Pendant des années, que dis-je ?, quasiment vingt ans pour l’auteur de ces lignes, nous avons été accusés, les deux pelés et trois tondus qui avons essayé de faire du journalisme indépendant dans ce pays, d’être des agents de l’étranger, d’être soudoyés par tel Etat, tels services secrets ou tel mouvement ou organisation.
Nous sommes passés d’être des agents de la DST, la police politique marocaine, à travailler pour le CNI espagnol, en passant par la DRS, les services secrets algériens et le Mossad israélien. Accusation suprême : nous étions également des agents du Polisario.
Sans la moindre preuve bien évidemment, sinon on n’en serait pas là.
Franchement, et si je devais un jour travailler pour un « sévice secret » je travaillerais avec celui de mon pays. Il paye bien. Les journalistes étrangers touchent 6000 euros par mois, avec en prime quelques séjours tous frais payés à Marrakech. Quant aux Marocains ils ont droit à des pages de publicité à gogo, des prébendes faites de facilités pour l’obtention d’un appartement ou d’une imprimerie, d’un prêt bancaire (que certains oublient de payer) et de généreux cadeaux en sous-main.
Je connais le directeur d’un hebdomadaire francophone casablancais qui a acheté à l’Etat une villa où il a installé son torchon pour quelques dirhams. Son confrère d’un autre hebdomadaire, tout aussi francophone et pourri, a obtenu le même cadeau, sauf qu’il utilise la villa pour y habiter.
Le premier, une barbouze journalistique qui a travaillé pour Dlimi quand il sillonnait les pays arabes et africains pour le compte d’un autre hebdomadaire francophone, celui-là français, a depuis quelques années les pires difficultés du monde pour boucler les finances de son brinquebalant et boiteux canard. Sans ses « amis », cela fait longtemps qu’il aurait fermé boutique. Mais à titre personnel, il est très riche. Il y a peu il négociait la vente d’un terrain dans l’un des quartiers les plus huppés de Casablanca pour un prix millionnaire. Il avait obtenu ce terrain pour des bricoles de la main d’un organisme étatique.
Enfin, tout cela pour dire que sans aucune preuve, certaines officines de l’Etat marocain, appuyées par la presse aux ordres, déversent sur nous un tombereau d’accusations et d’affirmations mensongères dans le seul dessein de salir notre réputation et de nous signaler à un quelconque fou pour qu’il nous trucide avec un couteau dans la rue, alors que les vrais corrompus sont ceux qui hurlent avec les loups.
Mais voilà, un hacker, ou plusieurs, publie depuis des mois une impressionnante pile de documents, scannés pour la plupart, et de mails compromettants qui prouvent par A+B que nos diplomates, en plus de leur labeur ordinaire de lobbying et de défense des intérêts de l’Etat, soudoient des fonctionnaires internationaux, de prétendus experts et une kyrielle de profiteurs comme ce pauvre fonctionnaire international sénégalais qui a vendu sa conscience pour quelques dirhams et un séjour au Maroc où il a visité un marabout local.
On me rétorquera que cette corruption se fait au nom de la défense de la cause du Sahara. Je réponds qu’il faudrait alors préparer un bon chéquier et se hâter de gagner cette bataille parce que celui qui a vendu son âme une première fois la vendra une deuxième fois, et pas forcément au même camp, sinon au plus offrant.
On découvre aussi dans les papiers du hacker que sous couvert d’un empire médiatique, un ex-commercial en publicité est en fait un responsable de la DGED, les services de contre-espionnage marocains, qui se fait passer pour un journaliste et entretient de coupables relations avec les pires organisations d’extrême droite pro-israélienne. Il est aussi le grand corrupteur d’une demi douzaine de journalistes français dont certains travaillent sur le Maroc depuis très longtemps.
Merci donc à ce « Chris Coleman », pas pour la guerre qu’il mène contre le Makhzen au nom de ses propres intérêts (soukou hadak !), mais pour nous avoir permis de voir plus clair dans cette grande grotte où se tapit l’ogre qui nous opprime.
Ali Lmrabet
Demain Online, 14/12/2014
Blog
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Maroc : Merci Monsieur «Coleman» !
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Maroc : Lettre au prisonnier Ali Amar
Salam Ali,
Je regrette que tu aies choisi la voie de l’humiliation à celle de la dignité. Ton communiqué au sujet de l’affaire Radi-Stitou est le signe d’une capitulation. Cette affaire pouvait être l’occasion pour toi de se racheter. D’effacer un lourd passif. Tu as opté pour tes méthodes habituelles : la délation, le verbe empoisonné, les menaces et les tentatives de jouer dans les coulisses pour se tirer d’affaire. Hier, un livre à charge contre ta source princière, aujourd’hui un communiqué empoisonné contre Omar, sa famille et ses soutiens. Trop tard.
Tu es déjà prisonnier. Prisonnier de tes bourreaux, prisonnier de tes concessions qui deviennent des compromissions. Omar Radi, dans sa cellule de prison, demeurera un homme libre et digne.
Le makhzen t’a poussé à bout. Il t’a sali, il s’est permis de faire de ton domicile familiale une fausse « scène de crime ». Face à ces attaques tu as choisi la servitude volontaire. L’humiliation. Cette « Ombre-là » n’utilise ni téléphone ni messager pour menacer. Le makhzen a confiance dans la discipline des personnes humiliées qui elles-mêmes s’alignent sur les besoins souhaités. Tu crois pouvoir t’en tirer ? Le makhzen de 2020 ne négocie pas. Il te demandera toujours plus, juste pour t’humilier.
Ton communiqué, par son niveau de violence et d’hypocrisie, révèle une deuxième chose : tu as peur. Peur de tout perdre, peur de la prison, peur de perdre ton confort de petit bourgeois. A la première audition chez le juge, tu as craqué. Tu paniques.
A l’opposé, Omar Radi. Lui, il a passé 12 interrogatoires, plusieurs auditions et un harcèlement de tout l’appareil de l’Etat et il n’a pourtant pas cédé. Il est resté droit dans ses bottes.
La famille Radi comme les Comités de soutien et les membres de la Défense ont choisi dès le départ de t’éviter toute gène dans cette affaire. Nous avons choisi, sans commun accord, de te laisser le droit de choisir ton positionnement dans la suite de cette sale affaire. En somme, tu avais trois options : 1. Tu pouvais garder le silence. 2. Prendre la défense d’Omar et d’Imad et par la même occasion défendre ta dignité face à cette machination visant ta vie professionnelle et privée et sortir par la grande porte. 3. Faire le choix de l’humiliation. Tu as opté pour cette troisième option. Tant pis pour toi.
Le combat pour la liberté d’Omar et d’Imad continuera à se faire avec dignité et honnêteté.
S. Lemaizi
PS : Dans ton communiqué, tu te plains de n’avoir pas été invité aux réunions du Comité de solidarité. Sache qu’une réunion militante n’est pas un diner mondain. Les personnes sincères qui veulent contribuer à une cause juste n’ont pas être invitées, elles se manifestent et font preuve d’altruisme.Source : Journalismes in bled, 6 déc 2020
Tags : Maroc, Ali Amar, Omar Radi, Imad Stitou, presse, Makhzen,
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محمد السادس فضّل المبيت بالطائرة ليلة عودة المغرب إلى الإتحاد الإفريقي
كشفت تقارير إعلامية مغربية الخميس، واستنادا إلى مصادر ديبلوماسية في المملكة المغربية، عن إقدام الملك محمد السادس على المبيت داخل طائرته بالعاصمة “أديس بابا” بدل التنقل إلى الفندق، وذلك على هامش قمة الاتحاد الإفريقي، التي انتظمت نهاية الشهر الفارط في إثيوبيا، حيث شهدت القمة عودة المغرب إلى الاتحاد الإفريقي، بعد 32 سنة من الغياب، علما أن الراحل الحسن الثاني، كان قد قرر الانسحاب من المنظمة في العام 1984، عقب اعتراف الاتحاد الإفريقي بالجمهورية الصحراوية.
وفي سياق متصل، قالت ذات المصادر، إن الديبلوماسية المغربية رفضت التعقيب على الحادثة، ومن ثم تقديم أي تفاصيل حول أسباب إقدام الملك المغربي على هذا التصرف، مستبعدة استهداف الملك أو حتى البعثة التي رافقته في السفرية، في الوقت الذي رجحت فيه مصادر مغربية أن يكون ذلك بسبب ظروف السفر ليلا.
يحدث هذا في الوقت الذي عبر فيه الملك المغربي عن سعادته بعودة بلاده إلى الاتحاد الإفريقي، حينما صرح في القمة بعبارته الشهيرة “إفريقيا هي بيتي”، علما أن محمد السادس كان قد أجل زيارته التي كانت مقررة إلى مالي في آخر لحظة من يوم الثلاثاء، لأسباب رفضت المملكة الإفصاح عنها.
جدير ذكره، أن ملك المغرب صار يسير على خطى والده، في سفرياته الأخيرة في القارة السمراء من خلال “المبيت” داخل الطائرة، علما أن الراحل الحسن الثاني كان يفضل “المبيت” بدوره في الباخرة التي كان يتنقل عبرها وتسيير الأمور من داخلها.
الشروق – 2017/02/23 -
La homosexualidad del rey de Marruecos en el libro "Mohamed VI, el príncipe que no quería ser rey" de Ferran Sales Aige
El periodista Ferran Sales Aige, que estuvo de corresponsal en Marruecos durante unos años, hace una biografía personal del actual rey de ese país y también un repaso histórico a los años de reinado de su abuelo Mohamed V y de su padre Hassan II, los tres reyes que han habido desde la independencia. Recomiendo la lectura del libro precisamente por ese fresco histórico y social que recorre el libro y por todos los detalles de la vida de palacio en una monarquia de ese tipo en un país musulmán. No es una simple biografía de Mohamed como parece prometer erroneamente la portada ya que de hecho el periodista apenas tuvo la oportunidad de hacerle unas breves y censuradas preguntas.
Ferran sabe sin embargo mucho del Magreb y de lo que se cuece en los palacios y ministerios y así queda reflejado en su libro. Como estamos en un blog de interés gay no podemos dejar de mencionar que se alude a los rumores de homosexualidad del rey y por eso hemos titulado así la entrada del blog pero hay que avisar que el periodista lo resuelve en pocas líneas y lo menciona muy tímidamente (ya hemos dicho que se trata de un recorrido histórico de Marruecos en los últimos 50 años). Por ello no busquéis este libro si lo que os interesa es solo eso.Nosotros sí podemos decir que su homosexualidad era muy de dominio público en la época de estudiante en Bruselas, donde hay muchos testimonios que lo sitúan en bares de ambiente gay. En el propio libro sí se explica que su padre Hassan II contrató a un espía para que le siguiera sus pasos y que recibía muchos informes al respecto que obviamente ahora estarán destruídos.Hassan empezó a mosquearse mucho cuando supo por el espía que su hijo recibía también muchas visitas masculinas en su palacio principesco de “Les sablons” en Salé, al lado de Rabat. No cuenta sin embargo que en la controversia sucesoria, el sector más conservador prefería a su hermano menor Mulay Rashid porque desconfiaba de un Mohamed muy liberal y moderno, entre otras cosas por esas sospechas de homosexualidad que por allí parecen muy graves para esos sectores.Puede que no sea del todo casual, lo dejo apuntado sin más, que muchos de los consejeros y ministros actuales fueran compañeros de estudio y amigos habituales de esa época juvenil de juergas en el extranjero y de noches en la discoteca Amnesia de Rabat, donde tenía un espacio reservado.Tampoco es necesariamente indicativo de nada pero hay que decir que ha acabado personalmente con el harén oficial de su padre Hassan, de más de 50 mujeres que pululaban por palacio aparte de las dos esposas “oficiales”, la primera que no le dio hijos y la segunda, su madre. No sé, es curioso que de repente a él le haga daño a la vista tener tantas mujeres por allí.Como vemos también en las imágenes, le gusta mucho posar como una reinona para las portadas, algo que no hace ningún monarca del mundo, ???La homosexualidad no es algo occidental como decía el presidente iraní y para ello tendré que hablar próximamente de algún libro que incide en ello.Fuente : El celuloide rosa, 27 julio 2009 -
La homosexualidad del rey de Marruecos en el libro “Mohamed VI, el príncipe que no quería ser rey” de Ferran Sales Aige
El periodista Ferran Sales Aige, que estuvo de corresponsal en Marruecos durante unos años, hace una biografía personal del actual rey de ese país y también un repaso histórico a los años de reinado de su abuelo Mohamed V y de su padre Hassan II, los tres reyes que han habido desde la independencia. Recomiendo la lectura del libro precisamente por ese fresco histórico y social que recorre el libro y por todos los detalles de la vida de palacio en una monarquia de ese tipo en un país musulmán. No es una simple biografía de Mohamed como parece prometer erroneamente la portada ya que de hecho el periodista apenas tuvo la oportunidad de hacerle unas breves y censuradas preguntas.
Ferran sabe sin embargo mucho del Magreb y de lo que se cuece en los palacios y ministerios y así queda reflejado en su libro. Como estamos en un blog de interés gay no podemos dejar de mencionar que se alude a los rumores de homosexualidad del rey y por eso hemos titulado así la entrada del blog pero hay que avisar que el periodista lo resuelve en pocas líneas y lo menciona muy tímidamente (ya hemos dicho que se trata de un recorrido histórico de Marruecos en los últimos 50 años). Por ello no busquéis este libro si lo que os interesa es solo eso.Nosotros sí podemos decir que su homosexualidad era muy de dominio público en la época de estudiante en Bruselas, donde hay muchos testimonios que lo sitúan en bares de ambiente gay. En el propio libro sí se explica que su padre Hassan II contrató a un espía para que le siguiera sus pasos y que recibía muchos informes al respecto que obviamente ahora estarán destruídos.Hassan empezó a mosquearse mucho cuando supo por el espía que su hijo recibía también muchas visitas masculinas en su palacio principesco de “Les sablons” en Salé, al lado de Rabat. No cuenta sin embargo que en la controversia sucesoria, el sector más conservador prefería a su hermano menor Mulay Rashid porque desconfiaba de un Mohamed muy liberal y moderno, entre otras cosas por esas sospechas de homosexualidad que por allí parecen muy graves para esos sectores.Puede que no sea del todo casual, lo dejo apuntado sin más, que muchos de los consejeros y ministros actuales fueran compañeros de estudio y amigos habituales de esa época juvenil de juergas en el extranjero y de noches en la discoteca Amnesia de Rabat, donde tenía un espacio reservado.Tampoco es necesariamente indicativo de nada pero hay que decir que ha acabado personalmente con el harén oficial de su padre Hassan, de más de 50 mujeres que pululaban por palacio aparte de las dos esposas “oficiales”, la primera que no le dio hijos y la segunda, su madre. No sé, es curioso que de repente a él le haga daño a la vista tener tantas mujeres por allí.Como vemos también en las imágenes, le gusta mucho posar como una reinona para las portadas, algo que no hace ningún monarca del mundo, ???La homosexualidad no es algo occidental como decía el presidente iraní y para ello tendré que hablar próximamente de algún libro que incide en ello.Fuente : El celuloide rosa, 27 julio 2009 -
L’ONU et le Sahara Occidental : Lobbying et corruption
Sahara occidental: la honte marocaine au Conseil des droits de l’homme de l’ONU
Au cours des dernières décennies, l’ONU a semblé rechercher une solution juste à la crise au Sahara occidental, la dernière colonie d’Afrique encore occupée illégalement par le Maroc. Mais il apparaît maintenant que la diplomatie marocaine au sein de l’instance mondiale a utilisé la corruption pour pousser son agenda contre le Sahara occidental.
Les machinations entreprises par la diplomatie marocaine continuent d’être dévoilées par le hacker marocain, qui utilise le pseudonyme «Chris Coleman24» sur son compte Twitter. Grâce à ce récit, des détails sur les stratégies honteuses et les complots des diplomates marocains à New York et à Genève ont été révélés. Les informations dévoilées par le mystérieux hacker sur les actions marocaines au sein du bureau de Navi Pillay, l’ex-haut-commissaire aux droits de l’homme, révèlent un scandale sans précédent. Navi a été chef du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) entre 2008 et 2014.
Des documents récemment mis en ligne sur le compte Twitter du pirate informatique montrent que la Mission marocaine à Genève, dirigée par son ambassadeur M. Omar Hilale, utilise depuis longtemps des méthodes déshonorantes pour influencer certains hauts fonctionnaires du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies contre les intérêts du Sahara occidental, l’Afrique. dernière colonie encore occupée par le Maroc.
On apprend ainsi que l’ambassadeur du Maroc s’était infiltré dans l’entourage de l’ancienne Haut-Commissaire, Navi Pillay, et pouvait manipuler toutes ses actions et positions concernant le cas de violations des droits de l’homme au Sahara occidental.
AIDE FINANCIÈRE
L’ambassadrice du Maroc n’a pas hésité à soutenir financièrement Pillay et les membres de son bureau pour la dissuader d’adopter toute action qui pourrait aller à l’encontre de la volonté du Maroc. Par conséquent, Mme Pillay semblait être «très sensible» aux souhaits ou aux ordres de ses généreux amis marocains.
<< Je voudrais rappeler qu’il est impératif de virer le montant de 250 000 dollars au titre de la contribution du Maroc au budget du HCDH pour 2011, que le Haut Commissaire avait exprimé à deux reprises le souhait de recevoir (mes télécopies). Ce virement sera contribuer à rendre Pillay plus attentive à nos inquiétudes quant au contenu de la contribution de son bureau dans le prochain rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara », écrivait Omar Hilale dans l’un des câbles diplomatiques envoyés à son ministre en janvier 2012.
L’ambassadrice du Maroc n’a pas hésité à utiliser les moyens financiers pour empêcher Navi Pillay de prêter beaucoup d’attention aux demandes répétées de son représentant à New York, Evan Simonovic, et même de Christopher Ross. Les deux diplomates avaient tenté en vain de la convaincre de se rendre au Sahara occidental.
LES PAWNS: KOMPASS ET NDIAYE
La mission marocaine n’a pas seulement utilisé de l’argent, versé sous forme de dons au Conseil. L’ambassadeur du Maroc révèle dans ses messages à ses supérieurs qu’il a réussi à recruter de “très bons amis” au sein du personnel de Mme Pillay. Les deux principaux «amis» du Maroc sont le suédois Anders Kompass, directeur des opérations sur le terrain, et le sénégalais, Bacre Waly Ndiaye, directeur des procédures spéciales. Selon Omar Hilale, les deux hommes sont plus que de simples «amis». Ils ont fait preuve d’un zèle sans limite pour servir les plans marocains et les manipulations au sein du Conseil des droits de l’homme contre toute tentative ou opportunité d’améliorer les droits de l’homme au Sahara occidental.
“Grâce à la stratégie suivie par cette Mission [marocaine”> pour enfermer l’entourage de Pillay, tous les hauts fonctionnaires du Haut Commissaire à Genève se conforment aux préoccupations marocaines. Cependant, la faiblesse de Mme Pillay face à Simonovic est la Talon d’Achille de notre stratégie », rapporte Hilale.
Pire, dans d’autres câbles de l’ambassadeur du Maroc, on découvre comment il a réussi à obtenir des informations cruciales de ses informateurs, Kompass et Ndiaye, deux pions qui n’hésitent pas à apporter à leur ami marocain des informations secrètes à sa propre ambassade. Par exemple, ils lui ont fourni des informations cruciales sur une rencontre entre Christopher Ross et Navanethem Pillay, l’Envoyé personnel du Secrétaire général au Sahara occidental ayant apparemment tenté de convaincre le Haut Commissaire de se rendre dans le territoire occupé. Un autre exemple, révélé par les câbles, concerne la réunion des conspirateurs consacrée à discuter de la visite que le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, était sur le point d’entreprendre au Conseil des droits de l’homme en mai 2013 pour rencontrer Navanethem Pillay. Dans les deux cas, l’ambassadeur et ses deux amis ont manœuvré ensemble pour limiter l’impact de ces deux visites et ont influencé Pillay afin de ne pas réagir positivement aux demandes de ses deux invités. Les deux pions ont même suggéré à leurs amis marocains des idées et des arguments à utiliser pour convaincre Pillay.
NEUTRALISER ET DISCRÉDITER
Les documents révèlent également comment les «amis» du Maroc au Conseil des droits de l’homme ont réussi à neutraliser tous les fonctionnaires honnêtes, qui ont tenté de s’acquitter honorablement de leur devoir, comme le tunisien Frej Fennish, chef de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord au HCDH. . Ce dernier était considéré par Omar Hilale comme un ennemi des intérêts du Maroc. Le Tunisien aurait souffert d’une campagne secrète menée par l’ambassade du Maroc et ses «amis» pour le discréditer devant Pillay et donc le neutraliser.
Kompass et Ndiaye ont également utilisé leur autorité pour conseiller et agir au sein du Conseil pour discréditer le Polisario et empêcher toute possibilité de soutien à l’élargissement du mandat de la MINURSO – la mission de maintien de la paix des Nations Unies – pour contenir la protection des droits de l’homme.
Par conséquent, les deux pions – et d’autres fonctionnaires qui n’ont pas été cités par Hilale dans ses messages – ont influencé Navanethem Pillay dans toutes ses décisions suivant les instructions directes de l’ambassade du Maroc.
Ils ont agi, par exemple, pour dissuader Pillay d’entreprendre une visite au Sahara occidental en 2014. Ils ont veillé à ce que la contribution du HCDH au rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur le Sahara occidental soit pleinement en faveur du Maroc. Ils ont fait pression pour empêcher Pilay de donner des “concessions” au président de la République sahraouie, Mohamed Abdelaziz, lors de leur réunion à Genève le 23 mai 2013. Kompass a en outre insisté pour que Pillay envoie une mission technique au Sahara occidental en mai 2014 sous sa direction pour ne pas permettre au Représentant du Bureau à New York, Evan Simonovic, de diriger cette mission qu’il appelait plusieurs fois auparavant, simplement parce que Simonovic est considéré par le Maroc comme hostile.
MÉTHODES FELONIEUSES
Ces révélations dangereuses et compromettantes qui portent atteinte à la réputation de l’ancien Haut Commissaire et des deux responsables mentionnés dans cet article corroborent, une fois de plus, les méthodes déshonorantes et mafieuses utilisées par les représentants de «Sa Majesté» dans le monde. Méthodes établies sur la corruption de certains fonctionnaires des organismes internationaux.
Le cas du Sénégalais, Bacre Waly Ndiaye, directeur des procédures spéciales au HCDH, est révélateur. Il a avoué à son ami Hilale son allégeance résolue au Maroc, se considérant comme un fervent “croyant et adepte de la confrérie soufie de Tijania”. En fait, il a avoué à Hilale son “rêve” d’aller à Fès parce que: “il ne pouvait pèlerinage de 20 ans. “C’était une simple formalité pour l’ambassadeur du Maroc, qui a immédiatement demandé à son ministère des Affaires étrangères d’envoyer une invitation formelle à M. Bacre Waly Ndiaye pour réaliser le rêve du fervent croyant.
Malgré les scandales financiers et la corruption mis au jour grâce à ces documents divulgués (le Maroc n’a pas nié leur authenticité), le peuple sahraoui continue de subir des violations systématiques de ses droits fondamentaux. Combien de victimes sahraouies continueront de subir les pires violations commises par le Maroc en raison de la corruption et du manque d’intégrité au sein des organes de l’ONU, censés garantir le respect des droits de l’homme dans le monde? Le pire, c’est que les responsables de ces complots honteux resteront impunis comme d’habitude.Malainin Mohamed Lakhal, journaliste et traducteur, est membre du Saharawi Natural Resource Watch (SNRW).
LES OPINIONS DE L’ARTICLE CI-DESSUS SONT CELLES DE L’AUTEUR / S ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT LES OPINIONS DE L’ÉQUIPE DE RÉDACTION DE PAMBAZUKA NEWS
PAMBAZUKA NEWS, 29 octobre 2014
#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Marruecos
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La vergüenza de la ONU en el Sáhara Occidental : corrupción y cabildeo indigno
Sáhara Occidental: la vergüenza de Marruecos en el consejo de derechos humanos de la ONU29 de oct. de 2014
En las últimas décadas, la ONU ha parecido buscar una solución justa a la crisis del Sáhara Occidental, la última colonia africana que aún sigue ocupada ilegalmente por Marruecos. Pero ahora surge que la diplomacia marroquí en el organismo mundial ha utilizado la corrupción para impulsar su agenda contra el Sáhara Occidental.
Las maquinaciones llevadas a cabo por la diplomacia marroquí siguen siendo desveladas por el hacker marroquí, que utiliza el seudónimo “Chris Coleman24” en su cuenta de Twitter. A través de este relato se han revelado detalles de las vergonzosas estrategias y conspiraciones de los diplomáticos marroquíes en Nueva York y Ginebra. La información expuesta por el misterioso hacker sobre las acciones marroquíes dentro de la oficina de Navi Pillay, la ex Alta Comisionada de Derechos Humanos inmediata, revela un escándalo sin precedentes. Navi se desempeñó como jefa de la Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos (ACNUDH) entre 2008 y 2014.
Documentos subidos recientemente a la cuenta de Twitter del hacker muestran que la misión marroquí en Ginebra, dirigida por su embajador el Sr. Omar Hilale, ha empleado durante mucho tiempo métodos deshonrosos para influir en algunos altos funcionarios del Consejo de Derechos Humanos de la ONU contra los intereses del Sáhara Occidental, África. última colonia aún ocupada por Marruecos.
Así nos enteramos de que la embajadora marroquí se había infiltrado en el séquito de la ex Alta Comisionada, Navi Pillay, y pudo manipular todas sus acciones y posiciones sobre el caso de violaciones de derechos humanos en el Sáhara Occidental.
SOPORTE FINANCIERO
La embajadora de Marruecos no dudó en apoyar económicamente a Pillay y a los miembros de su despacho para disuadirla de adoptar cualquier acción que pudiera ir en contra de los deseos de Marruecos. Por lo tanto, la Sra. Pillay parecía ser “muy sensible” a los deseos u órdenes de sus generosos amigos marroquíes.
Quisiera recordar la imperiosa necesidad de transferir la cantidad de 250.000 dólares con cargo a la contribución de Marruecos al presupuesto de la OACDH para 2011, que el Alto Comisionado había expresado dos veces el deseo de recibir (mis faxes). Esta transferencia será ayudar a que Pillay esté más atenta a nuestras preocupaciones sobre el contenido de la contribución de su oficina en el próximo informe del Secretario General de la ONU sobre el Sahara “, escribió Omar Hilale en uno de los cables diplomáticos enviados a su ministro en enero de 2012.
La embajadora marroquí no dudó en utilizar los medios económicos como forma de evitar que Navi Pillay prestara mucha atención a las reiteradas solicitudes de su representante en Nueva York, Evan Simonovic, e incluso de Christopher Ross. Los dos diplomáticos habían intentado en vano convencerla de que visitara el Sáhara Occidental.
LOS PEONES: KOMPASS Y NDIAYE
La misión marroquí no solo utilizó dinero, pagado en forma de donaciones al Consejo. El embajador de Marruecos revela en sus mensajes a sus superiores que había logrado reclutar “muy buenos amigos” entre el personal de la Sra. Pillay. Los dos “amigos” principales de Marruecos son el sueco Anders Kompass, director de operaciones de campo, y el senegalés, Bacre Waly Ndiaye, director de procedimientos especiales. Según Omar Hilale, los dos hombres son más que simples “amigos”. Mostraron un celo ilimitado por servir los planes y manipulaciones marroquíes dentro del Consejo de Derechos Humanos contra cualquier intento u oportunidad de mejorar los derechos humanos en el Sáhara Occidental.
“Gracias a la estrategia seguida por esta Misión [de Marruecos”> para encerrar el séquito de Pillay, todos los altos funcionarios del Alto Comisionado en Ginebra acatan las preocupaciones marroquíes. Sin embargo, la debilidad de la Sra. Pillay frente a Simonovic es la Talón de Aquiles de nuestra estrategia “, informa Hilale.
Peor aún, en otros cables del embajador marroquí, nos enteramos de cómo logró obtener información crucial de sus informantes, Kompass y Ndiaye, dos peones que no dudan en llevar información secreta a su amigo marroquí en su propia embajada. Por ejemplo, le proporcionaron información crucial sobre una reunión entre Christopher Ross y Navanethem Pillay, el Enviado Personal del Secretario General al Sáhara Occidental aparentemente había estado tratando de convencer al Alto Comisionado de que visitara el territorio ocupado. Otro ejemplo, revelado por los cables, fue el de la reunión de conspiradores dedicada a discutir la visita que el presidente saharaui, Mohamed Abdelaziz, estaba a punto de realizar al Consejo de Derechos Humanos en mayo de 2013 para reunirse con Navanethem Pillay. En ambos casos, el embajador y sus dos amigos maniobraron juntos para limitar el impacto de estas dos visitas e influenciaron a Pillay para que no reaccionara positivamente a las solicitudes de sus dos invitados. Los dos peones incluso sugirieron a su amigo marroquí ideas y argumentos para convencer a Pillay.
NEUTRALIZADORES Y DESCRÉDITOS
Los documentos también revelan cómo los “amigos” de Marruecos en el Consejo de Derechos Humanos lograron neutralizar a todos los funcionarios honestos, que intentaron cumplir honorablemente con su deber, como el tunecino Frej Fennish, Jefe de la Sección de Oriente Medio y Norte de África en la OACDH. . Este último fue considerado por Omar Hilale como enemigo de los intereses de Marruecos. Al parecer, el tunecino ha sufrido una campaña secreta liderada por la Embajada de Marruecos y sus “amigos” para desacreditarlo ante Pillay y por tanto neutralizarlo.
Kompass y Ndiaye también utilizaron su autoridad para asesorar y actuar dentro del Consejo para desacreditar al Polisario e impedir cualquier posibilidad de apoyo a la ampliación del mandato de la MINURSO – la misión de mantenimiento de la paz de la ONU – para contener la protección de los derechos humanos.
Por tanto, los dos peones -y otros funcionarios que no fueron citados por Hilale en sus mensajes- influyeron en Navanethem Pillay en todas sus decisiones siguiendo instrucciones directas de la Embajada de Marruecos.
Actuaron, por ejemplo, para disuadir a Pillay de realizar una visita al Sáhara Occidental en 2014. Se aseguraron de que la contribución del ACNUDH al informe del Secretario General de la ONU sobre el Sáhara Occidental fuera totalmente a favor de Marruecos. Presionaron para evitar que Pilay diera “concesiones” al presidente de la República Saharaui, Mohamed Abdelaziz, durante su reunión en Ginebra el 23 de mayo de 2013. Kompass insistió además en que Pillay enviara una misión técnica al Sáhara Occidental en mayo de 2014 bajo su liderazgo para no permitir que el Representante de la Oficina en Nueva York, Evan Simonovic, lidere esta misión a la
que había estado convocando muchas veces antes, simplemente porque Simonovic es considerado por Marruecos como antipático.MÉTODOS FELONIOSOS
Estas peligrosas y comprometedoras revelaciones que socavan la reputación del ex Alto Comisionado y los dos funcionarios mencionados en este artículo corroboran, una vez más, los métodos deshonrosos y mafiosos utilizados por los representantes de “su majestad” en todo el mundo. Métodos establecidos sobre la corrupción de algunos funcionarios de los organismos internacionales.
El caso del senegalés Bacre Waly Ndiaye, Director de Procedimientos Especiales de la OACDH, es revelador. Confesó a su amigo Hilale su decidida lealtad a Marruecos, considerándose un ferviente “creyente y seguidor de la hermandad sufí de Tijania”. De hecho, admitió ante Hilale su “sueño” de ir a Fez porque: “no pudo hacer el peregrinación durante 20 años ”. Fue un mero trámite para el embajador marroquí, quien de inmediato solicitó a su Departamento de Relaciones Exteriores que enviara una invitación formal al Sr. Bacre Waly Ndiaye para cumplir el sueño del ferviente creyente.
A pesar de los escándalos financieros y la corrupción que han salido a la luz gracias a estos documentos filtrados (Marruecos no ha negado su autenticidad), el pueblo saharaui sigue sufriendo violaciones sistemáticas de sus derechos básicos. ¿Cuántas víctimas saharauis seguirán sufriendo las peores violaciones cometidas por Marruecos por la corrupción y la falta de integridad dentro de los organismos de la ONU, que se supone que velan por el respeto de los derechos humanos en el mundo? Lo peor es que los responsables de este vergonzoso complot quedarán impunes como de costumbre.
* Malainin Mohamed Lakhal, periodista y traductor, es miembro de Saharawi Natural Resource Watch (SNRW).
* LAS OPINIONES DEL ARTÍCULO ANTERIOR SON LAS DE LOS AUTORES Y NO REFLEJAN NECESARIAMENTE LAS OPINIONES DEL EQUIPO EDITORIAL DE NOTICIAS DE PAMBAZUKA
#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Marruecos
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South African president disavows Polisario over Western Sahara
RABAT – South African President and current President of the African Union Cyril Ramaphosa disavowed the Algeria-backed Polisario Front on Sunday and reaffirmed Decision 693 of the African Summit held in July 2018 in Nouakchott, Mauritania.
Ramaphosa, who was speaking at the end of the 14th African Union Extraordinary Session of the Assembly on Silencing the Guns, underlined that the amendments to Decision 693 proposed at this summit confirm the provisions of the said decision.Read more from the source : The Arab Weekly
Tags : Western Sahara, Morocco, South Africa, Cyril Ramaphosa,
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Turkey condemns seizure of vessel by Haftar's forces in Libyan waters
Turkey condemned on Tuesday the interception of one of its ships by eastern-based Libyan forces in the Mediterranean, saying it must be allowed to resume its journey to western Libya and warned of possible reprisals. “Targeting Turkish interests in Libya will have grave consequences…
Read more from the source : Middle East Eye
Tags : Libya, vessel, Haftar, Turkey,
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Why Turkey Intervened in Libya
Through a historical analysis of Turkey’s military intervention in Libya, this essay identifies the various motivations, reasonings, and threat perceptions underlying Ankara’s current Libya strategy. On January 2, 2020, the Turkish parliament approved an official intervention in Libya…
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Tags : Libya, Turkey,

