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  • Sahara Occidental : «Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui»

    LA RASD-L’ONU ET SES RESPONSABILITÉS à L’AUBE DE LA NOUVELLE ADMINISTRATION AMÉRICAINE
    «Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui»

    Les troupes marocaines viennent de lancer sous les yeux de la Minurso considérée comme force d’interposition de l’ONU une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerat.

    Le cessez-feu qui a été signé en septembre 1991 après seize ans de guerre, sous l’égide de l’ONU, n’a pas été respecté par la partie marocaine par l’entrée des forces militaires marocaines contrôlée par les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Sahara occidental.

    Ce en quoi le Polisario considère que cette situation est «une agression flagrante, à laquelle la partie sahraoui répliquera énergiquement, en légitime défense, en défendant sa souveraineté nationale et par voie de conséquence signifierait également la fin de l’accord de cessez-le-feu et enclenchera une nouvelle guerre dans toute la région». C’est pourquoi, «la RASD tient également les Nations unies et le Conseil de sécurité en particulier, pour responsables de la sûreté et la sécurité des civils sahraouis ».

    Le référendum prévu qui a été sans cesse repoussé par Rabat en raison d’un différend avec le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire a retardé le processus onusien du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par l’entêtement du Makhzen à vouloir garder dans l’instabilité et la sécurité du vivre-ensemble des peuples de la région.

    L’Algérie et la Mauritanie ont appelé les deux parties et exhorté les deux camps à faire preuve de retenue en appelant à l’arrêt immédiat des opérations militaires en attendant la réunion du conseil de sécurité pour mettre fin à la dilapidation des richesses du peuple sahraoui (exploitation du minerai du phosphate et des eaux poissonneuses sahraouies de l’Atlantique) par les contrats que signe le Maroc avec des sociétés étrangères sur une terre qui n’est pas la sienne.

    Dans ce contexte de la pandémie où l’humanité souffre, les peuples les plus affectés par le coronavirus n’arrivent pas à se prendre en charge et vivent des aides humanitaires tel le peuple sahraoui. A l’aube de la nouvelle administration américaine où Joe Biden se prépare, on apprend la nomination le 23 novembre 2020 du futur Secrétaire d’Etat en la personne de d’Anthony Blinken par le président élu Joe Biden.

    Il est le bras droit pendant vingt ans et membre de sa campagne électorale en 2008 et conseiller en politique étrangère durant celle de 2020. Diplômé de Harvard et de la Colombia Law School, Antony Blinken est un francophone pur avoir passé son bac en France alors qu’il habitait avec sa famille avant de retourner aux Etats-Unis. Il a occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de vice- président Joe Biden durant la présidence de Barack Obama entre 2009 et 2013 avant de rejoindre le poste de Secrétaire d’Etat-adjoint entre 2015 et 2017.

    GUTERRES-BLINKEN OU LA FIN DU CONFLIT MAROCO-SAHRAOUI ?

    C’est dans cette période que Blinken avait visité en juillet 2016 l’Algérie. Il fut reçu par de nombreux ministres et des membres de la société civile. Il a évoqué plusieurs sujets dont on a retenu le rôle de leadership de l’Algérie dans la région. Sensible aux questions d’indépendance, il sera à l’écoute pour activer une solution pacifique, négociée dont l’enjeu principal est la décolonisation.

    Sans anticiper sur l’avenir, il sera attendu sur les questions de paix dans la région du Maghreb et du Sahel en ce qui concerne le droit des peuples à l’autodétermination, notamment le dernier peuple à n’avoir pas été décolonisé, celui du Sahara occidental. L’Algérie et les Etats-Unis connaissent en tant que peuples le mouvement d’indépendance dans leur droit à l’autodétermination.

    Le partenariat stratégique entre les deux pays sera certainement abordé dans le futur proche en termes économiques, culturels et géopolitiques pour achever le processus de décolonisation au Sahara occidental et renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la partie du Sahel. L’Algérie mettra son expertise dans ce cadre. Elle reste convaincue que de nouvelles perspectives s’ouvriront dans les relations internationales.
    Le terrorisme transnational se déploie dans toute la région. Dans un tel climat de méfiance réciproque, où les bruits de bottes risquent de créer une menace réelle pouvant aboutir à une conflagration régionale, l’ONU doit précipiter le processus référendaire au Sahara occidental.

    Se pose alors la gestion du problème migratoire qui est symptomatique de l’antagonisme créé par le Maroc consciemment entretenu notamment au Sahara occidental.

    Le défi, une fois la question sahraouie réglée, sera la construction du Maghreb des peuples pour en faire une zone de prospérité partagée et d’intégration économique en un groupement régional voisin de la rive nord. Le Maghreb et l’Union européenne trouveront la solidarité dans un développement intégré nécessaire pour ne pas basculer ni dans la violence ni même dans l’émigration clandestine.

    Cette nouvelle agression marocaine à Guerguerat est une provocation pour saper le processus référendaire décidé pourtant par l’ONU qui ne se donne pas les moyens de faire appliquer la légalité internationale qu’elle est supposée incarner. C’est sur fond de tension continue que la région doit faire face à de nombreux défis sécuritaires.
    Les impératifs de légitime défense sont posés par le Polisario qui accuse le Maroc de vouloir «marocaniser» son territoire. Encore une fois, l’affaire du Sahara occidental ne peut en aucun cas constituer un «casus belli» entre l’Algérie et le Maroc.

    Quel que soit l’équilibre stratégique dans la région, la France, l’Espagne et les Etats-Unis peuvent ramener les belligérants à de bonnes intentions dans l’esprit des résolutions des Nations unies pour le règlement définitif à ce conflit. Situation qui tarde à trouver l’issue aux peuples du Maghreb à vivre en paix et en harmonie.

    Il faut que le pays frère du Maroc cesse de tourner le dos aux résolutions des Nations unies quant à l’autodétermination du peuple sahraoui, légitime exigence imposée par la communauté internationale.

    Par le Dr Boudjemaâ Haïchour
    Chercheur universitaire. Ancien ministre. Ancien parlementaire
    aux Affaires étrangères

    Source : El Watan, 2 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc



  • Tension au Sahara occidental : Question écrite au ministre de l’Europe et des affaires étrangères

    Par Eric Bocquet

    Question publiée au Journal Officiel le 3 décembre 2020

    M. Éric Bocquet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le regain de tension au Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario.

    Des échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit du 16 au 17 novembre 2020 dans la zone tampon de Guerguerat entre les indépendantistes du Front Polisario et l’armée marocaine, mettant ainsi un terme au cessez-le-feu signé en 1991 sous l’égide de l’organisation des Nations unies (ONU), après 15 ans de combat sur ce territoire qui était une ancienne colonie espagnole.

    Le Maroc, dépassant la ligne de démarcation liée au cessez-le-feu, a déclenché une opération militaire pour expulser les Sahraouis qui bloquaient une route stratégique avec la Mauritanie. Retour ligne automatique
    Ce blocage visait avant tout à remettre la question du Sahara occidental dans les priorités de la communauté internationale, car le conflit n’est malheureusement plus à l’agenda depuis de très nombreuses années.

    Surtout, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) sollicite l’organisation d’un référendum d’autodétermination qui était une des résolutions de l’ONU et à laquelle le Maroc s’oppose, lui préférant la notion d’autonomie.

    Aujourd’hui, malgré la mission de maintien de la paix de l’ONU (Minurso), la tension et l’escalade de la violence sont réelles. Un nouveau conflit armé peut rapidement apparaître.

    C’est pourquoi, face à cette situation très préoccupante dans le Sahara occidental, il lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour aider au rétablissement rapide du cessez-le-feu entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique.

    Source : Eric Bocquet, 3 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc



  • La guerre est ouverte au Sahara occidental

    Par Mohamed K.

    La guerre au Sahara occidental semble s’inscrire dans la durée. Déclarée zone de guerre et l’annonce de la fin du cessez-le-feu, le territoire sahraoui et toute les régions limitrophes vivent dans une tension extrême. Les combats font rage sur au moins trois positions le long du mur des sables, qui sépare le territoire sahraoui occupé par le Maroc et les zones contrôlées par l’armée sahraouie.

    Dans la région de Guerguerat, à l’extrême sud, non loin de la ville La Guerra, on a observé une forte concentration de troupes royales. En face, les unités avancées du Polisario se tiennent sur le qui-vive. Cette région est considérée comme l’une des plus dangereuses, en raison d’une forte densité de mines implantées par les marocains durant les années quatre-vingts, bien avant l’accord du cessez-le-feu et juste après le retrait des forces mauritaniennes des zones qu’elles occupaient en vertu de l’accord de partage de Madrid en 1975. Depuis le début de l’agression marocaine sur des populations civiles sahraouies qui campaient dans cette zone tampon, Nouakchott a décidé de renforcer le contrôle à ses frontières.

    Des troupes ont été envoyées sur place, des barrages et des check points ont été dressés sur les voies qui mènent vers Nouadhibou, principal port et poumon économique de la Mauritanie. Selon des informations relayées par des sites spécialisés, l’espace aérien du Sahara occidental sera certainement fermé au trafic, en raison d’une forte menace. Des compagnies aériennes sont résolues à changer de couloirs dans leurs dessertes entre des aéroports européens et ceux de l’Afrique de l’ouest, notamment sénégalais, gambiens, guinéens et cap-verdiens.

    Alors que Rabat a imposé le black-out total sur les informations militaires et notamment les annonces sur des décès de militaires, voire de blessés évacués vers des hôpitaux au nord, le Front Polisario continue de diffuser des communiqués sur l’évolution de la guerre. Ainsi, pour le dix-huitième jour consécutif, les cantonnements de l’armée marocaine sont régulièrement ciblés par des tirs intenses. Les forces d’occupation, acculées et sur la défensive, maintiennent difficilement leurs positions.

    La défense sahraouie a souligné, dans son communiqué n18 que “les unités avancées de l’Armée de libération ont bombardé à deux reprises ce lundi des sites dans le secteur de Smara, et ont visé la zone de Ross Sbti dans la région de Mahbes”. Des unités de l’armée de libération sahraouie ont mené des bombardements contre la zone de Kalb Enous dans le secteur de Awsard.

    Sur le plan politique, des observateurs s’étonnent du silence alarmant des Nations-Unies, qui continuent de refuser de prendre des résolutions claires et nettes sur la question et prendre des sanctions après les récentes violations marocaines de l’accord de cessez-le-feu de 1991.

    La journaliste Gabrielle Lefèvre, spécialiste de la question sahraouie a expliqué, dans un article intitulé “Sahara Occidental : les armes ou la diplomatie ?”, publié dans le site d’information, “Entre Les Lignes”, que la route de Guerguerat ainsi créée permet de faire passer vers la Mauritanie et le reste de l’Afrique les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés. Déjà lorsqu’en mars 2001 l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que “la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu”, rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le “trafic commercial ou civil” dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré dans son article, le fait que “le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination, annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale”. Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées “a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi)”, à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi.

    Le Jeune Indépendant, 1 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : La société civile norvégienne demande au gouvernement de soutenir les Sahraouis au Conseil de sécurité de l’ONU


    53 organisations de la société civile norvégienne ont envoyé aujourd’hui une lettre conjointe au ministre norvégien des Affaires étrangères demandant au gouvernement norvégien de soutenir les droits du peuple sahraoui alors que la Norvège doit siéger au Conseil de sécurité de l’ONU à partir du 1er janvier.

    En Norvège, la guerre a de nouveau éclaté au Sahara occidental, un territoire traité par l’ONU comme la dernière question de décolonistion en Afrique. Le peuple du Sahara occidental s’est vu promettre un référencum, qui n’a pas encore été mis en œuvre. Le 1er janvier 2021, la Norvège occupera l’un des sièges à la table du Conseil de sécurité de l’ONU, et une large coalition dans une lettre a demandé aujourd’hui au ministre norvégien des affaires étrangères, Ine Marie Eriksen Søriede, d’utiliser les deux années à venir pour défendre les droits du peuple sahraoui.

    Amog les 53 signataires sont les dirigeants des neuf partis politiques de la jeunesse, ainsi que des groupes de défense des droits de l’homme, des syndicats et des groupes religieux.

    La lettre demande au gouvernement de défendre activement le droit à l’autodétermination et les droits humains du peuple sahraoui.

    «Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées appellent le gouvernement norvégien à adopter une position tout aussi affirmée et claire basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil », écrivent les organisations .

    Voir la lettre entière ci-dessous.

    Les organisations demandent également l’arrêt des exportations de gaz de Norvège vers le territoire occupé, une pratique à laquelle le ministère lui-même exhorte. La semaine dernière, un autre navire de transport de gaz est arrivé au Sahara Occidental occupé avec du gaz de Kårstø, en Norvège. C’est la troisième fois qu’un navire quitte la Norvège avec du gaz pour les intérêts marocains dans le territoire.

    Au Ministre des affaires étrangères, Mme Ine Marie Eriksen Søreide
    ministère des Affaires étrangères

    Oslo, le 1er décembre 2020

    Lettre ouverte: Soutenez le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

    Les organisations soussignées sont profondément préoccupées par la situation non résolue et aggravée au Sahara occidental. Compte tenu de l’entrée de la Norvège au Conseil de sécurité des Nations Unies, nous souhaitons par cette lettre appeler le Gouvernement à défendre activement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Le peuple sahraoui a le droit de décider du statut futur de son pays. Le Sahara occidental est considéré par l’ONU comme la dernière question coloniale non résolue en Afrique, et les revendications du Maroc sur le territoire ont été rejetées par la Cour internationale de justice de La Haye. Pendant trois décennies, l’opération de l’ONU pour un référendum a été stationnée sur le territoire, sans mener à bien le référendum promis.

    Le Maroc n’a jusqu’à présent pas contribué de manière constructive au processus de paix de l’ONU. Il n’y a pas aujourd’hui de pourparlers de paix, après que les envoyés spéciaux proposés ont été rejetés par le Maroc. Au cours des dernières années, Rabat a refusé d’entamer des pourparlers bilatéraux avec l’autre partie au conflit, a expulsé le personnel de l’ONU et a rejeté la possibilité pour la mission de maintien de la paix de l’ONU de rendre compte de la situation des droits de l’homme. Dans le même temps, le Maroc refuse toute solution conforme au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    L’allié le plus proche du Maroc au Conseil de sécurité des Nations Unies, la France, a en pratique paralysé le Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire progresser la résolution pacifique des conflits au Sahara occidental. Le peuple sahraoui est déplacé ou réprimé dans son propre pays.

    Le secrétaire général de l’ONU avait déjà exprimé en 2001 son inquiétude à l’égard du Maroc, qui était sur le point de rompre le cessez-le-feu par la construction d’un poste frontalier sud du Sahara occidental à la Mauritanie. L’exportation de ressources naturelles par le Maroc via le passage frontalier sud a été un élément clé de la tension croissante entre les parties, qui a finalement abouti à une reprise du conflit armé en novembre 2020. Parallèlement, une escalade des arrestations et du harcèlement a lieu contre Des Sahraouis dans le territoire occupé, sans que l’opération onusienne puisse faire rapport, et sans que les rapporteurs spéciaux des Nations Unies aient accès. Le Maroc continue de garder des prisonniers politiques sahraouis.

    Le Maroc est un partenaire important de la Norvège et de l’Europe. Cependant, cela ne doit pas se faire aux dépens du peuple du Sahara occidental et des principes importants du droit international. Il est positif que la Norvège partage l’avis de la Cour de justice de l’UE selon lequel le consentement exprimé du peuple sahraoui est une condition préalable au commerce avec le territoire et que le gouvernement norvégien Pension Fund Global a exclu les entreprises qui exercent des activités sur le territoire en violation des la loi internationale. En 2020, cependant, il est arrivé à trois reprises que du gaz de la mer du Nord ait été exporté de Kårstø pour être utilisé au Sahara occidental, contrairement aux conseils commerciaux du ministère. Nous recommandons au gouvernement de veiller à ce que les exportations de Kårstø vers le Sahara occidental n’aient pas lieu.

    La dernière fois que la Norvège a siégé au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre norvégien des Affaires étrangères de l’époque, Jan Petersen, s’est assuré qu’une lettre était envoyée aux entreprises norvégiennes ayant des intérêts sur le territoire. «La Norvège soutient pleinement le processus de négociation en cours sous les auspices du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de trouver une solution politique à la question de la souveraineté, et évitera d’agir publiquement d’une manière qui peut être considérée comme préjugeant d’un résultat particulier du processus de négociation de l’ONU. ou une reconnaissance de l’occupation », a souligné le ministère aux entreprises de l’époque.

    Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées demandent au gouvernement norvégien d’adopter une position tout aussi affirmée et claire, basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil.

    La Norvège doit défendre un ordre mondial fondé sur l’état de droit. Même notre propre sécurité en dépend.

    Les organisations soussignées demandent au gouvernement:

    – Assumer un rôle de premier plan dans la défense des droits de l’homme au Sahara occidental en demandant au Maroc de libérer les prisonniers des droits de l’homme actuellement incarcérés à tort;
    -Prendre des initiatives au Conseil de sécurité de l’ONU pour une surveillance permanente des droits de l’homme au Sahara Occidental et que le territoire soit ouvert aux rapporteurs spéciaux de l’ONU;

    – Rejeter les efforts des alliés du Maroc au Conseil de sécurité de l’ONU pour imposer une solution au conflit qui ne soit pas fondée sur le droit à l’autodétermination;
    -De suivre le bon exemple de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Jan Petersen, en informant activeme nt les entreprises norvégiennes ayant des intérêts au Sahara Occidental sur les conseils commerciaux norvégiens, et demander à tous les exportateurs de gaz norvégien de s’abstenir de vendre à des intérêts marocains dans le territoire occupé;
    – Maintenir la position claire selon laquelle la Norvège ne reconnaît pas l’occupation du territoire par le Maroc.

    Nos associations demandent au Gouvernement d’expliquer quelles initiatives seront prises pour défendre les droits de l’homme et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Nous serons heureux de vous fournir de plus amples informations si nécessaire. Une réponse peut être transmise aux 53 associations soussignées via le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, à info@vest-sahara.no.

    Une copie de cette lettre a été envoyée au Comité permanent des affaires étrangères du Parlement norvégien.

    Cordialement,

    Centre jeunesse, chef, Torleik Svelle
    Jeunesse démocrate chrétienne, leader, Edel-Marie Haukland
    Jeunes conservateurs norvégiens, chef, Ola Svenneby
    Red Youth, leader, Alberta Tennøe Bekkhus
    Jeunesse socialiste, leader, Synnøve Kronen Snyen
    La jeunesse du Parti du progrès, président, Andreas Simon Brännström
    La Ligue de la jeunesse ouvrière, dirigeante, Astrid Willa Eide Hoem
    Jeunes Verts de Norvège, porte-parole, Hulda Holtvedt
    Jeunes libéraux de Norvège, chef, Sondre Hansmark

    Changemaker, leader, Embla Regine Mathisen
    Conseil des relations œcuméniques et internationales de l’Église de Norvège, directeur international, Berit Hagen Agøy
    Étudiants conservateurs, chef, Andreas Oftedal
    Jeunesse européenne, président, Knut André Sande
    Forum pour l’environnement et le développement, directrice, Kathrine Sund-Henriksen
    Étudiants FO, animatrice, Iris Jansdottir Nordberg
    Industry Energy Youth, responsable, Charlotte Sæbjørnsen
    Industry Energy, leader, Frode Alfheim
    Commission internationale de juristes – Norvège, directrice, June Solbrække
    Legal Advice For Women (JURK), directeur, Bjørk Gudmundsdottir Jonassen
    Mental Health and Human Rights Info, directrice exécutive, Elisabeth Ng Langdal

    Union nationale des étudiants de Norvège, leader, Andreas Trohjell
    Fédération des étudiants chrétiens de Norvège, secrétaire générale, Aurora Marie Nome

    Norwegian Church Aid, secrétaire général, Dagfinn Høybråten
    Conseil norvégien pour l’Afrique, directeur, Aurora Nereid
    Association humaniste norvégienne, secrétaire général, Trond Enger
    Norwegian Humanist Youth, leader, Øistein Sommerfeldt Lysne
    Association norvégienne pour la paix, présidente, Irene Elise Hamborg
    Norwegian People’s Aid, secrétaire générale, Henriette Killi Westhrin
    Jeunesse rurale norvégienne, responsable, Inger Johanne Brandsrud
    Union norvégienne des gens de mer, chef, Johnny Hansen
    Forum social norvégien, présidente, Oda Sofie Heien Larsen
    Fonds d’assistance internationale pour les étudiants et universitaires norvégiens, dirigeante, Sunniva Folgen Høiskar
    Syndicat norvégien des travailleurs généraux, dirigeante, Anita Johansen
    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux – Jeunesse, leader, Mats Monsen

    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux, président, Mette Nord

    Syndicat norvégien des éducateurs sociaux et des travailleurs sociaux (FO), leader, Mimmi Kvisvik

    Operation Day’s Work, responsable, Sunniva Maria Roligheten
    Presse, leader, Lea Mariero
    Re: Act, chef, Sofie Patzke

    Solidarity Youth of Norwegian People’s Aid, responsable, Thea Tveter Lysvik
    Stephen Alliance International, secrétaire général, Edward Charles Brown
    Le syndicat des électriciens et des informaticiens, dirigeant, Jan Olav Andersen

    Association norvégienne des jeunes aveugles et malvoyants, président, Kristoffer Lium

    Le Syndicat norvégien de la fonction publique (NTL), président, Kjersti Barsok

    Le Syndicat norvégien des travailleurs de l’alimentation et des secteurs connexes Jeunesse, dirigeante, Masja Krogh

    Le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, directeur, Erik Hagen

    La Fondation Rafto, directeur exécutif, Jostein Hole Kobbeltvedt
    La Fédération unie des syndicats, président, Jørn Eggum
    Le YWCA-YMCA, directeur, Fredrik Glad-Gjernes
    Syndicat des employés du commerce et des bureaux, leader, Christopher Beckham

    Association des Nations Unies de Norvège, Secrétaire générale, Anne Cathrine da Silva

    Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, dirigeante, Liss Schanke
    Jeunes contre l’UE, Leader, Frankie Solberg Rød

    Source : Comité de soutien au Sahara Occidental, 1 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental : Quand le Maroc était contraint de reconnaître la RASD

    Fier de ses relations avec la France et l’Union Européenne, le Maroc a quitté l’OUA pour protester contre sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique.

    Irrité par le soutien constant de l’Union Africaine au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, il demande à la France de mobiliser ses pays satellites en vue d’amener l’organisation panafricaine à expulser la RASD.

    Après avoir essuyé un échec retentissant dans leur entreprise, ses alliés de la Françafrique lui conseillent de s’adhérer à l’UA pour mieux mener leur plan depuis l’intérieur de l’organisation. Seul bémol, le Maroc doit reconnaître la Charte de l’Union Africaine dont la RASD est membre fondateur. C’est ainsi qu’il a été contraint de reconnaître l’Etat sahraoui. En témoigne le décret royal que Mohamed VI a personnellement signé, officialisé de son sceau, portant explicitement la mention République Srabe Sahraouie Démocratique.

    Donc, le Maroc reconnaît officiellement un Etat africain qui a droit a signer des traités de défense commune avec l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, les trois puissances du continent africain. Le Makhzen n’a qu’à bien se tenir parce que la tournure des événements révèle la création de nouvelles alliances qui risquent de secouer le trône de Sa Majesté.

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : “Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies”

    LA JOURNALISTE GABRIELLE LEFÈVRE EST FORMELLE : Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies

    La journaliste a expliqué, dans un article intitulé « Sahara occidental : les armes ou la diplomatie ? », que la route ainsi créée permet de faire passer, vers la Mauritanie et l’Ouest de l’Afrique, les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés sahraouis. Le 13 novembre, l’armée marocaine a tiré sur des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant une brèche illégale dans le « mur » érigé par le Maroc pour enclaver les territoires sahraouis. « Cette brèche permet la circulation de camions à El-Guerguerat au Sud-Ouest du Sahara occidental, dans la zone tampon prévue par l’accord de cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU », a rappelé la journaliste basée à Bruxelles.

    Déjà lorsqu’en mars 2001, l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que « la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu », rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le « trafic commercial ou civil » dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré, dans son article, le fait que « le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination d’aller à son terme , annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale ».

    Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées « a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi) », à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi. Citant la France, qui, en premier sert ses intérêts économiques et militaires au Maroc-, Mme Lefèvre a également évoqué l’Espagne. Ce pays qui était la puissance colonisatrice du Sahara occidental, « a laissé le Maroc s’en emparer illégalement mais il reste légalement la puissance responsable du sort de son ancienne colonie ». Elle a rappelé à cet effet, que les intérêts économiques espagnols « priment là aussi sur le droit », et les intérêts politiques aussi « car l’Espagne entend bien garder sa souveraineté en territoire marocain, de Ceuta et Melilla, vestiges de l’empire colonial et points de passage terrestre entre le Maroc et l’Europe », et que ceci constituait un autre point de discorde entre les deux pays, « et peut-être un élément du chantage exercé par le Maroc sur l’Espagne ».

    La journaliste a appelé dans son article, l’Union européenne (UE) « qui prétend sans cesse défendre les valeurs onusiennes et le droit international », d’ »exercer une pression décisive » sur le Maroc, afin de rétablir la légalité internationale. « Elle en a le pouvoir », estime-t-elle, « encore faut-il qu’elle en ait la volonté politique », évoquant « son immense faiblesse » face aux violations meurtrières du droit international par Israël à l’encontre du peuple palestinien, « lui aussi occupé illégalement, lui aussi exploité et brimé, bombardé, séquestré ».

    Citant l’exemple de la Syrie et de l’Afghanistan, -attaqués par les États-Unis et des pays européens pour protéger des intérêts purement économiques-, Mme Lefèvre, estime que « notre monde décimé par une pandémie grave, à l’économie mondiale déstabilisée par cette catastrophe sanitaire », ne peut autoriser des conflits armés dont souffrent des populations civiles prises en otage.
    Mokhtar Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 2 déc 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara



  • Sahara Occidental : Non à la guerre, oui au référendum

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Non à la guerre, oui au référendum

    Plus de 100 Sahraouis ont planté et construit des tentes dans la partie démilitarisée de Guerguerat le 20 octobre. Une action de résistance civile non violente pour exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines; d’appeler à la tenue d’un référendum par la MINURSO; et dénoncer une brèche illégale que le Maroc a ouverte dans le mur de séparation, agissant délibérément contre l’accord de cessez-le-feu militaire numéro un de 1991 entre le Polisario et le Maroc signé sous les auspices des Nations Unies Uni. La manifestation a duré 23 jours.

    En réponse à cette action civile et non violente, le 13 novembre, une unité de l’armée marocaine a ouvert trois nouvelles brèches dans le mur, à l’ouest de Guerguerat, avec pour mission de disperser les manifestants. Cette action a conduit à une nouvelle violation du cessez-le-feu convenu. Ainsi, le Front Polisario – mouvement de libération nationale sahraoui – a répondu en attaquant les postes militaires marocains le long du mur qui divise le Sahara occidental.

    Le peuple sahraoui des différentes villes du Sahara occidental s’est mobilisé pour dénoncer l’agression marocaine contre les manifestants et réclamer un Sahara libre. Le Maroc, pour sa part, a accru son déploiement militaire et policier, réprimant toutes les mobilisations dans les différentes villes des territoires occupés et provoquant des incidents violant les droits humains fondamentaux: harcèlement et abus des journalistes sahraouis, persécution des militants et le blocage de leurs maisons, des détentions irrégulières qui maintiennent les gens dans l’isolement et un recours disproportionné à la force pour disperser les manifestations.

    Face à cette situation, de Novact:

    NOUS DÉNONCONS l’agression marocaine contre les manifestants non violents dans la région de Guerguerat et la violation qui en a résultée de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991.

    Nous exigeons une clarification des responsabilités pour les violations des droits de l’homme que les forces militaires marocaines commettent ces jours-ci contre les civils sahraouis dans les territoires occupés, ainsi que la surveillance policière que le Maroc impose aux militants sahraouis. À certaines occasions, empêcher les militants de quitter le territoire, comme cela s’est produit dans le cas de la défenseuse des droits humains Aminatou Haidar qui s’est vu refuser l’embarquement aux îles Canaries depuis El Aaiun occupée mercredi dernier 18 de novembre. Mais aussi sur la base d’arrestations arbitraires à l’arrivée dans le pays, comme cela est arrivé à la militante Sultana Khaya à l’entrée de Boujdour, alors qu’elle rentrait d’Espagne.

    NOUS DEMANDONS à la communauté internationale une action urgente face à la situation désastreuse au Sahara occidental et aux conséquences possibles de la reprise d’un conflit armé dans la région. L’Organisation des Nations Unies doit assumer son rôle dans ce conflit et veiller à ce que le référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui déjà convenu se tienne le plus tôt possible conformément à ses résolutions.

    NOUS APPELONS la responsabilité de l’Etat espagnol (l’Espagne est toujours la puissance administrative du Sahara Occidental) et nous appelons à son intervention pour que le droit international soit respecté et que le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui soit organisé.

    De notre côté, nous continuerons d’œuvrer, avec nos partenaires sahraouis, à dénoncer les violations des droits de l’homme et l’appropriation illégale des ressources naturelles au Sahara occidental. Nous continuerons également à soutenir les organisations et militants sahraouis qui se sont engagés dans des stratégies de lutte non violente et de défense civile comme outil de transformation sociale du conflit. Nous continuerons de nous joindre aux manifestations et actions nationales et internationales qui témoignent de leur solidarité avec le Sahara occidental pour parvenir à un cessez-le-feu, comme un pas vers une paix juste, sans répression ni occupation.

    Nous réitérerons clairement : “Non à la guerre, oui au référendum”.

    Source : novact.org

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Les Emirats menacent, l’Algérie riposte!

    Le conflit que le Maroc vient de déclencher au Sahara occidental, à l’instigation des Emirats, ferait-il écho à l’excès de fièvre pro-Israel d’Abou Dhabi?

    On sait que tout a commencé avec l’ouverture d’un consulat émirati au Sahara, puis l’occupation militaire de Guerguerat, zone tampon avec en toile de fond la rupture de la trêve avec le Front Polisario. Le site Maghreb Intelligence estime que juste avant les Emirats avaient menacé l’Algérie et que celle-ci avait bien répondu à ces menaces.

    Le site d’information Maghreb Intelligence fait allusion à de vives tensions éclatées entre l’Algérie et les Emirats Arabes Unis après les critiques directes des dirigeants algériens contre le compromis entre Abou Dhabi et Tel-Aviv. Ces critiques auraient même provoqué la panique à Abou Dhabi et des menaces ont fusé dans la foulée. En effet, ” le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a récemment pointé du doigt les EAU pour la normalisation des relations avec Tel-Aviv, ce qui n’a guère plu aux Emiratis” dont le rôle dans le dossier libyen n’a pas non plus été apprécié par Alger.

    Al-Quds Al-Arab reprend cette information à sa manière et le met au goût de ses tendances “Frères musulmans”. Selon lui, la colère d’Abou Dhabi viendrait du fait qu’Alger aurait choisi de se rapprocher de la Turquie et de sa position en Méditerranée. Mais à vrai dire, c’est la ligne anti-israélienne des Algériens, leur soutien irréfragable à la cause palestinienne qui se trouve à l’origine des agissements émiratis au Sahara-occidental, zone considérée comme profondeur stratégique algérienne. Les tensions entre les deux pays se sont d’ailleurs intensifiées à la suite des remarques d’Abdelmajid Tebounne sur les pays qui “se sont résignés à un compromis avec Israël”, l’allusion allant évidemment droit vers les EAU : ” Aussitôt après, les canaux diplomatiques officieux des EAU auraient envoyé un message de menace et de colère à Alger. Abdelmadjid Tebboune a condamné en effet et à plusieurs reprises la normalisation des relations avec le régime d’Israël, en soulignant que le peuple et le gouvernement algériens “soutiendraient le peuple palestinien, ses aspirations et sa résistance contre le régime d’occupation”.

    La menace du prince héritier des EAU, Mohammed ben Zayed serait même parvenu au président Tebboune par l’intermédiaire de l’ancien attaché militaire algérien et chef de la sécurité intérieure du pays, le général Al-Ghani Rachedi.

    « Abou Dhabi a déclaré ne pas hésiter même une seconde à imposer des sanctions économiques et politiques à l’Algérie, dans le cas où celle-ci continue de s’opposer aux politiques des EAU », selon ce message que cite Maghreb Intelligence qui poursuit : ” Abou Dhabi a menacé de suspendre sa coopération économique et bilatérale avec Alger, dans le cas où Alger continue les politiques qu’Abou Dhabi estime « anti-émiraties ».

    Dans cette même ligne, les médias algériens rapportent la toute récente décision des Emirats d’interdire l’entrée des ressortissants algériens sur le sol emirati; Une interdiction que l’Ami golfien d’Israël étend à quelques autres pays, sans doute dans l’espoir d’appuyer Tel-Aviv dans sa quête de survie au Moyen-Orient et au Maghreb. «Conformément à la dernière circulaire publiée par le service de l’immigration, les demandes de visa d’entrée au pays, y compris les visas de travail, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre pour les nationalités des pays suivants : Yémen, Syrie, Irak, Libye, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Liban, Kenya, Tunisie, Algérie, Turquie et Iran», affirment les médias algériens.

    “Cette décision est un avertissement : l’Algérie figure au nombre des pays souverains qui ne se soumettront jamais au diktat du sionisme. Depuis que la mèche est allumée au Sahara, il n’est plus permis d’hésiter. Alger devra couper les ponts avec le Cheval de Troie que sont les Emirats, leur retirer le contrôle de ses ports. Mohamed Ben Zayed a essayé de faire pression sur l’Algérie au début de l’année par le biais des dossiers économiques, les Emirats espéraient pouvoir avoir la haute main sur l’économie algérienne, nourrissant de grandes ambitions dans le pays, notamment à travers les sociétés de tabacs et de gestion des ports, ainsi que leur médiation avec les Allemands pour le montage des véhicules militaires et civils, mais le ministère de la Défense algérien a repoussé cette entreprise hégémonique émiratie. Désormais c’est dans le sens de la normalisation avec Israël qu’Abou Dhabi conduira ses pression et la sortie “saharouie” est une dérive fort dangereuse puisque l’affaire vise directement la profondeur stratégique de l’Algérie”, estime Kaanani Moghadam, l’analyste et spécialiste iranien du Maghreb.

    Source : ParsToday, 24 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental-El Guerguerat: une bouchée empoisonnée.


    Alien Habib Kentaoui. – 01/12/2020 – ECSaharaui

    La deuxième guerre sahraoui-marocaine a éclaté. L’avenir de la coexistence et de la paix régionale dépend de ses résultats. Opinion exprimée par des experts du conflit et conviction bien ancrée des habitants du peuple sahraoui qui partagent dans leur propre chair la douleur de l’aiguillon de l’expansionnisme.

    Si à la fin du 16ème siècle l’avidité de l’expansionnisme marocain était les salines de Tagaza, le contrôle de l’or et le fabuleux pôle commercial du Mali. Aujourd’hui, ce sont les grands gisements de phosphate de Boucra, les zones de pêche du Sahara Occidental et les immenses réserves de fer de Jbeilat en Algérie et de Zuerat en Mauritanie. La boulimie insatiable s’aggrave, et le déplacement des frontières du Maroc ne prendra fin que là où les ressources s’arrêtent, ou là où commence la force de celui qui est menacé. Des mesures sont prises pour le tellure et d’autres minéraux rares sur les côtes canaries-sahariennes. Il y a une panique réprimée dans les think tanks espagnols.

    Les arguments bruts ne manquent pas. L’histoire a été falsifiée hier; aujourd’hui, le Maroc découvre ses «racines coupées de l’Afrique» et un besoin urgent se fait sentir de la contiguïté des frontières avec l’Afrique noire. Aujourd’hui, c’est El Guerguerat. Demain ce sera Rosso, Walata et Borj El Mohktar et In Guezzam dans l’extrême sud de la Mauritanie et l’Algérie respectivement. Les îles Canaries pour l’attrait appétissant des minéraux récemment découverts, seraient bientôt incluses dans le panier de l’empire chimérique. Des théories sauvages verront le jour: l’extension naturelle du plateau continental marocain, ou une origine berbère mythique de la population Guanche. Les milles maritimes commencent à s’étirer vers les îles. Il n’y a que le bourbier de l’aventure du Sahara qui empêche un tsunami imminent.

    La nouvelle confrontation est existentielle, pas seulement pour le peuple sahraoui. Cette fois, l’indifférence ou l’impartialité des voisins serait un suicide stratégique.

    L’impassibilité de la communauté internationale, a donné des ailes à l’expansionnisme marocain, réduit les résolutions de l’Assemblée générale sur le Sahara occidental en papier mort, le verdict de la Cour internationale de justice devenu obsolète, le contenu l’avis de la Cour européenne de Justice vidé et le plan de réglement converti en processus sans fin. Trois décennies d’attente, de patience et de bonne volonté du peuple sahraoui ridiculisées; tandis que la répression, le pillage des ressources naturelles et le défi étaient récompensés par les prétendus gardiens du temple de la légalité. Pour le comble de la déception, la Minurso confond sa mission d’organiser un référendum d’autodétermination pour le peuple du Sahara occidental avec celle de surveiller le transit des business illicites á El Guerguerat, et d’acquiescer aux caprices de l’occupant.

    Peut-être, dans toute l’histoire des Nations Unies, personne ne surpasserait le respect et la vénération manifestés par le peuple sahraoui envers cette organisation internationale, et peut-être que rien ne surpasserait l’affront montré par l’ONU envers le peuple sahraoui. Sa déférence et sa confiance dans la légalité internationale ont été interprétées comme de la naïveté et sa flexibilité et sa recherche d’une solution pacifique comme une faiblesse. La seule voie qu’on lui a laissé est un cri d’exaspération et un retour aux armes: l’option la plus détestée. Peut-être la plus honorable dans une telle situation.

    Rabat encouragé, se lance dans la malheureuse opération Guerguerat; il fantasme que son occupation du territoire sahraoui était accomplie et légitime. Sans ennui, dans une alliance impie, un clan sinistre se rassemble en célébrations. Le berceau de la révolution en Europe bénit l’épouvantail avec son «égalité, liberté et fraternité» périmée; l’ex-puissance coloniale, constamment trompée, insaisissable et complice, ne cesse de crier olé, olé! ; Depuis le Moyen-Orient, Ali Baba et ses sbires rejoignent la meute au nom de la solidarité monarchique; d’autres flairent en attendant des promesses juteuses d’un festin hypothétique. Terrifiés, ils sont effrayés par le rugissement incroyable et soudain du peuple sahraoui. Le Maroc, horrifié se tait, se rend compte tardivement du danger de vendre la peau du lion avant de le chasser.

    Le monde est surpris par la détermination, l’unité et la ténacité du peuple sahraoui. Une fois de plus, il confond les analyses classiques et les stratèges de bureau. Les fausses illusions de parier sur sa fatigue et sa démoralisation s’estompent. El Guerguerat devient la grande erreur stratégique du Maroc.

    Qui sème le vent récolte les tempêtes!

    Source : ECSaharaui

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, Western Sahara

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara


  • Maroc : A cause de sa santé, Mohammed VI refuse de confirmer la réception du chef du gouvernement espagnol

    En espagne, on dit déjà que le roi du Maroc cherche à esquiver la rencontre avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, dont la visite au royaume est prévue pour le 17 décembre. La presse locale évoque un mécontement marocain à cause du soutien de Pablo Iglesias à l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental. La réalité est tout autre.

    La rupture du cessez-le-feu au Sahara Occidental a mis le Maroc dans une situation peu enviable. Le silence du Conseil de Sécurité et de ses alliés en dit long. Avec la Mauritanie, ça n’a jamais été le grand amour, notamment après l’invasion de la zone tampon d’El Guerguerat qui met en danger La Güera, une localité sahraouie administrée par Nouakchott. Par conséquent, Rabat a intérêt à présenter une image positive de ses relations avec l’Espagne.

    Craignant être trahi par sa santé, le roi du Maroc ne veut pas s’engager dès maintenant à recevoir Pedro Sanchez. C’est une décision qu’il prendra au dernier moment, c’est-à-dire, le 17 décembre.

    Le mystère qui entoure l’affaire est justifié par l’obsession des autorités marocaines à dissimuler la santé très dégradée du roi qui l’a contraint a repousser de 24 heures un discours aussi important que celui programmé lors de la commémoration du 45ème anniversaire de la dénommée marche verte. Pour expliquer ce retard, les autorités marocaines ont avancé un argument aussi inacceptable que ridicule: un membre de l’équipe technique a été testé positif. Le lendemain, Mohammed Vi est apparu dans un état pitoyable. Il pouvait à peine articuler les mots. Au Maroc, la santé du roi est un véritable tabou, notamment maintenant qu’il y a de nombreuses rumeurs sur un conflit de succession.

    La raison du déclin de la santé du roi est son infection au coronavirus lors d’un rencontre avec le Prince de Monaco. L’information a été révélée par CNN et démenti par le gouvernement marocain qui prétend que la chaîne de télévision américain confond “Monaco” et “Morocco”.

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara, Mohammed VI, Pedro Sanchez,

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