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  • Sahara Occidental : «Nous devons admettre que nous avons laissé tomber le peuple sahraoui» (ambassadeur Matjila)

    L’AMBASSADEUR JERRY MATJILA, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU :

    «Nous devons admettre que nous avons laissé tomber le peuple sahraoui»
    L’ambassadeur d’Afrique du Sud aux Nations-Unies, qui a assuré la présidence du Conseil de sécurité durant le mois de novembre, a estimé que la communauté internationale a trahi les aspirations du peuple sahraoui en se montrant incapable d’organiser un référendum d’autodétermination.
    Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – C’est un constat tragique, mais réel, qu’a dressé Jerry Matjila, l’ambassadeur d’Afrique du Sud représentant permanent à l’ONU lors d’une conférence de presse animée le 1er décembre à New York.
    Le diplomate, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, a appelé la communauté internationale à reconnaître son échec au Sahara Occidental. Pour lui, le non-respect des promesses au peuple sahraoui de parvenir à un accord définitif par la tenue d’un référendum sur l’autodétermination est une forme de trahison. «Je pense que nous devons admettre que nous avons tous laissé tomber le peuple du Sahara Occidental et que nous avons repoussé de plus en plus l’autodétermination», a dit Jerry Matjila. L’ambassadeur sud-africain a rappelé à la presse que la communauté internationale «a été témoin au cours des trois dernières semaines d’une situation très difficile autour de la région de Guerguerat». «Nous avons vu des tensions monter entre le Front Polisario et le Maroc autour du passage dans cette zone », rappelant qu’à la suite de cette nouvelle violation marocaine du cessez-le-feu, «le Front Polisario a déclaré la fin du cessez-le-feu et la reprise de la lutte armée de libération». L’incapacité, depuis une année, de parvenir à la nomination d’un nouvel envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental est un des facteurs qui a gelé l’avancée dans la gestion de ce dossier. Pour l’heure, António Guterres n’a toujours pas réussi à trouver la personne qu’il faut pour assurer cette mission.
    Opportunité
    «Devrions-nous examiner un autre mécanisme alternatif ? Nous ne le savons pas. Mais le secrétaire général continuera ses efforts pour tenter de nommer un envoyé et j’espère que les parties cesseront les combats et que l’ONU tiendra alors sa promesse non tenue aux Sahraouis pour la tenue d’un référendum», a ajouté le diplomate sud-africain, dont le pays reconnaît officiellement la République arabe sahraouie démocratique. Pour l’ambassadeur Jerry Matjila, la crise actuelle pourrait être une «opportunité» pour aller vers une solution définitive au dossier sahraoui. «L’Afrique du Sud espère que les parties saisiront cette opportunité pour aller vers une désescalade et retourner à un cessez-le-feu. Le Conseil de sécurité de l’ONU peut saisir l’occasion et avancer vers le référendum sur le Sahara Occidental», a-t-il insisté.
    Sur le terrain militaire, l’armée sahraouie poursuit ses opérations contre les positions marocaines. Dans un communiqué rendu public jeudi, le ministère sahraoui de la Défense nationale a indiqué que les pilonnages ont ciblé les secteurs de Baghari, El Farsia, Aousserd et El Mahbes.
    T. H..

  • Répression marocaine au Sahara Occidental : Des députés britanniques appellent leur gouvernement à briser le silence

    Le Sous-secrétaire d’état parlementaire aux Arts, à l’Héritage et au Tourisme du cabinet britannique, Alex Sobel a interpellé le gouvernement britannique sur la situation des détenus politiques sahraouis dans les geôles marocaines, particulièrement celle du détenu politique, Yahia Mohamed El Hafedh Iza, incarcéré à la prison de Bouizakarne au sud du Maroc, et dont la famille ignore le sort depuis le 9 octobre dernier. De son côté le député Maurice Karham du Parti des travaillistes de l’arrondissement d’Islington a demandé au ministère britannique des Affaires étrangères de protester auprès de l’ambassade du Maroc concernant la répression des civils dans les territoires du Sahara occidental sous occupation marocaine, et l’interdiction de voyage et de déplacement pour les militants des droits de l’Homme, suite à la dernière escalade entre le Front Polisario et le Maroc. Pour sa part , le député de Stockport, Navendu Mishra, représentant du même parti a demandé au ministre d’État chargé de la région MENA de soulever, avec le Maroc, les questions et les rapports relatifs à la détention arbitraire et les harcèlements plus fréquents des forces marocaines contre les sahraouis dans la ville de El Ayoun, occupée. Le député Kim Johnson du Parti travailliste pour le district de Liverpool, a quant à lui appelé le gouvernement britannique à interpeller le Maroc sur les rapports relatifs aux actes d’harcèlement dont sont victimes les prisonniers civils sahraouis dans la prison de Kenitra.

    Pour le député Alan Brown, ex-président du Groupe parlementaire de solidarité avec le peuple sahraoui et porte-parole du SNP (Parti national écossais), le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office) doit interpeller le gouvernement marocain sur l’assignation à résidence de défenseurs sahraouis des droits de l’Homme. Répondant aux questions soulevées par les députés, le ministre d’État pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, James Cleverly, a réaffirmé que son gouvernement « suit de près la situation au Sahara occidental », et continue de prôner la désescalade et la reprise du processus politique sous l’égide de l’ONU.
    L’Union de la jeunesse népalaise interpelle l’ONU
    Par ailleurs l’Union nationale de la jeunesse népalaise a demandé à l’ONU à faire pression sur le Maroc pour l’amener à se « retirer immédiatement du Sahara occidental et respecter le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’indépendance. » L’organisation népalaise a fait part, de son inquiétude quant à la violation de l’accord de cessez-le-feu par le Maroc le 13 novembre dernier en prenant pour cible un groupe de civils sahraouis qui manifestaient devant la brèche illégale d’El-Guerguerat. L’organisation a réitéré « son soutien constant au combat du peuple sahraoui visant à imposer le respect du droit des sahraouis à la liberté d’expression ainsi que leur combat pour recouvrer leur souveraineté en tant que nation indépendante ».
    L’Union de la jeunesse népalaise, a souligné que « la situation au Sahara occidental requiert la solidarité et l’attention de la communauté internationale et de toutes les forces progressistes du monde afin de soutenir le peuple sahraoui dans son combat légitime contre l’occupation marocaine ». De même qu’elle s’est indignée de l’inertie de l’ONU et de toutes les instances régionales devant les agissements de l’occupant marocain, avant de condamner le silence de la communauté internationale et sa complicité avec le Maroc qui a violé le droit du peuple sahraoui à la liberté et l’indépendance ». L’Union de jeunesse a appelé le Conseil de sécurité « à adopter une position claire qui devra aboutir à la décolonisation au Sahara occidental, conformément à la décision 1514 et aux autres décisions onusiennes y afférentes ».
    Dans ce contexte, l’Union de jeunesse népalaise a rappelé aux Nations unies et à toutes les organisations internationales et régionales, « un ensemble de vérités qui semblent être ignorées et enterrées par le fait accompli ». Parmi ces vérités, souligne l’Union, le fait que « le Royaume marocain est une force d’occupation militaire et illégale du Sahara occidental et n’a aucune souveraineté, d’autant que le Sahara occidental est un territoire non-autonome selon l’ONU ». Le NYFN estime que l’indulgence de la Communauté internationale à l’égard du Maroc est synonyme d’un soutien « évident et flagrant à la Loi de la jungle dans les relations internationales. »
    M. B.
  • «Le peuple a fait échouer les calculs misant sur la chute de l’Algérie» (Belhimer)

    AMMAR BELHIMER, MINISTRE DE LA COMMUNICATION «Le peuple a fait échouer les calculs misant sur la chute de l’Algérie» 

    LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT, AMMAR BELHIMER, A AFFIRMÉ, HIER, que le peuple algérien «a fait échouer tous les calculs misant sur la chute de l’Algérie», et ce, «en allant de l’avant dans la concrétisation de la politique d’édification de l’Algérie nouvelle, qui n’obéit à aucun diktat ou chantage». 
    D ans un entretien avec le site Dzertic24, Belhimer a indiqué que «le peuple algérien a fait échouer tous les calculs misant sur la chute de l’Algérie en élisant, d’abord, le président Abdelmadjid Tebboune et en allant de l’avant, ensuite, dans la concrétisation de la politique d’édification de l’Algérie nouvelle, qui n’obéit à aucun diktat ou chantage, qu’elles qu’en soient l’origine ou la nature». Il a estimé, dans ce sens, que le plébiscite populaire de l’amendement constitutionnel et la fidélité de l’Algérie à ses principes de soutien aux causes de libération et d’autodétermination à travers le monde «s’inscrivent en droite ligne dans cette voie».«L’Algérie se trouve, aujourd’hui, à la croisée de deux courants : celui des nostalgiques de la sinistre ère coloniale, qui se cachent derrière des prétentions de démocratie avec ses phases constitutives et transitoires, et celui des tenants d’un changement radical par la voie pacifique et institutionnelle», a indiqué Belhimer. 
    Soulignant, à ce propos, que «le référendum de novembre a plébiscité le deuxième choix», il a soutenu que ce dernier «est bâti sur des bases solides» et qu’il «finira par permettre d’éradiquer les résidus et symboles de l’ancien régime, dont la majorité se trouvent en fuite à l’étranger ou en prison». Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a fait état de la révision prochaine des lois organiques relatives aux élections, aux partis politiques, aux associations et aux médias, «en concrétisation du nouveau mode de gouvernance» dans le pays. 
    Pour Belhimer, «il était prévisible, face à cette dynamique, que la campagne d’aboiements et d’acharnement soit à la mesure de la douleur infligée aux ennemis et à leurs valets par la politique de l’Algérie souveraine et clairvoyante sous la direction du président Tebboune». «La campagne frénétique engagée par des cercles et des milieux hostiles à l’Algérie à travers des fake news sur la santé du Président confirme leur faillite à manipuler l’opinion publique nationale», a-t-il encore relevé, mettant en avant la compassion témoignée par le peuple à son Président dans sa maladie et la relation de confiance qu’il a réussi à établir avec les citoyens en peu de temps. 
    Le ministre a tenu à préciser, à ce propos, que la maladie du Président n’avait jamais été cachée et qu’il l’avait lui même annoncée, assurant qu’il était «en cours de rétablissement et de guérison et rentrera bientôt au pays pour poursuivre l’édification de l’Algérie, qui dérange les ennemis et les haineux». Il a rappelé, dans ce sens, que les services de la Présidence de la République ont tenu «régulièrement» informée l’opinion publique sur l’état de santé du Président. 
    L’ARMÉE NATIONALE POPULAIRE, UN REMPART 
    En réponse à une question sur la campagne menée par des médias occidentaux contre l’Algérie et son institution militaire, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a expliqué que «l’institution militaire algérienne est l’éternel complexe du Makhzen» pour plusieurs raisons, mettant en avant, particulièrement, «la cohésion innée et indestructible entre le peuple et son armée et la mise en échec par notre vaillante armée de toutes les manœuvres et plans visant la souveraineté et l’unité de l’Algérie, Etat et peuple». «L’Armée nationale populaire a toujours été le rempart au pied duquel s’échouent tous les complots et machinations individuels ou collectifs», a-t-il affirmé, ajoutant que «grâce aux sacrifices et au professionnalisme de son armée, elle a réussi à sécuriser ses vastes frontières et à raffermir ce lien naturel avec le peuple en dépit de l’acharnement du Makhzen et de ses lobbies à gages et de ses connivences, bien connues, avec certains pays». 
    Il a fait observer, dans ce sens, que «l’Algérie se trouve, en raison de ses positions de principe justes, la cible d’une tentative de représailles orchestrée par plusieurs parties selon des agendas bien précis, notamment à travers la planification de divisions internes et la perturbation de ses efforts, pacifiques et consensuels, notamment dans des pays voisins comme le Mali et la Libye». Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a soutenu, dans ce contexte, que l’Algérie «demeurera fidèle à ses principes et valeurs et ne versera jamais dans le marchandage des droits et des causes justes, dont celle du Sahara occidental, en application des résolutions de l’ONU et de l’UA, affirmant qu’elle relève de la décolonisation et de l’autodétermination». 
    Belhimer a appelé, ainsi, la communauté internationale, et à sa tête le Conseil de sécurité, à «assumer son entière responsabilité dans le respect du cessez-le-feu, violé par le Maroc, et dans la résolution de la question sahraouie à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination, conformément à la légalité internationale et aux résolutions onusiennes», déplorant «le piétinement des us et coutumes internationales par des groupes d’intérêt». Dans un autre registre, le ministre a fait savoir au sujet des incendies enregistrés dernièrement que les enquêtes sécuritaires avaient révélé «l’implication de suspects et la justice tranchera en appliquant les sanctions prévues dans le Code pénal». Il a salué, à ce propos, l’élan national des Algériens, à titre individuel et au sein des institutions, entreprises et organisations, à travers la participation à une vaste campagne de reboisement. 
    «L’ÉRADICATION DE LA CORRUPTION NÉCESSITERA UN CERTAIN TEMPS» 
    Par ailleurs, et à une question sur les efforts de la justice pour éradiquer la bureaucratie, le ministre de la Communication a estimé que «l’éradication de la corruption, enracinée tout au long des vingt dernières années dans l’administration, les institutions de l’Etat et dans la société, quand bien même possible, nécessitera un certain temps», soulignant des «progrès positifs» en matière d’éradication de ce fléau. Quant à une éventuelle fermeture des écoles du fait de la propagation du coronavirus, le porte-parole du gouvernement a rappelé la déclaration du Premier ministre à Tipasa, que si des cas positifs étaient constatés dans des écoles, ils seront traités individuellement, mais que la décision de fermer les écoles n’était pas à l’ordre du jour. Abordant la reprise par Air Algérie, à compter d’aujourd’hui, des liaisons intérieures et le rapatriement des ressortissants algériens encore bloqués à l’étranger, le ministre a tenu à rappeler «le rapatriement de plus de 30.380 citoyens, entre mars et août derniers». 
    Le ministre de la Communication a évoqué, par ailleurs, les axes majeurs de l’assainissement du secteur annonçant la mise en application, «dès janvier prochain», des 15 normes régissant la distribution de la publicité publique, en attendant la promulgation de la loi relative à la publicité, qui se trouve, a-t-il assuré, «en stade très avancée». Il a fait savoir, en outre, que le décret exécutif relatif aux modalités d’exercice de la presse électronique, «sera bientôt publié au Journal officiel», invitant tous les sites électroniques à «se conformer aux dispositions du décret qui exige le dépôt d’une déclaration par le directeur responsable de l’information accompagnée d’un dossier auprès de l’Autorité compétente et la domiciliation du domaine (.dz)».
    Source : Horizons, 6 déc 2020

    #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara #Algérie

  • Algérie : Un partenariat mondial inclusif

    Le retour au multilatéralisme est une exigence incontournable. C’est l’un des enseignements majeurs révélés par l’impact de la pandémie. Aucun pays n’a été épargné par cette terrible tragédie qui a mis à nu les limites de la globalisation et de l’unilatéralisme. 

    La crise sanitaire a frappé de plein fouet les économies des pays les plus développés autant qu’elle a sévi durement dans les pays en développement et, plus encore, dans les pays les plus pauvres de la planète, en victimes d’un ordre inique et injuste. Il n’y a pas d’autre issue à cette crise collective en dehors d’une «solution globale et coordonnée», fondée sur un «partenariat mondial renforcé, revitalisé et inclusif». 
    Cette vision cohérente et pragmatique, défendue par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur la lutte contre la pandémie, privilégie les vertus de la solidarité, de l’entraide et de la responsabilité collective qui traduisent la quintessence des valeurs humanitaires. 
    Que sont donc devenus les apôtres du «devoir humanitaire» murés dans un silence assourdissant face au drame qui frappe les populations les plus vulnérables de la planète, livrées au dénuement le plus total dans les camps de réfugiés, souffrant des affres de la malnutrition et de la famine endémique ? L’égocentrisme et l’indifférence tuent aussi sûrement que cette pandémie révélatrice de la précarisation de la vie des sociétés et l’aggravation des fractures entre les pays développés et le reste du monde. 
    «L’interdépendance économique, la corrélation des situations et les politiques adoptées imposent d’accorder un intérêt particulier aux besoins des peuples et des pays marginalisés», a affirmé le Premier ministre, revendiquant un «accès rapide et équitable de l’ensemble des Etats et peuples au vaccin». 
    Cette responsabilité collective est le premier défi qui attend le monde de l’après-Covid qui mobilise les efforts de l’Algérie attentive à toutes les initiatives et solidaire, depuis le déclenchement de la crise, avec les pays démunis des moyens de prévention et de protection. La contribution aux fonds des Nations unies pour la riposte mondiale contre le virus, l’envoi des aides et des équipements médicaux aux pays voisins et la mise en place d’un hôpital pour les réfugiés sahraouis abandonnés par la communauté internationale, marquent un attachement aux valeurs de la solidarité et des droits humains inaliénables.
    Horizons, 6 déc 2020
  • Sahara Occidental : Le Front Polisario reprend les armes. Cela aurait pu être évité

    Sahraouis. Après 45 ans d’occupation et 30 de promesses, le cri de désespoir d’un peuple

    Rossella Urru

    Il y a une semaine, un fil suspendu depuis près de 30 ans s’est finalement rompu. Le cessez-le-feu signé en 1991 sous l’égide des Nations Unies par le Front Polisario et le Royaume du Maroc, qui a mis un terme à un conflit qui a éclaté en 1975, a été rompu.

    Le 13 novembre 2020 , l’armée marocaine se préparait à évacuer militairement des civils sahraouis qui bloquaient le col de Guerguerat en signe de protestation, ouvert illégalement sur la zone démilitarisée à la frontière entre le Sahara et la Mauritanie: encore une autre violation de l’accord de cessez-le-feu par le Maroc qui a provoqué le mécontentement du Front Polisario.

    Le conflit en question est malheureusement une histoire qui enlève trop de squelettes, anciens et nouveaux, que la communauté internationale préférerait continuer à ignorer. Comme une vieille mauvaise histoire de famille dont nous préférons ne pas parler, que nous aimerions oublier, que nous laissons pourrir mais dont nous savons que nous devons nous occuper, tôt ou tard: de nous ou de nos enfants. C’est pourquoi le silence assourdissant des médias sur cette question importante d’outremer.

    Parlons-en plutôt. Commençons par le début, quelque chose qui n’est pas pris pour acquis dans notre monde, tout en direct. Le conflit en question est né du colonialisme, cette époque qui nous semble si lointaine où l’oppression d’un peuple sur un autre était légalisée et institutionnalisée.
    L’ONU et l’ordre juridique international actuel, nés dans l’immédiat de l’après-guerre, sont fondés sur le refus catégorique et sur le droit inviolable à l’autodétermination des peuples qui le subissent. Le droit d’un peuple d’exister et de faire ce qu’il n’a pas été capable de faire pendant une grande partie de l’ère contemporaine en raison du joug colonial: décider par lui-même et par son propre destin.

    En 1945, un tiers de la population mondiale vivait sous une forme ou une autre de colonialisme. Jusqu’à présent, 80 anciennes colonies ont pu décider de leur avenir, devenant dans la plupart des cas des États indépendants. Parmi eux, le Maroc, devenu indépendant de la France, puis de l’Espagne, en 1956.

    Malheureusement, aujourd’hui, selon le Comité spécial pour la décolonisation de l’ONU, 17 anciennes colonies attendent toujours que la cloche de l’histoire sonne pour elles . Parmi eux, le plus grand par extension est le Sahara occidental, ancienne colonie de l’Espagne franquiste.
    Suivant les schémas typiques du processus de décolonisation, les peuples autochtones, les Sahraouis en fait, restent sur la liste en tant que détenteur du droit à l’autodétermination d’un territoire qui maintient les frontières coloniales inchangées, et qui s’exprime à travers son Mouvement de Libération Nationale (dans ce cas le Front Polisario), reconnu comme son représentant légitime par les Nations Unies.

    Cependant, l’heure de l’autodétermination attendue depuis 1975 n’est pas encore arrivée. Ce qui a suivi a été une histoire d’attente, de reports, d’intervalles et d’étals. Beaucoup de patience, beaucoup de confiance dans le système international, serrer les dents et imaginez l’avenir avec optimisme, malgré tout. Sans entrer dans trop de détails, en passant en revue des faits extrêmement connus et repris ces derniers jours par des journalistes et analystes compétents, au cours des 45 dernières années, le peuple sahraoui a dû faire face à une panoplie de catastrophes: l’abandon unilatéral de l’Espagne dans les dernières années du franquisme et la cession honteuse d’un territoire qui ne lui appartenait pas aux Etats voisins du Maroc et de la Mauritanie qui, inconscients de leur passé colonial, se sont lancés dans une guerre de conquête.

    Algérie, Maroc et Sahara occidental : les rivalités des frères ennemis du  Maghreb - FMES

    Une guerre longue et dévastatrice qui a laissé des blessures encore ouvertes et saignantes, qui a contraint la majorité de la population indigène à l’exil forcé dans le désert voisin, qui se consumait dans l’indifférence coupable de la nouvelle Espagne démocratique avide de progrès. Une guerre qui a pris fin en 1979 avec la Mauritanie, et qui a été encadrée avec le Maroc en 1991, avec un cessez-le-feu signé avec la promesse que le processus de décolonisation auquel le peuple sahraoui a droit internationalement se terminerait en bref, par un référendum dans lequel ceux qui sont habilités à décider d’opter pour l’indépendance ou d’accepter l’intégration avec le Maroc auquel une grande partie de son territoire a été soumise par la force.
     
    Trois générations entières de Saaharawi ont attendu patiemment, éparpillées entre des lieux différents où les circonstances les ont obligés il y a maintenant 45 ans. Il y a une minorité qui vit encore au Sahara Occidental, sous le contrôle tout sauf bienveillant du Maroc occupant qui considère les Sahraouis autochtones comme de dangereux indépendantistes, Les violations des droits de l’homme sont systématiquement attestées par des organes indépendants tels qu’Amnesty International, Human Rights Watch et le Centre Robert Kennedy, pour ne citer que les plus connus.

    Une occupation illégale qui a commencé avec la Marche verte en 1975 par un Maroc qui, péniblement, dès le premier jour, a physiquement colonisé les espaces, favorisant les implantations de sa propre population, construisant, changeant les paysages, disposant des ressources naturelles comme si elles étaient les siennes .

    Jusqu’à présent, mais de moins en moins en toute impunité, comme en témoignent certains arrêts timides de la Cour européenne de justice. Une occupation coupable et loin d’être pacifique de plus des trois quarts du territoire d’origine du Sahara Occidental, retranchée derrière le plus long mur de guerre existant, 2700 km, et décorée d’une infinité de mines qui font de ce territoire l’un des plus contaminés et dangereux pour le monde.

    Le maigre vestige du Sahara historique, sous le contrôle du Front Polisario (les appelés territoires libérés), est une bande de sable peu peuplée, principalement utilisée à des fins de contrôle militaire du cessez-le-feu. Et puis il y a la majorité des sahraouis, contraints à l’exil par les événements de 1975: ceux qui vivent dans les camps de réfugiés de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, et bien d’autres disséminés dans le reste du monde. Le tout suspendu par un fil, tous attendant de rentrer chez eux.

    Une maison qu’ils n’ont souvent jamais vue mais qu’ils connaissent et à laquelle ils appartiennent, une racine entrelacée d’histoires, de poèmes, de dialectes, de plats traditionnels, de noms et de prénoms. Les souvenirs, les descriptions, l’effort pour ne pas oublier sont si vifs que les camps de réfugiés reproduisent eux-mêmes l’espace tant attendu du Sahara Occidental: les villes de tentes prennent ainsi les noms des villes, villages, oasis, d’où ils ont dû fuir. Une géographie des souvenirs, un séjour obstiné ailleurs qui n’oublie pas et ne veut pas oublier d’où il vient et où il veut retourner. Parce que les camps, ainsi que l’exil ailleurs, sont vécus comme des situations temporaires, ce sont des parenthèses qui seront tôt ou tard fermées. Ce sont cependant des parenthèses dans lesquelles on naît, vit, vieillit et meurt. Vivant dans des camps de réfugiés pendant quelques années, j’ai pu toucher de première main ce que signifie cette vie en suspens, dans laquelle tout est fait pour exiger de la patience, tout rappelle cette dépendance forcée.

    L’aide humanitaire qui s’est prolongée pendant des décennies devient en elle-même un rappel insupportable, quoique indispensable. Les denrées alimentaires de quota, peu adaptées pour accompagner toute une vie et qui sont mal adaptées à la préparation de plats très appréciés. Les tentes, les bidons d’eau, les cuisinières à gaz, les kits d’hygiène, les médicaments, le minimum de subsistance comme si la crise avait éclaté hier, année après année.

    Les refugiés et aide humanitaire laissés seuls pour panser des plaies historiques. Mais je ne veux pas transmettre l’image monolithique de centaines de milliers de personnes assises au soleil en attendant que la légalité internationale suive son cours. Ce serait loin de la vérité. Les diverses réalités que les Sahraouis ont attendu, en exil comme sur leur propre terre, ne se sont pas laissées emporter par le temps, se sont mobilisées pour maintenir vivant leur désir et leur droit d’exister en tant que peuple indépendant, comme chaque individu a pensé, digéré et choisi sa propre identité.

    En fait, dans tout cela, la réalité historique et l’entité politique de la République arabe sahraouie démocratique, État arabe, africain et laïque, proclamée en 1976, reconnue par 80 États jusqu’aux années 1990 et membre de l’unité africaine , ne doivent pas être oubliées. Dans un exercice d’imagination et de volonté politique, cet État en exil, qui administre les camps de réfugiés, a créé une administration publique avec ses propres écoles et hôpitaux. Dans cette dimension étatique, elle a tissé des relations internationales et joué un rôle important au sein du mouvement des pays non alignés, avec d’importants programmes de formation pour ses jeunes qui ont pu bénéficier d’études supérieures à Cuba, en Algérie, en Espagne, dans l’ex-Yougoslavie et l’ancien bloc soviétique, devenant l’un des peuples les plus éduqués de toute l’Afrique.

    Sur le plan individuel , cette mosaïque d’expériences et de rencontres différentes a forgé une société intellectuellement riche et variée, difficile à classer dans un cadre unique. Des femmes et des hommes qui ont retissé leurs identités faisant de l’exil, du refuge, de l’occupation, une source de résilience et parfois d’inspiration. Des femmes et des hommes qui, consciemment et avec mille significations différentes, se définissent comme sahraouis et se sentent unis par un projet politique qui réclame le droit de demander le référendum tant attendu pour pouvoir enfin entreprendre une vie de société.

    Pour paraphraser ce qu’une fille des champs m’a dit, la vie n’a pas le même goût sachant que nous et nos enfants sommes obligés de vivre dans des conditions extrêmes au milieu d’un désert ingrat, dépendant de l’aide extérieure pour survivre, tandis que quelqu’un d’autre pêche dans la mer qui appartenait à nos parents. Mais l’amertume de savoir que la légalité internationale reconnaît au peuple sahraoui les droits qui continuent de lui être refusés ne se transforme pas en résignation, mais renforce ce trait d’identité.

    Malgré l’attente patiente, il y a déjà dix ans, il était évident que les nouvelles générations n’auraient pas attendu sous le soleil brûlant que la communauté internationale condamne par son inaction à élever leurs enfants et petits-enfants sous les mêmes tentes usées. Un sentiment de désenchantement et d’envie de vengeance commençait déjà à se faire sentir, surtout chez les plus jeunes.

    Il y a quelques semaines, ce fil de patience de trois générations s’est rompu. Il a éclaté pour les pères et les mères, les fils et les filles, les petits-enfants. Dans un cri de désespoir, après près de trente ans de ligne pacifique et de médiation qui ont été récompensés avec indifférence et ajournements, le Front Polisario a repris le chemin des armes pour reprendre le contrôle de son territoire. Quelque chose qui pourrait, devrait et doit être évité.

    Les Nations Unies ont raté un autre rendez-vous avec l’histoire: leur Mission pour le référendum au Sahara Occidental erre comme un personnage à la recherche d’un auteur devant un mur de sable qui témoigne de l’éruption du dernier conflit colonial en Afrique. Légitimer l’opinion selon laquelle la communauté internationale n’écoute qu’un discours composé de bombes et de morts, tout en ignorant ceux qui pendant des années ont pacifiquement revendiqué et négocié de bonne foi, est non seulement délétère et anachronique, mais alimente le discours et les rangs des extrémistes, des deux côtés de la Méditerranée. Écarter toute cette question coloniale avec une étiquette de terrorisme présumé, comme le font souvent le Maroc et ses partisans, est une insulte irresponsable à l’histoire, qui cache mal une obstruction illégitime au référendum convenu en 1991, plutôt le reflet d’une politique de faits accomplis.

    Malheureusement, aujourd’hui, l’étiquette terroriste semble être la clé pour verrouiller toute question épineuse derrière un mur de peurs et de tabous. Le terrorisme est un phénomène extrêmement complexe, entre l’individu et le collectif, qui se nourrit des fragments de notre modernité brisée, les transformant en schémas simples et faux. Quiconque stigmatise tout un peuple, une religion, un mouvement ou une cause comme terroriste, ouvre les portes de sa croissance, continue à alimenter le feu et la fumée face à l’opinion publique.

    C’est le moment de tester un exercice intellectuel et moral à la hauteur de l’histoire. Nous faisons nos choix en tant que membres individuels de la société civile et en tant qu’États membres de la communauté internationale. Du point de vue de la légalité internationale, la situation ne se prête pas à l’interprétation: nous sommes confrontés à la dernière décolonisation de l’Afrique à achever pour clore un chapitre honteux de l’histoire mondiale dont nous sommes encore aux prises. Nous sommes confrontés à l’occupation d’une terre sur laquelle le Royaume du Maroc n’a aucun titre de propriété, sinon la force de 45 ans de politique de faits accomplis.

    Sur le plan politique, de nombreuses autres considérations peuvent et ont pu entrer en jeu: les jeux de force entre les puissances régionales de l’Algérie et du Maroc, la françafrique, l’équilibre précaire entre l’Europe et l’Afrique du Nord, qui utilisent la guerre contre le terrorisme et les migrations comme monnaie, comme on le voit aussi en ces jours entre l’Espagne et le Maroc. Pris entre le droit et la politique, la question reste, en tout cas, simple: l’Italie, l’Europe, la communauté internationale avec l’ONU en tête, soutiendront-ils le droit international, suivront-ils d’autres calculs politiques, ou vont-ils simplement chercher ailleurs. ? Dans ce théâtre et dans d’autres théâtres récents, malheureusement, la réponse n’a pas été la première. Avec des conséquences tout simplement désastreuses. 

    Plusieurs États non européens et certains partis européens ont récemment exprimé leur soutien à une solution juste à ce cas de longue date d’échec de la décolonisation, qui passe par un référendum et non par des armes. Position également soutenue par une part toujours croissante de l’opinion publique en Italie, en Europe et dans de nombreux autres Etats sur tous les continents.

    Même au Maroc, il existe des partis politiques, comme la Voie Démocratique, qui soutiennent la légalité internationale et demandent la tenue du référendum, bien qu’ils  ne soutiennent pas le Front Polisario . Les enjeux sont clairs. Si nous ne voulons pas revenir à un ordre international où la violence et l’usage de la force dictent le droit, où la politique du fait accompli est souveraine, où tout est négociable et la sécurité juridique n’existe que pour ceux qui en ont les moyens pour l’affirmer, nous devons défendre le système international que nous avons érigé avec beaucoup d’efforts après deux guerres mondiales et la fin du colonialisme. Nous devons exiger que la légalité internationale établisse l’avenir d’une terre disputée depuis trop longtemps avec les processus qui lui sont propres et qui ont été appliqués dans 80 autres cas d’anciens peuples coloniaux, conduisant le Maroc lui-même à devenir indépendant et à siéger à l’ONU, mettant ainsi fin à une guerre qui ne peut et ne sera pas indolore, mais surtout en envoyant un message fort de rejet de l’usage de la force comme moyen de résolution des conflits et d’acquisition territoriale. Ou nous regardons encore un autre foyer d’instabilité exploser aux portes de l’Europe, en sécurité dans nos maisons chaleureuses, entouré de chaos et de violence, jusqu’à ce que le feu du désespoir touche notre jardin.

    Source : Il Manifesto, 5 déc 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc; Polisario, ONU, MINURSO,

  • ملخص الصحافة لنهار اليوم 5 دسمبر 2020

    الأردن 24: لماذا قنصلية أردنية في الصحراء الغربية؟

    خبر غريب تناقلته وسائل الإعلام مؤخرا دون صدور أي تعليق من وزارة الخارجية، حول قيام الأردن بافتتاح قنصلية في الصحراء الغربية، التي تشهد نزاعا تاريخيا بين كل من المغرب والجزائر.

    هذه العثرة الدبلوماسية يستحيل تبريرها مهما قلبت الأمر، فما هي مصلحة الأردن الرسمي في أن يزج نفسه في نزاع بالغ التعقيد والتشعب بين دولتين شقيقتين، تربطه بهما علاقات متجذرة في التاريخ على المستويين الشعبي والرسمي؟

    أين هي المصلحة الوطنية في رحلة البحث عن الأزمات على مشارف المحيط الأطلسي، وما هي الرسالة التي يريد الرسميون إيصالها عبر هذه المغامرة العبثية في الساقية الحمراء ووادي الذهب؟!

    النزاع التاريخي على الصحراء الغربية قضية ليس للأردن فيها ناقة ولا جمل، فما الذي يجبرنا على إقحام أنفسنا في صراع جديد مع الأشقاء؟ خاصة وأن مسألة تقرير مصير البوليساريو مازالت بعيدة عن الترجمة إلى إمكانية واقعية بسبب التغيير الديموغرافي، الذي يجعل من عملية إجراء استفتاء شعبي ضربا من ضروب المستحيل!

    ثم متى كان للأردن فائض مالي يتيح البذخ في الإنفاق على بعثات دبلوماسية لا حاجة لها؟! هل توهم صناع القرار وجود جالية أردنية مثقلة بالاحتياجات القنصلية على شواطئ الأطلسي؟!

    إحراق مراكب الدبلوماسية الأردنية بجرة قلم ليست مغامرة عبثية فحسب، بل هو استهتار فج بأموال دافعي الضرائب من أبناء هذا الشعب المبتلى بساسته، المستمرين في رحلة البحث عن الأزمات وكأنها نزهة على الرمال!

    الحديث الرسمي حول ضرورة ترشيد وضبط النفقات تصفعه كل يوم قرارات جديدة تستنزف المزيد من أموال خزينة الدولة الرازحة تحت وطأة عجز متفاقم ومديونية مستعرة، دون أي سبب أو مبرر، وكأننا في أزمة إدمان على التبذير!


    Equipe Media : تقرير ونداء عاجل، بعد خرقه لوقف اطلاق النار المغرب يسعى لإخراس الصحفيين الصحراويين

    ايكيب ميديا – العيون المحتلة

    4 ديسمير 2020

    أصدرت أربع منظمات تمثل المجتمع المدني تقريرا ونداء عاجلا لوقف القمع المغربي المسلط على الصحفيين الصحراويين في الأراضي التي يحتلها المغرب من الصحراء الغربية منذ خرقه لوقف اطلاق النار في الثالث عشر من نوفمبر الماضي .

    وكشف التقرير الذي أعدته اللجنة النرويجية للتضامن مع الصحراء الغربية والمنظمة الاسبانية لحقوق الانسان “نومادس ” بالتعاون مع الفريق الإعلامي الصحراوي “ايكيب ميديا” ومؤسسة نشطاء عن طبيعة وحجم القمع المغربي الرامي لإخراس الصحفيين و النشطاء الإعلاميين ان باعتقالهم او ارغامهم على الاختباء في منازلهم لوقف واجبهم في نقل حقيقة الأوضاع في اخر مستعمرة في افريقيا.

    واستدل التقرير بتقارير منظمات دولية وازنه كالتقرير الذي أنجزته منظمة مراسلون بلا حدود بالتعاون مع الفريق الإعلامي الصحراوي ” ايكيب ميديا” – الصحراء الغربية بقعة الاعلام السوداء – والذي كشف كيف ضمن المغرب وعلى مدى عقود ابعاد الشهود الدوليين عن انتهاكاته السافرة لحقوق الانسان في الصحراء الغربية ونهجه لسياسة متعمدة في اضطهاد وقمع الصحفيين الصحراويين الذين لا يقومون الا يمارسون نشاطهم بمهنية وعكس ما تتناوله وسائل اعلام المخزن الرسمي .

    وتأسف التقرير على عدم قدرة بعثة الأمم المتحدة لتنظيم الاستفتاء في الصحراء الغربية الإيفاء بطلب العديد من المنظمات الدولية لادراج مراقبة حقوق الانسان والتقرير عنها ضمن اختصاصاتها و عجز الإجراءات الخاصة من الوصول هي الأخرى الى الإقليم .

    وكشف التقرير عن الرقابة المسبقة التي تمارسها المغرب على انتاجات الصحفيين المغاربة كذلك وقمع بعضهم لمجرد تناولهم لقضية الصحراء الغربية من زاوية مهنية او لذكرهم إقليم الصحراء الغربية باللفظ الذي تطلقه عليه الأمم المتحدة وتجريمه ليس للصحفيين فحسب بل للمنظمات الحقوقية الدولية التي منع ثلاثا من ابرزها من القيام بأنشطة في الصحراء الغربية المحتلة .

    وللاطلاع على لمزيد المرجو الضغط على الرابط التالي 


    Seven-DZ: وزير الخارجية الأمريكي ينسف أطماع المغرب في مقايضة التطبيع مع الكيان بالصحراء الغربية

    أفادت مصادر مختصة للبورتال ديبلوماتيك أن وزير الخارجية الأمريكي مايك بومبيو أكد أن “المغرب لا يمكنه حل النزاع في الصحراء الغربية عبر استخدام الوسائل العسكرية”.
    في ذات السياق قال مايك بومبيو تعليقا على تطورات الوضع في الصحراء الغربية “وجهة نظرنا هي أنه لا ينبغي للمغرب حل قضية الصحراء الغربية من خلال الوسائل العسكرية، ولكن من خلال مجموعة من المحادثات التي يمكن أن تحقق نتائج جيدة”.

    وأشار وزير الخارجية الأمريكي والرئيس السابق لوكالة الاستخبارات المركزية CIA إلى أن الإدارة الأمريكية “لم تغير موقفها تجاه القضية الصحراوية وتأمل أن يتمكن المغرب من إيجاد طريق لحل النزاع في الصحراء الغربية من خلال الجلوس على طاولة المحادثات”.

    تصريحات مايك بومبيو التي توصل بها الب ورتال ديبلوماتيك، تعصف بمحاولات النظام المغربي الرهان على مقايضة التطبيع مع الكيان الصهيوني، باعتراف الولايات المتحدة الأمريكية باحتلاله للصحراء الغربية.


    Dzair-Tube : تصريحات وزير الخارجية أمام اللجنة التنفيذية للاتحاد الأفريقي تزلزل البلاط المغربي وأبواقه الإعلامية

    شدد وزير الخارجية صبري بوقادوم في تصريحات له أمام اللجنة التنفيذية للاتحاد الأفريقي على ضرورة التحرك ضد التجاوزات المغربية في حق الشعب الصحراوي، وهي التصريحات القوية والتي لاقيت تفاعل إيجابي كبير معها من طرف الوزراء الأفارقة. بينما زلزلت البلاط المغربي وأبواقه الإعلامية التي لم تجد من وسيلة للرد عليها إلا باختلاق المزيد من الأكاذيب والأخبار المغلوطة وشن حملة مغرضة ضد بوقادوم الذي وصفته بأبشع النعوت.

    وزير الخارجية: “الوضع في الصحراء الغربية مصدر قلق كبير بالنسبة لنا”

    قال وزير الخارجية صبري بوقادوم، الأربعاء الماضي، إن الوضع في الصحراء الغربية “خاصة التطورات الخطيرة التي شهدناها مؤخرا، مصدر قلق كبير بالنسبة للجزائر”.

    وأشار بوقادوم، في كلمة له خلال الدورة غير العادية الـ 21 للمجلس التنفيذي للاتحاد الأفريقي اليوم، إلى “أنه بالإضافة إلى محاولات فرض سياسة الأمر الواقع على أراضي عضو مؤسس لمنظمتنا، أدت التجاوزات المسجلة على مدنيين في منطقة الكركرات إلى فرض تحديات جدية من شأنها تقويض حالة السلم والأمن في المنطقة برمتها”.

    وأضاف أن “المسار السياسي للأمم المتحدة لحل القضية الصحراوية تعرض لحالة جمود غير مسبوق، أدت إلى تفاقم معاناة الشعب الصحراوي في ظل غياب آفاق مفاوضات سياسية جدية لمواصلة العمل لتمكين الشعب الصحراوي من تقرير مصيره”.

    وتابع “أمام هذه التطورات الخطيرة، لا يمكن لمنظمة الاتحاد الأفريقي التي كان لها الدور البناء في إعداد واعتماد مخطط التسوية الأممي أن تظل مُغيبة”.

    وقال بوقادوم “بالنظر للإخفاق الكامل لآلية الترويكا، يتوجب على مجلس السلم والأمن الأفريقي تحمل المسؤولية الملقاة على عاتقه عملا بنص بروتوكول إنشائه”.

    بعض وسائل الإعلام المخزنية راحت تزعم حدوث انقطاع الربط بشبكة الإنترنت خلال مداخلة الوزير بوقادوم، و”تعطيل ذلك لأشغال اللجنة التنفيذية للاتحاد الأفريقي”. فيما المشكل كان يتمثل في تأخر توفير الإتحاد الأفريقي للترجمة الفورية لمداخلة الوزير بوقادوم، الذي فضل إلقاء كلمته باللغة الرسمية للجزائر، ألا وهي العربية.

    والجدير بالذكر أن الدورة غير العادية الـ21 للمجلس التنفيذي للاتحاد الإفريقي تأتي تحضيرًا لأشغال الدورتين الـ13 والـ14 غير العاديتين لمؤتمر رؤساء الدول والحكومات للاتحاد الإفريقي المتعلقتين على التوالي بمنطقة التبادل الحر القارية الإفريقية وبموضوع إسكات صوت الأسلحة في إفريقيا المزمع عقدهما يومي 5 و6 ديسمبر 2020.

    وتعد هاتان القمتان المقبلتان “فرصة ثمينة لبلورة رؤية واضحة حول الخطوات المستقبلية التي من شأنها تسريع وتيرة تحقيق مشروع إسكات صوت الأسلحة وتفعيل منطقة التبادل الحر القارية”.

    وفي هذا الإطار، قدم الوزير جملة من الملاحظات فيما يخص المشروع الإفريقي الرامي إلى تخليص القارة من ويلات النزاعات والحروب، حيث أكد على ضرورة “الاعتراف بالجهود المبذولة من قبل الاتحاد الإفريقي بالشراكة مع منظمة الأمم المتحدة وغيرها في سبيل تحقيق هذا الهدف النبيل، والتي ترتبت عنها نتائج محمودة في كثير من مناطق النزاع في القارة الافريقية”.

    أعلاش ابريس : بعد وصفه المغرب ب”الدولة المحتلة”.. وكيل الملك بمراكش يستمع للمديمي وأعضاء مركزه

    سيستمع وكيل الملك لدى المحكمة الإبتدائية بمراكش، اليوم الجمعة، لمحمد المديمي رئيس المركز الوطني لحقوق الانسان، وأعضاء المكتب التنفيذي للمركز، على خلفية معطيات ومغالطات وردت في تقرير رفعه هذا الأخير الى الأمم المتحدة

    وحسب مصدر مطلع، فتعود تفاصيل الملف، الى رفع المركز “الحقوقي” لتقريره السنوي للامم المتحدة، هذا التقرير الذي تضمن عددا من المغالطات والاوصاف المرفوضة، من ضمنها وصفه لمدينة الداخلة ب”المدينة المحتله” والجيش المغربي ب”جيش الاحتلال”، كما وصف الصحراء المغربية ب”الصحراء الغربية”.

    أعضاء مركز المديمي، وخلال الاستماع الأولي لهم، نفوا علاقتهم بالتقرير المذكور، لافتين أن رئيس المركز من تكلف بصياغته وإرساله ووحده من يتحمل مسؤولية المعطيات والاوصاف التي جاءت به.

    هذا ويشار الى أن المديمي يقضي عقوبته السجنية بسجن الاوداية بمدينة مراكش “22شهرا” على خلفية تورطه في تهم “محاولة النصب والابتزاز، وإهانة موظفين عموميين أثناء قيامهم بمهامهم، والوشاية الكاذبة، وإهانة هيئة منظمة، وبث وتوزيع وقائع كاذبة والتشهير”.

  • Sahara Occidental : L’ONU a toléré les activités d’espionnage et de lobbying du Maroc

    The Guardian : Fuite de câbles: le Maroc a fait pression sur l’ONU pour fermer les yeux sur le Sahara occidental dans le cadre de l’opération « House of Cards »

    Un rapport de l’ONU accuse le gouvernement marocain d’intercepter les communications et d’utiliser des «tactiques contraires à l’éthique» pour influencer l’organisation en territoire occupé
    Le gouvernement marocain a intercepté les communications des Nations Unies et utilisé des «tactiques contraires à l’éthique» dans une opération de type «château de cartes» visant à amener l’organisation à fermer les yeux sur la situation humanitaire au Sahara occidental, selon un rapport de l’ONU divulgué.
    Le rapport divulgué est une analyse par l’ONU de la correspondance entre le gouvernement marocain et l’ambassadeur permanent du pays auprès de l’ONU à Genève et plus tard à New York, Omar Hilale, entre janvier 2012 et septembre 2014. La correspondance marocaine a été rendue publique l’année dernière par une source anonyme utilisant le pseudo Twitter @ chris_coleman24.
    La correspondance marocaine semble montrer que le pays d’Afrique du Nord a intercepté les communications internes de l’ONU; fait des dons importants au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) avec l’intention exprimée d’influencer l’organisme; fait pression pour annuler les missions d’enquête dans la région de hauts fonctionnaires; et a tenté de mettre fin à un mandat de surveillance des violations des droits de l’homme confié à la mission de maintien de la paix des Nations Unies dans le territoire.
    Le rapport de l’ONU divulgué par le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU (DOMP) indique que «l’analyse de ces câbles indique que la confidentialité des communications de l’ONU a été gravement compromise, le Maroc indiquant à plusieurs reprises qu’il avait intercepté la correspondance interne de l’ONU en provenance de Genève. , New York et Laâyoune ». Dans un câble daté du 22 août 2014, Hilale a fait explicitement référence aux «écrits du secrétariat qui ont été interceptés».
    Le Maroc occupe le Sahara occidental depuis 40 ans depuis le retrait de l’Espagne coloniale en 1975, menant une guerre de guérilla de 15 ans avec le Front Polisario, un groupe militant composé de sahraouis indigènes appelant à l’indépendance, dans le processus. L’ONU a négocié un accord de paix entre les factions en 1991 et a eu une mission de maintien de la paix – la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso) – surveillant la situation dans la région depuis, y compris les camps de réfugiés contrôlés par le Polisario en Algérie. .
    Ils exposent également les motivations derrière certains des dons importants faits par le Maroc, qui a fait un don de 250 000 dollars au HCDH en 2011 avec l’intention exprimée de rendre la Haut-Commissaire des Nations Unies, Navi Pillay, «plus attentive» à leurs préoccupations concernant la contribution de son bureau. au prochain rapport sur le Sahara Occidental du Secrétaire général des Nations Unies. Un télégramme daté du 22 janvier 2013 se lit comme suit: «Je voudrais rappeler la priorité du transfert des 250 000 dollars restants au titre de la contribution du Maroc au budget du HCDH pour 2011, et dont la Haut-Commissaire a exprimé à deux reprises le souhait de les recevoir… Ce virement contribuera à rendre Mme Pillay plus attentive à nos préoccupations concernant la contribution de son bureau au prochain rapport du Secrétaire général sur le Sahara.
    Depuis 1998, le gouvernement marocain a fait don de plus de 7 millions de dollars au HCDH. En comparaison, son voisin l’Algérie a donné un peu plus de 1,5 million de dollars au cours de la même période.
    Selon le rapport du DOMP, ces communications soulèvent des questions sur la «vulnérabilité des agences des Nations Unies aux interférences externes» à la lumière de leurs contraintes budgétaires.
    Un porte-parole du HCDH a déclaré qu’il encourageait autant d’États que possible à faire des contributions volontaires car il n’était «pas sain de dépendre de quelques donateurs seulement», ajoutant que les dons du Maroc en 2013 et 2014 représentaient 0,4% du revenu total du département.
    La correspondance marocaine divulguée détaille comment les responsables marocains ont cherché à empêcher le haut-commissaire du HCDH, Pillay, de se rendre au Sahara occidental pour faire rapport sur la situation humanitaire dans le territoire, l’ambassadeur du Maroc Hilale avertissant ses collègues que son «contact avec le HCDH» l’avait informé que diverses Nations Unies les organismes font pression pour que Pillay se rende au Sahara Occidental. Dans des câbles ultérieurs, Hilale parle de la nécessité de bloquer les souhaits des hauts fonctionnaires pour empêcher Pillay de se rendre au Maroc.
    Le gouvernement marocain est poursuivi depuis des années par des allégations de violations des droits de l’homme au Sahara Occidental, et le DOMP va jusqu’à suggérer que les câbles montrent que le Maroc n’a aucune volonté de «résoudre ou même s’engager sur la question du Sahara Occidental à travers une véritable processus de négociation demandé par le Conseil de sécurité ».
    Les câbles révèlent le lobbying marocain pour s’assurer que les droits de l’homme ne sont pas inclus dans le mandat du Minurso, l’une des rares missions de maintien de la paix de l’ONU à ne pas avoir un tel mandat. En janvier 2013, Hilale a écrit pour dire qu’il avait demandé à un responsable de l’ONU «de sensibiliser Pillay à l’importance d’éviter tout engagement sur l’élargissement éventuel du mandat de la Minurso aux droits de l’homme, ou sur la création d’un mécanisme indépendant au Sahara occidental» .
    Le rapport du DOMP écrit que cela implique que le gouvernement marocain tenait à affirmer que «les fonctions de base de maintien de la paix telles que le rapport sur les développements sur le terrain et l’accès à tous les interlocuteurs ne s’appliquent pas au Minurso».
    Plus tôt cette année, malgré les appels de Ban Ki-Moon, de l’Union africaine, de Human Rights Watch et du gouvernement américain à donner à Minurso un mandat en faveur des droits de l’homme, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté le renouvellement de la mission de Minurso sans mandat. Hilale, désormais représentant du Maroc auprès de l’ONU à New York, a salué la décision du Conseil de sécurité.
    Amnesty International a déclaré au Guardian que l’ONU devait surveiller les violations des droits humains au Sahara occidental. «Il est difficile de voir l’intérêt de la présence de la force de maintien de la paix de l’ONU alors qu’elle ne parvient pas à surveiller les violations des droits de l’homme. Ceux qui risquent d’être arrêtés ou torturés pour avoir revendiqué l’indépendance du Sahara occidental peuvent avoir l’impression que l’ONU était témoin de violations tout en restant inactive », a déclaré Sirine Rached, chercheuse pour l’Afrique du Nord.
    Il est noté dans le rapport du DOMP que les Marocains sont peu susceptibles de confirmer l’authenticité de ces câbles. Bien que le rapport indique lors d’une réunion avec Jeffrey Feltman, sous-secrétaire général aux affaires politiques, en octobre 2014, l’ambassadeur Hilale n’a pas rejeté leur substance globale, déclarant seulement qu’une partie des câbles avait été éditée. Comme l’indique le rapport, «il est important de noter que toutes les mesures et tous les événements prévus dans ces correspondances ont bien eu lieu».
    Le gouvernement marocain a présenté au Guardian une longue réponse aux preuves présentées dans cet article.
    Un porte-parole du gouvernement a déclaré: «Nous refusons de commenter ou d’accorder la moindre crédibilité aux documents qui ont été divulgués, grossièrement falsifiés et exploités de manière malveillante par un individu ou un groupe d’individus, qui se sont cachés derrière de faux comptes de réseaux sociaux et de fausses identités tout en prétendant clairement leur intention de déstabiliser notre pays et de nuire à nos intérêts nationaux.
    Le porte-parole a rejeté les allégations de violations des droits humains faites par Amnesty International et a accusé l’ONG d’une «approche unilatérale et partiale». Ils ont insisté sur le fait que le pays d’Afrique du Nord avait un «engagement de longue date en faveur des droits de l’homme» et prenait des mesures législatives pour améliorer cela.
    Source : The Guardian, 17 juin 2015
    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Hacker Chris Coleman,

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Marruecos #WesternSahara

  • ambiance tendue en France, pas de carnaval et de festival Citron, Corona News, jour de deuil pour Giscard

    Samedi 5 décembre

    Ambiance tendue en France

    Aujourd’hui (samedi) dans 90 villes, à nouveau des manifestations («Marches de Liberté») contre le projet de «Loi Sécurité globale». Cela concerne principalement l’article 24: interdiction de filmer et de photographier de manière reconnaissable des policiers. Le président Macron a déclaré hier (vendredi) lors d’une heure des questions en direct de 2,5 heures que l’article ne serait pas publié. Mais il a également dit quelques autres choses qui ne faisaient que créer de nouvelles tensions. Il a réitéré son dégoût pour les violences policières (gros problème en France) et a noté que les “ non blancs ” sont beaucoup plus susceptibles d’être arrêtés par la police pour un contrôle d’identité. Il n’aime pas cela et il y aura donc une «plate-forme» où des plaintes peuvent être déposées pour racisme et discrimination. Il a également condamné la violence contre la police. À partir de juin, les agents seront équipés de caméras corporelles.
    Deux syndicats de policiers ont réagi avec fureur à l’accusation implicite de Macron de racisme et de discrimination dans leurs cercles. Ils ont appelé leurs membres à ne pas procéder du tout à des contrôles d’identité pour le moment.

    Agenda: nouvelles annulations

    Les grands événements comme le Carnaval de Nice et la Fête de la citron à Menton, au programme de février, sont annulés . Pas de coupe de football non plus (pour la Coupe de France) en 2021. Le début des soldes d’hiver a été reporté au 20 janvier.

    Mise à jour sur Corona

    Au cours des dernières 24 heures, 11 241 nouvelles infections et 284 décès. Le nombre de morts est maintenant passé à 54 767. Le nombre de patients hospitalisés continue de baisser légèrement, tout comme celui des patients sous ventilation. Mercredi sur cette plateforme à nouveau un aperçu complet de la couronne en chiffres.

    Avec un vaccin en vue, selon une enquête, l’humeur des Français s’améliore. En octobre, 13% étaient encore optimistes quant à l’avenir, maintenant 23%.

    Le gouvernement a nommé l’immunologiste Alain Fischer, 71 ans, «Monsieur Vaccine». Il doit coordonner le programme de vaccination. Selon le président Macron, les vaccinations de masse ne commenceront qu’entre avril et juin 2021. Il est contre une obligation de vaccination.
    Conseil du gouvernement: maximum 6 adultes à la table de Noël.

    Adieu Giscard d’Estaing

    Le 9 décembre, journée de deuil national en commémoration de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing (94 ans) décédé cette semaine. A sa demande enterré dans un cercle très privé. Le réformateur VGE, vaincu par François Mitterrand en 1981 à son étonnement, n’a jamais conquis le cœur des Français. Bien qu’il ait fait de son mieux à cet égard aussi. Il accueillait des éboueurs parisiens pour le petit-déjeuner à l’Élysée et allait tous les mois chercher une fourchette chez des gens «normaux». A l’époque inimaginable pour un président de faire une telle chose. VGE était aussi un excellent accordéoniste qui – dès qu’il en avait l’occasion – aimait jouer avec lui.

    Source : Kijk Zuid Frankrijk, 5 déc 2020 (traduction non officielle)

    Tags : France, Macron Giscard d’Estaing, Carnaval de Nice, Fête de la citron à Menton,

  • Finalement, Emmanuel Macron est un chic type

    FINALEMENT, EMMANUEL MACRON EST UN CHIC TYPE
    Donc, si je comprends bien, selon Macron, l’idée générale est de continuer sur la même lignée générale, la gueule masquée jusqu’à perpète, de se faire vacciner contre la connerie sous peine d’être exclus des espaces publics, de ne plus pouvoir voyager, etc., d’être fliqués par des cartes biométriques pour circuler librement, mais attention, hein, rien n’est obligatoire, il n’y aura pas de discriminations…

    Et puis, le nucléaire, c’est bon pour la planète, il paraît même que ça purifie les nappes phréatiques et guérit les cancers, on continue sur la même lignée, c’est bien, on est les rois du monde.

    Et puis, on est pas une dictature, c’est sûr, il y a pire ailleurs, il suffit de jeter un coup d’œil du côté de la Turquie, ils ont bon dos, les Turcs…

    Et puis, la violence est modérée dans nos rues, tout le monde s’adore librement, sans se dénoncer ou se mettre sur la trogne…

    Et puis, la musique, le cinéma et la littérature, c’est mauvais pour nos mœurs, ça ne rapporte rien au PIB, il faudrait passer un coup de balai sur la scène de ces inutiles saltimbanques qui ne servent pas nos banques.

    Et puis, le macronavirus est tombé du ciel par hasard sans nulle intervention humaine, c’est encore la faute au bon Dieu. Et puis, il paraît que masquer des enfants de six ans à l’école, c’est bon pour leur développement mental et leurs voies respiratoires…

    Et puis, l’opinion publique est d’accord avec ça… Et puis, le monde hyperconnecté virtuellement, déconnecté réellement, c’est le futur, c’est comme ça, il faut faire avec…

    Et puis, on est tous des cons. Quand allons-nous mettre un terme au règne de cet ignoble connard ? Cessons ces manifs où les flics et les excités se tabassent allègrement, et rassemblons-nous tous, main dans la main, devant les portes de l’Élysée et délogeons ensemble, Macron…
    Arnaud Delporte-Fontaine

    Source : Le système A, 5 déc 2020

    Tags : France, Macron, climat, coronavirus, covid19, énergie,

  • Plus Macron est incohérent, plus sa cote monte

    La cote de popularité de Macron en hausse, loin derrière Merkel

    Un récent sondage crédite le président de la République de 3 points supplémentaires en novembre. Il reste néanmoins sous la barre des 50 % d’opinions positives, selon le dernier baromètre Harris Interactive Epoka, publié par LCI vendredi. Il s’en faut même de beaucoup, quelque dix points !

    Mieux que Sarkozy et Hollande ?

    La popularité du président de la République s’établit à 41 % d’opinions positives, soit un gain de six points depuis le mois… d’avril et le premier pic de la crise sanitaire. « Les Français ont le sentiment, que malgré les difficultés, Emmanuel Macron tient la barre et suit sa feuille de route, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion d’Harris Interactive. Ils ne sont pas d’accord sur tout, ils restent critiques, mais ils ont la perception qu’il remplit sa mission de président, qu’il pilote la maison France, et ça les rassure. »

    Autre point à souligner : à ce stade actuel du mandat, Macron s’en tire mieux que ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande. Seul bémol : le sondage a été réalisé juste avant cette semaine marquée par les affaires de violences policières…


    Angela Merkel, chancelière depuis 15 ans, est populaire auprès de 7 Allemands sur 10

    La popularité de la sexa met une claque au quadra

    Plus populaire que jamais, à son cinquième mandat, la chancelière Angela Merkel fête dimanche sa quinzième année à la tête de l’Allemagne. Sa bonne gestion de la crise sanitaire lui vaut une popularité que bien des dirigeants lui envient. A commencer par le petit prétentieux français.

    Qu’elle semble loin cette année 2019, quand la dirigeante allemande, à la tête d’une grande coalition a surmonté la crise du mouvement des jeunes pour le climat et la popularité d’Angela Merkel est actuellement sans nuage. Sa gestion de l’épidémie en Allemagne a remis au centre du jeu « l’inoxydable » chancelière.

    Popularité au zénith

    La presse française ménage l’égo du p’tit gars, occultant la différence écrasante de popularités pour vanter ses misérables 41%.

    Des voix s’élèvent même en Allemagne pour réclamer un cinquième mandat, ce que la chancelière a totalement écarté. En septembre prochain, au moment de sa retraite politique, la première femme à diriger l’Allemagne aura égalé le record de longévité de Helmut Kohl avec seize années au pouvoir.

    Face au Covid-19, décrit par la chancelière .comme le « plus grand défi » de l’Allemagne depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, Angela Merkel, scientifique de formation, a réalisé un quasi sans-faute privilégiant pédagogie et démonstrations rationnelles aux postures lyriques.Moins de cas de Covid-19 et moins de morts que ses voisins européens.

    Macron se rêve leader du monde libre, mais c’est elle: après le séisme Donald Trump et le Brexit, en pleine pandémie, media et politiques proclament Merkel au zenith dans un contexte de montée des populismes.

    Barack Obama, un des quatre présidents américains qu’elle aura connus depuis 2005, la décrit dans ses Mémoires comme une dirigeante « fiable, honnête, intellectuellement précise », une « belle personne ». Qui, hors notre presse à plat ventre, peut-il en dire ne serait-ce que moitié moins de Macron, avec 60% d’insatisfaits ?

    Source : Pas si dupes, 30 nov 2020

    Source : France, Macron, Angela Merkel, François Hollande, Nicolas Sarkozy, popularité,