Author: xnalgrtayache58

  • Un “contrat de communication” de 700.000 euros lie le Maroc au magazine Jeune Afrique (Facture)

    Jeune Afrique a souvent été qualifié de « caisse de résonance de la FrançAfrique », « journal corrompu », « bras armé de la Françafrique », « sac à merde »… Ses accointances avec les régimes dictatoriaux africains qui s’obstinent à pérenniser leur rôle de négriers de la France n’est plus à prouver. Ceux-ci payent cher pour rester au pouvoir.

    Parmi les régimes qui font recours aux services de Jeune Afrique se trouve la monarchie médiévale du Maroc. Voici une facture trouvée parmi les documents confidentiels des services secrets marocains:

    ’’JEUNE AFRIQUE’’ OU ’’FRANÇAFRIQUE’’

    Par Mountaga Fané Kantéka

    Toujours dans son petit mais explosif livre, ’’FRANCE-AFRIQUE / LE CRIME CONTINUE ’’(tahin party, 2000), l’auteur français FRANÇOIS XAVIER VERSCHAVE précise :
    « Ce que j’ai appelé la ‘’FRANÇAFRIQUE’’, c’est ce SYSTÈME DE CONNIVENCES entre des potentats africains et le conglomérat de leurs parrains français, politiques, militaires et financiers. »

    Ce système de « CONNIVENCES FRANCO-AFRICAINES » au détriment des peuples africains a été sournoisement conçu pour FAIRE ÉCHEC au mouvement de DÉCOLONISATION imposé à la France, après la 2e guerre mondiale, par les deux grandes puissances de l’époque : les ÉTATS-UNIS et l’ex URSS. Et c’est pour maintenir en vie ce système de connivences que ’’JEUNE AFRIQUE’’ existe. Si bien que, ’’FRANCE-AFRIQUE’’ ou ’’FRANÇAFRIQUE’’, sans jeu de mots, serait un nom beaucoup plus approprié à ce canard dont le proprio « arabe exilé en France » Béchir Ben Yahmed se fait du beurre et des peanuts sur le dos des Nègres d’Afrique.

    Pour mieux comprendre la situation, un bref historique s’impose.

    LES DÉBUTS DE LA ’’FRANÇAFRIQUE’’

    Pressé par ses alliés américains et soviétiques, à se défaire des mamelles qui nourrissent son pays depuis des décennies, le président français de l’époque, le GÉNÉRAL DE GAULLE, décida en désespoir de cause, de monter, en 1958, une stratégie en vue de la « CONFISCATION DES INDÉPENDANCES AFRICAINES ». Pour cela, le mythique Général français alla tirer de son tiroir un sinistre individu du nom de JACQUES FOCCART. Un Oiseau de proie entièrement dévoué aux affaires suspectes de la République, « ayant une disponibilité totale, sans domaine réservé à l’intimité, aux enfants, à une vie de famille » (comme le décrivent les journalistes français ANTOINE GLASER et l’énigmatique STEPHEN SMITH dans leur ouvrage intitulé ’’CES MESSIEURS AFRIQUE / DES RÉSEAUX AUX LOBBIES’’). Un lugubre personnage qui était pour De Gaulle « l’homme de l’ombre, mais surtout l’estafier, le valet d’armes portant le manteau et la lance du chevalier, lui mettant le pied à l’étrier », travaillant pour le « chef historique et sa »mission » — la grandeur de la France et son rang dans le monde — en se servant de l’État comme ‘’État-moyen’’ », comme le rappellent encore les deux journalistes français.

    C’est à ce LAQUAIS DU GAULLISME — JACQUES FOCCART —, mort sans laisser d’héritier, que fut confiée la SALE MISSION de maintenir coûte que coûte l’Afrique sous le giron de l’Empire colonial français. À l’époque, il dirigeait les SERVICES SECRETS FRANÇAIS, supervisait les nominations aux principaux postes du parti gaulliste et de l’État et assurait aussi le financement du parti du Général. Vis à vis de l’Afrique, il devait atteindre les TROIS OBJECTIFS ainsi énumérés par Verschave :

    • GARDER un CORTÈGE D’ÉTATS-CLIENTS (africains) pour permettre à la France de conserver son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.
    • Assurer à la France l’ACCÈS AUX MATIÈRES PREMIÈRES STRATÉGIQUES AFRICAINES, comme l’Uranium pour la fabrication de la BOMBE ATOMIQUE, le pétrole et les cultures de rente (cacao, banane, café).
    • DÉTOURNER ces rentes pour FINANCER DES PARTIS POLITIQUES français siégeant au gouvernement

    C’est ainsi que les « anciennes colonies françaises » de l’AFRIQUE SUBSAHARIENNE passèrent de l’illusion d’indépendance aux supplices du néocolonialisme. À l’exception de la GUINÉE-CONAKRY du digne leader AHMED SÉKOU TOURÉ qui avait été le seul à opposer un catégorique « NON! » à la première tentative de récupération française empruntant le trompeur nom de « COMMUNAUTÉ FRANÇAISE ». Ainsi furent sabordés tous les efforts d’émancipation et de libération de ces « nouveaux pays » africains, comme on le verra brièvement dans un chapitre approprié…

    L’ENTRÉE EN JEU DE ’’JEUNE AFRIQUE’’

    « HASARD » ou NÉCESSITÉ, un curieux phénomène veut que la mise sur pied de cette politique de CONFISCATION de l’INDÉPENDANCE NÉGRO-AFRICAINE coïncide étrangement avec la naissance du journal ’’JEUNE AFRIQUE’’, fondé le 17 Octobre 1960 à Paris par le Tunisien BÉCHIR BEN YAHMED.

    Commençons d’abord par relever la PÉJORATIVE APPELLATION « JEUNE AFRIQUE » qui sous-entend ce SINISTRE PATERNALISME dont le colon français n’arrivera jamais à se défaire, voulant toujours faire croire que l’Afrique — vieille de plusieurs millénaires et berceau de l’Humanité et de la civilisation — n’a existé qu’avec sa venue. Lui qui n’a qu’une histoire d’à peine quelques siècles. Lui qui n’a commencé à exister qu’avec son contact avec l’Afrique.

    Ensuite, sans rentrer dans les détails quant à la non-existence du « HASARD » — surtout en matière de politique — , disons que la création de ce canard néocolonialiste relève de tout, sauf du « HASARD ». C’est encore VERSCHAVE qui lève le voile sur ce point : « Vous savez que le JOURNAL FRANCO-AFRICAIN JEUNE AFRIQUE est devenu le LÉGATAIRE UNIVERSEL des œuvres de JACQUES FOCCART! Dans ses MÉMOIRES, celui-ci explique que, depuis 1983, il mangeait tous les mois avec BÉCHIR BEN YAHMED, le patron de Jeune Afrique. Ce »MARIAGE » est le plus ancien et le plus connu… » (sic)

    Que peut-on rajouter à cette CONFESSION NON ÉQUIVOQUE? Sinon rappeler que ce « mariage » entre le FAUCON FOCCART et le VAUTOUR BEN YAHMED, cette UNION INCESTUEUSE entre le PRÉDATEUR et le CHAROGNARD – l’un abattant la victime pour se sustenter de sa chair fraîche, l’autre se repaissant des miettes de sa charogne – remonte bien plus longtemps que ce que le premier affirme dans ses mémoires, c’est à dire, à l’origine même de la ’’FRANÇAFRIQUE’’, de 1958 à 1960.
    Et bien plus loin encore quand on remonte à l’ORIGINE MÊME DU MAL, si l’on sait que bien longtemps avant la colonisation, ce sont les ESCLAVAGISTES ARABES ET ARABO-BERBÈRES qui servirent de RELAIS aux premiers esclavagistes occidentaux pour l’IMPLANTATION de la TRAITE ATLANTIQUE qui paracheva la chute de l’Afrique noire, en facilitant grandement sa CAPTURE par les colons aidés de leurs NÈGRES RENÉGATS…

    S’il faut appeler le chat par son nom, cela fait plusieurs siècles que ces deux peuples de LEUCODERMES – tous deux ayant une ORIGINE INDO-EUROPÉENNE – se sont mis ensemble pour FOURRER LES NÈGRES d’Afrique! Pour dire les choses encore plus clairement, le RACISME MAGHRÉBIN à l’égard des Noirs est encore PLUS VIRULENT et PLUS HYPOCRITE que celui des Français. Ces Maghrébins qui désignent les NOIRS avec le méprisant qualificatif de « KAHELOUCH ».

    Un SONDAGE RÉCENT sur le RACISME AU QUÉBEC, effectué par Léger Marketing, a révélé que CE SONT LES « ARABES » (MAGHRÉBINS) QUI SONT LES PLUS HOSTILES AUX NOIRS. Et nous avons pu le vérifier à plusieurs égards. Sans nous attarder sur les raisons d’une telle OBSESSION, nous avons aussi remarqué cet OPPORTUNISME DÉSESPÉRÉ qui les pousse vers nous QUAND ILS SE SENTENT REJETÉS PAR LES OCCIDENTAUX. Ils SE RABATTENT alors SUR LES NOIRS au nom d’une DOUTEUSE « FRATERNITÉ MUSULMANE ». Un ISLAM qui, du reste, est bien plus scrupuleusement observé en Afrique noire qu’au Maghreb, une religion qui ne s’est IMPOSÉE au Maghreb que par la FORCE DE L’ÉPÉE. Parce que les Maghrébins y étaient les plus hostiles, comme nous l’enseigne l’HISTOIRE DE LA CONQUÊTE MUSULMANE…

    Par ailleurs, nous savons aussi qu’ENTRE EUX-MÊMES, ils se détestent comme CHIENS ET CHATS. Sans compter le MÉPRIS qu’ils inspirent aux LIBANAIS et aux autres AUTHENTIQUES « ARABES DE L’ARABIE » qui, je le rappelle encore, doivent beaucoup aux Noirs pour leur culture, leur langue et leur religion. Pas seulement à cause du Nègre BILAL, mais le contexte sociopolitique même de l’ARABIE HEUREUSE, entièrement façonné par des NOIRS SABÉENS à qui sont venus se mélanger les tribus blanches et nomades JECTANIDES. À bien des égards, les Noirs d’Afrique sont plus proches des Arabes authentiques que les Maghrébins qui, rappelons-le derechef, sont des INDO-EUROPÉENS venus s’installer en Afrique sur des vestiges de cultures nègres. Certains d’entre eux sont assez honnêtes et assez cultivés pour le reconnaître. Ce sont plutôt les plus incultes ou les semi-lettrés qui font du boucan sur du vide, s’identifiant à l’Arabe et à un Islam dont ils ignorent les tenants et les aboutissants…

    Pour en revenir à BÉCHIR BEN YAHMED, ceux qui lisent ’’JEUNE AFRIQUE’’ auront remarqué dans le SOMMAIRE, que ce journal fait une DISTINCTION entre les RUBRIQUES consacrées d’une part à l’ »AFRIQUE SUBSAHARIENNE » et d’autre part au ’’MAGHREB ET MOYEN-ORIENT’’, comme si le Maghreb était un continent à part, faisant corps avec le Moyen-Orient. Cet hallucinant détail témoigne aussi de cet esprit de démarcation reposant sur la différence de couleur. On peut d’ailleurs s’étonner pourquoi jusqu’à présent aucun dirigeant africain (pourvoyeur de fonds) ne s’est révolté contre cet INSOLENT RACISME DÉCLARÉ.
    Tant qu’à faire, pourquoi l’« Arabe » Béchir Ben Yahmed ne change pas le nom de son journal en ’’JEUNE MAGHREB-MOYEN-ORIENT’’ ou ’’JEUNE ARABIE-BERBÉRIE’’ ou ’’ JEUNE JOURNAL FRANCO-ARABO-BERBÈRE’’? S’il est honnête avec lui-même, c’est ce qu’il devrait faire!

    QUELQUES ANECDOTES EN GUISE D’ILLUSTRATIONS D’UNE PUANTE MENTALITÉ

    Multiples sont les expériences douloureuses que les Noirs ont endurées de la part de ce peuple. Je me souviens encore d’une anecdote concernant le célèbre footballeur algérien RABAT MADJER qui, lors d’une COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS, à la suite d’un problème d’arbitrage s’était emporté contre tous les Noirs en proférant des propos du genre : « C’est une Coupe de Nègres! Je me demande même pourquoi on y participe. On devrait plutôt participer à la Coupe d’Europe des Nations. » (je cite de mémoire). C’était dans les années 80 (vers la fin). Pourtant, le NEZ ÉPATÉ et le FACIÈS même de MADJER, l’apparentent plus à un NÈGRE qu’autre chose.

    J’ai été témoin d’une réaction semblable à Montréal, lors du visionnement d’un match de Coupe d’Afrique entre la TUNISIE et le NIGÉRIA dans un BAR MAGHRÉBIN situé sur la rue Jean-Talon (dans le quartier ’’Petit Maghreb’’). À la suite de la victoire tunisienne, un TUNISIEN surexcité se mit à tenir ce discours : « Ce n’est plus un pays africain qu’il nous faut! Qu’ils se mettent tous ensemble ces Africains et on va les battre! » (sic) Estomaqué par une telle énormité, je me contentai de lui demander : « Tu n’es pas un Africain toi? » Pas de réponse! Et que pouvait-il répondre d’ailleurs?

    Je me souviens également du traitement méprisant réservé aux Noirs par les HÔTESSES DE L’AIR MAGHRÉBINES, lors des voyages avec ROYAL AIR MAROC, AIR ALGER ou TUNIS AIR. Et aussi la volonté exprimée, un moment, par le Maroc d’adhérer à la COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE.
    Pendant qu’on y est, POURQUOI LES MAGHRÉBINS N’ABANDONNENT-ILS PAS L’AFRIQUE AUX « AFRICAINS » ET RETOURNENT S’INSTALLER EN EUROPE AVEC LEURS « FRÈRES INDO-EUROPÉENS »?

    On ne peut quand même pas prétendre à la fois au BEURRE, à l’ARGENT DU BEURRE et au CUL DE LA CRÉMIÈRE! On pourrait longtemps épiloguer sur la question. Toujours est-il que l’ABSENCE DE LA HONTE chez l’être humain, peut le pousser à bien d’égarements! QUAND ON N’EST PAS COHÉRENT AVEC SOI-MÊME, c’est cela qui amène tous les DÉBOIRES!
    J’ai entendu bien des fois en France, des FRANÇAIS me dire : « ON N’A RIEN CONTRE LES NOIRS! MAIS, LES MAGHRÉBINS, ON NE PEUT PAS LES SENTIR! » (sic) Mais, je n’avais jamais prêté une oreille complaisante à ce genre de propos que je jugeais fallacieux, convaincu que j’étais, à l’époque, que c’est parce que les Maghrébins étaient « moins dociles, plus fiers et plus conscients de leur histoire que les Noirs » qu’ils étaient détestés par les Français, mus par un sentiment de vengeance. Et c’est cet argument que je déployais contre ces Français qui me faisaient ces confidences de toute bonne foi. J’avais même mentionné cet argument de la « fierté maghrébine » dans mon essai intitulé ’’CONSCIENCE NÈGRE ET PROBLÈME NÈGRE ’’ (1995)…

    Mais, aujourd’hui, avec le recul et toutes les expériences accumulées en la matière, je vois le PROBLÈME MAGHRÉBIN sous un nouvel angle. Et je reviendrai certainement un jour sur cette préoccupante question dans un OUVRAGE PLUS ÉTOFFÉ…

    C’est ce même ÉTAT D’ESPRIT – infestant la CONSCIENCE COLLECTIVE MAGHRÉBINE – qui anime la démarche de JEUNE AFRIQUE et de son propriétaire Maghrébin, BÉCHIR BEN YAHMED, à l’égard de l’Afrique et des Africains au sud du Sahara…

    BREF APERÇU SUR LA POLITIQUE DE DÉVASTATION DE LA FRANÇAFRIQUE

    Ce NÉOCOLONIALISME FRANÇAIS, ayant pour nom FRANÇAFRIQUE et pour instrument JEUNE AFRIQUE, depuis un demi-siècle, n’a épargné rien à son pouvoir pour faire passer les « nouveaux pays » de l’Afrique subsaharienne de l’illusion d’indépendances aux supplices de l’INCARCÉRATION. Des supplices empruntant plusieurs techniques dont la promotion d’un certain nombre de minables DIRIGEANTS AFRICAINS au rang des « AMIS DE LA FRANCE », à travers notamment des ÉLECTIONS TRUQUÉES, évoquées avec quelques détails par Verschave.
    Il s’agissait aussi de bloquer toutes les tentatives de fédération des États africains, saborder tous les efforts africains de regroupements pour créer un ÉTAT AFRICAIN FORT, comme en témoigne l’échec de la « FÉDÉRATION DU MALI » autour du Malien MODIBO KÉITA, du Guinéen AHMED SÉKOU TOURÉ et du Sénégalais LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR, le TRAÎTRE et « AMI DE LA FRANCE » qui servit d’instrument au parrain français pour faire avorter cette salutaire initiative. Aux dépens des peuples malien, guinéen et sénégalais. Ce même Senghor – un ASSIMILÉ NOTOIRE – qui a PERSÉCUTÉ son compatriote panafricaniste CHEIKH ANTA DIOP jusque dans sa tombe.

    Il s’agissait aussi d’inciter ces « Amis de la France », comme HOUPHOUET BOIGNY de la Côte d’ivoire (et encore Senghor), à déclarer une guerre sournoise à la Guinée du « rebelle » Sékou Touré, et à faire montre d’un TRIBALISME SAUVAGE, jurant avec l’histoire de la sous-région, faisant notamment dire à HOUPHOUET BOIGNY que « la Côte d’Ivoire ne sera pas la VACHE LAITIÈRE DE L’AFRIQUE » (sic). La Côte d’Ivoire n’a pas été la vache laitière de l’Afrique, mais la vache laitière de la France qui l’a traite jusqu’à la consomption, l’a sucée jusqu’à la moelle, en la mettant à genoux, lui inoculant les germes de la guerre civile qui a failli l’emporter!

    À cela, il faut ajouter les COUPS D’ÉTAT et / ou les ASSASSINATS POLITIQUES dirigés contre des Chefs d’États africains (dont l’inoubliable THOMAS SANKARA du Burkina Faso) hostiles à l’ingérence française, des GUERRES CIVILES pour déstabiliser des régimes réfracteurs. Bref tout un lot de faits répréhensibles que je n’ai ni la patience ni le stoïcisme d’énumérer dans leur totalité, de peur de sombrer dans la folie, sous le poids de la douleur. DOULEUR MORTELLE! Des forfaits assimilables au CRIME CONTRE L’HUMANITÉ dont la France et ses complices devront répondre tôt ou tard. Exactement comme des NAZIS ont eu à répondre de leurs crimes pour la SHOAH. J’y reviendrai dans un ARTICLE À PART quand je serai dans une meilleure disposition d’esprit…

    PS : compte tenu de la longueur inopinée de cet article, j’ai décidé de le scinder et de traiter le comportement de JEUNE AFRIQUE face au MALHEUR GABONAIS dans un 3e volet qui jettera un peu plus de lumière sur la façon de procéder de « l’intellectuel arabe » Ben Yahmed. Un homme à neutraliser à tout prix!

    MOUNTAGA FANÉ KANTÉKA

    Tags : Maroc, Afrique, Jeune Afrique, Françafrique, Bachir Ben Yahmed,

  • Tunisia pushes for UN monitors for Libya’s frail ceasefire

    Tunisia, the current president of the UN Security Council, called Monday (4 January) for a resolution sending international monitors to support Libya’s brittle ceasefire to be adopted as soon as possible. “We hope that it will be adopted as soon as possible” because “there is a momentum, yet…

    Read more from the source : Euractiv

     

     

     

     

    Tags : Libya, UN, Tunisia, ceasefire,

  • Normalisation avec Israël : “Une sérieuse menace pour le Maroc et l’Algérie”

    L’OBSERVATOIRE MAROCAIN MONTE AU FRONT CONTRE LA NORMALISATION MAROC-ISRAEL : Une sérieuse menace pour le Maroc et l’Algérie

    La normalisation marocaine avec Israël représente une « menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie », a averti le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Ahmed Wihmane. Il a appelé les peuples du Maghreb à contrer « les plans sionistes visant l’unité et la stabilité de la région ». « Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb », a souligné M. Wihmane. Étayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille affirmant que « l’Algérie (…) est juive et française ».

    Pour le militant marocain, « il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de + l’État d’Israël+ vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain », a-t-il dit. Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal sioniste Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de « l’État d’Israël » au Royaume du Maroc. Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui « faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance », a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.

    S’agissant des revendications des israéliens d’origine marocaine relatives à la récupération de « leurs biens au Maroc » en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé « qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des biens qu’ils n’ont pas laissé puisque qu’ils ont vendu leurs biens avant de partir pour la Palestine occupée ». Soutenant que leur objectif « est la main mise sur le Maroc et la région tout entière à travers ces prétentions et les mythes fabriqués de toutes pièces de tombeaux de prophètes et de saints patrons juifs » au sud du Maroc , il a cité, à ce propos, le titre : « Maroc, terre juive » à la Une d’un des magazines marocains francophone , dans l’air du temps. Pour ce qui est du bien-fondé de l’action en justice intentée par des avocats marocains pour contester la décision de normalisation, M. Ahmed Wihmane a déclaré : « Nous avons fait notre devoir sur le plan juridique comme nous le faisons sur d’autres. Nous fondons notre espoir sur Dieu et le grand peuple marocain ». « Ouvert dans le cadre des accords d’Oslo, le bureau de liaison sioniste avait été fermé pour la première fois en 2000 et nous le fermerons encore cette fois, car le danger guette tous les États du Maghreb arabe », a assuré le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.

    Concernant le rejet de la normalisation par la rue marocaine et la campagne de restrictions sécuritaires visant les activistes marocains, M. Wihmane a indiqué qu’ »en dépit des restrictions et du blocus contre toute opinion contraire à la position officielle au sujet de la normalisation, les manifestations n’ont pas cessé dans plusieurs villes marocaines ». À cette occasion, il a déploré « la violation par la police marocaine du droit constitutionnel des Marocains à l’expression pacifique et la répression des différentes contestations dénonçant la normalisation sans le moindre respect des engagements internationaux en matière de droits de l’Homme ». Pour le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, « la violation des droits, la restriction des libertés et le blocus sécuritaire ne sont que les premiers fruits de la normalisation ». « La confrontation entre le peuple et l’État est l’un des principaux objectifs stratégiques de la bombe jetée par l’entité sioniste et l’administration américaine au Maroc pour faire exploser toute la région », a-t-il poursuivi expliquant que « lorsque l’État réprime le peuple, la tension est attisée et l’État affaibli, ce qui facilitera le passage à la phase d’affaiblissement et de la division puis à la domination totale pour la mise en œuvre du plan « B », à savoir l’établissement d’un « nouvel Israël ».
    M. B.

    Le Courrier d’Algérie, 5 jan 2021

    Tags : Maroc, Israël, Algérie, Normalisation,

  • La Mauritanie s’apprête à annoncer le rétablissement des relations avec Doha

    Une source de haut niveau a révélé au journal « anbaa Info » que le gouvernement mauritanien annoncerait, dans les prochains jours, le rétablissement des relations diplomatiques entiéres avec l’Etat du Qatar, qui ont été subitement interrompues à l’époque de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

    La reprise des relations attendue entre Nouakchott et Doha intervient dans le cadre du rapprochement Golfe-Golfe. Rapprochement dont la Mauritanie s’est félicité,dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    Le rapprochement du Qatar avec l’Arabie saoudite et les Émirats, s’est illustré aujourd’hui, mardi, par la visite de l’émir du Qatar, cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, en Arabie saoudite, à la tête de la délégation de son pays au 41e Sommet du Golfe. C’est sa première visite dans le Royaume ,depuis le déclenchement de la crise du Golfe.

    Le cabinet de l’Émir du Qatar a déclaré ,dans une brève déclaration ,sur son site Internet ,que le cheikh Tamim bin Hamad, l’émir du pays, avait quitté son pays ce matin, pour se rendre dans le royaume frère d’Arabie saoudite.

    , Cheikh Tamim dirige la délégation de l’État du Qatar lors de la réunion de la 41e session du Conseil suprême du Conseil de coopération pour les États arabes du Golfe, qui se tiend dans la wilaya d’Al-Ula,dans la journée, notant que l’émir est accompagné d’une délégation officielle.

    Le 30 décembre, l’Emir du Qatar a reçu un message écrit du roi saoudien Salman bin Abdulaziz Al Saud, l’invitant à assister au 41e sommet du Golfe dans le Royaume.

    Il s’agit de la première visite de l’émir en Arabie saoudite, depuis le déclenchement de la crise du Golfe il y a plus de trois ans et demi car il s’était absenté du sommet tenu l’année dernière dans le Royaume et a envoyé à sa place, le Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur Cheikh Abdullah bin Nasser Al Thani a été délégué dans ce qui était considéré comme la plus haute représentation qatari à l’époque.

    La participation de l’Emir au sommet intervient après que le ministre koweïtien des Affaires étrangères, Cheikh Ahmed Nasser Al-Sabah, a annoncé ,dans une déclaration télévisée hier (lundi) qu’il a été convenu d’ouvrir les aériennes,terrestres et maritimes entre l’Arabie saoudite et le Qatar, le même soir, sur la base d’une proposition koweïtienne, à la veille du sommet d’Al-Ula.

    On s’attend à ce qu’en tête de l’ordre du jour du sommet soit l’initiative koweïtienne sous les auspices des États-Unis proposant la réconciliation des états du Golfe et résoudre la crise entre le Qatar d’une part et l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte d’autre part.

    La crise du Golfe a éclaté le 5 juin 2017, après que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte aient rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, affirmant que ce dernier soutient et finance le terrorisme et s’ingère dans les affaires intérieures des quatre pays. Des accusations que Doha a maintes fois démenties.

    Les quatre pays ont imposé un boycott économique au Qatar et ont fermé, devant lui, toutes les voies terrestre, maritime et aérienne. Plus tard ils lui ont ont soumis 13 exigences pour admettre le rétablissement des relations. Le Qatar a rejeté toutes ces conditions parce qu’il estime qu’elles concernent sa souveraineté.

    Source : Adrar Info, 5 jan 2021

    Tags : Mauritanie, Qatar,

  • Tunisie : Mechichi et le cercle de feu

    Est-il l’homme de la situation ? Lui-même, Hichem Mechichi, devrait s’interroger face à ce qu’il découvre, ce qu’il subit. La réponse serait comment pourrait-il l’être effectivement. Changer de chef de gouvernement tous les trois mois ajoute à la crise aiguë et aux risques d’une instabilité continue. Rien ne sert d’y procéder si les facteurs aggravants demeurent. Les mêmes causes produiront les mêmes effets : il faut agir à la source. Comment alors y remédier ?

    Durant ses cent premiers jours à la Kasbah, Mechichi a tenté de surfer sur toutes les vagues, le temps d’asseoir son pouvoir,— ténu d’avance,— et de faire adopter le budget 2021. Pour désamorcer les revendications sociales et réduire les pressions des partis qui le soutiennent, le prix à payer est de faire des concessions. El Kamour ? Oui ! Un hôpital réservé aux magistrats ? Oui ! Des augmentations salariales additionnelles pour les magistrats ? Oui ! Placement de conseillers à la Kasbah ? Oui ! Nominations à de hautes fonctions ? Oui !

    Evidemment, quelques coups de semonce, ici et là, pour exister. Sans aller plus loin. A-t-il demandé à ses ministres présents à l’ARP de se retirer lorsque le député Affès s’est violemment attaqué à la femme et à ses droits ? A-t-il publiquement dénoncé les propos outrageants proférés par le président d’un groupe parlementaire, Seif Makhlouf, contre le chef de l’État ? A-t-il honoré l’engagement du gouvernement signataire de l’amendement de la convention collective dans le secteur de la presse écrite et fait publier l’arrêté y afférent ? Les occasions manquées sont nombreuses.

    Sur le plan international, c’est le manque de visibilité qui interpelle le plus les partenaires de la Tunisie. Ils veulent savoir quelle vision globale porte le pays sur les grandes orientations stratégiques. Un Etat civil, séculier, bannissant l’application de la charia, un total respect des libertés et des droits de l’homme, une économie ouverte au libre-échange, un arrimage interactif à l’Europe, une collaboration étroite avec le FMI et les autres bailleurs de fonds, un approfondissement du tracé démocratique…

    De la Tunisie, ses partenaires attendent également des demandes claires et des engagements fermes. Ils reconnaissent certes le contexte très particulier que traverse le pays et les difficultés multiples, politiques, économiques et sociales qui accablent le gouvernement, mais les interlocuteurs de Mechichi cherchent à mieux comprendre pour mieux répondre aux attentes.

    La rencontre du chef du gouvernement avec les ambassadeurs des 27 pays membres de l’Union européenne ainsi que l’ambassadeur de l’UE à Tunis, la première du genre depuis des années, a amorcé un dialogue attendu.

    La visite de Mechichi à Paris, le 14 décembre dernier, était nécessaire et utile. Brocardée par certains qui lui reprochent un manque de préparation et un déficit de communication, elle aura eu le mérite d’établir une relation personnelle directe avec le locataire de Matignon, les dirigeants du Medef, des membres de la communauté tunisienne et les chefs des représentations économiques et postes consulaires tunisiens en France. L’entretien qu’a eu à cette même occasion Ali Kooli, à Bercy, avec son homologue Bruno Le Maire a eu le mérite d’exposer la démarche économique et financière de la Tunisie.

    L’étape romaine, reportée en dernière minute, s’inscrivait sur cette même lancée, avec en plus le statut de l’Italie en tant que président en exercice du G20. Bruxelles serait la prochaine étape, indispensable.

    Ce déploiement diplomatique ne saurait porter ses fruits sans un renforcement des fondamentaux et une clarification du programme. Que compte faire Mechichi ? Saura-t-il rallumer la flamme de l’espoir pour les Tunisiens et reconquérir l’intérêt de la communauté internationale en faveur du pays ?

    Tout dépendra de sa détermination à réussir et de son plan pour y parvenir. Pris dans un cercle de feu qui le menace d’embrasement, la marge de manœuvre du chef du gouvernement s’avère réduite. Au milieu de tant d’alliances politiques qui se dénouent et se renouent sans fondement programmatique au service du bien public, et d’une fragmentation parlementaire handicapante, il se trouve esseulé à la barre. Privé en plus d’un soutien plein et entier des équipes qui entourent le chef de l’État.

    Mechichi n’a pas beaucoup de choix. Sa ligne de conduite passe nécessairement par l’apaisement et le renforcement de ses relations avec Carthage, d’un côté, et l’ARP de l’autre. Elle doit s’appuyer sur une clarification nette de sa vision et de son programme, décliné en plan d’action et une consolidation de son gouvernement ainsi que de son staff. Aucun membre réfractaire à son autorité de chef de gouvernement ne saurait continuer dans ses fonctions. Aucun ministre ou secrétaire d’État défaillant ne mérite d’être maintenu. Aucun conseiller dilettante, inefficace, incompétent ne saurait tarder à rester à la Kasbah.

    Rattrapage, recentrage et accélération sont les maîtres mots pour éviter le naufrage.

    Leaders, 3 jan 2021

    Tags : Tunisie, Mechichi,

  • Russian expert mirzayan: For Erdogan, Libya, not Syria, is the real prize

    “The region of the Middle East and North Africa are chronically unlucky: after the start of the Arab Spring, these countries’ became territories for “wars on the periphery”. These are grim geopolitical sandboxes where regional and great powers play and resolve their conflicts. And if in 2020 only two…

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    Tags : Libya, Turkey, Erdogan, Syria,

  • Tunisie – La cour des comptes épingle l’Instance de Sihem Ben Sedrine‎

    Le membre de la cour des comptes, Azzouz Jebali, a annoncé, ce lundi, que la cour a épinglé l’IVD, et son ancienne présidente Sihem Ben Sedrine, pour le versement, illégal, de pas moins de 247 mille dinars, au profit de ses agents, au titre de prime exceptionnelle à l’occasion de la réception des dossiers des plaignants.

    TN24, 4 jan 2021

    Tags : Tunisie, Sihem Ben Sedrine, IVD,

  • Tunisie : Le groupe Ooredoo et Ericsson signent un accord-cadre en prévision du déploiement de la 5G

    Le groupe Ooredoo a annoncé, lundi, la signature d’un accord-cadre global avec l’équipementier Ericsson et ce pour l’acquisition des solutions radio 5G et les services d’intégration connexes en prévision du déploiement de la 5G au Qatar et des filiales du groupe en Tunisie, Algérie, Iraq, Indonésie, Palestine, au Myanmar, Sultanat d’Oman, Koweït et aux îles Maldives.

    Selon un communiqué du groupe Ooredoo, cet accord quinquennal inclut l’acquisition des solutions Ericsson Cloud Core et Cloud Communication, entre autres, afin de permettre à l’opérateur de moderniser ses équipements réseaux existants et par conséquent réduire les délais de commercialisation des nouveaux services liés à la 5G et améliorer les performances de ses réseaux.

    Il convient de rappeler que Oordoo Tunisie a réalisé le premier test de réseau 5G à la mi-décembre 2020 en partenariat avec Nokia.

    Tunisie Haut Débit, 4 jan 2021

    Tags : Tunisie, Haut débit, 5G, Tunisie Telecom,

  • Commodities 2021: Libya faces litmus test after meteoric output recovery

    London — The recent meteoric rise in Libyan oil production surprised many on the oil market but with political stability remaining elusive, the OPEC member might again find it tough to sustain these levels in 2021. Register Now Wild production swings in Libya have become the norm …

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    Tags : Libya, oil production, OPEC,

  • A propos de quelques élucubrations sur la diplomatie algérienne

    Par Abdelkader Kateb *

    Certains écrits parlent maladroitement d’occasions perdues de la diplomatie algérienne, en prétendant bien connaitre les grands dossiers des conflits dans le monde. Disons les choses clairement ! c’est une ratatouille, qui ne dit pas son nom.

    De prime abord, je pense que l’absence d’une couverture médiatique régulière contribue à une difficile grille de lecture de l’apport de la diplomatie algérienne dans le règlement des grands conflits de la région qui ne sont en grande partie, faut-il le rappeler, rien d’autre que la continuité d’anciens conflits non résolus. Leurs origines sont intimement liées entre autres à l’héritage colonial et aux disputes des grandes puissances sur les richesses et les frontières qui ont accompagné les indépendances.

    Pour dénouer l’écheveau de la problématique en question, il faut souligner que rares sont les pays qui formulent les principes présidant à leur politique étrangère d’une manière aussi claire et systématique que l’Algérie. Il faut savoir que cette posture est liée d’une part à l’expérience historique du pays, et de l’autre à la façon dont l’Algérie envisage son avenir.

    Benjamin Stora, historien de renom, écrit dans « l’Histoire de l’Algérie depuis l’indépendance », qu’ « elle a si longtemps enduré l’ingérence étrangère sous la plus odieuse de ses formes qu’elle s’est promis de ne jamais infliger les mêmes souffrances à un autre pays ou à un autre peuple ».

    Ce qu’il y a lieu de retenir de certains écrits d’apprentis sorciers, c’est leur habileté à dénigrer, subtiliser, voire taire le rôle fondamental de l’Algérie dans la résolution des grands conflits de la région (Libye-Mali-Sahara Occidental). Laisser croire que la persistance de ces conflits est due à « une lourdeur dans la réaction (algérienne. ndlr), une absence d’initiative et une attitude plutôt timorée », c’est inacceptable et c’est vouloir tromper l’opinion publique.

    Les avantages de la politique étrangère algérienne vont devenir de plus en plus visibles au fil des semaines et des mois à venir, avec le retour du président Abdelmadjid Tebboune et le ressourcement en cours de finalisation par le Ministre Sabri Boukadoum.

    Aujourd’hui, comme chacun le sait, l’Algérie est confrontée à des périls externes qui ne ressemblent en rien à ce qu’elle avait connu jusqu’ici. Si la nouvelle constitution du 1er novembre dernier maintient les prérequis et les valeurs fondamentales de sa diplomatie, qui ont pu faire leurs preuves par le passé, la pertinence de la nouvelle approche va être mise à l’épreuve à l’avenir.

    La situation est d’autant plus complexe que des acteurs internationaux (dont certains potentiellement déjà indirectement impliqués) suivent les événements au Sahara occidental, en Libye et au Mali et souhaiteraient jouer un rôle majeur avant que l’approche diplomatique algérienne n’ait été menée à son terme. De par la sagesse de ses Hommes d’Etat, l’Algérie peut tenter de dissuader les acteurs internationaux de toute ingérence dans la région, comme elle l’a fait à maintes reprises.

    Le cas du mali

    Les apprentis sorciers accusent notre appareil diplomatique d’avoir perdu sa place au Mali et font remarquer maladroitement qu’il n’en reste pas moins qu’actuellement, la voix de l’Algérie n’est pas très audible et ce sont les sept nations qui ont un pied dans ce pays qui mènent le «manège diplomatique».

    La vérité est tout autre, c’est que le dossier malien et ses subtilités sont très complexes. Il faut savoir que l’Algérie jouit toujours d’un bon capital de crédit au Mali et reste perçue dans l’imaginaire abstrait des Maliens comme le grand voisin du nord, tout particulièrement les communautés du nord du Mali, qui apprécient hautement l’attention dont elles bénéficient dans les politiques de coopération et de solidarité de l’Algérie avec le Mali. Cette attention contribue énormément à l’allègement des effets de leur désenclavement.

    Par ailleurs, ils oublient que rien que l’année 2020, l’effort de solidarité consenti par notre pays au profit du Mali s’est poursuivi à travers l’octroi d’importantes aides alimentaires et autres décidées par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune qui s’est montré , depuis son arrivée, très engagé sur le dossier malien.

    Le meilleur moyen de s’imprégner de l’apport de l’Algérie dans ce dossier, c’est de suivre constamment les déclarations des responsables maliens, qui ne ratent aucune occasion pour rendre hommage à l’Algérie pour son rôle majeur qu’elle continue inlassablement de jouer dans le retour de la stabilité dans leur pays, notamment dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Pour mémoire, cet accord, cadre idoine pour le retour définitif et durable de la stabilité au Mali signé en mai-juin 2015, bénéficie toujours d’un large appui, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Mali, malgré les retards qu’il accuse dans sa mise en œuvre, en raison d’un environnement des plus complexes.

    Je ne sais pas si les apprentis sorciers ont connaissance que l’Algérie mène toujours le suivi et l’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord, en tant que pays voisin, Chef de file de la Médiation et Présidente du Comité de Suivi de l’Accord, pour lequel elle continue d’engranger les dividendes de la paix et la sympathie malienne ; ce qui n’est pas étonnant de sa part, disent les connaisseurs.

    Il ne faut pas omettre, dans ce contexte, que son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, s’est rendu en janvier 2020 à Bamako, pour conduire les travaux de la quatrième consultation de haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord. De l’avis des maliens eux-mêmes, cette consultation a permis de donner une nouvelle impulsion au processus de paix et relancer la tenue des sessions mensuelles du CSA que préside l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, qui vient d’être désigné par le réseau panafricain indépendant « Afrobaromètre» parmi les trois diplomates étrangers les plus influents au Mali. Soucieux de maintenir la place de son pays au Mali, l’ambassadeur Boualem Chebihi ne rate aucune occasion pour renforcer encore davantage la proximité stratégique avec les autorités maliennes et l’attachement de l’Algérie à la mise en œuvre de l’Accord de paix issu du processus d’Alger.

    Je ne voudrais pas conclure le cas du Mali, sans attirer l’attention sur la nouvelle crise socio-politique traversée par le Mali à partir de juin 2020, qui a été une autre occasion pour l’Algérie de manifester, encore une fois, sa solidarité et de marquer sa présence incontournable sur ce dossier.

    Parallèlement à la CEDEAO, l’Algérie s’est employée activement pour désamorcer cette nouvelle crise. D’intenses activités ont été menées avant et après les évènements du 18 août 2020, qui ont conduit à l’instauration de la transition en cours. Là aussi, le ministre Sabri Boukadoum a été l’un des rares ministres à avoir effectué deux déplacements au Mali, respectivement les 28 août et 20 septembre 2020. Il a été, ainsi, le premier responsable étranger à rencontrer les nouvelles autorités maliennes, issues des évènements du 18 août dernier. Pour l’histoire, il faut noter que ces deux visites ont même ouvert la voie à celles d’autres chefs de diplomatie.

    Les développements dans ce pays voisin ont continué à aller dans le sens des vues de l’Algérie exprimés notamment par son Ministre des Affaires étrangères, lors de ses différentes visites. Ainsi, après la libération de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita, le renouvellement par le CNSP de son engagement à respecter l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, le CNSP qui a pris le pouvoir à Bamako le 18 août a donné une suite favorable à deux autres des recommandations-phares de l’Algérie, concernant la durée de la transition ramenée raisonnablement à 18 mois et le profil civil du Président de la transition.

    Sur le processus de paix, la courte période de transition qui s’est ouverte au Mali s’est annoncée plutôt sous de bons auspices pour la suite de ce processus qui est actuellement au cœur de l’action de l’Algérie au Mali. L’engagement des autorités de transition s’est reflété, à notre grande satisfaction, entre autres, par l’inclusion d’une référence expresse à l’Accord dans la charte de la transition et par la participation des mouvements signataires dans la mise en place et la composition des organes de la transition y compris dans le gouvernement.

    Donnant suite aux conclusions de la 41e session du Comité de Suivi de l’Accord, tenue le 16 novembre 2020 à Bamako, la Partie malienne a, d’ores et déjà, redynamisé son cadre de concertation et établi une feuille de route consensuelle des actions à mener dans le cadre de l’Accord d’ici la fin de la transition ; cette feuille de route devrait être validée à la prochaine session, prévue au début de la deuxième quinzaine du mois de janvier 2021.

    Sahara occidental

    Le conflit du Sahara occidental est une question de décolonisation qui ne peut être résolue qu’à travers l’application du droit international et de la doctrine bien établie des Nations Unies et de l’Union Africaine en la matière, c’est-à-dire l’exercice authentique par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux dispositions de la résolution 1514 (XV) portant octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, dont la communauté internationale a célébré , cette année, le 60ème anniversaire.

    Dans ce cadre, faut-il le souligner, ce n’est pas un tweet qui va changer le cours de l’histoire. Ainsi, la proclamation du 4 décembre, reste sans effet juridique, car elle contrevient à l’ensemble des résolutions des Nations Unies et notamment à celles du Conseil de Sécurité sur la question du Sahara occidental. Le reste , c’est de la littérature de mauvais goût. L’Algérie, dont la position s’adosse à la légalité internationale contre la logique de la force et des marchés douteux, réitère son appui indéfectible à la cause juste du peuple sahraoui.

    Le cas de la Libye

    Affectée par l’instabilité de la Libye, il est vrai que dans ce dossier l’Algérie doit très vite reprendre les choses en main pour faire taire les armes définitivement et amener les différents belligérants à négocier une issue honorable et pacifique, par l’organisation d’élections présidentielles et parlementaires, libres, justes, inclusives et crédibles. La proposition algérienne d’accueillir un “dialogue” entre toutes les parties libyennes reste toujours valable pour résoudre la crise profonde par le dialogue et éviter ainsi des dérapages aux conséquences désastreuses.

    Notre pays a déjà payé un tribut humain et matériel à l’instabilité en Libye et au Mali. Il n’en reste pas moins résolu à trouver une solution diplomatique à ces conflits et à renforcer sa posture politique. Notre pays ne peut cependant et ne doit pas se contenter d’une mise en scène, mais en tant qu’Etat pivot de la région, il se doit de jouer un rôle majeur dans tout règlement final des conflits dans son voisinage qui n’ont que trop duré.

    *Abdelkader Kateb, ancien diplomate

    Algérie1, 4 jan 2021

    Tags : Algérie, Libye, Sahara Occidental, Mali, Sahel,