Category: Algérie

  • Algérie : Ammar Belhimer démolit les thèses des ennemis de l’Algérie

    Ce projet de «casser l’Algérie» trouve son origine dans le fait que «l’Algérie campe sur ses nobles positions en faveur des causes justes, à l’instar de celles des peuples sahraoui et palestinien, et refuse toute normalisation avec l’Etat sioniste, très en vogue ces derniers temps, qu’elle fait et fera l’objet d’attaques médiatiques et de critiques de la part de mercenaires de tout bord», révèle M.Belhimer

    Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer a réagi avec force à la résolution du Parlement européen sur les Droits de l’Homme en Algérie. Relevant la récurrence de ces attaques injustifiées, le ministre met en évidence que «ces agressions empruntent plusieurs canaux : le Parlement européen, les ONG et leurs rares relais médiatiques et politiques locaux ainsi que les réseaux sociaux et leurs +influenceurs+ parisiens». Plantant le décor de la cabale dont est victime l’Algérie, M.Belhimer pointe du doigt des lobbies évoluant au sein du Parlement européen qui «tentent vainement d’épingler l’Algérie sur le registre des droits humains et des libertés individuelles, en pondant des résolutions similaires qui, au fil du temps, deviennent ennuyeuses et provoquent un sentiment de +déjà vu+». Il en veut pour preuve «qu’en novembre 2019, alors que l’Algérie affairée à réussir ses élections présidentielles pour sortir de l’impasse imposée par l’ancien régime, fait l’objet de critiques acerbes et à tort, de la part de parlementaires européens, censés représenter leurs peuples au lieu de jouer aux mercenaires». Ce rappel vient conforter l’argumentaire du porte-parole du gouvernement qui notera que le document portant résolution du Parlement européen «dresse un tableau des plus sombres de la situation des libertés et droits de l’Homme dans le pays». Outre les mensonges éhontés que la résolution colporte, le ministre retient que «le PE va jusqu’à tracer, dans le point 8 de sa résolution, la voie à suivre pour les Algériens: + la transition politique en cours doit garantir le droit de tous les Algériens, quels que soient leur sexe, leur origine géographique ou ethnique et leur statut socioéconomique, y compris des Berbères, à participer pleinement au processus démocratique et à exercer leur droit de prendre part à la direction des affaires publiques+».

    Le ministre souligne dans l’entretien accordé à l’Aps que «la remise de notre pays sous tutelle ou protectorat français est souvent associée à la disparition de la génération de Novembre comme si elle n’était qu’une brève parenthèse (qui va vite se fermer) de notre histoire contemporaine». M.Belhimer n’a certainement pas inventé ce plan français, puisque dira-t-il, «en février 2010, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, gourou de nombre d’ONG, est sorti du discours diplomatique conventionnel pour formuler sa prévision fort heureusement toujours suspendue : +La génération de l’indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peutêtre plus simple+». Les archives existent et confirment les vaines intentions françaises de fermer «la parenthèse de l’indépendance».

    Paris ne se contente pas de souhaiter son retour en Algérie, mais déploie ses «ONG» en soutien à son entreprise. Parmi celles-ci, il y a Reporter sans frontière, qui, pour le ministre, «n’a rien d’une ONG. Elle est un élément actif de la chaîne d’expression du soft power français à travers le monde, bénéficiant d’ailleurs du soutien, sous une forme ou sous une autre de l’AFD, l’Agence française de développement, de TV5 et de TV5 Monde, chaînes de l’Audiovisuel extérieur français, de Radio France, de la Fondation de France, de l’entreprise publique EDF, du ministère de la Culture, du Conseil de l’Europe, de l’Instrument européen pour la démocratie et des droits de l’Homme (IEDDH) et, aux Etats Unis, de la Fondation Ford, de l’American Express et, surtout, de la NED, la fameuse National endowment for democracy, +le cheval de Troie par excellence des révolutions colorées dans le monde, Maghreb et monde arabe en première ligne». C’est là, la main armée de l’impérialisme qui se drape de Droits de l’Homme. Cette armada poursuit un objectif stratégique en Algérie, celui d’«éloigner l’Armée nationale populaire de son rôle historique naturel de protection de l’Etat-nation – seul garant de la souveraineté nationale, du progrès et de la justice sociale», assène le ministre. Ce projet de «casser l’Algérie» trouve son origine dans le fait que «l’Algérie campe sur ses nobles positions en faveur des causes justes, à l’instar de celles des peuples sahraoui et palestinien, et refuse toute normalisation avec l’Etat sioniste, très en vogue ces derniers temps, qu’elle fait et fera l’objet d’attaques médiatiques et de critiques de la part de mercenaires de tout bord», révèle M.Belhimer.

    Le ministre de la Communication et porte parole du gouvernement évoque aussi «un acteur souvent ignoré est derrière le foisonnement de discours de haine, de division et d’appels à la guerre civile». Sans détour et avec la franchise qu’on lui connaît, le ministre révèle : «NSO, la plus grande société de surveillance israélienne fondée en 2010 par Omri Lavie et ShalevHulio, tous deux diplômés de la fameuse unité de renseignement militaire 8200 d’Israël, dont le logiciel espion Pegassus est utilisé par certains gouvernements arabes partisans de la normalisation, notamment le Maroc, pour l’intimidation, la menace ou le discrédit des patriotes sur les réseaux sociaux». Les cibles de NSO sont en proie à une «violence expressive» qui laisse libre cours aux « trolls », expression par laquelle on désigne «les internautes plus ou moins malveillants dont un des objectifs anodin est de «pourrir» des fils de discussion en générant artificiellement des polémiques». Après cette révélation émanant d’une source gouvernementale, il n’y a pas de commentaire à faire, sauf d’appeler les Algériens à faire montre d’unité et d’esprit patriotique pour faire échec aux tentatives de destruction de leur pays.
    Anissa Mesdouf

    Source : Ouest Tribune, 3 déc 2020

    Tags : Algérie, France, Parlement européen,

  • Algérie : Belhimer sort ‘‘l’artillerie lourde’’

    Si Louisa Hanoune fait usage d’une métaphore empruntée au poète français Arthur Rimbaud, en évoquant la résolution du Parlement européen sur l’Algérie et la situation actuelle du pays, qu’elle compare à celle d’un « bateau ivre », Amar Belhimer, lui, fait appel à Vladimir Maïakovski, pour démanteler une « fredaine » telle qu’elle a été assimilée par le poète russe. « Je ne mords pas à l’ordure, à l’appât de basses fredaines ». Inspiré par ce passage tiré d’un poème intitulé « Lettre de Paris au camarade Kostrov sur l’essence même de l’amour », le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement sollicite tout son talent d’intellectuel pour résumer la résolution de Strasbourg en un seul mot : une « vulgarité. Une « vulgarité qui véhicule, selon lui, « le flot ininterrompu d’agressions verbales qui nous parvient de France ».

    Irrité par « le document en question dressant un tableau sombre de la situation des libertés et droits de l’Homme », en Algérie, Amar Belhimer, qui fut à la fin des années 80 un des précurseurs du Mouvement des journalistes algériens (MJA), sort « l’artillerie lourde » en puisant dans une expérience de plus de 40 ans acquise sur le terrain, pour contrer « ces agressions » qui « empruntent plusieurs canaux : le Parlement européen, les ONG et leurs rares relais médiatiques et politiques locaux ainsi que les réseaux sociaux et leurs influenceurs parisiens ».

    Sa réaction reprise par l’agence officielle, APS, diffère des autres réactions de par sa portée intellectuelle, transcendant les prismes politiques à la recherche des véritables causes d’un acharnement, qu’il est peut-être temps d’interpréter dans le cadre de cette conception ségrégationniste de l’anthropologie, telle qu’elle est toujours vue par l’eurocentrisme. « Ce n’est pas la première fois que des lobbies évoluant au sein du Parlement européen tentent vainement d’épingler l’Algérie sur le registre des droits humains et des libertés individuelles, en pondant des résolutions similaires qui, au fil du temps, deviennent ennuyeuses et provoquent un sentiment de « déjà vu » », rappelle-t-il.

    « C’est devenu presque un marronnier qui se répète chaque fin d’année. Une sorte de cadeau de Noël ou de service fait à l’adresse des commanditaires qui tirent les ficelles de ces lobbies », écrit-il à l’adresse « de parlementaires européens, censés représenter leurs peuples au lieu de jouer aux mercenaires ».

    Se référant à un passage de la réaction du ministère des Affaires étrangères, assimilant le document à un « parchemin frappé du sceau de l’urgence » adopté par le Parlement européen selon « une procédure pour le moins douteuse, dont le contenu outrancier se résume à un chapelet d’injures et d’avanies à l’endroit du peuple algérien, de ses institutions et de l’État algérien, Amar Belhimer répercute l’interrogation d’un ami à lui sur ces tentatives d’ethnicisation de la vie politique, voire de retribalisation de l’identité à l’ère de la globalisation », en citant le témoignage d’un ami à lui. « Les valeurs universelles défendues en grandes pompes par l’UE sont-elles réellement affranchies de l’eurocentrisme » ; s’interroge-t-il à son tour.

    « Ces groupuscules sont encore en attente de la promesse de l’ancien président français Nicolas Sarkozy : l’Algérie dans un an, l’Iran dans 3 ans». « Les ONG et leurs relais médiatiques et politiques locaux ne sont pas en reste de ces agressions », relève-t-il, avant de dénoncer l’immaturité des groupuscules laïco-démocrates, ultra-minoritaires dans le corps social et arrimés au sacro-saint logiciel atlantiste transitionnel et constituant, ne laisse planer aucun doute sur leur amateurisme politique, même s’ils font grand bruit dans les médias étrangers ». « Ces groupuscules », a-t-il affirmé, « sont encore en attente de la promesse de l’ancien président français Nicolas Sarkozy : l’Algérie dans un an, l’Iran dans 3 ans ». « Le propos est tiré d’une conversation qui a eu lieu entre le président français Nicolas Sarkozy et le président du Conseil de transition de la Libye en septembre 2011, à l’occasion de la visite de ce dernier en France.

    Le ministre souligne par ailleurs que « les relais internes de ces ONG feignent d’ignorer qu’aucun des pays ayant emprunté la voie du processus constituant issu des laboratoires atlantistes n’est sorti indemne de la partition territoriale et de la guerre civile ». « RSF n’a rien d’une ONG. Elle est un élément actif de la chaine d’expression du soft power français à travers le monde »

    Il soutient dans le même contexte que « les bouleversements préfabriqués – exportés principalement par les nouveaux acteurs du droit international que sont les organisations dites non-gouvernementales – révèlent chaque jour davantage leur caractère contre-révolutionnaire ». « Des ONG qui ont pignon sur rue à Paris, à Genève ou à Londres, des résidus irréductibles de l’ex-FIS et des partisans du statu quo ante, parfois à partir de leurs retraites dorées (forcées ou choisies), s’attellent à propager les mots d’ordre de désobéissance civile, de troubles et de recours à la violence pour imposer leur logiciel », écrit-il, rappelant le rôle de RSF. « RSF n’a rien d’une ONG. Elle est un élément actif de la chaine d’expression du soft power français à travers le monde, bénéficiant d’ailleurs du soutien, sous une forme ou sous une autre de l’AFD, l’Agence française de développement, de TV5 et de TV5 Monde, chaines de l’Audiovisuel extérieur français, de Radio France, de la Fondation de France, de l’entreprise publique EDF, du ministère de la Culture, du Conseil de l’Europe, de l’Instrument européen pour la démocratie et des droits de l’Homme », fait-il savoir.

    RSF est, selon lui, un instrument entre les mains des « fondations américaines, Ford, American Express et surtout la NED, la fameuse National endowment for democracy, le cheval de Troie par excellence des révolutions colorées dans le monde, Maghreb et monde arabe en première ligne ». « L’objectif poursuivi en Algérie est on ne peut plus clair : éloigner l’Armée nationale populaire de son rôle historique naturel de protection de l’État-nation – seul garant de la souveraineté nationale, du progrès et de la justice sociale », conclue-t-il. « Si l’Algérie n’avait pas manifesté une forte volonté de revoir l’accord d’association pour mettre fin à un marché de dupe et avait accepté d’aligner le prix de son pétrole à celui de son gaz naturel, jamais ces pseudos parlementaires n’auraient été poussés à écrire de telles contrevérités », fait-il remarquer. « Si l’Algérie avait renié une partie de sa souveraineté, acquise grâce à un lourd tribut, en acceptant de devenir la décharge, notamment des voitures diesel européennes, devenues une menace pour l’homme européen et son environnement, car « trop polluantes », de telles résolutions n’auraient jamais vu le jour, fait-il observer ».

    « C’est parce que l’Algérie campe sur ses nobles positions en faveur des causes justes, à l’instar de celles des peuples sahraoui et palestinien, et refuse toute normalisation avec l’Etat sioniste, très en vogue ces derniers temps, qu’elle fait et fera l’objet d’attaques médiatiques et de critiques de la part de mercenaires de tout bord », argumente-t-il. Selon lui, « la voie idoine empruntée pour ces attaques est la guerre électronique », conçue et développée par la NSO « la plus grande société de surveillance israélienne fondée en 2010 dont le logiciel espion Pegassus est utilisé par certains gouvernements arabes partisans de la normalisation, notamment le Maroc, pour l’intimidation, la menace ou le discrédit des patriotes sur les réseaux sociaux ».

    Mohamed Mebarki

    L’Est Républicain, 3 déc 2020

  • L’Algérie s’insurge contre le harcèlement franco-marocain

    Ensemble contre l’ingérence

    La résolution de la honte, votée par 35 eurodéputés (sur les 135 que comptent le parlement européen) a connu le triste sort réservé aux faussaires de l’histoire qui se recrutent dans un conglomérat de nostalgiques du passé colonial, à jamais révolu, et des extrémistes prêchant la haine et la discrimination raciale, significative de la tumeur qui enfle dans l’Europe en crise.

    Cette précision de taille, évoquée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Chérif, renseigne sur la mystification d’une minorité parlementaire européenne, relayée en Algérie par l’autre minorité politique en crise de représentativité et qui n’existe que par le truchement des médias de la complaisance. L’exemple frappant nous vient du trublion Robert Menard, héritant d’un père membre de la secte criminelle de l’OAS, élu maire de Béziers sur les listes du Front national (actuellement Rassemblement national, après son passage aux mains de la fille indigne) et cofondateur de Reporters sans frontières aux ramifications douteuses.

    «Ces agressions verbales empruntent plusieurs voix : le Parlement européen, les ONG et les rares relais médiatiques et politiques ainsi que les réseaux sociaux et leurs «influenceurs» parisiens», a indiqué le ministre de la Communication, porte- parole du gouvernement, Ammar Belhimer, pointant le doigt les commanditaires de la nébuleuse RSF, bénéficiant du soutien, sous une forme ou une autre, d’une multitude d’agences et d’institutions françaises et, last but not least, de la NED, investie de la mission de destruction sous l’alibi de la démocratisation du Moyen-Orient et du Maghreb.

    La chaîne de la conjuration révèle incontestablement la complicité de certaines associations nationales dites autonomes, le silence coupable du Pacte de l’alternative démocratique, voire le soutien d’un de ses membres à la résolution du Parlement européen, unanimement dénoncée par la classe politique, toutes tendances confondues, les organisations et les syndicats.

    Le front interne se renforce pour mettre en échec une attaque en règle contre l’Etat national, ses institutions et le peuple voué à la tribalisation. L’Algérie souveraine saura, comme elle l’a toujours fait dans les dures épreuves, relever le défi de l’ingérence destinée à imposer une transition chaotique aux antipodes du respect de la volonté populaire qui a déjà prévalu dans le choix du président de la République et la nouvelle Constitution.

    Sur les réseaux sociaux, la Toile patriotique, «de haute facture professionnelle», organise une riposte adéquate au «cyberharcèlement» émanant des usines à trolls étrangères, notamment israéliennes et marocaines, avec un soutien technologique français, a souligné le porte-parole du gouvernement.

    L’Afrique solidaire, dénonçant «un comportement paternaliste criant et rarement égalé», conforte le poids de la nouvelle Algérie en refondation démocratique. L’Assemblée consultative de l’Union africaine a ainsi invité le Parlement européen à «reconsidérer son attitude à l’égard des pays africains» et à «reconnaître que les pays africains sont résolument engagés dans une optique de développement multidimensionnel». La messe est dite pour les retardataires de l’Histoire.

    Horizons, 2 déc 2020

    Tags : Algérie, France, Maroc, Parlement européen,

  • Algérie : 8 MAI 1945, l’horreur coloniale et le rituel politicien

    «La paix n’est qu’une forme, un aspect de la guerre: la guerre n’est qu’une forme, un aspect de la paix: et ce qui lutte aujourd’hui est le commencement de la réconciliation de demain.» (Jean Jaurès)

    Rituellement le 8 mai 1945 se rappelle à nous par toujours les «mêmes». Les mêmes laudateurs de la «‘abkaria algérienne»- le génie algérien- et les pourfendeurs des crimes coloniaux.

    Franchement, en dehors de la «famille révolutionnaire» dont il faudra bien qu’un jour on explique à ces millions d’Algériennes et d’Algériens, la clé de cooptation qui leur permet d’être les seuls à revendiquer cette Révolution, que les jeunes non seulement ne connaissent pas l’épopée réelle de la Révolution mais développent une réaction de rejet résumée par une phrase sans appel: «Dzaïr lihoume»- l’Algérie est à eux-. Cruelle sentence s’il en est et qui explique bien des drames, ceux de ces jeunes qui décident de jouer le tout pour le tout et de s’enfuir de leur pays pour des cieux plus cléments avec les désillusions que l’on connaît dans le pays d’accueil.

    45.000 morts

    De quoi il s’agit cette fois? Des évènements du 8 mai 1945. Il faut tout d’abord être convaincu qu’ils n’ont pas jailli du néant. C’est l’aboutissement d’une lente maturation de la détresse du peuple algérien catalysée par des décisions de plus en plus drastiques du pouvoir colonial. D’ailleurs, dès le 1er mai, les manifestations des Algériens avaient donné le ton. Il y eut 4 morts ce jour-là à Alger du fait d’une répression brutale. Le 8 mai, ce fut en Europe la fête de la victoire des Alliés. Les Algériens défilèrent pour d’autres motifs. La répression fut brutale et les statistiques sont contradictoires. Du côté algérien on s’en tient à 45 000 morts, du côté français on dénombre un millier de morts et cent vingt colons tués.

    Entre ces deux bornes, des rapports américains et britanniques donnent des chiffres plus proches des chiffres algériens. Il semble que le chiffre de 15.000 morts serait plus proche de la réalité si l’on croit une déclaration en petit comité du général Tubert chargé de l’enquête selon Yves Courrières dans son ouvrage: «Les fils de la Toussaint». En admettant, c’est une moyenne de 500 morts par jour pendant les mois qui s’en ont suivi. Comment peut-on appeler cela?

    Quelle que soit la vulgate occidentale, des millions de personnes ont été massacrées pendant 132 ans. Des vies brisées, des douleurs, du pillage, de la destruction furent le lot quotidien des 48.231 jours d’une occupation inhumaine.

    C’est bien des génocides continuels qui ont eu lieu au nom du mythe de la race supérieure et ceci un siècle avant le Troisième Reich. Poujalat, décidément en verve, voyait dans l’invasion française un message divin: «Le but de notre guerre d’Algérie est plus haut et plus sacré que nos guerres européennes. Ce qui est le plus en jeu, c’est la sainte cause de la civilisation,la cause immortelle des idées chrétiennes auxquelles Dieu a promis l’empire du Monde et dont le génie français est le soutien providentiel.»

    Le marquis de Clermont Tonnerre qui, dès 1827 dans le «Rapport au Roi» écrivait: «Ce n’est pas peut-être, sans des vues particulières que la Providence [souligné par le rédacteur] appelle le fils de saint Louis à venger à la fois la religion, l’humanité et ses propres injures.. Alger doit périr si l’Europe veut être en paix.» (1)

    Effectivement, sous les coups de boutoir des sinistres Montagnac qui se vantait de rapporter un plein baril d’oreilles récoltées par paires, des prisonniers amis ou ennemis, des Saint Arnaud, des Rovigo et Youssouf, l’Algérie perdit sa sève, sa structure sociale fut anéantie, sa structure religieuse fut démantelée par le rattachement des Habous trois mois après l’invasion. Ce qui fit dire à Tocqueville, auteur d’un rapport d’enquête sur les exactions de l’armée: «Autour de nous, les lumières se sont éteintes…»

    Il est donc incomplet de parler du 8 mai 1945 sans parler de la genèse du combat séculaire du peuple algérien. Le 8 mai 1945, que certains historiens situent comme le début de l’insurrection, fut le summum de la cruauté, de l’injustice et le plus grand contre-exemple de la France patrie autoproclamée des Droits de l’Homme. Il est vrai que Jules Ferry, lumineux dans l’imposition de l’Ecole républicaine que le pouvoir colonial à Alger acceptait difficilement pour la foule de gueux que nous étions, était lui aussi un colonialiste acharné. On lui doit ce fameux cri du coeur: «Les droits de l’Homme ne sont pas valables dans les colonies.» C’est tout dire!!

    Où en sommes-nous dans cette Algérie de 2010 qui peine à se redéployer? Beaucoup d’Algériennes et d’Algériens développent des crises d’urticaire quand ils voient la manipulation de la cause sacrée de la Révolution. Cette allergie est due au fait que pour des calculs bassement politiciens, on galvaude une noble cause. On dit que 120 députés auraient introduit un texte à l’APN, qui serait bloqué s’agissant de la criminalisation de la présence coloniale. Soit!

    Voilà un dossier de fond pris en charge par une centaine de personnes qui auraient dû d’abord, informer les citoyennes et les citoyens du contenu.

    A moins que cela ne soit, selon toute vraisemblance, un rituel avec un jeu de rôles: «Agitez-vous, monopolisez les médias, faites passer en boucle les mêmes images depuis près de cinquante ans, en un mot, amusez la galerie, mais pas trop, le 8 mais passe et on passe à autre chose jusqu’au prochain anniversaire.» Le 8 mai 1945 n’a pas vu la haine du pouvoir colonial s’arrêter ce jour-là. Tout le trop-plein de haine et de lâcheté, par la compromission avec Vichy, s’est déversé sur un peuple sans défense. Il y eut une traque pendant plusieurs années. Krim Belcacem prit le maquis dès cette date. Il y eut des jugements et même des peines de mort qui furent prononcées. Le 8 mai 1945, peu importe comment la doxa occidentale l’appelle pour amoindrir sa responsabilité dans l’horreur. Puisque, apparemment, le mot génocide est une marque déposée, nous l’appellerons à notre entendement, ethnocide.

    On ne peut pas avoir un double langage avec la France, d’un côté près de 50% de nos achats se font en France,qui se fait payer par un gaz naturel bradé et de l’autre on lui demande de reconnaître sa faute coloniale! Imaginons, pour rêver, que le pouvoir en France reconnaisse enfin, à l’instar de ce qu’il a fait pour la traite négrière, sa responsabilité dans l’ethnocide des Algériens pendant 132 ans.

    Que se passera-t-il? Rien au-delà de quelques dédommagements honteux à la El Gueddafi avec Berlusconi- donner une valeur marchande à l’épopée de ‘Omar El Mokhtar est indigne -. Est-ce une victoire pour ceux dont le fonds de commerce réside justement dans le refus de la repentance de la France.. J’en doute! Au contraire, ils n’auraient plus de grain à moudre…

    Est-ce une victoire pour les deux peuples algérien et français? C’est sans hésitation, oui! La France gagnerait énormément à être dans les bonnes grâces d’une Algérie qui, malgré ses pesanteurs conjoncturelles, est la porte du Maghreb et de l’Afrique. Rien de structurel ne se fera sans elle! Il n’est que de voir comment l’UPM bat de l’aile parce que le pouvoir français actuel a tout fait pour marginaliser l’Algérie. La vieille Europe est en train de s’effriter sous nos yeux.

    Le double langage de la France

    L’Algérie gagnerait à ne pas se tromper de combat. Notre douleur coloniale n’est pas monnayable. Elle fait partie intégrante de notre mémoire. L’Algérie peut cependant revendiquer au nom de l’histoire commune, au nom du formidable travail que nous faisons pour la francophonie, sans y être, de ne pas être seulement un marchand mais un demandeur réel de technologie.

    Un premier geste fort serait la construction d’une grande bibliothèque pour remplacer celle qui est partie en fumée par des Français qui voulaient effacer comme ils étaient venus, toute trace de culture. Il s’agira ensuite de développer ensemble, en impliquant les universités, des projets porteurs. C’est à titre d’exemple, toute la problématique des changements climatiques et du développement durable qui constituera un immense chantier.

    C’est enfin tout le contentieux de notre émigration malmenée et à qui on n’offre en France que le bâton. Une redéfinition des Accords de 1968, qui occulte cette dimension, est vouée à l’échec.

    Le moment est venu, de part et d’autre, de faire émerger, de part et d’autre de la Méditerranée des passeurs de culture, des forgerons de la fraternité. Au risque d’être utopique, un traité de l’Algérie avec la France est plus que jamais d’actualité.

    1.Rapport au Roi sur Alger, par le marquis de Clermont Tonnerre le 14-10-1827, Revue Africaine. Vol. 70. p.215, (1929)

    Pr Chems Eddine CHITOUR

    Ecole Polytechnique enp-edu.dz



  • Algérie : Les véritables enjeux

    Les capitales européennes et les médias à leur solde font dans une campagne de diabolisation destinée à induire en erreur le peuple algérien, les jeunes en particulier en menant une ” soft war ” contre l’Algérie qui persiste à demeurer indépendante et souverain dans sa politique interne et externe. La politique étrangère de l’Algérie repose sur des principes constants inspirés de l’histoire de sa glorieuse Révolution de Novembre 54, notamment le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. Cet engagement historique est vu d’un mauvais œil par la rive nord de la Méditerranée. L’Algérie est depuis longtemps l’enjeu d’énormes pressions intolérables, notamment de l’Europe. Les arcanes de cette stratégie destructive ciblant un Etat souverain tout particulièrement, sont certes, de plus en plus mystérieux. Mais au-delà des mœurs obscures venant de l’Europe, c’est bel et bien à un nouveau chapitre de déstabilisation auquel l’on vient d’assister à travers la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie avec la complicité de parties internes vivant en Algérie et ailleurs en Europe.

    Il est opportun de rappeler que la France, devenue au fil des années la principale instigatrice de la déstabilisation des Etats arabes et africains, le chef d’orchestre des coups d’Etat, pour des raisons évidentes de garder son ” héritage colonial ” et pour des raisons aussi évidentes : la rivalité traditionnelle qui l’oppose à la Chine et la Russie dans ces deux régions mais aussi à l’Iran, s’est formé au sein des capitales européennes un bloc agressivement pro-colonial pour tenter de contrer les Etats et les gouvernements indépendants souverains et le nom de l’Algérie n’échappe pas à la cette longue liste. L’Algérie ne cesse de se développer et inquiète beaucoup… ses voisins immédiats et une partie des occidentaux. Les considérations stratégiques, l’évolution du pays, le poids qu’il représente dans la région font paniquer grand monde, l’Europe en particulier qui redoute de ces données essentielles et craint pour ses intérêts. Qu’il s’agisse du Parlement européen et singulièrement de la France alliés d’Israël et du Maroc colonisateur du Sahara occidental, dont les adversités à l’encontre de l’Algérie rejoignent, celles des Etats pétroliers du Golfe, le moment est de dire que quelle que soit la violence de la Résolution du Parlement européen, cette fausse symétrie est irrecevable.

    En tout cas, l’enjeu des récents événements au Mali, l’aggravation de la situation en Libye et la violation de l’Accord de cessez-le feu par le Maroc au Sahara occidental sont d’abord et surtout l’échec de l’Union européenne menée par la France. Une France qui dans ses pratiques répressive médiévales et de complots contre les Etats souverains quelle fomente depuis des décennies tient toujours à son esprit colonial et inscrit dans son agenda la déstabilisation de l’Algérie avec la complicité de laquais qui sont à la solde des ennemis de la Patrie.

    La collusion entre la France et le Parlement européen, voire avec l’Union européenne elle-même dans un continent qui se bat dans une arriération socio-économique profonde est une autre preuve visant les convoitises des richesses de nombre d’Etats où l’Europe se chercherait la relance de son économie. Une autre preuve de ce vouloir est l’apport du soutien de la France à la colonisation du Sahara occidental par le Maroc, territoire sous occupation depuis plus de quatre décennies et qui dispose de richesses naturelles qui intéressent l’Europe. Dans ces conditions on comprend mieux pourquoi le Parlement européen se fait l’artisan zélé de cette campagne anti-algérienne laquelle sous la direction de la France pourrait entre autres choses en assumer toute la responsabilité, toutes les conséquences.

    Cependant, malgré toutes ces tensions d’ ” urgences “, malgré une pression constante sur l’Etat algérien pour ” oublier ” le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, malgré les pressions exercées pour que l’Algérie se rapproche de l’Etat hébreu : l’Unité nationale est, aujourd’hui plus que jamais enracinée dans les esprits et l’âme des Algériens qui restent vigilants à tout imprévu.
    B. C.

    Source : Lemaghrebdz.com

  • Algérie : Fin des spéculations sur l’état de santé du président!

    RETOUR ANNONCÉ DU PRÉSIDENT AU PAYS : Fin des spéculations !

    Beaucoup a été dit et redit au sujet de l’hospitalisation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui, depuis son hospitalisation, le 28 octobre dernier en Allemagne pour Covid-19, les voix spécialisées dans l’intox ont alimenté, à longueur de lignes et d’écrans, les plus folles rumeurs au sujet de l’état santé du chef de l’État. Voire même projeter des plans sur son avenir au palais d’El-Mouradia.

    Les auteurs de ses prédictions qui se disaient être dans les secrets des dieux, évoquaient des plans en coulisse, mais dont on ne sait ni où, ni comment et ni encore moins pour quels desseins ces supposés plans sont concoctés.

    Puisque, et en effet, on pensait révéler par-ci, par-là, ce qui est loin d’être des intentions saines et de bonne foi, des scénarii chaotiques qui allaient faire replonger l’Algérie dans un vide constitutionnel, avec toutes les conséquences périlleuses que cela pourrait avoir sur l’Algérie. Il n’en est donc rien, et le communiqué de la présidence de la République, diffusé ce lundi soir sur la santé du locataire d’El-Mouradia, dont il a annoncé le retour au pays dans les tous prochains jours, tranche, on ne peut plus clair, avec toutes les prévisions sournoises.

    Certains de ses adeptes télécommandés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ont parié sur le pire, allant jusqu’à colporter le présage du corbeau : la mort ! Rien que ça ! D’autres encore suspectent d’autres maladies que le chef de l’État aurait contractées en dehors de la Covid-19.

    Dans ses communiqués, aussi laconiques soient-ils pour une information sensible qui devait justement être précise et concise, les semeurs de la désinformation qui excellent dans le domaine, reprochent à la Présidence de ne pas trop faire étalage sur le sujet de la santé du chef de l’État. Or, on ne sait quoi dire de plus par exemple que d’annoncer que le Président a contracté la Covid-19, qu’il a subi un examen médical approfondi et qu’il suit son traitement dans un hôpital allemand.

    En sus, et maintenant qu’il quitte l’hôpital et qu’il est sur la voie de terminer sa période de convalescence, il est annoncé de retour au pays pour bientôt. Une information récente qui, somme toute, met fin aux spéculations !
    Farid Guellil

    Le Courrier d’Algérie, 2 déc 2020

    Tags : Algérie, Abdelmajid Tebboune,

  • Les Gilets Jaunes, le Hirak et l’enjeu de la démocratie

    par Kamal Guerroua


    Patrick est un Gilet Jaune ! C’est un gars hors pair avec une faconde inhabituelle. Il aime discuter de tout et de rien. Et entre deux verres, il peut raconter tout un tas d’anecdotes, jusqu’au point que l’on s’imagine qu’il en invente certaines. Parisien de naissance, aucune ville française ne lui est étrangère, tellement la passion du voyage est ancrée dans son esprit. Méditerranéen de culture (d’après sa définition), il s’intéresse à tout ce qui se passe au Maghreb, en particulier l’Algérie, dont il y voit de l’espoir. Il me disait, un tantinet moqueur, que l’homme méditerranéen a deux traits profonds, intimement liés l’un à l’autre : la passion d’abord, puis ensuite la familiarité avec la révolte. Partout où il est, la fumée lacrymogène et la casse y sont ! La dernière fois que l’on s’est vus, c’était en juillet 2019 à Marseille. La ville phocéenne était alors parée de ses plus beaux atours pour organiser un festival culturel sur le livre. »Les Algériens, m’explique-t-il avec un brin de malice brillant au coin des yeux, nous ont enseigné les fondamentaux des révolutions réussies !» «Mais lesquels ?» lui dis-je curieux. «Tout d’abord, l’unité dans l’action, et puis le fait qu’on peut faire une révolution, sans passer forcément par la case lacrymale et la violence, deux choses typiques des révoltes populaires. C’est déjà un exploit pour tous les peuples des deux rives de la mare nostra».

    En prononçant ce mot «violence», Patrick a regardé dans le vide, puis l’a répété, pas une fois, mais trois. Pour lui, les choses auraient pu dégénérer en Algérie, si les manifestants n’avaient pas fait montre d’une grande maîtrise de leurs réflexes, et surtout d’une constance dans leur démarche. C’est d’ailleurs, d’après lui toujours, l’erreur que les Gilets Jaunes ont commise en Hexagone. Ces derniers sont entrés directement, pour la plupart, dans le jeu des politiques, en optant pour la force «médiatisée» à outrance afin de faire valoir leurs droits qui sont d’ordre économique. «Et quand on adopte la violence ou la tactique du camp adverse qui essaie de vaincre, dominer et manipuler par la diversion et la force, on tombe forcément dans son labyrinthe». L’exemple algérien, m’explique-t-il, est singulier dans la mesure où la masse populaire avait agi en force symbolique unie dans sa diversité, c’est-à-dire en contrepoids démocratique alternatif dans un rapport de forces complexe contre à la fois des forces anticonstitutionnelles corrompues et des clans satellitaires et larbins courant derrière les dividendes de la rente. En outre, le Hirak avait un fort ancrage dans l’Algérie profonde, ce qui lui a permis de gagner en longévité et en maturité au fil des mois, sans qu’il ne fléchisse devant les tentatives de sa déstabilisation psychologique. «Et tu penses que le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas aussi cet ancrage-là ?» «Malheureusement non !» «Mais pourquoi ?» «Parce qu’à la base, c’est un mouvement d’ouvriers salariés, à peine différent des Nuits Debout, que des milliers de Français ont organisées auparavant partout en France !» «C’est-à-dire ?» « C’est simple, quand les Algériens sont sortis, ils n’ont pas demandé d’augmentation de salaires et de pouvoir d’achat, ils n’ont pas demandé de logement ni de l’élévation de leur standard de vie, ni moins encore un dinar qui leur offre des droits aux vacances d’été, mais ils ont demandé une chose, une seule chose qui vaut l’or : la dignité. Or, comme tu le sais mon ami, la dignité, on ne l’achète pas, mais on l’acquiert, on la conquiert, on se l’approprie.

    C’est pourquoi, le régime n’a pas pu acheter ni soudoyer les masses algériennes pour qu’elles cessent de manifester, contrairement au Mouvement des Gilets Jaunes qui s’est divisé dès le départ, scindé en catégories syndicales, appâté par les échéances électorales, en cédant aux demandes pressantes des deux extrêmes (de droite et de gauche) !» «Donc, pour toi, sur le long terme, le Hirak peut vraiment réussir ? Je te pose bien sûr cette question, en tenant compte, du fait que les Algériens vivaient dans un Etat de non-droit. Pas comme les Gilets Jaunes, du moins en principe !» «Le Hirak, c’est un espoir pour l’Algérie, les Algériens et la planète entière pour son message de paix et sa croyance dans le changement pacifique des choses. D’ailleurs, en si peu de temps, il a balisé le terrain pour un autre lendemain, il démantelé symboliquement les réseaux de la tricherie et de la mafiocratie qui se nichent en haut de la pyramide, il a revalorisé l’Algérien touché dans sa dignité et il a exposé à la vindicte médiatique mondiale les faussaires. L’espoir est permis, même si le chemin est encore long pour la conquête du pouvoir effectif.

    Le Quotidien d’Oran, 1 déc 2020

    Tags : Algérie, France, Hirak, Gilets Jaunes,

  • Algérie : Le procès de «Mme Maya» reporté

    par R.N.


    L’a Cour de justice de Tipasa a décidé hier du report au 7 décembre du procès de Nachinache Zoulikha-Chafika dite «Mme Maya» condamnée en première instance par le tribunal de Cheraga à 12 ans de prison ferme dans une affaire de corruption.

    Cette décision de la chambre correctionnelle fait suite à une requête de la défense des accusés, motivée par l’absence de deux accusés principaux, Abdelghani Zaâlane et Mohamed Ghazi, respectivement ex walis d’Oran et de Chlef.

    Nachinache Zoulikha-Chafika, dite «Mme Maya», a été condamnée le 14 octobre dernier par le tribunal de Chéraga à 12 ans de prison ferme assortie d’une amende de 6 millions de DA et la saisie de ses biens. Ses deux filles, Imène et Farah, ont été condamnées chacune à une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende de 3 millions de DA et la saisie de leurs biens.

    Impliqués dans cette affaire, l’ancien wali de Chlef, Mohamed Ghazi, a été condamné à une peine de 10 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de DA, tandis que son fils a été condamné à 2 ans de prison ferme et une amende de 500.000 DA.

    Tags : Bouteflika, Mme Maya, corruption,

  • Algérie : Le président Tebboune quitte l’hôpital

    Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a quitté l’hôpital où il était admis pour des soins pour poursuivre sa période de convalescence, indique lundi un communiqué de la présidence de la République.

    Algérie1, 30 nov 2020

    Tags : Algérie, Abdelmajid Tebboune,

  • PE-Algérie : Droit de vivre et de respirer

    par Abdou BENABBOU


    La myopie flagrante du Parlement de l’Union européenne est bien trop évidente pour que lui soit témoignée la moindre considération. L’hypocrisie du contenu de la dernière résolution sur les droits de l’homme en Algérie a des insinuations vides de sens et de contenu et on imagine aisément le pourquoi d’une telle gesticulation agressive, alors que l’Union devrait d’abord ouvrir les yeux sur ce qui se passe chez elle. L’Algérie n’est pas, bien entendu, un éden où tout est vert et rose, mais ses habitants, contrairement à des milliers de miséreux occidentaux dans les tréfonds des bas quartiers, ne mangent pas encore de rats et n’ont jamais été soumis à la dictature des huissiers qui se faisaient plaisir à jeter à la rue femmes et enfants.

    On occulte les bastonnades des policiers et on n’accorde aucune attention à ceux qui trépassent parce que leur peau est noire, n’ayant durant toute leur vie que l’obligation de raser les murs pour ne pas être victimes de délit de faciès.

    A l’évidence, il y a quelque lourde incongruité dans la vision que projettent des parlementaires européens sans aucun discernement sur les Algériens. La nouvelle et subite attention accordée par des parlementaires activistes connus et identifiés, ne doit cependant pas être perçue avec légèreté. Elle survient au même moment que deux faits majeurs que les états-majors, tapis dans l’ombre, savent conjuguer et associer. Le premier est consécutif à l’intention déclarée des autorités algériennes de revoir et de réadapter les accords d’association pour que les intérêts soient équitablement partagés. Le deuxième, plus large et non astreint à de bilatéraux échanges, ne peut être extirpé du chamboulement actuel que vit depuis quelques mois le monde arabe. L’étroitesse retenue des définitions du droit de l’homme est souvent synonyme de surdité et d’aveuglement. La démocratie, la justice et les droits de l’homme ne sont plus que des objets de trocs monnayés au gré de cupides intérêts. Ce qu’il y a de scandaleux dans cette part de forfanterie est que ceux qui s’investissent en juges excellent à éviter de s’appesantir sur les grands drames où il n’est pas seulement question de droits humains mais de droits de vivre et de respirer.

    Le Quotidien d’Oran, 30 nov 2020

    Tags : Algérie, Parlement Européen,