Tag: Maroc

  • Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental appelle à la protection de la population sahraouie et à la résolution du conflit

    PUSL.- Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental , composé de 13 États (Algérie – Angola – Botswana – Cuba – Mozambique – Namibie – Nicaragua – Afrique du Sud – Tanzanie – Timor Leste – Ouganda – Venezuela – Zimbabwe) a publié un communiqué de presse à la suite de la reprise du conflit au Sahara occidental appelant à la protection de la population sahraouie et à la résolution du conflit adressé au Comité international de la Croix-Rouge; Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Conseil des droits de l’homme, toutes les procédures spéciales pertinentes des Nations Unies, le Secrétaire général des Nations Unies et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

    Communiqué de presse:

    Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental(*)

    www.genevaforwesternsahara.org

    Genève, 1er décembre 2020

    Les violations graves et systématiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire au Sahara occidental occupé doivent faire l’objet d’une enquête et être documentées

    Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental exprime sa profonde préoccupation face à la rupture du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 dans le Territoire non autonome du Sahara occidental, qui a suivi l’intervention de l’armée d’occupation marocaine dans la zone démilitarisée près de Guerguerat (sud-est du territoire), le 13 novembre 2020.

    Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental exprime sa compréhension du sort du peuple sahraoui qui attend l’organisation d’un référendum d’autodétermination depuis 1966, lorsque l’ancienne puissance coloniale – le Royaume d’Espagne – a reçu un mandat de l’Assemblée générale des Nations Unies (rés. 2229 – XXI) pour déterminer les modalités d’organisation d’un tel référendum.

    En acceptant le plan de règlement présenté conjointement par le président de l’Organisation de l’Unité Africaine et le Secrétaire général des Nations Unies à la fin des années ‘80, le peuple sahraoui a véritablement cru que la communauté internationale lui donnerait la possibilité d’exercer librement son droit à l’autodétermination et à l’indépendance conformément aux principes de la Charte des Nations Unies et aux termes de la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale.

    Trente ans plus tard, la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) n’ayant pas réussi à organiser le référendum d’autodétermination, la Puissance occupante a illégalement annexé la plus grande partie du territoire non autonome qu’elle occupe depuis les années ‘70.

    Au cours des 16 années de conflit et des 45 années d’occupation militaire illégale, la Puissance occupante a commis un large éventail de violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire, qui ont un caractère systématique, inhérent à l’occupation illégale du territoire.

    Le Groupe de Soutien de Genève pour le Sahara occidental, notant que ces violations graves et systématiques du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire n’ont que trop insuffisamment documentées et exposées par les mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, et à la lumière de la reprise du conflit dans le Territoire non autonome,

    demande au Comité international de la Croix-Rouge de surveiller les violations persistantes des Conventions de Genève au Sahara occidental occupé ; de surveiller la situation des “prisonniers de guerre” ou “prisonniers de conscience” sahraouis, y compris ceux qui ont été arrêtés dans le territoire occupé après la rupture du cessez-le-feu ; et de prendre dûment en considération la mise en place de zones et de couloirs humanitaires en tant que de besoin ;

    demande au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme d’envoyer une mission d’observation dans le territoire occupé et de présenter un rapport lors de la 46ème session du Conseil des droits de l’homme ; et de recommander au Conseil de sécurité d’élargir le mandat de la MINURSO pour y inclure la surveillance des droits de l’homme dans le territoire occupé ;

    Demande au Conseil des droits de l’homme d’accorder une attention particulière aux violations des droits de l’homme, en particulier du droit à l’autodétermination, résultant de l’occupation militaire marocaine du Sahara occidental, conformément au paragraphe opérationnel 5 de la résolution 74/140 de l’Assemblée générale des Nations unies ;

    Demande à toutes les procédures spéciales pertinentes d’accorder une attention particulière aux graves violations des droits de l’homme au Sahara occidental occupé qui pourraient se produire dans le contexte de la reprise du conflit au Sahara

    Le Groupe de soutien de Genève pour le Sahara occidental, notant les échecs successifs des Envoyés personnels du Secrétaire général pour permettre à la MINURSO de remplir son mandat, et soulignant que la perpétuation du statu quo ne fait que renforcer la position de la Puissance occupante,

    demande instamment au Secrétaire général des Nations Unies de s’impliquer davantage dans la situation qui se déroule au Sahara occidental et de nommer au plus tôt un nouvel Envoyé Personnel pour relancer le processus politique qui doit conduire à l’organisation et à la tenue d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, conformément à la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;

    demande instamment au Conseil de sécurité des Nations unies d’attirer son attention sur la situation qui résulte de la reprise du conflit au Sahara occidental, en particulier en ce qui concerne la situation qui prévaut dans la région du Sahel.
    *******

    (*) Afrique du Sud – Algérie – Angola – Botswana – Cuba – Mozambique – Namibie –Nicaragua –Ouganda – Tanzanie – Timor Leste –Venezuela – Zimbabwe

    Source : PUSL, 2 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Police,

  • L’Algérie s’insurge contre le harcèlement franco-marocain

    Ensemble contre l’ingérence

    La résolution de la honte, votée par 35 eurodéputés (sur les 135 que comptent le parlement européen) a connu le triste sort réservé aux faussaires de l’histoire qui se recrutent dans un conglomérat de nostalgiques du passé colonial, à jamais révolu, et des extrémistes prêchant la haine et la discrimination raciale, significative de la tumeur qui enfle dans l’Europe en crise.

    Cette précision de taille, évoquée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif, renseigne sur la mystification d’une minorité parlementaire européenne, relayée en Algérie par l’autre minorité politique en crise de représentativité et qui n’existe que par le truchement des médias de la complaisance. L’exemple frappant nous vient du trublion Robert Menard, héritant d’un père membre de la secte criminelle de l’OAS, élu maire de Béziers sur les listes du Front national (actuellement Rassemblement national, après son passage aux mains de la fille indigne) et cofondateur de Reporters sans frontières aux ramifications douteuses.

    «Ces agressions verbales empruntent plusieurs voix : le Parlement européen, les ONG et les rares relais médiatiques et politiques ainsi que les réseaux sociaux et leurs «influenceurs» parisiens», a indiqué le ministre de la Communication, porte- parole du gouvernement, Ammar Belhimer, pointant le doigt les commanditaires de la nébuleuse RSF, bénéficiant du soutien, sous une forme ou une autre, d’une multitude d’agences et d’institutions françaises et, last but not least, de la NED, investie de la mission de destruction sous l’alibi de la démocratisation du Moyen-Orient et du Maghreb.

    La chaîne de la conjuration révèle incontestablement la complicité de certaines associations nationales dites autonomes, le silence coupable du Pacte de l’alternative démocratique, voire le soutien d’un de ses membres à la résolution du Parlement européen, unanimement dénoncée par la classe politique, toutes tendances confondues, les organisations et les syndicats.

    Le front interne se renforce pour mettre en échec une attaque en règle contre l’Etat national, ses institutions et le peuple voué à la tribalisation. L’Algérie souveraine saura, comme elle l’a toujours fait dans les dures épreuves, relever le défi de l’ingérence destinée à imposer une transition chaotique aux antipodes du respect de la volonté populaire qui a déjà prévalu dans le choix du président de la République et la nouvelle Constitution.

    Sur les réseaux sociaux, la Toile patriotique, «de haute facture professionnelle», organise une riposte adéquate au «cyberharcèlement» émanant des usines à trolls étrangères, notamment israéliennes et marocaines, avec un soutien technologique français, a souligné le porte-parole du gouvernement.

    L’Afrique solidaire, dénonçant «un comportement paternaliste criant et rarement égalé», conforte le poids de la nouvelle Algérie en refondation démocratique. L’Assemblée consultative de l’Union africaine a ainsi invité le Parlement européen à «reconsidérer son attitude à l’égard des pays africains» et à «reconnaître que les pays africains sont résolument engagés dans une optique de développement multidimensionnel». La messe est dite pour les retardataires de l’Histoire.

    Horizons, 2 déc 2020

    Tags : Algérie, France, Maroc, Parlement européen,

  • Les États-Unis imposeront une taxe sur les importations d'engrais du Maroc et de Russie

    Le département américain du Commerce a déclaré mardi 24/11/2020 qu’il fixerait des tarifs préliminaires sur les importations d’engrais phosphatés en provenance de Russie et du Maroc, après avoir ouvert une enquête pour déterminer si les producteurs de ces pays recevaient des subventions injustes.

    Le département a défini des droits préliminaires de 23,46% sur les importations en provenance du Groupe OCP du Maroc et des autres producteurs du pays, 20,94% sur celles de Russie Phosagro, 72,50% sur EuroChem et 32,92% sur tous les autres Producteurs russes.
    La décision fait suite à une enquête lancée en juillet sur des pétitions déposées par la société américaine d’engrais Mosaic Co. Nutrien coté aux États-Unis et au Canada a augmenté de plus de 3%. L’année dernière, les importations d’engrais phosphatés du Maroc étaient évaluées à environ 729 millions de dollars EU et de Russie à environ 299 millions de dollars EU, selon les données du département.
    Une offre excédentaire sur le marché du phosphate a nui aux prix des engrais l’année dernière et plus tôt cette année. Bien que la forte demande de l’Inde et du Brésil ait contribué à faire monter les prix plus récemment, les gains ont été limités en raison des stocks excédentaires.
    Canadian Nutrien, le plus grand fabricant mondial d’engrais de capacité, a pris une charge de perte au troisième trimestre, invoquant des perspectives à long terme «moins favorables» pour les prix du phosphate et l’offre excédentaire.
    La décision finale du département du commerce est attendue le 8 février, suivie de la décision finale de la Commission du commerce international le 25 mars, avec une dépêche publiée le 1er avril. L’analyste de BMO Marchés des capitaux, Joel Jackson, a déclaré qu’il s’attend à ce que les primes de prix du phosphate aux États-Unis continuent de se maintenir à court terme.
    Il a ajouté que, historiquement, les obligations, si elles sont imposées, n’ont pas changé sensiblement entre les déterminations préliminaires et finales.
    Source : Globalfert, 1 de´c 2020
  • Voici le but de l’agression militaire marocaine contre El Guergarate

    Le Maroc a pris le risque de violer l’accord de cessez-le-feu de 1991 signé avec le Front Polisario, pour amplifier son exploitation économique des territoires sahraouis qu’il occupe illégalement, déplore la journaliste Gabrielle Lefèvre, spécialiste de la question sahraouie.

    La journaliste a expliqué, dans un article intitulé “Sahara Occidental : les armes ou la diplomatie “, publié dans le site d’information, “Entre Les Lignes”, que la route ainsi créée permet de faire passer vers la Mauritanie et le reste de l’Afrique les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés.

    Le 13 novembre, l’armée marocaine a tiré sur des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant une brèche illégale dans le “mur” érigé par le Maroc pour enclaver les territoires sahraouis. “Cette brèche permet la circulation de camions à El-Guerguerat au Sud-Ouest du Sahara occidental, dans la zone tampon prévue par l’accord de cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU”, a rappelé la journaliste basée à Bruxelles.

    Déjà lorsqu’en mars 2001 l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que “la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu”, rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le “trafic commercial ou civil” dans la région.

    Gabrielle Lefèvre a également déploré dans son article, le fait que “le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination, annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis.

    Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées “a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi)”, à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi.

    Citant la France, -qui, en premier sert ses intérêts économiques et militaires au Maroc-, Mme Lefèvre a également évoqué l’Espagne. Ce pays qui était la puissance colonisatrice du Sahara occidental, “a laissé le Maroc s’en emparer illégalement mais il reste légalement la puissance responsable du sort de son ancienne colonie”.

    Elle a rappelé à cet effet, que les intérêts économiques espagnols “priment là aussi sur le droit”, et les intérêts politiques aussi “car l’Espagne entend bien garder sa souveraineté en territoire marocain, de Ceuta et Melilla, vestiges de l’empire colonial et points de passage terrestre entre le Maroc et l’Europe”, et que ceci constituait un autre point de discorde entre les deux pays, “et peut-être un élément du chantage exercé par le Maroc sur l’Espagne”.

    La journaliste a appelé dans son article, l’Union européenne (UE) “qui prétend sans cesse défendre les valeurs onusiennes et le droit international’’, d’”exercer une pression décisive” sur le Maroc, afin de rétablir la légalité internationale. “Elle en a le pouvoir”, estime-elle, “encore faut-il qu’elle en ait la volonté politique”, évoquant “son immense faiblesse” face aux violations meurtrières du droit international par Israël à l’encontre du peuple palestinien, “lui aussi occupé illégalement, lui aussi exploité et brimé, bombardé, séquestré”.(SPS)

    H.R

    Source : Echourouk, 2 déc 2020

  • La guerre est ouverte au Sahara occidental

    Par Mohamed K.

    La guerre au Sahara occidental semble s’inscrire dans la durée. Déclarée zone de guerre et l’annonce de la fin du cessez-le-feu, le territoire sahraoui et toute les régions limitrophes vivent dans une tension extrême. Les combats font rage sur au moins trois positions le long du mur des sables, qui sépare le territoire sahraoui occupé par le Maroc et les zones contrôlées par l’armée sahraouie.

    Dans la région de Guerguerat, à l’extrême sud, non loin de la ville La Guerra, on a observé une forte concentration de troupes royales. En face, les unités avancées du Polisario se tiennent sur le qui-vive. Cette région est considérée comme l’une des plus dangereuses, en raison d’une forte densité de mines implantées par les marocains durant les années quatre-vingts, bien avant l’accord du cessez-le-feu et juste après le retrait des forces mauritaniennes des zones qu’elles occupaient en vertu de l’accord de partage de Madrid en 1975. Depuis le début de l’agression marocaine sur des populations civiles sahraouies qui campaient dans cette zone tampon, Nouakchott a décidé de renforcer le contrôle à ses frontières.

    Des troupes ont été envoyées sur place, des barrages et des check points ont été dressés sur les voies qui mènent vers Nouadhibou, principal port et poumon économique de la Mauritanie. Selon des informations relayées par des sites spécialisés, l’espace aérien du Sahara occidental sera certainement fermé au trafic, en raison d’une forte menace. Des compagnies aériennes sont résolues à changer de couloirs dans leurs dessertes entre des aéroports européens et ceux de l’Afrique de l’ouest, notamment sénégalais, gambiens, guinéens et cap-verdiens.

    Alors que Rabat a imposé le black-out total sur les informations militaires et notamment les annonces sur des décès de militaires, voire de blessés évacués vers des hôpitaux au nord, le Front Polisario continue de diffuser des communiqués sur l’évolution de la guerre. Ainsi, pour le dix-huitième jour consécutif, les cantonnements de l’armée marocaine sont régulièrement ciblés par des tirs intenses. Les forces d’occupation, acculées et sur la défensive, maintiennent difficilement leurs positions.

    La défense sahraouie a souligné, dans son communiqué n18 que “les unités avancées de l’Armée de libération ont bombardé à deux reprises ce lundi des sites dans le secteur de Smara, et ont visé la zone de Ross Sbti dans la région de Mahbes”. Des unités de l’armée de libération sahraouie ont mené des bombardements contre la zone de Kalb Enous dans le secteur de Awsard.

    Sur le plan politique, des observateurs s’étonnent du silence alarmant des Nations-Unies, qui continuent de refuser de prendre des résolutions claires et nettes sur la question et prendre des sanctions après les récentes violations marocaines de l’accord de cessez-le-feu de 1991.

    La journaliste Gabrielle Lefèvre, spécialiste de la question sahraouie a expliqué, dans un article intitulé “Sahara Occidental : les armes ou la diplomatie ?”, publié dans le site d’information, “Entre Les Lignes”, que la route de Guerguerat ainsi créée permet de faire passer vers la Mauritanie et le reste de l’Afrique les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés. Déjà lorsqu’en mars 2001 l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que “la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu”, rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le “trafic commercial ou civil” dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré dans son article, le fait que “le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination, annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale”. Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées “a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi)”, à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi.

    Le Jeune Indépendant, 1 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : La société civile norvégienne demande au gouvernement de soutenir les Sahraouis au Conseil de sécurité de l’ONU


    53 organisations de la société civile norvégienne ont envoyé aujourd’hui une lettre conjointe au ministre norvégien des Affaires étrangères demandant au gouvernement norvégien de soutenir les droits du peuple sahraoui alors que la Norvège doit siéger au Conseil de sécurité de l’ONU à partir du 1er janvier.

    En Norvège, la guerre a de nouveau éclaté au Sahara occidental, un territoire traité par l’ONU comme la dernière question de décolonistion en Afrique. Le peuple du Sahara occidental s’est vu promettre un référencum, qui n’a pas encore été mis en œuvre. Le 1er janvier 2021, la Norvège occupera l’un des sièges à la table du Conseil de sécurité de l’ONU, et une large coalition dans une lettre a demandé aujourd’hui au ministre norvégien des affaires étrangères, Ine Marie Eriksen Søriede, d’utiliser les deux années à venir pour défendre les droits du peuple sahraoui.

    Amog les 53 signataires sont les dirigeants des neuf partis politiques de la jeunesse, ainsi que des groupes de défense des droits de l’homme, des syndicats et des groupes religieux.

    La lettre demande au gouvernement de défendre activement le droit à l’autodétermination et les droits humains du peuple sahraoui.

    «Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées appellent le gouvernement norvégien à adopter une position tout aussi affirmée et claire basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil », écrivent les organisations .

    Voir la lettre entière ci-dessous.

    Les organisations demandent également l’arrêt des exportations de gaz de Norvège vers le territoire occupé, une pratique à laquelle le ministère lui-même exhorte. La semaine dernière, un autre navire de transport de gaz est arrivé au Sahara Occidental occupé avec du gaz de Kårstø, en Norvège. C’est la troisième fois qu’un navire quitte la Norvège avec du gaz pour les intérêts marocains dans le territoire.

    Au Ministre des affaires étrangères, Mme Ine Marie Eriksen Søreide
    ministère des Affaires étrangères

    Oslo, le 1er décembre 2020

    Lettre ouverte: Soutenez le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

    Les organisations soussignées sont profondément préoccupées par la situation non résolue et aggravée au Sahara occidental. Compte tenu de l’entrée de la Norvège au Conseil de sécurité des Nations Unies, nous souhaitons par cette lettre appeler le Gouvernement à défendre activement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Le peuple sahraoui a le droit de décider du statut futur de son pays. Le Sahara occidental est considéré par l’ONU comme la dernière question coloniale non résolue en Afrique, et les revendications du Maroc sur le territoire ont été rejetées par la Cour internationale de justice de La Haye. Pendant trois décennies, l’opération de l’ONU pour un référendum a été stationnée sur le territoire, sans mener à bien le référendum promis.

    Le Maroc n’a jusqu’à présent pas contribué de manière constructive au processus de paix de l’ONU. Il n’y a pas aujourd’hui de pourparlers de paix, après que les envoyés spéciaux proposés ont été rejetés par le Maroc. Au cours des dernières années, Rabat a refusé d’entamer des pourparlers bilatéraux avec l’autre partie au conflit, a expulsé le personnel de l’ONU et a rejeté la possibilité pour la mission de maintien de la paix de l’ONU de rendre compte de la situation des droits de l’homme. Dans le même temps, le Maroc refuse toute solution conforme au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    L’allié le plus proche du Maroc au Conseil de sécurité des Nations Unies, la France, a en pratique paralysé le Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire progresser la résolution pacifique des conflits au Sahara occidental. Le peuple sahraoui est déplacé ou réprimé dans son propre pays.

    Le secrétaire général de l’ONU avait déjà exprimé en 2001 son inquiétude à l’égard du Maroc, qui était sur le point de rompre le cessez-le-feu par la construction d’un poste frontalier sud du Sahara occidental à la Mauritanie. L’exportation de ressources naturelles par le Maroc via le passage frontalier sud a été un élément clé de la tension croissante entre les parties, qui a finalement abouti à une reprise du conflit armé en novembre 2020. Parallèlement, une escalade des arrestations et du harcèlement a lieu contre Des Sahraouis dans le territoire occupé, sans que l’opération onusienne puisse faire rapport, et sans que les rapporteurs spéciaux des Nations Unies aient accès. Le Maroc continue de garder des prisonniers politiques sahraouis.

    Le Maroc est un partenaire important de la Norvège et de l’Europe. Cependant, cela ne doit pas se faire aux dépens du peuple du Sahara occidental et des principes importants du droit international. Il est positif que la Norvège partage l’avis de la Cour de justice de l’UE selon lequel le consentement exprimé du peuple sahraoui est une condition préalable au commerce avec le territoire et que le gouvernement norvégien Pension Fund Global a exclu les entreprises qui exercent des activités sur le territoire en violation des la loi internationale. En 2020, cependant, il est arrivé à trois reprises que du gaz de la mer du Nord ait été exporté de Kårstø pour être utilisé au Sahara occidental, contrairement aux conseils commerciaux du ministère. Nous recommandons au gouvernement de veiller à ce que les exportations de Kårstø vers le Sahara occidental n’aient pas lieu.

    La dernière fois que la Norvège a siégé au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre norvégien des Affaires étrangères de l’époque, Jan Petersen, s’est assuré qu’une lettre était envoyée aux entreprises norvégiennes ayant des intérêts sur le territoire. «La Norvège soutient pleinement le processus de négociation en cours sous les auspices du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de trouver une solution politique à la question de la souveraineté, et évitera d’agir publiquement d’une manière qui peut être considérée comme préjugeant d’un résultat particulier du processus de négociation de l’ONU. ou une reconnaissance de l’occupation », a souligné le ministère aux entreprises de l’époque.

    Il existe un consensus multipartite en Norvège sur le fait que le droit incontestable du peuple sahraoui à l’autodétermination doit être respecté et que la Norvège ne reconnaît pas l’annexion du territoire par le Maroc. Maintenant que la Norvège revient au Conseil de sécurité de l’ONU, les organisations soussignées demandent au gouvernement norvégien d’adopter une position tout aussi affirmée et claire, basée sur le droit international, comme ce fut le cas lorsque la Norvège a siégé la dernière fois au conseil.

    La Norvège doit défendre un ordre mondial fondé sur l’état de droit. Même notre propre sécurité en dépend.

    Les organisations soussignées demandent au gouvernement:

    – Assumer un rôle de premier plan dans la défense des droits de l’homme au Sahara occidental en demandant au Maroc de libérer les prisonniers des droits de l’homme actuellement incarcérés à tort;
    -Prendre des initiatives au Conseil de sécurité de l’ONU pour une surveillance permanente des droits de l’homme au Sahara Occidental et que le territoire soit ouvert aux rapporteurs spéciaux de l’ONU;

    – Rejeter les efforts des alliés du Maroc au Conseil de sécurité de l’ONU pour imposer une solution au conflit qui ne soit pas fondée sur le droit à l’autodétermination;
    -De suivre le bon exemple de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Jan Petersen, en informant activeme nt les entreprises norvégiennes ayant des intérêts au Sahara Occidental sur les conseils commerciaux norvégiens, et demander à tous les exportateurs de gaz norvégien de s’abstenir de vendre à des intérêts marocains dans le territoire occupé;
    – Maintenir la position claire selon laquelle la Norvège ne reconnaît pas l’occupation du territoire par le Maroc.

    Nos associations demandent au Gouvernement d’expliquer quelles initiatives seront prises pour défendre les droits de l’homme et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

    Nous serons heureux de vous fournir de plus amples informations si nécessaire. Une réponse peut être transmise aux 53 associations soussignées via le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, à info@vest-sahara.no.

    Une copie de cette lettre a été envoyée au Comité permanent des affaires étrangères du Parlement norvégien.

    Cordialement,

    Centre jeunesse, chef, Torleik Svelle
    Jeunesse démocrate chrétienne, leader, Edel-Marie Haukland
    Jeunes conservateurs norvégiens, chef, Ola Svenneby
    Red Youth, leader, Alberta Tennøe Bekkhus
    Jeunesse socialiste, leader, Synnøve Kronen Snyen
    La jeunesse du Parti du progrès, président, Andreas Simon Brännström
    La Ligue de la jeunesse ouvrière, dirigeante, Astrid Willa Eide Hoem
    Jeunes Verts de Norvège, porte-parole, Hulda Holtvedt
    Jeunes libéraux de Norvège, chef, Sondre Hansmark

    Changemaker, leader, Embla Regine Mathisen
    Conseil des relations œcuméniques et internationales de l’Église de Norvège, directeur international, Berit Hagen Agøy
    Étudiants conservateurs, chef, Andreas Oftedal
    Jeunesse européenne, président, Knut André Sande
    Forum pour l’environnement et le développement, directrice, Kathrine Sund-Henriksen
    Étudiants FO, animatrice, Iris Jansdottir Nordberg
    Industry Energy Youth, responsable, Charlotte Sæbjørnsen
    Industry Energy, leader, Frode Alfheim
    Commission internationale de juristes – Norvège, directrice, June Solbrække
    Legal Advice For Women (JURK), directeur, Bjørk Gudmundsdottir Jonassen
    Mental Health and Human Rights Info, directrice exécutive, Elisabeth Ng Langdal

    Union nationale des étudiants de Norvège, leader, Andreas Trohjell
    Fédération des étudiants chrétiens de Norvège, secrétaire générale, Aurora Marie Nome

    Norwegian Church Aid, secrétaire général, Dagfinn Høybråten
    Conseil norvégien pour l’Afrique, directeur, Aurora Nereid
    Association humaniste norvégienne, secrétaire général, Trond Enger
    Norwegian Humanist Youth, leader, Øistein Sommerfeldt Lysne
    Association norvégienne pour la paix, présidente, Irene Elise Hamborg
    Norwegian People’s Aid, secrétaire générale, Henriette Killi Westhrin
    Jeunesse rurale norvégienne, responsable, Inger Johanne Brandsrud
    Union norvégienne des gens de mer, chef, Johnny Hansen
    Forum social norvégien, présidente, Oda Sofie Heien Larsen
    Fonds d’assistance internationale pour les étudiants et universitaires norvégiens, dirigeante, Sunniva Folgen Høiskar
    Syndicat norvégien des travailleurs généraux, dirigeante, Anita Johansen
    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux – Jeunesse, leader, Mats Monsen

    Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux, président, Mette Nord

    Syndicat norvégien des éducateurs sociaux et des travailleurs sociaux (FO), leader, Mimmi Kvisvik

    Operation Day’s Work, responsable, Sunniva Maria Roligheten
    Presse, leader, Lea Mariero
    Re: Act, chef, Sofie Patzke

    Solidarity Youth of Norwegian People’s Aid, responsable, Thea Tveter Lysvik
    Stephen Alliance International, secrétaire général, Edward Charles Brown
    Le syndicat des électriciens et des informaticiens, dirigeant, Jan Olav Andersen

    Association norvégienne des jeunes aveugles et malvoyants, président, Kristoffer Lium

    Le Syndicat norvégien de la fonction publique (NTL), président, Kjersti Barsok

    Le Syndicat norvégien des travailleurs de l’alimentation et des secteurs connexes Jeunesse, dirigeante, Masja Krogh

    Le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental, directeur, Erik Hagen

    La Fondation Rafto, directeur exécutif, Jostein Hole Kobbeltvedt
    La Fédération unie des syndicats, président, Jørn Eggum
    Le YWCA-YMCA, directeur, Fredrik Glad-Gjernes
    Syndicat des employés du commerce et des bureaux, leader, Christopher Beckham

    Association des Nations Unies de Norvège, Secrétaire générale, Anne Cathrine da Silva

    Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, dirigeante, Liss Schanke
    Jeunes contre l’UE, Leader, Frankie Solberg Rød

    Source : Comité de soutien au Sahara Occidental, 1 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,

  • Sahara Occidental : Quand le Maroc était contraint de reconnaître la RASD

    Fier de ses relations avec la France et l’Union Européenne, le Maroc a quitté l’OUA pour protester contre sa reconnaissance de la République Arabe Sahraouie Démocratique.

    Irrité par le soutien constant de l’Union Africaine au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, il demande à la France de mobiliser ses pays satellites en vue d’amener l’organisation panafricaine à expulser la RASD.

    Après avoir essuyé un échec retentissant dans leur entreprise, ses alliés de la Françafrique lui conseillent de s’adhérer à l’UA pour mieux mener leur plan depuis l’intérieur de l’organisation. Seul bémol, le Maroc doit reconnaître la Charte de l’Union Africaine dont la RASD est membre fondateur. C’est ainsi qu’il a été contraint de reconnaître l’Etat sahraoui. En témoigne le décret royal que Mohamed VI a personnellement signé, officialisé de son sceau, portant explicitement la mention République Srabe Sahraouie Démocratique.

    Donc, le Maroc reconnaît officiellement un Etat africain qui a droit a signer des traités de défense commune avec l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, les trois puissances du continent africain. Le Makhzen n’a qu’à bien se tenir parce que la tournure des événements révèle la création de nouvelles alliances qui risquent de secouer le trône de Sa Majesté.

    Tags : Sahara Occidental, Polisario, Maroc,

  • Sahara Occidental : “Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies”

    LA JOURNALISTE GABRIELLE LEFÈVRE EST FORMELLE : Le Maroc a violé le cessez-le-feu pour spolier davantage les ressources sahraouies

    La journaliste a expliqué, dans un article intitulé « Sahara occidental : les armes ou la diplomatie ? », que la route ainsi créée permet de faire passer, vers la Mauritanie et l’Ouest de l’Afrique, les camions chargés des ressources pillées en territoires occupés sahraouis. Le 13 novembre, l’armée marocaine a tiré sur des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement devant une brèche illégale dans le « mur » érigé par le Maroc pour enclaver les territoires sahraouis. « Cette brèche permet la circulation de camions à El-Guerguerat au Sud-Ouest du Sahara occidental, dans la zone tampon prévue par l’accord de cessez-le-feu de 1991 entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide de l’ONU », a rappelé la journaliste basée à Bruxelles.

    Déjà lorsqu’en mars 2001, l’armée marocaine a tenté de construire une route goudronnée à travers la zone tampon d’El-Guerguerat vers la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie, l’ONU avertit le Maroc que « la construction envisagée posait des problèmes délicats et que certaines des activités entreprises pourraient contrevenir l’accord de cessez-le-feu », rappelle la journaliste. L’ONU n’a alors soulevé aucune question concernant le « trafic commercial ou civil » dans la région. Gabrielle Lefèvre a également déploré, dans son article, le fait que « le Maroc a tout fait pour empêcher ce processus d’autodétermination d’aller à son terme , annexant par la force la plus grande partie du territoire sahraoui, érigeant un mur totalement miné, réduisant la population sahraouie à un statut de réfugiée dans son propre territoire et en Algérie qui accueille et soutient depuis des décennies des milliers de Sahraouis aidés par l’assistance internationale ».

    Pendant ces années, le commerce des ressources ainsi spoliées « a contribué à l’économie marocaine exclusivement (et notamment à la fortune personnelle du roi) », à la grande satisfaction de pays européens, a-t-elle poursuivi. Citant la France, qui, en premier sert ses intérêts économiques et militaires au Maroc-, Mme Lefèvre a également évoqué l’Espagne. Ce pays qui était la puissance colonisatrice du Sahara occidental, « a laissé le Maroc s’en emparer illégalement mais il reste légalement la puissance responsable du sort de son ancienne colonie ». Elle a rappelé à cet effet, que les intérêts économiques espagnols « priment là aussi sur le droit », et les intérêts politiques aussi « car l’Espagne entend bien garder sa souveraineté en territoire marocain, de Ceuta et Melilla, vestiges de l’empire colonial et points de passage terrestre entre le Maroc et l’Europe », et que ceci constituait un autre point de discorde entre les deux pays, « et peut-être un élément du chantage exercé par le Maroc sur l’Espagne ».

    La journaliste a appelé dans son article, l’Union européenne (UE) « qui prétend sans cesse défendre les valeurs onusiennes et le droit international », d’ »exercer une pression décisive » sur le Maroc, afin de rétablir la légalité internationale. « Elle en a le pouvoir », estime-t-elle, « encore faut-il qu’elle en ait la volonté politique », évoquant « son immense faiblesse » face aux violations meurtrières du droit international par Israël à l’encontre du peuple palestinien, « lui aussi occupé illégalement, lui aussi exploité et brimé, bombardé, séquestré ».

    Citant l’exemple de la Syrie et de l’Afghanistan, -attaqués par les États-Unis et des pays européens pour protéger des intérêts purement économiques-, Mme Lefèvre, estime que « notre monde décimé par une pandémie grave, à l’économie mondiale déstabilisée par cette catastrophe sanitaire », ne peut autoriser des conflits armés dont souffrent des populations civiles prises en otage.
    Mokhtar Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 2 déc 2020

    SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #WesternSahara



  • Sahara Occidental : Non à la guerre, oui au référendum

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Non à la guerre, oui au référendum

    Plus de 100 Sahraouis ont planté et construit des tentes dans la partie démilitarisée de Guerguerat le 20 octobre. Une action de résistance civile non violente pour exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines; d’appeler à la tenue d’un référendum par la MINURSO; et dénoncer une brèche illégale que le Maroc a ouverte dans le mur de séparation, agissant délibérément contre l’accord de cessez-le-feu militaire numéro un de 1991 entre le Polisario et le Maroc signé sous les auspices des Nations Unies Uni. La manifestation a duré 23 jours.

    En réponse à cette action civile et non violente, le 13 novembre, une unité de l’armée marocaine a ouvert trois nouvelles brèches dans le mur, à l’ouest de Guerguerat, avec pour mission de disperser les manifestants. Cette action a conduit à une nouvelle violation du cessez-le-feu convenu. Ainsi, le Front Polisario – mouvement de libération nationale sahraoui – a répondu en attaquant les postes militaires marocains le long du mur qui divise le Sahara occidental.

    Le peuple sahraoui des différentes villes du Sahara occidental s’est mobilisé pour dénoncer l’agression marocaine contre les manifestants et réclamer un Sahara libre. Le Maroc, pour sa part, a accru son déploiement militaire et policier, réprimant toutes les mobilisations dans les différentes villes des territoires occupés et provoquant des incidents violant les droits humains fondamentaux: harcèlement et abus des journalistes sahraouis, persécution des militants et le blocage de leurs maisons, des détentions irrégulières qui maintiennent les gens dans l’isolement et un recours disproportionné à la force pour disperser les manifestations.

    Face à cette situation, de Novact:

    NOUS DÉNONCONS l’agression marocaine contre les manifestants non violents dans la région de Guerguerat et la violation qui en a résultée de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991.

    Nous exigeons une clarification des responsabilités pour les violations des droits de l’homme que les forces militaires marocaines commettent ces jours-ci contre les civils sahraouis dans les territoires occupés, ainsi que la surveillance policière que le Maroc impose aux militants sahraouis. À certaines occasions, empêcher les militants de quitter le territoire, comme cela s’est produit dans le cas de la défenseuse des droits humains Aminatou Haidar qui s’est vu refuser l’embarquement aux îles Canaries depuis El Aaiun occupée mercredi dernier 18 de novembre. Mais aussi sur la base d’arrestations arbitraires à l’arrivée dans le pays, comme cela est arrivé à la militante Sultana Khaya à l’entrée de Boujdour, alors qu’elle rentrait d’Espagne.

    NOUS DEMANDONS à la communauté internationale une action urgente face à la situation désastreuse au Sahara occidental et aux conséquences possibles de la reprise d’un conflit armé dans la région. L’Organisation des Nations Unies doit assumer son rôle dans ce conflit et veiller à ce que le référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui déjà convenu se tienne le plus tôt possible conformément à ses résolutions.

    NOUS APPELONS la responsabilité de l’Etat espagnol (l’Espagne est toujours la puissance administrative du Sahara Occidental) et nous appelons à son intervention pour que le droit international soit respecté et que le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui soit organisé.

    De notre côté, nous continuerons d’œuvrer, avec nos partenaires sahraouis, à dénoncer les violations des droits de l’homme et l’appropriation illégale des ressources naturelles au Sahara occidental. Nous continuerons également à soutenir les organisations et militants sahraouis qui se sont engagés dans des stratégies de lutte non violente et de défense civile comme outil de transformation sociale du conflit. Nous continuerons de nous joindre aux manifestations et actions nationales et internationales qui témoignent de leur solidarité avec le Sahara occidental pour parvenir à un cessez-le-feu, comme un pas vers une paix juste, sans répression ni occupation.

    Nous réitérerons clairement : “Non à la guerre, oui au référendum”.

    Source : novact.org

    SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Les Emirats menacent, l’Algérie riposte!

    Le conflit que le Maroc vient de déclencher au Sahara occidental, à l’instigation des Emirats, ferait-il écho à l’excès de fièvre pro-Israel d’Abou Dhabi?

    On sait que tout a commencé avec l’ouverture d’un consulat émirati au Sahara, puis l’occupation militaire de Guerguerat, zone tampon avec en toile de fond la rupture de la trêve avec le Front Polisario. Le site Maghreb Intelligence estime que juste avant les Emirats avaient menacé l’Algérie et que celle-ci avait bien répondu à ces menaces.

    Le site d’information Maghreb Intelligence fait allusion à de vives tensions éclatées entre l’Algérie et les Emirats Arabes Unis après les critiques directes des dirigeants algériens contre le compromis entre Abou Dhabi et Tel-Aviv. Ces critiques auraient même provoqué la panique à Abou Dhabi et des menaces ont fusé dans la foulée. En effet, ” le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a récemment pointé du doigt les EAU pour la normalisation des relations avec Tel-Aviv, ce qui n’a guère plu aux Emiratis” dont le rôle dans le dossier libyen n’a pas non plus été apprécié par Alger.

    Al-Quds Al-Arab reprend cette information à sa manière et le met au goût de ses tendances “Frères musulmans”. Selon lui, la colère d’Abou Dhabi viendrait du fait qu’Alger aurait choisi de se rapprocher de la Turquie et de sa position en Méditerranée. Mais à vrai dire, c’est la ligne anti-israélienne des Algériens, leur soutien irréfragable à la cause palestinienne qui se trouve à l’origine des agissements émiratis au Sahara-occidental, zone considérée comme profondeur stratégique algérienne. Les tensions entre les deux pays se sont d’ailleurs intensifiées à la suite des remarques d’Abdelmajid Tebounne sur les pays qui “se sont résignés à un compromis avec Israël”, l’allusion allant évidemment droit vers les EAU : ” Aussitôt après, les canaux diplomatiques officieux des EAU auraient envoyé un message de menace et de colère à Alger. Abdelmadjid Tebboune a condamné en effet et à plusieurs reprises la normalisation des relations avec le régime d’Israël, en soulignant que le peuple et le gouvernement algériens “soutiendraient le peuple palestinien, ses aspirations et sa résistance contre le régime d’occupation”.

    La menace du prince héritier des EAU, Mohammed ben Zayed serait même parvenu au président Tebboune par l’intermédiaire de l’ancien attaché militaire algérien et chef de la sécurité intérieure du pays, le général Al-Ghani Rachedi.

    « Abou Dhabi a déclaré ne pas hésiter même une seconde à imposer des sanctions économiques et politiques à l’Algérie, dans le cas où celle-ci continue de s’opposer aux politiques des EAU », selon ce message que cite Maghreb Intelligence qui poursuit : ” Abou Dhabi a menacé de suspendre sa coopération économique et bilatérale avec Alger, dans le cas où Alger continue les politiques qu’Abou Dhabi estime « anti-émiraties ».

    Dans cette même ligne, les médias algériens rapportent la toute récente décision des Emirats d’interdire l’entrée des ressortissants algériens sur le sol emirati; Une interdiction que l’Ami golfien d’Israël étend à quelques autres pays, sans doute dans l’espoir d’appuyer Tel-Aviv dans sa quête de survie au Moyen-Orient et au Maghreb. «Conformément à la dernière circulaire publiée par le service de l’immigration, les demandes de visa d’entrée au pays, y compris les visas de travail, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre pour les nationalités des pays suivants : Yémen, Syrie, Irak, Libye, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Liban, Kenya, Tunisie, Algérie, Turquie et Iran», affirment les médias algériens.

    “Cette décision est un avertissement : l’Algérie figure au nombre des pays souverains qui ne se soumettront jamais au diktat du sionisme. Depuis que la mèche est allumée au Sahara, il n’est plus permis d’hésiter. Alger devra couper les ponts avec le Cheval de Troie que sont les Emirats, leur retirer le contrôle de ses ports. Mohamed Ben Zayed a essayé de faire pression sur l’Algérie au début de l’année par le biais des dossiers économiques, les Emirats espéraient pouvoir avoir la haute main sur l’économie algérienne, nourrissant de grandes ambitions dans le pays, notamment à travers les sociétés de tabacs et de gestion des ports, ainsi que leur médiation avec les Allemands pour le montage des véhicules militaires et civils, mais le ministère de la Défense algérien a repoussé cette entreprise hégémonique émiratie. Désormais c’est dans le sens de la normalisation avec Israël qu’Abou Dhabi conduira ses pression et la sortie “saharouie” est une dérive fort dangereuse puisque l’affaire vise directement la profondeur stratégique de l’Algérie”, estime Kaanani Moghadam, l’analyste et spécialiste iranien du Maghreb.

    Source : ParsToday, 24 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara Sahara Occidental, Polisario, Maroc, Western Sahara,