉS MAROCAINES.

    24 novembre 2020, Sahara occidental – La journaliste Nazha ElKhalidi et son fiancé ont été assignés à résidence et leur mariage reporté par les autorités marocaines. La Coalition pour les femmes dans le journalisme demande leur libération immédiate.

    La journaliste et défenseuse des droits humains Nazha ElKhalidi est assignée à résidence depuis le 21 novembre. La journaliste a été arrêtée par les services de sécurité marocains en raison de sa couverture des violations des droits humains commises par les autorités marocaines au Sahara occidental.

    Elle a récemment noté et signalé la répression de la liberté d’expression par les autorités marocaines au Sahara occidental. Plus tard, son fiancé, journaliste et cofondateur d’Equipe media, Ahmed Ettanji, a également été assigné à résidence. Le couple se préparait pour leur cérémonie de mariage avant qu’elle ne soit reportée par les autorités marocaines.

    Les autorités marocaines ont affirmé que cette mesure faisait partie de leurs procédures de précaution contre le COVID-19. Nazha et sa fiancée ont confirmé que l’éloignement social et d’autres mesures de précaution avaient été pris en compte lors de l’organisation de la cérémonie.

    Selon l’Observatoire des droits de l’homme, plus de 200 agents des forces de l’ordre marocains ont encerclé la maison de Nazha et Ahmed, ainsi que les rues adjacentes du quartier de Lahohoum dans le centre de Laâyoune, empêchant quiconque d’entrer ou de sortir des environs.

    C’est la deuxième fois que Nazha est prise pour cible par les autorités marocaines pour son travail. Le 4 décembre 2018, les autorités marocaines ont arrêté Nazha alors qu’elle diffusait en direct une manifestation en soutien à la reprise des pourparlers parrainés par l’ONU à Genève entre le Front Polisario sahraoui et le Maroc pour résoudre le conflit vieux de 43 ans. La vidéo capture le moment où la police commence à la poursuivre. Elle a été accusée de «réclamation ou usurpation d’un titre associé à une profession réglementée par la loi sans remplir les conditions nécessaires pour l’utiliser». Elle a été jugée en juillet 2019 et a été condamnée à une amende de 4000 dirhams (400 €) au motif qu’elle n’avait pas d’accréditation de presse pour travailler en tant que journaliste.

    Selon Front Line Defenders, Nazha El Khalidi est une défenseuse des droits humains sahraouie et membre d’Equipe Media, un média basé au Sahara occidental. Nazha documente les violations des droits humains commises par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui.

    Dans une situation houleuse, comme le conflit entre le Maroc et les autorités du Sahara occidental, la liberté de la presse et le journalisme sont essentiels pour garantir un rapport transparent et objectif des faits et des conditions sur le terrain. Nazha et ses collègues d’Equipe Media font de leur mieux pour documenter les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, en fonction du journalisme citoyen.

    La Coalition pour les femmes dans le journalisme est préoccupée par la sécurité de la journaliste Nazha et de sa fiancée. Le CFWIJ appelle les autorités marocaines à mettre fin à ce siège de leur maison et de leur quartier. La pandémie COVID-19 ne doit pas être manipulée pour imposer des restrictions qui violent la liberté de la presse et le droit à la libre circulation. Il est honteux de voir comment les autorités ont utilisé cette calamité pour justifier ses violations des droits de l’homme.

    The coalition for women in journalism, 25 nov 2020

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Morocco: Western Sahara – a neglected conflict

    On 13 November, Rabat deployed Morocco’s Royal Army to Guerguerat, a littoral town on the southern border of the disputed Western Sahara territory. The deployment sought to disperse a two-week blockade that Polisario…

    Read more from the source : AKE International

     

     

     

     

     

    Tags : Western Sahara, Morocco, Polisario,

  • Sahara Occidental : La dignité retrouvée avec la guerre

    La reprise de la lutte armée au Sahara Occidental a eu comme effet un sentiment de dignité retouvée auprès de la population sahraouie. Le soutien à la décision du Front Polisario de mettre fin au cessez-le-feu est unanime. On dirait que leur but n’est pas l’indépendance, mais la guerre. Pourquoi?

    Parce que le cessez-le-feu et le plan de paix onusien étaient conçus comme des chaînes qui imposaient la soumission aux caprices colonialistes du Maroc et de la France. Le premier tir lancé contre les positions marocaines a été comme un cri de libération d’une domination qui dure depuis le 6 septembre 1991.

    Depuis le 14 novembre, les camps des réfugiés sahraouis se sont vidés de leurs hommes. Aux écoles de formation militaire il n’y a plus de place pour tous les volontaires qui veulent s’engager dans l’Armée de Libération Populaire Sahraouie. L’envie d’en découdre avec l’armée marocaine est indescriptible.

    Selon le blogueur sahraoui Essid Hamdi Yahdih, l’impact de la guerre, même si elle n’est qu’à ses débuts, a eu plus d’effet que 30 ans de processus de paix sous les auspices des Nations Unies.

    Dans un article initulé “une salve vaut mieux que 30 ans de négociations stériles”, Essid a indiqué que la simple annonce de la fin du cessez-le-feu poussera le monde à se précipiter en vue de retourner la situation à l’apaisement parce que la reprise des hostilités pourrait enflammer toute la région, y compris le Sahel.

    Essid Hamdi affirme que la déclaration de guerre est comme une médaille d’honneur du fait qu’elle a permis aux sahraouis de démontrer l’inefficacité de l’ONU sur une question qui relève d’une simple décolonisation.

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara