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  • The East Timor Model Offers a Way out for Western Sahara and Morocco

    It’s not often that Western Sahara makes international headlines, but in mid-November it did: Nov. 14 marked the tragic—if unsurprising—breakup of a tenuous, 29-year cease-fire in Western Sahara between the occupying Moroccan government and pro-independence fighters. The outbreak of violence is concerning not only because it flew in the face of nearly three decades of relative stasis, but also because Western governments’ reflexive response to the resurgent conflict may be to upend—and thereby hamper and delegitimize for perpetuity—more than 75 years of established international legal principles.

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    Tags : Morocco, East Timor, Western Sahara,

  • Algérie : Renforcer le front interne

    par Abdelkrim Zerzouri

    Ce n’est pas une banale manœuvre quand l’Armée nationale populaire (ANP) appelle les Algériens de « se tenir prêt » à faire face à la menace sur la sécurité de la région. Une menace qui existe depuis longtemps, mais cet appel sérieux et pressant, lancé à travers le dernier éditorial de la revue « El Djeïch », organe de communication de l’Armée nationale populaire (ANP), laisse envisager que le pays est plus que jamais ciblé par des parties ennemies, qui fomentent des plans hostiles et qui n’hésiteraient pas à les mettre en exécution à tout moment. Déjà, plusieurs indices laissent observer que la mise en œuvre des ces plans hostiles est lancée ces derniers temps, dont la récente attaque militaire de l’armée marocaine dans la région d’El Guerguerat, une action osée, voire provocatrice à l’extrême à l’égard de la communauté internationale et de l’Algérie particulièrement.
    Le Maroc n’a bougé dans cette direction sans l’appui et l’incitation de pays foncièrement rancuniers à l’égard d’une Algérie qui refuse toute idée de normalisation avec l’Etat occupant d’Israël et qui considère comme sacrée la cause palestinienne. L’éditorial d’« El Djeïch » y fait clairement référence en relevant que « ces menaces, même indirectes, nous concernent et nous devons nous tenir prêts à y faire face… bien plus, nous y sommes contraints parce que notre pays a des obligations régionales imposées par son rôle pivot, outre ses positions de principe immuables de soutien à toutes les causes justes ». La situation à l’Est et au Sud de nos frontières n’est pas plus tranquillisante. Le terrorisme à l’intérieur du pays, même si la menace n’est jamais à négliger, a été très affaibli par les coups de boutoir des éléments de l’ANP et d’une stratégie juridico-sociale qui a permis à des milliers de repentis de déposer les armes et réintégrer les rangs de leur peuple. Mais à côté, sans parler du Sahel, tout juste près des frontières Sud et Est, le regain des activités terroristes, soutenus par l’instabilité en Libye et au Mali, est annoncé par tous les spécialistes des questions sécuritaires, se référant en cela aux mouvements suspects, dont des arrestations de plusieurs terroristes le long de la bande frontalière qui va du sud de la Libye au nord du Mali.
    L’armée algérienne, puissante, qu’on veut justement affaiblir en divisant ses forces sur trois fronts, a quand même des arguments très solides pour faire face à toutes les menaces qui viennent de l’extérieur, reste seulement à s’inquiéter sur le front interne, qu’on veut pousser à la dislocation, et la dernière résolution du Parlement européen en est une autre tentative dans ce sens. Aucun ennemi ne s’aventurerait à entamer les hostilités avec l’Algérie s’il n’est pas sûr de la faiblesse de son front interne. D’où le véritable message de cet éditorial de la revue « El Djeïch », jugeant « plus que jamais nécessaire d’investir dans les capacités du peuple algérien à faire face à toutes les épreuves, dans le but de conforter et de renforcer le front interne et de faire ainsi échec à tous les complots ennemis ». L’éditorial reste confiant quant aux capacités du peuple à faire échec aux plans hostiles ourdis contre le pays, mais il ne manque pas de souligner que le combat contre ces plans hostiles visant notre pays nécessite conscience et mobilisation pour les déjouer.
    N’est-il pas temps de mettre en veilleuse les divisions qui minent les relations sociopolitiques ? N’est-il pas temps de libérer tous les détenus d’opinion, asseoir solidement les principes d’une Algérie nouvelle, pour décrisper l’atmosphère et se consacrer à cette union entre tous les Algériens pour affronter ensemble ce défi majeur qui vise la sécurité nationale ?

    #Maroc #Marruecos #SaharaOccidental #WesternSahara

  • Algérie : Redéploiement diplomatique – La contre-offensive

    A peine une dizaine de jours après la controversée résolution du Parlement du vieux continent, la diplomatie algérienne renoue le dialogue avec son partenaire en tant que bloc du Nord, l’Union européenne. En effet, ce lundi s’est tenue la 12e session du Conseil d’association entre l’Algérie et l’Union européenne, coprésidée par le ministre des affaires étrangères, Sabri Boukadoum et le Haut représentant pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l’UE, Josep Borrell. L’occasion de faire le point sur l’état de la coopération, ainsi que sur les questions bilatérales et régionales d’intérêt commun. Si le communiqué officiel ne donne aucun détail quant à la teneur de ce dit «dialogue politique», qui au demeurant reste habituel, sauf que cette fois-ci il intervient dans un contexte particulier et empreint de tensions. Il y a en premier lieu l’Accord d’association qui lie les deux partie depuis 2005 et qui au final s’est avéré plus bénéfique aux Européens qu’aux Algériens. Sa révision, notamment dans son volet commercial, est devenue une priorité pour la partie algérienne, c’est un processus un peu long mais il demeure toutefois primordial.

    Vient ensuite la récente ingérence du Parlement européen dans les affaires internes de l’Algérie qui n’a pas été, et ne le sera jamais, admise à Alger. Le ton «paternaliste» et à la limite «colonialiste» utilisé par les élus européens a été contesté à tous les niveaux de l’establishment politique national, d’autant que les promoteurs et commanditaires de cette démarche malsaine sont connus, les regards se tournent, sans hésitation, vers la France, car Paris joue, manœuvre et tente de faire pression sur Alger afin de sauvegarder des intérêts que le régime déchu lui garantissait alors que depuis pratiquement un an la tendance a changé. La France perd des marchés en Algérie et n’a pratiquement plus aucune emprise sur les décisions politiques et économiques du pays, présentes et surtout à venir. Elle n’est plus le «parrain» d’un pays qui a décidé, et d’une manière irréversible, de s’affranchir de cette tutelle trop pesante, mais surtout hypocrite. Les tentatives du président français à s’interférer dans les affaires algéro-algériennes, rajoutées à la sous-traitance avec le Maroc d’une pression supplémentaire sur les frontières Ouest et les agitations de certaines forces aux relais douteux à l’intérieur même du pays, ont fait réagir les décideurs algériens et la réplique ne s’est pas fait attendre.
    Pour le voisin de l’Ouest, et en dépit d’un appui affiché de certaines monarchies du Golfe dans son hasardeuse aventure au Sahara occidental, l’Algérie a réagi diplomatiquement par la stratégie de l’isolement. Outre la réinscription du dossier de la RASD aux Nations unies et l’Union africaine, lors du sommet extraordinaire de cette dernière, Boukadoum a réussi la prouesse de mobiliser pas moins de présidents et chefs de gouvernement africains en faveur de la cause du peuple sahraoui. Mieux encore, il a même fait voler en éclats un projet de gazoduc entre le Maroc et le Nigeria, qui est en réalité «inefficace», pour faire valoir son équivalent plus réaliste entre l’Algérie et le Nigéria. Dans la foulée, la diplomatie algérienne a su sensibiliser, avec finesse, le continent africain autour d’une nouvelle politique continentale qui rejette toute ingérence étrangère, et que les nations africaines doivent choisir elles-mêmes leur destin. Et dans ce contexte, elle donne l’exemple en tenant tête à son ancien colonisateur qui n’admet pas que les paramètres du pouvoir ont changé à Alger et ses relations futures sont inscrites dans une logique qui sauvegarde les intérêts du pays et son peuple en premier. Une puissance étrangère qui continue à payer des rançons aux terroristes du Sahel est mal placée pour donner des leçons, de quelque nature que ce soit.
    Combinée avec la consolidation des relations avec les partenaires traditionnels, en l’occurrence la Russie et la Chine, et des partenaires stratégiques en Europe comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, c’est cette nouvelle tendance lourde qui guidera la nouvelle politique extérieure algérienne et c’est autour d’elle que devrait être façonnée sa politique intérieure. A voir cette démarche globale, on pourra aisément imaginer le cours des événements politiques à l’échelle nationale, à court terme, et même qui en seraient ses acteurs.
    M. H.
    Le Jour d’Algérie, 8 déc 32020

    #Maroc #Marruecos #SaharaOccidental #WesternSahara

  • Sahara Occidental : Volonté d’en finir avec la dernière colonie d’Afrique

    En décidant de réinscrire la question du Sahara occidental dans l’agenda du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), au terme du sommet de l’UA tenu dimanche dernier sous le thème «faire taire les armes», le CPS de l’UA réaffirme l’attachement irréversible de l’Institution africaine à sa Charte et principes ainsi que ses textes juridico-politiques, notamment en matière de règlements des crises, des tensions et des conflits, comme celui opposant la République sahraouie au Maroc sur le Sahara occidental, question de décolonisation inscrite à l’Onu et l’UA.

    Le Commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui a fait savoir, sur la décision de l’UA de reprendre en main , par la réinscription de la question sahraouie dans l’agenda du CPS, est de lui donner « un nouveau souffle » pour en finir avec un conflit qui n’ a que trop duré, en raison du non-parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental. Un nouvel au souffle qui devrait intervenir, après les limites du rôle joué par la Troika africaine créée en 2018 à Nouakchott pour le suivi de la question sahraouie, sans pour autant avoir réussi à avancer sur cette question et par la reprise en main de celle-ci, le CPS retrouve, non seulement son rôle, mais aussi son mandat naturel de traitement des questions liées à la paix et la sécurité en Afrique. Le sommet africain qui a été sanctionné, dimanche dernier, par une recommandation portant prorogation de l’initiative «Faire taire les armes» pour dix autres années devra être suivie d’actions concrètes en vue de faire taire la voix des armes au Sahara occidental, après la reprise de la guerre entre l’armée de libération sahraouie et l’armée marocaine. Un conflit qui a été mis sur la voie du langage des armes, suite à l’agression militaire marocaine, le 13 novembre dernier, contre des civils sahraouis, dans la région de Guerguerat, en violation de l’accord de cessez-le-feu susmentionné. 
    L’annonce, par le CSP de l’UA de la réinscription de la question sahraouie dans l’agenda de l’Institution africaine semble être aussi un message fort au partenaire de l’organisation continentale dans divers domaines, notamment en matière des questions de paix et de sécurité, les Nations unies, principalement son Conseil de sécurité. Ce dernier étant aux abonnés absents, voire dans une situation de pause, ces dernières semaines avec l’absence de réunion de ses membres, sur la reprise de la guerre au Sahara occidental par la violation marocaine du cessez-le-feu de l’ONU, que le Conseil de sécurité, suit depuis 1991. Encore une fois, des membres du Conseil de sécurité font preuve de politique de deux poids deux mesures au regard de leur silence aux multiples appels, de pays et d’État, de peuples, d’institutions internationales et de responsables politiques, dont des députés africains, européens ou bien de militants d’ONG et d’associations de la société civile à travers les quatre coins du monde, exigeant à faire respecter et appliquer le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Si au niveau de l’institution africaine le projet de décision de réinscrire la question sahraouie présenté par le Lesotho au 14e sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de l’UA a été largement approuvé, le président du Conseil de sécurité de l’ONU, appelant celui-ci à assumer son rôle engagé, à parachever la décolonisation du Sahara occidental par la nomination d’un successeur à Horst Köhler, poste politique vacant depuis plus de 18 mois. Une vacance rendue possible par la pression des lobbies au sein de l’institution onusienne, principalement, ceux-là même qui protègent le système coloniale de l’entité sioniste en Palestine de toute sanction ou rappel à l’ordre, outre le soutien inconditionnel de la France, membre permanent au CS de l’ONU au système colonial marocain au Sahara occidental. 
    Pensant dans ses tentatives, depuis son adhésion il y a quelques années, à l’Union africaine, après avoir paraphé les textes constitutifs de l’UA, organisation comptant parmi ses membres fondateurs, la république arabe sahraoui démocratique, que l’UA allait mettre en veille la question sahraouie, le Maroc vient par cette décision non seulement d’être rappelé à l’ordre, mais appelé à faire preuve de respect des textes constitutifs de l’UA, de ses textes et principes, ainsi que son agenda, dont celui de faire taire les armes à savoir notamment mettre fin à la dernière question de décolonisation en Afrique, le Sahara occidental. Il est à se demander si le Maroc cherche par son adhésion à l’UA de jouer le rôle semblable à celui celui d’ Israêl au sein de l’ONU, rendu possible grâce à ses alliés au Conseil de sécurité, la France et les États- Unis, d’autant plus que notre région compte encore, à ce jour, deux systèmes coloniaux, celui d’Israêl en Palestine et le Maroc au Sahara occidental. 
    Dans la demande de la réinscription de la question sahraouie, le CPS de l’UA est sollicité « conformément aux dispositions pertinentes de son protocole d’engager les deux parties, tous deux membres de l’Union africaine, de remédier à la situation (sur le terrain) en vue de préparer les conditions pour un nouveau cessez-le-feu et de parvenir à une solution durable au conflit qui prévoit l’autodétermination au Sahara occidental ». aussi, il est souligné dans cette solution, que celle-ci « doit être aussi conforme aux décisions et résolutions pertinentes de l’Union Africaine et de l’ONU ainsi qu’aux objectifs et principes de l’acte constitutif de l’UA » insistant dans ladite demande « sur le strict respect du principe d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation ».
    Karima Bennour
    CYRIL RAMAPHOSA, PRÉSIDENT EN EXERCICE DE L’UA :
    « Le règlement de la question sahraouie passe par le respect du droit de son peuple à l’autodétermination »
    Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali a présenté, lors du sommet africain, « un exposé » devant ses homologues africains sur les développements de la cause sahraouie et la poursuite de l’occupation des territoires de la république sahraouie et notamment sur la dernière agression marocaine dans la zone d’El Guerguerat, au sud-ouest du Sahara occidental. Le président en exercice de l’UA et président de la République de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa a affirmé que « le règlement de la question sahraouie passe par le respect du droit de son peuple à l’autodétermination », exprimant la profonde préoccupation du continent africain face à la situation qui prévaut au Sahara occidental. Appelant l’UA et son Conseil de paix et de sécurité (CPS) à « assumer leurs responsabilités face à l’agression marocaine contre le peuple sahraoui », le président sahraoui, SG du Front Polisario, B.Ghali, a aussi appelé à « œuvrer à faire taire les armes au Sahara occidental à la faveur d’un effort africain ferme et déterminé, soulignant que « la situation est très critique et exige que le sommet, l’Union africaine et le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA assument leurs responsabilités face à l’agression qui cible aujourd’hui le peuple sahraoui ». 
    Faire taire les armes au Sahara occidental étant « un impératif » pour le président sahraoui, il dira que celui-ci au Sahara occidental ne peut être qu’ «à la faveur d’un effort exceptionnel et résolu pour rétablir la sécurité dans la région », assurant que « la responsabilité est grande et exige une position ferme » et ce poursuit-il « pour faire face à l’agression et à l’expansion marocaine qui menace la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique ». Le président sahraoui, SG du front Polisario a appelé, «à l’adoption de la proposition du Premier ministre du Lesotho, en faveur de la réinscription de la question sahraouie à l’agenda de l’UA, à travers son CPS, soulignant que « le sommet est souverain dans la prise des décisions appropriées, notamment lorsqu’il s’agit de la République sahraouie ». Adoptée et réinscrite à l’agenda de l’institution africaine, cette étape a été la cible de nombreuses tentatives de Rabat visant à torpiller cet organe décisionnel de l’organisation africaine, notamment dans sa responsabilité à faire aboutir le processus de règlement du conflit au Sahara occidental. 
    Réagissant aux fausses allégations formulées par le président de la délégation marocaine lors des travaux du Sommet, le président de la République sahraouie, Brahim Ghali a réaffirmé et rappelé à l’autre membre de l’UA, le Maroc en loccurrence, que « la République sahraouie n’est pas marocaine », invitant par là même le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli, « à se conformer et se référer aux déclarations de l’UA et l’ONU ». M.Ghali a déploré, à cette occasion « le fait que le sommet n’ait pas pris de positions précises vis-à-vis de l’agression que le peuple sahraoui continue à subir depuis 1975 ». Poursuivant « nous souhaitions voir ce Sommet africain, consacré au thème : faire taire les armes, tenu dans une conjoncture où le peuple sahraoui est de nouveau agressé et de plus sur ses territoires libérés, et au moment où l’occupation s’étend vers de nouveaux territoires sahraouis, condamner cet acte criminel », a-t-il regretté. Invitant l’UA à faire pression sur le Maroc « afin de mettre un terme à l’occupation militaire illégale de pans entiers des territoires sahraouis », le président sahraoui poursuit que l’état sahraoui étant « membre fondateur de l’UA, et compte tenu de l’extrême gravité de cette nouvelle agression marocaine, la République sahraouie revendique, en urgence » a-t-il précisé «l’obligation pour notre voisin le Royaume du Maroc, d’adhérer pleinement aux objectifs et principes de l’acte constitutif qu’il a signé et ratifié » souligne le SG du Front Polisario, président de la RASD.
    K. B.
    Le MINISTÈRE DE LA DéFENSE DE LA RASD
    L’armée sahraouie frappe plusieurs bases de soldats marocains
    Les attaques de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) se poursuivent ciblant des positions des soldats de l’armée d’occupation marocaine, tout au long du mur de la honte séparant les territoires libérés de la RASD et de la partie de ses territoires encore sous occupation marocaine. Le communiqué numéro (25) du ministère de la défense de la république sahraouie démocratique (RASD) de samedi à dimanche « des héros de l’Armée sahraouie ont ciblé des bases de l’armée d’occupation marocaine », citant des bombardements violents ciblant des positions des soldats marocains de l’ennemi à Ghalb Dhlaïm dans le secteur de Tachla. Aussi cite la même source, bombardements concentrés, ciblant des bases des soldats de l’occupant marocain, dans la zone de rousse la rivière de Chdida, secteur de Farsia et des bombardements effectués, « concentrés et à plusieurs reprises ciblant des positions des soldats marocains dans la zone de Benghrat secteur de Smara ». Ces attaques intenses, poursuit le ministère de la défense sahraoui « sont en riposte à la violation de cessez-le-feu par le Maroc suite à son agression contre des civils sahraouis sans défense, le 13 novembre dernier dans la zone d’El-Guerguerat au sud-ouest du Sahara occidental », rappelle-t-on.
    K. B. 

    #Algerie#Maroc#UA#SaharaOccidental #UnionAfricaine

  • Face aux complots ennemis : L’appel de l’armée aux Algériens

    « La détérioration de la situation régionale le long de notre bande frontalière et la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région ces derniers temps, ces menaces, même indirectes, nous concernent et nous devons nous tenir prêts à y faire face ». Le passage est extrait de l’éditorial du dernier numéro de la revue El Djeich, édité par le centre national des publications militaires. Il n’y a donc pas lieu de faire des extrapolations afin d’en tirer les non-dits. 

    Le constat établi par le Haut commandement de l’armée est un message clair et un avertissement adressés à ces « va-t’en guerre », qui ont l’intention d’embraser la région à partir du Sahara occidental, et de pousser leur plan jusqu’à la déstabilisation de l’Algérie. « Les Algériens doivent se tenir prêts à faire face à la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région », écrit l’éditorialiste, qui n’a certainement nul besoin d’appeler les choses par leur nom, tellement la réalité est d’une évidence que seules les consciences éteintes ou clignotantes donnent l’impression de ne pas distinguer. 
    « Bien plus, nous y sommes contraints parce que notre pays a des obligations régionales imposées par son rôle pivot, outre ses positions de principe immuables de soutien à toutes les causes justes », souligne l’éditorial, qui appelle l’ensemble des citoyens à « renforcer le front interne » pour faire face aux provocations et « faire échec à tous les complots ennemis et aux campagnes médiatiques tendancieuses ». 
    « Le combat contre ces plans hostiles visant notre pays implique la nécessité, pour notre peuple, d’être conscient des desseins inavoués que cherchent à concrétiser ces parties ennemies et, par voie de conséquence, sa mobilisation autour de sa direction pour les déjouer », insiste l’éditorial, rappelant qu’ « il sera possible au peuple de leur faire échec comme il a réussi à le faire toutes les fois que ces cercles et officines avaient tenté de porter atteinte à notre pays ». « Nous sommes pleinement confiants en la profonde conscience de notre peuple de l’ensemble des défis à relever et des enjeux à remporter en cette étape cruciale et sensible que traverse notre pays, tout comme nous croyons pleinement en ses capacités à apporter sa contribution ainsi que son adhésion positive et réelle au succès de cette démarche nationale sincère », écrit l’éditorialiste. 
    « Nous sommes pleinement confiants en la profonde conscience de notre peuple de l’ensemble des défis à relever et des enjeux à remporter en cette étape cruciale et sensible que traverse notre pays, tout comme nous croyons pleinement en ses capacités à apporter sa contribution ainsi que son adhésion positive et réelle au succès de cette démarche nationale sincère », qui consiste à jeter les bases d’une « Algérie nouvelle », « à laquelle ont aspiré les générations de l’indépendance qui ont fait le serment de marcher sur les pas de leurs aînés, hommes fidèles, qui ont consenti le sacrifice suprême pour leur pays et leur peuple ». 
    Pour l’organe central de l’ANP, la pandémie du coronavirus « n’a en aucun cas affecté l’activité normale des unités de l’Armée », et que « les unités industrielles ont maintenu leur rythme de production, tel que fixé par le plan, réussissant ainsi à couvrir les besoins nationaux ». 
    Au-delà de tout ce qui a été écrit, le message d’El Djeich traduit une vérité absolue : l’Algérie s’opposera à tous les plans visant sa domestication à l’opposé d’un Makhzen, dont la soumission au lobby sioniste activant aux Etats-Unis ne date pas d’aujourd’hui.
    Mohamed M.
  • Amar Belhimer : «La résolution du Parlement européen reflète les plans ourdis contre l’Algérie»

    Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer, a affirmé, lundi dernier, que la résolution du Parlement européen (PE) sur la situation des droits de l’homme en Algérie reflétait «les plans voués à l’échec» ourdis contre l’Algérie qui «n’accepte point de leçons creuses ni de paternalisme hérité de la colonisation».

    «Notre réponse en tant que porte-parole du gouvernement algérien à la résolution du Parlement européen était claire et sans ambiguïté. Il s’agit de la deuxième résolution du PE concernant la situation interne en l’Algérie, ce qui reflète les plans voués à l’échec de lobbies et de parties étrangères qui tentent en vain d’entamer la stabilité de l’Algérie, en prenant pour première cible l’Armée nationale populaire, rempart de l’Etat et garant de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa stabilité», a fait savoir Belhimer dans un entretien accordé au site Sputnik. «Cette position intervient à point nommé et dans un contexte qui impose au gouvernement algérien de se prononcer sur la résolution du Parlement européen et d’adresser un message à certaines parties à l’intérieur du pays et à l’étranger : l’Algérie nouvelle agit et interagit de manière différente, elle n’accepte point de leçons creuses ni de paternalisme hérité de la colonisation.» 
    «L’opinion publique algérienne a salué, dans son ensemble, cette position claire et ferme à l’adresse des forces politiques internes et étrangères qui agissent contre la nouvelle orientation de l’actuelle politique algérienne qui rejette toute tutelle étrangère, quelle qu’elle soit.» A une question sur «les desseins de ces positions et décisions», le ministre a affirmé que l’objectif de telles positions ou décisions émanant du Parlement européen «est clair et connu de tous : il s’agit d’attitudes invitant de manière tacite à une ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, au service d’intérêts de parties données». «Les parties hostiles ont des positions traditionnelles envers l’Algérie. 
    Le Parlement européen doit assumer ses responsabilités vis-à-vis de ces éléments, c’est pourquoi nous avons démasqué ces parties qui œuvrent contre les intérêts de l’Algérie et divulguent les desseins inavoués de leurs agissements», a-t-il dit. «Il est évident que les résolutions non contraignantes émanant du PE s’inscrivent dans le cadre d’un plan visant la déstabilisation de certains pays en voie de développement, dont l’Algérie qui demeure attachée à sa souveraineté et à ses positions en faveur des causes justes de par le monde, telles les causes sahraouie et palestinienne», a-t-il ajouté. «Pourquoi le PE ne dénonce-t-il pas les violations flagrantes des droits de l’homme au Yémen, plongé dans une véritable tragédie, ou au Sahara occidental et en Palestine, ou même dans certains pays européens ?», s’est-t-il interrogé. 
    Le ministre de la Communication a déploré que «certains membres d’une institution aussi prestigieuse que le PE jouent le rôle de mercenaires au service de certains lobbies notoires dont l’objectif principal est d’éliminer ce qui reste des Etats en Afrique, dans le monde arabe, en Amérique latine et en Asie, en y semant la discorde entre gouvernants et gouvernés et en exerçant des pressions par divers moyens, à même d’entamer leur image tant au niveau local qu’international». 
    Pour Belhimer, le but derrière tout ça est de «satisfaire des ambitions purement expansionnistes et d’exploiter les richesses de ces pays en voie de développement, sans que ces puissances occultes qui agitent les sbires du Parlement européens n’aient à recourir à la force militaire».
    Le Sahara occidental, une question de décolonisation
    A une question sur l’ouverture par les Emirats et le Bahreïn de consulats à Laâyoune occupée, le ministre a répondu que «l’Algérie ne s’ingère pas dans les affaires internes des pays, c’est là une position de principe. Mais, par principe aussi, l’Algérie ne cessera d’apporter son soutien au droit des peuples à l’autodétermination, la cause sahraouie étant une question de décolonisation et la République arabe sahraouie démocratique étant membre fondateur de l’Union africaine. De ce fait, les villes sahraouies, dont Laâyoune, sont des villes occupées par le Royaume du Maroc». 
    Dans ce contexte, l’Algérie appelle à «l’application des décisions onusiennes concernant le règlement politique qui permettrait au peuple sahraoui de disposer de son avenir», a poursuivi le ministre, ajoutant que la cause sahraouie «était présente en force lors des travaux du sommet extraordinaire de l’UA tenu sous le thème ‘‘Faire taire les armes’’ où la majorité écrasante des intervenants avait condamné la violation de l’accord du cessez-le-feu par le Maroc, réitérant leur solidarité avec le peuple sahraoui et leur soutien à son droit intangible à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux décisions de la légalité internationale». 
    Concernant l’impact des agissements marocains dans la région d’El Guerguerat sur les relations algéro-marocaines, Belhimer a fait savoir qu’il s’agissait de «violation du cessez-le-feu signé entre les deux parties au conflit (Front Polisario et Maroc)». «Tout conflit armé crée, naturellement, une tension chez les pays voisins», a-t-il ajouté.
    «L’attitude du Maroc a fait exploser la situation de nouveau et la résurgence du conflit armée. L’Algérie n’a eu de cesse de mettre en garde» contre ce scénario, a précisé Belhimer, invitant les «autorités marocaines à faire preuve de sagesse et à appliquer les décisions onusiennes à travers l’activation du rôle de l’UA et la relance du Conseil de paix et de sécurité, chargé officiellement du suivi de cette affaire».
    Sud Horizons, 8 déc 2020
  • Maroc, sa monarchie tient à un fils

    Il n’y a pas qu’au Japon que la monarchie tient à un fils.

    Nous avions laissé Salma du Maroc, mise au placard par un roi Mohammed VI malade, mais que s’est-il passé depuis dans la Firme marocaine ?
    Les préoccupations et jeux de pouvoir se cristallisent autour de la succession au trône et la préparation du jeune prince héritier, Moulay el Hassan, 17 ans. Le jeune homme , brillant bachelier, a récemment fait parler de lui en refusant de faire les études universitaires qu’on avait prévues pour lui.
    La presse espagnole voisine est souvent fort bien renseignée sur ce qui se passe à la Cour du Maroc. Voyons ce qui s’y raconte.
    Après avoir réussi avec mention Très Bien un bac ES ( économie) option internationale préparé au Collège Royal ( basé au Palais royal de Rabat mais liée à l’Académie de Bordeaux) et effectué quelques cours au sein de l ’Ecole préparatoire aux techniques aéronautiques de Marrakech, le prince héritier, Moulay el Hassan, fils et aîné de Salma et de Mohammed du Maroc devait entamer des études dans la petite ville de 90.000 habitants de Benguerir dans le sud du pays.
    Une villa écolo était prête à l’accueillir , et il devait faire sa rentrée dans en Faculté de Sciences Sociales et d’Administration Publique, appartenant à l Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Cette université d’élite a été financée par l Office Chérifien des Phosphates, compagnie publique qui veut également développer un projet urbain vert dans la » première ville verte ( durable) du continent africain ». La présence princière au coeur de cette Ville Verte Mohammed VI devait en être un emblème.
    Avant cela, le prince passa quelques jours de vacances d’été auprès de son père, dans la Baie de Al Hoceïma, dans le nord, sur la Méditerranée. Le climat chaud et sec de cette zone sied bien aux souci de santé bronchique du roi.
    Mais à la rentrée, coup de théâtre, le prince refusa de s’installer à Benguerir, et fit fi des projets de son père. Il s’en retourna à Rabat pour démarrer des études de droit ( qu’il suit à distance pour le moment, en raison du Covid), et être auprès de sa maman.
    Que s’est –il donc passé ?
    Cherchez la mère diront certaines sources proches du Palais, prompts à y voir la main mise de Salma, l’ex épouse du roi. Souvenez- vous qu’elle était passée à la trappe brutalement, sans crier gare, quittant rapidement ses fonctions caritatives et publiques.
    Salma, 42 ans, vivrait actuellement à Rabat justement. C’est elle qui a élevé Hassan et Khadija la petite sœur. Un trio uni que Moulay Hassan n’aura pas voulu quitter.
    Coïncidence, Fouad Ali el Himma ne serait pas le meilleur ami de Salma, et on le soupçonne d’avoir appuyé une disgrâce radicale et une surveillance draconienne de l’ex- épouse consort qu’on dit divorcée officiellement depuis 2018. On avait parlé de contrôles de ses mouvements, et même de ses appels téléphoniques, certaines dames royales étrangères s’étonnant de ne plus pouvoir la joindre ( dont une épouse du Cheikh du Qatar).
    On l’ a sortie comme une voleuse et ses propres enfants l’ont remarqué. D’un point de vue psy systémique, ce n’est jamais bon de bannir ainsi les gens ( employés, parents) car c’est créer une sorte de secret de famille qui rebondit à la gueule par la suite…Un autre membre du système pourrait vouloir compenser ce vide.
    Parallèlement, le mystérieux blog web « Crapouillot Marocain », qu’on dit téléguidé par les services secrets royaux, entachait son image en évoquant une femme dédaigneuse et caractérielle, expliquant ainsi la disgrâce de la mère du futur roi.
    Néanmoins, on la reverrait désormais de nouveau à sa Fondation contre le Cancer, organisation mise au ralenti depuis sa disgrâce. La mise au placard n’est plus totale, mais le Tout Rabat ne se précipite pas pour manifester son amitié , hormis quelques rebelles marginaux du clan royal.
    Moulay el Hassan est très attaché à celle qui l’a élevée. Il préfèrerait rester près d’elle. Il s’est inquiété pour elle lors du divorce, la voyant déchue, ostracisée du jour au lendemain. Ce pouvoir maternel sur le future roi inquièterait le roi et ses sœurs ( qui n’ont jamais adoré Salma). En effet, la succession de M6 devient une question potentiellement imminente. Il pourrait avoir besoin de passer le flambeau rapidement à son fils et le prépare, l’emmenant aux cérémonies internationales, lui présentant des visiteurs de marque dès que possible. Le prince assure aussi des sorties en solo, chose rare pour un ado , signe que le roi a de sérieux soucis.
    La santé de M6 est inquiétante. Il a encore été opéré en juin pour arythmie cardiaque et il souffre d’une maladie chronique pulmonaire grave.
    Il souffre d’une bronchopneumopathie chronique obstruante très invalidante qui obstrue ses bronches ( BPOC ou MPOC au Canada), et ralentit les flux d’air dans les poumons. Respiration difficile, essouflement, toux, activités de plus en plus pénibles. On est entre emphysème et bronchite chronique asthmatique. Cette maladie serait causée à 80-90% par le tabagisme mais je crois que lui avait parlé d’une cause génétique. Le roi suit un traitement pour ralentir la maladie mais on n’attend pas qu’il en guérisse. Cela ne peut qu’aller en empirant. A la fin,un BPCO va passer sous assistance oxygène presque toute la journée, devenant de moins en moins autonome.
    Les BPCO débouchent sur des insuffisances cardiaques par manque de souffle. En plus, comme le roi avait une certaine obésité, cela n’aidait pas. Il a minci récemment. Mieux vaut lui éviter de choper le Covid-19 en prime.
    Une autre personnalité royale malade des poumons de façon chronique, c’est Mette Marrit de Norvège, atteinte de fibrose pulmonaire idiopathique ou FPI ( tissu fibreux qui se développe dans les poumons les obstruant et les durcissant), une maladie grave qui l’oblige souvent à se porter pâle lors de sorties officielles. Je pense qu’elle doit éviter les lieux poussiéreux, pollués et enfumés.
    Ces fibroses pulmonaires peuvent être causées par la respiration continue de poussières ou de fumée ( tabac, pollution), ou des virus ( style Covid ? ) . Il y a aussi des facteurs génétiques. La FPI est également irréversible comme la BPCO, mais on peut la ralentir.
    A côté en Suède, Daniel de Suède a subi une greffe du rein ( rein donné par son père…) et a également une santé fragile.
    Bref, la succession de M6 devient une question sérieuse même si le roi n’a que 57 ans. Il se bat pour tenir le plus longtemps possible et retarder le passage de flambeau à son fils, encore mineur. Il aura 18 ans seulement le 8 mai 2021. On vroudrait éviter au maximum un conseil de régence et les soeurs du roi n’ont pas envie de voir l’ex pièce rapportée Salma revenir sur scène en mode douairière.
    « Maman, je te rendrai ton titre d’Altesse Royale quand je serai roi » ( Prince William)
    La touche glam est désormais assurée par l’élégante Lalla Meryem, soeur du roi, ici relookée en Cristina Cordula.
    L’effet collibri, 8 déc 2020
  • Le message de la revue de l’ANP aux Algériens / El Djeïch : L’appel à l’union sacrée

    Tous sur le pont ! C’est le sens à donner à l’éditorial du dernier numéro de la revue de l’ANP.

    El Djeïch exhorte les Algériens à la mobilisation autour de la «direction du pays» en avertissant de la «détérioration de la situation régionale le long de notre bande frontalière» et sur «la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région ces derniers temps».
    L’évènement politique de la journée d’hier et peut-être même de la semaine restera marqué par l’éditorial de la revue de l’Armée, El Djeich, du mois de novembre 2020. Dans ce texte d’ouverture du numéro du mois dernier, un article qu’on lit traditionnellement et depuis assez longtemps déjà comme le point de vue du commandement de l’ANP sur l’actualité nationale, plusieurs passages sont à lire à l’aune de la chronique politico-institutionnelle et des développements que connait le pays à l’échelle nationale et régionale.
    Le premier est que l’armée algérienne contribue à la lutte contre la crise sanitaire «en mettant tout son potentiel à la disposition du secteur national de santé, y compris le déploiement d’hôpitaux de campagne, si nécessaire». L’éditorialiste d’El Djeïch cite «la transformation temporaire de l’hôtel militaire» du «Centre de regroupement et de préparation des équipes sportives militaires de Ben Aknoun (1re RM), en une structure de santé consacrée à la prise en charge des citoyens touchés par l’épidémie». Il mentionne «tous les moyens de l’ANP pour soutenir le système national de santé».
    Le deuxième message est que les forces armées comme les «unités industrielles» de l’ANP ne sont pas affectées par la Covid-19. Elles «maintiennent leur rythme de production» pour «les besoins nationaux» de Défense et de sécurité. Et sont en situation d’être «en permanence opérationnelle» et «faire face à toute situation d’urgence». Il annonce une industrie militaire algérienne capable de pénétrer «à long terme» les «marchés régionaux et internationaux» et de contribuer au «développement» et à la «diversification» de l’outil économique national. Il s’agit également, explique l’éditorialiste d’El Djeïch, «d’une des stratégies de défense, qui vise à contribuer au développement du tissu industriel de notre pays.» Le troisième message, sans doute qui retient davantage l’attention, est l’appel à l’union sacrée et à la nécessité «de conforter et de renforcer le front interne et de faire ainsi échec à tous les complots ennemis et aux campagnes médiatiques tendancieuses orchestrées par des parties hostiles connues, visant à saper l’unité du peuple et, par-delà, à l’orientation nationale sincère, juste et courageuse adoptée par les hautes autorités du pays». Cet appel est accompagné par un avertissement sur «la détérioration de la situation régionale le long de notre bande frontalière» et sur «la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région ces derniers temps». «Ces menaces, même indirectes, nous concernent et nous devons nous tenir prêts à y faire face. Bien plus, nous y sommes contraints parce que notre pays a des obligations régionales imposées par son rôle pivot, outre ses positions de principe immuables de soutien à toutes les causes justes», insiste l’éditorial d’El Djeïch.
    «Faire échec»
    L’article-référence de la revue de l’ANP décrit aux Algériens un environnement régional hostile avec une énonciation qui semble faire écho aux développements actuels au Sahara occidental et la reprise des hostilités entre le Polisario et le Maroc, un dossier géopolitique complexe et de mise en jeu d’alliances internationales que l’Armée algérienne perçoit comme une source d’hostilité à nos intérêts suffisamment inquiétantes pour que le «peuple» en soit informé. «Le combat contre ces plans hostiles visant notre pays implique la nécessité, pour notre peuple, d’être conscient des desseins inavoués que cherchent à concrétiser ces parties ennemies et, par voie de conséquence, sa mobilisation autour de sa direction pour les déjouer». Ici, probablement une exhortation à ne pas trop dramatiser le contexte politique actuel marqué par l’absence prolongée du chef de l’Etat en séjour médical en Allemagne même si l’éditorialiste n’ajoute pas d’identifiants au terme de «direction» et ne nomme pas l’institution de la présidence de la République.
    Avec l’union sacrée, «il sera possible au peuple de leur faire échec comme il a réussi à le faire toutes les fois que ces cercles et officines avaient tenté de porter atteinte à notre pays», écrit l’éditorialiste d’El Djeïch.
    ReportersDz, 8 déc 2020
  • SAHARA OCCIDENTAL : L’Union africaine face à ses responsabilités

    Une véritable bataille diplomatique s’est jouée durant la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine autour de la question du Sahara Occidental.Placée sous le thème «Faire taire les armes», cette session a été l’occasion pour plusieurs pays de soutenir le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

    Le Maroc avait tenté d’influencer un maximum de chefs d’État afin de ne pas évoquer la question du Sahara Occidental durant leurs interventions. Peine perdue puisque les présidents et Premiers ministres du Botswana, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Lesotho, du Zimbabwe et du Kenya ont rappelé les obligations de l’Union africaine et de l’ONU envers le peuple sahraoui et la République arabe sahraouie démocratique, membre à part entière de l’UA. C’est le cas notamment du Président du Zimbabwe, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, qui a indiqué que «le déni constant du droit fondamental à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental est une menace pour la paix et la sécurité». «Nous exhortons l’UA ainsi que les Nations-Unies à affirmer leur rôle et à faire taire les armes au Sahara Occidental et à mettre fin aux souffrances indicibles du peuple sahraoui », a déclaré le Président Mnangagwa.
    Pour sa part, le Premier ministre du Lesotho, le Dr Moeketsi Majoro, a été chargé d’explorer les efforts pour mettre fin aux conflits en Afrique, en particulier au Sahara Occidental, à travers un rapport détaillé déposé avant la tenue du sommet.
    Au sujet du dossier sahraoui, ce rapport a donné lieu à un projet de résolution dont voici la teneur : «La Conférence des chefs d’Etat exprime sa profonde inquiétude face à l’escalade des tensions militaires entre le royaume du Maroc et la République sahraouie qui se sont développées à Guerguerat, l’étroite zone-tampon au Sahara Occidental, conduisant à la violation de l’Accord de cessez-le-feu de 1991, y compris l’accord militaire numéro 1 et la reprise malheureuse de la guerre ; dans ce contexte, demande au Conseil de paix et de sécurité (CPS), conformément aux dispositions pertinentes de son protocole, pour engager les deux parties, qui sont toutes deux des États membres de l’UA, à aborder le situation en cours afin de préparer les conditions d’un nouveau cessez-le-feu et de parvenir à une solution durable au conflit, qui assurera l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental conformément aux décisions et résolutions pertinentes de l’UA-ONU et aux objectifs et les principes de l’Acte constitutif de l’Union africaine.» Notons que durant cette 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Maroc n’a été soutenu que par quelques pays, dont la Zambie, la République démocratique du Congo et le Togo.
    Un véritable camouflet pour Rabat qui n’a pas réussi à avoir les faveurs de ses alliés traditionnels que sont le Sénégal, les îles Comores ou encore la Côte d’Ivoire.
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Marruecos #UnionAfricaine #UA
  • Ukraine, Algeria aim to intensify partnership in tourism sector

    This was discussed at a meeting between Ambassador of Ukraine to Algeria Maksym Subkh and newly appointed Minister of Tourism, Handicrafts and Family Labour of Algeria Mohammed Hamidou, the press service of the Embassy of Ukraine in Algeria informs. During the meeting, the Algerian minister was informed, in particular, about the list of international…

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    Tags : Ukraine, Algeria, tourism,