Author: xnalgrtayache58

  • Algérie : Nouveaux défis sécuritaires

    par Abdelkrim Zerzouri


    Le glas a-t-il sonné pour le terrorisme en Algérie ? Il est loin le temps où les attentats meurtriers en Algérie faisaient la une des JT, des télévisions occidentales, surtout, laissant les spécialistes des questions sécuritaires parler d’une lente agonie du terrorisme dans ce pays qui a subi les affres de ce fléau bien avant que d’autres en prennent connaissance et conscience. Le bilan de l’année 2020 conforte cette vision avec la mise hors d’état de nuire par les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) de 37 terroristes, dont 21 d’entre eux ont été abattus, 9 capturés et 7 autres se sont rendus aux autorités militaires, en sus de l’arrestation durant la même période de 108 éléments de soutien aux groupes terroristes.

    Un bilan évocateur sur le plan de la lutte antiterroriste. Car, on constate une nette diminution de l’activité terroriste en comparaison à l’année précédente (2019), où pas moins de 84 terroristes ont été mis hors d’état de nuire par les éléments de l’ANP, ainsi que l’arrestation de 245 éléments de soutien aux groupes terroristes et la reddition de 13 membres de familles de terroristes. Et les chiffres confortent cette thèse si on remonte plus dans le temps pour tirer une comparaison des bilans, plus consistants d’une année à l’autre. Non seulement les terroristes sont isolés et traqués jusque dans leurs derniers retranchements, mais il y a tout loisir de constater également que leur capacité de nuisance se trouve considérablement réduite.

    Les mauvais jours sont derrière nous, certes, mais l’expérience conseille qu’il ne faut jamais baisser la garde dans la lutte antiterroriste. Car, un seul terroriste en circulation est déjà de trop. Cependant, il est clair que les nouveaux défis sécuritaires de l’Algérie sont, aujourd’hui, multiples. Sur le plan intérieur le terrorisme a été très affaibli par les coups de boutoir des éléments de l’Armée, mais la menace terroriste reste plus préoccupante face aux mutations dangereuses dans le sens d’un redéploiement stratégique des terroristes dans le voisinage immédiat, aux frontières du pays, notamment dans la région du Sahel, faisant craindre une plus grande radicalisation de ses actions.

    Ainsi, hors cette menace terroriste dont la gestion est permanente et évolutive selon les nouveautés du terrain, le trafic de drogue, l’immigration clandestine et d’une manière générale la criminalité organisée transfrontalière constituent des défis sécuritaires majeurs pour l’Algérie durant les prochaines années. Le bilan de 2020 laisse entrevoir sur ce plan toute la réalité des nouveaux défis sécuritaires.

    En effet, dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et la sécurisation des frontières, on fait état de l’arrestation, en 2020, de 1028 narcotrafiquants, et la saisie d’énormes quantités de kif traité, estimées à plus de 703 quintaux, et près de 28 kilogramme de cocaïne, ainsi que plus de 3,5 millions de comprimés psychotropes.

    Sur le plan de la lutte contre l’immigration clandestine, qui ne révèle que la partie visible de l’iceberg, le bilan de l’ANP reste également révélateur quant à ces nouveaux défis sécuritaires, avec l’arrestation dans la même période de 8184 candidats à l’émigration clandestine via des embarcations de construction artisanale, et l’interception de 3085 immigrants clandestins de différentes nationalités.

    L’Algérie est-elle bien parée face à ces nouveaux défis sécuritaires ? Quand on parle de crime transfrontalier, cela exige une collaboration étroite entre les pays, voisins notamment, pour y faire face avec efficacité, et c’est ce qui manque affreusement dans cette équation.

    Le Quotidien d’Oran, 4 jan 2021

    Tags : Algérie, terrorisme, Libye, Mali, Sahel,

  • Maroc : Le Makhzen, véritable menace sur le Maghreb

    PAROLES D’OFFICIERS DISSIDENTS DE L’ARMÉE ROYALE : Le Makhzen, véritable menace sur le Maghreb

    Ils sont de plus en plus nombreux, ces anciens officiers de l’armée marocaine, entrés en dissidence avec le régime du Makhzen, à monter au créneau pour dénoncer les velléités de la maison militaire alaouite. Aujourd’hui, en effet, l’impact de la menace du pacte maroco-israélien, conclu récemment, sur la stabilité du Maghreb, est un secret de Polichinelle.
    Abderrahim El Mernissi, ancien officier des Forces armées royales marocaines (FAR) a mis en garde contre le « complot qui se trame contre l’Algérie » par l’entité israélienne et le régime marocain, soulignant que le Makhzen était devenu une « véritable menace pour la sécurité et la stabilité du Maghreb ».
    « Le plus grand ennemi qui menace la stabilité dans la région du Maghreb est la monarchie marocaine, surtout après avoir ouvert la voie à l’entité sioniste avec tous les risques sécuritaires et socioéconomiques que ce pas implique pour le Maroc mais aussi pour ses pays voisins », a indiqué Abderrahim El Mernissi dans une déclaration à l’APS depuis la capitale française, Paris.
    Pour M. Abderrahim El Mernissi, l’Algérie est « la cible principale de cette normalisation, car elle constitue le plus grand obstacle face à l’entité israélienne qui tente de diverses manières, depuis des années, d’entamer sa stabilité », relevant que « les positions historiques de l’État algérien face aux desseins sionistes et son soutien aux mouvements de libération l’ont placée au cœur des conspirations israéliennes ». Il a également relevé « le danger des groupes extrémistes soutenus par l’entité israélienne en Afrique du Nord qui menacent la sécurité de toute la région », a-t-il fait remarquer ajoutant qu’ »Israël, avec la complicité du Makhzen, jouera toutes les cartes afin de semer la destruction dans la région qui ne supportera pas davantage de tensions ». « C’est le régime marocain qui est à l’origine de la dégradation que connait le Maroc et non pas l’Algérie », a-t-il affirmé , soulignant que « l’Algérie n’a pas ramené l’entité sioniste au Maroc et ne s’adonne pas au trafic de drogue, mais elle est plutôt le seul pays du Maghreb qui soutient toujours les peuples opprimés ».
    Selon lui la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste accélèrera la chute de la monarchie marocaine car le » régime marocain est à la veille d’une chute historique « .
    « Menacées, les familles des soldats réduites au silence »
    Évoquant la situation militaire au Sahara occidental l’ancien officier des FAR , révèle que » Le Maroc tente de cacher la vérité sur le terrain ainsi que les pertes que subit son armée « .
    » Il y a un grande black out sur la guerre au point où les familles des soldats ont été menacées pour garder le silence quant aux décès de leurs enfants sous couvert de la sécurité nationale » , a-t-il encore révélé.
    Cependant, ajoute-t-il le black out n’est plus de mise à l’ère du numérique et des réseaux sociaux où l’on parle des pertes humaines et matérielles infligées par l’armée sahraouie dans les rangs des militaires marocains. Il a estimé que la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu, le 13 novembre dernier constituait pour le Maroc une «erreur stratégique fatale», a-t-il souligné, qualifiant l’action du Maroc à El-Guerguerat de «crime odieux» dont la responsabilité incombe aux dirigeants marocains. De son côté, Farid Boukas, chercheur, journaliste et ex-agent des services de renseignements marocains, a évoqué sur sa page Facebook une « baisse de confiance et de sérénité au sein du commandement de l’armée marocaine » après le déclenchement de la 2e guerre au Sahara occidental. Il a parlé sur sa chaîne youtube et sa page Facebook, du recrutement de 600 agents du Makhzen chargés de lancer des campagnes d’intox et de désinformation à travers les réseaux sociaux et de dénigrer la cause sahraouie, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc.
    L’ancien agent des renseignements marocains a, lui aussi, révélé, citant des sources fiables, que l’armée marocaine a transféré plusieurs de ses soldats gravement blessés lors des affrontements militaires avec l’armée sahraouie vers les hôpitaux de Dakhla et de Smara occupées » dans la discrétion la plus totale et camouflant la réalité de leur état. » Farid Boukas a également parlé de plusieurs cas de désertions et de désobéissance dans les casernes marocaines des territoires occupés mais aussi au Maroc » et la » mise sur écoute de plusieurs officiers » marocains. Il a aussi évoqué les difficultés pour le commandement militaire marocain de dépêcher suffisamment de troupes au Sahara occidental et de graves problèmes de logistique dont l’armement et les munitions .
    Comme beaucoup d’opposants marocains et de nombreux anciens officiers marocains réfugiés à l’étranger, il a évoqué les pressions exercées sur lui par les services de renseignements marocains et les campagnes de diffamation menées sur les réseaux sociaux à leur encontre .
    M. Bendib
    #SaharaOccidental #Maroc #Makhzen #Maghreb  #Israël #Normalisation #Algérie
  • Maroc-Israèl: Le makhzen va regretter ses relations avec le sioniste

    Le président de l’Observatoire Marocain Ahmed Wihame, averti d’emblée le danger qui menace la stabilité du maroc et de l’algerie. Ahmed Wihame, appel les peuples du Maghreb à contrer les plans sionistes qui vise la destabilisation de toute la région de l’Afrique du Nord.

    « Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille France, affirmant que l’Algérie est juive et française. Pour le militant marocain, il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain.
    Les prémices du chao des pays maghrébins
    Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de l’Etat d’Israël au Royaume du Maroc. Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation. S’agissant les revendications des « juifs marocains » relatives à la récupération de « leurs biens au Maroc » en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée.
    Ferhath Fekrach/APS
    Algérie62, 4 jan 2021
    Tags : Algérie, Maroc, Maghreb, Israël, Normalisation, Sahara Occidental, 
  • Maroc Leaks : Comment la Fox News a été manipulée contre l’Algérie

    Ben Evansky est un journaliste américain travaillant pour la Fox News. Il a une relation très étroite avec la DGED. Dans le cadre de ses services pour les services secrets américains, il a interchangé de dizaines de courriers électroniques qui ont été récupérés dans la boîte mail de Mourad El Ghoul, le directeur de cabinet de Yassine Mansouri.

    Evansky a été sollicité par Ahmed Charai pour écrire un article sur le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK). Dans ce but, il a été mis en contact avec Ferhat Mehenni. L’article sur le MAK a été publié sur la Fox News sous le titre de « New Ally in the War Against Al Qaeda? » (Nouvel allié dans la guerre contre Al Qaïda).

    L’article est inspiré d’un autre publié sur le site Kabyle.com. Ce dernier a été supprimé, mais une copie est disponible ici.

    Suite à l’apparition de cette publication sur le site de la Fox News, Ahmed Charaï a adressé un message à son patron Yassine Mansouri dans lequel il jubilait à l’idée de voir l’Algérie s’enfoncer dans le chaos.

    D’autres articles publiés par Ben Evansky pour la Fox News:

    Algeria’s Minority Group Demands Autonomy, Sparking Stability Concerns of Another Arab Ally

    Text of Kabyles Calls for Autonomy

    Source : Maroc Leaks, 4 jan 2021

    Tags : Maroc, Algérie, Etats-Unis, Fox News, Kabylie, Ferhat Mehenni,

  • Maroc : 4ème année de silence sur le sort de la princesse Lalla Salma

    Sa disparition a entamé sa 4ème année et toujours sans nouvelle de la princesse Lalla Salma, l’épouse du roi du Maroc. Une réalité que le palais tente de cacher avec des flashes d’infos dont la crédibilité est mise en cause en raison de l’absence de preuves illustratives. A aucun moment, le pouvoir n’a pensé à apporter des preuves de vie de la princesse disparue pour des raisons aussi mystérieuses qu’inquiétantes. Une attitude officielle qui contribue à alimenter toutes les rumeurs sur le sort de la première dame du royaume.

    Pour rappel, la dernière apparition de la princesse Lalla Salma remonte au 12 décembre 2017 lors d’un événement culturel organisé pour rendre hommage au peintre Mohamed Amine Demnati, à Rabat. Le sujet est un tabou au Maroc. Celui qui en parlera risque gros.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma,

  • Algérie : Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée

    Il a toujours entretenu un certain mystère autour de sa personne. Durant la décennie noire, des médias lui prêtaient souvent des déclarations dans un but purement commercial, puisque la simple évocation de son nom à la Une suffisait dans cette période pour attirer le lecteur, mais en prenant la précaution de revoir minutieusement ce qu’ils allaient publier. Des histoires parfois fantasmagoriques ont été racontées sur lui, sans qu’il n’intervienne une seule fois pour déconstruire le « mythe » bâti autour de sa présence-absence. Il a fallu attendre 2015 pour que l’atmosphère surréaliste entourant le personnage se dissipe quelque peu sans répondre pour autant aux innombrables questions posées sur son compte par une opinion publique livrée aux rumeurs.

    Lui, c’est Mohamed Mediene, connu sous le nom de Toufik, ex-patron du DRS, devenu subitement justiciable comme n’importe quel algérien, et qui vient de s’exprimer publiquement, après son acquittement dans l’affaire du « complot contre l’autorité de l’Etat et de l’armée ». Ses propos ont été rapportés exclusivement, conformément à une tradition établie depuis le début des années 90, par les quotidiens El Watan et El Khabar. Mais qu’a-t-il dit au juste ? « Un jour peut-être, je parlerai de ce qui m’a amené ici », a-t-il concédé, maintenant un suspense, qui va encore alimenter les spéculations pendant de longues années.

    « Comment pourrais-je être accusé de complot contre l’autorité de l’Etat, alors que la rencontre a eu lieu avec le frère et conseiller du président encore en exercice », s’est-il interrogé, avant de faire savoir qu’ « avec les événements que traversait le pays, Saïd Bouteflika a voulu nous voir pour nous demander notre avis sur la situation », sans expliquer le pourquoi du choix des personnes, qui ont assisté à la réunion tenue fin mars à la villa Dar El Afia, et à laquelle ont assisté en plus de Toufik, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune.

    « Je me suis dit que c’est une occasion pour dire ce que je pense ». « Vous pouvez me dire de quoi vous mêlez-vous, mais à cette époque, tout le monde était appelé à intervenir pour trouver une solution à la crise ». « Le but était d’échanger les avis ». Des flashs d’informations, que l’ex-patron des renseignements essaie de prolonger, en justifiant sa présence à la réunion par le fait que Saïd Bouteflika « incarnait le pouvoir », en sa qualité de « frère et de conseiller du président encore en poste ».

    Selon lui, une situation tout à fait « naturelle » où il s’était prononcé pour un changement du gouvernement avec à sa tête un Premier ministre, crédible et accepté par le peuple, doté de larges prérogatives. Complot contre l’Etat et l’armée ? Toufik s’abstient d’épiloguer, indiquant cependant que la réunion se tenait dans une résidence appartenant à l’armée. « Moi-même j’ai dit à Saïd Bouteflika qu’il faut parler avec le chef d’état-major, Gaïd Salah. Pour moi, tout cela était normal », déclarant tout ignorer à propos de la lettre de limogeage de l’ancien chef d’état-major de l’armée, mais assumant l’appel lancé à Liamine Zeroual pour diriger une période de transition. « C’était mon idée. On a aussi parlé d’autres personnalités, mais c’est le nom de Liamine Zeroual qui a fait consensus », a répondu Toufik au juge, selon les deux quotidiens. Quel était la réponse de l’ancien chef de l’Etat ? « Pour moi, il n’avait pas refusé, mais il a fini par le faire. (…) Je ne sais pas (pourquoi). Je ne l’ai pas revu. L’essentiel, c’est qu’il était la personnalité principale qui a été proposée », a-t-il souligné.

    Quant à Athmane Tartag, ses propos sont allés dans le même sens que son prédécesseur à la tête du DRS, sauf qu’il a fait une allusion lourde de conséquences. « Comment puis-je accepter qu’à la fin de ma carrière on m’accuse de complot ? Le traître, c’est celui qui en a décidé ainsi. Lorsque l’Algérie avait besoin de nous, on a donné tout ce qui était possible pour ne pas la laisser tomber durant les années 90. Qui a parlé de complot ? Pensez-vous que le général Toufik puisse comploter ? Le vrai traître, c’est celui qui l’a dit », a-t-il accusé. Sans commentaire !

    En ce qui concerne Saïd Bouteflika, dont les propos ont été rapportés par les deux quotidiens, les seuls autorisés à assister au procès, faut-il le signaler, il a révélé que son frère est assigné à résidence. Selon son témoignage, Abdelaziz Bouteflika est en résidence surveillée. « Je répète, en résidence surveillée », a-t-il ajouté, avant de préciser que le président déchu « est toujours vivant ». Rejetant toutes les accusations portées contre lui, il a toutefois déclaré observer le silence pour « ne pas blesser » !

    Synthèse Mohamed M.

    L’Est Républicain, 4 jan 2021

    Tags : Algérie, Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, Mohamed Mediene, Athmane Tartag,

  • Les accords d’Abraham ont sapé la paix indispensable avec les Palestiniens


    Par Ghassan Michel Rubeiz

    Depuis de nombreuses décennies, je préconise la paix entre Israël et les Palestiniens. ( Justice et Intifada: les Palestiniens et les Israéliens parlent de la paix, Friendship Press, 1991; Unified in Hope: les Arabes et les Juifs parlent de la paix , publications du COE, 1987). Malheureusement, j’ai vu le «processus de paix» être exploité, maintes et maintes fois, avec des tactiques évolutives pour adoucir les attitudes envers l’injustice.

    Il est difficile d’imaginer que quelque chose de bon puisse sortir d’un projet politique dirigé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, gardien du statu quo, le président américain le plus unilatéraliste Donald Trump et certains dirigeants imprudents du Golfe arabe. Pourtant, le dernier produit de «paix» au Moyen-Orient récemment sorti de Tel-Aviv, de Washington et du Golfe a reçu une réaction plutôt favorable dans les médias occidentaux.

    Je parle des soi-disant accords d’Abraham, une récente vague d’accords de «normalisation» entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc. Ces accords ont été intelligemment conçus pour influencer l’opinion publique. Ils sont présentés comme des initiatives de paix, de réconciliation (entre les communautés religieuses) et de mesures de défense justifiables contre un adversaire «belligérant» commun, à savoir l’Iran.

    Tout en critiquant surtout le président Trump, les médias occidentaux ont été indulgents envers le président américain en ce qui concerne sa politique sur Israël. Et pour les accords d’Abraham, les commentateurs américains ont donné un soutien inhabituel; le message de «paix» a été efficace. Pour illustrer, dans le numéro du 1er janvier du Washington Post, Marc A. Thiessen met en évidence les 10 meilleures choses que Trump a faites en 2020. Le chroniqueur affirme que Trump a «transformé le Moyen-Orient» avec les accords d’Abraham: le président américain a «négocié» quatre Les accords de paix israéliens. Une telle réalisation «digne d’un prix Nobel» a démontré qu’il pouvait y avoir «une paix séparée sans les Palestiniens». Le parti pris de Thiessen devient clair quand on regarde le reste ses 10 «meilleures choses»; la réalisation la plus étonnante répertoriée est «l’amélioration de la vie d’une majorité d’Américains ».Comme le reste des analystes qui trouvent des signes d ‘«espoir» dans ces accords, Thiessen n’explique pas comment Israël fait progresser la paix dans la région. En ignorant le fait qui donne à réfléchir que la population palestinienne sous la sphère de contrôle d’Israël – c’est-à-dire ceux qui vivent entre le Jourdain et la mer Méditerranée – a déjà dépassé la population juive israélienne? L’apartheid doit-il être ignoré à jamais? Comment parvenir à la paix en élargissant constamment les colonies, en élargissant les annexions, en promulguant deux poids deux mesures et en violant les accords internationaux établis sur la guerre et la gouvernance? Cliquez ici .

    On se demande comment Abraham-ic (œcuménique) sont ces accords. Le nom biblique Abraham est généralement utilisé pour mettre en évidence les points communs entre les trois religions monothéistes enracinées au Moyen-Orient: le judaïsme, le christianisme et l’islam. Les accords qui lient Israël fort à quatre pays arabes sunnites peu sûrs, censés affronter la République islamique (chiite) d’Iran, ne sont pas en harmonie avec l’esprit du patriarche de l’Ancien Testament. Abraham des temps modernes parle d’œcuménisme, pas d’accords politiques.
     
    Et dans quelle mesure ces actes de normalisation sont-ils «normaux»? Les accords d’Abraham ne constituent pas un véritable mouvement de réconciliation entre Arabes et Juifs, comme ses auteurs le prétendent. Il n’y a absolument aucun remède contre les tensions régionales, ce que font ces accords. Depuis que ces accords ont émergé, les observateurs internationaux ont regardé si Trump et / ou Netanyahu lanceraient une attaque aérienne sur les sites nucléaires iraniens. Washington et Tel Aviv poussent de plus en plus Téhéran à riposter, peut-être pour préparer le terrain à une contre-attaque collective contre la République islamique. Regardez les nouvelles quotidiennes au cours des prochaines semaines alors que Trump et Netanyahu cherchent des moyens de maintenir la légitimité, le pouvoir et l’influence.  Cliquez ici .

    Chacun des cinq États impliqués dans les accords d’Abraham a ses propres raisons de normalisation. Israël parvient à détourner l’attention du monde de son occupation en concluant des «accords» de paix avec des «Arabes modérés», c’est-à-dire des sunnites non palestiniens. Bahreïn cherche à s’abriter de l’Iran et de la montée des troubles intérieurs; à Manama, la royauté sunnite règne sur une population majoritairement chiite. Le Maroc se normalise avec Israël, en partie, afin de recevoir la reconnaissance par le président Trump de sa prétendue souveraineté sur le territoire du Sahara occidental. Washington récompense le Soudan pour sa normalisation en le retirant de la liste des États terroristes. Et Washington récompense la conformité des Émirats arabes unis en vendant à Abu Dhabi des armes lourdes et meurtrières que les émirats fragiles ont utilisé imprudemment dans la guerre désastreuse au Yémen. Cliquez ici .

    En résumé, les accords de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc sont en fait des actes de normalisation de l’injustice.

    Le printemps arabe sert de toile de fond aux accords d’Abraham. Les accords ressemblent à des mesures désespérées de la part de régimes arabes du Golfe très peu sûrs qui cherchent la protection d’un État colonial puissant. Et Israël, ironiquement l’agence de l’abri et du confort, légitime son occupation tout en se mobilisant avec les nations arabes sunnites contre l’Iran chiite.

    Marc A. Thiessen rêve-t-il d’un prix Nobel pour les accords d’Abraham?

    The Arab Daily News, 3 jan 2021

    Tags : Proche Orient, Palestine, Israël, normalisation, Maroc, Soudan, Emirats Arabes Unis, EAU, UAE, Sahara Occidental, Iran, sunnistes, chiites,

  • Maroc : un bateau porte-voitures ukrainien attaqué par des voleurs à Casablanca (photos)

    Le bateau porte-voitures ukrainien Viking Diamond est arrivé le 1er janvier au port de Casablanca, au Maroc. Lors de son amarrage, il a été abordé par des voleurs armés de couteaux et de bâtons. Loin de succomber dans la panique, l’équipage, composé principalement de marins ukrainiens d’Odessa, s’est battu contre les voleurs avec ce qui était à portée de main. 

    La police est arrivée juste au moment où les malfrats se disposaient à prendre la fuite. Plusieurs membres du gang ont été arrêtés par les forces de sécurité et les membres de l’équipage s’en sont sortis sains et saufs. Le bateau est parti le lendemain.

    Source : Maritime Bulletin, 3 jan 2021

    Tags : Maroc, Viking Diamond, vol, Casablanca, Ukraine, bateaux, porte-voitures,

  • Maroc : Mélissa Theuriau angoissée par le test «PCR marocain» de son mari Jamel Debbouze… rire!


    Alors que Jamel Debbouze effectuait un test de salive pour détecter la présence ou non de Covid-19 dans son corps, Mélissa Theuriau a filmé la scène en story Instagram, visiblement heureuse de ne pas être à sa place.

    Dans la story Instagram de ce 2 janvier 2021, Mélissa Theuriau a partagé une courte vidéo sur laquelle on peut voir son mari Jamel Debbouze, face à un homme en combinaison médicale bleue et masque FFP2 sur son visage. Ce dernier s’approche du comédien et lui prélève un échantillon de salive, vraisemblablement pour savoir s’il a Covid-19. Nous avons ensuite entendu la journaliste, exclamer craintif: « Ah non, mais je ne veux pas le faire moi – même … » Lorsque le test « PCR marocain », comme elle le décrit, est réalisée, Mélissa Theuriau écrit, avec humour: « Etes-vous allé dans son petit intestin ?? Oui!”

    Reste à savoir si ce test est vrai ou non… Pour information, le 18 septembre, la Haute Autorité de Santé s’est prononcée en faveur de l’utilisation de tests salivaires (baptisés EasyCov ) pour dépister le coronavirus, mais aussi pour leur remboursement. Ceux-ci sont plus faciles à réaliser que les tests PCR, mais moins efficaces. Quoi qu’il en soit, à en croire le coucher de soleil posté par Jamel Debbouze dans une histoire de réseau social ou la photo d’un palmier dévoilée par Mélissa Theuriau, le couple a fait le choix de passer le réveillon du Nouvel An au Maroc, avec la famille de l’acteur. La productrice du documentaire a également adressé tous ses vœux à ses 83700 abonnés.«Nous visons haut et bleu en 2021. Soyez heureux, captons chaque instant et savourons-le sans trop planifier demain. Du moins, c’est ce que 2020 nous aura appris. Prenons soin les uns des autres », écrit la jolie brune de 42 ans.

    Source : Inspired Travel, 3 jan 2021

    Tags : Jamel Debbouze, Mélisa Theuriau,

  • L'OTAN attise les tensions sur le Sahara Occidental occupé

    L’OTAN a enflammé les tensions en Afrique du Nord après que son site Web ait montré une carte avec la frontière marocaine s’étendant profondément dans le territoire occupé du Sahara occidental, a-t-on rapporté aujourd’hui.

    Le changement de frontière inattendu est apparu dans un article décrivant le programme de dotation pour l’amélioration de l’éducation en matière de défense de l’OTAN (Deep), paru pour la première fois le 14 décembre.
    Cela représente un changement par rapport aux cartes précédentes qui montrent le Maroc à l’intérieur des frontières reconnues par l’ONU, le Sahara occidental étant séparé de lui par une ligne.
    Il n’y a pas eu de déclaration officielle de l’OTAN annonçant un écart par rapport au consensus international écrasant sur le territoire, dont 80% est illégalement occupé par le Maroc.
    Mais la publication de la nouvelle carte est intervenue peu de temps après que les États-Unis aient reconnu les revendications du Maroc sur le Sahara occidental en échange de l’établissement de relations diplomatiques par Rabat avec Israël.
    Le Sahara occidental a été annexé par le Maroc et la Mauritanie en 1975 après la défaite des colonisateurs espagnols.
    Les deux nations ont signé les accords de Madrid avec le dictateur Francisco Franco en 1975 – une semaine avant sa mort.
    Le Front Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique avec un gouvernement en exil situé en Algérie.
    La Mauritanie a retiré ses forces en 1979, mais le Maroc a refusé de renoncer à sa revendication sur la terre, insistant sur le fait que le Sahara occidental faisait partie intégrante du pays.
    Mais une commission d’enquête des Nations Unies a constaté que «la majorité de la population du Sahara espagnol était manifestement en faveur de l’indépendance».
    Et la Cour internationale de justice a rendu un verdict accablant rejetant la revendication du Maroc de souveraineté historique précoloniale.
    En 1991, l’ONU a négocié un cessez-le-feu sur la base que le Maroc organiserait un référendum sur l’indépendance.
    Mais le Maroc a renié l’accord et les promesses ultérieures, offrant à la place une autonomie régionale à la dernière colonie africaine.
    L’OTAN a été contactée pour commentaires.
    Morning Star, 3 jan 2021
    #Maroc #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #OTAN #NATO