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  • Marruecos – Sahara Occidental : El botón de emergencia

    El botón SOS, también llamado botón de emergencia o botón de pánico, es un dispositivo mediante el cual el portador puede avisar de un problema simplemente pulsando una tecla.

    Marruecos tiene uno, no para los casos de catástrofe natural, epidemia o erupción volcánica sino para reactivar la amenaza terrorista, único argumento que tiene para reivindicar el control del Sahara Occidental y sus inmensas riquezas naturales. Lo acciona cada vez que las circunstancias lo exigen : las reuniones periódicas del Consejo de Seguridad para renovar el mandato de la MINURSO, del Parlamento Europeo o para justificar la represión del pueblo marroquí.
    Desde el 14 de noviembre pasado intervino un nuevo elemento que le lleva a pulsar el botón : la nueva guerra en el Sahara Occidental.
    La decisión del Frente Polisario de acabar con la farsa del plan de paz onusino dió un vuelco definitivo a sus cálculos establecidos sobre la hipótesis del prevalecimiento del estatus quo. La vuelta a las armas no deja más que una alternativa : el referéndum tan repudiado por Marruecos.
    El pánico vivido en Rabat es tan grande que el botón de emergencia dió lugar a que en menos de 10 días, el Majzen ya ha anunciado el presunto desmantelamiento de dos células terroristas sacadas del fondo de un estado de desesperación causado por la idea de verse obligado a salir del territorio saharaui y sus nefastas consecuencias para la monarquía alauita y sus secuaces.
    Al mismo tiempo se activa también la página web atribuida al Estado Islámico del Sahel pero cuyo administrador es un funcionario de los servicios secretos. A la nebulosa terrorista se le atribuye un comunicado en el que se pretende que el Frente Polisario utiliza las plegarias de un imam de los campamentos para lanzar llamamientos a la yihad contra Marruecos. Para alejar toda sospecha, el falso comunicado del ISIS también critica a Marruecos.
    Pero eso no es todo. La gravedad del momento hace que se utilicen todas las armas. Así es como se recurre de nuevo a una vieja costumbre que es la de manipular a los mediocres servicios secretos españoles en una presunta operación en la que se detiene en Getafe a un « imán yihadista por radicalizar a alumnos en una escuela musulmana ». Ya solo falta rezar para que la comunidad internacional muerda el anzuelo y bendiga la ocupación marroquí ofreciendo el Sahara a Marruecos en una bandeja de plata.
  • Le Sahara occidental et le retour aux armes

    L’Union européenne négocie avec le Maroc l’exploitation des ressources naturelles du territoire

    Les Nations Unies ont jeté l’éponge en raison de l’impossibilité de résoudre le conflit au Sahara Occidental à cause de l’intransigeance du Maroc et de la France. Quelle issue reste-t-il au peuple sahraoui? Continuer d’attendre encore un demi-siècle alors que deux générations sont déjà nées dans les camps de réfugiés algériens?

    Cela fait 45 ans que l’Espagne a décidé d’abandonner le peuple sahraoui à son sort, cédant son ancienne possession coloniale à la Mauritanie (qui a quitté le territoire en 1979) et au Maroc, qui l’occupe militairement depuis. Après 15 ans de guerre (1975-1991), le Front Polisario a décidé d’échanger des armes contre les urnes, espérant que les temps nouveaux inaugurés avec la fin de la guerre froide rendraient possible la promesse des Nations Unies d’organiser un référendum d’autodétermination. dans laquelle les sahraouis décideraient de l’avenir du territoire.

    A cette époque, il y avait un débat âpre au sein du mouvement de libération nationale sahraoui parmi ceux qui défendaient la poursuite de la guerre, car la décision de Hassan II de négocier avec ce qu’il considérait jusque-là comme une simple organisation terroriste, était le signe d’un épuisement évident et sa capitulation était proche, et ceux qui considéraient que le moment de paix était venu; qu’il fallait se fier à la promesse de l’ONU de décoloniser le territoire, comme elle l’avait fait au cours des décennies précédentes sur pratiquement tout le continent africain. Finalement, l’option pacifique a été imposée, mais malheureusement, le temps s’est écoulé pour donner la raison à ceux qui ont pari sur la guerre.

    Le Plan de paix, librement négocié entre les deux parties et approuvé par le Conseil de sécurité (1991), prévoyait la tenue d’un référendum d’autodétermination dans un délai de six mois, au cours duquel la population pouvait choisir entre l’intégration du territoire dans le Maroc et l’indépendance. Il prévoyait également que le recensement pour le référendum serait basé sur celui établi par l’Espagne en 1974, qui serait mis à jour avec de petits changements, tirés des 15 années de guerre, y et à l’exclusion de ceux qui étaient décédés. Le fait qu’un délai aussi court ait été prévu pour la tenue du référendum donne une idée de la limitation des changements à apporter.

    Malheureusement pour le peuple sahraoui, parallèlement au début du processus d’identification des électeurs, la guerre civile qui a fait rage en Algérie pendant une décennie a éclaté. A cette époque, Hassan II a senti que si cet État retirait son soutien aux Sahraouis, il pourrait faire disparaître le conflit de l’agenda international. Heureusement, l’Algérie n’a jamais changé son engagement en faveur de l’application du droit international dans le conflit. Cependant, le monarque alaouite a utilisé le processus d’identification dans le but non déguisé de reporter indéfiniment la tenue du référendum, garantissant qu’un processus qui devait être achevé en moins de six mois durerait une décennie entière. Enfin, peu de temps après que la Minurso (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) a rendu public le recensement (2000), le Maroc a annoncé qu’il n’accepterait jamais un référendum sur l’autodétermination, après avoir accusé l’ONU de partialité.

    Les tentatives ultérieures pour résoudre le conflit par une «troisième voie» qui admettrait la tenue d’un référendum d’autodétermination, mais qui, à son tour, garantirait d’une manière ou d’une autre la victoire marocaine dans celui-ci, menée notamment par l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker (Baker Plans I et II), et malgré une nette préférence pour les intérêts marocains, ont échoué en raison de l’intransigeance de cet État, qui ne voulait courir aucun «risque de perdre» le territoire. Baker lui-même l’a expressément déclaré lorsque, outré par l’obstructionnisme de cet État, a présenté sa démission.

    Depuis ce moment, les négociations sont au point mort. Les résolutions du Conseil de sécurité ont exhorté depuis lors « les parties à reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général sans conditions préalables et de bonne foi », faisant semblant d’ignorer que, à la suite de négociations menées dans ces mêmes locaux, elle avait déjà approuvé, depuis près de trois décennies, un plan de paix parfaitement applicable aujourd’hui; que la Minurso a déjà achevé une partie fondamentale de son mandat principal, la préparation du recensement; et que la seule raison pour laquelle le conflit n’est pas résolu définitivement par l’application du plan susmentionné est le rejet de l’une des parties, le Maroc, et le soutien inconditionnel du complice nécessaire, la France, qui s’oppose à la possibilité que le Conseil de sécurité force les parties à mettre en œuvre ledit plan.

    Il est évident que vous ne pouvez pas négocier avec ceux qui ne le veulent pas: parmi les «conditions préalables» auxquelles se réfèrent les résolutions susmentionnées, il y a le refus exprès du Maroc de tenir un référendum d’autodétermination. A partir de là, qu’est-ce que la partie sahraouie aurait à négocier?

    Les Nations Unies ont jeté l’éponge face à l’impossibilité de résoudre le conflit en raison de l’intransigeance du Maroc et de la France. Il est triste de devoir reconnaître que, comme le souligne la déclaration de guerre du Front Polisario, l’ONU est devenue un simple notaire de l’occupation. La dernière résolution du Conseil de sécurité laisse peu de place au doute: elle soutient “une solution politique réaliste, viable et durable à la question du Sahara occidental basée sur le compromis”. Que signifie «solution politique réaliste»? Il est évident que pour l’ONU l’indépendance n’est pas une «solution réaliste», donc ce qu’elle propose est quelque chose de très grave: abandonner le droit international pour aboutir à une solution politique qui ignore la volonté du peuple sahraoui.

    De son côté, l’Union européenne négocie avec le Maroc l’exploitation des ressources naturelles du territoire, violant ainsi l’exigence établie en février 2018 par la Cour de justice de l’Union européenne pour que cette exploitation soit conforme au droit international: que le peuple sahraoui donne son consentement à une telle exploitation. Le Front Polisario, à propos de l’Assemblée générale des Nations unies, le représentant «unique et légitime» du peuple sahraoui, a catégoriquement refusé de donner son consentement à de tels accords. En concluant ces accords, comme l’a souligné l’avocat général dans ses conclusions sur les accords de pêche, l’UE viole plusieurs des normes fondamentales du droit international: le droit à l’autodétermination des peuples, l’interdiction de reconnaître des situations dérivées de l’utilisation de force (occupation militaire), l’interdiction de contribuer par leur comportement à la consolidation d’une telle situation …

    Quant à notre pays qui, conformément au droit international et à notre propre système juridique (confirmé par deux ordonnances de la Cour nationale de 2014), continue d’être la puissance administrante du territoire, a changé sa position initiale de défense tacite du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui depuis le premier gouvernement démocratique, celui de l’UCD, jusqu’au soutien actuel à l’occupation et à l’annexion illégale du territoire par le Maroc. Les représentants des gouvernements espagnols successifs, socialistes et populaires, ont répété ad nauseam les phrases creuses des résolutions du Conseil de sécurité (“nous soutenons les efforts des parties pour parvenir à une solution mutuellement acceptable …”), tout en y participant activement dans la consolidation de l’occupation du territoire. Il faut rappeler que les projets de résolution qui parviennent au Conseil de sécurité émanent du dénommé «Groupe des amis du Sahara occidental» (Sahara occidental ou conflit?), une sorte de «Conseil de sécurité pour le conflit sahraoui» composé des Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Espagne, qui remplaceraient ainsi le cinquième membre permanent, la Chine.

    Parmi ceux d’entre nous qui maintiennent l’espoir que le conflit sera résolu par un référendum d’autodétermination, l’arrivée d’Unidas Podemos au gouvernement a été très bien accueillie, car depuis la fin de la dictature, le Parti communiste et la Gauche unie défendent fermement cette solution, et parce que Pablo Iglesias lui-même avait promis publiquement de le promouvoir, participant même à des actes de solidarité avec le peuple sahraoui. Mais il semble que les choses les choses sont vues différemment du gouvernement. Personne n’échappe à la gravité des problèmes avec lesquels le gouvernement marocain fait chanter et extorque l’Espagne et l’Europe. La coopération en matière de contrebande ou de terrorisme international, Ceuta et Melilla, mais surtout l’immigration, sont des arguments difficiles à gérer. Y a-t-il un doute sur les raisons pour lesquelles des milliers d’immigrants ont commencé à arriver aux îles Canaries, précisément à cette époque, en quelques semaines seulement? Le Maroc gère comme personne le robinet de l’immigration clandestine, qui s’ouvre à chaque fois que ses relations avec l’UE sont remises en question ou peuvent l’être. Mais le peuple sahraoui ne peut à nouveau être la monnaie d’échange pour résoudre les problèmes du royaume alaouite.

    Dans ces circonstances, quelle issue reste-t-il au peuple sahraoui? Continuer d’attendre encore un demi-siècle alors que deux générations sont déjà nées dans les camps de réfugiés algériens? Abandonner à leur triste sort ceux qui subissent la violente occupation marocaine sur leur propre terre? Je ne serai pas celui qui défendra la voie de la guerre pour résoudre le conflit. J’admire profondément ceux qui, après avoir subi des disparitions forcées pendant plus de seize ans, défendent encore la voie pacifique comme moyen de résoudre le conflit. Mais le Front Polisario est un mouvement de libération nationale auquel le droit international reconnaît le droit de recourir à la force face à l’occupation et à la domination coloniales, donc s’il décide de prendre les armes efficacement, il exercera son droit.

    La gravité plus ou moins grande de la violation du cessez-le-feu marocain qui a conduit à la déclaration de guerre sahraouie n’est pas particulièrement pertinente. C’est simplement la dernière goutte. La date de la proclamation de l’état de guerre n’est pas un pur hasard: il y a 45 ans, le 14 novembre 1975, l’Espagne a cédé le territoire au Maroc et à la Mauritanie par le biais des «Accords tripartites de Madrid».

    Pendant des décennies, le Front Polisario a fait preuve d’infinies preuves de patience, parfois difficiles à comprendre pour son propre peuple (rappelez-vous, par exemple, le courage du mouvement sahraoui après les événements de Gdeim Izik), en utilisant tous les canaux politiques, diplomatiques et juridiques imaginable. Ce que l’ONU, l’UE et l’Espagne lui demandent, c’est qu’il se rende, qu’il accepte de se rendre au Maroc. Et cela n’arrivera pas. Le peuple sahraoui est un peuple pacifique, il en a donné de nombreuses preuves, mais digne et fier. Si le retour à la guerre se confirme, personne ne peut lui reprocher de ne pas avoir exploité chacun des moyens possibles pour parvenir à quelque chose de fondamental qui lui correspond pour la justice: vivre en paix sur sa propre terre.

    Juan Soroeta. Professeur de droit international public à l’UPV / EHU, Président de l’AIODH (Association Internationale pour l’Observation des droits humains)

    Source : Kaos en la red, 6 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara

  • Western Sahara, peace is the solution

    If we examine the historical roots of the conflict in Western Sahara from its emergence, evolution and historical development in its different stages to the current state it is in, taking very much into account all the elements that make it part of our systemic approach from the point of view of an objective and realistic perspective, we can really measure the intensity and magnitude of its international scope within the cause and effect categories…

    Read more from the source : Atalayar

     

     

     

    Tags : Western Sahara, Morocco, Polisario Front,

  • Les richesses du Sahara Occidental attisent les convoitises de l’impérialisme

    L’attaque du gouvernement marocain ravive la lutte pour l’indépendance du Polisario

    PAR BRIAN WILLIAMS

    Les forces gouvernementales marocaines ont attaqué des civils sahraouis au Sahara occidental qui protestaient pacifiquement contre le régime monarchique étendant son mur divisant leur pays. Cela a ravivé la lutte de libération nationale là-bas.

    Pendant des décennies, le peuple du Sahara occidental se bat pour l’indépendance et l’autodétermination contre l’occupation du gouvernement marocain, qui a été soutenue par les puissances impérialistes de Washington, Paris et Madrid.

    Les forces armées marocaines sont entrées dans une «zone tampon» démilitarisée patrouillée par les Nations Unies à Guerguerat, en violation d’un cessez-le-feu négocié par l’ONU qui a été mis en place il y a 29 ans. Guerguerat est situé dans le coin sud-ouest du Sahara Occidental près de sa frontière avec la Mauritanie.

    Les troupes marocaines ont ensuite franchi le mur de sable massif, connu sous le nom de «berme», qui a été construit par le régime marocain pour séparer les zones du Sahara occidental contrôlées par le Front Polisario indépendantiste de celles occupées par le régime marocain – environ 80% le pays. Le Polisario représente le Front populaire de libération de la Saguia el-Hamra et du Río de Oro, les deux principales régions peuplées qui composent le Sahara occidental.

    Les manifestations sahraouies dans la bande de Guerguerat sur lesquelles les troupes marocaines ont tiré ont été organisées en réponse à la construction par le gouvernement marocain d’une route à travers la zone tampon jusqu’à la frontière mauritanienne.

    En réponse, le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, a annoncé le 14 novembre que les attaques de l’Armée de libération du peuple sahraoui contre les forces de l’armée royale marocaine occupant le Sahara occidental reprendraient.

    Déclaration de solidarité

    La Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, qui comprend les jeunes socialistes aux États-Unis, a exprimé sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui dans un communiqué du 15 novembre: «Nous dénonçons les actions illégales de l’armée marocaine. Nous demandons instamment la résolution de ce conflit, qui ne peut aboutir d’aucune manière qu’à la fin de l’occupation et à l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, qui lui est refusé depuis tant d’années. »

    La déclaration appelle à des efforts pour faire passer le mot sur «l’occupation marocaine du Sahara occidental, la complicité des classes dirigeantes avec cette occupation et sur la nécessité de soutenir la cause et les luttes sahraouies».

    Le gouvernement américain est le plus grand fournisseur d’armes de la monarchie marocaine. Rabat accueille également l’exercice militaire américain annuel «African Lion» en Afrique du Nord. L’année dernière, Washington a approuvé jusqu’à 10 milliards de dollars de nouvelles ventes d’armes au gouvernement marocain, y compris des avions F-16 et des hélicoptères d’attaque Apache.

    Washington et d’autres puissances impérialistes ont les yeux rivés sur les vastes réserves de phosphate du Sahara occidental et les riches zones de pêche au large de ses côtes, désormais aux mains du régime marocain, ainsi que sur les gisements de pétrole offshore inexploités.

    Lutte sahraouie pour l’autodétermination

    Comme pour de nombreuses nations en Afrique, les frontières du Sahara occidental ont été imposées par les principales puissances impériales de l’Europe lors de la conférence de Berlin de 1885, une division du continent pour l’exploitation. La revendication de l’Espagne sur le Sahara occidental y a été codifiée.

    À la fin des années 1960, sous l’impact des luttes anticoloniales de l’après-Seconde Guerre mondiale qui ont balayé l’Afrique et l’Asie, les nationalistes sahraouis ont lancé une lutte pour l’indépendance de Madrid.

    Le Front Polisario, fondé en 1973, a lancé des batailles armées qui ont forcé Madrid à renoncer au contrôle du Sahara Occidental en 1975. Mais le régime marocain a alors annexé les deux tiers du pays et le gouvernement de la Mauritanie a pris le reste.

    Les combattants du Polisario ont poursuivi leur lutte et ont établi la République arabe saharienne démocratique avec un gouvernement en exil en Algérie. Il est actuellement reconnu par une quarantaine de pays, soit une baisse par rapport à 84.

    En 1979, le Polisario avait vaincu les forces mauritaniennes. Lors de leur retrait, les forces marocaines sont entrées pour occuper tout le Sahara occidental.

    La lutte de libération a continué. Quelque 9 000 personnes ont été tuées en 16 ans de guerre et de nombreux Sahraouis ont été contraints de fuir vers des camps de réfugiés dans le sud-ouest de l’Algérie. Actuellement, 180 000 personnes vivent dans ces camps.

    Malgré des armements beaucoup plus avancés fournis par les puissances impérialistes, les forces marocaines ont été incapables de vaincre militairement le Front Polisario. En 1991, les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu négocié par l’ONU. L’accord appelait à la tenue d’un référendum où les Sahraouis pourraient choisir l’indépendance.

    Mais le royaume a bloqué toutes les tentatives de tenir un tel vote. Rabat a transféré quelque 350 000 Marocains là-bas et a insisté pour qu’ils soient inclus dans tout référendum. Pour cette raison, et la fuite forcée des réfugiés, les Marocains représentent les deux tiers du demi-million d’habitants du pays.

    Après que Muhammad VI soit monté sur le trône en 2001, le régime a abandonné toute discussion sur un référendum, à moins qu’il ne garantisse le maintien de la souveraineté marocaine.

    Dans les années 80, les forces marocaines ont également construit plus de 1500 miles d’un mur de terre massif, la berme, pour maintenir le Front Polisario hors du territoire occupé par le Maroc.

    Le peuple sahraoui a poursuivi sa lutte pour gagner son indépendance, gagner la solidarité et le soutien international. Cela a inclus une participation active à la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique et aux Festivals mondiaux de la jeunesse et des étudiants qu’elle organise, en envoyant des représentants des zones occupées et des camps de réfugiés pour faire connaître la vérité sur les conditions difficiles auxquelles ils sont confrontés et leur combat pour. autodétermination.

    The Militant, 6 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Sáhara Occidental: General marroquí pierde la memoria por las bombas saharauis

    Según la web saharaui « 12 de octobre » un general del ejército marroquí ingresó en el Hospital Hassan II de Agadir padeciendo de pérdida de memoria a raíz de un ataque de nervios en el cqmpo de batalla y que el mismo hospital recibió el pasado martes otro alto oficial que presentaba los mismos síntomas. 

    Las autoridades marroquíes imponen estrictas medidas para evitar la divulgación de informaciones sobre las pérdidas ocasionadas por los ataques del Ejército Popularo de Liberación Saharaui (EPLS) por temor a sus repercusiones sobre la opinión pùblica y con el fin de seguir cantando victoria en aras de proteger la moral de sus soldados y su población. 
    Así, informaciones procedentes de la ciudad ocupada de Dajla indican que el ocupante estableció un fuerte perímetro de seguridad alrededor del hospital militar desde el sábado pasado. Según testigos visuales, se constató un intenso tráfico de ambulancias desde el hospital al aeropuerto para evacuar a los heridos por vía aérea.

    Sahara Occidental, Polisario, Marruecos, Western Sahara

  • L’ONU fait la promotion du cannabis !

    par Abdelkrim Zerzouri


    La Commission des stupéfiants des Nations unies (CND), organe chargé de la classification des substances considérées comme des drogues au vu du droit international, a-t-elle ouvert la voie à une dépénalisation mondiale du cannabis et ses dérivés en le reclassant hors de la catégorie des drogues les plus dangereuses ?

    Depuis quelques années, plusieurs pays ont dépénalisé ou ont permis la consommation du cannabis dans un cadre récréatif, mais cette substance et sa résine étaient toujours classées parmi la catégorie la plus prohibitive dans l’annexe IV de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, où sont groupées les plus dangereuses qui favorisent fortement l’abus et dont l’intérêt médical est considéré comme très faible. Mais avec le vote du 2 décembre dernier, lors de la tenue de la 63e session de la CND, la situation bascule du tout au tout. Et, c’est sur recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que les 53 Etats membres de la CND ont voté en faveur du retrait du cannabis du tableau IV de la Convention unique de 1961 et reconnaître de fait son utilité médicinale et thérapeutique.

    Ainsi, à l’égal de l’opium ou la morphine, l’utilisation du cannabis dans la fabrication de médicaments est autorisée par l’OMS et l’ONU. Cette décision a bénéficié de 27 voix favorables, 25 voix contre et une abstention, l’Ukraine. L’Algérie fait partie des pays qui ont voté contre, mais la balance a légèrement penché du côté des pays qui ont voté pour le retrait du cannabis et ses dérivés du tableau IV de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961.

    Comment se fait-il qu’on soit arrivé à bousculer un vieux dogme qui soutient que le cannabis n’a aucun intérêt thérapeutique ? Il y a les scientifiques, bien sûr, qui aspirent à une reclassification du cannabis et ses dérivés, pour son utilité médicinale, mais il y a également d’autres pays qui n’y ont vu que le profit commercial pour soutenir cette décision. A l’enseigne du Maroc, qui a des champs immenses de cannabis à faire fructifier, et qui a voté pour son reclassement hors de la catégorie des drogues dangereuses et prohibées (le Maroc et l’Afrique du Sud sont les deux seuls pays à avoir voté pour).

    D’ailleurs, sitôt l’interdiction de l’ONU levée, le débat a été ouvert au sein de la classe politique marocaine pour replacer ce vote par un « oui » à l’ONU dans un contexte national et passer à l’utilisation industrielle du cannabis, prévoyant l’arrivée d’investisseurs étrangers qui n’attendaient pas moins que ce quitus onusien pour conclure des affaires dans ce créneau juteux de la culture du kif au Maroc.

    Il faut noter qu’à l’issue de ce vote, le cannabis et ses dérivés restent quand même considérés comme des stupéfiants, car ils passent de la classification dans l’annexe IV à l’annexe I de la convention de 1961, où se trouvent regroupés les substances autorisées pour une utilisation thérapeutique. Mais, en reconnaissant ses bienfaits thérapeutiques au cannabis, comment pourrait-on interdire sa consommation par petits joints, dans un cadre récréatif ? Une législation plus tolérante devrait logiquement suivre sur ce plan.

    Le Quotidien d’Oran, 6 déc 2020

    Tags : Maroc, cannabis, ONU, stupéfiants, drogues, haschich, kif,

  • ZLECAF: Le choix stratégique de l’Algérie

    DJERAD A DÉFENDU LA VISION ALGÉRIENNE DE LA ZLECAF:
    Le choix stratégique de l’Algérie

    La vision algérienne s’appuie sur «des projets qui profiteront, inéluctablement, à la Zlecaf, en ce sens qu’ils garantiront le soutien logistique indispensable, notamment à travers la Transsaharienne Alger – Lagos (Nigéria), le Gazoduc entre l’Algérie et le Nigéria, la liaison fibre optique Alger-Abuja et le port de Cherchell, en tant que hub de fret maritime».

    La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) sera opérationnelle dans les toutes prochaines semaines. En effet, dès janvier prochain, les barrières douanières interafricaines vont tomber, favorisant de fait des échanges commerciaux plus intenses que ce qui est enregistré à ce jour. La 13e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) tenus en visioconférence a planché sur le thème et le représentant de l’Algérie, le Premier ministre Abdelaziz Djerad, a mis en exergue le caractère stratégique de la Zlecaf pour l’Algérie.
    «Pour l’Algérie, la Zlecaf est un choix stratégique, exigeant une conjugaison des efforts pour aller de l’avant dans la concrétisation des objectifs de développement de notre continent et de nos pays, et la consolidation de la paix et de la sécurité, étroitement liée aux progrès du développement économique», a-t-il souligné dans son allocution.

    Enumérant quelques difficultés de terrain et appelant à faire l’effort de les dépasser, M.Djerad a souligné «l’adhésion de l’Algérie au consensus enregistré au niveau des instances de négociation, concernant les questions en suspens en lien avec les règles d’origine». Pour le Premier ministre, qui révèle la finalisation «des offres tarifaires du commerce des biens et des services et des offres préliminaires des secteurs prioritaires pour le commerce de services algérien», l’important pour l’heure tient dans la conviction qu’affiche l’Etat algérien quant à «la complémentarité économique africaine». Et de rappeler que «l’Algérie a été parmi les premiers pays à ratifier l’accord de création de la Zlecaf, lors de la 10e session extraordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement en mars 2018, et a pris part, régulièrement et efficacement, depuis le lancement des négociations en 2016, à toutes les réunions des instances de négociation et à tous les niveaux». Cela étant et tenant compte de l’engagement sans faille de l’Algérie dans l’effort d’intégration économique africaine, M Djerad a mis en exergue «la vision de l’Algérie tendant à conférer aux infrastructures nationales et projets structurants régionaux, un caractère complémentaire et intégré». L’on aura déduit de son propos que ladite vision s’appuie sur «des projets qui profiteront, inéluctablement, à la Zlecaf, en ce sens qu’ils garantiront le soutien logistique indispensable, notamment à travers la Transsaharienne Alger – Lagos (Nigéria), le Gazoduc entre l’Algérie et le Nigéria, la liaison fibre optique Alger-Abuja et le port de Cherchell, en tant que hub de fret maritime».

    Les atouts de l’Algérie sont ceux de l’Afrique et ils sont immenses. Outre l’infrastructure et la logistique qu’apporte l’Algérie pour connecter l’Afrique au monde occidentale, la Zlecaf est «une opportunité cruciale pour intensifier et développer le commerce interafricain», a affirmé le ministre, notant au passage «une hausse significative, en sus de la consolidation des objectifs de complémentarité et d’intégration continentales à travers le commerce et l’investissement, deux éléments clé pour le soutien de la croissance et du développement économique durable».

    Le Premier ministre sait parfaitement la portée de son propos et avance, pour ce faire, des chiffres édifiants : «Avec un marché de 1,2 milliard de personnes, d’une valeur de 3000 milliards USD et un Produit intérieur de 2,5 milliards USD, les potentialités et les capacités économiques de l’Afrique connaîtront une exploitation optimale grâce aux flux commerciaux intracontinentaux qui devront avoisiner les 52% au lieu du taux actuel, qui ne dépasse pas 16%». M. Djerad a relevé, également, que «le développement du commerce interafricain contribuera au développement des chaînes de valeurs régionales, de l’industrialisation et de la création des opportunités d’emploi », ajoutant que «le démantèlement tarifaire progressif entre les Etats africains, à hauteur de 90% de positions tarifaires sur 5 ans, donnera la priorité aux entreprises africaines afin de répondre aux besoins croissants du marché africain et de profiter de ses avantages». Le projet est gigantesque, mais réalisable.
    Anissa Mesdouf

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Afrique, ZLECAF, libre échange, marché africain, commerce,

  • Le droit à la vie

    Les pseudos réprimandes mal placées du Parlement européen à l’endroit de l’Algérie cachent très mal les véritables intentions de l’Occident. Qu’on retienne donc qu’en plus de l’Algérie, la Chine, la Russie et d’autres pays «triés sur le volet» sont régulièrement l’objet de résolutions pondues par des instances à l’image du PE, sur un soit disant manquement aux droits humains. Les parlementaires européens et les lobbies qui les actionnent font mine d’oublier que le droit à la vie est, de loin, le premier droit humain. Or, si l’on établit un bilan de la défense de ce droit entre l’occident, la Chine, la Russie et l’Algérie, il ressort que le même occident a foulé du pied le droit à la vie de ses propres citoyens.

    Et pour cause, plus de 50 % des décès provoqués par le Covid-19 l’on été chez eux, en Amérique et en Europe. Les pays victimes de l’acharnement droit-de-l’hommiste ont très largement défendu le droit à la vie de la population. Il est clair que si les chiffres étaient inversés, le Parlement européen et autres instances occidentales auraient brandi le droit à la vie et pondu une série de résolutions accusant la Chine, la Russie et l’Algérie de décimer leur peuples respectifs.

    Mais la réalité quotidienne démontre que les dizaines de milliers de morts au quotidien sont comptabilisés chez-eux. On pourrait se satisfaire de l’actualité sanitaire pour démasquer les viles intentions des occidentaux. Mais leur responsabilité dans la transgression du droit à la vie sont bien plus ancienne que l’épisode de la Covid-19.

    En effet, en analysant tous les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants perpétrés depuis la fin de la guerre froide et même avant, on est amené à dire que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Principaux bénéficiaires du marché mondial de l’armement, ce sont eux qui arment les belligérants.

    L’Irangate illustre parfaitement cet état de fait. Mais l’interventionnisme de l’Europe et des USA ne s’arrête pas à la fourniture des armes. Ils imposent des embargos qui affament et tuent des milliers d’enfants innocents. Ils se sont amusés à créer El Qaïda, puis Daesh, pour détruire des pays entiers au Moyen Orient.

    Sachant cela, il est illogique de croire à la thèse d’un Occident épris de paix et de droits de l’homme. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales, tous les artifices qu’inventent leurs parlements ne sont que des outils qui leur serviront à créer un monde à leur image. On en a une petite idée : exit le droit à la vie.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Parlement Européen, Algérie, PE, UE, droits de l’homme, Russie, Chine, Etats-Unis, France,

  • La France en perte de vitesse au Sahel

    Par Mahmoud Benmostefa

    Sommes-nous à la veille d’un changement de paradigme dans la région du Sahel ? L’impasse croissante de la stratégie française en particulier, et atlantiste en général, dans la gestion des risques terroristes pousse les Etats de la région à chercher une alternative crédible, durable et acceptable à la traditionnelle mainmise française.

    Cette dernière a su, à travers les péripéties et les aléas du moment, muter de la Françafrique, chère à Jacques Foccart, à la coopération dans le cadre de la zone du Franc CFA et de la francophonie, avant de finir dans le cadre de l’opération Barkhane, réminiscence de l’impérialisme colonial.

    En cette fin 2020, les pays du Sahel confirment davantage leur volonté de changement de partenaire. En effet, il y a un besoin pressant de Russie et de Chine qui se fait ressentir. Ces deux puissances, ne représentent pas dans la mémoire collective des Africains, des pays prédateurs, impérialistes et encore moins colonialistes. Contrairement aux puissances traditionnelles européennes (France et Grande-Bretagne) et dans une moindre mesure, les Etats-Unis durant la Guerre froide.

    Les médias mainstream français omettent de relayer les informations qui desservent la cause de leur pays dans la Région ! C’est ainsi que l’information de l’attaque en l’espace de quelques heures, le 30 novembre dernier, de trois bases françaises dans le Nord et l’Est du Mali est passé inaperçu. Les camps, situés à Kidal, Ménaka et Gao ont été touchés par des «tirs indirects», a déclaré Thomas Romiguier, le porte-parole de l’opération Barkhane. Seule la base de Kidal a subi des dommages, a-t-il ajouté. La base de Kidal abrite également des contingents de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali.

    Et pourtant, ils sont quelques 5.100 soldats français qui sont déployés dans toute la région dans le cadre de l’opération Barkhane. Ces attaques à répétition contre les forces françaises dénotent de l’impasse sécuritaire dans laquelle se trouvent ces forces et les limites objectives de la stratégie de Paris dans le Sahel. D’ailleurs, la mise en place d’une force « locale», le G5 Sahel, qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso, n’a eu qu’un impact limité sur la dynamique de la stabilisation de la région.

    La dérobade de Barkhane

    C’est pourquoi le chef de la force conjointe du G5 Sahel, le général nigérien Oumarou Namata Gazama, a jugé risquée une réduction de la force Barkhane envisagée par la France. Barkhane semble se dérober de ses responsabilités aux yeux du militaire du Niger où la France compte quatre bases militaires contre cinq américaines.

    Dans un entretien diffusé jeudi par Radio France Internationale, le général dit que la montée en régime de Takuba, groupement de forces spéciales européennes mis en avant par la France pour évoquer la nécessité d’un plus grand partage des tâches, ne suffit pas pour l’instant à envisager une diminution de Barkhane.

    «Pour l’heure, l’apport de Takuba est certainement très bénéfique mais Barkhane est un partenaire privilégié pour la force conjointe, Barkhane permet de compenser les déficits de nos forces armées nationales», dit le général Oumarou Namata Gazama, qui a précisé que «pour nous en tant que force conjointe, ce serait prématuré d’envisager une réduction de Barkhane et hasardeux pour le G5 Sahel». Autrement dit, une partie de l’élite politico-militaire des pays du Sahel continue de considérer la France comme le «Grand Frère» protecteur, même si le président français Emmanuel Macron a déclaré fin novembre qu’il aurait, «dans les prochains mois, des décisions à prendre pour faire évoluer Barkhane».

    Et il semble que le président Macron ai fait acte d’un désintérêt africain croissant quant à la présence française en Afrique. Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, le chef de l’Etat français a déclaré : «Il y a une stratégie à l’œuvre, menée parfois par des dirigeants africains, mais surtout par des puissances étrangères, comme la Russie ou la Turquie, qui jouent sur le ressentiment post-colonial». Ainsi, l’argument des néo-colonialistes est la dénonciation d’un «ressentiment post-colonial» ! La France coloniale se permet de fustiger une volonté africaine de diversification des partenariats, au nom du passé commun «colonial».

    Grands concurrents de Paris dans la région, la Chine et surtout la Russie ambitionnent d’assoir une présence stratégique multiforme : militaire, économique et culturelle. Pékin, à travers sa stratégie de la Ceinture et la Route (la nouvelle Route de la Soie), Moscou, par le biais d’un activisme diplomatique sans cesse croissant.

    Pour satisfaire ses objectifs géoéconomiques et politiques en Afrique subsaharienne, la Russie va réinvestir le continent de multiples manières, en affirmant dans son discours son adhésion aux principes de justice, de droit international, de respect des droits de l’homme et de la souveraineté des nations africaines par opposition, dit-elle, à l’Occident qui ne chercherait qu’à s’approprier les ressources de l’Afrique et à y renforcer sa sphère d’influence. Un retour qui veut s’inscrire dans la durée et dont le point d’orgue sera, en octobre 2019, le premier sommet de Sotchi où Vladimir Poutine rassemblera autour de lui une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement africains.

    Reste que les fantasmes néocoloniaux, développés par les tenants de l’ordre ancien, ont la peau dure. Le dernier coup d’Etat au Mali qui a déposé l’ancien président Ibrahim Boubakar Keita (IBK) aurait été l’œuvre de militaires à la solde de Moscou. La preuve ? Ces soldats auraient été formés dans les académies militaires russes. Preuve très mince d’autant que les propagateurs de ces fantasmes font mine d’oublier les facteurs internes liés au ras-le-bol du peuple malien quant à ses conditions de vie socio-économique quotidienne et à l’impasse politique dans laquelle se trouvait le Mali du fait des interférences françaises à répétition et les atermoiements de Paris à propos de l’application de l’accord de paix d’Alger.

    C’est cette impasse française qui explique les décisions prises par l’Elysée, et la dernière en date, la négociation pour la libération des otages français au Mali moyennant la libération de prisonniers terroristes, via le paiement d’une rançon. Une stratégie contre-productive non seulement pour le Mali, mais surtout pour la France qui perd ainsi toute crédibilité dans la région. C’est le message qu’avait lancé Alger à Paris.

    Le Jeune indépendant, 5 déc 2020

    Tags : #France #Sahel #Mali

  • Sahara Occidental : « La détermination des Sahraouis a mis en échec tous les rêves néocolonialistes du Maroc » (Expert).


    Selon le spécialiste des questions géopolitiques ; M’hand Berkouk, la détermination des Sahraouis a mis en échec tous les rêves néocolonialistes du Maroc.

    « Le Maroc fait de la servitude stratégique au profit de la France et des EtatsUnis en s’appuyant sur des lobbies israéliens sionistes, mais la détermination des Sahraouis a mis en échec tous ces rêves néocolonialistes » a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal Sud Horizons

    Le géopolitologue algérien a rappelé que « le dossier du Sahara occidental est géré par l’ONU. Ses résolutions expriment une inquiétude par rapport aux agissements du Maroc qui essaye de pérenniser un statu quo qui n’est pas favorable à la résolution du conflit ».

    Il a indiqué que « la France a une responsabilité juridique et morale quant au blocage de ce processus de résolution en soutenant constamment l’approche marocaine s’agissant de la redéfinition du rôle de la Minurso créée pour l’organisation d’un référendum3.

    Pour lui, « l’affaire d’El Guerguerat a confirmé l’incapacité du Maroc à mobiliser l’opinion européenne ou à créer un consensus en sa faveur. Beaucoup de pays appellent à une mise en œuvre urgente du plan de règlement passant par une préparation objective du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».

    Concernant les positions de l’Algérie, M. Berkouk a souligné qu’elles « sont claires. Elle a un statut d’observateur né du voisinage, mais n’a jamais eu, de par son histoire, des visées expansionnistes, contrairement au Maroc qui ne reconnaît pas de frontières définies ».

    Tags : #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara #ONU #MINURSO