TRUMP DÉSAVOUÉ PAR UN ACCORD PRÉPARATOIRE DE L’UE SUR LE TRANSPORT : « Applicable au Maroc, mais pas au territoire non autonome du Sahara occidental »
Author: xnalgrtayache58
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Trump désavoué par un accord préparatoire de l'UE sur le transport : « Applicable au Maroc, mais pas au territoire non autonome du Sahara occidental »
Dans une déclaration publiée le 30 novembre 2020, la Commission européenne a publié une proposition de décision du Conseil de l’Union européenne sur la modification de l’accord sur le transport international de passagers par autocar – l’accord « Interbus » – pour permettre l’adhésion du Maroc. Bien qu’il s’agisse d’un accord préparatoire préliminaire à la décision du Conseil de l’UE, le texte de ce pacte exprime explicitement les intentions et les politiques des dirigeants européens à l’égard de ce nouvel accord. Dans la présentation de la proposition d’accord, la Commission européenne décrit l’intérêt de l’adhésion du Royaume du Maroc à l’accord « Interbus », mais renvoie à une note de bas de page rédigée comme suit: « Prise en compte de la jurisprudence de la Cour dans les affaires C-266/16, C-104 / 16P, T-275/18 et T-180/14, l’accord sera applicable au territoire du Royaume du Maroc, mais pas au territoire non autonome du Sahara occidental » . Ces quatre décisions sont bien connues et forment la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) sur le Sahara occidental, en relation avec l’accord d’association UE-Maroc (arrêt C-104/16 du 21 décembre 2016), l’accord de pêche UE-Maroc (arrêts C-266/16 du 27 février 2018 et T-180/14 du 19 juillet 2018) et l’accord aérien UE-Maroc (ordonnance T-275 / 18 du 30 novembre 2018). De son côté, le Front Polisario s’est félicité de cette attitude, qu’il considère comme une avancée importante.«Compte tenu des défis actuels, le transport par autocar n’est certes pas un enjeu stratégique, mais ce n’est pas le cas de ce texte qui soutient la jurisprudence européenne. Jusqu’à présent, le Conseil et la Commission ont toujours eu tendance à limiter la portée des arrêts de la Cour de justice, mais ils reconnaissent cette fois leur autorité générale. En particulier, il ne s’agit plus d’un processus d’extension », a déclaré la représentation du Front Polisario à Bruxelles. En fait, ce projet préparé par la Commission européenne confirme la différence entre le «territoire du Royaume du Maroc» et le «territoire non autonome du Sahara occidental». Pour les dirigeants européens, il est désormais clair qu’il existe deux territoires distincts et séparés. En outre, le texte reprend la notion de territoire non autonome comme seule classification exacte en droit international, qui découle du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Si le nouvel accord avait eu l’intention de s’appliquer au territoire du Sahara occidental, le Front Polisario a annoncé qu’il aurait dû lancer un nouvel appel. De plus, il qualifie victoire importantele fait de voir les dirigeants européens rejoindre l’analyse du Front POLISARIO, qui a triomphé devant la Cour de justice de l’Union européenne en 2016. Il faut noter dans quelle mesure la déclaration du président Trump restera un écran de fumée: concernant le Sahara occidental, les dirigeants européens ont adopté une lecture basée sur le droit international, qui est celle des tribunaux européens depuis 2016. Cela montre qu’il n’y a aucune crédibilité dans la proclamation du président Trump et que les forces d’occupation marocaines qui pensaient que les États européens feraient de même reçoivent un déni cinglant.M. B.Le Courrier d’Algérie, 6 jan 2021#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Interbus #Transports #UnionEuropéenne #UE -
Trump désavoué par un accord préparatoire de l’UE sur le transport : « Applicable au Maroc, mais pas au territoire non autonome du Sahara occidental »
TRUMP DÉSAVOUÉ PAR UN ACCORD PRÉPARATOIRE DE L’UE SUR LE TRANSPORT : « Applicable au Maroc, mais pas au territoire non autonome du Sahara occidental »
Dans une déclaration publiée le 30 novembre 2020, la Commission européenne a publié une proposition de décision du Conseil de l’Union européenne sur la modification de l’accord sur le transport international de passagers par autocar – l’accord « Interbus » – pour permettre l’adhésion du Maroc. Bien qu’il s’agisse d’un accord préparatoire préliminaire à la décision du Conseil de l’UE, le texte de ce pacte exprime explicitement les intentions et les politiques des dirigeants européens à l’égard de ce nouvel accord. Dans la présentation de la proposition d’accord, la Commission européenne décrit l’intérêt de l’adhésion du Royaume du Maroc à l’accord « Interbus », mais renvoie à une note de bas de page rédigée comme suit: « Prise en compte de la jurisprudence de la Cour dans les affaires C-266/16, C-104 / 16P, T-275/18 et T-180/14, l’accord sera applicable au territoire du Royaume du Maroc, mais pas au territoire non autonome du Sahara occidental » . Ces quatre décisions sont bien connues et forment la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) sur le Sahara occidental, en relation avec l’accord d’association UE-Maroc (arrêt C-104/16 du 21 décembre 2016), l’accord de pêche UE-Maroc (arrêts C-266/16 du 27 février 2018 et T-180/14 du 19 juillet 2018) et l’accord aérien UE-Maroc (ordonnance T-275 / 18 du 30 novembre 2018). De son côté, le Front Polisario s’est félicité de cette attitude, qu’il considère comme une avancée importante.«Compte tenu des défis actuels, le transport par autocar n’est certes pas un enjeu stratégique, mais ce n’est pas le cas de ce texte qui soutient la jurisprudence européenne. Jusqu’à présent, le Conseil et la Commission ont toujours eu tendance à limiter la portée des arrêts de la Cour de justice, mais ils reconnaissent cette fois leur autorité générale. En particulier, il ne s’agit plus d’un processus d’extension », a déclaré la représentation du Front Polisario à Bruxelles. En fait, ce projet préparé par la Commission européenne confirme la différence entre le «territoire du Royaume du Maroc» et le «territoire non autonome du Sahara occidental». Pour les dirigeants européens, il est désormais clair qu’il existe deux territoires distincts et séparés. En outre, le texte reprend la notion de territoire non autonome comme seule classification exacte en droit international, qui découle du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Si le nouvel accord avait eu l’intention de s’appliquer au territoire du Sahara occidental, le Front Polisario a annoncé qu’il aurait dû lancer un nouvel appel. De plus, il qualifie victoire importantele fait de voir les dirigeants européens rejoindre l’analyse du Front POLISARIO, qui a triomphé devant la Cour de justice de l’Union européenne en 2016. Il faut noter dans quelle mesure la déclaration du président Trump restera un écran de fumée: concernant le Sahara occidental, les dirigeants européens ont adopté une lecture basée sur le droit international, qui est celle des tribunaux européens depuis 2016. Cela montre qu’il n’y a aucune crédibilité dans la proclamation du président Trump et que les forces d’occupation marocaines qui pensaient que les États européens feraient de même reçoivent un déni cinglant.M. B.Le Courrier d’Algérie, 6 jan 2021#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Interbus #Transports #UnionEuropéenne #UE -
Belgique : Solidarité entre agents des services de renseignements marocains
Belgique : Solidarité entre agents marocains
Hassan El Bouharrouti est gravement malade. Les premiers souhaits de rétablissement lui sont venus de Latifa Ait Baala.
El Bouharrouti est un journaliste de la chaîne officielle marocaine 2M, Ait Baala est députée bruxelloise et vice-présidente des femmes du MR.
Les deux laskars partagent la fidélité au Makhzen du Maroc. Dans ce contexte, ils ont travaillé ensemble dans la conception de deux films dont le but était d’incriminer le mouvement de libération sahraoui, le Front Polisario. « Polisario, l’identité d’un front » et « Sahel&Sahara connexions » étaient les titres de leurs productions entièrement financées par les services secrets marocains. Une entreprise médiocre dans laquelle ils ont tenté de mêler le président du MR, Louis Michel.

Les relations d’El Bouharrouti et Ait Baala avec les services de renseignements marocains ont été dévoilés par le mystérieux hacker marocain qui agissait sous le pseudonyme de « Chris Coleman ». Dans les documents de la DGED qu’il a révélés se trouve du courrier interchangé avec des hauts responsables marocains demandant une aide pour financer leur projet dont une note sur le prétendu documentaire sur le Polisario dont nous reproduisons ci-après sa présentation.
Note de cadrage relative à la réalisation d’un documentaire sur le Polisario
« Le Polisario »
Documentaire en langue française de 52 minutes
Finalisation du documentaire en octobre 2011 afin d’être officiellement lancé à Bruxelles en novembre 2011 à l’occasion de la Fête de l’indépendance du Royaume du Maroc.
Ce documentaire s’inscrit dans le cadre de l’histoire du mouvement national marocain et la décolonisation.
Problématique
Il s’impose aujourd’hui, la nécessité de lever le voile sur le visage réel du polisario et de son absence de légitimité à défendre ou représenter une quelconque population, cause ou intérêt.
ObjetRetracer l’histoire du polisario depuis les débuts de sa gestation à nos jours à travers le prisme de la dimension humaine ;
Etablir une radioscopie du polisario (essence, idéologie, structuration,
antennes, soutiens politiques et le sens de ces soutiens (Libye, Algérie, OUA, UA..), sources de financement (dont le détournement de l’aide humanitaire), pratiques.
Axes/Orientations
La décolonisation du Maroc et la lutte pour son intégrité territoriale : inscription d’un mouvement de libération dans le contexte de la décolonisation du Maroc et de la lutte contre l’occupation espagnole ;
Les enjeux idéologiques des mouvements de libération et la guerre froide ;
Mise en exergue d’une opposition systématique des mouvances d’extrême gauche marocaine dans leur lutte contre un système.
But
Enlever le voile et mettre les projecteurs sur les fondements, l’idéologie et les pratiques du Polisario afin de sensibiliser sur une réalité méconnue ;
Apporter les outils qui permettent de nourrir la réflexion et orienter les choix et les initiatives à partir de ces éléments ;
Montrer les exactions commises par le Polisario depuis ses débuts et ce, à
plusieurs niveaux (dans les camps, déportation des enfants à Cuba, traitements inhumains de membres du Polisario, absence de libertés fondamentales, etc.. ;
Montrer le danger que représente le Polisario pour la région et au delà en terme de sécurité : ses liens avec Aqmi ou les mercenaires en Libye ;
Pointer du doigt les responsabilités de la Libye et de l’Algérie.
Moyen
Avant-première du documentaire à l’occasion de la célébration de la Fête de l’Indépendance en novembre 2011à Bruxelles
Organisation de projections-débats avec les responsables politiques
européens, le monde académique et le monde associatif.
Le documentaire sera composé d’images d’archives et de témoignages. Seront notamment interviewées, les personnes suivantes :
Les victimes du Polisario : les populations dans les camps et les familles
déchirées, les victimes civiles telles que Abdallah Lamani, les militaires comme le capitaine Ali Athmane, etc…
Fondateurs et ex-membres du Polisario
Responsables actuels du Polisario
Personnalités politiques algériennes
Personnalités politiques marocaines /rôle des partis politiques marocains et du rôle de l’extrême gauche
Experts et communauté internationale
Structures d’accueil ou associations d’insertion des populations ayant fui les camps
Déplacements pour réaliser les interviews
Maroc
Espagne
France
Suisse
Pays-Bas
Mali
Mauritanie
Algérie (si autorisation)
Traduction du documentaire en langues arabe, espagnole et anglaise
Porteurs du projet :
Hassan El Bouharrouti ; Réalisateur
Latifa Ait-Baala ; Coordination production————————————————
Selon plusieurs sources, « outre ses activités politiques belgo-belges, Latifa Ait Baala est connue pour son rôle actif dans le lobbying (la propagande) aux niveaux belge, européen et international en faveur de la cause de la « marocanité du Sahara »[4], notamment en tant que porte-parole depuis 2006 de la « Coordination belgo-marocaine pour le Sahara marocain » et secrétaire nationale de l’ »Alliance Mondiale des Marocains de l’Etranger », une organisation de propagande pour la thèse du « Sahara marocain » qui organise notamment les commémorations annuelles de la « marche verte ».
Citant une interview donnée à l’agence de presse d’Etat marocaine MAP en 2013, le site ajoute: « Il n’est, justement, pas rare de la voir porter la voix du Maroc aux travaux de la Commission des droits de l’Homme, du Conseil des droits de l’Homme et de la IV-ème Commission à New York ». Des activités qui, apparemment, n’ont jamais suscité l’intérêt des autorités belges malgré ses relations avec un service de renseignement étranger.
Tags : Maroc, Belgique, espionnage, Makhzen, Hassan El Bouharrouti, Latifa Aït Baala, Front Polisario, Sahara Occidental, DGED, services secrets, -
Maroc : Le Makhzen sur une pente glissante
Le Makhzen est-il sur une pente glissante? Tout porte à le croire. Et ce, d’autant plus que le retour de manivelle à ses dernières actions s’est très vite produit. A une vitesse et d’une ampleur auxquelles, à l’évidence, il ne s’attendait guère. Aveuglé par le soutien que lui apportent ses parrains et protecteurs occidentalo-sionistes et arabes – les pétromonarchies du Golfe, essentiellement et pour être plus clair -, et qu’il pensait à même de lui assurer une impunité pérenne, il a été, en effet, fortement ébranlé par les réactions, dans un premier temps, aux événements d’El Guerguerat, dans l’extrême sud-ouest du Sahara Occidental occupé, survenus le 13 novembre 2020, et dans un second, à la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste; une normalistion obtenue, faut-il le rappeler, en contrepartie de la reconnaissance par le président américain sortant, Donald Trump, de son illusoire souveraineté sur le Sahara Occidental.
Tous les faits qui ont suivi l’agression militaire caractérisée, perpétrée par la soldatesque marocaine à El Guerguerat, contre des manifestants sahraouis civils qui protestaient pacifiquement contre la brèche ouverte, en contradiction avec les dispositions de l’accord de cessez-le-feu signé en septembre 1991, sous les auspices de l’ONU, entre le Front Polisario et le Maroc, dans le “mur de la honte et de l’humiliation”, attestent, on ne peut mieux, du désarroi dans lequel le Makhzen a été plongé après l’annonce par le Front Polisario de sa double décision de ne plus se considérer lié à l’accord de cessez-le-feu précité et, surtout, de reprendre la lutte armée. Le plus manifeste de ces faits est le black-out total qu’il impose, aidé en cela par une presse, locale, aux ordres et, internationale, complice, sur les attaques et les revers que son armée subit au quotidien, depuis le 13 novembre dernier, au Sahara Occidental; un black-out qu’il croit, contre tout bon sens, à même de tromper les opinions publiques marocaine et internationale sur la réalité de la situation y prévalant.
La trahison, une tradition chez le Makhzen…
Dénué de tout argument solide pouvant justifier la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste, le Makhzen, dans une pitoyable tentative de faire oublier que celle-ci n’est que la contrepartie éhontée de la reconnaissance, par un président américain en fin de parcours, de son illusoire souveraineté sur le Sahara Occidental, essaye, tordant ce faisant le cou à une réalité amère, d’expliquer ladite normalisation par “les liens solides existant entre le royaume et la communauté des juifs marocains” établis en terre palestinienne et, summum de la duplicité, par le devoir qu’a celui-ci de protéger “ces sujets de Sa Majesté”, feignant sournoisement, dans le même temps, d’ignorer que ces derniers ne sont que des sionistes convaincus. C’est ce qu’a asséné au Makhzen, Fuad Batayneh, un ancien diplomate jordanien, dans un article paru, il y a quelques jours, dans le site électronique “rai alyoum” que dirige l’éminent journaliste palestinien Abdelbari Atwan. Ne se contentant pas de s’étaler sur l’ancienneté et la profondeur des relations entre le royaume du Maroc et l’entité sioniste, l’ancien diplomate jordanien a également dévoilé que le Palais royal a carrément versé dans la trahison. Plus précis concernant ce point, il a révélé que le défunt Hassan II avait remis à des agents sionistes les enregistrements de tout ce qui s’était dit lors du Sommet de la Ligue arabe qui s’est tenu, à Casablanca, en 1965; une “remise” qui a permis à l’entité sioniste de prendre connaissance de toutes les mesures arrêtées par les dirigeants arabes dans le cas où une guerre venait à se déclarer au Moyen Orient. Et, partant, de préparer et de mener, avec les résultats que l’on connaît, la Guerre des six jours de juin 1967. Une manière de dire que “le coup de poignard” que le Makhzen vient, par la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste, de donner à la cause paslestinienne, n’est pas venu du néant. Et qu’il s’inscrit plutôt en droite ligne dans une tradition de trahison et de revirements qui est la sienne.
Un revirement éhonté…
Une “tradition”, au demeurant parfaitement illustrée par l’incroyable revirement du chef du gouvernement marocain et, néanmoins, secrétaire général du PJD (Parti de la justice et du développement), un parti d’obédience islamiste, dans la question de la normalisation (avec l’entité sioniste). Oublieux de ce qu’il avait publiquement déclaré, dans un premier temps, en 2008, dans un rassemblement populaire de protestation contre la visite que devait effectuer au Maroc la ministre des Affaires étrangères sioniste d’alors et feignant, à l’évidence, de ne pas se rappeler qu’il avait, au moment de la normalisation, par les Emirats arabes unis et le Bahreïn, de leurs relations respectives avec l’entité sioniste, clamé haut et fort que son pays ne leur emboîterait jamais le pas, Saadeddine Al Othmani, c’est son nom, n’a pas hésité, quand le Maroc s’est engagé dans la même voie, à apposer sa propre signature, à côté de celle du représentant de l’entité sioniste, au bas de l’accord officialisant ladite normalisation. Faut-il dire que cette attitude n’a pas été du tout appréciée et ce, aussi bien au sein de sa formation politique que par les partis arabes affilés à la même mouvance idéologique; celle des Frères musulmans. Si la gronde et la fronde qui sévissent présentement au sein du PJD demeurent circonscrites dans un cadre interne, le mécontentement de ses pairs arabes islamistes s’est traduit par une décision du Congrès nationaliste islamiste de le suspendre de toute participation à ses travaux et activités; une suspension qui, selon des sources concordantes, peut se muer en exclusion de ses rangs si la situation au sein du PJD demeure en l’état; en clair, si Saadeddine Al Othmani demeure à sa tête.
L’opposition à la normalisation s’étend…
Si le Makhzen donne l’impression de maîtriser la situation, des informations concordantes laissent supposer que tel ne sera plus le cas dans un avenir proche. A l’appui de leurs prévisions, ces mêmes sources font état d’une montée en cadence et en ampleur des manifestations de rue dénonçant la normalisation des relations avec l’entité sioniste; une montée (en puissance et ampleur) que la répression exercée par les forces de sécurité du Makhzen contre toute expression populaire hostile au rapprochement “makhzéno-sioniste” n’a pu freiner mais que les médias aux ordres tentent d’en réduire l’importance quand ils ne la passent pas sous silence. Ce qui n’empêche pas que cette opposition s’étende de plus en plus. Et ce, avec l’implication d’organisations ayant un poids certain dans la société marocaine. A l’instar de l’association Al Adl Wal Ihsane ( Justice et bienfaisance), la plus importante dans son genre, dit-on, bien qu’elle demeure, depuis sa création en 1973, toujours non reconnue. Dans un entretien accordé au site Arabi21.com que rapporte El portal diplomatico (Le portail diplomatique), un site proche des thèses du Front Polisario, Mohamed Abadi, son secrétaire général, a fait porter toute la responsabilité de cette normalisation à l’institution royale. Ceci non sans critiquer vertement la mainmise totale de cette dernière sur toute la vie politique, économique et sociale du royaume. Une mainmise, a-t-il explicité, qui vide même certaines institutions officielles des prérogatives que leur confère pourtant la Constitution en vigueur. Une manière, on ne peut plus claire, de dire que la situation au royaume de M6 est “grave”. Pour ne pas dire explosive.
Mourad BendrisSource : Dzair-tube, 5 jan 2021
Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, Israël, Donald Trump, normalisation,
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إنطباعات عائد من الجبهة : ابحثوا عن المعجزة.
انطباعات عائد من الجبهة:شهادة للتاريخ.بين الرصاصة الأولى والهجمة الأولى.إنهم المقاتلون أبناء هذا الشعب العملاق في عنفوانه وصموده، الشعب الصحراوي، والحديث عن المقاتلين حديث شجي وذو شجون.فمن أين أبدأ؟ وهل تستطيع الكلمات وصفهم وهم يندفعون في إقدام وبسالة وشجاعة منقطعة النظير؟يتنافسون على تولي المهام القتالية المحفوفة بالموت وكأنهم يتنافسون لحضور حفلة عرس.تتداعى الانطباعات والمواقف التي تأخذ من الدهشة والإعجاب فيصعب علي تنظيم أفكاري. مع ذلك سأبدأ على بركة الله.لماذا عنونت هذه التدوينة ب “شهادة للتاريخ”؟لسبب بسيط هو أنني ألزمت نفسي تحري الحقيقة وإنصاف الرجال حتى لا يختلط بعدها الحابل بالنابل وتغيب الحقيقة في ردم من الشهادات المتناقضة أو المختلفة على أقل تقدير.* وإنصافا للتاريخ وللرجال أريد أن أنوه بحقيقة يبدو أنها غائبة في وسائل التواصل الإجتماعي تتعلق بأول هجوم فعلي أستخدم فيه قصف مكثف استهدف العدو المتخندق في جحوره خلف جدار العار.إذا كانت الرصاصات الأولى قد شقت سماء الگرگرات وكان الهدف منها عرقلة تقدم قوات العدو وتأمين انسحاب المتظاهرين. إلا أن مقاتلي جيش التحرير الشعبي الصحراوي مجمعون على أن القصف المكثف الذي شنته الناحية العسكرية السادسة في اليوم نفسه، يوم 13 نوفمبر على الساعة الثامنة وخمسة وأربعين دقيقة بالتوقيت العالمي (غرينتش) يعد حقا الهجمة التي دشنت حرب التحرير الثانية “حرب الإستقلال” يوم 13 من نوفمبر 2020م.* في خضم التوتر الناشئ عن إقدام متظاهرين صحراويين مسالمين على إغلاق ثغرة الگرگرات واتضاح نوايا العدوان المغربي ميدانيا، وتحذير الأخ الأمين العام للجبهة رئيس الدولة بأن أي محاولة للإعتداء على المتظاهرين الصحراويين ستعد بمثابة إعلان الحرب وانهيار اتفاق وقف إطلاق النار. المغرب وحلفاؤه، بل وحتى الأمم المتحدة، لم يأخذوا تحذيرات الأمين العام للجبهة رئيس الدولة على محمل الجد. وكان أن ارتكب المغرب حماقة الاعتداء على المتظاهرين واقتحام قواته العسكرية الشريط العازل.الأمين العام للجبهة القائد الأعلى لجيش التحرير الشعبي الصحراوي كان قد أعطى الإشارة لنواحينا العسكرية بالرد وبحزم على طول جدار العار.* الناحية السادسة صاحبة السبق:مقاتلو الناحية الأولى و الناحية السابعة قاموا بعمل بطولي رائع مدروس بدقة عالية حين فوتوا الفرصة على قوات المحتل الدنيئة الجبانة التي بيتت النية بالبطش ببنات و أبناء شعبنا المتظاهرين سلميا، و استطاع مقاتولو الناحية الأولى و السابعة الشجعان صد ذلك الهجوم الجبان و الوصول إلى ثغرة الگرگرات قبل أن يحقق العدو مبتغاه، ونقلوا كل المتظاهرين الصحراويين إلى مواقع آمنة دون أن تسجل إصابة واحدة في صفوفهم. تحت كان عملا عظيما ينم عن اليقظة والإستعداد الكبيرين.أما الرد الأول عسكريا على حماقة الجيش المغربي الجبان فقد جاءهم من حيث لا يحتسبون، جاءهم الرد من الشمال، وعلى يد الناحية السادسة!كانت كل النواحي العسكرية على أهبة الإستعداد لترجمة إشارة الأمين العام رئيس الدولة و القائد الأعلى لقواتنا المسلحة إلى فعل ميداني. وجميع المقاتلين وقادتهم كانوا تواقين إلى دك تحصينات العدو وجحوره على طول الجدار الدفاعي.لكن، وإنصافا للتاريخ، لابد من الإشارة إلى أن أول ناحية عسكرية كتب لها القدر تدشين الحرب الثانية بقصف مكثف كانت الناحية العسكرية السادسة.هكذا جاء الرد الأول على حماقة المغرب بخرق وقف إطلاق الذي حدث في أقصى الجنوب الغربي، جاء من أقصى الشمال وكان بمثابة رسالة مزلزلة للعدو مفادها أن ما بين الموقعين (أقصى الجنوب وأقصى الشمال) أصبح هدفا ثابتا لمقاتلينا ولنيران جيش التحرير الشعبي الصحراوي، وفي ذلك عبرة.* الحدث:صبيحة يوم الجمعة 13 نوفمبر 2020، بعد خرق القوات المغربية لاتفاق وقف إطلاق النار وشن هجوم غادر على المتظاهرين الصحراويين، تلقى قادة النواحي العسكرية الأمر بالرد الفوري على القوات الملكية المغربية على طول الجدار. تلقى قائد الناحية العسكرية السادسة الأمر وكأنه كان يتلهف لسماعه، فأصدر الأمر الفوري بإطلاق النار وهو ما حصل بالفعل. و كان لطاقم سلاح مكون من ثلاثة رجال من الناحية شرف البدء في تنفيذ الأمر.الطقم المعني الذي سيكون له شرف تدشين الحرب الثانية كان يتكون من:1/ محمد أمبارك ولد محمد سالم ولد عمار، المعروف ب “ول السي بلخير”. وهو قائد الطقم و قائد ميداني شجاع.2/ محمد ولد الناجم ولد عمار ولد الكرشة، المعروف ب “الشيباني”.3/ محمد ولد أعلي ولد بوزيد.وكان طاقم السلاح مرفوقا بقائد الناحية العسكرية السادسة الذي حرص على التواجد بنفسه في قلب الحدث.كان الطقم متمركزا حين تلقى الأمر في واد “أم لگطى”، وكانت عقارب الساعة تشير حينها إلى الثامنة وخمسة وأربعين دقيقة حين تلقى الطقم الأمر بالتنفيذ من قائد الناحية.كانت كلمات قائد الناحية موجزة واضحة نزلت على الرجال الثلاثة غيثا بعد جفاف طال عقود ثلاثة. “أخبطو والي سو” ثم أعقب الأمر بكلمات “أشهد أن لا إله إلا الله ألاأوفينا من إنتظار السراب… الحقوق تگلعها ألا لمدافع.. الحمد لله… الحمد لله!”.توجه رجال طقم السلاح بسيارتهم نحو القاعدة رقم 25 والفرح يرتسم على الوجوه بسمة عريضة. كان قائد الطقم يحفز “الشيباني” على الإسراع في ركوب السيارة، فالشيباني بالكاد ينقل رجليه وهو يتكئ على عصاه بسبب الإعاقة. تحركت السيارة إلى حيث الهدف وأعطى قائد الطقم الأمر لمحمد ولد أعلي بتوجيه السيارة حيث يسهل إمطار الهدف.. وعلى الساعة الثامنة وخمسة وأربعين دقيقة بالتوقيت العالمي أي بعد إنقاذ المتظاهرين من الهجوم المغربي الجبان الذي استهدفهم في أقصى الجنوب أطلقت النار كثيفة من أقصى الشمال بقطاع المحبس الذي يدعي المحتل أنه الخط الأحمر الذي لا سبيل إلى الوصول إليه. وأخذ مقاتلو الناحية السادسة يدكون تلك القاعدة العسكرية المغربية بنيران المدفعية. في ذلك اليوم؛ يوم 13 نوفمبر أمطرت السماء القاعدة المغربية بلهب ونار، ومن الملاحظ أن جنود القاعدة لم يردوا على مصدر النيران، إذ ألجمتهم صدمة المفاجأة وأسقط في أيديهم وقد دب في صفوفهم الهلع والرعب.* لكل رجل من رجال هذا الطاقم الذي دشن القصف قصة تستحق أن تروى. ولكن ما لفت انتباهي حقا قصة أكبرهم سنا وهو المدعو “الشيباني”، شيخ تقدم به العمر وأصبح لا يقوى على الحركة يتكئ على عكاز وبالكاد يمشي..مع ذلك يرفض إلا أن يكون في الصفوف الأمامية!. يروي عنه “ول السي بلخير” قائد الطقم كثيرا من القصص التي تنطوي على الإعجاب بالشيخ الهرم، فقائد الطقم يعتبر الشيخ معلمه الذي علمه أسرار السلاح الذي يرمي به، ويطيب له التأكيد دائما على أن معرفة الشيباني بهذا السلاح تحديدا وخبرته به لا تدانيها خبرة أي رجل آخر … ويستدرك “اللهم إلا إذا كان الرجل الروسي مصمم هذا السلاح”!!! يقول ضاحكا.هذه قصة طقم من المقاتلين الذين يعدون أول من أمطر جحور العدو بنيران سلاحهم.وهذه أولى انطباعات عائد من الجبهة. وستعقبها مقتطفات وانطباعات أخرى إن شاء الله فانتظروني.ويظل عيب الدار على من بقي في الدار.———————————————————————————————————————————————-إن من أسعفه الحظ وعاش تجربة حرب التحرير الأولى ورأى وشاهد وعايش التجربة لابد أن يستخلص نفس الحكم، الذي يمكن أن نختزله في كلمة جامعة هي “المعجزة”. فما حققه الصحراويون عامة ومقاتلو جيش التحرير الشعبي الصحراوي بشكل أخص يستحق أن نمنحه عنوانا جامعا شاملا “المعجزة”.* عود على بدء:
بالعودة إلى مقالي الأول المخصص لطاقم قتالي دشن هجوم الحرب الثانية “حرب الإستقلال” لن يجد صعوبة في تمييز الوجوه التي تشترك في صفة لا تخطئها العين؛ الرجال الثلاثة جميعهم من الرعيل الأول المخضرم والذين تقدم بهم العمر. كلهم يعاني، وإن بدرجات متفاوتة، من الأمراض المرتبطة بالشيخوخة وجروح الحرب. ومع ذلك هاهم الثلاثة ومعهم المئات بل الآلاف من المقاتلين المخضرمين الذين لا يبتغون بديلا عن جبهات القتال الأمامية حيث يزاحمون الشباب الأصغر سنا وينافسونهم في اقتحام المخاطر.
هذه اللوحة وحدها تعتبر أعظم رسالة للعدو لو كان يستوعب الدروس. فلو كان الجيش الملكي المغربي يمتلك زمام أمره لأخلى مواقعه و نفذ بجلده و له في من سبقوه عبرة. خاصة أن الجنود وأسرى الحرب المغاربة ما انفكوا يعتصمون أمام الوزارات و إدارات المخزن يطالبون بأبسط الحقوق، ولكن القرار بيد الأليزي لا بيد السادس، الملك الألعوبة.
* لو عادت بنا الذاكرة قليلا إلى الوراء لتذكرنا حال شعب يعاني الشتات، بعضه يعيش في ظل الإستدمار الإسباني والبعض الآخر موزع بين دول الجوار. ورغم تعدد المشارب والتشتت غداة إعلان الكفاح المسلح، كان نداء واحد ودعوة صدق: حي على الجهاد .. حي على القتال! كافيا ليتنادى الصحراويون من كل حدب وصوب تلبية للنداء، فإذا هم يمتشقون السلاح ويواجهون العدو ببسالة ويكبدونه أفدح الخسائر وكأنهم جيش قضى سنوات طوال ميزها الانسجام و تلقى التدريبات المعقدة العالية وتشرب من انضباط الجندية. ماتحقق في ذلك الزمن يعد حقا معجزة! جينات يحملها الصحرواي في دمه.
* ما الذي استجد؟
تم تطعيم جيش التحرير الشعبي الصحراوي طوال السنوات الماضية بآلاف الشباب المتطوعين، وهم اليوم يشكلون 80 ٪ وربما النسبة أكبر من ذلك.
عكس المقاتلين المخضرمين الذين تقدم بهم العمر والذين جاءوا من مشارب وأراضي متباعدة نسبيا، فإننا نلاحظ أن هؤلاء الشباب الذين أصبحوا يشكلون أغلبية ظاهرة في الجيش قد ولدوا وترعرعوا في مخيمات اللجوء، و درسوا و كبروا في أحضان الثورة وتنقلوا ما بين الأراضي المحررة و اللجوء، معظمهم لا يعرف من الوثائق الثبوتية إلا وثائق الجمهورية الصحراوية (باستثناء أقلية جاءت من بلاد الغربة).* من يشاهد هؤلاء الشباب يتسابقون لإنجاز المهام القتالية بحماس وحمية واندفاع منقطع النظير سيظل أسير الدهشة والإعجاب ما ظل معهم ولن تفارقه الدهشة ما ظل على يتذكر الموقف.
هذه الرغبة التي لاتفارق هؤلاء الشبان من أجل حرق المراحل واكتساب الخبرات والتجارب ممن سبقهم من رفاقهم المخضرمين وقدامى المجاهدين. شباب يسابقون الزمن وينافسون الأكبر سنا في الأعمال القتالية وفي كافة المهام اليومية الأخرى. من يشاهدهم في الميدان سيدرك حقا أن استمرار الثورة قد ضمنه تواصل الأجيال. فنعم هذا الخلف لذاك السلف!
صدقوني، فشباب كالشباب الذي عايشته في الميدان رافقتهم وعشت معهم تفاصيل الحياة اليومية، شباب كهذا، لن يقف في وجهه العدو حتى ولو تسلح بعتاد وتسليح العالم أجمع! لا الرادارات ولا وسائل التكنلوجيا الحربية المتطورة ولا الأسلحة الأكثر تطورا يمكنها أن تمنع هؤلاء الشباب المقاتلين الميامين من تحقيق هدفهم المنشود.
هؤلاء الشباب يأخذون من أؤلئك الشيوخ المجاهدين التجربة الملموسة و النظرية التي اكتسبوها سنوات الحرب (حبذا لو بادرنا بدإلى تدوين تلك التجربة العظيمة حتى لا تضيع كما ضاع كل تراثنا المروي) و يترجمون ذلك على أرض الواقع.هم شبان تخلوا عن ملذات الحياة وطيش العمر ومراهقات السن، حرقوا المراحل ليصبحوا في الميدان رجال، وما أعظمهم من رجال! لقد نذروا أنفسهم لقضيتهم العادلة وأرادوا،عن وعي، أن يقدموا أرواحهم فداء للوطن وأن يمدوا أجسادهم جسرا يعبر عليه الشعب إلى الحرية.
وقفت، وأنا مندهش أشد الإندهاش، من سرعة تكيفهم مع محيط المقاتل وميدان المعركة. وقفت على سرعة اكتسابهم للتجربة وسرعة إستيعابهم لكل ما يريدون معرفته، تجد الواحد منهم يتقن كل المهام فهو سائق ورامي وميكانيكي وطباخ.. ووو.
فعلا إن الحديث عنهم ذو شجون، لكنني رأيت بأم عيني وقائع لا يمكنني نسيانها ولم أكن أتصور ولا أتوقع تحققها، إحدى تلك الوقائع تمثلت في وصول قطع سلاح جديد و لم يكن في مجموعة المقاتلين التي انتميت إليها من يمتلك معرفة في استخدام ذلك السلاح. و شاع الخبر بين الكتائب الأخرى. الفضول قاد عددا من المقاتلين لمشاهدة السلاح الجديد. كان من بينهم رجل طاعن في السن كان يتفحص السلاح بدقة واهتمام وكان يقول أن هذا السلاح، أو “أحد أفراد عائلته” الذي يشبهه كثيرا كان اختصاصي فيه خلال سنوات الحرب. لكن بعد مرور ثلاثين سنة لم يعد متأكدا من أنه هو السلاح ذاته وإن لم يكن فهو شبيه به وقد يكون نسخة مطورة من السلاح الذي كان يتقن استخدامه. واستمر الشيخ في تصفح السلاح وهو يتمتم: ” گلت لكم، هذا بعد ألا كيفت الخلاي اللي نعرف.. يغير هذا فيه روايات ماهم أفذاك” ! .
الشيخ المقاتل تطوع بإعطاء خبرته في السلاح الذي عرف للشباب المتلهف على استخدام السلاح الجديد. في تلك الآونة كان تلاميذ الشيخ أفراد من أركان الناحية، و أذكر جيداً أحدهم كانت يده في العجين و اليد الأخرى كانت تحمل كتيب دليل التعريف بالسلاح واستعماله.
كانت الشمس على وشك الغروب و رأيت قائد الناحية و منسق أركانها يحفزان الشباب على ضرورة استيعاب طريقة إستعمال السلاح الجديد، و كل منهما يردداََ غدا يجب أن يستخدم في دك جحور ومخابئ العدو! كنت أرى أن كلمات قائد الناحية و منسق أركانها تدخل في إطار التحفيز والتشجيع لا غير. ولم أعتقد أبدا أن كلماتهما ستكون واقعا وحقيقة ناجزة على يد هذا الشباب المعجزة.
بعد غروب الشمس رأيت أحد أركان الناحية يثبت مصباح “ظواية” بين ذقنه و كتفه ويوجه ضوء الظواية نحو الكتيب، دليل إستعمال السلاح، يقرأ منه و يترجم لرفاقه المنهمكين في الوقت نفسه في تنظيف السلاح وتحضير الذخيرة دون أن يشتت ذلك انتباههم!
السلاح الذي يحتاج مدرسة عسكرية ودروسا تستغرق أسابيعا وربما أشهرا للتدرب على استخدامه، يريد هؤلاء الشباب بمساعدة مقاتل مخضرم تقدم به العمر أن يستوعبوا أسراره بل وأن يستخدموه في المعركة مع الصباح! فهل يستطيع إصرار هذا الأب المجاهد وتلهف هؤلاء الشباب صنع المعجزة؟ هل أكون شاهدا على تحقق معجزة أخرى؟
أعرف أن الأمر يصعب تصديقه، لكن المعجزة تحققت فعلا ففي ليلة واحدة وفي ظروف صعبة جدا أستطاع ذلك الشيخ الجليل أن ينقل معرفته بنجاح معتمدا على ذاكرة لم تخنه رغم فراق ثلاثة عقود مع سلاحه، استطاع أن ينقل خبرته إلى الشباب المتلهف في ليلة واحدة. خبرة الشيخ المقاتل المجاهد الشجاع المحجوب /محمدفاضل /سيدي لعبيد ومعارف الشباب العلمية واللغوية التي ساعدت في فهم طلاسم دليل السلاح ساهمتا معا في تحقيق المعجزة.
مع الصباح كان السلاح الزائر قد أصبح ضمن أسلحة الناحية التي تدك قواعد العدو. تلك معجزة بكل المقاييس كنت شاهدا على تحققها.
الطريف أن الإخوة الذين تدربوا على ذلك السلاح في تلك الليلة اليتيمة وهم:
(ع/ع/ح) و (م م/ ع/ب) و(أ/أ ب/ن) و (س أ/ب/ب)؛ كان برفقتهم شاب شاركهم في العملية العسكرية. والمدهش حقا في الأمر أنه تعلم أسرار السلاح الجديد بمجرد الملاحظة التي أعقبها تجريب السلاح بنفسه رغم أنه لم يكن حاضرا معهم “درس البارحة”. ومن يومها أصبح أحد هؤلاء الشبان الرماة المهرة المتخصصين في ذلك السلاح. ذلك الشاب بدوره نقل التجربة إلى طقمه الذي أصبح كل أفراده يتفنون في استخدام السلاح الجديد.
* عبرة:بعد هذه المشاهد الميدانية خرجت بانطباع هو أن المعجزة ليست تلك الإنجازات التي حققها المقاتل الصحراوي سواء في الحرب الأولى أو الثانية فتلك ثمار المعجزة، أما المعجزة الحقيقية فهي هذا الإنسان الصحراوي، ابن هذه الأرض، الذي أودع فيه الله إيمانا لا يتزعزع وإرادة لا تعرف المستحيل.
* ملاحظة: كنت أرفقت مقالي الأول بصور مقاتلين مخضرمين من الجيل الأول. أما هذا المقال أردت أن أرفقه بصور هؤلاء الشبان الذين برعوا في استخدام السلاح موضوع التدوينة. هم نموذج من شبابنا الذي يستحق أن يكون اسمه مرادفا للمعجزة، والذي سيكون النصر على يديه بحول الله. وما النصر إلا صبر ساعة.
ترقبوا المزيد من الإنطباعات والمشاهدات في الأيام المقبلة بحول الله.و يبقى عيب الدار على من بقي في الدار.
النخ بدة.
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Mauritanie : L’armée marocaine tire sur des orpailleurs mauritaniens
Des unités de l’arméé marocaine retranchées derrière le mud de défense ont tiré sur des orpailleurs mauritaniens qui opéraient dans la banlieue de la ville de Bir Mogreïn, willara de Tiris Zemmour. Aucune victime n’a été déplorée.
Selon Sahara Medias, des informations ont été reçues par les orpailleurs selon lesquelles les régions proches du mur de sable marocain sont riches en pépites d’or presque pur. Lorsqu’ils ont voulu vérifier, ils ont été accueillis par une pluie de bombes qui a causé une grande panique dans leurs rangs.
D’aprèes la même source, les orpailleurs avait déjà été interdits d’approcher cette région.Pour rappel, dans cette région, le mur de sable marocain se trouve sur le territoire mauritanien.
Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, orpailleurs, Bir Mogreïn, Tiris Zemmour, mud de sable,
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John F. Kennedy sur la crise algérienne (1957)
Note de l’ éditeur: Dans cet article du 5 octobre 1957, question de l’ Amérique , le sénateur John F. Kennedy du Massachusetts revisite un discours qu’il a prononcé le 2 Juillet 1957, sur le plancher du Sénat, sur la situation politique en Algérie .
Le 17 septembre, la session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est réunie à New York. Le 24 septembre, une session extraordinaire du Parlement français s’est réunie à Paris. La convergence de ces deux événements n’est pas accidentelle. Ils dénotent tous deux une préoccupation mondiale croissante pour une solution à l’impasse algérienne.
Les impératifs de l’unité occidentale et la nécessité de maintenir l’influence occidentale dans les régions non engagées du monde font de la question algérienne l’une des questions centrales de la politique mondiale et de l’équilibre des pouvoirs mondiaux. Car l’Algérie, loin d’être un segment isolé du continent africain ou une ruelle politique, vibre de pressions croisées et d’influences qui ont leur source en France, au sein de l’alliance de l’OTAN, en Afrique libre et surtout parmi les Etats voisins de la Tunisie et Maroc. C’est un fait mélancolique que l’incapacité de trouver un règlement tolérable en Algérie érode sérieusement les possibilités d’un penchant vers l’ouest dans tous les États nouvellement libérés d’Afrique.
“Les impératifs de l’unité occidentale et la nécessité de maintenir l’influence occidentale dans les régions non engagées du monde font de la question algérienne l’une des questions cruciales de la politique mondiale et de l’équilibre du pouvoir mondial.”
Certains impératifs d’indépendance
Le 2 juillet, j’ai pris la parole sur le parquet du Sénat afin d’essayer de clarifier pour l’opinion américaine la situation en Algérie et de sensibiliser les Américains aux graves dangers qui guettent l’Occident dans la rébellion paralysante en Algérie. J’ai estimé qu’un règlement durable ne pouvait être atteint qu’en adoptant une voie qui conduirait, dans un avenir mesurable, à l’indépendance de l’Algérie, de préférence dans un cadre fédératif ou interdépendant. J’ai exprimé l’opinion que les bureaux de médiation de l’OTAN ou des chefs d’État tunisien et marocain pourraient fournir le mécanisme permettant d’élaborer un tel programme et un tel calendrier. Si de telles lignes d’effort étaient infructueuses, je pensais que l’ONU était en droit de débattre de la question, d’explorer des méthodes de médiation et de recommander une solution.
À mon avis, l’ONU en tant qu’organe ne constitue pas le forum idéal pour parvenir à une solution, et il ne fait aucun doute qu’un règlement obtenu par négociation directe ou médiation est de loin préférable, mais nous ne pouvons pas non plus exclure un débat international lorsqu’une question telle celui-ci, dont les effets se font sentir dans de nombreux domaines qui débordent bien au-delà des frontières de la France, est inscrit à l’agenda de l’ONU. Il était déjà clair en juillet que la question serait soumise à la prochaine Assemblée et que les États-Unis devraient adopter une position plus réaliste que notre ancienne formule de «neutralité». Notre neutralité, nous aimons à croire, signifie une attitude bienveillante, mais son apparence superficielle d’ordre ordonné et d’antisepsie masque en réalité une attitude aux conséquences tout aussi positives que l’action directe elle-même.
Ce discours a suscité une large réponse tant dans ce pays qu’à l’étranger. Les lettres individuelles ont été très favorables, tandis que la réaction éditoriale et le courrier de la France ont été beaucoup plus défavorables et hostiles. J’ai cependant reçu un certain nombre de messages de Français qui étaient d’accord avec ma position et qui représentaient une partie du mécontentement notable des dirigeants indépendants de l’opinion française face à la dérive et à la stagnation de la politique française en Algérie – au moment même où ce pays est avancer sur de nombreux programmes nationaux prometteurs, ainsi que sur de nouveaux projets politiques en Afrique occidentale française et en Europe occidentale.
“Mes détracteurs ont comparé ceux qui parlent de la question algérienne à des intrus dans une difficulté familiale intime ou à des intrus insouciants.”
Dans cet article, je voudrais tenir compte de certaines des critiques récurrentes qui ont été faites à mon propos et mesurer brièvement les chances de règlement résultant des délibérations tant de l’Assemblée générale que de l’Assemblée nationale française.
Il n’y a, bien sûr, aucune dispute avec ceux qui estiment que discuter de la question algérienne autrement que les clichés de la politique officielle française, c’est commettre un outrage moral ou toucher les nerfs nationaux qui sont bien trop bruts pour l’observation étrangère. Mes détracteurs ont comparé ceux qui parlent de la question algérienne à des intrus dans une difficulté familiale intime ou à des intrus insouciants. Mais peu éloigné de cette position est celle de ceux qui soutiennent que les compulsions impérieuses de fidélité à l’alliance de l’OTAN et à notre plus vieil allié, la France, interdisent l’aération de toute situation qui a ses racines nationales en France. C’est une vision extraordinairement étrange et archaïque d’une alliance dont la conception même était basée sur l’espoir que les problèmes pourraient être partagés, la consultation encouragée et des solutions plus larges ainsi obtenues.
La critique la plus courante adressée à mon discours, notamment par Robert Lacoste, résident général français en Algérie, et dans la presse populaire française, est que la question algérienne pâlit d’importance face à nos propres problèmes de relations raciales avec les Indiens d’Amérique et à Porto Rico. Je suis entièrement d’accord avec la conviction qu’un échec à parvenir à un règlement pacifique de nos problèmes raciaux dans le Sud et ailleurs aux États-Unis est extrêmement préjudiciable à notre position internationale ainsi qu’au tissu de notre propre vie nationale. Il est parfaitement vrai que les progrès réalisés jusqu’à présent sont insuffisants et nécessitent une amélioration et une extension continues. D’un autre côté, les dirigeants les plus responsables de notre vie nationale reconnaissent rapidement le problème, ne considèrent pas la discussion ouverte et la critique des politiques actuelles comme une trahison ou une division dangereuse, et n’ont pas fermé leurs esprits et les yeux sur les injustices qui ont été et sont commises. Le souci des enjeux internationaux ne nous empêche pas de voir les failles de notre vie domestique.
Pourquoi les Français font allusion avec insistance aux Amérindiens est déconcertant, car ils se trompent gravement s’ils croient que nos cruautés largement reconnues envers les Indiens au cours des siècles passés représentent le tempérament et l’éthos dominants de l’opinion américaine. Les Français pensent-ils avoir droit à un bain de sang similaire au XXe siècle? Quant à Porto Rico, sa situation actuelle semble donner une morale différente de celle que les Français tireraient. Nous voyons à Porto Rico à quoi peut aboutir l’octroi opportun de larges libertés politiques combinées à un programme de développement économique: non pas l’anarchie, le terrorisme généralisé ou la désintégration sociale – comme le soutiennent les publicistes français – mais un Commonwealth qui a volontairement renoncé à l’indépendance totale mais qui jouit d’une large autonomie , tous les droits politiques fondamentaux, un leadership vigoureux et clairvoyant, et l’un des gouvernements les plus véritablement populaires et les plus larges au monde. C’est peut-être notre succès même à Porto Rico qui encourage de nombreux Américains à croire que l’Algérie, elle aussi, peut soutenir une concession plus généreuse de la liberté politique.
La critique la plus courante adressée à mon discours … est que la question algérienne est pâle en regard de nos propres problèmes dans les relations raciales avec les Amérindiens et à Porto Rico.
Pas besoin de fatalisme
Une autre critique, à laquelle il est difficile de répondre et qui caractérise beaucoup l’opinion française à demi articulée, est mieux représentée dans deux éditoriaux récents sur l’Algérie dans la presse américaine. Un de ces journaux, dont les chroniques de reportages ont fourni une bonne partie des preuves factuelles que j’ai présentées dans mon discours, adopte une position de fatalisme presque passif, arguant que les événements doivent suivre leur cours naturel et qu’en tant qu’Américains, nous devons regarder avec sympathie pendant ses décrets dans le dilemme tragique des Français. L’opinion américaine est vraisemblablement de jouer le rôle du chœur dans les tragédies grecques. Ou, de façon plus fantaisiste, nous devons adopter le vieux point de vue, attribué aux Autrichiens, selon lequel la situation nationale est «désespérée mais pas grave».
C’est, bien sûr, le refrain sans fin que l’Algérie est une question française entièrement «interne» qui rend futile tant de discussions sur l’Algérie et obscurcit les voies de solution possibles. La politique française a été de mettre en place une série de «No Trespass! panneaux. Ces derniers mois, ceux-ci ont été renforcés par une longue ligne de «Danger — High Explosives!» des signes, comme pour indiquer que tout commentaire étranger critique des Français n’invite que de nouvelles vagues de terrorisme, ouvre les vannes du communisme et du panarabisme toxique, et permet la destruction de la France elle-même.
Mon discours a reconnu le fait que l’Algérie est une question coloniale inhabituellement compliquée et ambiguë et que les mérites de l’affaire ne sont pas entièrement clairs. J’ai noté qu’un nombre relativement important de Français résidait depuis longtemps en Algérie, qu’il y avait des horizons passionnants de nouveau développement économique du pétrole et des minerais en Algérie, qu’il y avait des clivages raciaux importants. Aucun slogan ou formule simple ne fournira une solution facile et une justice parfaite dans le différend est impossible à obtenir.
“Aucun slogan ou formule simple ne fournira une solution facile et une justice parfaite dans le différend est impossible à obtenir.”
Les Français en Algérie
Il ne fait aucun doute que la barrière la plus difficile à l’installation est posée par le million de Français, dont moins de la moitié sont de sang français, qui constituent des colons et des citoyens permanents en Algérie. De toute évidence, leurs revendications méritent d’être reconnues. Mais ce sont aussi ces mêmes colons qui ont obtenu pour eux-mêmes une position très préférée en Algérie, qui ont détenu un droit de veto effectif à l’Assemblée nationale et à la résidence générale, qui ont une emprise économique sur l’Algérie et qui se sont étouffés à chaque fois. possibilités de participation politique et de leadership – et même d’éducation – au sein de la communauté musulmane. Le nationalisme algérien, qui est désormais une réalité politique et pas seulement le slogan d’un petit noyau de bandits ou d’agents étrangers,
Sans aucun doute, il y a eu des occasions, même dans un passé récent, où un régime éclairé en Algérie aurait pu en faire une véritable partie de la France si un spectre commun de droits et d’opportunités avait été créé. Mais les Français n’ont pas donné suite à leurs meilleures propositions et ont reculé devant les conséquences de leur propre image théorique de l’Algérie en tant que partie organique de la nation française. Même les promesses très limitées du Statut de 1947 n’ont jamais été tenues. Au cours des trois dernières années, l’opinion musulmane s’est éloignée de manière marquée et décisive de la domination française, de sorte que de nombreuses cordes d’intérêt commun ont été rompues. C’est l’intransigeance politique française ininterrompue du passé qui rend si difficile de réprimer le scepticisme sur les réformes «modérées» qui sont dans l’air maintenant à l’approche de la saison des récoltes à l’ONU.
Si la communauté française d’Algérie n’est pas entièrement composée d ‘«inconciliables» – l’éminent maire d’Alger, Jacques Chevallier, est une exception notable – il n’en reste pas moins que sa voix et son influence dominantes sont dures, dures et inflexibles. La presse algérienne est vicieusement déformée, tandis qu’en France même, des efforts répétés du gouvernement ont été déployés ces derniers mois pour museler les critiques à l’égard de l’Algérie et blanchir les reportages francs sur l’Afrique du Nord. Lors de la dernière réunion de l’Institut international de la presse, le gouvernement français a été condamné pour ses suppressions répétées de la liberté de la presse sous le couvert de la sécurité et de l’intérêt national. Heureusement cette version française du «brouillage» n’a pas réussi à cacher les dures vérités. Pas seulement des journaux indépendants comme Le Monde et L’Expressen France mais d’autres grandes revues internationales telles que le New York Times , l’ Observer et The Economist en Angleterre, et la Neue Züricher Zeitung en Suisse n’ont pas failli à leurs responsabilités journalistiques. On se demande pourquoi le gouvernement français a mis autant d’obstacles sur la voie de ceux qui cherchent à savoir où se trouvent les libéraux français «disparus» et les faits derrière les accusations de torture. Il est triste de constater que les extrémistes français ont généralement bénéficié de la protection de la police française et ont également eu des contacts étroits avec la résidence générale. Cela est vrai même maintenant sous M. Lacoste, venu à Alger annoncé comme l’architecte de solutions «libérales» nouvelles et définitives.
“Au cours des trois dernières années, l’opinion musulmane s’est éloignée de façon marquée et décisive de la domination française, de sorte que de nombreux cordons d’intérêt commun ont été rompus.”
Le communisme est-il une menace?
La critique la plus importante de ma position est certainement l’opinion honnête de nombreuses personnes selon laquelle relâcher le contrôle français en Algérie ferait de ce pays une victime de la direction arabe communiste ou extrémiste et le transformerait en une arène de terrorisme et d’anarchie incontrôlables. Je dois dire que je partage la peur de ces critiques; Cependant, je ne suis pas d’accord avec eux, car la poursuite de la politique actuelle isole mieux l’Algérie de ces dangers. Les dirigeants algériens sont également devenus plus intransigeants, mais même maintenant, ils se tournent encore largement vers l’Occident et vers des hommes comme le premier ministre Habib Bourguiba, qui souhaite donner à toute l’Afrique du Nord française une distribution occidentale. Plus les aspirations légitimes algériennes sont supprimées, plus le danger d’une prise de contrôle réactionnaire ou communiste dans toute l’Afrique devient grand. Car non seulement la guerre d’Algérie est terriblement préjudiciable à l’économie française et aux espoirs d’une exploitation efficace des richesses sahariennes; il crée également de nouveaux écarts entre la France et les nouveaux pays indépendants que sont la Tunisie et le Maroc. De plus, une telle impasse comme celle de l’Algérie rend très difficile pour les États-Unis et leurs alliés de mobiliser l’opinion dans le monde non engagé contre les plus grands outrages impérialistes de l’Union soviétique en Europe de l’Est.
Les discussions qui ont lieu actuellement en France concernant un nouveau statut pour l’Algérie indiquent au moins que des voix un peu plus froides et plus raisonnables se font désormais entendre au sein du cabinet français, même si celles-ci peuvent être dépassées en nombre de droite et de gauche. Au moment de la rédaction de cet article et avant la réunion du Parlement, il est impossible de porter un jugement définitif sur les propositions. Mais à partir des quelques articles de journaux, dont certains semblent faire peu autorité, on peut au moins soulever certaines questions.
Si les Français ne recherchent qu’une formule écrite qui leur obtiendra cette année le nombre requis de voix à l’ONU, alors leurs nouveaux plans ne recevront pas – ni ne mériteront – l’assentiment algérien et nord-africain dont ils ont besoin pour être efficaces.
Prises de façon restrictive, les propositions actuelles ne semblent pas apporter beaucoup plus que ce qui était prévu par le statut de 1947. Si le nouveau statut donne simplement un peu plus de décentralisation, alors il n’atteint aucun des vrais problèmes de l’Algérie. Cependant, il semble que quelques membres du cabinet français et certains membres du MRP soient favorables à un statut qui conférerait une large autonomie fédérale. Ces propositions peuvent être suffisantes pour fournir une base de négociation et de règlement. La question de savoir si elles le feront dépend cependant de la question de savoir si le nouveau statut est provisoire – un pas sur la voie de l’autonomie gouvernementale éventuelle – ou s’il constitue une offre et un règlement définitifs. Au-delà de cela, nous ne savons pas maintenant si ce statut ou une partie de celui-ci doit être négociable avec les dirigeants algériens, ni l’étendue des pouvoirs de «réserve» maintenus par le gouvernement français. Une estimation complète des propositions françaises ne peut donc pas être faite avant la publication du texte final. De plus, quel type de défense leur sera-t-il donnée au Parlement? Le gouvernement français considérera-t-il encore l’Algérie comme une partie «intérieure» permanente de la France? On ne peut pas encore répondre à ces questions.
Beaucoup dépendra aussi de la réaction et de la contre-réponse du gouvernement français aux deux pointsen Algérie, qui ont sabordé tant de plans précédents et percé tant d’autres ballons d’essai. Si les Français ne recherchent qu’une formule écrite qui leur obtiendra cette année le nombre requis de voix à l’ONU, alors leurs nouveaux plans ne recevront pas – ni ne mériteront – l’assentiment algérien et nord-africain dont ils ont besoin pour être efficaces. À mon avis, ils ne devraient pas non plus recevoir l’appui de la délégation des États-Unis à l’Assemblée générale. Si, toutefois, nous pouvons être convaincus que les Français fournissent plus qu’une imposition unilatérale de termes dénués de sens et qu’ils commencent des progrès visibles et soutenus vers une forme d’indépendance politique de l’Algérie, alors nous devons réagir favorablement. Mais nous devons faire attention à ce que nous obtenions de la substance ainsi que de la forme dans tout nouveau plan,
Comme je l’ai dit le 2 juillet, les réverbérations de la crise algérienne touchent les intérêts les plus vitaux de tout le monde libre: l’OTAN, les propositions émergentes d’un marché commun pour l’Europe, l’Euratom et la croissance précaire des nouveaux États d’Afrique. Toutes ces grandes entreprises et ces grandes visions n’aboutiront, je le crains, à rien si nous ne pouvons refermer la plaie algérienne. Il est vain, par exemple, de parler de développement saharien tant qu’il y aura une instabilité politique telle que celle qui existe actuellement en Afrique du Nord française.
Je suis convaincu que les véritables intérêts de l’amitié franco-américaine seront promus par une résolution de la crise algérienne. Ni la France ni l’Alliance atlantique ne peuvent se permettre une autre Indochine. Ce n’est pas un anticolonialisme sentimental et dogmatique, mais les dures réalités du monde dans lequel nous vivons, qui appellent toutes les nations à contribuer à la recherche d’une solution algérienne.John F. Kennedy était le 35e président des États-Unis. Il a écrit “La crise algérienne: une nouvelle phase?” pour l’ Amérique alors qu’il était sénateur américain du Massachusetts en 1957.
Source : America, the Jesuit Review
Tags : Algérie, France, colonialisme, colonisation, John F. Kennedy,
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La normalisation, une menace sérieuse tant pour le Maroc que pour l’Algérie
La normalisation représente une “menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie”, a averti le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Ahmed Wihmane, appelant les peuples du Maghreb à contrer “les plans sionistes visant l’unité et la stabilité de la région”.
“Nous sommes face à une menace sérieuse et existentielle tant pour le Maroc que l’Algérie, voire pour toute la région du Maghreb”, a souligné M. Wihmane dans un entretien à l’APS depuis Rabat. Etayant son propos concernant les dangers de cette normalisation pour les pays du Maghreb et pour l’Algérie, en particulier, il a rappelé les allégations faites par le sioniste Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à Marseille (France), affirmant que “l’Algérie (…) est juive et française”.Pour le militant marocain, “il n’est pas exagéré de dire que nous assistons à la préparation d’un transfert de l’Etat d’Israël vers le Maroc, d’où la percée sioniste sans précédent dans le Maghreb et principalement dans le royaume marocain”, a-t-il dit.
Il a évoqué, à cet égard, plusieurs articles publiés par la presse israélienne et révélant un dangereux scénario visant la région, notamment l’article publié récemment par le journal Yediot Aharonot et faisant état d’un ancien plan sioniste remontant à 1903 et visant l’établissement de “l’Etat d’Israël” au Royaume du Maroc.
Mis de côté après la mort du fondateur du mouvement sioniste Theodor Herzl, ce plan est exhumé aujourd’hui “faute de perspectives en Palestine après l’expérience de soixante-dix ans de résistance”, a expliqué le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.
S’agissant des revendications des “juifs marocains” relatives à la récupération de “leurs biens au Maroc” en engageant de grands cabinets d’avocats, l’activiste marocain a affirmé “qu’ils ne se contenteront jamais de réparations pour des bien qu’ils n’ont même pas laissé puisque qu’ils ont vendu avant de partir pour la Palestine occupée”. Soutenant que leur objectif “est la main mise sur le Maroc et la région tout entière à travers ces prétentions et les mythes de tombeaux de prophètes et de saints patrons juifs”, il a cité, à ce propos, le titre : “Maroc, terre juive” de la Une d’un des magazines marocains francophones.
Pour ce qui est du bien-fondé de l’action en justice intentée par des avocats marocains pour contester la décision de normalisation, M. Ahmed Wihmane a déclaré :”Nous avons fait notre devoir sur le plan juridique comme nous le faisons sur d’autres. Nous fondons notre espoir sur Dieu et le grand peuple marocain”. “Ouvert dans le cadre des accords d’Oslo, le bureau de liaison sioniste avait été fermé pour la première fois en 2000 et nous le fermerons encore cette fois, car le danger guette tous les Etats du Maghreb arabe”, a assuré le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation.
Concernant le rejet de la normalisation par la rue marocaine et la campagne de restrictions sécuritaires visant les activistes marocains, M. Wihmane a indiqué qu’”en dépit des restrictions et du blocus contre toute opinion contraire à la position officielle au sujet de la normalisation, les manifestations n’ont pas cessé dans plusieurs villes marocaines”. A cette occasion, il a déploré “la violation par la police marocaine du droit constitutionnel des Marocains à l’expression pacifique et la répression des différentes contestations dénonçant la normalisation sans le moindre respect des engagements internationaux en matière de droits de l’Homme”.
Pour le président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, “la violation des droits, la restriction des libertés et le blocus sécuritaire ne sont que les premiers fruits de la normalisation”. “La confrontation entre le peuple et l’Etat est l’un des principaux objectifs stratégiques de la bombe jetée par l’entité sioniste et l’administration américaine au Maroc pour faire exploser toute la région”, a-t-il poursuivi expliquant que “lorsque l’Etat réprime le peuple, la tension est attisée et l’Etat affaibli, ce qui facilitera le passage à la phase d’affaiblissement et de la division puis à la domination totale pour la mise en œuvre du plan “B”, à savoir l’établissement d’un “nouvel Israël”.
Agences
Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Israël, normalisation,
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David Schenker veut désamorcer la crise entre le Maroc et l’Algérie
Il veut désamorcer la crise entre le Maroc et l’Algérie: Le Secrétaire d’Etat adjoint américain attendu à Alger
par Z. Mehdaoui
Donald Trump tente de désamorcer la crise entre Alger et Rabat après son incroyable décision de reconnaître une prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental mais va aussi essayer de justifier son «forcing» sur le royaume chérifien qui a abdiqué, contre toute attente, en recevant une représentation de l’Etat hébreu sur son sol.
A quelques jours donc de son départ du bureau ovale, Trump va dépêcher un «émissaire» à Alger, pour atténuer la colère des responsables algériens qui voient d’un très mauvais œil la présence d’Israël à ses frontières de l’Ouest, avec tout ce que cela implique en termes de sécurité.
«Le secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker, se rendra en Jordanie, en Algérie et au Maroc du 3 au 12 janvier pour discuter de la coopération dans les domaines de l’Economie et de la Sécurité avec des dirigeants gouvernementaux», annonce à cet effet le département des Affaires étrangères américain qui précise que lors de son déplacement, le Secrétaire adjoint Schenker «soulignera le profond engagement des États-Unis à favoriser la prospérité économique, la paix et la stabilité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord».
Les derniers développements dans la région, notamment, le conflit du Sahara occidental, serait à l’origine de cette tournée qui intervient à la veille du départ problématique de Donald Trump.
La visite intervient dans un contexte explosif du fait de la reprise des hostilités entre le Front Polisario et l’armée marocaine depuis plusieurs mois et qui a mis toute la région sur une véritable poudrière qui risque d’exploser à tout moment. Il faut rappeler que le Maroc devient ainsi le quatrième pays arabe à normaliser ses relations avec l’entité sioniste, depuis le mois d’août dernier, après les Emirats arabes unis, le Bahreïn et le Soudan. Le Maroc a annoncé jeudi dernier, la reprise des relations diplomatiques avec Israël «dans les meilleurs délais», avec la reprise des contacts officiels et ouverture des bureaux de liaisons dans les deux pays.
Cadeau «royal» et empoisonné livré par le président américain Trump avant son départ ? Certainement. D’autant que la rue marocaine commence, après avoir accusé le coup, à s’agiter. Et il serait très aléatoire de prévoir jusqu’où elle pourrait aller Toutefois il y a lieu de préciser que durant longtemps, un des souhaits les plus chers de l’Etat hébreu, à travers notamment son service de renseignement, le Mossad, était de s’incruster dans la proche périphérie de l’Algérie. Le Sahara, gorgé de pétrole, était un point de fixation. Mais le rêve était d’autant plus impossible à réaliser que le renseignement algérien tournait au quart de tour. Le tour de passe-passe que le Mossad a imaginé alors était de se rendre utile à de nombreux régimes, notamment pour les questions sécuritaires. Des liens discrets, mais concrets, avec certains États-clés lui laissaient espérer nouer des relations économiques et politiques toujours plus étroites. Aujourd’hui avec l’officialisation de la normalisation israélienne avec le Maroc, avec la bénédiction américaine le Rubicon a été franchi dans la région.
La position de l’Algérie par rapport à cette question ou sur le dossier sahraoui a toujours été immuable. En dépit d’une puissance de feu jamais égalée dans toute l’Afrique, l’Algérie a toujours privilégié le règlement des crises par les voies pacifiques et diplomatiques. Mais cette «doctrine» semble dépassée par les événements car ce «repli» de l’Algérie est perçu comme une faiblesse dans la région ce qui a encouragé notamment le Maroc à afficher clairement son hostilité envers son voisin de l’Est. C’est dans ce contexte que le sous-secrétaire américain va entamer sa visite dans les deux pays en tentant de réconcilier l’inconciliable en faisant valoir bien évidemment la place «de juge et partie» des USA dont l’image est ternie durablement par la politique de Donald Trump.Le Quotidien d’Oran, 5 jan 2021
Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Front Polisario, Normalisation, Israël, Donald Trump, David Schenker,
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Complots du Maroc contre l’Algérie
Maroc : Comment la DGED a manipulé le dénommé MAK
La boîte mail de Mourad El Ghoul, chef de cabinet de Yassine Mansouri, continue de dévoiler les secrets de la DGED. Parmi les secrets les lieux entretenus par le service de renseignement makhzénien, les liens qu’il entretient avec le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par le traître Ferhat Mehenni, dont les relations avec d’autres services étraangers, y compris le Mossad, ne sont plus à prouver. L’argent qu’il recevait non plus.
Il est maintenant établi que les Marocains ont fourni assistance à Ferhat Mehenni pour fomenter une insurrection dans la région de Kabylie, sans évaluer ces conséquences devastatrices, pas seulement pour l’Algérie mais également au Maroc, en proie aussi à plusieurs mouvements insurrectionnels indépendantistes, notamment dans la région du Ri.

Comme le prouvent ces emails, Mourad El Ghoul demandait à ses acolytes Ahmed Charai, Nadia Jalfi, Abdelmalek Alaoui, Karim Bouzida, Claude Moniquet, Ali Bahaijoub, Jean Louis Martienelli, Hasna Daoudi, Said Ida Hassan, Sidy Gay, etc, d’écrire des articles au titre accrocheur tels que « Violences algériennes anti-Kabyle » ou « violences policières en Kabylie », pour tromper l’opinion internationale sur la réalité des choses.
Mourad El Ghoul entretenait des conctacts avec des membres du MAK utilisant les adresses mail postmaster@makabylie.org et president@makabylie.org. C’est lui qui a programmé et dirigé les actions de Meheni en France et aux Etats-Unis en vue de promouvoir les plans conspirtoires de ce dernier contre son pays, l’Algérie. Sous les ordres d’Ahmed Charaï, le journaliste français Vincent Hervouet a reçu le mercenaire kabyle dans son programme « Ainsi va le monde » sur les antennes de LCI.
Il y a lieu de rappeler que les services de renseignement du Maaroc ne sont pas à leur première action malveillante à l’égard de l’Algérie. Ils ont déjà manipulé l’organisation terroriste GIA, à laquelle ils ont aussi fourni assistance dans la mise en place de filière d’acheminement d’armes à partir de l’Europe durant les années 1990.
Le cas de l’ex-chef du GIA, Layada, est un exemple édifiant de la manipulation par le Maroc du terrorisme islamiste.
A travers cette manipulation, le Maroc voulait affaiblir l’Algérie afrin de priver les sahraouis de leur soutient dans leur lutte pacifique contre le colonialisme marocain. Mais c’était peine perdue.

De même pour le Mouvement subversif de Ferhat Mehenni, la DGED croyait qu’en alimentant un mouvement inssurrectionnel en Kabylie, elle allait gagner la bataille diplomatique contre l’Algérie sur le dossier du Sahara Occidental. Ce pays s’est de nouveau trompé dans ses calculs, car ceci n’a pas empêché le Front Polisario d’enregistrer plusieurs victoires diplomatiques sur la scène internationale. D’ailleurs, le soutien algérien à la lutte sahraouie pour l’indépendance n’a pas bougé d’un iota. Pour preuve, Alger a applaudi la décision des autorités sahraouies de reprendre la lutte armée contre l’occupant marocain.
Loin de réaliser ses objectifs, les agissements du Makhzen se sont retournés contre lui. Son saction visant à mobiliser les kabyles a ravivé le sentiment nationaliste dans la région du Rif où la population rifaine vit, depuis les années 1950, dans la marginalisation, la répression et l’humilliation.
Source : Maroc Leaks, 5 jan 2021
Tags : Maroc, Algérie, MAK, Kabylie, Ferhar Mehenni, Layada, GIA, Sahara Occidental, Front Polisario,
