Les FAR (forces armées royales marocaines) sont en plein déroute face aux attaques quotidiennes menées par les combattants sahraouis dans plusieurs localités tout au long du mur de la honte.
Blog
-
Sahara Occidental : Les FAR en pleine déroute
Les unités de l’ALPS ont lancé, “vendredi et samedi, des attaques ciblées contre les brèches des forces d’occupation marocaine derrière le mur de l’humiliation et de la honte, notamment à Gourara dans la ville d’Al Farsia, Rous Es-sebti et Cheidhmya à Mehbes ainsi que Galb Dhalem à Tichla ou encore à Aadim Oum Jloud à Aousserd”, précise un communiqué militaire sahraoui. Des sources sahraouies évoquent des pertes matérielles et humaines.Selon des témoignages, le moral des troupes d’occupation est au plus bas, notamment chez les unités qui stationnent dans des bases près du mur des sables.Le site électronique 12 octobre: la voix de la résistance” a affirmé posséder des informations parvenues de sources concordantes selon lesquelles l’armée marocaine serait “dans un état déplorable”, notamment dans la région qui connaît depuis trois semaines de violents combats, El Guerguerat.“Nous avons appris de l’une de nos sources fiables à Agadir (sous couvert d’anonymat) que l’hôpital central Hassan II avait reçu dimanche dernier un général de l’armée marocaine ayant perdu la mémoire suite à une dépression nerveuse au champs de bataille”, a poursuivi la même source.Et d’ajouter que la même structure hospitalière avait reçu mardi dernier un autre cas ayant les mêmes symptômes. Il s’agit d’un officier de l’armée d’occupation.Par ailleurs, des sources concordantes de la ville de Dekhla occupée ont relevé que l’hôpital militaire de la même ville est soumis depuis samedi dernier à un ferme dispositif de sécurité.Des témoins ont affirmé également avoir vu un trafic intense des ambulances de l’hôpital vers l’aéroport pour évacuer les blessés par voie aérienne.Les attaques de l’armée de libération populaire sahraouie se poursuivent causant des pertes humaines et matérielles tout au long du mur de la honte, a indiqué un communiqué du ministère de la défense sahraouie.Sur le plan diplomatique, l’Afrique du Sud a appelé le Conseil de sécurité à soutenir la Mission des Nations-Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), en vue de lui permettre d’honorer son mandat initial tel que défini par la résolution 690 de 1991.Selon un document publié par le Conseil de sécurité sur les positions des Etats membres concernant la question du Sahara occidental, rapporté par les médias sahraouis, l’Afrique du Sud a proposé au Conseil de sécurité d’”effectuer une visite dans les territoires occupés, comme ce fut le cas en 1995, à l’effet d’évaluer la situation sur le terrain, et mettre un terme à l’impasse politique actuelle entre les deux parties”, ajoutant que la question du Sahara occidental requiert l’attention du Conseil et ne doit pas être traitée différemment.A ce titre, l’Afrique du Sud préconise “davantage de coordination officielle entre le Conseil de sécurité et l’Union africaine (UA) en ce qui concerne le Sahara occidental”, au même titre que les autres questions traitées par ledit conseil.L’Afrique du Sud a également rappelé le “rôle pivot” dévolu au Conseil de sécurité pour ce qui est du règlement de la question sahraouie, selon la même source..L’Afrique du Sud a appelé le Conseil de sécurité à agir de manière à ne pas permettre de dissocier la réalité politique de la légalité internationale car, ajoute-t-elle, cela risque de porter atteinte à l’ordre sur lequel repose l’ONU.Le Jeune Indépendant, 6 déc 2020 -
Maroc : Les geeks marocains affluent vers le “paradis des hackers”
Avec ses rangées d’ordinateurs élégants et ses méthodes d’étude ultra-modernes, le campus 1337 du Maroc est un rêve devenu réalité pour les geeks en herbe, dans un pays où les compétences informatiques sont très demandées.
Conçu comme un paradis pour les codeurs, le centre propose une formation par projet sur la programmation, l’innovation et la construction de systèmes informatiques.
Les frais de scolarité sont gratuits et les étudiants créent en grande partie leurs propres programmes.
Tout se passe sur un campus ouvert 24h / 24 rappelant la Silicon Valley, avec une cantine, des graffitis sur les murs et des salles de jeux proposant des balançoires et un baby-foot.
“C’est trop beau pour être vrai”, a déclaré Ismail El Mheki, qui a d’abord eu du mal à se dégager de son écran pour répondre aux questions.
En découvrant l’institut, qui a organisé ses premiers cours en 2018, il a pensé que c’était une astuce – sa réaction a donc été de pirater le système.
Mais aujourd’hui, le jeune de 22 ans, légèrement voûté, est en train de jaillir.
«Tout ici est incroyable, à commencer par l’enseignement», a-t-il déclaré.
Un «hacker éthique» autoproclamé («chapeau blanc» en langage geek), Mheki s’est enseigné avec des ressources trouvées dans les coins sombres d’Internet.
Il a abandonné l’école avant ses examens finaux, au grand désarroi de ses parents.
«Tout m’ennuyait à l’école», dit-il.
Mais après deux ans en Norvège à travailler pour une entreprise de cybersécurité, il a passé le test d’entrée pour 1337 et l’a réussi avec brio.
Avant même d’avoir terminé son cours, on lui a proposé un poste au sein de l’équipe de sécurité informatique de l’école.
“Il est très fort, bien plus fort qu’un vieil homme comme moi”, a déclaré Youssef Dahbi, le chef technique de l’école – qui a la trentaine.
“La cybersécurité évolue constamment, les compétences deviennent donc rapidement obsolètes.”
– ‘Jeunesse invisible’ –
Le géant marocain du phosphate, OCP, a décidé de créer le campus 1337, convertissant une usine désaffectée dans la ville minière centrale de Khouribga dans le but de répondre au besoin urgent du pays en matière d’expertise technologique.
Le nom du centre provient d’un système d’orthographe modifié connu sous le nom de Leet Speak ou «1337 5P34K», utilisé par les hackers et les joueurs pour montrer leur statut «d’élite» dans les communautés en ligne.
L’institut travaille en étroite collaboration avec 42, une école de programmation française créée en 2013 par le milliardaire des télécoms Xavier Niel et très appréciée dans le monde de la technologie.
L’idée est d’attirer “les jeunes invisibles, les geeks incompris qui ne rentrent pas dans le système et qui ont développé par eux-mêmes des compétences rares”, a déclaré le directeur Larbi El Hilali.
Fatima Zahra Karouach, l’une des femmes qui ne représentent que 10% des élèves, a déclaré que l’école était comme “une grande famille”.
“Nous avons le même état d’esprit, le même style de vie”, dit-elle.
Karouach a quitté son premier emploi d’ingénieur industriel, et maintenant à 29 ans, elle profite de sa liberté.
«Aucune heure de bureau, aucune contrainte, aucun jugement», a-t-elle déclaré. «En ville, tout le monde sait que 1337 personnes sont différentes».
Le camarade marocain de Karouach, Mohamed Aymane Farmi, qui se qualifie lui-même de «mathématicien passionné d’algorithmes», a une histoire similaire.
Le jeune homme de 24 ans a rejoint 1337 après avoir quitté les classes préparatoires à l’examen d’entrée dans une prestigieuse école d’ingénieurs «à l’ancienne». Il rêve désormais de créer une start-up d’intelligence artificielle.
Il dit qu’il n’a aucun regret.
– Répondre à la demande –
Parmi les rares étrangers à l’école, il y a Robert Bright Foca, 23 ans.
Le Camerounais a passé deux mois en tant que migrant clandestin, passant par le Niger, le Nigéria et l’Algérie avant de rejoindre le Maroc.
Il a dit être arrivé “juste à temps pour passer l’examen d’entrée”.
Ayant touché un ordinateur pour la première fois à l’âge de 11 ans, il rêve d’ouvrir sa propre école de programmation chez lui.
Les élèves de 1337 sont sélectionnés sur la base de leurs performances aux tests de logique et de mémoire, de motivation et de progression. Aucune qualification formelle n’est requise.
La région du Maghreb, qui comprend également l’Algérie et la Tunisie, est généralement considérée comme un incubateur pour les ingénieurs de formation traditionnelle.
Quelque 8 000 ingénieurs informaticiens sont diplômés chaque année au Maroc, mais cela ne suffit pas pour répondre aux exigences de la transition numérique du pays, surtout lorsque beaucoup sont attirés par des salaires plus élevés en Europe et en Amérique du Nord.
Alors que l’école 42 a fait marche arrière sur les plans de création d’un campus à Tunis, l’école Holberton de Californie a ouvert une succursale là-bas, offrant également une formation gratuite.
D’autres instituts privés proposent des cours qui durent plusieurs mois, avec des emplois garantis à la fin.
A 13 h 37, «l’idée est de cibler les personnes ayant le plus grand potentiel», précise un conseiller stratégique d’OCP, qui a demandé à ne pas être nommé.
“Il est plus facile de créer de nouveaux cours que de réformer l’ensemble du système d’enseignement supérieur.”Source : RFI, 7 déc 2020 (traduction non officielle)
Tags : Maroc, informatique, geeks, hackers, pirates, piratage, hacking,
-
Le Colonialisme et le néocolonialisme des grandes puissances, véritables causes des problèmes africains
Les européens pointent du doigt les immigrés pour justifier leur échec économique. Pourtant, ils savent que l’immigré n’est pas le coupable car il émigre pour pouvoir fuir la misère ou la guerre qu’ils ont provoqué dans son pays natal et pouvoir ainsi trouver une vie meilleure. Cela ne fait aucun doute.
Mais les vraies origines de la situation désastreuse en Afrique et donc de l’immigration massive remontent à très longtemps. Non seulement aux guerres en Libye ou en Syrie mais encore plus loin à l’ère colonialiste et qui se poursuit, au sens large, à notre époque pour ce qu’on a appelé le néocolonialisme. L’occupation de l’Afrique par les grandes puissances africaines depuis plus d’un siècle, notamment celles de l’Angleterre et de la France, a eu des résultats très négatifs sur le long terme.
Le besoin de matières premières bon marché, créé en Europe par le développement des machines, donne lieu au colonialisme des principales puissances européennes, qui procèdent à la division des territoires de l’Afrique et de l’Asie. N’ayant d’autre but que purement matériel d’obtenir des matières premières bon marché pour leurs industries, ils se sont lancés dans une sorte de bousculade coloniale, qui devait être la cause déterminante de deux guerres mondiales et qui, après tout, était aussi à l’origine de la situation actuelle et compliquée dans le monde.
L’invasion du Sahara Occidental par le Maroc est un autre exemple. Derrière le Maroc se trouvent la France et les États-Unis. Ils l’utilisent comme Cheval de Troye pour s’infiltrer en Afrique et maintenir les puissances anglo-saxonnes sous contrôle du détroit de Gibraltar et des immenses ressources sahraouies.
L’Angleterre et la France ne se sont jamais retirés de leurs colonies et continuent à les télédiriger d’une éhontée. Ils ne sont jamais vraiment partis, ils continuent de contrôler les pays africains actuels au moyen de marionnettes politiques pour que leurs multinationales continuent à exploiter les ressources de ces mêmes pays. La seule chose qui a changé, c’est le drapeau, rien de plus.#Afrique #Colonialisme #Néocolonialisme #Françafrique #Côtedivoire #Tchad #Mali #Niger #Guinéé #Sénégal
-
Valéry Giscard d’Estaing, RIP
Il a été enterré aujourd’hui, les funérailles étant une affaire de famille privée comme il le souhaitait (même si cela se serait passé de cette façon dans tous les cas compte tenu des règles de confinement et de pandémie). Sa mort tard mercredi soir a naturellement été l’histoire n ° 1 ici ces deux derniers jours, avec les rétrospectives habituelles à la télévision et les dossiers dans la presse. Il a été un président conséquent de la république – comme l’ont été tous les présidents français de la Ve République (avec certains peut – être un peu moins ) – arrivé au pouvoir à la fin précise des trente glorieuses – les «trente glorieuses» (en fait plus comme vingt-cinq) d’expansion économique d’après-guerre – et le début de l’ère apparemment sans fin de croissance économique lente et de chômage élevé, bien que cela ne soit pas évident lorsqu’il a été élu en mai 1974 , à 48 ans, à la suite de la courte campagne. après la mort de Georges Pompidou – battant de justesse François Mitterrand, sans doute grâce à son zinger dans le tout premier débat présidentiel français (voilà le tout ici).
L’un des leitmotivs des experts et de la presse pour la présidence de Giscard est «moderne»: il était un président moderne , ou du moins se présentait comme tel. Et il a effectivement entrepris de moderniser la France – frapper le sol en cours d’exécution – dans les premières années de son septennat , instituant des réformes économiques (lire: néolibérales), auxquelles la gauche (alors forte) s’est naturellement opposée, et des réformes sociétales, que la gauche seul support. Ces derniers sont connus et énumérés comme une liste de blanchisserie: abaissement de l’âge de vote à 18 ans, légalisation de l’avortement (face à l’hostilité d’une grande partie de son camp politique), divorce sans faute, remboursement intégral de la contraception orale par la Sécu – bien qu’une réforme inspirée par Giscard ait été négligée dans les rétrospectives: mettre fin à la censure desfilms X ; donc quand je suis arrivé à Paris en 1975, « Gorge profonde , d’acquérir une formidable base de pouvoir), proposant également une élection directe au suffrage universel au Parlement européen de Strasbourg (réalisée en 1979), relâchant (mais sans mettre fin) le contrôle de l’État sur les médias audiovisuels . À ceux-ci s’ajoute la création du’jouait au théâtre autrement grand public (Gaumont Alésia) dans mon quartier . Et puis il y a eu des réformes politiques importantes (auxquelles, encore une fois, la gauche pouvait difficilement s’opposer): habiliter un quorum de députés ou de sénateurs parlementaires à renvoyer des affaires au Conseil constitutionnel, proposant l’élection directe du maire de Paris (pour la première fois depuis 1793; permettant à Giscard alors ennemi, le Jacques Chiraccollège unique (un collège unique pour tous les élèves de la 6e à la 9e), ce qui a considérablement démocratisé l’accès aux lycées menant à l’enseignement supérieur
Dans le domaine culturel, Giscard a sauvé la gare d’Orsay du rasage, souhaitant qu’elle soit transformée en musée. Pour cela, il est actuellement supposé que le musée d’Orsay pourrait être rebaptisé après lui.
L’image «moderne» de Giscard n’a pas duré, avec son arrogance, sa hauteur et ses pulsions royalistes ayant eu raison de ses tentatives de se connecter avec des gens ordinaires (sur ce point, il ne pouvait pas rivaliser avec Chirac), ce qui, avec l’austérité économique (« Rigueur » on l’appelait) à une époque de stagflation, le rendit impopulaire dans les dernières années du septennat . Il était toujours sûr qu’il battrait à nouveau François Mitterrand lors de leur revanche de 1981, cependant, et avec l’opinion de l’élite qui pense de même. Par exemple, la chroniqueuse des affaires étrangères du NYT, Flora Lewis, a prédit une victoire de Giscard avant le 2e tour, car, comme tout le monde le savait, «le cœur du Français est à gauche mais son portefeuille est à droite, et lors du vote. stand, il vote son portefeuille »(le résultat des élections a heureusement enterré ce cliché à jamais). Mais si Giscard «gagnait» le débat de 1974 avec Mitterrand, ce dernier a clairement fait celui de 1981, et entrer dans son propre zinger pendant qu’il y était, mais aurait probablement gagné de toute façon , car le score n’était pas proche. Le discours d’adieu de huit minutes de Giscard au peuple français – fait alors qu’il était encore en état de choc – est probablement son plus célèbre (allez iciet, si vous êtes impatient, passez à 7h30; J’avais l’habitude de rejouer la fin devant mes étudiants américains, ce qui était amusant).
Mes propres observations sur Giscard remontent principalement aux années qui ont suivi sa présidence – lorsque j’ai commencé à vivre ici de façon permanente – alors qu’il est resté une personnalité politique de haut niveau jusque dans les années 2000. Je ne l’aimais généralement pas, pour certains de ses postes (dont plus ci-dessous) et sa personnalité, bien que reconnaissant volontiers son éclat. Lorsqu’il a publié une tribune en première page dans Le Monde, je l’ai lu sans faute. Son style et la manière méthodique avec laquelle il a construit ses arguments étaient tout simplement très impressionnants – même si l’on ne s’attendrait pas à moins d’un diplômé en tête de sa promotion à l’École polytechnique et à l’ENA. Je l’ai vu parler deux fois, la première fois en avril 2005 devant un amphithéâtre bondé de l’École militaire (qui peut accueillir environ 600 places), six semaines avant le référendum sur le traité constitutionnel européen, qui a fait l’objet de son intervention. Il était tout simplement excellent, rien à dire. Et comme il était Valéry Giscard d’Estaing, il a conclu par une citation de Benjamin Franklin, la précédant en disant au public que, comme ils étaient tous de parfaits anglophones, il allait donner la citation en anglais, sans traduction. Ce n’est qu’en France qu’un politicien pouvait s’en tirer avec quelque chose comme ça. Imaginez la réaction sur Fox News et al si Barack Obama, même absent du bureau, devait conclure un discours avec une citation de Montesquieu ou Rousseau et dans le français original (non qu’il parle le français ou toute autre langue étrangère). Ce n’est qu’en France qu’un politicien pouvait s’en tirer avec quelque chose comme ça. Imaginez la réaction sur Fox News et al si Barack Obama, même absent du bureau, devait conclure un discours avec une citation de Montesquieu ou Rousseau et dans le français original (non qu’il parle le français ou toute autre langue étrangère). Ce n’est qu’en France qu’un politicien pouvait s’en tirer avec quelque chose comme ça. Imaginez la réaction sur Fox News et al si Barack Obama, même absent du bureau, devait conclure un discours avec une citation de Montesquieu ou Rousseau et dans le français original (non qu’il parle le français ou toute autre langue étrangère).
Il y a une dizaine d’années, il y a eu un reportage sur le journal télévisé de Giscard en Chine avec une délégation quelconque, le montrant faire un discours dans ce qui semblait être un chinois courant. Maintenant que était impressionnant.
La deuxième fois que je l’ai vu s’exprimer, c’était fin 2011 à l’ Institut Catholique de Paris , l’un des établissements d’enseignement supérieur où j’enseigne, où il a donné une conférence sur la crise en Europe. Un auditorium plus petit et pas de citations en langues étrangères. J’ai regretté qu’il n’ait pas parlé plus longtemps.
Dans mon livre, Giscard, dans ses années post-présidentielles, a eu une grosse grève contre lui et une grosse pour. La grève contre était son discours sur l’immigration, cristallisé dans sa tribune de septembre 1991 du Figaro-Magazine , dans laquelle il qualifiait l’immigration (lire: du continent africain) d ‘«invasion» et appelait à la fin du jus soli dans la nationalité française loi. Le discours de Giscard a choqué beaucoup de gens, y compris dans sa propre famille politique en Europe, car il était normalement associé à l’extrême droite (en France du moins). Giscard était un conservateur modéré – un «orléaniste» dans la typologie de René Remond de la droite française; aux États-Unis, il aurait été un républicain Eisenhower-Nixon – mais sa rhétorique a souligné un côté plus conservateur. À cet égard, on peut noter que si les jeunes giscardiens des années 1970 ont fini par être modérément conservateurs (Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau) ou centriste (Marielle de Sarnez), les plus anciens du cercle politique de VGE étaient bien à droite, par exemple Michel Poniatowski, qui est apparu publiquement avec le paria radioactif Jean-Marie Le Pen dans les années 1990. Et à propos, VGE entretient lui-même des relations cordiales avec Le Pen, les deux hommes étant élus à l’Assemblée nationale en 1958 avec le très conservateurCNIP , dans le groupe parlementaire duquel ils ont siégé pendant quatre ans. Et tandis que Giscard soutenait De Gaulle sur l’indépendance de l’Algérie, son entourage était rempli de nostalgiques de l’ Algérie française . Quant au parti qu’il a formé en 1962, les Républicains Indépendants , lui et ses successeurs couvraient le spectre du modéré au très conservateur. Pas ma tasse de thé.
La grève en faveur de Giscard a été le rôle central qu’il a joué dans la construction européenne, depuis sa présidence de la République française – au cours de laquelle il a noué des relations étroites avec le chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt (sur lequel j’ai un poste au RIP) – à sa présidence de la Convention sur l’avenir de l’Union européenne, qui s’est réunie à Bruxelles de février 2002 à juillet 2003 et a produit le traité constitutionnel européen susmentionné. La nomination de Giscard à la présidence de la Convention européenne – essentiellement imposée par le président Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin, qui, pour leurs propres raisons, voulaient faire sortir VGE de Paris – a été ridiculisée par d’autres Européens (en particulier les Britanniques), qui ont vu l’ex français -président en tant que dinosaure has-been over-the-hill d’une autre époque, mais il s’est avéré être la bonne personne pour le travail. La Convention européenne était un modèle de démocratie et de transparence, le leadership de VGE était dynamique et le traité était bon, et c’était une sacrément honte qu’elle ait été rejetée par l’électorat français lors du référendum que Chirac a bêtement organisé (car il n’avait aucune obligation de le faire). J’ai déjà écrit sur l’ECT et le référendum de mai 2005ici donc je ne reviendrai pas, sauf pour affirmer que le coupable infâme de la disparition malheureuse de l’ECT était le radical français et l’extrême gauche (envers qui j’ai développé une haine particulière au cours de cet épisode). La disparition de l’ECT a également confirmé que les référendums sont presque toujours une mauvaise idée (je vais accorder à la Suisse une exception), car la plupart des gens n’ont aucune idée sur quoi ils votent (là, je l’ai dit!). Si des référendums doivent avoir lieu, ils ne doivent jamais offrir aux électeurs un simple choix binaire d’un mot (oui / non, rester / partir). Rendez la question complexe.
John Lichfield a un bon article dans Politico.eu comparant Emmanuel Macron à VGE et sur ce que le premier peut apprendre de l’expérience du second. Les deux hommes ont beaucoup en commun, comme plus d’un l’a constaté: issus de familles aisées (dans le cas de VGE, très aisées), brillants parcours scolaire , grandes écoles (ENA, bien sûr) et diplômés en la botte , brillante début de carrière dans les grands corps de l’État , intellectuellement brillante et empreinte de haute culture, fervents partisans de l’Europe, élue très jeune à l’Élysée et avec un schtick modernisateur qui a fini par ne pas bien porter, incroyablement arrogant et plein d’eux-mêmes …
Il y a naturellement quelques différences: VGE était un homme politique de premier plan et avec un long bilan (en tant que ministre des Finances) lorsqu’il a accédé à la présidence, alors que Macron était inconnu du public trois ans avant son élection et ne s’était jamais présenté au public. Bureau. VGE avait un parti politique en 1974 et a parrainé la création d’une structure plus grande alors qu’il était président – l’ UDF: une confédération de cinq formations centristes et conservatrices distinctes – pour servir de base de pouvoir et de contrepoids à droite aux néo-gaullistes de Chirac, et qui a survécu à sa défaite de 1981, alors que République en marche de Macron est une coquille vide qui va très certainement disparaître si Macron est battu en 2022. Comme VGE, Macron attend / espère un match revanche avec son adversaire de 2e tour lors de l’élection précédente, mais avec un résultat différent. S’il en est ainsi – ce qui sera vraiment terrible pour la santé politique de la France – on ne peut qu’espérer que Macron – peu importe ce que l’on pense de lui – ne subira pas le sort de VGE en 1981. Sinon, le déluge.
Art Goldhammer a publié un souvenir à chaud de VGE à Tocqueville 21 et Jim Hoagland, qui était basé à Paris pendant la présidence de VGE (et l’a interviewé plus d’une fois), a une nécrologie dans le Washington Post .
Arun with a view, 5 déc 2020 (traduction non officielle) -
Dominique Strauss-Kahn raconte sa vision des choses
Ce n’était qu’une question de temps avant que cette histoire ne devienne un film. La chute profonde de l’ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn fait l’objet d’un documentaire. Cependant, les fabricants de Netfilx étaient plus rapides. Le 6 décembre, une petite série sur le même incident intitulée “Room 2806” sera lancée sur le portail de streaming. Particulièrement intéressant: Nafissatou Diallo, la bonne de l’époque, qui aurait violé Strauss-Kahn, y vient également.
“Le temps est venu!”La frustration de Dominique Strauss-Kahn semble encore assez profonde. Pour cette raison, il veut maintenant raconter «sa version» des incidents de 2011. “Le moment est venu de m’exprimer”, “DSK”, comme on l’appelle dans son pays d’origine, la France, est cité dans plusieurs réseaux en ligne. Cependant, il s’agit d’un point de vue plutôt unilatéral, car il a protesté à plusieurs reprises de son innocence et soupçonné un complot.
Probablement à cause de la prochaine série Netflix, le banquier autrefois puissant a pris la parole à ce moment-là. Parce que le documentaire sur lui est “actuellement en production” et devrait sortir à l’automne prochain, écrit Strauss-Kahn. Le joueur de 71 ans veut “poursuivre les événements” qui ont brutalement mis fin à sa carrière politique en France. “Je n’ai jamais dit ma version des faits qui ont conduit à mon retrait de la vie politique.”
La chute profonde du DSKL’ancien ministre des Finances français Strauss-Kahn a dû démissionner de la tête du Fonds monétaire international (FMI) en 2011 après des allégations de viol par un employé d’un hôtel à New York. Auparavant, des photos avaient fait le tour du monde alors qu’il était emmené menotté par des policiers américains. Une accusation a été abandonnée en août 2011 en raison de doutes sur la crédibilité de la femme de chambre – et parce que Strauss-Kahn a payé beaucoup d’argent à la femme.
Dans une interview en septembre 2011, il a déclaré dans une interview avec le diffuseur TF1 qu’il avait commis une «erreur morale» et conclu une relation «irrégulière» – mais a nié avoir jamais utilisé la violence ou forcé qui que ce soit à faire quoi que ce soit.
Pas de chute dans l’abîmeCependant, le banquier influent n’est pas tombé dans le gouffre – mais doit se contenter d’emplois moins glamour. Par exemple, il est membre du comité stratégique de la toute nouvelle Banque nationale de crédit (NCB) au Soudan du Sud depuis mai 2013 . En juillet 2013, il a été annoncé qu’il occupait un siège au conseil d’administration de la Banque de développement régional de Russie , une filiale de la compagnie pétrolière publique Rosneft . Et la même année, il a été nommé conseiller économique du gouvernement serbe sous Aleksandar Vučić .
Après les allégations à New York, cependant, il a également eu beaucoup de problèmes en France. Là, il a été accusé d’avoir organisé des soirées sexuelles avec des prostituées – il a été acquitté de cette accusation de proxénétisme. Toutes les affaires et toutes les allégations qui ont été révélées au cours de ces mois ont cependant anéanti ses espoirs de se présenter aux socialistes français en tant que candidat à la présidentielle en 2012. Pour le puissant Dominique Strauss-Kahn, le pâle François Hollande était enfin là – et est devenu président.Source : Blog de Knut Krohn
Tags : #DSK #DominiqueStrausKahn #NafissatoDiallo
-
France : Pas de trêve pour Macron
Les Français recourent à nouveau à des mobilisations massives pour tenter d’arrêter les hausses d’impôts ou rejeter les réformes législatives.
Des protestations des « gilets jaunes »’ aux récentes manifestations contre la loi globale sur la sécurité, en passant par les grèves des transports et les mobilisations contre la réforme des retraites, la rue n’a pas donné de répit au président français, Emmanuel Macron, dans les trois ans et sept mois qu’il a passés à l’Elysée.
À l’automne 2018 et une bonne partie de 2019, le mouvement des « gilets jaunes »’ a mis le gouvernement en échec avec ses manifestations, pour la plupart très violentes. Ce mouvement social sans structure, sans idéologie claire et sans dirigeants, organisé à travers les réseaux sociaux, est né dans les ronds-points de la France rurale, s’est répandu dans tout le pays et a mis le feu aux Champs-Elysées à Paris avec ses concentrations.
Les « gilets jaunes » – baptisés ainsi parce que les manifestants protestaient avec ces vêtements fluorescents qu’il est obligatoire de porter à l’intérieur de la voiture et à porter en cas d’accident de la circulation – incarnaient l’épuisement des classes moyennes appauvries face aux mesures imposées par les élites de Paris. Ils ont rassemblé 287000 personnes dans toute la France le 17 novembre 2018, date de la première grande manifestation contre la hausse des prix des carburants.
Macron, soumis semaine après semaine à la pression de la rue, a fini par céder aux «gilets jaunes» et suspendu la hausse de la taxe sur le carburant. Cependant, le mouvement a continué, avec plus ou moins d’intensité, avec ses protestations jusqu’à ce qu’il s’essouffle.
Un an après cette révolte, les rues ont de nouveau défié Macron avec des grèves dans les transports publics et des manifestations contre la réforme des retraites à travers le pays. Les syndicats se sont mobilisés. Plus de 800000 personnes ont réclamé le 5 décembre 2019 le retrait de la modification controversée des conditions de retraite.
Lors de cette mobilisation, la France a battu son record avec 51 jours consécutifs de grève dans les transports publics, la plus longue grève depuis mai 68.
Macron a été contraint par la crise sanitaire du Covid-19 de reporter sine die la réforme des retraites, approuvée en mars en première lecture par l’Assemblée nationale treize jours avant le premier verrouillage du coronavirus, mais le projet n’est pas enterré .
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a déclaré il y a quelques jours que c’était “une priorité absolue”. Mais Macron ne le remettra pas sur la table tant que la crise sanitaire ne sera pas terminée, selon la chaîne de télévision BFMTV. Reste à savoir s’il pourra le passer avant les élections présidentielles de 2022 ou s’il sortira à nouveau dans la rue et sera contraint de le retirer.
Réforme des retraitesLe gouvernement veut mettre fin au système de retraite complexe en France, en fusionnant les 42 régimes actuels en un seul. Il vise à établir un système universel dans lequel, pour chaque euro coté, vous avez droit à la même pension.
Macron cherche ainsi à mettre fin aux régimes particuliers qui permettent, par exemple, aux travailleurs de la compagnie ferroviaire SNCF et du métro parisien, de prendre leur retraite plus tôt ou dans de meilleures conditions que les autres travailleurs français. Pour cette raison, ces salariés sont ceux qui se sont le plus mobilisés l’an dernier contre la réforme.
Les citoyens sont retournés dans la rue cet automne pour protester cette fois contre le projet de loi sur la sécurité mondiale. La «marche des libertés» a mobilisé le 28 novembre dans toute la France 500 000 personnes, selon les organisateurs, soit 133 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur. Il y a eu de violents affrontements entre la police et les manifestants.
Ses organisateurs demandent le retrait du projet de loi, notamment l’article 24, qui prévoit de limiter la diffusion d’images de policiers et de gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions. Ses détracteurs estiment qu’il favorisera l’impunité et limitera la liberté de la presse.
Le texte sera examiné en janvier par le Sénat. Les partis qui composent la majorité parlementaire à l’Assemblée nationale ont proposé de réécrire l’article 24 à son retour à la chambre basse, compte tenu du rejet qu’il a suscité dans une grande partie de la société française.
La violence obscurcit la manifestation contre la loi sur la sécurité mondiale
Les Français sont revenus dans la rue hier pour protester dans 90 villes contre le projet de loi sur la sécurité mondiale, une norme qui, selon eux, favorisera l’impunité de la police et limitera la liberté de la presse.
A Paris, la violence a assombri la manifestation, avec des affrontements entre la police et les manifestants les plus radicaux. Selon la chaîne de télévision BFMTV, entre 400 et 500 personnes violentes se sont infiltrées dans la manifestation parisienne pour la faire exploser. Les «black blocs» ont tiré des projectiles sur les agents de sécurité, dressé des barricades et provoqué des destructions le long de l’avenue Gambetta: incendies de voitures et de motos, brisant du mobilier urbain et brisant des vitrines. Ils ont également organisé des altercations sur la Plaza de la República. Les forces de l’ordre ont répondu par des accusations de police et ont tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les manifestants les plus violents. Enfin, une trentaine de personnes ont été arrêtées dans la capitale.
«Stop à la loi sur la sécurité mondiale», «Sécurité mondiale = insécurité totale», «Impunité policière» et «Macron laisse la reconnaissance faciale aux Chinois», lisent certaines des banderoles portées par les manifestants à Paris. La marche exigeait la démission du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et du préfet de la police parisienne, Didier Lallement, en plus du retrait total du projet de loi, et pas seulement de l’article 24 controversé.
«C’est une loi qui restreint vraiment nos libertés. Nous n’allons pas pouvoir enregistrer les forces de l’ordre ou diffuser les images », a expliqué Tiphaine, qui portait une banderole qui disait« Impunité, fraternité, état policier ». Cette jeune femme considère qu’il est important que les journalistes et les citoyens puissent enregistrer les policiers afin de documenter les violences policières.El Norte de Castilla, 5 déc 2020
Tags : France, gilets jaunes, sécurité globale, impôts, Macron,
-
Responsable maroco-belge de la stratégie vaccinale aux États-Unis : « La Belgique fait toujours face à une pandémie »
Malgré toutes les critiques, notre pays « fait beaucoup » en ce qui concerne l’approche à l’égard de la pandémie du coronavirus. C’est ce qu’a déclarét Moncef Saloui (61 ans) dans le septième jour. Le Belge d’origine marocaine est à la tête de l’opération Warp Speed, qui est chargée de guider l’ensemble de la stratégie vaccinale aux États-Unis.
YURI VLEMINGS
Moncef Saloui est appelé le « pape du vaccin » des États-Unis. Le président Donald Trump l’a nommé à la tête de l’opération Warp Speed le 15 mai de cette année – selon l’équipe de vaccination de Trump – et a salué les qualités de Saloui en tant qu’expert dans le domaine. « J’ai tout appris sur les vaccins en Belgique, chez GlaxoSmithKline », a déclaré M. Saloui, qui est parti du Maroc vers la Belgique le jour de son 17e anniversaire et a donné un coup de pied à la tête des vaccinations chez GSK. Son fils vit toujours à Bruxelles aujourd’hui. Des États-Unis, il reste en contact avec ce qui se passe chez nous.
« À mon avis, la Belgique fait beaucoup, vue de l’extérieur », a déclaré Moncef Saloui au sujet de l’approche hautement critiquée de la pandémie dans notre pays. Selon l’expert en vaccins, nous pouvons également être fiers que trois des vaccins contre le coronavirus en préparation soient ancrés en Belgique : Pfizer à Puurs, GlaxoSmithKline à Wavre et Janssen Pharmaceutica à Beerse.
« La Belgique a effectivement un impact incroyable sur cette pandémie », a-t-il déclaré au cours de la septième journée. « mais les investissements et le développement accéléré de ces trois vaccins viennent des États-Unis. C’est pourquoi je pense qu’il est juste de leur accorder également la priorité”, a-t-il évoqué les doses produites dans notre pays mais qui sont déjà en route vers les États-Unis. Slaoui a demandé que tous les vaccins soient mis à la disposition du monde, en tout cas pour les 8 milliards de personnes qui devraient être vaccinées.
Il s’agit simplement de savoir si, par exemple, dans notre pays, mais aussi aux États-Unis, nous aurons suffisamment de personnes vaccinées. Slaoui voulait rassurer les sceptiques. Le terme « vitesse de distorsion » vient de Star Trek et fait référence à la « vitesse imprudente ». Cependant, selon Slaoui, toute la procédure de vaccination n’est pas du tout imprudente. « C’est très rapide, mais c’est aussi réfléchi et sûr », a-t-il dit. « Très cher aussi, mais cela l’a rendu si rapide. Je le compare à la Formule 1 : Vous voulez aller le plus vite possible, mais aussi le plus sûr possible. »
Slaoui a également demandé aux sceptiques d’examiner les données, qui seront accessibles à tous, ou d’écouter les experts en qui ils ont confiance et qui connaissent bien les données. « Fondez donc votre opinion là-dessus », a dit M. Slaoui. « Personnellement, je connais très bien les dates et je vais me faire vacciner, mes enfants, mes parents et tous ceux que j’aime. » Il a ajouté que les vaccins déjà mis au point « ont un taux d’efficacité exceptionnel de 95 % et, dans certains cas, de 100 % » et qu’ils sont tous « très sûrs ». D’autre part, Saloui comprend les préoccupations de sécurité à long terme, « parce que nous ne savons rien à leur sujet par définition encore. »
Saloui a regretté que la pandémie aux États-Unis soit devenue si politisée. « Des dizaines de milliers de personnes meurent parce qu’elles refusent de porter un masque, de se laver les mains ou de garder les mains écartées. C’est vraiment dommage. » Saloui s’est dit convaincu que « sera la seule solution efficace pour être un vaccin sûr et efficace ».
« Heureusement, ce virus est en fait un peu faible », a-t-il dit. « Une personne sur 1 000 meurt, une sur 100 ou peut-être 50 présente des symptômes. Nous avons la chance que ce virus ne soit pas plus mortel, car il perturberait complètement notre économie et notre vie sociale. »
De Morgen, 6 décembre 2020, 15 h 42Tags : #Belgique #Vaccination #Vaccin #coronavirus #Covid19
-
Ya no importa. Del poeta saharaui Mohames salem abdelfatah (Ebnu)
El día 13 de noviembre de 2020 culminó una etapa de este proceso en el que los saharauis demostraron todas sus buenas intenciones. Se terminó un periodo yermo donde muchos saharauis dejaron su vida mientras esperaban que la confianza depositada en la comunidad internacional, las numerosas concesiones, sus silencios y su espera, sirvieran para ayudar a devolverles su patria, para vivir en paz y libertad.¡Se acabó! ya no hay vuelta atrás, todo lo que se ha dicho y escrito, todas las propuestas, todas las resoluciones, todos los intentos, todo eso, hoy ya no importa, ni siquiera las buenas intenciones y los mejores deseos. ¡Se acabó!Hoy, muy a nuestro pesar, pero con una firme convicción, empuñamos las armas por nuestra libertad, por nuestros derechos legítimos, por la libre determinación de nuestro pueblo.El día 13 de noviembre de 2020 marcó el principio del irreversible camino hacia la dignidad.Sin embargo, hay algo, que, aunque ya no importa, sigue provocándome un disgusto tremendo. Seguramente habéis leído o escuchado, a propósito de la ilegal brecha de El Guerguerat, aquello de “la libre circulación de personas y mercancías”.Quien afirme eso es un cínico y un miserable porque es ridículo hablar de la libertad de circulación de personas en un territorio ocupado por un régimen represor.Cuando se apela a no interferir en la circulación de mercancías y personas, ¿de qué mercancías se habla; de qué personas se trata?¿Acaso se habla del tránsito libre de la prensa internacional e independiente por el territorio? ¿Se habla de organismos de derechos humanos o de observadores internacionales, políticos, parlamentarios o de cualquiera que quiera conocer la realidad de lo que ocurre en las ciudades ocupadas del Sáhara Occidental? ¿Acaso se habla de la libre circulación de personas saharauis, o de las personas que en todo el mundo apoyan y se solidarizan con su justa causa?Evidentemente, no.¡Qué vergüenza! Hablar de la libertad de movimiento, hablar de libertad de circulación, cuando en el Sáhara Occidental desde hace más de 45 años está prohibida la libertad.En el Sáhara el único que se mueve libremente es el régimen marroquí y sus aparatos de represión, que mantienen a los saharauis bajo su control y vigilancia todos los días, de todos los años durante cerca de medio siglo de ocupación.Aún, después de muertos, a los saharauis se les prohíbe volver a su tierra, se les impide regresar a su tierra para darle el ultimo adiós a un ser querido. A los saharauis les quitaron hasta el dolor de una despedida.Y nos hablan de libertad de movimiento…Son muchos los periodistas, juristas, parlamentarios, estudiantes, personas, en definitiva, de diferentes partes del mundo que han sido expulsadas del territorio saharaui ocupado por marruecos, y a muchas ni si quiera se les permitió descender del avión en el que viajaban al territorio, porque quien no apoya la ocupación no puede observar, ni moverse, ni conocer lo que ocurre.Y luego algunos hablan de libertad de circulación de personas y mercancías…¿Qué mercancías?Se trata de normalizar el robo de los recursos naturales de un pueblo, de un territorio pendiente de descolonización. No les importa el pueblo saharaui, ni sus derechos, pero sí sus recursos naturales. No les preocupa la represión, la tortura, la cárcel, la muerte, la profanación de una cultura ¡no! solo les importa el dinero, las ganancias, los beneficios que les reporta mantener a este pueblo en la miseria engañándolo con afables promesas que jamás llevarán a cabo.Que el Secretario General de la ONU afirme, sin ningún rubor, que una brecha ilegal, hecha por un régimen de ocupación ilegal en un muro ilegal, es un paso para mercancías y personas es sencillamente vergonzoso. Es un lamentable atropello a la legalidad internacional, a los acuerdos firmados por las partes con las Naciones Unidas y a los legítimos derechos del pueblo saharaui, reconocidos por todos los organismos de la ONU y por los tribunales internacionales de justicia.Que el contrabando de drogas que el régimen marroquí realiza a la luz del día por la brecha de El Guerguerat y el expolio de los recursos saharauis se le denomine circulación normal de personas y mercancías es como mínimo una tomadura de pelo y un intento de maquillar una realidad que apesta y que salpica de lleno a la Misión de las Naciones Unidad para el Referéndum en el Sáhara Occidental, MINURSO.La MINURSO creada para llevar a cabo un referéndum de autodeterminación contemplado para menos de un año, lleva casi treinta años haciendo todo lo contrario al fin por el que había sido creada. Tantos años la han domesticado, la han absorbido, la han humillado, no es más que un mero instrumento en manos del reino feudal de marruecos. La MINURSO es cómplice de perpetuar la ocupación y son cómplices todos los que la sostienen y quieren mantenerla indefinidamente mientras el reino feudal hace y deshace a su antojo y sigue esparciendo sus venenos de drogas y armas por la región, alimentando y alentando al terrorismo internacional y al crimen organizadoNo sé cuán bajo puede caer la humanidad, el ser humano para no saber distinguir entre la razón y la miseria, entre el bien y el mal, entre la justicia y la impunidad, para no ver a este pueblo que lleva media vida esperando moverse en libertad y circular libremente en su tierra, libre y soberana.¡Pero, ya no importa!Ebnu3 de diciembre de 2020Fuente : Desacato.infohttp://desacato.info/ja-nao-importa-do-poeta-saaraui-mohamed-salem-abdelfatah-ebnu/, 6 dic. 2020 -
”الاحتلال المغربي استغل اندلاع الحرب لمضاعفة جرائمه في حق الصحراويين”
قال المدافع عن حقوق الإنسان الصحراوي وأحد أشهر المعتقلين السياسيين في السجون المغربية، علي سالم التامك، إن المغرب رفع من وتيرة عملياته القمعية بالصحراء الغربية المحتلة التي وصلت حد قتل صحراويين وماشيتهم في تصعيد محموم وانتقام من المدنيين الصحراويين بعد اندلاع الحرب. وتحدث التامك، في حوار مع ”الخبر”، عن يومياتهم ما بعد تاريخ 13 نوفمبر وكيف عايشوا أزمة الكركرات، وعن الدعاية المغربية بخصوص الوضع في الصحراء الغربية.
هل يمكن لك أن تضعنا في الصورة بخصوص أسباب اعتداء الأمن المغربي عليك في المنزل؟قامت أجهزة قوة الاحتلال المغربي على الساعة 9:30 من ليلة السبت 28 نوفمبر 2020، بالهجوم على منزل أكتريه بحي المستقبل في العيون المحتلة، عبر رشقه بالحجارة ومحاولة اقتحامه وتكسير الباب الرئيسي لمقر السكن بالعمارة بقوة، مع ما صاحب ذلك من سب وشتم للنساء اللواتي كن قد حضرن إلى جانب أطفالهن في حفل عائلي صغير تخللته الموسيقى الثورية الصحراوية وأصيبت على إثره المدافعة الصحراوية عن حقوق الإنسان ”جميلة الحسين المجاهد” على مستوى اليد اليمنى وعانى من جرائه ابني والأطفال القصر والنساء، المتواجدون بالعمارة من الرعب والفزع الذي لا شك أنه سيترك آثارا نفسية خطيرة.
وما أثارني خلال هذا الهجوم العدواني، هو إقدام أحد رجال شرطة الاحتلال المغربي أمام مرؤوسيه وبالشارع العام على التحرش جنسيا بالنساء من خلال قيامه بإيحاءات جنسية، مرددا كلاما نابيا وحاطا من الكرامة الإنسانية، وهذا لا يشكل إلا مظهرا بسيطا من مظاهر ما يتعرض له المدنيون الصحراويون من جرائم ضد الإنسانية بسبب مطالبتهم سلميا بتقرير المصير والاستقلال الوطني.
كيف هو الوضع بالأراضي المحتلة في ظل اندلاع الحرب على طول الجدار العازل؟بطبيعة الحال الحرب من ضمن تداعياتها المتعددة تأثيراتها المباشرة على المدنيين الصحراويين بالجزء المحتل من الصحراء الغربية الذين يعيشون وضعية الحصار العسكري والبوليسي والإعلامي أصلا منذ بداية الاحتلال العسكري المغربي، وبالتأكيد فقوة الاحتلال استغلت هذه الوضعية كما توقعنا لمضاعفة جرائمها في حق المدنيين الصحراويين وقمع كل أشكال التعبير السلمي للجماهير الصحراوية للمطالبة باحترام حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير والاستقلال، مكرسة بذلك الجرائم ضد الإنسانية المرتكبة في حق شعب أعزل، والتي تستوجب من المجتمع الدولي تحميل قوة الاحتلال المغربي المسؤولية في خرق وقف إطلاق النار وإدانتها بشدة ومساءلتها، وأن يفتح المجال للجنة الدولية للصليب الأحمر بالتواجد الفعلي بالإقليم لحماية المدنيين الصحراويين وإغاثتهم والتقرير عن أوضاعهم، استنادا إلى القانون الدولي الإنساني، وتحديدا اتفاقية جنيف الرابعة ولائحة لاهاي (قانون الحرب).
هل يمكن أن تضعنا في الصورة بخصوص طريقة تعامل الأمن المغربي مع الجماهير الصحراوية وخاصة مع النشطاء الحقوقيين والسياسيين في ظل هذه الأوضاع؟أجهزة القمع لقوة الاحتلال المغربي تجسد الوجه المباشر والملموس والبشع لجريمة محاولة اغتيال الشعب الصحراوي وكتم صوته بجميع الطرق، إذ بعد استئناف الحرب مجددا باشر الاحتلال حملات القمع التي وصل مداها إلى المس بالحق في الحياة، حيث قتل مدنيين صحراويين بتاريخ 20 نوفمبر 2020 رميا بالرصاص من قبل الجيش المغربي الغازي، وتم شن حملة اختطافات واسعة شملت القصر، إضافة إلى ممارسة التعذيب واقتحام المنازل ومحاصرة منازل بعض الناشطين السياسيين والحقوقيين والمدونين والصحفيين وعسكرة الأزقة والشوارع والساحات وإغلاق مداخل المدن الصحراوية المحتلة، وتشديد المراقبة واستهداف الأطفال التلاميذ والشبان الصحراويين بالمعاملة السيئة وتعنيفهم وسلبهم هواتفهم ومراقبة محتوياتها.
كيف تابعتم بالأراضي المحتلة ما جرى في منطقة الكركرات؟عقب قيام جيش قوة الاحتلال المغربي بالهجوم العسكري بتاريخ 13 نوفمبر 2020 على المدنيين الصحراويين المعتصمين بالكركرات، احتجاجا على الثغرة غير الشرعية وفشل الأمم المتحدة في القيام بدورها بعد مرور أكثر من 29 سنة وتآمر بعثتها (MINURSO) المفضوح مع الاحتلال المغربي وتغاضيها عن ممارساته السلبية المتواصلة والمتناقضة مع القانون الدولي واستمراره في ارتكابه الجرائم ضد الإنسانية في حق المدنيين الصحراويين وغيرها من الجرائم الأخرى بالجزء المحتل من الصحراء الغربية في محاولة منها لتأبيد واقع الاحتلال العسكري للصحراء الغربية كأمر واقع.
وبهذا المنزلق الخطير، زج الاحتلال المغربي بالمنطقة مجددا في أتون حرب مدمرة، لا شك أن لها انعكاسات خطيرة على وضع الشعبين الصحراوي والمغربي وعلى شعوب المنطقة برمتها، والتي تتحمل فيها كامل المسؤولية قوة الاحتلال المغربي والدولة الإسبانية، باعتبارها لازالت المسؤولة إداريا عن إقليم الصحراء الغربية، دون أن ننسى مسؤولية الأمم المتحدة الكاملة التي لم تتعاط جديا مع معالجة قضية الصحراء الغربية وفق الشرعية الدولية، ومع مطالب المحتجين الصحراويين السلميين في مجموعة من نقاط جدار التقسيم العسكري المغربي بشكل استباقي وتأخذ في الاعتبار مؤشرات الوضع التي كانت تنبئ بهذا الأفق الكارثي.
شاهدنا كذلك صور وفيديوهات تقتيل قطعان من الإبل؟
بالفعل لقد تمت إبادة قطعان من الإبل والمواشي لصحراويين رحل من قبل جيش الاحتلال بتاريخ 19– 20 -24 نوفمبر 2020 بمنطقتي المحبس وأوسرد بالجزء المحتل من الصحراء الغربية، مستعملا الرصاص الحي والقذائف وزرع الألغام من جديد، معيدا بذلك للذاكرة جرائم الإبادة وجرائم الحرب من تسميم الآبار وإبادة الحيوانات وغيرها من المجازر الرهيبة التي ظلت ملازمة لقوة الاحتلال منذ غزوه واحتلاله للصحراء الغربية.
وبهذه الجريمة يستهدف الاحتلال المغربي مصدر عيش الصحراويين الذين يعتمد غالبيتهم على نظام رعوي (تربية المواشي) لقطع موارد الغذاء بغاية تجويعهم والقضاء على ثقافتهم الوطنية في تناقض تام مع القانون الدولي الإنساني الذي يحظر الإبادة الجماعية والمساس بالأملاك والمنشآت ذات الطبيعة الثقافية، حسب اتفاقية لاهاي 1954.
كيف هي وضعية المعتقلين السياسيين الصحراويين بالسجون المغربية في ظل ظروف الحرب؟وضعية السجناء السياسيين الصحراويين تعطي صورة مصغرة وجلية عن معاناة المدنيين الصحراويين بالأرض المحتلة، حيث قضوا أكثر من 12 سنة رهن الاعتقال السياسي بالسجون المغربية نتيجة أحكام انتقامية وصلت إلى حكم مدى الحياة في شروط غير إنسانية يتعرضون لإجراءات عقابية شديدة لمضاعفة آلامهم وآلام عائلاتهم، فالقانون الدولي الإنساني الذي يؤطر الوضع القانوني بالإقليم يعتبر اعتقالهم جريمة اختطاف ومحاكماتهم غير الشرعية لاغية لأنها تمت في تناقض تام مع مواد الاتفاقية الرابعة لجنيف بشأن حماية الأشخاص المدنيين في وقت الحرب، فضلا عن تفريقهم على مجموعة من السجون المغربية والتي يبقى جزء منها بعيدا عن الصحراء الغربية المحتلة بأكثر من 1400 كيلومتر، وبالتأكيد حسب المعلومات الشحيحة التي تصلنا تؤكد تأثرهم بشكل جوهري وسلبي بهذه الظروف، وأخرى مرتبطة بتفشي فيروس كورونا الذي أدى إلى انقطاع السجناء السياسيين الصحراويين عن العالم الخارجي، وبات اتصالهم بعائلاتهم منعدما وهو ما يشجع قوة الاحتلال المغربي على ممارسة المزيد من الجرائم ضد الإنسانية في حقهم.
هناك احتجاجات على تردي الوضع الاقتصادي والاجتماعي بالمنطقة المحتلة خاصة فيما يتعلق بالتكفل الطبي، ما هو تعليقك؟فعلا هناك احتجاجات على انعدام الخدمات الطبية وهذا وجه آخر للوضع الكارثي الاقتصادي والاجتماعي الذي يعيشه الصحراويون، والدليل على ذلك هو ارتفاع عدد الوفيات من المدنيين الصحراويين بسبب جائحة كوفيد-19، ورفض استقبال المرضى بذريعة ضعف الطاقة الاستيعابية للمستشفيات وغياب قارورات الأوكسجين، وهذا لوحده يدحض صورة ووهم جنات النعيم التي يرسمها الاحتلال المغربي للوضع في الصحراء الغربية، مما يؤكد بالملموس استمرار قوة الاحتلال في النهب الممنهج للثروات الطبيعية للشعب الصحراوي الذي يواصل نضاله من أجل ممارسة سيادته على ثرواته، وأي استغلال لها يمر عبر مبدأ موافقة جبهة البوليساريو باعتبارها الممثل الشرعي والوحيد للشعب الصحراوي.
تفضل بكلمة أخيرة توجهها من الأراضي الصحراوية المحتلة..أحيي الصحافة الجزائرية وجزائر الثورة على موقفها الثابت والمبدئي من القضية الصحراوية والشعب المغربي الشقيق وقواه الحية خاصة حزب النهج الديمقراطي المغربي والجمعية المغربية لحقوق الإنسان اللذين يتعرضان لحملة تشنيع ممنهجة من النظام المغربي المخزني وامتداداته الحزبية والإعلامية وغيرها التي تطالب بحلهما بسبب مواقفهما الداعية إلى احترام حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير، ونؤكد على أن النظام المغربي بمقاربته التوسعية والاستعلائية لأكثر من 50 سنة، لازال مسكونا بنفس الهواجس الاستعمارية، وأجهض بذلك بناء اتحاد مغاربي تنعم شعوبه بالسلم والازدهار والتعايش، في حين سيواصل الشعب الصحراوي بقيادة رائدة كفاحه جبهة البوليساريو النضال والتضحية بنفس طويل من أجل حقه في الوجود مجسدا في استكمال بناء دولته الحرة المستقلة على كامل التراب الوطني الصحراوي.
الخبر -
الصحراء الغربية : تقاعس مجلس الأمن وعرقلة تنظيم الاستفتاء سبب العودة إلى الحرب
سان فرانسيسكو – حمل الخبير الدولي وأستاذ العلوم السياسية والقانون الدولي بجامعة سان فرانسيسكو الأمريكية، ستيفن زونس، مسؤولية “عودة الحرب في الصحراء الغربية” الى مجلس الامن الدولي الذي “تقاعس” في القيام بدوره، تجاهل عدم تطبيق المغرب لإلتزاماته الدولية تجاه حق الشعب الصحراوي في تقرير مصيره.
وأكد ستيفن زونس أن “تقاعس” مجلس الأمن الدولي و”عرقلة” عملية تقرير مصير الشعب الصحراوي “أفشل عملية التسوية وسبب العودة إلى الحرب في الصحراء الغربية”.
واستبعد المحلل السياسي ومؤلف كتاب “الصحراء الغربية: الحرب، الوطنية، وحل النزاع”، عودة جبهة البوليساريو الى طاولة المفاوضات ما لم يتم تنظيم استفتاء تقرير مصير الشعب الصحراوي قائلا “في ظل الظروف الحالية من غير المرجح أن تعود جبهة البوليساريو إلى مسار المفاوضات ما لم يعيد المغرب النظر في موقفه بشأن تنفيذ استفتاء حر عادل ونزيه لتقرير المصير تحت إشراف جهة دولية”.
وأوضح الخبير في القانون الدولي أن “الأمم المتحدة اتخذت مؤخرا موقفا مفاده أن التسوية يجب أن تقوم على أساس اتفاق متبادل بين الطرفين. لكن مثل هذا الاتفاق يتجاهل عدم تكافؤ القوة بين الطرف المحتل والطرف الواقع تحت الاحتلال، ويتجاهل عدم تطبيق المغرب لالتزاماته الدولية تجاه حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير”.
وفي رده على سؤال حول المقترح المغربي للحكم الذاتي، قال الخبير ستيفن زونس، أن “الصحراويين لهم الحق في الاستقلال بموجب قواعد القانون الدولي، لأن الصحراء الغربية هي إقليم غير متمتع بالحكم الذاتي معترف به من قبل الأمم المتحدة على هذا النحو”، منبها الى أنه “تم ترسيخ وتأسيس هذا المبدأ في سلسلة من قرارات الأمم المتحدة وقرار محكمة العدل الدولية”.
وأشار إلى أنه إذا تم فرض “خطة الحكم الذاتي” على النحو الذي دعت إليه باريس وواشنطن، “فستكون هذه هي المرة الأولى منذ التوقيع على ميثاق الأمم المتحدة التي يعترف فيها المجتمع الدولي بإنهاء الاستعمار والتوسع في أراضي دولة ما بالقوة !”.
وأكد في هذا السياق أن “محاولة فرض الاعتراف القانوني بالاحتلال المغربي للصحراء الغربية سيشكل سابقة خطيرة للغاية للمنتظم الدولي، لأنه سيعترف لأول مرة منذ التوقيع على ميثاق الأمم المتحدة في عام 1945 بحق أي بلد في تمديد أرضه بالقوة، وهذا يشكل مصدر قلق خاص للاتحاد الأفريقي، حيث يدرك الاتحاد أن هذه المحاولة ستكون دعوة لشن الحروب بين أعضائه”.
==الجمهورية الصحراوية حقيقة قائمة دبلوماسيا اقتصاديا وعسكريا ===
وأقر الخبير في القانون الدولي بأن الجمهورية الصحراوية “حقيقة قائمة دبلوماسيا و اقتصاديا و عسكريا لأنها جهة فاعلة و مسؤولة داخل المجتمع الدولي”.
وقال في هذا الإطار أن “الصحراء الغربية بفضل احتياطها الهائل من الفوسفات وثروتها المعدنية، ومناطق الصيد الشاسعة يمكنها بالتأكيد أن تكون دولة مستقلة وقابلة للحياة اقتصاديًا”.
وأضاف “الجمهورية الصحراوية الديمقراطية لديها جيش قوي يمكنه ضمان السيطرة على الأرض وحتى محاربة أي تهديد إرهابي محتمل”، مبرزا أن “إدارة الجمهورية الصحراوية لمخيمات اللاجئين والأراضي المحررة تظهر قدرتها على التنظيم والحكامة”.
وذكر الخبير أن “الجمهورية الصحراوية هي عضو كامل العضوية في منظمة الاتحاد الأفريقي، اعترفت بها أزيد من 80 دولة عبر العالم، حتى ولو ألغت العديد من الدول هذا الاعتراف بسبب الضغط الفرنسي، أظهرت الجهود الدبلوماسية للجمهورية الصحراوية أنها جهة فاعلة ومسؤولة داخل المجتمع الدولي”.
وثمن صمود الصحراويين و التفافهم حول قضيتهم، موضحا أنه و”على عكس باقي حركات التحرر في العالم ظلت البوليساريو موحدة بشكل ملحوظ طوال عقود من الزمن”.
=== نهب المغرب لموارد الصحراء الغربية غير قانوني ===
وشدد الخبير ستيفن زونس على أن “أي استخراج للموارد لا يستفيد منه البلد الواقع تحت الاحتلال بشكل مباشر هو أمر غير قانوني بموجب القانون الدولي”، مستندا على اعلان وكيل الأمين العام للأمم المتحدة للشؤون القانونية هانز كوريل ،في عام 2002، أن استغلال المغرب للموارد الطبيعية في الصحراء الغربية يعد “انتهاكًا لمبادئ القانون الدولي المنطبقة على الأنشطة المتعلقة بالموارد المعدنية في المناطق الغير مستقلة”.
وانتقد أستاذ العلوم السياسية في جامعة سان فرنسيسكو تجاهل الحكومات الأجنبية وشركاتها متعددة الجنسيات لإعلان هانز كوريل و “اهمالها بشكل مفضوح حقوق الإنسان والقانون الدولي من أجل مصالحها السياسية والاقتصادية”.
وأكد أن خضوع الحكومة الاسبانية لابتزازات المغرب دفعها لتنكر مسؤولياتها و التزاماتها الدولية تجاه القضية الصحراوية، قائلا أنه “إذا قررت إسبانيا الوفاء بالتزاماتها الدولية كقوة استعمارية من خلال المساهمة في عملية تنظيم استفتاء تقرير المصير للصحراء الغربية، يمكن للمغرب أن يهدد بإنهاء تعاونه الأمني ولا سيما فيما يتعلق بمسألة الهجرة غير الشرعية إلى إسبانيا” باعتبار أن المغرب “يظل الدولة الأفريقية الوحيدة التي لها حدود برية مع أوروبا”.

