Tag: Maroc

  • Les richesses du Sahara Occidental attisent les convoitises de l’impérialisme

    L’attaque du gouvernement marocain ravive la lutte pour l’indépendance du Polisario

    PAR BRIAN WILLIAMS

    Les forces gouvernementales marocaines ont attaqué des civils sahraouis au Sahara occidental qui protestaient pacifiquement contre le régime monarchique étendant son mur divisant leur pays. Cela a ravivé la lutte de libération nationale là-bas.

    Pendant des décennies, le peuple du Sahara occidental se bat pour l’indépendance et l’autodétermination contre l’occupation du gouvernement marocain, qui a été soutenue par les puissances impérialistes de Washington, Paris et Madrid.

    Les forces armées marocaines sont entrées dans une «zone tampon» démilitarisée patrouillée par les Nations Unies à Guerguerat, en violation d’un cessez-le-feu négocié par l’ONU qui a été mis en place il y a 29 ans. Guerguerat est situé dans le coin sud-ouest du Sahara Occidental près de sa frontière avec la Mauritanie.

    Les troupes marocaines ont ensuite franchi le mur de sable massif, connu sous le nom de «berme», qui a été construit par le régime marocain pour séparer les zones du Sahara occidental contrôlées par le Front Polisario indépendantiste de celles occupées par le régime marocain – environ 80% le pays. Le Polisario représente le Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Río de Oro, les deux principales régions peuplées qui composent le Sahara occidental.

    Les manifestations sahraouies dans la bande de Guerguerat sur lesquelles les troupes marocaines ont tiré ont été organisées en réponse à la construction par le gouvernement marocain d’une route à travers la zone tampon jusqu’à la frontière mauritanienne.

    En réponse, le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a annoncé le 14 novembre que les attaques de l’Armée de libération du peuple sahraoui contre les forces de l’armée royale marocaine occupant le Sahara occidental reprendraient.

    Déclaration de solidarité

    La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, qui comprend les jeunes socialistes aux États-Unis, a exprimé sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui dans un communiqué du 15 novembre: «Nous dénonçons les actions illégales de l’armée marocaine. Nous demandons instamment la résolution de ce conflit, qui ne peut aboutir d’aucune manière qu’à la fin de l’occupation et à l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, qui lui est refusé depuis tant d’années. »

    La déclaration appelle à des efforts pour faire passer le mot sur «l’occupation marocaine du Sahara occidental, la complicité des classes dirigeantes avec cette occupation et sur la nécessité de soutenir la cause et les luttes sahraouies».

    Le gouvernement américain est le plus grand fournisseur d’armes de la monarchie marocaine. Rabat accueille également l’exercice militaire américain annuel «African Lion» en Afrique du Nord. L’année dernière, Washington a approuvé jusqu’à 10 milliards de dollars de nouvelles ventes d’armes au gouvernement marocain, y compris des avions F-16 et des hélicoptères d’attaque Apache.

    Washington et d’autres puissances impérialistes ont les yeux rivés sur les vastes réserves de phosphate du Sahara occidental et les riches zones de pêche au large de ses côtes, désormais aux mains du régime marocain, ainsi que sur les gisements de pétrole offshore inexploités.

    Lutte sahraouie pour l’autodétermination

    Comme pour de nombreuses nations en Afrique, les frontières du Sahara occidental ont été imposées par les principales puissances impériales de l’Europe lors de la conférence de Berlin de 1885, une division du continent pour l’exploitation. La revendication de l’Espagne sur le Sahara occidental y a été codifiée.

    À la fin des années 1960, sous l’impact des luttes anticoloniales de l’après-Seconde Guerre mondiale qui ont balayé l’Afrique et l’Asie, les nationalistes sahraouis ont lancé une lutte pour l’indépendance de Madrid.

    Le Front Polisario, fondé en 1973, a lancé des batailles armées qui ont forcé Madrid à renoncer au contrôle du Sahara Occidental en 1975. Mais le régime marocain a alors annexé les deux tiers du pays et le gouvernement de la Mauritanie a pris le reste.

    Les combattants du Polisario ont poursuivi leur lutte et ont établi la République arabe saharienne démocratique avec un gouvernement en exil en Algérie. Il est actuellement reconnu par une quarantaine de pays, soit une baisse par rapport à 84.

    En 1979, le Polisario avait vaincu les forces mauritaniennes. Lors de leur retrait, les forces marocaines sont entrées pour occuper tout le Sahara occidental.

    La lutte de libération a continué. Quelque 9 000 personnes ont été tuées en 16 ans de guerre et de nombreux Sahraouis ont été contraints de fuir vers des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie. Actuellement, 180 000 personnes vivent dans ces camps.

    Malgré des armements beaucoup plus avancés fournis par les puissances impérialistes, les forces marocaines ont été incapables de vaincre militairement le Front Polisario. En 1991, les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu négocié par l’ONU. L’accord appelait à la tenue d’un référendum où les Sahraouis pourraient choisir l’indépendance.

    Mais le royaume a bloqué toutes les tentatives de tenir un tel vote. Rabat a transféré quelque 350 000 Marocains là-bas et a insisté pour qu’ils soient inclus dans tout référendum. Pour cette raison, et la fuite forcée des réfugiés, les Marocains représentent les deux tiers du demi-million d’habitants du pays.

    Après que Muhammad VI soit monté sur le trône en 2001, le régime a abandonné toute discussion sur un référendum, à moins qu’il ne garantisse le maintien de la souveraineté marocaine.

    Dans les années 80, les forces marocaines ont également construit plus de 1500 miles d’un mur de terre massif, la berme, pour maintenir le Front Polisario hors du territoire occupé par le Maroc.

    Le peuple sahraoui a poursuivi sa lutte pour gagner son indépendance, gagner la solidarité et le soutien international. Cela a inclus une participation active à la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique et aux Festivals mondiaux de la jeunesse et des étudiants qu’elle organise, en envoyant des représentants des zones occupées et des camps de réfugiés pour faire connaître la vérité sur les conditions difficiles auxquelles ils sont confrontés et leur combat pour. autodétermination.

    The Militant, 6 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • L’ONU fait la promotion du cannabis !

    par Abdelkrim Zerzouri


    La Commission des stupéfiants des Nations unies (CND), organe chargé de la classification des substances considérées comme des drogues au vu du droit international, a-t-elle ouvert la voie à une dépénalisation mondiale du cannabis et ses dérivés en le reclassant hors de la catégorie des drogues les plus dangereuses ?

    Depuis quelques années, plusieurs pays ont dépénalisé ou ont permis la consommation du cannabis dans un cadre récréatif, mais cette substance et sa résine étaient toujours classées parmi la catégorie la plus prohibitive dans l’annexe IV de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, où sont groupées les plus dangereuses qui favorisent fortement l’abus et dont l’intérêt médical est considéré comme très faible. Mais avec le vote du 2 décembre dernier, lors de la tenue de la 63e session de la CND, la situation bascule du tout au tout. Et, c’est sur recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que les 53 Etats membres de la CND ont voté en faveur du retrait du cannabis du tableau IV de la Convention unique de 1961 et reconnaître de fait son utilité médicinale et thérapeutique.

    Ainsi, à l’égal de l’opium ou la morphine, l’utilisation du cannabis dans la fabrication de médicaments est autorisée par l’OMS et l’ONU. Cette décision a bénéficié de 27 voix favorables, 25 voix contre et une abstention, l’Ukraine. L’Algérie fait partie des pays qui ont voté contre, mais la balance a légèrement penché du côté des pays qui ont voté pour le retrait du cannabis et ses dérivés du tableau IV de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961.

    Comment se fait-il qu’on soit arrivé à bousculer un vieux dogme qui soutient que le cannabis n’a aucun intérêt thérapeutique ? Il y a les scientifiques, bien sûr, qui aspirent à une reclassification du cannabis et ses dérivés, pour son utilité médicinale, mais il y a également d’autres pays qui n’y ont vu que le profit commercial pour soutenir cette décision. A l’enseigne du Maroc, qui a des champs immenses de cannabis à faire fructifier, et qui a voté pour son reclassement hors de la catégorie des drogues dangereuses et prohibées (le Maroc et l’Afrique du Sud sont les deux seuls pays à avoir voté pour).

    D’ailleurs, sitôt l’interdiction de l’ONU levée, le débat a été ouvert au sein de la classe politique marocaine pour replacer ce vote par un « oui » à l’ONU dans un contexte national et passer à l’utilisation industrielle du cannabis, prévoyant l’arrivée d’investisseurs étrangers qui n’attendaient pas moins que ce quitus onusien pour conclure des affaires dans ce créneau juteux de la culture du kif au Maroc.

    Il faut noter qu’à l’issue de ce vote, le cannabis et ses dérivés restent quand même considérés comme des stupéfiants, car ils passent de la classification dans l’annexe IV à l’annexe I de la convention de 1961, où se trouvent regroupés les substances autorisées pour une utilisation thérapeutique. Mais, en reconnaissant ses bienfaits thérapeutiques au cannabis, comment pourrait-on interdire sa consommation par petits joints, dans un cadre récréatif ? Une législation plus tolérante devrait logiquement suivre sur ce plan.

    Le Quotidien d’Oran, 6 déc 2020

    Tags : Maroc, cannabis, ONU, stupéfiants, drogues, haschich, kif,

  • Sahara Occidental : « La détermination des Sahraouis a mis en échec tous les rêves néocolonialistes du Maroc » (Expert).


    Selon le spécialiste des questions géopolitiques ; M’hand Berkouk, la détermination des Sahraouis a mis en échec tous les rêves néocolonialistes du Maroc.

    « Le Maroc fait de la servitude stratégique au profit de la France et des EtatsUnis en s’appuyant sur des lobbies israéliens sionistes, mais la détermination des Sahraouis a mis en échec tous ces rêves néocolonialistes » a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal Sud Horizons

    Le géopolitologue algérien a rappelé que « le dossier du Sahara occidental est géré par l’ONU. Ses résolutions expriment une inquiétude par rapport aux agissements du Maroc qui essaye de pérenniser un statu quo qui n’est pas favorable à la résolution du conflit ».

    Il a indiqué que « la France a une responsabilité juridique et morale quant au blocage de ce processus de résolution en soutenant constamment l’approche marocaine s’agissant de la redéfinition du rôle de la Minurso créée pour l’organisation d’un référendum3.

    Pour lui, « l’affaire d’El Guerguerat a confirmé l’incapacité du Maroc à mobiliser l’opinion européenne ou à créer un consensus en sa faveur. Beaucoup de pays appellent à une mise en œuvre urgente du plan de règlement passant par une préparation objective du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».

    Concernant les positions de l’Algérie, M. Berkouk a souligné qu’elles « sont claires. Elle a un statut d’observateur né du voisinage, mais n’a jamais eu, de par son histoire, des visées expansionnistes, contrairement au Maroc qui ne reconnaît pas de frontières définies ».

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara #ONU #MINURSO

  • Sahara Occidental : Le défi d’El Guerguerat

    L’Afrique unie et solidaire, rêvée par les pères fondateurs du panafricanisme triomphant de la barbarie coloniale, est aujourd’hui interpellée par l’urgence du parachèvement de la décolonisation dans la dernière colonie africaine et les enjeux de la paix dans un continent marqué par la prolifération des crises, notamment au Sahel, confronté à la montée de la menace terroriste et à l’ingérence étrangère aux relents néocoloniaux. Cette problématique, placée sous le sceau de «faire taire les armes en 2020», au cœur des travaux de la 21e session extraordinaire du comité exécutif de l’Union africaine, est tributaire de la capacité de l’Afrique à s’imposer en acteur incontournable dans la gestion et le règlement pacifique des conflits.

    L’Afrique du Sud, présidant le Conseil de sécurité le mois décembre, considère, par la voix de la ministre des Relations internationales et de la Coopération, Naledi Candor, qu’il s’agit d’une opportunité pour contribuer à la dynamique de la paix qui conditionne le développement durable. Ce défi majeur est fondamentalement lié à la nécessité de faire front pour combattre les tentatives d’ingérence étrangères, participant à la marginalisation de la nouvelle Afrique pour imposer, comme c’est le cas en Libye, des agendas au service d’intérêts commerciaux et géostratégiques.

    La situation suscite de légitimes appréhensions. Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères, Sabri boukadoum, prenant acte de la résurgence des conflits et l’occultation de la responsabilité africaine, a évoqué les derniers développements survenus au Sahara occidental source de «grandes inquiétudes» pour l’Algérie soucieuse de la stabilité et de la sécurité dans la région.

    La crise de Guerguerat est non seulement une violation des dispositions statutaires, mais constitue aussi un défi lancé à l’Union africaine, solidement ancrée dans le socle anti-colonial et tenue de traduire en actes concrets son engagement contracté par les accords de paix signés en septembre 1991 entre le Maroc et le Front Polisario. Car par-delà la politique du fait accompli, la violation du cessez-le-feu est une sérieuse menace contre la stabilité dans la région soumise au diktat de l’Etat narcotrafiquant rêvant, révèlent le magazine Strategika et le comité d’experts de l’ONU au Mali, d’une extension du commerce du hachich à travers les filières de l’immigration clandestine e long de la bande sahélienne.

    Ce redéploiement est motivé par la fermeture de la frontière algérienne et la lutte contre le trafic de drogue, menée avec professionnalisme par l’Armée nationale populaire, en rempart infranchissable, contre le terrorisme et le crime organisé sous toutes ses formes. Cette face cachée de la guerre d’El Guerguerat traduit la crise d’une monarchie aux abois secouée par une grave crise financière et économique.
    Horizons, 4 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Marruecos #WesternSahara #Algérie



  • Soupçons d’espionnage marocain à la Grande Mosquée de Bruxelles

    La Sûreté de l’Etat a remis des éléments au ministre de la Justice, qui a remis un avis négatif pour la reconnaissance de l’institution.

    a justice a rendu un avis négatif concernant la reprise des activités de la Grande Mosquée du Cinquantenaire, à Bruxelles. Certains de ses nouveaux dirigeants, qui avaient été désignés pour mettre fin à l’influence de l’Arabie Saoudite, sont soupçonnés d’espionnage pour le compte du Maroc, rapportent vendredi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

    En avril dernier, la gestion du lieu de culte, financé depuis des décennies par l’Arabie Saoudite, avait été confiée à l’Exécutif des Musulmans. Ce dernier avait mis en place une direction provisoire, dans l’attente du dépôt d’un dossier de reconnaissance.

    Influence marocaine

    Cette demande a été soutenue par la plupart des autorités concernées, mais le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a néanmoins rendu un avis négatif, sur base d’éléments de la Sureté de l’Etat. Ces derniers font état d’une emprise marocaine qui aura pris la suite de l’influence saoudienne. De l’espionnage est même évoqué, la Sureté désignant trois collaborateurs de la mosquée, dont un dirigeant, comme membres des services de renseignement marocains.

    La procédure de reconnaissance est suspendue et le ministre exige de l’Exécutif des Musulmans qu’il fasse le ménage. L’un des espions présumés y siège également et fait partie de l’association censée mettre en place un trajet de formation pour les imams.

    Lesoir.be, 4 déc 2020

    Tags : Maroc, Belgique; Islam, Grande Mosquée du Cinquantenaire, Exécutif des Musulmans de Belgique,

    #Mosquée #Terrorisme #Maroc

  • Soupçons d'espionnage marocain à la Grande Mosquée du Cinquantenaire

    La justice a rendu un avis négatif concernant la reprise des activités de la Grande Mosquée du Cinquantenaire, à Bruxelles. Certains de ses nouveaux dirigeants, qui avaient été désignés pour mettre fin à l’influence de l’Arabie Saoudite, sont soupçonnés d’espionnage pour le compte du Maroc, rapportent vendredi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

    En avril dernier, la gestion du lieu de culte, financé depuis des décennies par l’Arabie Saoudite, avait été confiée à l’Exécutif des Musulmans. Ce dernier avait mis en place une direction provisoire, dans l’attente du dépôt d’un dossier de reconnaissance.
    Cette demande a été soutenue par la plupart des autorités concernées, mais le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld) a néanmoins rendu un avis négatif, sur base d’éléments de la Sureté de l’Etat. Ces derniers font état d’une emprise marocaine qui aura pris la suite de l’influence saoudienne. De l’espionnage est même évoqué, la Sureté désignant trois collaborateurs de la mosquée, dont un dirigeant, comme membres des services de renseignement marocains.
    La procédure de reconnaissance est suspendue et le ministre exige de l’Exécutif des Musulmans qu’il fasse le ménage. L’un des espions présumés y siège également et fait partie de l’association censée mettre en place un trajet de formation pour les imams.
    Source : 7sur7, 4 déc 2020
    #Maroc #Belgique #Mosquée #EMB #Terrorisme
  • Maroc : Le Rifain méprisé existe désormais vraiment

    La langue Rifaine, le berbère, langue maternelle de nombreux Néerlandais marocains, n’a jamais été prise au sérieux. Ce n’est que maintenant qu’une grammaire est apparue.

    Les premiers Marocains sont arrivés aux Pays-Bas à la fin des années 1960. Il a ensuite fallu soixante ans avant qu’un livre ne soit publié qui explique comment la langue que la plupart des Néerlandais marocains parlent à la maison, la variante rifaine du berbère, est structurée grammaticalement. Ce livre, Une introduction à Tarafiyt Berber, a été publié en Allemagne (Ugarit-Verlag) et a été compilé par deux Néerlandais: Khalid Mourigh et Maarten Kossmann.

    Un tel livre n’a jamais été publié au Maroc même. Jusqu’à récemment, le rifainétait considéré comme une langue insignifiante et hors de propos.

    Combien de locuteurs cette langue a-t-elle aux Pays-Bas? «Bonne question», dit Khalid Mourigh sur une terrasse à Leiden. “Personne ne sait. Des recherches ont déjà été menées à ce sujet au début des années quatre-vingt. Ensuite, il s’est avéré que 70 à 80% des Marocains aux Pays-Bas parlaient le rifaine. Depuis lors, ce pourcentage a toujours été maintenu. »

    Il y a maintenant 400 000 Néerlandais marocains. Alors, dont environ 300 000 parlent Riffis? Eh bien non, le nombre est bien sûr inférieur, car le néerlandais est souvent devenu la langue la plus importante pour la jeune génération. Cela ne change rien au fait qu’ils doivent encore faire face à Riffian dans leur environnement immédiat et donc le comprendre ou le maîtriser bien ou moins bien.

    A titre de comparaison: 450 000 Néerlandais parlent le frison, dont 350 000 comme langue maternelle. Les chiffres pour le Riffian sont un peu plus bas, mais pas beaucoup plus bas non plus. Le riffian n’est certainement pas une langue insignifiante aux Pays-Bas.

    Et Mourigh lui-même? Riffi est-il sa langue maternelle? «En tout cas, c’est la première langue que j’entendais enfant. Mais je pense que j’ai aussi beaucoup entendu le néerlandais quand j’étais enfant.

    Donc, fondamentalement, il a deux langues maternelles. «Vous pouvez le voir de cette façon. Nous parlions les deux langues à la maison. Cela allait et venait tout le temps. Ma mère est arrivée aux Pays-Bas très jeune. Elle est allée au lycée ici et a parlé néerlandais avec nous très souvent. Mon père était au début de la vingtaine lorsqu’il est venu aux Pays-Bas. Il parlait principalement berbère. Pour autant que je me souvienne, je parlais généralement le néerlandais moi-même, si je pouvais. Mais avec la famille, il est souvent devenu berbère.

    Au Maroc, on considère généralement que l’arabe et le français sont les «vraies» langues du pays. Berbère, eh bien, c’est parlé, mais pas écrit, et jusqu’à récemment pas du tout utilisé dans l’éducation.

    Dur et implacable

    Lorsque Mourigh a dit à d’autres Marocains aux Pays-Bas qu’il travaillait sur une grammaire du berbère riffien, la réaction a parfois été: le berbère n’a pas de grammaire. «Ma tante, qui parle généralement le néerlandais, mais aussi couramment le berbère, a même dit: le berbère n’existe pas vraiment. Je pense par là qu’elle voulait dire que ce n’est pas écrit.

    L’idée qu’une langue qui n’est pas écrite n’a pas de grammaire est bien sûr absurde. Chaque langue, écrite ou non, a une grammaire dure et implacable.

    L’un des problèmes lors de la rédaction de cette grammaire était que Mourigh et Kossmann devaient choisir l’un des dialectes riffiens. Il n’y a pas de langue standard, pas de riffian communément civilisé, il n’y a que des dialectes. Sans surprise, le choix s’est porté sur le dialecte le plus influent: celui de la ville de Nador – par coïncidence aussi la variante avec laquelle Mourigh lui-même a grandi.

    Vérifié avec les parents

    «Avec cela, vous pouvez vous faire comprendre n’importe où dans le Rif. Il existe toutes sortes d’autres dialectes, mais ils sont tous mutuellement intelligibles. Surtout si vous connaissez d’autres dialectes, si vous les avez déjà entendus. Voilà comment ça marche. Bien sûr, ces différences de dialectes existent toujours aux Pays-Bas. Après une ou deux phrases, vous savez déjà d’où vient quelqu’un, de quelle région. Certains mots, une certaine intonation.

    Mourigh a vérifié certains des exemples de phrases qu’il donne en grammaire avec des membres de sa famille. Pas au Maroc, mais juste ici, aux Pays-Bas. «Je les ai dérangés à ce sujet de temps en temps. Est-ce possible? Pouvez-vous dire ça? Ils ont aimé ça. Bien que cela ne devrait pas prendre trop de temps, bien sûr.

    Quand vous regardez votre langue maternelle en tant que linguiste, que découvrez-vous? «Beaucoup bien sûr. Certaines structures qui sont dans une telle langue, auxquelles vous ne pensez pas en tant que locuteur. Par exemple les pluriels des noms. Il y a tellement de modèles différents. »

    Alors que le néerlandais a deux modèles pluriels majeurs (pluriel op -en et op -s) et quelques modèles mineurs (tels que -eren et -ae), Riffian a des dizaines de modèles. Il utilise des fins, mais aussi des préfixes et des changements de voyelle.

    Changement de clinker élégant
    Le pluriel de papa (doigt) est idudan: il a la terminaison -an, et à côté un préfixe (i-) et aussi un élégant changement de voyelle: le a de papa devient u en idudan.

    D’autres noms font cela complètement différemment. La pierre est azru, la pierre izra. L’âne est agyur, l’âne est igyar. Ur est le cœur, les cœurs déchirés.

    «Intéressant, non? Et oui, alors vous comprenez soudainement pourquoi de nombreuses personnes aux Pays-Bas ont des difficultés avec cela. Vous devez connaître le pluriel de chaque mot, vous ne pouvez pas l’inventer vous-même.

    Une étude menée aux Pays-Bas il y a vingt ans a montré qu’à cette époque, de nombreux enfants maroco-néerlandais ne maîtrisaient pas bien ces formes plurielles. Ils utilisaient souvent le singulier comme pluriel. Ou ils ont utilisé la terminaison plurielle la plus courante pour tous les mots. «Le pluriel normal de aghyur (âne) est ighyar. Mais aux Pays-Bas, vous entendez aussi: ighyaren.

    Beaucoup de contrebande

    Il est également très spécial que les noms peuvent prendre deux formes, selon la façon dont ils sont utilisés dans la phrase. Le mot «homme» a ces deux formes: aayaz et waayaz. Si c’est le sujet avant le verbe c’est aayaz, après le verbe waayaz. Mais en tant qu’objet direct, c’est toujours aayaz. Et après les prépositions presque toujours waayaz. Tenez-vous juste dessus. Ici aussi, une grande partie de la contrebande est faite par les Néerlandais marocains. Il y a de jeunes Marocains qui n’utilisent que la forme aayaz.

    Mourigh a déjà écrit une grammaire. Mais alors d’une langue berbère qu’il ne parlait pas lui-même: Ghomara Berber. Auparavant, il a effectué des travaux de terrain dans une région très reculée du Maroc: une dizaine de villages, loin des routes commerciales, enfermés dans les montagnes. Une île linguistique qui ne cesse de rétrécir. Un seul article a été publié à ce sujet, en 1929.

    «Ils sont assez méfiants là-bas. La plupart des gens ont des problèmes avec le gouvernement parce qu’ils sont de petits producteurs de marijuana. Donc, quand vous arrivez là-bas en tant qu’étranger, ils doivent regarder le chat sortir de l’arbre.

    «J’ai d’abord dû me présenter au kaïd, le gouverneur local, le patron de ce quartier, pour demander la permission. Chaque village a un chef de village. Les chefs de village vont au marché toutes les semaines, puis ils vont toujours au kaïd pour dire comment les choses se passent dans le village. Eh bien, il a juste indiqué à quelqu’un de m’emmener. Je pouvais encore choisir: dans les montagnes ou à la plage. Ensuite, le choix a été fait rapidement, bien sûr.

    «Si alors, la première semaine où j’étais dans ce village, je disais: je suis venu étudier le berbère, j’ai vu comment les gens me regardaient, avec un regard de: non, le gouvernement vous a envoyé à espion.

    La confiance a gagné

    Dans ce domaine également, les gens ne pensaient pas beaucoup à la langue qu’ils parlaient entre eux. “Leur première réaction a été: nous détestons cette langue, que faites-vous avec?”

    Haine?! Oui, ils l’ont dit. Ou ils ont dit: c’est juste quelque chose que nous utilisons entre nous, ce n’est pas plus intéressant. Mais progressivement, Mourigh a réussi à gagner en confiance. «J’ai commencé à demander avec des mots. Après environ trois semaines, nous sommes arrivés au mot «confiance». Puis ils m’ont dit, oui, maintenant on vous fait confiance. Ensuite, ils étaient sûrs que je n’avais aucune autre intention.

    «J’étais dans ce village l’année dernière. Puis j’ai parfois rencontré des gens que je ne connaissais pas. Ensuite, quand j’ai parlé Ghomara Berber, ils m’ont regardé pendant une demi-minute. Vous les avez vus penser: qui est-ce, ça doit être quelqu’un du village, mais je ne le connais pas, comment est-ce possible? Ils ne peuvent pas imaginer un étranger parlant leur langue.

    Retour à la grammaire riffienne. Comment se fait-il qu’il ait été écrit par deux Néerlandais? Pourquoi ne font-ils pas cela au Maroc eux-mêmes? «Dans les années 1970 au Maroc, quelqu’un a obtenu son doctorat en grammaire riffienne, mais la thèse n’a jamais été publiée. Et Maarten Kossmann a déjà écrit un livre sur Eastern Riffi, en français. C’est une variante qui n’est parlée que par une petite minorité aux Pays-Bas, dont beaucoup vivent à Leiden.

    Au Maroc, le riffi est la langue maternelle d’un million et demi à deux millions de personnes. Tout comme aux Pays-Bas, le nombre exact de locuteurs n’est pas tout à fait clair. Au cours des vingt dernières années, une plus grande attention a été accordée aux berbères au Maroc. «Il existe désormais un Institut Royal de la Culture Amazighe: un Institut royal de la culture berbère. Cela fournit du matériel didactique qui peut être utilisé dans les écoles. Ils ont créé une sorte de berbère standard pour cela.

    Ce berbère standard est une langue inexistante. Au Maroc, deux autres langues berbères sont parlées en plus du riffian: le berbère du Moyen Atlas et le berbère du sud du Maroc. Ces langues ne sont pas mutuellement intelligibles. Un berbère du Rif et un berbère du sud ne peuvent pas se comprendre.

    Néanmoins, une langue standard a été créée à partir de ces trois langues. Une sorte de général berbère marocain, qui n’est parlé par personne. Mourigh: «Il y a une idéologie derrière cela: créer l’unité. Peut-être que l’idée est bonne. Mais sa mise en œuvre n’est pas professionnelle. Dans de nombreux endroits, l’enseignement à l’école se limite à chanter des chansons environ une demi-heure par semaine. Le matériel didactique n’est pas suffisant. Et il est souvent enseigné par des professeurs arabophones. C’est donc le chaos.

    Mots inventés

    Depuis quelque temps déjà, le berbère au Maroc est également présent dans la scène de rue, sous la forme de son propre scénario, qui s’appelle Tifinagh. «Lorsque vous vous promenez au Maroc, vous voyez ce script berbère sur tous les bâtiments gouvernementaux. Par exemple: l’Institut de santé publique. Il sera ensuite rédigé en trilingue. En arabe, français et berbère.

    Et souvent, quand vous pouvez lire les trois langues, vous comprenez l’arabe et vous comprenez le français, mais vous ne comprenez pas le berbère parce que ce sont des mots composés. Et parfois, ce berbère n’est que l’arabe, mais écrit en écriture berbère.

    Grâce aux médias sociaux, il y a maintenant un peu plus d’écriture informelle dans Riffian. «Habituellement dans une orthographe composée de la vôtre, qui diffère selon les pays: un Espagnol marocain s’écrit différemment d’un Néerlandais marocain. Pourtant, les gens peuvent se comprendre. »

    Il y a même une petite production littéraire à Riffi. Mourigh a mis en place une boutique en ligne où la plupart de la littérature auto-publiée peut être achetée: poésie, nouvelles, mémoires et même un seul roman. Tous ces livres et livres ensemble remplissent maintenant les trois quarts d’une étagère.

    Quand Mourigh donne une conférence sur Riffian, il dit parfois à propos de cette littérature: “Il y a maintenant plus de gens qui écrivent Riffian que de gens qui lisent Riffian.”

    Source : nrc.nl, 4 déc 2020 (traduction non officielle)

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, amazigh; rifain,

  • Bruxelles, le ministre refuse la reconnaissance de la Grande Mosquée: également dirigée par des espions marocains

    Le ministre fédéral de la Justice, Vincent Van Quickenborne, a recommandé de ne pas reconnaître officiellement la Grande mosquée de Bruxelles, écrit la VRT . Van Quickenborne (libéral flamand) semble avoir pris la décision de ne pas offrir une grande reconnaissance à la mosquée car selon les rapports des services de renseignement, le Royaume du Maroc exerce une influence dans les activités quotidiennes.

    Après les attentats terroristes de 2016 à Bruxelles et à Zaventem, la Grande Mosquée de Bruxelles a fait l’objet de nombreuses critiques. L’organisation qui dirigeait alors la mosquée, le Centre culturel islamique belge ICCB, aurait reçu son financement de l’Arabie saoudite et aurait été un rempart du salafisme conservateur . Les autorités belges ont déclaré que la situation devait changer et qu’en avril 2019, l’ICCB a dû quitter la mosquée. Finalement, la mosquée a été placée sous la direction de l’Exécutif musulman, l’organe élu représentant les musulmans de Belgique.

    Cependant, il est maintenant apparu qu’il existe d’autres problèmes avec la gestion de la mosquée, cette fois par l’exécutif.

    “La nouvelle direction a déposé une demande de reconnaissance officielle et j’ai recommandé qu’elle ne soit pas accordée car les services de sécurité m’ont informé qu’il y avait une influence du gouvernement marocain”, a déclaré le ministre à la VRT.

    Selon les rapports des services de renseignement, certains membres du conseil musulman, d’origine marocaine, seraient des espions à la solde de Rabat.

    Cependant, la recommandation de M. Van Quickenborne ne signifie pas que la Grande Mosquée devra fermer. Le travail quotidien va continuer, explique la VRT: la procédure officielle sera simplement suspendue. Le refus d’accorder la reconnaissance n’est pas définitif et l’exécutif musulman peut apporter des modifications à sa candidature et proposer de nouveaux noms pour la gestion de la mosquée .

    +31mag.nl, 4 déc 2020

    Tags : Maroc, Belgique, mosquée,

  • L’ONU doit enfin agir au Sahara Occidental


    Alors qu’un conflit gelé depuis longtemps dégèle, il est temps pour l’ONU d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Alexander Bertschi Wrigley

    L’effondrement récent d’un cessez-le-feu de près de trente ans dans le Sahara occidental disputé risque de se transformer en crise humanitaire et de saper la stabilité régionale. Les hostilités entre le Maroc et le Front Polisario – un mouvement indépendantiste sahraoui – ont repris le mois dernier après la rupture d’un cessez-le-feu en 1991 entre les deux parties. Les tensions qui ont conduit à cette flambée de violence la plus récente ont cependant été maintes fois confrontées au silence du Conseil de sécurité de l’ONU. Les États membres ont toujours choisi de préserver un statu quo intenable. Pendant ce temps, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, n’a pas nommé d’envoyé personnel au Sahara occidental depuis la démission de l’envoyé précédent il y a plus de 18 mois. Les États-Unis et d’autres dirigeants de l’ONU doivent enfin intervenir et agir pour veiller à ce qu’une solution politique mutuellement acceptable au conflit soit trouvée avant qu’il ne soit trop tard.

    Au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, le conflit entre le Maroc et le Front Polisario a véritablement commencé après le retrait de l’Espagne de la région en 1975. Au cours de la guerre qui a suivi, le Maroc a pris le contrôle d’environ 80% du territoire contesté et des dizaines de milliers des Sahraouis ont fui vers des camps de réfugiés de fortune dans le sud-ouest du désert algérien, où ils sont restés ces 45 dernières années. Aceasefire a été signé en 1991 et l’ONU a créé la MINURSO, une mission de maintien de la paix dont le mandat central reste «d’organiser et d’assurer un référendum libre et équitable» sur l’indépendance du territoire.

    Cette dernière série de combats, la plus grave depuis le cessez-le-feu, a commencé à un petit poste frontière dans la zone démilitarisée entre le Sahara occidental et la Mauritanie, où des manifestants sahraouis se sont rassemblés fin octobre pour dénoncer les violations des droits de l’homme largement présumées dans le Sahara occidental sous contrôle marocain. et l’inaction de l’ONU dans l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de la région. Le 13 novembre, l’armée marocaine a lancé une opération militaire pour briser ces manifestations par la force. Ces actions ont conduit à un conflit plus large entre le Maroc et le Polisario, qui a déclaré le cessez-le-feu de 1991 «terminé» plus tard dans la journée.

    La situation actuelle au Sahara occidental met en relief les échecs de la diplomatie internationale du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’ensemble du système onusien. Près de 30 ans se sont écoulés depuis la création de la MINURSO, mais peu de choses ont changé pour le peuple sahraoui. Le référendum sur l’indépendance promis depuis longtemps ne s’est pas encore concrétisé, et le peuple sahraoui n’est pas plus près de la fin de son exil en Algérie qu’il ne l’était en 1991. Alors qu’un porte-parole du Secrétaire général Guterres a déclaré: «La MINURSO s’est engagée à continuer de s’acquitter de son mandat», il est clair que l’échec abject de la MINURSO dans l’exécution de son mandat est l’une des principales causes de ce redémarrage des hostilités.

    Malgré son échec global, l’ONU a fait des progrès récents vers une solution politique. Le dernier envoyé de l’ONU au Sahara occidental, Horst Köhler, a pu réunir le Maroc et le Front Polisario pour un dialogue constructif à Genève en 2018. Pourtant, depuis la démission de Köhler en mai 2019, le secrétaire général Guterres n’a pas d’envoyé, sabordant ainsi toute dynamique positive potentielle.

    Le Sahara occidental a été victime de la diplomatie intermitente et du statu quo depuis trop longtemps. Les Sahraouis des camps de réfugiés, abandonnés par les diplomates internationaux et les décideurs politiques, ont décidé de prendre leur situation en main dans un ultime effort pour attirer l’attention du monde entier sur leur sort. Ça ne doit pas forcément être comme ça.

    La résurgence des combats au Sahara occidental doit inciter les dirigeants de l’ONU à agir d’urgence. Pour résoudre ce conflit sans perte significative de vies des deux côtés, le Secrétaire général Guterres doit immédiatement nommer un nouvel Envoyé personnel qui pourra convoquer à la fois le Maroc et le Front Polisario pour des pourparlers constructifs. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit enfin lancer un processus politique légitime conduisant à un référendum et à une solution mutuellement acceptable. Le moment est venu pour l’ONU d’honorer enfin ses engagements envers le Sahara occidental.

    Alexander Bertschi Wrigley (@BertschiWrigley) est un expert émergent sur l’assistance au secteur de la sécurité au Maghreb avec le Forum on the Arms Trade et est titulaire d’une maîtrise en sécurité internationale avec un accent sur l’Afrique du Nord de Sciences Po Paris.

    Source : Instick Media, 4 décembre 2020

    Tags :

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Morocco



  • Maroc : Des sénégalais accusent la police marocaine d’avoir saccagé leurs marchandises estimées à plus de cent millions

    Ils étaient bloqués dans le désert du grand Sahara occidental. Avec la perspicacité des autorités sénégalaises et malgré leur difficile séjour, ils ont pu rentrer au Sénégal. Mais ils avaient laissé certains de leurs bagages sur place faute de moyens. Tamsir est un de ces Sénégalais victimes de la « détention à ciel ouvert » dans le désert à cause des frontières fermées. Pis, depuis quelques jours, Tamsir et ses concitoyens ont vu leurs bagages être détruits par la police marocaine alors que les propriétaires les acculent et certain parmi eux ont maille avec la justice.

    « On n’avait pas assez de temps pour prendre toutes les marchandises que nous avions immobilisées dans le Sahara occidental vers la zone de Kandahar. Avec le blocus levé, nous sommes revenus au Sénégal. Mais ces marchandises étaient en partance pour Casablanca. Ce sont plusieurs véhicules que nous avons confiés à des gardiens », raconte ce chauffeur qui fait la navette Dakar-Casablanca.

    Poursuivant, il déballe : « À la mi-novembre, ces mêmes gardiens nous ont informé que les policiers marocains ont commencé à brûler nos marchandises prétextant qu’ils vont dégager la voie pour faire du bitumage. Ils ont saccagé tout, d’autres véhicules, et mis en fourrière nos véhicules sans nous avertir avant de chasser les gardiens. C’est plus de cent millions que nous avons perdus… »

    D’ailleurs, « nous sommes dans une situation inconfortable, parce que les propriétaires des bagages nous réclament leurs biens. Présentement, il y a plusieurs plaintes qui nous attendent dans les commissariats et les gendarmeries. Raison pour laquelle nous sollicitons la clémence de l’État afin que nous récupérions nos fourgonnettes et biens… »

    Source : Dakar actu, 4 déc 2020

    Tags : Sénégal, Maroc, Guerguerate, Kandahar,