Author: xnalgrtayache58

  • L’OTAN attise les tensions sur le Sahara Occidental occupé

    L’OTAN a enflammé les tensions en Afrique du Nord après que son site Web ait montré une carte avec la frontière marocaine s’étendant profondément dans le territoire occupé du Sahara occidental, a-t-on rapporté aujourd’hui.

    Le changement de frontière inattendu est apparu dans un article décrivant le programme de dotation pour l’amélioration de l’éducation en matière de défense de l’OTAN (Deep), paru pour la première fois le 14 décembre.
    Cela représente un changement par rapport aux cartes précédentes qui montrent le Maroc à l’intérieur des frontières reconnues par l’ONU, le Sahara occidental étant séparé de lui par une ligne.
    Il n’y a pas eu de déclaration officielle de l’OTAN annonçant un écart par rapport au consensus international écrasant sur le territoire, dont 80% est illégalement occupé par le Maroc.
    Mais la publication de la nouvelle carte est intervenue peu de temps après que les États-Unis aient reconnu les revendications du Maroc sur le Sahara occidental en échange de l’établissement de relations diplomatiques par Rabat avec Israël.
    Le Sahara occidental a été annexé par le Maroc et la Mauritanie en 1975 après la défaite des colonisateurs espagnols.
    Les deux nations ont signé les accords de Madrid avec le dictateur Francisco Franco en 1975 – une semaine avant sa mort.
    Le Front Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique avec un gouvernement en exil situé en Algérie.
    La Mauritanie a retiré ses forces en 1979, mais le Maroc a refusé de renoncer à sa revendication sur la terre, insistant sur le fait que le Sahara occidental faisait partie intégrante du pays.
    Mais une commission d’enquête des Nations Unies a constaté que «la majorité de la population du Sahara espagnol était manifestement en faveur de l’indépendance».
    Et la Cour internationale de justice a rendu un verdict accablant rejetant la revendication du Maroc de souveraineté historique précoloniale.
    En 1991, l’ONU a négocié un cessez-le-feu sur la base que le Maroc organiserait un référendum sur l’indépendance.
    Mais le Maroc a renié l’accord et les promesses ultérieures, offrant à la place une autonomie régionale à la dernière colonie africaine.
    L’OTAN a été contactée pour commentaires.
    Morning Star, 3 jan 2021
    #Maroc #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #OTAN #NATO
  • Focus on hepatitis C virus genotype distribution in Tunisia prior to elimination: a 16-year retrospective study

    With the introduction of direct-acting antiviral treatment (DAA), Tunisia has committed to achieving the international goal of eliminating viral hepatitis. Because the specific DAA prescribed depends on viral genotype, viral genotyping remains of great…

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    Tags : Tunisia,

  • Tunisia Pushes For UN Monitors For Libya's Frail Ceasefire

    Tunisia, the current president of the UN Security Council, called Monday for a resolution sending international monitors to support Libya’s brittle ceasefire to be adopted as soon as possible. “We hope that it will be adopted as soon as possible”…

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    Tags : Tunisia, Libya, UN,

  • « Juifs et Musulmans en Tunisie : des origines à nos jours », d’Abdelkrim Allagui

    Dans Juifs et Musulmans en Tunisie, Abdelkrim Allagui décrit les relations entre les deux communautés au cours des siècles.

    juifs-et-musulmans-en-tunisieElles sont la plupart du temps plutôt bonnes, si ce n’est à l’époque très difficile de la domination des Almohades. Bien qu’ayant un statut propre et des obligations y afférent, les Juifs de Tunisie jouissent en effet le plus souvent d’une certaine liberté. Ils ont aussi des opportunités sociales non négligeables, que ce soit dans le monde des affaires ou au service des Grands du pays.

    Leur présence n’y est d’ailleurs pas anecdotique, puisque des Juifs étaient déjà là à l’époque romaine, rejoints plus tard par ceux d’Espagne, du Portugal ou de l’Italie.

    Puis avec la modernité, de grands courants vont traverser le pays et différentes idées s’opposer chez les Musulmans comme chez les Juifs.

    Avec l’arrivée des français, qui transforment le pays en protectorat, se crée une tension supplémentaire. Ils sont en effet une source d’antisémitisme, d’une part en raison de leurs convictions, mais également du fait que seuls les Musulmans sont concernés par les décisions liées à la victoire française sur ce pays.

    Malgré cela, une partie des Juifs se sent proche de la France. Par la suite, lors de l’occupation de la Tunisie par les nazis, si les Juifs y furent tragiquement victimes des allemands, les tunisiens furent quant à eux exemplaires dans leur protection et leur soutien, ce qui mérite d’être souligné.

    Mais d’autres périodes conflictuelles se préparent.

    Au final, un sentiment d’insécurité accompagne le départ de la presque totalité des Juifs de Tunisie. Celui-ci se fait à partir de 1947 en plusieurs vagues, qui dureront trente ans, lié à la fois aux mouvements d’indépendance de la Tunisie, mais aussi à la création de l’Etat d’Israël.

    L’auteur, tout en soulignant la nostalgie engendrée de part et d’autres par les vagues successives de départs des Juifs, rappelle tout au long de l’ouvrage la longue période d’entente initiale.

    Sophie MASSON pour Cultures-J.com.

    Juifs et Musulmans en Tunisie : des origines à nos jours, d’Abdelkrim Allagui, aux éditions Tallandier. 192 pages. 15,00€.

    Source : Cultures-J.com

    Tags : Tunisie, juifs, culture,

  • La Tunisie organise une cérémonie d’adieu en l’honneur de la 24e mission médicale chinoise

    Une cérémoni d’adieu en l’honneur des membres de la 24e mission médicale chinoise en Tunisie qui vont bientôt quitter le pays a eu lieu ce mercredi à Tunis, a constaté sur place un correspondant de Xinhua. La cérémonie a été co-présidée par le ministre tunisien de la Santé, Faouzi Mehdi et l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Zhang Jianguo.

      La mission médicale chinoise a “parfaitement accompli sa mission”, a affirmé M. Mehdi, exprimant ses reconnaissances à cette mission composée d’une trentaine de médecins et de cadres paramédicaux chinois pour leurs efforts déployés et leurs services fournis au profit des populations dans différentes régions tunisiennes.

      A cette occasion, le ministre tunisien de la Santé a remis des attestations de remerciement à la mission médicale chinoise.

      En marge de la cérémonie, M. Zhang a pour sa part salué les membres de la mission médicale chinoise qui avaient travaillé main dans la main avec leurs homologues tunisiens pendant un an pour achever un travail acharné non seulement dans la capitale tunisienne mais aussi dans d’autres provinces du pays.

      ”La coopération sino-tunisienne dans le domaine de la santé publique s’avère exemplaire”, a estimé l’ambassadeur chinois, espérant que cette coopération se renforcerait davantage, en particulier pendant la période post-épidémie

      Lors de la cérémonie, le ministre tunisien de la Santé a également annoncé l’arrivée d’une nouvelle mission médicale chinoise en Tunisie, dont les membres se trouvaient actuellement en auto-quarantaine.

      ”Cette nouvelle mission médicale chinoise operera, une fois sortie de la quarantaine, dans quatre hôpitaux”, a confié à Xinhua M. Mehdi.

      ”La coopération tuniso-chinoise remonte à des dizaines d’années et est très fructueuse dans divers domaines”, a souligné M. Mehdi, rappelant que la dernière manifestation en date n’était autre que le nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) de Sfax, financé par la Chine, qui allait servir pleinement toute la région.

      Selon lui, cette cérémonie est également dédiée à l’examen des instruments et mécanismes susceptibles de renforcer et de booster la coopération tuniso-chinoise en matière de santé publique et de médecine.

    Source : FOCAC, 4 jan 2021

    Tags : Tunisie, Chine,

  • Bourse de Tunis : 2020 aura été une année de résistance… aux moindres dégâts

    “Au terme de l’année 2020, l’activité boursière a clôturé sur une note légèrement défavorable avec un Tunindex en baisse de 3,33% comparable à sa performance durant l’année 2019 avec une baisse de 2,06%, mais contre des progressions de 15,76% et 14,45% respectivement en 2018 et 2017. C’est ce qui ressort du bilan de l’activité boursière dressé au 30 décembre dernier. En 2020, le montant global des émissions réalisées par les sociétés cotées et autorisées par le Conseil du Marché Financier (Fin novembre 2020) a atteint 911MD pour 26 opérations. Ce nombre est réparti entre 14 emprunts obligataires qui ont porté au total sur 780MD, un Emprunt obligataire émis selon les principes de la finance islamique pour un montant de 15MD, et 11 augmentations de capital pour 116MD.”

    Analyse

    Durant l’année 2020, l’activité Boursière a plutôt bien résisté face au marasme économique engendré par la covid-19 sur notre pays. Une crise exogène qu’inattendu, elle a, en un temps record, fait son irruption dans la vie de la population mondiale. Les facteurs d’incertitude suscités par la pandémie sont à la fois d’ordre sanitaire, économique et financier dans un monde déjà fragilisé par l’excès d’endettement et les bouleversements écologiques. L’incertitude est telle que les prévisions de croissance du PIB des pays font un grand-écart jamais constaté.

    Par conséquent, l’activité économique mondiale a été sévèrement affectée, surtout durant le premier semestre de l’année 2020, par la paralysie générale engendrée par la propagation rapide de la pandémie de la Covid-19 et le confinement général qui en a découlé. Sur l’ensemble de l’année 2020, le Fonds Monétaire International a révisé à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale, la ramenant à -4,4% contre -4,9% prévue lors de la révision de juin 2020, après +2,8% en 2019 et +3,6% en 2018. Cette contraction quasi généralisée a concerné les principales économies avancées et émergentes, dont notamment, la Zone Euro à -8,3%, les Etats-Unis à -4,3%, pays émergents et pays en développement à -3,3%. Par contre en Chine, un retour à la croissance plus vigoureux que prévu, lui attribue une prévision positive de l’ordre de 1,9%. Mais à contrario, il y a des raisons d’espérer.

    Les tests de dépistage s’intensifient, les traitements s’améliorent et les essais de vaccins se déroulent à un rythme sans précédent ; certains en sont même à leur phase de commercialisation. La solidarité internationale se renforce dans certains domaines et se traduit notamment par une levée des restrictions commerciales sur le matériel médical et une augmentation de l’aide financière en faveur des pays vulnérables. La baisse de la croissance mondiale n’a pas pu être évitée malgré des mesures de soutien sans précédent des autorités monétaires et fiscales. Concernant les banques centrales, elles ont augmenté l’apport de liquidités à l’économie et limité la hausse des coûts des emprunts. D’autres mesures de grande ampleur sur le plan des finances publiques et du secteur financier ont empêché que les pertes à court terme ne soient plus importantes. Les dispositifs d’activité partielle et d’aide financière aux travailleurs mis au chômage technique ont permis à beaucoup d’entre eux de conserver leur emploi.

    A l’instar de la répercussion sur l’ensemble des pays du monde entier, la crise du COVID-19 a porté un coup dur à l’économie tunisienne qui souffre déjà bien avant cette pandémie surtout avec une fréquence élevée des tensions sociales et la fragmentation du paysage politique. En Tunisie, le produit intérieur brut ; aux prix de l’année précédente ; a diminué de 6,0% au cours du troisième trimestre 2020 par rapport à la même période de l’année 2019. Selon l’INS, notre économie a enregistré au cours des neuf premiers mois de cette année une baisse de 10,0% par rapport à la même période l’an dernier. Pour l’ensemble de l’année 2020, l’économie tunisienne devrait accuser une contraction de 7,3%, selon les dernières prévisions du budget économique contre une croissance de 2,7% initialement prévue, avant de se redresser progressivement en 2021 à +4%.

    Ce repli sans précèdent est constaté sur la majorité des secteurs, bien que les pouvoirs publics aient également pris des mesures d’accompagnement pour les ménages et les entreprises et d’ordre monétaires visant à atténuer le choc économique provenant de la pandémie. La mauvaise prestation de notre tissu économique est constatée aussi sur les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur.

    Au cours des onze premiers mois de l’année 2020, ils ont enregistré en volume (prix constant) par rapport à la même période de l’année 2019, une baisse à l’export de (-12,7%) et à l’import de (16,4%). Il ressort des différents indicateurs de l’activité économique durant le deuxième trimestre, la poursuite de la baisse de l’activité du secteur des industries manufacturières surtout avec le fléchissement aigüe de la demande extérieure notamment celle émanant de la Zone Euro ; principal partenaire de la Tunisie et la contraction du secteur minier et du bâtiment et génie civil. Sans oublier les secteurs directement exposés à la pandémie, notamment les services de l’hôtellerie, transport aérien, cafés et restaurants… A cet effet, les recettes touristiques en devises ont enregistré une contraction de 59,8%, au cours des neuf premiers mois de l’année 2020, contre une hausse de 41% une année auparavant.

    Quant à l’inflation, et sur un an, les prix à la consommation augmentent de 4,9% en novembre 2020, après 5,4% le mois précédent. Soit le plus faible taux enregistré depuis le mois de juin 2017. Cette baisse de l’inflation résulte d’un ralentissement du rythme d’augmentation des prix de l’alimentation.

    Côté Finances Publiques, et sous l’effet conjugué de la hausse des dépenses et la baisse marquante des ressources propres de l’Etat, le déficit budgétaire actualisé devrait atteindre 12,4% du PIB, soit l’équivalent de 13 729MD contre un taux de 3,0% prévu initialement dans la loi de finances pour l’année 2020.

    Ce dérapage a accru les besoins de l’Etat, ce qui par conséquent augmenté le taux d’endettement à un niveau de 90% à fin 2020 contre 72,5% en 2019. Sur le volet monétaire, l’Institut d’émission a pris des mesures depuis le mois de mars 2020 afin de favoriser davantage l’accès aux financements de la part des ménages et des entreprises.

    Quant au Dinar Tunisien, en termes de moyenne, son cours a enregistré, au 30 décembre 2020, et en comparaison avec sa valeur de l’année précédente, une dépréciation de 5,28% vis-à-vis de l’euro et une appréciation de 3,38% par rapport au dollar américain (selon les informations publiées par la BCT). La crise sanitaire n’a pas manqué de se répercuter sur les indicateurs de l’activité boursière durant l’année 2020. Une conjoncture interne et externe très difficile pour l’investisseur afin de bien marquer une stratégie d’investissement.

    Malgré cette situation, les indicateurs d’activité des sociétés cotées, sur les 9 premiers mois de l’année 2020, font ressortir un revenu global en baisse modérée de 5% par rapport à la même période de l’année 2019, pour atteindre 12,2 milliards de dinars contre 12,9 milliards de dinars. Cette tendance baissière est moins acérée, si on compare seulement le troisième trimestre 2020 par rapport au trimestre similaire de l’année écoulée, soit une baisse de 0,22%. Ce qui plaide pour une reprise de l’activité de quelques secteurs de la cote après une période de confinement très ardue sur l’activité.

    Source : Leaders, 3 jan 2021

    Tags : Tunisie, année 2020, coronavirus, covid 19, bilan,

  • Nouveau Dialogue national en Tunisie : La classe politique dépassée par les enjeux

    Le président de la République, Kaïs Saïed, a annoncé mercredi dernier son accord à chapeauter le dialogue national, qui lui a été proposé par la centrale syndicale, UGTT, le 30 novembre dernier. Saïed a toutefois suggéré d’intégrer les jeunes dans ce dialogue, afin de lui donner une autre tournure, à même de servir à réaliser les objectifs de la révolution, qui ont tardé à se réaliser.

    L’UGTT s’est dite prête à toutes les modifications, pourvu qu’elles ne touchent pas l’essence de la proposition et aux profils de ses acteurs, en rejetant essentiellement les corrompus, comme n’a cessé de dire le président Saïed.

    Échecs

    Dix années sont passées depuis la chute de Ben Ali. Les airs de liberté sont toujours là. Mais, le salut socioéconomique espéré tarde à se réaliser. Pis encore, l’économie ne cesse de s’enliser, d’année en année, dans un gouffre aggravé par l’année Covid. Le pire, c’est que 15 mois après les dernières élections du 6 octobre 2019, l’équilibre gouvernemental tarde à s’installer. La loi des finances a été votée in extremis par une majorité de 110 voix, soit une de plus que les 109 requises. La récente arrestation de Nabil Karoui, patron de Qalb Tounes, second parti politique avec 30 députés, complique davantage l’équation. Le gouvernement Mechichi, à l’instar de ses prédécesseurs, travaille à la tâche, sans aucune stratégie. Et c’est tout l’Etat qui, à la longue, perd progressivement l’autorité de ses symboles, à un point tel que la Tunisie, 4e producteur mondial de phosphate en importe.


    La Compagnie des phosphates de Gafsa risque la faillite, puisqu’elle n’arrive qu’à produire la moitié des huit millions de tonnes qu’elle produisait en 2010, avec un effectif qui est passé de 8000 à 20 000 employés. «Les Tunisiens sont surtout appelés à reprendre le travail», n’ont cessé de répéter tous les économistes, aussi bien dans le gouvernement que des experts. Donc, dix ans après la chute de Ben Ali, l’économie tunisienne n’arrive pas encore à relever la tête. Et le pire, c’est qu’avec le temps, même la stabilité politique, elle, s’est progressivement perdue, comme c’est le cas en ce moment.

    En effet, contrairement aux élections de 2011 et 2014, il n’y a pas eu, en 2019, de majorité claire pour l’un ou l’autre des partis politiques. Les islamistes d’Ennahdha sont arrivés premiers à la sortie des urnes, avec 52 sièges sur les 217 de l’Assemblée, soit moins de 25%. Le deuxième parti, Qalb Tounes, qui a obtenu 38 sièges au soir du 6 octobre 2019, ne dispose plus que de 30 députés et risque même d’en perdre encore après l’incarcération de son patron, Nabil Karoui, pour blanchiment d’argent. Cinq autres partis (Ettayar, Chaab, Qarama, Parti destourien libre et Qalb Tounes) et deux groupes parlementaires (El Islah, El Watania) disposent du reste de l’ARP, avec de petits blocs de députés ne dépassant guère les 24 membres. Ainsi, le spectre parlementaire est très difficile à maîtriser et en extraire une majorité confortable pour tout gouvernement qui veut se prévaloir de réalisations. D’où le défi de cette initiative de l’UGTT.

    Alternatives

    Les difficultés ont déjà commencé à apparaître en janvier dernier, lorsque le candidat des islamistes à la présidence du gouvernement, Habib Jamli, a échoué à réunir les 109 votes favorables, nécessaires à son intronisation. Les députés de Qalb Tounes, vexés de n’avoir pas été associés aux négociations, ne l’ont pas soutenu. Ennahdha n’avait d’allié que le bloc Qarama et, ensemble, ils n’avaient obtenu que 72 voix. Depuis, la main est passée du parti vainqueur des élections au président de la République. Et c’est le président Saïed qui a désigné El Yes Fakhfakh à la présidence du gouvernement, qui a réuni une majorité hétérogène avec Ennahdha (54), le bloc démocratique (42), Tahya Tounes (14) et le bloc El Islah (15). Fakhfakh a démissionné au bout de cinq mois, suite à une histoire de conflit d’intérêts, qui ne s’est pas avérée réelle.

    Mais, Ennahdha ne voulait plus de lui parce qu’il s’opposait à élargir la majorité gouvernementale à Qalb Tounes. Les islamistes se sentaient minoritaires, même avec huit ministères.

    Fakhfakh parti, le président de la République désigne Hichem Mechichi, le ministre de l’Intérieur de Fakhfakh, pour le remplacer. Mechichi propose un gouvernement de technocrates et obtient une majorité de 134 voix, étant soutenu par Ennahdha, Qalb Tounes, Qarama, Tahya Tounes et El Islah. Toutefois, cette coalition n’avait d’objectif qu’éviter la dissolution de l’Assemblée et la tenue d’élections législatives anticipées.

    Elle n’est pas parvenue à concevoir une loi de finances. Celle qui est passée, l’a été in extremis, avec 110 voix, malgré toutes les mobilisations orchestrées par Ennahdha, Qalb Tounes et Qarama. Et comme c’est inconcevable de passer ainsi les quatre années restantes de la législature, le président Saïed n’a pas trouvé de justification à un éventuel refus de l’initiative de l’UGTT, cherchant à garantir un programme viable au gouvernement Mechichi. Autrement, ce sont les législatives anticipées avec Abir Moussi, la figure pro-Ben Ali, comme leader annoncé. Perspectives trop floues pour la Tunisie.

    Tunis
    De notre correspondant Mourad Sellami

    El Watan, 3 jan 2021

    Tags : Tunisie, dialogue, Ennahdha, Qalb Tounes; Qarama, Tahya Tounes, El Islah, Kaïes Saïed,

  • Algérie/Devises : nouveau record de l’euro face au dinar sur le marché officiel

    Le dinar continue sa dépréciation face aux principales devises, notamment l’euro et le dollar américain sur le marché officiel.

    La monnaie unique européenne s’est établie à 162,38 dinars à l’achat et à 162,42 dinars à la vente, selon les dernières cotations officielles du 31 décembre 2020 au 5 janvier 2021 publiées par la Banque d’Algérie. Il s’agit là d’un nouveau record historique pour l’euro face au dinar algérien. Le dollar américain s’échange à 132,12 dinars à l’achat et à 132,13 dinars à la vente.

    La livre sterling s’échange à 180,25 dinars à l’achat et à 180,29 dinars à la vente et le franc suisse s’est établi à 14993,69 dinars à l’achat et à 14997,09 dinars à la vente.

    Le dirham marocain est à 14,8163 dinars à l’achat et à 14,8180 dinars à la vente, alors que le dinar tunisien s’échange à 49,06 dinars à l’achat et 49,56 dinars à la vente. Et enfin, le dinar libyen est coté à 98,52 dinars à l’achat et à 99,03 dinars à la vente.

    En raison de la fermeture des frontières qui dure depuis le 17 mars, le marché parallèle de la devise (Square Port Said) enregistre une activité assez faible.

    En dépit d’une faible demande, la monnaie unique européenne reste très forte sur le marché noir à 210 dinars à l’achat et 207 dinars à la vente. Le dollar s’échange à 170 dinars à l’achat et à 173 dinars à la vente.

    La Nation, 3 JAN 2021

    Tags : Algérie, change, devises, dinar, euros, dollar,



  • Un enregistrement audio de Trump fait scandale aux Etats-unis

    Le président américain Donald Trump a fait pression sur un responsable électoral de l’État de Géorgie pour tenter d’obtenir une modification du résultat local du scrutin présidentiel du 3 novembre, selon un enregistrement audio que s’est procuré le Washington Post.

    « Tout ce que je veux, c’est trouver 11 780 bulletins ». C’est la voix du président Trump qui prononce cette requête aux allures de coup de pression lors d’un coup de téléphone avec Brad Raffensperger, l’élu républicain en charge des élections dans l’État de Géorgie.

    L’enregistrement audio publié par le Washington Post, dimanche 3 janvier, montre comment le président américain, qui refuse toujours de concéder sa défaite à la présidentielle du 3 novembre, alterne pressions et cajoleries pour convaincre son interlocuteur de modifier les résultats du scrutin présidentiel dans l’État de Géorgie.

    « Il n’y a pas de mal à dire que vous avez recalculé », lui a-t-il notamment déclaré, selon un enregistrement de la discussion réalisé à son insu et rendu public par le Washington Post, puis d’autres médias.

    « Tout ce que je veux, c’est trouver 11 780 bulletins (…) parce que nous avons gagné cet État », a-t-il justifié, alors que la victoire du démocrate Joe Biden en Géorgie avec environ 12.000 voix d’écart a été confirmée par un recomptage et des audits.

    Invoquant des « rumeurs » de fraudes, Donald Trump a jugé, d’une voix étranglée par l’émotion, « injuste que l’élection (lui) ait été volée ».
    « Vous savez ce qu’ils ont fait et vous n’en parlez pas: c’est un délit, vous ne pouvez pas laisser ça avoir lieu, c’est un gros risque pour vous », a-t-il ajouté, menaçant.

    Brad Raffensberger, qui était accompagné d’un avocat de l’État, n’a pas cédé. « Nous pensons que nos chiffres sont bons », a-t-il sobrement rétorqué.

    Onde de choc à Washington

    La diffusion de cet enregistrement, que la Maison Blanche n’a pas souhaité commenter, a immédiatement suscité une onde de choc à Washington.

    « Le mépris de Trump pour la démocratie est mis à nu », a notamment commenté l’élu démocrate Adam Schiff, en jugeant ses pressions « potentiellement répréhensibles ». Sa consoeur Debbie Wasserman Schultz a dénoncé l’acte d’un « président désespéré et corrompu ».

    « C’est accablant », a pour sa part tweeté l’élu républicain Adam Kinzinger, en appelant les membres de son parti à ne pas suivre le président dans sa contestation des résultats. « Vous ne pouvez pas faire ça en ayant la conscience tranquille », leur a-t-il lancé.

    Donald Trump s’est lancé dès novembre dans une croisade pour nier la victoire de Joe Biden mais a essuyé des échecs systématiques devant la justice et auprès des élus locaux, y compris républicains, qui ont tenu face à ses pressions.

    Le collège électoral a déclaré le 14 décembre la victoire au démocrate avec 306 grands électeurs contre 232 au président sortant, un score qui doit être certifié mercredi au Congrès en vue de la prestation de serment du 46e président des Etats-Unis le 20 janvier.

    Avec AFP et Reuters

    Source : La Nation, 4 jan 2021

    Tags : Etats-Unis, Donald Trump, élections,

  • Sahara Occidental : Les FAR sous pression

    Le déclenchement de la deuxième guerre au Sahara occidental a mis à nu les faiblesses de l’armée d’occupation marocaine. Celle-ci subit depuis presque deux mois une forte pression et d’intenses attaques sur ces retranchements et autres positions par des unités militaires sahraouies.

    Chez l’état-major royal, l’attitude est au silence, au black-out généralisé. La règle imposée est claire: Interdiction absolue de diffusion de toute information sur tout ce qui se passe sur le front des combats. Cependant, à l’ère du numérique, les témoignages et les révélations foisonnent. Le régime du Makhzen ne peut plus cacher ses déboires dans ce territoire occupé par les armes.

    En plus des pertes et des dégâts constatés, on évoque une baisse de confiance et de sérénité au sein du commandement militaire marocain. Au lieu d’affronter sur le terrain opérationnel l’armée sahraouie, Rabat investit dans le virtuel, en créant une armée de mouches électroniques, dans la plus pure tradition du Tsahal, l’armée sioniste. Objectif : mener une guerre de propagande et de déstabilisation à travers des sites fantômes, des vidéos fabriqués, de fakenews, et d’histoires montées de toutes pièces.

    Ainsi, Farid Boukas, ex agent des services de renseignement marocain, actuellement chercheur, a parlé sur sa chaîne N24 diffusée sur sa page Facebook, du recrutement de 600 agents chargés de mener des campagnes, à travers les réseaux sociaux, de désinformation vis à vis de la cause sahraouie, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc. L’armée marocaine a transféré plusieurs de ses soldats blessés lors des affrontements militaires avec l’armée sahraouie vers les hôpitaux de Dakhla et de Smara occupées «dans la discrétion la plus totale sur leur état de santé», ajoute M. Boukas, citant des «sources fiables». Il a révélé que les FAR, forces armées royales, font face à des difficultés logistiques et d’organisation. Farid Boukas a également parlé de plusieurs cas de désertions et de désobéissance dans les casernes des territoires occupés voire même au Maroc», notamment «après la mise sur écoute de plusieurs officiers».

    L’ancien agent a évoqué également le manque en termes de soldats déployés, de vêtements, de ravitaillement, d’armes et de munition». Il a également rappelé les pertes infligées aux forces marocaines par les l’armée sahraouie durant les 50 jours de cette guerre.

    Un autre ancien militaire marocain, Abderrahim El Mernissi a mis en garde contre le complot qui se trame dans la région, soulignant que le makhzen est devenu une véritable menace pour la sécurité et la stabilité du Maghreb et de l’Afrique du nord. «Le plus grand ennemi qui menace la stabilité dans la région du Maghreb est la monarchie marocaine, notamment après avoir ouvert la voie à l’entité israélienne, avec tous les risques sécuritaires et socioéconomiques que ce pas implique pour le Royaume mais aussi ses voisins», a indiqué Abderrahim El Mernissi.

    Selon cet ex militaire, l’Algérie est «la cible principale de cette normalisation, car elle constitue le plus grand obstacle à l’entité israélienne qui tente de diverses manières, depuis des années, d’entamer sa stabilité», relevant que «les positions historiques de l’Etat algérien face aux desseins sionistes et son soutien aux mouvements de libération l’ont placée au cœur des conspirations israéliennes.» Il a également relevé «le danger des groupes extrémistes soutenus par l’entité israélienne en Afrique du Nord qui menacent la sécurité de toute la région», a-t-il fait remarquer ajoutant qu’»Israël, avec la complicité du régime du Makhzen, jouera toutes les cartes afin d’enclencher la mèche de destruction dans la région qui ne supporte pas davantage de tensions».

    Concernant la situation au Sahara occidental, il dira que «le Maroc tente de cacher la vérité sur le terrain ainsi que les pertes que subit son armée». Il a révélé qu’il y’a une grande discrétion sur ce sujet à un point où les familles des soldats victimes ont été menacées pour garder le silence quant aux décès de leurs enfants sous le couvert de la sécurité nationale. Cependant, enchaîne l’ancien militaire, tout le monde parle des pertes humaines et matérielles engendrées par l’armée sahraouie dans les rangs marocains.

    Mohamed Kouini

    Le Jeune Indépendant, 4 jan 2021

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, Western Sahara,