Category: Algérie

  • Algérie : Nouveaux défis sécuritaires

    par Abdelkrim Zerzouri


    Le glas a-t-il sonné pour le terrorisme en Algérie ? Il est loin le temps où les attentats meurtriers en Algérie faisaient la une des JT, des télévisions occidentales, surtout, laissant les spécialistes des questions sécuritaires parler d’une lente agonie du terrorisme dans ce pays qui a subi les affres de ce fléau bien avant que d’autres en prennent connaissance et conscience. Le bilan de l’année 2020 conforte cette vision avec la mise hors d’état de nuire par les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) de 37 terroristes, dont 21 d’entre eux ont été abattus, 9 capturés et 7 autres se sont rendus aux autorités militaires, en sus de l’arrestation durant la même période de 108 éléments de soutien aux groupes terroristes.

    Un bilan évocateur sur le plan de la lutte antiterroriste. Car, on constate une nette diminution de l’activité terroriste en comparaison à l’année précédente (2019), où pas moins de 84 terroristes ont été mis hors d’état de nuire par les éléments de l’ANP, ainsi que l’arrestation de 245 éléments de soutien aux groupes terroristes et la reddition de 13 membres de familles de terroristes. Et les chiffres confortent cette thèse si on remonte plus dans le temps pour tirer une comparaison des bilans, plus consistants d’une année à l’autre. Non seulement les terroristes sont isolés et traqués jusque dans leurs derniers retranchements, mais il y a tout loisir de constater également que leur capacité de nuisance se trouve considérablement réduite.

    Les mauvais jours sont derrière nous, certes, mais l’expérience conseille qu’il ne faut jamais baisser la garde dans la lutte antiterroriste. Car, un seul terroriste en circulation est déjà de trop. Cependant, il est clair que les nouveaux défis sécuritaires de l’Algérie sont, aujourd’hui, multiples. Sur le plan intérieur le terrorisme a été très affaibli par les coups de boutoir des éléments de l’Armée, mais la menace terroriste reste plus préoccupante face aux mutations dangereuses dans le sens d’un redéploiement stratégique des terroristes dans le voisinage immédiat, aux frontières du pays, notamment dans la région du Sahel, faisant craindre une plus grande radicalisation de ses actions.

    Ainsi, hors cette menace terroriste dont la gestion est permanente et évolutive selon les nouveautés du terrain, le trafic de drogue, l’immigration clandestine et d’une manière générale la criminalité organisée transfrontalière constituent des défis sécuritaires majeurs pour l’Algérie durant les prochaines années. Le bilan de 2020 laisse entrevoir sur ce plan toute la réalité des nouveaux défis sécuritaires.

    En effet, dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la sécurisation des frontières, on fait état de l’arrestation, en 2020, de 1028 narcotrafiquants, et la saisie d’énormes quantités de kif traité, estimées à plus de 703 quintaux, et près de 28 kilogramme de cocaïne, ainsi que plus de 3,5 millions de comprimés psychotropes.

    Sur le plan de la lutte contre l’immigration clandestine, qui ne révèle que la partie visible de l’iceberg, le bilan de l’ANP reste également révélateur quant à ces nouveaux défis sécuritaires, avec l’arrestation dans la même période de 8184 candidats à l’émigration clandestine via des embarcations de construction artisanale, et l’interception de 3085 immigrants clandestins de différentes nationalités.

    L’Algérie est-elle bien parée face à ces nouveaux défis sécuritaires ? Quand on parle de crime transfrontalier, cela exige une collaboration étroite entre les pays, voisins notamment, pour y faire face avec efficacité, et c’est ce qui manque affreusement dans cette équation.

    Le Quotidien d’Oran, 4 jan 2021

    Tags : Algérie, terrorisme, Libye, Mali, Sahel,

  • Algérie : Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée

    Il a toujours entretenu un certain mystère autour de sa personne. Durant la décennie noire, des médias lui prêtaient souvent des déclarations dans un but purement commercial, puisque la simple évocation de son nom à la Une suffisait dans cette période pour attirer le lecteur, mais en prenant la précaution de revoir minutieusement ce qu’ils allaient publier. Des histoires parfois fantasmagoriques ont été racontées sur lui, sans qu’il n’intervienne une seule fois pour déconstruire le « mythe » bâti autour de sa présence-absence. Il a fallu attendre 2015 pour que l’atmosphère surréaliste entourant le personnage se dissipe quelque peu sans répondre pour autant aux innombrables questions posées sur son compte par une opinion publique livrée aux rumeurs.

    Lui, c’est Mohamed Mediene, connu sous le nom de Toufik, ex-patron du DRS, devenu subitement justiciable comme n’importe quel algérien, et qui vient de s’exprimer publiquement, après son acquittement dans l’affaire du « complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée ». Ses propos ont été rapportés exclusivement, conformément à une tradition établie depuis le début des années 90, par les quotidiens El Watan et El Khabar. Mais qu’a-t-il dit au juste ? « Un jour peut-être, je parlerai de ce qui m’a amené ici », a-t-il concédé, maintenant un suspense, qui va encore alimenter les spéculations pendant de longues années.

    « Comment pourrais-je être accusé de complot contre l’autorité de l’Etat, alors que la rencontre a eu lieu avec le frère et conseiller du président encore en exercice », s’est-il interrogé, avant de faire savoir qu’ « avec les événements que traversait le pays, Saïd Bouteflika a voulu nous voir pour nous demander notre avis sur la situation », sans expliquer le pourquoi du choix des personnes, qui ont assisté à la réunion tenue fin mars à la villa Dar El Afia, et à laquelle ont assisté en plus de Toufik, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune.

    « Je me suis dit que c’est une occasion pour dire ce que je pense ». « Vous pouvez me dire de quoi vous mêlez-vous, mais à cette époque, tout le monde était appelé à intervenir pour trouver une solution à la crise ». « Le but était d’échanger les avis ». Des flashs d’informations, que l’ex-patron des renseignements essaie de prolonger, en justifiant sa présence à la réunion par le fait que Saïd Bouteflika « incarnait le pouvoir », en sa qualité de « frère et de conseiller du président encore en poste ».

    Selon lui, une situation tout à fait « naturelle » où il s’était prononcé pour un changement du gouvernement avec à sa tête un Premier ministre, crédible et accepté par le peuple, doté de larges prérogatives. Complot contre l’Etat et l’armée ? Toufik s’abstient d’épiloguer, indiquant cependant que la réunion se tenait dans une résidence appartenant à l’armée. « Moi-même j’ai dit à Saïd Bouteflika qu’il faut parler avec le chef d’état-major, Gaïd Salah. Pour moi, tout cela était normal », déclarant tout ignorer à propos de la lettre de limogeage de l’ancien chef d’état-major de l’armée, mais assumant l’appel lancé à Liamine Zeroual pour diriger une période de transition. « C’était mon idée. On a aussi parlé d’autres personnalités, mais c’est le nom de Liamine Zeroual qui a fait consensus », a répondu Toufik au juge, selon les deux quotidiens. Quel était la réponse de l’ancien chef de l’Etat ? « Pour moi, il n’avait pas refusé, mais il a fini par le faire. (…) Je ne sais pas (pourquoi). Je ne l’ai pas revu. L’essentiel, c’est qu’il était la personnalité principale qui a été proposée », a-t-il souligné.

    Quant à Athmane Tartag, ses propos sont allés dans le même sens que son prédécesseur à la tête du DRS, sauf qu’il a fait une allusion lourde de conséquences. « Comment puis-je accepter qu’à la fin de ma carrière on m’accuse de complot ? Le traître, c’est celui qui en a décidé ainsi. Lorsque l’Algérie avait besoin de nous, on a donné tout ce qui était possible pour ne pas la laisser tomber durant les années 90. Qui a parlé de complot ? Pensez-vous que le général Toufik puisse comploter ? Le vrai traître, c’est celui qui l’a dit », a-t-il accusé. Sans commentaire !

    En ce qui concerne Saïd Bouteflika, dont les propos ont été rapportés par les deux quotidiens, les seuls autorisés à assister au procès, faut-il le signaler, il a révélé que son frère est assigné à résidence. Selon son témoignage, Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée. « Je répète, en résidence surveillée », a-t-il ajouté, avant de préciser que le président déchu « est toujours vivant ». Rejetant toutes les accusations portées contre lui, il a toutefois déclaré observer le silence pour « ne pas blesser » !

    Synthèse Mohamed M.

    L’Est Républicain, 4 jan 2021

    Tags : Algérie, Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, Mohamed Mediene, Athmane Tartag,

  • Algérie/Devises : nouveau record de l’euro face au dinar sur le marché officiel

    Le dinar continue sa dépréciation face aux principales devises, notamment l’euro et le dollar américain sur le marché officiel.

    La monnaie unique européenne s’est établie à 162,38 dinars à l’achat et à 162,42 dinars à la vente, selon les dernières cotations officielles du 31 décembre 2020 au 5 janvier 2021 publiées par la Banque d’Algérie. Il s’agit là d’un nouveau record historique pour l’euro face au dinar algérien. Le dollar américain s’échange à 132,12 dinars à l’achat et à 132,13 dinars à la vente.

    La livre sterling s’échange à 180,25 dinars à l’achat et à 180,29 dinars à la vente et le franc suisse s’est établi à 14993,69 dinars à l’achat et à 14997,09 dinars à la vente.

    Le dirham marocain est à 14,8163 dinars à l’achat et à 14,8180 dinars à la vente, alors que le dinar tunisien s’échange à 49,06 dinars à l’achat et 49,56 dinars à la vente. Et enfin, le dinar libyen est coté à 98,52 dinars à l’achat et à 99,03 dinars à la vente.

    En raison de la fermeture des frontières qui dure depuis le 17 mars, le marché parallèle de la devise (Square Port Said) enregistre une activité assez faible.

    En dépit d’une faible demande, la monnaie unique européenne reste très forte sur le marché noir à 210 dinars à l’achat et 207 dinars à la vente. Le dollar s’échange à 170 dinars à l’achat et à 173 dinars à la vente.

    La Nation, 3 JAN 2021

    Tags : Algérie, change, devises, dinar, euros, dollar,



  • Algérie : Cap sur le Général Toufik

    Patron du département du renseignement et de la sécurité (DRS) de 1990 à 2015. Il est le haut gradé algérien qui est resté le plus longtemps à son poste et ayant exercé sa fonction sous cinq présidents consacrant toute sa vie pour servir la patrie vient d’être relaxé des accusations qui lui ont été imputées.

    Un enfant du MALG et de l’ALN, d’abord militant très jeune dans le PPA et le MTLD avant de rejoindre les rangs de la Zone autonome d’Alger (ZAA) en 1957 durant la Bataille d’Alger, il est recruté par Abderrahmane Taleb, l’artificier du réseau bombes de la ZAA. Sa mission est de surveiller tous les mouvements des policiers français, leurs commissaires et quotidiennement, chaque soir à l’ex-Saint-Eugène, le jeune Mohamed faisait un compte rendu aux responsables de la ZAA.

    Il rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) dans l’est algérien, et par la suite orienté vers un centre de formation militaire en Tunisie. Il reçoit sa première formation d’agent de renseignements au MALG, l’ancêtre de la Sécurité militaire (SM).

    En 1962, il effectue un stage dans l’artillerie en Jordanie, puis suit deux formations à Cuba et en Yougoslavie avant de s’envoler pour l’Union soviétique pour suivre une formation au sein du KGB, dans une promotion d’agents de renseignements formés au KGB connue sous le nom de “Promotion tapis rouge”.

    De retour en Algérie, il est affecté avec le grade de lieutenant à la frontière algéro-marocaine, en tant que directeur régional de la sécurité militaire (DRSM2), à la deuxième Région militaire dirigée alors par le colonel Chadli Bendjedid.

    En 1978, homme de confiance de Chadli, il est promu au rang de capitaine et officier de sécurité de cette zone frontalière et réintègre peu après la direction centrale de la Sécurité militaire. Il prend la tête de la sous-direction de la sécurité de l’armée sous le commandement du général Lakehal Ayat, directeur central de la SM.

    En 1983, il est affecté à Tripoli (Libye) en tant qu’attaché militaire à l’ambassade d’Algérie à Tripoli.

    Source : Le Maghreb, 3 jan 2021

    Tags : Algérie, Général Toufik, DRS,

  • Algérie : Refus de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne


    La nouvelle Loi fondamentale du pays représente incontestablement un signe d’ouverture assez large vers l’instauration de l’Etat de droit, une transition impensable il y a quelques années, dans un régime qui est resté autiste et pratiquement figé dans le temps pendant deux décennies de suite. A l’aube du nouvel An 2021, l’Algérie vient de franchir une nouvelle étape importante dans son histoire contemporaine. La promulgation de ce nouveau texte législatif permet d’envisager des changements certains à même de forger une nouvelle ère et d’effacer à jamais le poids du passé tout en imprimant une nouvelle mentalité, une volonté transformatrice et une grande sensibilité socio-politique : la vision vers le présent et l’avenir de la Nation.

    Cette nouvelle étape de construction représente sans contexte un progrès vers ce qui devrait être une nouvelle Algérie, o˘ tout le pouvoir appartient désormais au peuple, la souveraineté réside dans le peuple et ainsi le pouvoir constituant est remis au peuple avec des objectifs plus élevés de la construction démocratique. Appréhender lucidement cette réforme constitutionnelle signifie politiquement la traduction sur le terrain d’un changement d’orientation et l’amorce d’une réelle transition démocratique. Une ligne de conduite qui entend promouvoir un modèle de démocratie assez différent de celui qui a prévalu des années courantes en Algérie.

    La nouvelle Constitution sera ainsi le guide du soutien et d’aiguillon des institutions de la République au service de la Nation. Référentiel à partir d’aujourd’hui ‡ mettre en relief dans tous les domaines par le biais d’un nouveau système démocratique qui semble être le mieux adapté à la société algérienne et o˘ l’exigence de faire participer tous les citoyens de ce pays, toutes les compétences à l’effort national de construction.

    L’exégèse du nouveau texte constitutionnel se veut la voie et le modèle d’une démocratie participative, d’une démocratie représentative comme volonté de perfectionnement à tous les niveaux, la moralisation de la vie publique et politique apportant et visant dans son sillage différents points de changements radicaux de la vie nationale singulièrement le système et sa démocratisation. Il faut croire dans cette nouvelle ère républicaine à une mise en œuvre urgente qui doit faire face à beaucoup de déficits sur le plan politique, économique, social et culturel.

    Cela interpelle à un consensus national autour des tâches urgentes à entreprendre et à considérer comme sa composante, ses structures et ses méthodes d’action, une condition première et indispensable permettant d’ouvrir la voie à la naissance d’un front interne répondant à l’enthousiasme populaire le plus dynamique du moment. Un front qui aura l’initiative du débat politique, du débat économique et de l’action socio-politique tangible. La nécessité de ce front interne est une réalité afin de faire face à tous les défis internes et externes. Un choix impératif qui devrait constituer le moteur du sursaut national ainsi que de renforcer le lien ombilical qui lie le peuple à son État et à son Armée.

    Le contexte qui caractérise la scène politique nationale la situation sécuritaire très complexe aux frontières du pays, la maîtrise de la crise économique et de la crise sanitaire imposent l’impératif de voir se renforcer l’unité et la cohésion nationale face aux ennemis de la Patrie et qui savent quelles sont l’audience, l’envergure, la dynamique et la prégnance de la symbiose historique entre le peuple et l’institution militaire, s’habitueront à trouver en face d’eux une force prompte à réagir à toutes les situations. C’est l’engagement solidaire et responsable qui se refuse de se soumettre aux vicissitudes d’une certaine politique politicienne.

    B. C.

    Le Maghreb, 3 jan 2021

    Tags : #Algérie #Constitution

  • Algérie : Tebboune relance sa feuille de route

    par Mohamed Kebci

    Maintenant que la nouvelle Constitution, celle adoptée dans les conditions que tout le monde sait le 1er novembre dernier, a été officiellement promulguée, place à la seconde phase de la feuille de route du chef de l’État, allant dans le sens de la consécration des revendications du Hirak «originel» et «authentique», selon la rhétorique officielle.

    M. Kebci – Alger (Le Soir) – Aussitôt rentré au pays, mardi dernier, au bout de sa longue convalescence en Allemagne suite à sa contamination au coronavirus, le chef de l’État relance son projet de réforme institutionnelle. Il a, en effet, paraphé, jeudi dernier, le décret présidentiel portant promulgation de la nouvelle Constitution, en vue de sa publication au Journal officiel. Ce qui a été fait le lendemain, soit avant-hier vendredi. Il doit maintenant se pencher sur la seconde phase de son chantier phare, qui aurait dû être accomplie bien avant la fin de l’année écoulée, n’était cette pandémie de Covid-19 qui a plombé le monde entier. Celle-ci consiste en la tenue d’élections législatives et locales anticipées, manière de couper avec ces «legs encombrants de la fameuse ère de la bande». Ce qui recommande, au préalable, la réforme de la loi portant régime électoral que nombre d’acteurs politiques n’ont cessé de pourfendre, depuis son amendement en janvier 2012, en raison de ses nombreuses dispositions contraignantes. Sauf que la démarche du chef de l’État, similaire à celle adoptée pour le projet d’amendement de la Constitution, n’agrée pas grand monde. Le comité d’experts chargé de préparer ce projet est, en effet, loin d’avoir l’assentiment des partis de l’opposition, notamment ceux du camp des islamistes.

    Pour Abdallah Djaballah, par exemple, cette mission d’élaborer et la nouvelle Constitution et le nouveau code électoral aurait pu être confiée à des gens «mieux imprégnés de la nature de la Nation, de ses référents et de sa réalité et plus fidèles à l’histoire du pays», soupçonnant le Dr Ahmed Laraba et ses pairs dudit comité d’être du «même courant idéologique».
    Ceci dit, une fois ce comité ayant remis sa mouture au chef de l’État, celle-ci sera adoptée en Conseil des ministres avant de passer par les deux Chambres parlementaires. Suite à quoi, le chef de l’État pourra alors convoquer des élections législatives anticipées, bien que des voix évoquent la tenue d’élections locales anticipées en premier lieu.

    Aussi, on ne sait pas si la même procédure d’amendement du code électoral concernera la loi sur les partis politiques, de manière à mettre celle-ci en phase avec la nouvelle Constitution qui consacre le régime déclaratif pour les réunions, les manifestations et la création d’associations. Et ces élections législatives anticipées pourront se dérouler en mai prochain, comme ce fut le cas en 2017, surtout que d’ici là, l’année scolaire en cours, grandement tronquée, aura pris fin.

    Ce qui signifiera la fin de mission pour l’actuelle composante de la Chambre basse du Parlement, frappée du sceau de l’argent sale et de l’achat de sièges, et qui constitue l’un des résidus du long règne du Président déchu, Abdelaziz Bouteflika. Il s’agira, par la suite, pour le chef de l’État, selon l’article 103 de la nouvelle Constitution, de nommer un Premier ministre ou un chef de gouvernement selon que ces futures législatives anticipées auront accouché d’une majorité parlementaire ou d’une majorité présidentielle.

    Bien entendu, tout ce processus est tributaire de l’évolution de la situation sanitaire induite par la pandémie de Covid-19. Car, si une nette décrue des cas quotidiens de contamination est enregistrée ces jours-ci, il n’est pas certain que celle-ci maintiendra sa tendance à la baisse, même avec l’entame de la campagne de vaccination prévue vers la fin du mois en cours.
    M.K.

    Le Soir d’Algérie, 3 jan 2021

    Tags : #Algérie #Tebboune #Electionslegislatives

  • Vœux pour l’Algérie !

    par Arnaud Montebourg*


      L’Association France Algérie est heureuse de présenter au peuple algérien ses meilleurs vœux de paix, de prospérité et de liberté.

    Dans nos deux pays, nous avons rencontré l’an passé des épreuves difficiles. La pandémie mondiale nous a touchés, a endeuillé des familles, paralysé les activités. Formons l’espoir qu’en 2021, les efforts aboutiront à vaincre ce virus, permettant à chacun de reprendre le cours normal de sa vie, ouvrant à nouveau les frontières, favorisant les échanges et réunissant les familles des deux rives.

    Les Français ont été admiratifs du mouvement populaire et démocratique qui en 2020 a soulevé l’Algérie et marqué sa volonté de prendre en main ses destinées. Notre Association souhaite que l’année nouvelle marque la réussite du renouveau tant espéré et encore attendu. La liberté d’opinion, de manifestation et d’expression, la liberté de la presse sont partout l’objet de conquêtes comme de reflux, et les Français, dans leur histoire récente, ne l’ignorent pas, car eux aussi défendent chaque jour pied à pied leurs libertés chèrement acquises. Ces droits ont une dimension universelle et leur respect s’impose partout. A la quasi-unanimité le Parlement européen a mis en garde contre la détérioration de la situation des droits de l’homme et des détentions arbitraires en Algérie. Raison supplémentaire pour que les amis français de l’Algérie, ceux qui ont milité pour l’Indépendance du peuple algérien, ceux qui leur ont succédé, espèrent ardemment que l’avenir de l’Algérie s’ouvre avec l’énergie du renouveau, la libération des détenus d’opinion, l’élection d’une nouvelle Assemblée, l’entrée de nouveaux talents, de nouvelles idées dans la vie publique.

    L’Algérie et le peuple algérien comptent de nombreux amis en France. Ils se refusent à toute ingérence mais répondent au devoir de solidarité. Il y a tant de défis à surmonter ensemble : ceux d’une mondialisation sans règle, ceux du travail pour tous, ceux de la lutte contre la pauvreté, ceux des investissements dans l’industrie ou l’agriculture, ceux de la formation… Ensemble nous pouvons aller loin. Que 2021 soit l’année d’un nouvel élan pour les relations franco-algériennes !

    *Président de l’Association France Algérie

    Source : Association France Algérie

    Tags : Algérie, France, Arnaud Montebourg,

  • «L’Algérie est bien plus solide que ne le pensent certains»

    Quoi que disent les politiques et les spécialistes sur les dégâts annoncés par le coronavirus en 2021, il n’y a pas de raison de croire que cette nouvelle année ne soit porteuse d’espoir pour les Algériens. Non pas que ces derniers en attendent quelques chose de particulier, mais il est entendu que ces dernières années, chacune apporte son lot de développement et d’avancées dans beaucoup de domaines.

    A ce titre, les citoyens ont bien le droit d’avoir un préjugé positif et prétendre à une vie meilleure que celle qu’ils ont eu en 2020. N’ont-ils pas vécu une année 2019 exceptionnelle grâce à leur formidable mobilisation pacifique ? 2021 est porteuse, dans ce domaine, de quelques promesses intéressantes. Des élections législatives et locales anticipées pourraient être une occasion de redonner du souffle à la mobilisation populaire.

    Même si certaines mauvaises langues tentent de détruire le moindre espoir, les Algériens ont assez de courage et de détermination pour y croire. Le politique n’est pas le seul centre d’intérêt de la société. Il y a aussi tous ces villageois qui attendent leur raccordement au gaz de ville. Les Mostaganémois voient déjà leur tram circuler dans leur ville, avec une belle promesse de mobilité plus aisée. Toujours est-il que pour pas mal d’Algériens, 2021 sera tout de même une année charnière, donc porteur d’espoir.

    Il n’y a évidement pas que cela qui est en chantier dans notre pays. Des dizaines de milliers de familles auront de nouvelles habitations, des centaines de milliers d’automobilistes circuleront mieux dans les nouveaux axes de circulation qui seront réceptionnés en 2021, à l’image du tronçon Chiffa-Berrouaguia.

    Cela pour dire qu’il n’y a aucune raison d’écouter les oiseaux de mauvais augure qui nous annoncent, chaque année, la fin de l’Algérie. Quoi qu’en disent les détracteurs, le pays n’est ni au bord du gouffre et encore moins en nitratation de régression permanente. Les problèmes que nous rencontrons sont surmontables et si, sur certains domaines, nous ne réussissons pas très bien, cela ne veut pas dire que nous en mourrons.

    Pour le malheur de ses détracteurs, la nation montre une belle résilience dans tous les domaines, social, économique et même politique. A ce propos justement, contrairement à ce que distillent certains cercles sur le compte de l’Algérie, notre démocratie gagne des points. Les Algériens en sont pleinement conscients et savent qu’ils sont sur la bonne voie. «L’Algérie est bien plus solide que ne le pensent certains». Dixit Abdelmadjid Tebboune, président de la République.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 3 jan 2021

    Tags : Algérie, Abdelmajid Tebboune,

  • Algérie : Les chantiers de la relance

    Le calendrier des réformes, activement relancé par la signature de la Constitution et de la loi de finances 2021 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, marque un engagement fort et inébranlable de la nouvelle Algérie, soucieuse de construire un avenir meilleur à hauteur de ses énormes potentialités et des aspirations populaires légitimes à une vie digne et décente.

    En adéquation avec les exigences du changement, cette dynamique est confortée par la prise de conscience collective, inscrite dans le sursaut citoyen participant incontestablement à la construction d’un front uni qu’il impose, à l’heure du déviationnisme des infiltrés du néo-hirak et des enjeux régionaux, d’ériger en rempart pour la préservation de la souveraineté nationale.

    A l’aube d’une ère démocratique, le rendez- vous de la nouvelle Algérie se décline dans une perspective prometteuse de renouveau réellement à portée de la formidable mobilisation nationale, révélée par le combat contre la pandémie, la cohésion et la solidité des institutions à toute épreuve. De retour au pays, le président de la République a veillé à la relance des chantiers importants pour promouvoir une nouvelle ère qui consacre un mode de gouvernance politique et économique, fondé sur l’alternance du pouvoir, l’indépendance de la justice, le renforcement des libertés publiques et la mise en place d’une économie diversifiée.

    Les avancées démocratiques sont nombreuses et réelles. Forte de l’engagement de tous ses enfants, la nouvelle Algérie au service des citoyens tend les bras aux acteurs du changement pour construire un avenir meilleur, bannissant la marginalisation et totalement acquis à la nouvelle génération riche des compétences universitaires et scientifiques, de l’esprit d’entrepreneuriat des nouveaux capitaines d’industrie et de la contribution des «hommes d’affaires patriotes intègres» engagés dans la bataille de la nouvelle économie diversifiée, exportatrice des biens et des services et ouverte à l’économie du savoir et de la connaissance.

    Dans la loi de finances 2021, toutes les facilités ont été accordées aux jeunes porteurs de projets, parmi les start-up et les incubateurs, aux exportateurs et aux investisseurs, pour participer à la relance économique. En pilier de l’Algérie nouvelle, la Constitution, adoptée par voie de référendum, incarne une volonté de changement indissociable de la participation de la jeunesse à la gestion des affaires politiques et économiques locales et nationales.

    Pour la première fois, la constitutionnalisation du hirak, l’instauration d’un observatoire de la société civile placée auprès du président de la République et la création d’une académie des sciences, indiquent clairement que l’Algérie nouvelle ne se fera pas sans ses jeunes et les compétences nationales.

    Horizons, 3 jan 2021

    Tags : Algérie, Constitution; loi finances, Abdelmajid Tebboune,

  • Algérie : Moncef Marzouki dans les guingnos de l’info

    Echourouk News lance ses guignols de l’info et humilie Moncef Marzouki (Vidéo)

    DIA-02 janvier 2021: Pour son premier numéro de l’année, le journaliste d’Echourouk News Billal Kebache a frappé fort pour commencer sa nouvelle émission Week End Story, avec la création des guignols de l’info algériens, pour répondre avec un ton moqueur à certaines déclarations polémiques sur l’Algérie.

    Et la première marionnette à faire son apparition dans l’émission, c’est celle de l’ex président tunisien par intérim Moncef Merzouki, qui a récemment manifesté son soutien au Maroc dans la colonisation du Sahara Occidental.

    Billal Kebache a humilié l’ancien chef de l’Etat tunisien en le poussant à avouer qu’il avait reçu des cadeaux pour exprimer ses soutiens à la politique colonialiste du Maroc.

    Cet épisode risque faire du bruit en Tunisie où de nombreux observateurs ont critiqué la démarche de l’ancien président tunisien, qui de surcroît a vécu au Maroc, puisque son père Mohamed Marzouki qui était farouche opposant à Bourguiba s’est exilé au Maroc en 1956 et a vécu entre Tanger, Fes et Marrakech jusqu’à sa mort en 1988. Donc Moncef Marzouki était un habitué des palais marocains, du Makhzen et surtout un privilégié de la famille royale marocaine.

    En tout cas, l’utilisation des guignols dans un programme programme politique va faire du bruit, puisque plusieurs hommes politiques algériens et étrangers seront représentés et parfois caricaturé.

    Salim Bey

    Dia-Algérie, 2 jan 2021

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=XZ_kLMgBqhw&w=560&h=315]

    Tags : Algérie, Maroc, Sahara Occidental, Moncef Marzouki, Tunisie, Moncef Marzouki,