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Sahara Occidental : HRW épingle le Maroc
Croyant à tort s’être tiré d’affaire face à la répression des Sahraouis dans les territoires occupés, au lendemain de l’acte de normalisation avec l’État sioniste, le Maroc a été lessivé par une salve de condamnations à l’intérieur comme à l’international.Désormais, il devra aussi composer avec un autre front, celui des droits de l’homme, dont l’ONG Human Rights Watch venait à clouer les autorités royales au pilori. Ainsi, par la voix du directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord, Eric Goldstein, HRW a condamné vivement la répression du peuple sahraoui, les violences subies par ses militants et les poursuites judiciaires pour lesquelles ils sont détenus arbitrairement. Si en tant que telle, l’ONG est restée en dehors du conflit opposant le Maroc au Polisario, en situation d’affrontement dans la région d’El Guerguerat depuis la violation par Rabat du cessez-le-feu, auquel état de fait s’ajoute le pacte consolidé du Makhzen avec l’entité sioniste, il n’en demeure pas moins que l’oppression d’un peuple qui aspire au droit d’autodétermination ne doit pas passer sous silence et encore moins rester impunie. Autrement, déclare HRW, « cela n’autorise en rien le Maroc à réprimer des civils sahraouis qui s’opposent pacifiquement à son administration du territoire ».« Les autorités marocaines contiennent fortement, depuis longtemps, toutes les manifestations d’opposition à leur administration du Sahara occidental. Elles empêchent les rassemblements de soutien à l’autodétermination sahraouie, soumettent les activistes indépendantistes à des violences, dans la rue ou en garde à vue, les emprisonnent, les condamnent au terme de procès entachés d’irrégularités ou d’actes de torture, entravent leur liberté de déplacement, et les font suivre ouvertement », a noté, en effet, l’ONG dans un communiqué. HRW, dont le siège est élu à Washington, a rappelé dans ce sens que « les forces de sécurité marocaines ont brutalement dispersé après l’incident d’El Guerguerat des manifestations en faveur de l’indépendance du Sahara occidental. Elles ont aussi harcelé, frappé ou arrêté plusieurs activistes, ou encore attaqué leurs domiciles »Dans le même contexte, l’ONG a rapporté le sort inhumain infligé à Hayat Diyya, une fille sahraouie âgée de 12 ans, dans son collège de Laâyoune, et ce, « après qu’un membre du personnel de l’école a signalé qu’elle portait une veste de type militaire et qu’elle avait cousu, sur son uniforme scolaire, un écusson représentant le drapeau sahraoui. « Les policiers l’ont retenue pendant cinq heures, l’ont giflée, lui ont tiré les cheveux, et l’ont frappée brutalement sur plusieurs parties de son corps. Ils l’ont aussi forcée à s’agenouiller et à chanter l’hymne national du Maroc face à un portrait du roi. Depuis, elle fait régulièrement des cauchemars », a déclaré Lahbiba Diyya, la mère de Hayat, à l’ONG. En outre, HRW souligne que « les autorités marocaines font systématiquement obstruction au travail des associations qui plaident pour l’autodétermination au Sahara occidental.Les Sahraouis ont le droit de s’opposer pacifiquementÀ ce propos, l’ONG relève que le 29 septembre, en réponse à la création de l’Instance sahraouie contre l’occupation marocaine, un nouveau groupe militant pour l’autodétermination du peuple sahraoui, fondé entre autres par la célèbre militante, Aminatou Haidar, un procureur de Laayoune a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour » activités visant à porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume « . « La police a encerclé, le même jour, le domicile de six membres de ce nouveau groupe, dont Haidar », a ajouté l’ONG. Le directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch a indiqué, par ailleurs, « que les Sahraouis ont tout à fait le droit de s’opposer pacifiquement contre la volonté du Maroc d’annexer leurs territoires et que personne ne peut leur ôter ce droit ». « Ni la reconnaissance de Trump de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, ni la répression du Maroc, ne peuvent ôter aux Sahraouis leur droit fondamental de s’opposer pacifiquement à l’administration du territoire par le Maroc », a indiqué Eric Goldstein.HRW a rappelé, par ailleurs, « que la reconnaissance du président américain sortant Donald Trump de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental ne change en rien à son statut de territoire non autonome, tel que déterminé par les Nations unies ». « Les Nations unies ne reconnaissent pas l’annexion du Sahara occidental par le Maroc, et ont fait savoir que leur position demeurait « inchangée « malgré l’annonce du président Trump. « Le Maroc a toujours refusé que le mandat de la mission des Nations unies pour le maintien de la paix au Sahara occidental (Minurso) soit élargie afin d’englober le suivi des droits humains » a déploré l’ONG. Enfin, dans son communiqué HRW a appelé à un tel élargissement à plusieurs reprises, afin d’aligner cette mission sur la quasi-totalité des opérations modernes de maintien de la paix menées sous les auspices de l’ONU.F. GuellilLe Courrier d’Algérie, 19 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Otro golpe de efecto de Trump: Marruecos y el Sahara Occidental
Como no podía ser menos, la presidencia de Trump se despide con algunos golpes de efecto, y entre ellos algunos de carácter diplomático: el reconocimiento estadounidense de la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental.
Casi medio siglo después de la retirada española del territorio, estamos ante un “conflicto congelado”, que conoció un armisticio en 1991 tras la construcción del muro marroquí que sirvió para frenar las incursiones del Frente Polisario. Fue de hecho una partición del territorio, quedando en el lado saharaui 90.000 km2, que limitan con Argelia y Mauritania. El resto de los 284.000 km2 de la excolonia española son controlados por Marruecos gracias a un muro, edificado en la década de 1980, que tiene una extensión de 2.700 km.Durante años ha prolongado su actividad una misión de la ONU, conocida por sus siglas de MINURSO, que pretendía contribuir a las condiciones favorables para la celebración de un referéndum sobre el destino del Sahara Occidental, aplazado sine die y con el agravante de que muchos pobladores marroquíes se han establecido allí en los últimos años. El censo marroquí, que admite medio millón de pobladores, no distingue, en efecto, entre habitantes de origen saharaui y no saharaui. La consecuencia es un problema enquistado, en el que Marruecos aspira principalmente a ser reconocido por un cada vez mayor número de Estados, si bien son actualmente 82 los miembros de la ONU que reconocen a la RASD (República Árabe Saharaui Democrática). En su mayoría son países africanos.Esta necesidad de apoyo internacional explica la satisfacción de Marruecos de que una gran potencia y miembro permanente del Consejo de Seguridad de la ONU como EE.UU. haya admitido sus aspiraciones. La noticia del reconocimiento coincide con la apertura de relaciones diplomáticas entre Marruecos e Israel. Unas declaraciones de Nasser Bourita, ministro marroquí de Asuntos Exteriores, descarta que exista una relación entre los dos hechos. Pero a la opinión pública se le ha transmitido la percepción, quizás equivocada, de que esto es una contrapartida. En mi opinión, no tiene por qué serlo. En Marruecos han vivido tradicionalmente los judíos, y la Constitución reconoce el judaísmo como parte de la identidad nacional. También está el hecho de que en Israel viven 700.000 judíos de origen marroquí. Además, las relaciones diplomáticas formales se establecieron en 1994 aunque tuvieron que ser suspendidas en 2000, al comienzo de la segunda intifada palestina, si bien no es un secreto que los vínculos entre Marruecos e Israel no se han interrumpido durante todo este tiempo.Sin embargo, no es menos cierto que el reconocimiento de Israel por un país árabe también conlleva entre la opinión pública el sentimiento de que ha sido a costa de traicionar la causa palestina. Acaso para contrarrestarlo, y sin que Marruecos deje de afirmar que la solución al conflicto pasa por la coexistencia de un Estado israelí y otro palestino, se ha dado a conocer la noticia del apoyo estadounidense a la postura marroquí sobre el Sahara.Por lo demás, esto supone una cierta incomodidad para la Administración Biden, que apostaría por la solución del referéndum preconizada por la ONU. ¿Responderá la presidencia demócrata con una retirada brusca de ese reconocimiento? Probablemente no, porque reconocer no implica rechazar el referéndum, que nadie sabe si algún día llegará a celebrarse. Por otra parte, en el texto oficial del reconocimiento, los estadounidenses subrayan que la propuesta marroquí de autonomía para el Sahara es la más realista, y no la del Estado saharaui independiente, y podríamos añadir que la consideran como la única viable dada la desproporcionada relación de fuerzas sobre el terreno. Es simplemente el reconocimiento de los hechos consumados, que los tácticos de la diplomacia pueden considerar incómodo en un primer momento, pero al que todos, o casi todos, terminan por acostumbrarse. Tenemos el ejemplo reciente del reconocimiento durante la presidencia de Trump de Jerusalén como capital israelí. Los países árabes, en su mayoría, la recibieron con pesar, pero no sacrificaron sus relaciones con EE.UU. a una decisión que no implica forzosamente el traslado de sus embajadas de Tel Aviv a Jerusalén, aunque los estadounidenses sí lo hicieron.En el caso del Sahara, EE.UU. afianza su tradicional alianza con Marruecos, que es clave en la lucha contra el yihadismo, y, por su parte, el país norteafricano presenta ante su opinión pública el reconocimiento como un gran éxito de su diplomacia. Hay quien afirma que esto supondría una radicalización del Frente Polisario, que reanudaría sus operaciones bélicas con el apoyo de Argelia, que a su vez se distanciaría de EE.UU. Pero todos esos propósitos se estrellarían, nunca mejor dicho, contra el muro marroquí.Tácticas diplomáticas y alianzas de conveniencia. Esto es lo que hay, y no otra cosa, sobre el reconocimiento de Trump de la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental.Fuente : Política exterior -
Sáhara Occidental: el Régimen del Terror y del Silencio (II)
Europa está en el origen del conflicto saharaui-marroquí, toda vez que España aún no asume sus obligaciones de potencia colonizadora y administradora del Sahara Occidental en la descolonización del territorio. Europa, es responsable de la persistencia de este conflicto, habida cuenta que dos países, como Francia y España, han apoyado y apoyan por medios económicos, diplomáticos y con armamento, un proyecto expansionista y de agresión. Europa es responsable del sufrimiento del pueblo saharaui, mientras Francia y España, promueven acuerdos, incluidos los de empresas, que violan lo establecido por el propio Tribunal de Justicia Europeo y alientan al régimen marroquí, a persistir en su desafiante política a la legalidad internacional; …
Brahim Gali (Presidente de la República Saharaui y Secretario General del Frente Polisario)…a violar los derechos humanos, a expoliar y a excluir a los saharauis de sus recursos naturales, así como, por su contribución a la permanencia en una situación de división: entre población refugiada y población sometida a la represión y al bloque, bajo la ocupaciónBrahim Gali (Presidente de la República Saharaui y Secretario General del Frente Polisario)En la primera entrega de la serie hicimos un somero repaso histórico al conflicto político del Sáhara Occidental, que vuelve a estar en primer plano del candelero informativo, debido a los últimos acontecimientos de las pasadas semanas (en particular, el reconocimiento por parte de Donald Trump de la soberanía marroquí sobre el Sáhara, haciendo gala de nuevo de su absoluto desprecio hacia el derecho internacional y los derechos humanos). Diego Hidalgo Morgado escribió un artículo para el medio digital Rebelion donde explica algunos asuntos, y a él nos referiremos a continuación. Explica Hidalgo Morgado: “Las declaraciones y actos del régimen marroquí muestran cómo funciona la lucha de poder en la comunidad internacional y sus resquicios antidemocráticos, para evitar que contra ese poder pueda oponerse la verdad de los oprimidos por su injusticia. Y resulta increíble que, con todas las resoluciones que existen en la ONU, ahora del TJUE, de los informes y denuncias que demuestran torturas, desapariciones, una invasión ilegítima, la responsabilidad de España, el incumplimiento de Tratados Internacionales de todo tipo y sobre todo de Derechos Humanos, la falta de garantías judiciales para los saharauis en el sistema judicial no independiente de Marruecos, la mitad del pueblo saharaui viviendo décadas en campos de refugiados, el vergonzoso muro lleno de minas antipersonas…Es increíble que a pesar de todas estas verdades probadas, la “comunidad internacional” siga siendo un espacio donde el poder despótico (no solo del régimen de Marruecos, sino de las élites cómplices que gobiernan países que le cubren como España, Francia o USA) pueda seguir impidiendo que esa verdad se le imponga y se logre la justicia”. Como podemos comprobar, y ya adelantamos desde nuestra primera entrega, es un conflicto que tiene bastantes puntos de contacto (salvando el resto de diferencias) con el conflicto palestino-israelí (precisamente, la contrapartida exigida por Trump para reconocer la soberanía de Marruecos sobre el Sáhara ha sido que el régimen marroquí restablezca relaciones diplomáticas con Israel, como ya vienen haciendo otros países árabes últimamente).¿Qué puntos tienen en común el conflicto saharaui y el conflicto palestino? Básicamente, el despotismo de los pueblos fuertes y desalmados contra los pueblos débiles y oprimidos, con la complicidad de esa “comunidad internacional” que lo tolera y lo ampara. En efecto, el Reino de Marruecos lleva décadas ejerciendo su ocupación ilegal y violenta contra el pueblo saharaui, con métodos de represión violentos e ilegales, con un aumento de las expulsiones de observadores internacionales sobre el terreno, y con un despliegue falaz de presión internacional para que la voz del pueblo saharaui no sea escuchada, no sea tenida en cuenta, y para que se desoiga antidemocráticamente las resoluciones de tribunales y organismos internacionales competentes, que en infinidad de ocasiones se han pronunciado denunciando que el Sáhara Occidental es un territorio por descolonizar, y que es España (y no Marruecos) como potencia administradora, la que debe organizar allí un referéndum de autodeterminación. Pero a España le ha convenido más desde todos los frentes estar “a buenas” con el vecino marroquí, que enfrentarse a él por defender a un pueblo indefenso que solo lucha por su futuro. Así llevamos cuatro décadas. Cuatro décadas con la injusticia triunfando, cuatro décadas con un pueblo oprimido, y cuatro décadas de “amistad” con un régimen opresor y déspota como Marruecos, sobre una ex colonia que la España del agonizante régimen franquista dejó abandonada a su suerte ante el peligroso escenario que se avecinaba. Durante estas cuatro décadas hemos podido comprobar la dura realidad de la lucha del pueblo saharaui y la solidaridad de los observadores internacionales contra las violaciones de Derechos Humanos del régimen marroquí, ayudado por la complicidad de varios grandes actores de la escena internacional culpables de tolerar esta situación. Una injusticia más de nuestro mundo de hoy. Una violación más del respeto que se le debe a los pueblos. Una complicidad más con los regímenes violentos y opresores. Un desprecio más al Derecho Internacional. Una burla más a la justicia y a la verdad, porque esa “comunidad internacional” y las instituciones que las representan aún funcionan bajo la lógica que solo permite la victoria del poder sin verdad, es decir, la victoria para el poder y por el poder. Solo en pequeños espacios de esas instituciones internacionales se puede lograr la victoria por la verdad. El Sáhara Occidental aún está pendiente de ello.Es precisamente esa lucha por la verdad y contra la dominación, la que debe inspirarnos en todos estos conflictos, de los cuales el Sáhara Occidental es un claro ejemplo. Es a través de la lucha por la verdad de muchos pueblos y colectivos, contra los grandes poderes despóticos, como se logra asentar la legitimidad y construir los mecanismos que den prioridad a la verdad antes que al poder en la resolución de conflictos políticos. Y la verdad, aquí, es bien simple: se trata de reconocer la identidad y la lucha por la emancipación del pueblo saharaui, en contra de los poderosos intereses de todo tipo (políticos, económicos, diplomáticos…) que el régimen déspota de Marruecos instala en la región. En este caso, los mecanismos de ese poder sin verdad que despliega Marruecos son muy amplios: en primer lugar, tenemos la compra de cómplices, mediante negociaciones, contrapartidas, chantajes y amenazas. El pueblo saharaui nunca ha tenido voz en dichos mecanismos. El régimen de Marruecos explota en su beneficio la existencia de mecanismos antidemocráticos de los que aún se compone la comunidad internacional. A través de ellos consigue vergonzosas prerroga
tivas, como el Tratado de explotación de los recursos del Sáhara que aceptaron firmar las instituciones de la Unión Europea en 2016. Todas estas “ventajas” no hacen sino incrementar la fuerza moral de la potencia ocupante, en este caso Marruecos, en que lo que está haciendo está siendo “respaldado” por otros actores, que le conceden legitimidad, lo cual ayuda a reforzar su postura. Y como explica Diego Hidalgo en el artículo de referencia: “Por otro lado, actúa con fuerza para bloquear los mecanismos que permiten que a ese poder sin verdad pueda oponérsele la verdad de aquellos a los que oprime. Quizá el ejemplo clave sea cómo impide la monitorización sobre derechos humanos de la MINURSO en los territorios ocupados” (la MINURSO es la Misión de las Naciones Unidas para el Referéndum en el Sáhara Occidental establecida en 1991, y tiene su sede central en El Aiún). Es decir, por un lado conseguir pequeñas “victorias” que legitimen sus perversas actividades, y por otro lado impedir que la parte oprimida pueda igualmente plantear sus intereses.De hecho, hemos llamado a esta serie de artículos “El Régimen del Terror y del Silencio”, lo que apostilla Diego Hidalgo en los siguientes términos: “Además, como todo poder sin verdad necesita imponer el silencio: con auténticas campañas de detenciones de periodistas y activistas saharauis, y desapariciones y torturas, campañas de expulsión de observadores internacionales de derechos humanos y periodistas, amenazas, castigos a cualquier disidencia…La monarquía marroquí ha llegado incluso a impedir el acceso a los territorios ocupados de Misiones Especiales de organismos internacionales, y ha logrado bloquear la publicación de un informe de una Misión de la ONU del año 2006. Silencio. El objetivo del régimen de Marruecos es puro silencio: impedir el pronunciamiento del pueblo saharaui en un referéndum ordenado por la ONU que Marruecos bloquea desde hace décadas”. Régimen del terror y régimen del silencio, ambos actuando de forma coordinada, para conseguir su perverso fin. También busca y logra el silencio en otros países, y en la opinión pública mundial. La causa saharaui queda, de esta forma, enterrada, sepultada y hundida. No se ve, no se oye, y aquello que no se ve ni se oye, simplemente, no existe. Nuestro país, España, es un actor fundamental en el conflicto, como venimos sosteniendo, pero sin embargo, háganse los lectores y lectoras las siguientes preguntas: ¿es noticia de los informativos el pueblo saharaui y sus condiciones de vida? ¿Se habla de la responsabilidad española? ¿Se culpa a las autoridades españolas del destino de dicho pueblo y de su actual ocupación? Más bien no, aunque sí se habla mucho de nuestra “amistad” con el Reino de Marruecos. En concreto, nuestras élites políticas (salvo alguna honrosa excepción) jamás han hablado de nuestras obligaciones para con el Sáhara Occidental, y mantienen en secreto el texto de los Acuerdos de Madrid. Silencio así mismo en los grandes medios de comunicación dominantes, aquellos medios amigos de las élites económicas y políticas españolas. De hecho, muchas personas que conocen por primera vez los verdaderos entresijos del conflicto y la auténtica responsabilidad de España, se quedan más bien asombrados, pues nunca lo han llegado a conocer correctamente.Terror y silencio. Silencio y terror. Indignidad de la comunidad internacional, como en tantos otros asuntos, y un pueblo abandonado desde hace décadas al albur de los designios de una potencia ocupante de facto, a la que no le tiembla el pulso en reprimir cualquier conato de protesta o rebelión. La lucha del pueblo saharaui es la lucha por la verdad, es la lucha contra el silencio, y por tanto requiere testimonio en vez de silencio, requiere eco internacional en vez de ocultación, requiere denuncia en vez de aquiescencia, requiere activismo en vez de equidistancia, requiere protesta en vez de aceptación. Requiere, sobre todo, solidaridad con un pueblo oprimido que lleva mucho tiempo luchando por sus derechos y por su autodeterminación, por dignificar su identidad y por caminar libremente hacia su futuro. Solo la valentía, la justicia y la democracia podrán ganar esta batalla. Es una batalla que requiere la presión internacional y no solo de ONG, sino de organismos, países y Estados verdaderamente comprometidos con la justicia y el Derecho Internacional. Basta ya de complicidad explotadora de las élites de las grandes potencias mundiales, que juegan con los intereses de los pueblos a su conveniencia, ignorando los tratados, convenios y marcos del derecho internacional. Basta ya de bailarles el agua a los despóticos gobiernos que masacran a su antojo a los pueblos que liberan sus grandes luchas por la justicia, la verdad y la emancipación. Hace falta el reconocimiento de la impresionante lucha del pueblo saharaui, llena de valor, compromiso y dignidad, para oponerse a la opresión, alzarse ante ella, rebelarse públicamente, soportar todo tipo de fechorías, y continuar reclamando sus derechos como pueblo sojuzgado, ignorado y silenciado. Hace falta deconstruir los silencios, derribar los muros, hacer eco de las protestas, denunciar el trato injusto al pueblo saharaui en todos los foros mundiales, y enfrentarse con todas las consecuencias a los regímenes opresores que imponen su crueldad y su vasallaje al resto de pueblos hermanos de la tierra. Pongamos un fuerte altavoz al pueblo saharaui, denunciemos los abusos y las injusticias que se cometen contra él, pero hagámoslo hasta el final, con todas las implicaciones, con todas las consecuencias. Basta de cobardías y de aberrantes complicidades con los opresores. Continuaremos en siguientes entregas.Blog de Rafael Silva, 18 dic. 2020 -
Algérie : Le site d’Alnaft hacké par des marocains
Le site électronique de l’agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures algérienne a été piraté ce jeudi par des hackers marocains.Des hackers se faisant appelés « team marocan revolution » ont pris le contrôle du site en désactivant son DNS (domain name system).
Le site est depuis la mi-journée de ce jeudi inaccessible, affichant au même temps qu’il est hacké sur les moteurs de recherches.
Le ministère de l’énergie avait publié un communiqué dans lequel il avait exhorté l’ensemble des internautes à éviter de s’y introduire en attendant de remédier la situation.
L’acte exprime la colère du Makhzen suite aux échecs subis sur le dossier du Sahara Occidental et son obsession à s’approprier les terres des autres. C’est cet échec qui a poussé le Maroc à officialiser ses relations de longue date avec l’entité sioniste. Cette initiative est conçue comme la dernière balle marocaine en vue d’imposer le fait accompli.
Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #ONU #Algérie #Makhzen #Hackers #Alnaftal #Piratage
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Sahara Occidental : Quelle Trumperie !
Trump, dont j’avais une bonne impression par rapport à sa politique d’autonomie de décision, ne m’a jamais convaincu, par contre, sur le dossier palestinien. Le secret de son aveuglement vient du fait qu’il ne peut pas dire non à sa fille Ivanka, laquelle ne peut pas dire non à Jared Kuchner, son sioniste d’époux !D’ailleurs, c’est ce dernier qui a concocté les épisodes de normalisation ; c’est lui qui a conseillé à son beau-père de «donner» le Sahara Occidental au roitelet d’à côté contre la reconnaissance d’Israël par le Maroc…Quel monde pourri et quelle foutue communauté internationale ! Trump et son gendre donnent et prennent des territoires qui ne leur appartiennent pas, comme s’ils jouaient au poker en famille : cela n’émeut pas la presse et les médias occidentaux ! Il y a plus important : faut-il autoriser un ou deux invités étrangers lors du repas de Noël ?M. F.Le Soir d’Algérie, 17 déc 2020 -
John Bolton : Donald Trump "ne connaissait même pas le Sahara occidental"
John Bolton, le turbulent néo-conservateur et non moins va-t-en-guerre américain, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, vient de révéler dans une tribune publiée par la revue Foreign Policy, que le président américain n’avait jamais entendu parler du Sahara occidental».L’ex-conseiller à la Sécurité nationale du Président américain, a indiqué que ce dernier ignore jusqu’à «l’existence du Sahara occidental», et pour preuve il rapporte une discussion tenue dans le bureau ovale, entre Donald Trump et le sénateur républicain de l’Oklahoma, James Mountain Inhofe, président de la commission des Forces armées au Sénat, défenseur du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.«J’étais présent à cette réunion tenue dans le bureau ovale le 1er mai 2019, lorsque le sénateur de l’Oklahoma a tenté d’expliquer les raisons de son soutien à un référendum, écrit Bolton dans sa tribune. «Trump avait affirmé qu’il n’avait jamais entendu parler du Sahara occidental, et Inhofe a rétorqué: « Oh, nous en avons déjà parlé, mais vous n’avez pas écouté ».«James Inhofe avait parfaitement raison lorsqu’il a déclaré dans un discours le 11 décembre au Sénat que Trump « aurait pu conclure cet accord sans sacrifier les droits de ce peuple sans voix”.Trump a détruit un engagement diplomatique de 30 ansEt Bolton d’expliquer que «les relations chaleureuses mais non officielles entre Israël et le Maroc ne sont pas nouvelles. Le Maroc a longtemps envisagé de reconnaître Israël, et feu le roi Hassan II a poursuivi agressivement cette politique au cours des années 1990. Depuis, les contacts secrets israélo-marocains sont monnaie courante.Et d’ajouter qu’Il est “parfaitement approprié pour une nation de modifier ses responsabilités internationales à la lumière de l’évolution des circonstances liées à sa sécurité nationale. Cependant, rien ne justifie le fait de détruire gratuitement un engagement sans consultation, simplement pour conclure un prétendu accord de normalisation dans un contexte complètement différent».“Malheureusement, écrit l’ancien conseiller, les Sahraouis ne sont pas les seuls à subir ce genre d’agression de la part de Donald Trump. Avec son attitude d’homme d’affaires qui pense que tout peut faire l’objet d’une transaction commerciale. Trump a mis en danger même les intérêts des États-Unis, notamment au sein de l’Otan».Ni le Polisario, ni l’Algérie ni la Mauritanie n’ont été consultésJohn Bolton regrette le fait que «pour prendre sa décision irréfléchie, Trump n’ait consulté personne. Ni le Front Polisario, ni l’Algérie et la Mauritanie, les deux pays voisins les plus concernés, ni personne d’autre».Et d’indiquer que le Maroc, aidé par la France et d’autres alliés au conseil de sécurité, «a passé près de trois décennies à empêcher la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».“Le Polisario est à un moment crucial de sa vie et il serait pleinement justifié s’il choisissait de retourner sur le champ de bataille».Et enfin d’espérer que le Président élu des États-Unis, «Joe Biden devrait annuler la décision de Trump concernant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cela ne sera pas facile, étant donné les attentes, si erronées soient-elles, déjà envisagées au Maroc et en Israël».Algérie1, 17 déc 2020Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #ONU -
«La souveraineté du Sahara occidental n’appartient ni à Donald Trump ni au Maroc»
L’ancien envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a estimé, hier lundi, que la souveraineté du Sahara occidental n’appartient ni au président américain sortant, Donald Trump, ni au Maroc.«La reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, prise par le Président américain sortant Donald Trump, est insensée, irréfléchie et dangereuse», a-t-il indiqué. S’exprimant dans un entretien accordé aujourd’hui à la Chaîne III, Christopher Ross a relevé que cette décision ne change rien à l’approche de la communauté internationale sur le dossier du Sahara occidental, et il y a une nécessité urgente d’appliquer les résolutions successives du conseil de sécurité. «En niant ce droit, les États-Unis, tournent le dos, non seulement à des siècles de soutien à ce principe y compris en Algérie en 1959, mais aussi au principe de la non-acquisition de territoire par la force», a-t-il dit. Pour l’ancien émissaire de l’ONU (2009/ 2017) pour le Sahara occidental, la position de Donald Trump risque d’avoir un impact négatif sur les relations bilatérales entre les Etats-Unis, et l’Algérie vu l’émergence soudaine d’une divergence profonde au sujet du Sahara occidental.«L’administration de Joe Biden, qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain fera bien d’annuler la décision de son prédécesseur», a poursuivi Christopher Ross, rappelant que les intérêts de l’Amérique en Afrique du Nord exigent une approche prudente et équilibrée. On se demande tous, a ajouté Christopher Ross, pourquoi le président américain sortant Donald Trump a fait cette déclaration vu que depuis le début de son mandat il y avait de fortes voix qui lui disaient qu’il ne fallait pas changer la position des Etats-Unis. Soutenant que la décision de Trump va compliquer l’arrivée à un accord et va contribuer à une tension dangereuse et croissante qui menace la paix et la sécurité dans la région. Avant-hier dimanche, Christopher Ross a qualifié la reconnaissance par le Président américain sortant, Donald Trump de la prétendue ‘’marocanité’’ du Sahara occidental de décision «insensée et irréfléchie» qui va, a-t-il écrit dans un post sur sa page Facebook, à l’encontre du droit des peuples à l’autodétermination.«Cette décision insensée et irréfléchie va à l’encontre de l’engagement des Etats-Unis à l’égard des principes de l’annexion de territoires par la force et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies», a-t-il poursuivi. Il est vrai, a ajouté l’ancien médiateur de l’ONU pour le Sahara occidental, que nous avons ignoré ces principes en ce qui concerne Israël et d’autres. Mais, a-t-il observé, cela n’exonère pas de les ignorer au Sahara occidental et d’encourir des coûts importants en termes de stabilité et de sécurité régionales et de nos relations avec l’Algérie. Dont la position, a-t-il rappelé, est claire. «L’Algérie soutient le droit des peuples à l’autodétermination», a-t-il dit encore, relevant que l’Administration de Trump fait fi de ce besoin de la manière la plus flagrante, en tournant le dos au principe de l’autodétermination.Rabah MokhtariLa Nouvelle République, 17 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #ONU -
Trump: el derecho internacional y el Sahara Occidental
Cuando leí el mensaje del presidente de los Estados Unidos, Donald Trump, en la red social Twitter, reconociendo la soberanía de Marruecos sobre el Sahara Occidental, me sentí indignado y consternado ante el alcance y la gravedad de la noticia. Los saharauis somos un pueblo de raíces profundas, arraigados en la cultura del desierto y la tradición nómada, hemos sido sin embargo agraviados por el presidente de la primera potencia mundial. La destrucción del derecho a la autodeterminación, el ataque a un territorio no autónomo, cuyo pueblo vive un largo exilio, rompen los argumentos de la paz y el derecho internacional. Socavan el orden que nació en 1945 en San francisco con la creación de las Naciones Unidas.
¿Cómo es posible que el presidente de la primera democracia en el mundo, hable de fraude electoral, apele a los tribunales de su país y pelee por cada voto en un duelo con el presidente electo Joe Biden y, en cambio, cuando anunció el reconocimiento a la soberanía de Marruecos sobre el Sahara, ni siquiera consultó el dictamen del Tribunal de La Haya de 1975 ni el informe del año 2002 de Hans Corell, asesor jurídico de las Naciones Unidas?.Los saharauis entraron en guerra el pasado 13 de noviembre, su ejército de liberación sigue atacando el muro con el que Marruecos se anexionó parte del Sahara Occidental. La República Saharaui es miembro fundador de la Unión Africana, goza de un amplio reconocimiento diplomático y jamás permitirá la usurpación de su territorio a la fuerza por parte del Gobierno marroquí.España, Argelia y el Sahara Occidental, países fronterizos con Marruecos, conocen el largo historial de intentos de apropiación a la fuerza y el expansionismo que ejerce el Gobierno marroquí de forma permanente. La región del sur de Europa y el norte de África están en estado de alerta después de esta lamentable decisión política.La ONU y España como potencia administradora del Sahara Occidental han recibido una bofetada con esta triste decisión de la administración Trump. Las aguas que bañan las Islas Canarias, la zona del Guerguerat y la larga frontera de Argelia sufrirán las consecuencias de este nuevo atropello al derecho internacional.Donald Trump habla de las elecciones en su país, del voto por correo. Sabe que a veces se gana y otras veces se pierde. Marruecos en el Sahara pretende imponerse sin elecciones, sin libertad de movimiento, sin libertad de expresión. La estrategia es ir abriendo consulados en países que desprecian el orden internacional y violan los tratados internacionales al reconocer una soberanía ilegitima.Ojalá el próximo inquilino en la Casa Blanca corrija esta decisión deleznable, abra sus manos hacia la libertad y coloque a Estados Unidos en el lado bueno de la historia. El lado de la defensa de la descolonización y el fin de la ocupación militar por parte de Marruecos sobre el Sahara Occidental. Una tarea urgente e ineludible.El reverendo estadounidense Martin Luther King dijo: «la injusticia en cualquier lugar es una amenaza para la justicia en todas partes», quiénes permiten el atropello de un derecho claro y callan ante una flagrante violación, terminaran destruyendo el orden mundial que nos permitió vivir, dentro de unas leyes, desde la Segunda Guerra Mundial hasta la fecha de hoy.España ha de tomar una posición clara y defender ante las Naciones Unidas el territorio del que sigue siendo responsable. Marruecos tiene muchas estrategias diseñadas para esta región, sus ansias expansionistas las ha sufrido Argelia en 1963 en la guerra de las arenas y Mauritania fue reclamada como parte suya hasta que Hasan II, bajo presiones de Franci,a estableció relaciones diplomáticas en 1970.La historia es caprichosa y el destino a veces es incierto. Esta terrible decisión de la administración Trump puede ayudar a una nueva Marcha Verde que Marruecos podrá lanzar en un momento de debilidad sobre cualquiera de sus vecinos.¡Exijamos el cumplimiento del principio de autodeterminación y habremos dado un paso a favor del pueblo saharaui y la recuperación de su tierra!. Hay un viejo refrán que esconden las arenas movedizas del Sahara cerca de algún oasis y dice, «no somos generosos para regalar lo que es nuestro, tampoco somos cobardes para emprender la huida».Resistiremos a esta nueva afrenta de Trump, hasta el último niño, hasta la última anciana. No cederemos nuestra libertad y nuestra tierra, en ella está la huella indeleble de nuestros antepasados.Si Kwait fue ocupado por Irak en 1990, el Sahara Occidental fue ocupado por Marruecos en 1975, dos hechos que deben permanecer vivos en nuestra memoria. No permitamos pues que la fuerza aplaste la razón. No olvidemos la lección de David y Goliat.Pressenza, 17 déc 2020 -
Sahara Occidental : Depuis la reprise des hostilités, première réunion du Conseil de Sécurité attendue lundi
Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait débattre lundi du Sahara occidental, pour la première fois depuis la rupture il y a plus d’un mois du cessez-le-feu et la reconnaissance américaine le 11 décembre de la souveraineté du Maroc sur ce territoire disputé, selon des diplomates.
Demandée par l’Allemagne, la session ayant pour thème “la situation au Sahara occidental” où s’opposent le Maroc et le mouvement indépendantiste Polisario devrait donner lieu à un exposé de la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo. Elle devrait se tenir dans l’après-midi et sera à huis clos comme toutes les réunions sur ce dossier, ont précisé jeudi à l’AFP les mêmes sources.Le Maroc contrôle 80% de ce territoire désertique de 266.000 km2 auquel il ne propose plus qu’une autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination prévu par un accord de cessez-le-feu signé en 1991 sous l’égide de l’ONU après 16 ans de guerre.Chargée du contrôle de la cessation des hostilités, l’opération de Casques bleus dans la région porte le nom de “Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental” (Minurso) et a été renouvelée en octobre pour un an.Les résolutions de l’ONU sont rédigées par les Etats-Unis et des membres du Conseil de sécurité pourraient demander à ce que la “plume” pour ce dossier soit confiée à un autre pays, après la reconnaissance par Donald Trump de la souveraineté marocaine.”Les Africains et l’Algérie vont peut-être juger que les Etats-Unis ne sont plus neutres”, indique à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat.Dans sa proclamation du 11 décembre, le président américain Donald Trump affirme que “les Etats-Unis pensent qu’un Etat indépendant sahraoui n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution envisageable”.La rupture du cessez-le-feu est intervenue le 13 novembre et le Polisario fait état depuis d’échanges de tirs réguliers le long du mur de sable qui sépare les deux camps sans qu’il soit possible de les confirmer de manière indépendante.Selon Richard Gowan, spécialiste de l’ONU au centre de réflexion International Crisis Group, “la plupart des membres de l’ONU vont estimer que le mieux est de faire profil bas en attendant de voir ce que Joe Biden fera l’année prochaine”. A ce stade, “ça ne sert à rien d’avoir un débat conflictuel au Conseil de sécurité ou à l’Assemblée générale”, affirme-t-il. “Le mandat de la Minurso court jusqu’en octobre, il y a donc du temps pour Biden pour revenir sur la position de Trump ou de trouver une formule évitant une dispute au Conseil de sécurité l’année prochaine”, précise à l’AFP Richard Gowan.Africa Radio, 17 déc 2020Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #ONU -
PRETORIA CONDAMNE SA DÉCISION SUR LE MAROC : Quand Trump reconnait une illégalité !
La ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Naledi Pandor, a critiqué la décision du président américain sortant Donald Trump de reconnaitre la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental estimant que cette démarche est « une reconnaissance d’une illégalité » et va à l’encontre du droit international. La décision de Trump de reconnaitre le droit souverain présumé du Royaume marocain sur les Sahraouis n’ »a ni force ni effet car il s’agit essentiellement d’une reconnaissance d’une illégalité », a déclaré Mme Pandor, également députée, à l’occasion de la conférence de presse sur les développements internationaux pour l’année 2020. Les résolutions des Nations unies « ont confirmé la situation d’occupation » (au Sahara occidental), et l’annonce faite par Trump « ne change pas la position juridique des résolutions des Nations unies. Nous continuerons donc d’indiquer que nous pensons que les États-Unis ont tort en affirmant qu’ils ne sont pas d’accord avec les organes multilatéraux et la reconnaissance mondiale de la position d’occupation… », a insisté la ministre sud-africaine.Exprimant la préoccupation de Pretoria face aux récents développements relatifs à la situation au Sahara occidental, Mme. Pandor a souligné également que la décision de Trump « va à l’encontre du droit international et de l’Acte constitutif de l’Union africaine ». Pour la ministre, ces développements « peuvent alimenter les hostilités entre le Maroc et les Sahraouis ». Et, a-t-elle préconisé, « pour faire taire les armes dans ces situations, il faut s’attaquer aux causes profondes des conflits, qui incluent notamment les déficits de gouvernance et les violations des droits de l’Homme. »Donc, a-t-elle poursuivi « notre soutien serait toujours pour la cause du peuple du Sahara occidental, nous continuerons à parler en leur nom sur les plates-formes internationales et nous continuerons à travailler en solidarité avec les Sahraouis en leur offrant toute forme d’aide humanitaire et de soutien dont ils pourraient avoir besoin de la part de l’Afrique du Sud ». Au sujet du dernier sommet de l’UA sur le thème « Faire taire les armes », la ministre sud-africaine a rappelé qu’il a été convenu lors de cette rencontre, que « le rôle des intérêts étrangers dans les conflits méritait une plus grande attention ».Et pour conclure, Mme. Pandor a réitéré le « ferme soutien » de son pays à la cause sahraouie: « l’Afrique du Sud reste déterminée à soutenir la cause du peuple sahraoui dans la recherche de l’autodétermination et de la libération de l’occupation marocaine. Nous en tenons donc à la position des Nations unies et aux résolutions selon lesquelles le peuple du Sahara occidental doit avoir la possibilité de décider de son propre avenir ».« Nous avons toujours préconisé des négociations, cela fait partie de notre politique et de notre position en Afrique du Sud, nous soutenons pleinement la décision de l’Union africaine selon laquelle une délégation se rendrait dans les territoires occupés et au Maroc pour engager les deux parties (Front Polisario et Rabat) dans un effort pour les rapprocher des discussions en vue d’un règlement définitif du conflit », a-t-elle tenu à préciser également tout en exprimant le « regret » de Pretoria quant au rejet par le Maroc de cette décision, « bien qu’elle soit ancienne de l’UA ».M. B.Le Courrier d’Algérie, 17 déc 2020









