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  • AGRESSION MAROCAINE : Les ambitions du Makhzen sur la Mauritanie mises à nu

    Le ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement sahraoui, Hamada Selma, a mis en garde contre «les visées expansionnistes» du Maroc dans la région, affirmant que l’occupation marocaine ne respecte pas l’acte constitutif de l’Union africaine (UA) en vertu duquel les États membres s’engagent à respecter les frontières héritées du colonialisme.

    Selma a souligné que « le Maroc, agissant en complicité avec certains pays extérieurs à la région, veut annexer des régions » frontalières du Sahara occidental. D’autant, a-t-il dit, le Maroc «n’aurait pas mené son agression militaire à El Guerguerat sans le feu vert de ses alliés ». Il a rappelé que « la politique expansionniste du Maroc dans la région n’est pas nouvelle » et a estimé que le nouveau mur de sable que le Maroc édifie à proximité de la frontière avec la Mauritanie est une « preuve concrète des ambitions du Maroc dans la région. ».

    Le porte-parole du gouvernement sahraoui a estimé d’autre part que le Maroc, à travers son agression militaire à Guerguerat, veut aussi annexer et étendre son occupation coloniale à la localité sahraouie de la Guera et au port mauritanien de Nouadhibou, poumon économique de la Mauritanie.
    Selon le responsable sahraoui, le Maroc aspire à travers l’emprise de ce qu’il appelle «le passage économique d’El Guerguerat» à vider les ports de Nouadhibou et Nouakchott en Mauritanie et à dominer la voie de transit des marchandises en provenance de l’Union européenne notamment. Les ambitions territoriales du Maroc sur la Mauritanie ne datent pas d’aujourd’hui, le Makhzen a mis longtemps à reconnaitre l’indépendance de la Mauritanie s’étant même opposé à son adhésion à la Ligue arabe.
    Aujourd’hui encore certains dirigeants du parti marocain l’Istiqlal agit par le makhzen revendique la Mauritanie. Pourtant, au lendemain de l’indépendance de son pays en 1957, le roi Mohamed V avait reconnu officiellement que le Maroc a recouvré sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, soit une reconnaissance des frontières héritées de l’occupation française. Mais le Maroc qui se veut un pays tête de pont entre le Maroc et l’Europe, alors qu’il n’est que l’instrument de la domination économique néocoloniale de l’ouest africain n’a jamais enterré ses ambitions expansionnistes, faisant fi de la charte de l’Union africaine à laquelle il a adhéré.

    Pour la petite histoire, en ratifiant cette charte le Maroc a reconnu officiellement la Rasd dont il occupe une partie du territoire.
    Selon un expert politique de la région, le Maroc est « menace d’insécurité et d’instabilité en raison de cette doctrine expansionniste, soutenu par ses alliés qui lui apportent en plus du soutien financier, la protection et la bienveillance au sein du Conseil de sécurité de l’Onu . » Ce qui explique sa volonté d’être le relais d’intérêts économiques et stratégiques notamment français vers l’Afrique de l’Ouest». D’où son acharnement à adhérer à la CEDEAO et l’opposition ferme à ce projet du Nigéria.

    À ce propos la visite officielle du chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum et la relance d’ambitieux projets notamment le gazoduc algéro-nigérian et l’aboutissement de la transsaharienne vers Lagos a fait paniquer certains conseillers de Mohammed VI, qui lui ont vendu le mirage d’un gazoduc nigérian passant par le Maroc. Des projets mirifiques anéantis par l’offensive militaire générale des combattants sahraouis contre la ceinture de défense marocaine au Sahara occidental en passe de devenir une passoire.
    M. Bendib

    Le Courrier d’Algérie, 29 nov 2020

  • Le vrai visage du Makhzen

    Si l’on dit généralement qu’une image vaut mieux que mille discours, la réalité que nous délivre celle que nous avons devant les yeux est on ne peut plus claire. Elle nous permet sûrement de mesurer l’abîme entre le discours des officiels marocains et le drame que vivent les Marocains au quotidien, hommes ou femmes, sous l’emprise du MakhzenConsidérons l’image ci-dessus – une scène d’horreur qui a eu lieu, il y a quelques jours, dans le quartier d’une grande ville marocaine – et essayons de voir et comprendre de quoi il s’agit exactement.

    C’est un flic marocain, bien nourri et habillé – marques distinctives, dans le pays du Makhzen d’un rang bien élevé dans la hiérarchie – qui est en train de frapper a mort, sur la place publique, au vu et au su de tout le monde, une femme sans aucun égard ni considération ni pour son âge ni pour le petit bébé qu’elle essaie désespérément de retenir sur son dos pour le mettre a l’abri des coups du furieux flic et lui éviter chute dommageable sur le sol
    Il y a quelques années, Mohamed VI, le nouveau roi fraîchement installé sur le trône acceptait, sous la pression amicale de Jacques Chirac de promulguer une nouvelle Moudawana (code civil) que la France et l’Espagne, entre autres, considéraient comme l’inauguration d’un nouvel âge pour la femme arabe et musulmane marocaine.
    Il y a quelques mois, et dans le cadre du Conseil des droits de l’homme a Genève, plusieurs pays occidentaux n’hésitaient pas à féliciter les représentants du Makhzen, venus en force participer à la session, pour les progrès accomplis par le gouvernement marocain dans le cadre du respect et la sauvegarde des droits de l’homme et de la femme marocains.
    A quand la fin de l’hypocrisie et la reconnaissance d’une réalité qui participe pourtant de l’évidence pour tous, à savoir que le régime du Makhzen n’est, par nature et par essence, que l’expression d’un déni flagrant des droits et des libertés les plus élémentaires.
    Et que c’est cela le vrai visage du Makhzen et non celui idyllique que les autorités marocaines, avec la complaisance de certaines officines occidentales de propagande, essaie de promouvoir sur le plan international.
    Source : Sahara Occidental Opinions, 02.06.08
  • Sahara Occidental : La RASD, l’ONU et ses responsabilités

    par Boudjemâa Haichour*


    Les troupes marocaines viennent de lancer sous les yeux de la Minurso considérée comme force d’interposition de l’ONU, une opération militaire dans la zone tampon de Guerguerat. Le cessez-feu qui a été signé en septembre 1991 après seize ans de guerre, sous l’égide de l’ONU n’a pas été respecté par la partie marocaine par l’entrée des forces militaires marocaines contrôlée par les casques bleus de la Mission des Nations unies au Sahara occidental.

    Ce en quoi le Polisario considère que cette situation est « une agression flagrante, à laquelle la partie sahraoui répliquera énergiquement, en légitime défense en défendant sa souveraineté nationale et par voie de conséquence signifierait également la fin de l’accord de cessez-le-feu et enclenchera une nouvelle guerre dans toute la région». C’est pourquoi «la RASD tient également les Nations unies et le Conseil de sécurité en particulier, pour responsables de la sûreté et la sécurité des civils sahraouis».

    Le peuple sahraoui à la seule décolonisation bloquée

    Le référendum prévu qui a été sans cesse repoussé par Rabat en raison d’un différend avec le Polisario sur la composition du corps électoral et le statut du territoire a retardé le processus onusien du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par l’entêtement du Makhzen à vouloir garder dans l’instabilité et la sécurité du vivre-ensemble des peuples de la région. L’Algérie et la Maurétanie ont appelé les deux parties et exhorté les deux camps à faire preuve de retenue en appelant à l’arrêt immédiat des opérations militaires en attendant la réunion du Conseil de sécurité pour mettre fin à la dilapidation des richesses du peuple sahraoui (exploitation du minerai du phosphate et des eaux poissonneuses sahraouies de l’Atlantique) par les contrats que signe le Maroc avec des sociétés étrangères sur une terre qui n’est pas la sienne.

    Dans ce contexte de la pandémie où l’humanité souffre, les peuples les plus affectés par le coronavirus, n’arrivent pas à se prendre en charge et vivent des aides humanitaires tel le peuple sahraoui. A l’aube de la nouvelle administration américaine où Joe Biden se prépare, on apprend la nomination le 23 Novembre 2020 du futur Secrétaire d’Etat en la personne de d’Anthony Blinken par le Président élu Joe Biden. Il est le bras droit pendant vingt ans et membre de sa campagne électorale en 2008 et conseiller en politique étrangère durant celle de 2020.

    Diplômé de Harvard et de la Colombia Law School, Antony Blinken est un francophone pur avoir passé son Bac en France alors qu’il habitait avec sa famille avant de retourner aux Etats-Unis. Il a occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de vice- Président Joe Biden durant la présidence de Barack Obama entre 2009 et 2013 avant de rejoindre le poste de Secrétaire d’Etat-adjoint entre 2015 et 2017.

    Guterres-Blinken ou la fin du conflit maroco-sahraoui?

    C’est dans cette période que Blinken avait visité en Juillet 2016 L’Algérie. Il fut reçu par de nombreux ministres et des membres de la Société civile. Il a évoqué plusieurs sujets dont on a retenu le rôle de leadership de l’Algérie dans la région. Sensible aux questions d’indépendance, il sera à l’écoute pour activer une solution pacifique, négociée dont l’enjeu principal est la décolonisation.

    Sans anticiper sur l’avenir, Il sera attendu sur les questions de paix dans la région du Maghreb et du Sahel en ce qui concerne notamment le droit des peuples à l’autodétermination notamment le dernier peuple à n’avoir pas été décolonisé celui du Sahara occidental. L’Algérie et les Etats-Unis connaissent entant que peuples le mouvement d’indépendance dans leur droit à l’autodétermination.

    Le partenariat stratégique entre les deux pays seront certainement abordés dans le futur proche en terme économique, culturel et géopolitique pour achever le processus de décolonisation au Sahara occidental et renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans la partie du Sahel. L’Algérie mettra son expertise dans ce cadre. Elle reste convaincue de nouvelles perspectives s’ouvriront dans les relations internationales.

    Le terrorisme transnational se déploie dans toute la région. Dans un tel climat de méfiance réciproque où les bruits de bottes risquent de créer une menace réelle pouvant aboutir à une conflagration régionale. L’ONU doit précipiter le processus référendaire au Sahara occidental. Se pose alors la gestion du problème migratoire qui est symptomatique de l’antagonisme crée par le Maroc consciemment entretenu notamment au Sahara occidental.

    Le défi une fois la question sahraouie réglée, sera la construction du Maghreb des peuples pour en faire une zone de prospérité partagée et d’intégration économique en un groupement régionale voisin de la rive Nord. Le Maghreb et l’Union Européenne trouveront la solidarité dans un développement intégré nécessaire pour ne pas basculer ni dans la violence ni même dans l’émigration clandestine.

    Cette nouvelle agression marocaine à Guergurete est une provocation pour saper le processus référendaire décidé pourtant par l’ONU qui ne se donne pas les moyens de faire appliquer la légalité internationale qu’elle est supposée incarner. C’est sur fond de tension continue que la région doit faire face à de nombreux défis sécuritaires.

    Les impératifs de légitime défense sont posés par le Polisario qui accuse le Maroc de vouloir «marocaniser» son territoire. Encore une fois, l’affaire du Sahara occidental ne peut en aucun cas constituer un «casus belli» entre l’Algérie et le Maroc. Quel que soit l’équilibre stratégique dans la région, la France, l’Espagne et les Etats Unis peuvent ramener les belligérants à de bonnes intentions dans l’esprit des résolutions des Nations unies pour le règlement définitif à ce conflit. Situation qui tarde à trouver l’issue aux peuples du Maghreb à vivre en paix et en harmonie.

    Il faut que le pays frère du Maroc cesse de tourner le dos aux résolutions des Nations unies quant à l’autodétermination du peuple Sahraoui, légitime exigence imposée par la Communauté international.

    *Chercheur Universitaire-Ancien ministre – Ancien parlementaire aux affaires étrangères

    Le Quotidien d’Oran, 26 nov 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Les Sahraouis en ont assez d’attendre un «mirage» promis par l’ONU

    Kamal Fadel, représentant du Front Polisario en Australie, a indiqué que les Sahraouis en ont assez d’attendre un «mirage» promis par l’ONU en référence au référendum d‘autodétermination, alors que la communauté internationale est accusée de n’avoir apporté aucune réponse à la violation du cessez-le-feu par le Maroc à El Guerguarat au sud-ouest du Sahara occidental.

    Interrogé par Middle Est Eye (MEE), sur «l’insistance du Maroc à maintenir le statu quo au Sahara occidental», Fadel répond que cela entre dans la «stratégie de Rabat, qui donne également l’impression d’un processus politique en cours et qui mise sur le temps pour enraciner l’occupation, utiliser les ressources et créer des faits sur le terrain». «Mais les Sahraouis sont bien conscients de cette stratégie et ne vont pas s’y laisser prendre une fois de plus», ajoute Fadel, soulignant que «les Sahraouis en ont assez d’attendre dans le désert un mirage promis par l’ONU qui s’éloigne avec le temps».

    Le Polisario, qui réclame l’indépendance du Sahara occidental, a dénoncé une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de 1991 en déclarant un retour à la lutte armée, pour la deuxième fois depuis sa création en 1973.Kamal Fadel relève que l’accord militaire signé entre le deux partis au conflit, le Front Polisario et le Maroc, stipule que «toutes les infractions sont considérées comme une rupture de l’accord lui-même et de l’esprit du plan de paix». «L’accord militaire n 1 établit une zone tampon de 5 kilomètres de large au sud et à l’est du mur de sable marocain, où l’entrée des troupes ou d’équipement par les deux parties, par voie terrestre ou aérienne, et l’utilisation d’armes dans ou contre ces zones sont interdites en tout temps et constituent une infraction», explique Fadel à MEE, un site d’informations spécialisé dans les questions du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

    La reprise de la lutte armée par le Polisario a été largement saluée par la population sahraouie. Des décennies d’impasse ont épuisé la population, aucun envoyé spécial de l’ONU n’a pu se rendre au Sahara occidental depuis plus d’un an maintenant, commente Middle East Eye.Pendant ce temps, le Maroc essaie d’atténuer l’impact des opérations du Polisario le long du mur, en ayant recours à un tapage médiatique, alors que les tensions sont toujours vives une semaine après le lancement de son agression militaire pour tenter de rouvrir une brèche illégale dans la zone tampon .

    Pour Jacob Mundy, assistant professeur à l’université de Colgate et coauteur d’un ouvrage sur le Sahara occidental, cité par MEE, la récente agression militaire du Maroc dans la zone tampon n’est pas la première .»Le Maroc a commencé à construire une route goudronnée pour relier Guerguerat à la Mauritanie en 2016, ce qui fut l’une des plus significatives infractions au cessez-le-feu de l’ONU constatée en plusieurs décennies, et le Maroc n’a pas été sanctionné par le Conseil de sécurité pour cela». «Le Maroc a agi plus ou moins en impunité depuis l’invasion du Sahara occidental tenu par les espagnols en 1975 «, relate Jacob Mundy, qui souligne que ces dernières années, le Maroc a stoppé le processus de paix et n’a pas subi la «moindre conséquence pour avoir mis dans l’impasse et empêché le travail des deux précédents envoyés du secrétaire général de l’ONU» .

    Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental dispose d’importantes réserves de «pétrole offshore» et ressources minérales. Le Maroc n’a pas cessé d’exploiter les ressources naturelles du territoire non autonome, tandis que la moitié de sa population attend un référendum d’autodétermination. Stephen Zunes, auteur et professeur de sciences politiques à l’université de San Francisco, a déclaré à MEE que la solution au conflit au Sahara occidental est «entre les mains de la France et des Etats-Unis».

    Alors que les combats continuent à el Guerguarat, la communauté internationale n’a apporté «aucune véritable réponse pour endiguer la situation née de la violation du cessez-le-feu par le Maroc, qui a lancé une agression militaire contre les civils sahraouis», déplore-t-il. La France, principal soutien du Maroc, s’est contentée, a-t-il dit, de demander un «retour aux pourparlers de paix sans exercer de pression particulière», a-t-il indiqué.

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Les faux espoirs de Jean-Yves Le Drian

    Dans une réunion de la Commission des Affaires Étrangères Française, le député Jean-Paul Le Coq a posé aux ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian la question suivante:

    L’amitié franco-marocaine que je souhaite sincèrement ne doit pas vous aveugler. Vous ne devez pas vous limiter aux seuls options que propose la diplomatie marocaine ni épouser ses intérêts dans cette zone. Etra franc en amitié, c’est la base de la confiance mutuelle. Vous savez bien que l’immobilisme diplomatique favorise la colonisation de peuplement en faveur du Maroc et, en même temps, produit le germe de reprise de la guerre. Parce que, comme pour la Palestine, comme pour l’Arzat, le statu quo favorise l’occupant. Et comme pour l’Arménie, le statu quo favorise la guerre. L’immobilisme du Conseil de Sécurité, à cause de l’attitude de la France, est coupable d’avoir laissé tomber depuis 45 ans le peuple sahraoui. Le multilatéralisme c’est le droit international, rien que le droit international et tout le droit international. Alors, M. le ministre, au nom de l’amitié franco-marocaine, allez-vous enfin choisir le chemin du droit international pour la résolution de ce conflit? Allez-vous faire en sorte qu’une sortie de crise soit envisagée sous la surveillance du Conseil de Sécurité en instaurant ce référendum d’autodétermination promis depuis 1991? S’il fallait poursuivre l’argumentation, sachez que les ressources, les phosphates, le poisson, les marchés publics, le tourisme, les ressources économiques du Sahara Occidental, qui sont nombreuses, attirent les entreprises étrangères dont les entreprises françaises et le Sahara Occidental est un territoire au statut juridique particulier et le droit pénal français pourrait contrarier la stratégie des acteurs privés (art 461, 26 du code penal qui réprime sévèrement le crime de colonisation par peuplement). Ce travail vise à définir si des entreprises transnationales françaises peuvent être coupables de ce crime. Une questiom, en effet, pour obtenir le crime de colonisation par peuplement, il faut qualifier le Sahara Occidental de territoire occupé? C’est fait. Et démontrer que cette occupation découle d’un conflit armé international? C’est fait. Et donc, le défi qui va nous occuper dans les prochaines semaines c’est l’imputation de crime aux enterprises, il s’agit de montrer en quoi des entreprises françaises pourraient constituer matériellement une colonisation par peuplement ou complicité de celles-ci. Ce travail juridique commence, il a déjà porté ses fruits et peut-être va-t-il enfin éclairer la diplomatie française?.

    Réponse de M. Le Drian :

    M. Le Coq, je connais votre attachement à la situation au Sahara Occidental. Ce que je ne partage pas dans vos propos c’est que vous considérez que, finalement, tout ça c’est la faute de la France. Il faut quand même pas exagérer. Nous sommes membre du Conseil de Sécurité, nous ne sommes pas les seuls, et je crois que ça serait vraiment de l’ingérence. Je sais que vous êtes opposé à l’ingérence, que nous soyons nous-mêmes les acteurs d’une relation compliquée entre le peuple sahraoui, le Maroc et l’Algérie. Ce sur quoi je suis d’accord avec vous vous c’est qu’il est temps qu’il y ait un processus de paix qui se mette en oeuvre et que le fait que l’ancien président allemand qui a dû renoncer à sa mission pour des raisons de santé, il est temps qu’il soit remplacé pour reprendre un processus de paix parce que s’il n’y a pas de processus de paix alors ça devient conflictuel. Sur ce point, je suis d’accord avec vous.

    Le chef de la diplomatie française vient de démontrer qu’il n’a rien compris de la décision sahraouie de reprendre les armes. Parce que même la nomination d’un nouvel envoyé n’arrêtera pas la guerre. Après 29 ans de faux processus , les sahraouis ont compris qu’il n’y aura pas de solution avec le silence des armes. Le seul élément susceptible de mettre fin aux hostilités c’est la fixation d’une date pour le référendum qui devra être précédé d’un retrait total de l’armée marocaine du territoire en vue de garantir un référendum libre et sans aucune contrainte.

     

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Le Maroc empêche le mariage de deux journalistes sahraouis

    MAROC: DANS UN CONFLIT CHAUFFÉ, LA JOURNALISTE DU SAHARAWI NAZHA ELKHALIDI ET SON FIANCÉ SONT SOUS L’ARRESTATION A DOMICILE ET LEUR MARIAGE REPORTÉ PAR LES AUTORITÉS MAROCAINES.

    24 novembre 2020, Sahara occidental – La journaliste Nazha ElKhalidi et son fiancé ont été assignés à résidence et leur mariage reporté par les autorités marocaines. La Coalition pour les femmes dans le journalisme demande leur libération immédiate.

    La journaliste et défenseuse des droits humains Nazha ElKhalidi est assignée à résidence depuis le 21 novembre. La journaliste a été arrêtée par les services de sécurité marocains en raison de sa couverture des violations des droits humains commises par les autorités marocaines au Sahara occidental.

    Elle a récemment noté et signalé la répression de la liberté d’expression par les autorités marocaines au Sahara occidental. Plus tard, son fiancé, journaliste et cofondateur d’Equipe media, Ahmed Ettanji, a également été assigné à résidence. Le couple se préparait pour leur cérémonie de mariage avant qu’elle ne soit reportée par les autorités marocaines.

    Les autorités marocaines ont affirmé que cette mesure faisait partie de leurs procédures de précaution contre le COVID-19. Nazha et sa fiancée ont confirmé que l’éloignement social et d’autres mesures de précaution avaient été pris en compte lors de l’organisation de la cérémonie.

    Selon l’Observatoire des droits de l’homme, plus de 200 agents des forces de l’ordre marocains ont encerclé la maison de Nazha et Ahmed, ainsi que les rues adjacentes du quartier de Lahohoum dans le centre de Laâyoune, empêchant quiconque d’entrer ou de sortir des environs.

    C’est la deuxième fois que Nazha est prise pour cible par les autorités marocaines pour son travail. Le 4 décembre 2018, les autorités marocaines ont arrêté Nazha alors qu’elle diffusait en direct une manifestation en soutien à la reprise des pourparlers parrainés par l’ONU à Genève entre le Front Polisario sahraoui et le Maroc pour résoudre le conflit vieux de 43 ans. La vidéo capture le moment où la police commence à la poursuivre. Elle a été accusée de «réclamation ou usurpation d’un titre associé à une profession réglementée par la loi sans remplir les conditions nécessaires pour l’utiliser». Elle a été jugée en juillet 2019 et a été condamnée à une amende de 4000 dirhams (400 €) au motif qu’elle n’avait pas d’accréditation de presse pour travailler en tant que journaliste.

    Selon Front Line Defenders, Nazha El Khalidi est une défenseuse des droits humains sahraouie et membre d’Equipe Media, un média basé au Sahara occidental. Nazha documente les violations des droits humains commises par les autorités marocaines contre le peuple sahraoui.

    Dans une situation houleuse, comme le conflit entre le Maroc et les autorités du Sahara occidental, la liberté de la presse et le journalisme sont essentiels pour garantir un rapport transparent et objectif des faits et des conditions sur le terrain. Nazha et ses collègues d’Equipe Media font de leur mieux pour documenter les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, en fonction du journalisme citoyen.

    La Coalition pour les femmes dans le journalisme est préoccupée par la sécurité de la journaliste Nazha et de sa fiancée. Le CFWIJ appelle les autorités marocaines à mettre fin à ce siège de leur maison et de leur quartier. La pandémie COVID-19 ne doit pas être manipulée pour imposer des restrictions qui violent la liberté de la presse et le droit à la libre circulation. Il est honteux de voir comment les autorités ont utilisé cette calamité pour justifier ses violations des droits de l’homme.

    The coalition for women in journalism, 25 nov 2020

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Sahara Occidental : La dignité retrouvée avec la guerre

    La reprise de la lutte armée au Sahara Occidental a eu comme effet un sentiment de dignité retouvée auprès de la population sahraouie. Le soutien à la décision du Front Polisario de mettre fin au cessez-le-feu est unanime. On dirait que leur but n’est pas l’indépendance, mais la guerre. Pourquoi?

    Parce que le cessez-le-feu et le plan de paix onusien étaient conçus comme des chaînes qui imposaient la soumission aux caprices colonialistes du Maroc et de la France. Le premier tir lancé contre les positions marocaines a été comme un cri de libération d’une domination qui dure depuis le 6 septembre 1991.

    Depuis le 14 novembre, les camps des réfugiés sahraouis se sont vidés de leurs hommes. Aux écoles de formation militaire il n’y a plus de place pour tous les volontaires qui veulent s’engager dans l’Armée de Libération Populaire Sahraouie. L’envie d’en découdre avec l’armée marocaine est indescriptible.

    Selon le blogueur sahraoui Essid Hamdi Yahdih, l’impact de la guerre, même si elle n’est qu’à ses débuts, a eu plus d’effet que 30 ans de processus de paix sous les auspices des Nations Unies.

    Dans un article initulé “une salve vaut mieux que 30 ans de négociations stériles”, Essid a indiqué que la simple annonce de la fin du cessez-le-feu poussera le monde à se précipiter en vue de retourner la situation à l’apaisement parce que la reprise des hostilités pourrait enflammer toute la région, y compris le Sahel.

    Essid Hamdi affirme que la déclaration de guerre est comme une médaille d’honneur du fait qu’elle a permis aux sahraouis de démontrer l’inefficacité de l’ONU sur une question qui relève d’une simple décolonisation.

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Les États-Unis vont appliquer des droits sur les importations d’engrais phosphatés du Maroc et de la Russie

    (Reuters) – Le département américain du Commerce a déclaré mardi qu’il fixerait des droits préliminaires sur les importations d’engrais phosphatés en provenance de Russie et du Maroc, après avoir ouvert une enquête pour déterminer si les producteurs de ces pays recevaient des subventions injustes.

    Le département a fixé bit.ly/363xEOO des droits préliminaires de 23,46% sur les importations en provenance du groupe marocain OCP et d’autres producteurs du pays, de 20,94% sur celles du russe Phosagro, de 72,50% sur EuroChem et de 32,92% sur tous les autres producteurs russes.

    La décision fait suite à une enquête ouverte en juillet sur des pétitions déposées par la société américaine d’engrais Mosaic Co.

    Les actions de Mosaic ont augmenté d’environ 10% à 22,57 $, leur plus haut niveau en plus d’un an, tandis que les actions cotées aux États-Unis et au Canada du rival Nutrien ont augmenté de plus de 3%.

    L’année dernière, les importations d’engrais phosphatés du Maroc étaient évaluées à environ 729 millions de dollars et de la Russie à environ 299 millions de dollars, selon les données du département.

    Une offre excédentaire sur le marché du phosphate a nui aux prix de l’engrais l’année dernière et au début de cette année. Si la forte demande de l’Inde et du Brésil a contribué à augmenter les prix plus récemment, les gains ont été limités en raison des stocks excédentaires.

    La société canadienne Nutrien, le plus grand fabricant d’engrais au monde en termes de capacité, a pris une charge pour dépréciation au troisième trimestre, invoquant des perspectives à long terme «moins favorables» pour les prix du phosphate et l’offre excédentaire.

    Une décision finale du département du commerce est attendue le 8 février, suivie de la décision finale de la Commission du commerce international le 25 mars, avec l’émission d’une ordonnance le 1er avril.

    L’analyste de BMO Marchés des capitaux, Joel Jackson, a déclaré qu’il s’attend à ce que les primes de prix des phosphates aux États-Unis continuent de se maintenir à court terme.

    Il a ajouté qu’historiquement, les droits, s’ils sont imposés, n’ont pas changé sensiblement entre les déterminations préliminaires et finales.

    Source : Reuters, 24 nov 2020

     

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Catalogne : Le Parlement considère les actions militaires du Front Polisario comme “légitimes”

    Marc González

    Le Bureau des porte-parole du Parlement a voulu exprimer son soutien à la cause sahraouie à travers une déclaration qui a obtenu le soutien des groupes JxCat, ERC, Catalunya En Comú Podem et la CUP. Convenu mardi, le communiqué a exprimé au nom de la chambre “son soutien aux actions de légitime défense de la République arabe sahraouie démocratique et du Front Polisario face à cette violation des accords conclus avec les Nations unies”.

    Il évoque ainsi l’offensive militaire que les milices sahraouies mènent depuis des semaines contre les bases marocaines gardant le mur qui sépare les territoires occupés des territoires libérés. Tout a commencé lorsque l’armée marocaine a dissous un blocus mené par des civils sahraouis dans la ville frontalière de Guerguerat (à la frontière avec la Mauritanie) qui visait à empêcher le pillage des ressources sahraouies que le royaume alaouite pratique depuis des décennies.

    Ainsi, le Bureau des porte-parole a condamné “l’occupation illégale du Sahara occidental par le Royaume du Maroc et ses actions qui ont conduit à la rupture du cessez-le-feu” et a exigé que le gouvernement espagnol “assume ses responsabilités en tant que puissance administrante du territoire “afin de” résoudre pacifiquement le conflit dans le cadre d’un processus d’autodétermination sous les auspices des Nations Unies “.

    Dans cette ligne, le Bureau des porte-parole a demandé au gouvernement du PSOE et à Unidas Podemos de suspendre temporairement les contrats avec le Maroc “qui ont pour objet la fourniture de véhicules ou d’armes”.

    Les groupes signataires ont également critiqué la communauté internationale pour avoir détourné le regard et ont critiqué le fait que “comme on l’a vu dans d’autres conflits et dans d’autres pays, tout n’est que lamentation”, probablement en référence à la défaite militaire. de l’Arménie devant l’armée azerbaïdjanaise et turque qui a fini par amener Erevan à céder les deux tiers de la République d’Artsakh (reconnue comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais à majorité arménienne). Alors qu’Ankara a donné son plein soutien à son partenaire islamique, aucun acteur occidental n’a déplacé un doigt à travers l’Arménie.

    Le rejet du PSC

    La déclaration n’a pas reçu le soutien de la CFP. Le Sahara est un problème inconfortable pour la formation, tout comme pour le PSOE. Et c’est que le fait d’être dans le gouvernement espagnol leur fait prendre conscience de l’instabilité que provoquerait dans les relations entre Madrid et Rabat un petit geste en faveur du Sahara occidental. Ce sont des questions d’une importance capitale que l’Espagne traite avec le royaume alaouite et qui pourraient être source de problèmes si l’amitié n’était pas ce qui marquait la relation entre les deux pays.

    Source : Elnacional.cat, 25 nov 2020
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Catalogne

  • Le Sahara occidental et le prétexte de l’Union du Maghreb arabe

    Ceux qui veulent que l’Union du Maghreb arabe renforce le Maroc doivent remettre en question le calendrier de leur campagne militaire et réaliser deux choses: annexer le Sahara occidental au Makhzen ne garantit pas l’unité du Maghreb, tout comme la reconnaissance de l’autodétermination du peuple sahraoui ne rompt pas cet espoir.

    Le Sahara occidental n’a jamais fait partie du Maroc. Après la Seconde Guerre mondiale, une vague de mouvements de libération a balayé les colonies européennes en Afrique. Alors que le Maroc a obtenu son indépendance des Français en 1956, le Sahara occidental est resté sous contrôle espagnol. En 1958, l’administration coloniale a annoncé que le Sahara occidental était une province espagnole.

    En 1963, chaque État africain qui avait signé la Charte des Nations Unies a revendiqué le Sahara occidental comme indépendant, à l’exception du Maroc, ce qu’il a fait quatre mois plus tard. En 1967, l’Assemblée générale des Nations Unies a publié la résolution 2354 qui obligeait l’Espagne à appliquer le principe d’autodétermination du peuple sahraoui.

    En 1975, le départ espagnol a ouvert la porte au Maroc pour annexer le Sahara occidental à son territoire. Malgré les résolutions successives de l’ONU en faveur des affaires sahraouies à la suite de la liquidation coloniale, le Maroc a toujours revendiqué le droit d’annexer le territoire.

    Le conflit entre le Maroc et les Sahraouis, qui est dirigé par le Front Polisario, n’est pas nouveau. Hormis les combats de 1975, les allers-retours entre le Maroc et le Front Polisario ont toujours été un conflit stable qui n’a jamais dégénéré en guerre ouverte. Ce qui a changé au Sahara occidental, c’est le moment et les acteurs, associés à une campagne militaire ouverte.

    Le déclin politique et géopolitique des États-Unis suivi de l’impact intense de la pandémie de COVID-19 a marqué un tournant vers les calculs stratégiques. La descente américaine après le 11 septembre et sa récession géopolitique après 2011 ont opposé les États-Unis à la Chine dans la région via le Sahara occidental.

    Le Maroc a toujours été dans le camp américain, tandis que l’Algérie a rejoint les Soviétiques dans la période post-indépendance. Par cela, il semble que la stratégie de Washington pour étouffer l’Initiative chinoise de la ceinture et de la route (BRI) est de jouer les États les uns contre les autres. Cela signifie que l’instabilité de la sécurité joue en faveur des États-Unis, sapant le projet économique chinois.

    La campagne militaire marocaine a coïncidé avec la normalisation des relations entre l’Égypte, les Émirats arabes unis (EAU) et Bahreïn avec Israël, jetant le doute sur le moment des violences. La guerre est néanmoins intervenue quelques semaines à peine après l’ouverture d’un consulat à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental.

    L’Algérie a toujours été considérée comme un État voyou par Israël tout en agissant également comme un obstacle aux États-Unis.

    Il est clair que Tel Aviv est l’agent actif au Moyen-Orient, tandis que les EAU sont devenus le nouveau jumeau d’Israël en Afrique du Nord. Ainsi, la question demeure: les EAU ont-ils convaincu le Maroc de normaliser ses relations avec Israël et d’être récompensé par le Sahara occidental?

    Compte tenu de cela, de nombreux Arabes soutiennent l’agression militaire du Maroc sous prétexte de l’unité du Maghreb. Sur le plan géopolitique, la reconnaissance de l’indépendance d’une nation ne remet pas en cause la notion de création d’union.

    Par exemple, la reconnaissance de l’indépendance de l’Érythrée en 1993 et ​​de la Namibie en 1990 n’a pas sapé l’Union africaine fondée en 2002. De même, la réalisation d’unions comme la Ligue arabe, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont n’a jamais réussi à rassembler les membres.

    En revanche, outre l’échec de nombreuses affaires décisives dans les mondes arabe et islamique – en Libye, en Syrie, au Yémen, en Palestine, au Cachemire et au Myanmar – les membres d’un même syndicat sont plus hostiles les uns envers les autres que contre leur prétendu ennemi, Israël.

    Ce sont des frères dans une Ligue, mais des ennemis sur le terrain. Prenant la ligue arabe et l’OCI comme exemples, leurs membres utilisent des slogans de fraternité dans leurs réunions et leur rhétorique politique, mais derrière cette façade se trouve le véritable caractère des États. Plusieurs exemples incluent le soutien du Qatar et des EAU à l’intervention de l’OTAN en Libye; Les relations de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Égypte avec le Qatar; L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis travaillent contre l’Iran et bien sûr la guerre au Yémen. Beaucoup sont même contre l’indépendance palestinienne.

    À cet égard, la reconnaissance du droit du Sahara occidental à l’autodétermination ne ferait qu’éliminer le colonialisme et laisser espérer une Union du Maghreb arabe. Si la question du Sahara Occidental concerne les frères ennemis sur l’unité maghrébine et musulmane, il vaut mieux reconnaître les sahraouis et pousser l’ONU à accélérer le processus référendaire à travers sa Mission pour le référendum au Sahara Occidental (MINURSO). Au lieu de forcer une nation à se soumettre avec des armes à feu, il est préférable de soutenir la liberté sahraouie et d’attendre avec impatience de les inclure dans l’union.

    Enfin, les changements géopolitiques résultant du coronavirus, poussant le monde vers les conflits armés et les guerres doivent être pris en compte. La stratégie américaine envers l’Afrique du Nord avec le déplacement des EAU dans la région en dit long sur l’agression marocaine.

    Pourtant, la question de savoir si les partisans du Maghreb revendiqueraient l’indépendance des Sahraouis si la normalisation avec Israël ou une stratégie américaine était derrière l’agression militaire actuelle reste une question à résoudre.

    * Chercheur associé au Center for Islam and Global Affairs (CIGA) de l’Université Sabahattin Zaim d’Istanbul

    Daily Sabah, 25 nov 2020

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