Tag: Hirak

  • Why, after one year, protests continue to rock Algeria

    There have been weekly peaceful protests in Algeria for the past year. Early last year protests demanding political transformation, led to the removal by the military of veteran leader, Abdelaziz Bouteflika. Elections were held, and a new president…

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    Tags : Algeria, human rights, protests, Hirak,

  • Algérie : Au suivant !

    La dernière digue a peut être lâché hier au tribunal de Sidi M’Hamed où s’était ouvert le procès en appel des deux ex Premiers ministres, accusés de corruption dans le fumeux dossier du montage automobile. Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ont fini par abattre leur derniere carte dans l‘espoir d’obtenir une remise sur leurs peines.

    «Je n’étais qu’un Premier ministre qui exécutait des ordres ; ramenez le président Bouteflika pour témoigner… », s’est lamenté Sellal. «Je ne faisais qu’appliquer le programme du président Bouteflika», s’est lavé les mains Ahmed Ouyahia.

    Les deux ex Premiers ministres qui se sont jusque là contentés de se défendre contre les délits qui leurs sont reprochés, ont cette fois joué leur va tout. Ils ont tous les deux collé leurs méfaits à leur mentor, l’ex président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

    Cette stratégie de défense est somme toute compréhensible pour deux ex responsables qui n’ont rien à perdre mais peut être quelque chose à gagner. Ne serait-ce qu’une révision à la baisse de leurs peines respectives auxquelles ils ont été condamnés en première instance. Mais au-delà de l‘issue de ce procès en appel et du sort de ces deux ex responsables de l’exécutif qui n’intéresse pas outre mesure le commun des algériens, la convocation à la barre d’Abdelaziz Bouteflika devient de plus en plus inévitable.

    Le fait qu’il soit lâché y compris par Ouyahia et Sellal est signe que l’ex homme fort du régime durant les vingt dernières années, était tout à fait conscient des méfaits qui sont commis contre l’économie nationale ; s’il ne les a pas carrément ordonnés. A ce titre, il doit répondre de ses actes devant la justice. Quasiment tout son entourage immédiat et tous ses collaborateurs ont défilé devant les juges et envoyés en taule sauf lui. Il se confirme avec les témoignages d’Ouyahia et Sellal que l’ex président Bouteflika était le véritable «chef de bande». Rien ne se faisait sans lui. Et son frère aussi.

    Ouyahia et Sellal ont donc raison de dire qu’ils ne faisaient qu’exécuter ses ordres. Cela ne les disculpe pas pour autant de leurs responsabilités en ce sens qu’ils pouvaient refuser d’exécuter des ordres qui à leurs yeux n’allaient pas dans l’intérêt national. Le silence équivaut forcément à une complicité évidente dans tous les crimes économiques commis sous les ordres de «fakhmatihi».

    Invoquer l’exécution des ordres du président pour faire valoir des circonstances atténuantes, c’est un peu court… Le seul «mérite» qu’on pourrait éventuellement reconnaître à Ouyahia et Sellal est celui d’avoir (enfin !) levé la feuille de vigne qui couvrait la responsabilité pleine et entière d’Abdelaziz Bouteflika dans la pratique à l’échelle industrielle de la corruption. Alors, au suivant !

    Imane B.

    L’Est Républicain, 2 mars 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Bouteflika, Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia,

  • Algérie : L’argent du 5e mandat à la loupe

    Le procès en appel du dossier de l’automobile s’est poursuivi hier pour le troisième jour au tribunal du Ruisseau. La cour a poursuivi l’audition des hommes d’affaires et d’accusés ayant occupé d’importantes fonctions pour la préparation de la campagne pour le cinquième mandat. Les mis en cause ont tous nié en bloc les accusations portées à leur encontre.

    C’est le cas de l’ancien patron du groupe IVAL Mohamed Baïri. Après avoir nié tous les faits pour lesquels il a été inculpé. Ce dernier a déclaré avoir été condamné à trois ans de prison, en première instance, en raison de l’acquisition «d’un terrain adapté à des constructions industrielles», dit-il.

    «A aucun moment, fait-il en outre savoir, on ne m’a dit qu’il s’agissait d’un terrain agricole. De plus, vous devez savoir que je n’ai, à ce jour, jamais vu ou mis les pieds sur cette parcelle. Lorsque j’ai pris connaissance des documents relatifs à ce terrain, il s’est avéré qu’il s’agissait d’une décharge, je détiens tous les documents légaux.» Baïri va ensuite dans les détails révélant le montant du projet qui s’élevait, dit-il, à 340 millions, «mais il s’est avéré que ce terrain ne convenait pas».

    L’ex-patron du groupe IVAL s’est également défendu d’avoir reçu des avantages : «J’ai remis des dossiers légaux pour tous mes projets et ils ont été acceptés.» S’exprimant au sujet de Farès Sellal, fils de l’ancien Premier ministre, Baïri ajoute que ce dernier a versé une somme symbolique pour acquérir des actions dans sa société, mais qu’après trois ans et demi, il s’en est retiré emportant avec lui onze milliards. Son retrait, dit-il, est intervenu au moment où son père a été nommé Premier ministre.

    Ali Haddad : «je suis innocent»

    L’ancien patron de l’ERTHB a nié lui aussi toutes les charges retenues à son encontre. «Je n’ai jamais contribué à une collecte occulte de fonds pour le cinquième mandat, j’ai transporté l’argent destiné à cette campagne à Dar-el-Beïda à la demande du frère du Président Abdelaziz Bouteflika.»

    Ali Haddad confirme, cependant, avoir été chargé (avec une autre personne dont le nom n’a pas été cité) par Saïd Bouteflika de gérer l’opération de collecte de fonds «car il nous faisait confiance (…) après une certaine période, j’ai pris contact avec des avocats pour que cet argent soit restitué, mais ces derniers m’ont affirmé qu’il se trouvait entre les mains de la gendarmerie.» Tous les hommes d’affaires qui ont comparu dans le cadre du dossier jugé ont déclaré que Ali Haddad était l’homme chargé de gérer le financement de la campagne pour le cinquième mandat. «Mon entreprise est propre, elle n’a jamais versé dans le blanchiment d’argent ni fait dans la corruption, si vous détenez une preuve contre moi, coupez-moi la tête.»

    Chaïeb Mahmoud : «hommes d’affaires et commerçants ont versé 75 milliards pour la campagne pour le cinquième mandat»

    Chaïeb Mahmoud, chargé des finances au sein du comité de campagne pour le cinquième mandat, a lui aussi enfoncé Ali Haddad en déclarant à la cour que l’ancien patron de l’ERTHB l’avait contacté pour assurer cette fonction après que l’accord lui eut été donné par Saïd Bouteflika. Comme durant le premier procès en première instance, ce dernier a, à nouveau, déclaré que la contribution des hommes d’affaires avait permis de ramasser 75 milliards. Il a également apporté un nouvel élément : «Des commerçants ont également versé de l’argent pour la campagne.»

    Chaïeb Mahmoud a également déclaré que le frère conseiller de Abdelaziz Bouteflika l’avait chargé de gérer les chèques placés sur le compte ouvert en perspective de cette campagne.

    La journée a été également consacrée à de nombreuses autres personnes. Inculpés et témoins ont défilé à la barre sous le regard des anciens ministres et hommes d’affaires à la recherche de la clémence d’un tribunal. La veille, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda avaient tenté de se défendre en chargeant l’ancien président de la République et son frère, Saïd Bouteflika, qui, disent-ils, l’informait de tout ce qui se passait dans le pays. Certaines de ces personnalités ont également lancé des appels indirects à Abdelmadjid Tebboune. Abdelmalek Sellal a tenu à déclarer qu’il était impossible de démissionner en citant l’exemple de la situation endurée par l’actuel président de la République en raison de ses critiques à l’encontre des méthodes utilisées par les hommes du pouvoir de cette époque. Mahdjoub Bedda, ancien ministre de l’Industrie, en a fait de même, rappelant qu’il était en fonction sous le gouvernement Tebboune et que son départ avait eu lieu en même temps que lui.

    Abla Chérif

    Le Soir d’Algérie, 4 mars 2020

    Tags : Algérie, 5ème mandat, Bouteflika, Hirak, tribunal,

  • Maroc : Zefzafi et Ahmajik au 13ème jour de grève de la faim

    Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik sont à leur 13ème jour de grève de la faim à la prison de Rass Elma pour protester contre leurs conditions de détention. Selon leurs familles, ils vivent dans des conditions inhumaines dont la torture physique et psychologique.

    Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik font parti d’n grand groupe de militants et de journalistes détenus à tort depuis plus de 2 ans et condamnés à 20 ans de prison ferme pour avoir participé à des manifestations pacifiques dans la région du Rif au Maroc qui revendiquait la construction d’un centre oncologique et une université.

    Nasser Zefzafi a démenti les déclarations du délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), et a annoncé qu’il poursuit la bataille de la grève de la faim avec son compagnon Nabil Ahamjik. Le père de Nasser Zefzafi a publié sur sa page Facebook que son fils et son collègue Nabil Ahmjik sont toujours en grève de la faim, contrairement à une déclaration du DGAPR qui a parlé de leur accès à tous les repas.

    Acculé par l’activisme d’Ahmed Zefzafi, le père de Nasser, l’administration pénitentiaire marocaine a déclaré qu’elle allait le poursuivre en justice pour des “accusations gratuites” concernant les conditions de détention de son fils.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Nasser Zefzafi, Nabil Ahmajik,

  • Algérie : Ouyahia et Sellal enfoncent Bouteflika

    Les deux anciens Premiers ministres ont chargé lourdement l’ancien Président Abdelaziz Bouteflika hier à la cour d’Alger où ils comparaissaient lors du procès en appel de l’automobile. Abdelmalek Sellal n’a pas hésité à demander la présence de l’ex-chef d’État, défendant son «ami» Ahmed Ouyahia qui, comme lui, n’a fait, dit-il, qu’appliquer un programme officiel.
    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Sellal a répondu aux premières questions du juge en déclarant, donc, qu’il était chargé d’appliquer un programme gouvernemental adopté par le Parlement.

    «J’étais chargé de veiller à son application, dit-il. Le premier responsable, c’est Bouteflika, c’est lui qui devrait normalement être ici pour témoigner, il est vrai que le Président était malade, mais il supervisait absolument tout à travers son frère».

    «Chaque secteur a ses activités, moi j’étais chargé de superviser (…) Aujourd’hui, on m’accuse de corruption, j’aimerais mourir.» Sellal va plus loin dans ses déclarations, affirmant, cette fois, que Abdeslam Bouchouareb échappait à tout contrôle du gouvernement : «j’ai demandé, poursuit l’ancien Premier ministre, à ce qu’il soit isolé car je ne parvenais pas à le contrôler.»

    Question : «Qui a désigné Bouchouareb ?» Réponse de l’ancien Premier ministre : «Abdelaziz Bouteflika.» Lorsque le juge lui demande ensuite les raisons pour lesquelles il n’a pas démissionné dans une telle situation, Sellal répond : «Lorsqu’un haut responsable en fonction à l’époque a osé parler et dénoncer ce qui s’est passé, ils l’ont humilié, chassé de poste et emprisonné son fils, ce dernier a mangé des lentilles et des haricots avec nous en prison.» L’allusion à Abdelmadjid Tebboune et son fils est on ne peut plus claire. Lors de son procès, mercredi dernier, Khaled Tebboune avait affirmé avoir été emprisonné deux années durant pour avoir reçu deux bouteilles de parfum de Kamel Chikhi qui l’avait convié à visiter le nouveau siège de sa société.

    Ahmed Ouyahia s’est, lui aussi, défendu en affirmant que toutes les décisions émanaient de la présidence de la République. Aux différentes questions du juge, il répond : «J’ai été quatre fois Premier ministre, j’étais chargé d’appliquer un programme (…) ce n’est pas le chef du gouvernement qui offre des avantages mais les lois du pays.»

    L’ancien Premier ministre s’est également plaint qu’après «quarante ans de services, vous nous accusez de corruption et de blanchiment d’argent. Nous n’avons fait qu’appliquer un programme officiel.» «Mon épouse, poursuit-il, n’a pas de société, quant à mon fils, il a une société montée grâce à l’Ansej, où est le blanchiment d’argent là-dedans ?» Après une longue série de questions-réponses sur les modalités d’octroi des projets aux concessionnaires automobiles, il annonce avoir « demandé au Président Bouteflika d’établir une loi contre la corruption, il a refusé !» La journée d’hier a été également consacrée à l’audition de Youcef Yousfi.

    Ce dernier est allé, lui aussi, beaucoup plus loin dans ses déclarations que durant le premier procès où il s’est suffi, en quelque sorte, de répondre du mieux qu’il pouvait aux questions du juge de Sidi-M’hamed.

    L’ancien ministre de l’Industrie estime avoir été lésé, déshonoré lui et sa famille par un dossier dans lequel il se dit innocent. Il a évoqué des décisions émanant des plus hautes autorités du pays, il accuse également l’ancien ministre de l’Industrie d’avoir agi à sa guise pour mettre en place des mécanismes flous. «En prenant mes fonctions, poursuit Yousfi, je n’aurais jamais cru en arriver à une telle situation ni être accusé d’avoir porté atteinte aux intérêts de mon pays.»

    Nouvelle stratégie de défense ou révolte à l’égard de ce qu’ils considèrent comme étant une injustice face à l’impunité de l’ancien chef d’État qu’ils considèrent comme étant le premier responsable de tous les faits qui leur sont reprochés ? Hier, leurs propos étaient, en tous les cas, loin d’être passés inaperçus. Conduiront-ils pour autant à la convocation de Abdelaziz Bouteflika ?

    Le Soir d’Algérie, 2 mars 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Bouteflika, Abdelmalek Sellal, Ouyahia,

  • La nouvelle Algérie de la citoyenneté

    La lutte contre la corruption se poursuit sans relâche dans la nouvelle Algérie du changement global et profond revendiqué par le peuple avide de liberté et de dignité. Telle est la mission «aussi lourde que les montagnes et aussi vaste que le désert» dévolue, sous l’œil vigilant du hirak, à la justice libérée des pesanteurs d’un régime autocratique et prédateur et appelée à consacrer le «droit de citoyenneté» dans «une Algérie des droits de l’homme où la justice occupe une place éminente».

    Le message de confiance, délivré par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, lors de la réunion des présidents des cours et des procureurs généraux avec les cadres centraux du ministère, traduit une volonté inébranlable de combattre le fléau de la corruption «sous ses formes» et d’œuvrer à la moralisation de la vie publique entachée, deux décennies durant, par «une collusion criminelle entre l’argent sale et le monde politique».

    Des «acquis reconnus par tout un chacun», concrètement exprimés par le démantèlement d’une oligarchie sans foi ni loi, façonnent le nouveau visage du système judiciaire interpellé par l’urgence d’une adaptation à une aussi «lourde mission». Une réforme globale est ainsi préconisée par le ministre de la Justice pour une optimisation des ressources humaines, la modernisation des instruments et une révision des textes juridiques.

    «La scène nationale connaît depuis plus d’une année une dynamique inédite appelant, haut et fort, à des réformes globales des institutions de l’Etat et à la moralisation de la vie publique au service des fondements de l’Etat démocratique et à la préservation des droits et libertés», a déclaré le ministre.

    La mue de la justice au service des citoyens est fondamentalement tributaire de la qualité de l’appareil judiciaire et du passage sans tarder à l’ère du «tout-numérique» conçu comme «la pierre angulaire» de la réforme judiciaire. Le défi est déterminant pour un secteur sur lequel reposent tous les espoirs de changement.

    Horizons, 1er mars 2020

    Tags : Algérie, Hirak,

  • Solidarité avec Nasser Zafzafi, Nabil Ahmajik et le mouvement populaire Rifeño, Al Hirak

    Source: Secrétariat permanent du Comité confédéral de la CGT

    De la Confédération générale du travail, nous exprimons notre solidarité et notre soutien à nos camarades Nasser Zafzafi et Nabil Ahmajik, deux militants du mouvement populaire Rife, Al Hirak, en grève de la faim depuis mercredi dernier dans les prisons du régime dictatorial du Maroc, partenaire privilégié de l’Union européenne

    Nous condamnons fermement les violations constantes de la dictature marocaine des droits de l’homme et la complicité manifeste de ses partenaires, la France et l’Espagne, deux acteurs fondamentaux de la crise qui traverse le pays, et notamment la région du Rif.

    Nous réitérons notre soutien et notre solidarité avec les familles des prisonniers politiques du mouvement populaire Rif, leur porte-parole Ahmed Zafzafi, objet de fausses accusations et harcèlement continu par les forces répressives marocaines, ainsi que le reste des prisonniers d’opinion au Maroc, victimes du régime dictatorial du Maroc et de l’indifférence de ces institutions qui prétendent lutter pour les libertés et la démocratie.

    LIBERTÉ ET RESPECT DES DROITS HUMAINS ET SOCIAUX DU PEUPLE RIFAIN

    Source : CGT, 27 fév2020

    Tags : Maroc, Hirak, Rif, Nasser Zefzafi, Nabil Ahmajik,

  • Intervention de M. Ghalbouni Abdel au parlement européen sur la question rifaine

    J’espère du fond du coeur, que vous ne prenez plus pour des idiots en Europe. Vous les européens , vous le savez pertinemment , que le maroc ne contribue en rien dans ce qu’on appelle la guerre globale contre le terrorisme , celui qui aide les saoudiens dans l’assassinat d’être humaines , la-bas , il les tuent dans le RIF.

    Je suis né en 1958 , et je sais que la situation n’a pas changé depuis 1958 jusqu’à ce jour.

    Deuxio , l’Europe , connait tout du régime marocain, dans les moindres détails.

    Je voudrais insister sur une question. Quand vous évoquez le partenariat, la coopération, avec le Maroc, dans la guerre globale contre le terrorisme , soit ! Personnellement, j’en doute et je mets un point d’interrogation !
    Quant à la guerre contre le trafic de drogue, le régime exporte partout ses produits, [en toute impunité] à l’est comme à l’ouest.

    Tout le régime marocain , son centre de pouvoir, ses politiques, et ses institutions, oeuvrent jour et nuit, dans l’exportation de la cocaïne , le hachich et tout.

    Je tiens à m’adresser à Kati( Piri) et Marie christine ( Vergiat) quel est le bilan de tout ce travail, de cette coopération, tandis que nos frères dans les prisons, dans les rues, et assiégés à Al hoceima, ? Quel est le résultat ?
    Je dis et réaffirme : Nos frères, les prisonniers, dans toutes les prisons marocaines, et nos frères assiégés dans le RIF … nous, dans la diaspora, nous en sommes malades.

    Les ressortissants marocains, de l’Espagne… qui nous a dispersé ici ? qui nous a forcé à venir ici ? N’est ce pas le régime marocain ? qui nous a dispersé ?.

    S’il était un régime démocratique libre, qui respecte l’être humain, qui redistribue les richesses , à tous les citoyens marocains, nous ne serions pas ici , Piri et Marie-Christine , seraient des émigrés à Al Hoceima. 


    Je tiens à conclure, ici dans cet endroit respectable, qui a été construit avec le sang des européens.

    Vous les européens , vous avez souffert de la religion, et de toutes les vicissitudes. Par vos sacrifices, vous êtes parvenues, à la démocratie.

    La France et l’Espagne nous tuent en ce moment, car la France et l’espace ont des intérêts.

    L’Espagne nous a vendu aux français, et a présent , un peuple , les Arabes, nous tuent jour et nuit, et personne ne bouge le petit doigt, et nous , depuis Al Hoceima, nous sentons la liberté et la dignité, en Europe.

    Depuis Al Hoceima, nous sentons la liberté et la dignité en Europe, ils meurent.

    Je termine, en disant que nous avons 40 cadavres dans la mer Méditerranée, et personne n’en parle !

    Toutes mes salutations aux rifains d’Europe, espérions que nous unifierons nos rangs, nos actes et nos discours, et poursuivre notre lutte pour la libération de tous les détenus politiques rifains.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Parlement Européen, PE,

  • Tebboune à Russia Today : ” L’Algérie aspire à renforcer ses relations avec la Russie”

    Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie aspirait à renforcer ses relations avec la Russie pour les hisser au niveau de l’entente et du rapprochement politiques entre les deux pays. Lors d’une entrevue accordée à la chaîne de télévision « Russia Today Arabic » diffusée vendredi, M. Tebboune a déclaré: « Nous souhaitons hisser nos relations avec la Russie, qui est quasiment un pays frère et non ami seulement, au niveau de l’entente politique et de la similitude des principes de libération », ajoutant vouloir voir ces liens franchir une nouvelle étape « pour le renforcement des relations économiques et culturelles avec ce pays auquel nous vouons estime et respect ».

    Dans ce sillage, le Président de la République a indiqué que l’Algérie était honorée de tisser des liens étroits avec la Russie, pays au legs historique et culturel, qui soient à la hauteur du rapprochement politique et de la convergence des vues entre les deux pays. « L’Algérie n’a et n’aura aucun problème avec la Russie, vu que nous partageons les mêmes principes », a-t-il soutenu. Dans le cadre des démarches communes visant le renforcement des relations bilatérales, le Président Tebboune a indiqué avoir reçu une invitation de son homologue Vladimir Poutine pour une visite en Russie, ajoutant que cette visite, qui le « réjouit », a dû être ajournée en raison de son agenda « chargé ».

    A une question sur le retour de la diplomatie algérienne au-devant de la scène internationale, à la faveur d’une intense activité, M. Tebboune a affirmé que l’Algérie, « par sa crédibilité et son intégrité », est « apte à jouer le rôle de médiateur » et « sa démarche est désintéressée car procédant des principes de sa Glorieuse révolution du 1er Novembre », rappelant « la grande expérience de l’Algérie dans ce domaine, notamment en matière de médiation et ce depuis l’indépendance ».

    « Le retour de la diplomatie algérienne est une revendication populaire, issue de la profonde conviction des Algériens en les vertus de l’unité, particulièrement lorsqu’il s’agit de nos frères (…). Il nous est difficile de voir un peuple arabe souffrir et de ne pas agir. Le cas est le même pour des peuples non arabes, la diplomatie algérienne est connue pour son rôle dans plusieurs questions à travers le monde (Timor Oriental, Sao Tomé et Principe, l’apartheid en Afrique du Sud, la question palestinienne, le Sahara occidental ainsi que le dossier libyen), a-t-il souligné.

    Pour le dossier libyen, le Président Tebboune a estimé que « les démarches de l’Algérie pour le règlement de la crise dans ce pays frère obéissent certes aux dénominateurs communs entre les deux pays et peuples, algérien et libyen, comme la langue, la religion et le voisinage mais surtout à un devoir de reconnaissance +inoubliable+ pour le peuple algérien à l’égard du peuple libyen à savoir son soutien à notre Guerre de libération nationale ».

    Quant aux nombreuses visites de responsables étrangers en Algérie, le Président Tebboune, a précisé que l’Algérie, partant de son principe de non alignement, veillait à « observer l’équidistance vis-à-vis de tous les protagonistes et tous les intervenants dans n’importe quelle question », assurant que « quand on veut jouer un rôle de médiateur, on doit faire attention à ne prendre partie ».

    Soulignant que tous les intervenants dans le dossier libyen « sont des pays frères et amis, que ce soit l’Egypte, les Emirats Arabes Unis, la Turquie ou la Russie », M. Tebboune a soutenu que « la voix de l’Algérie peut, ainsi, être écoutée, d’autant que son seul souci est de stopper l’effusion de sang dans ce pays frère et mettre un terme à la tragédie que vivent les Libyens, sans aucunes visées politiques, économiques ou expansionnistes ».

    Concernant la Turquie, le président de la République a déclaré: « nous avons avec ce pays de solides relations séculaires, et nos relations se poursuivent », cependant, a-t-il insisté, « l’Algérie ne peut être impliquée dans une politique qu’elle n’aura pas choisie. Notre politique, c’est nous qui la choisissons et ne peut nous être imposée », a-t-il ajouté. S’agissant de la visite prévue de l’Emir de Qatar, le Président de la République a indiqué que « l’Emir de Qatar est un frère qui est le bienvenu », précisant que « nous n’attendons aucune contrepartie ni des frères qataris, émiratis, saoudiens, égyptiens ni même d’autres pays amis ».

    Dans le même contexte, M. Tebboune a fait savoir qu’il voulait effectuer une visite en Arabie Saoudite, « mais mon agenda interne chargé avec l’ouverture de plusieurs chantiers m’a amené à reporter la visite à ce pays auquel nous vouons fraternité et considération », a-t-il expliqué.

    Concernant les relations avec le Maroc et la possibilité d’ouverture des frontières, le président de la République a affirmé que « pour qu’un mal disparaisse, il faudrait que ses causes le soient », soutenant qu’ »aucun reproche ne peut être fait à l’Algérie pour une insulte au Maroc ou à son peuple… ». « Le peuple algérien voue des sentiments d’estime et de fraternité à son frère marocain… », a-t-il ajouté, relevant la réciprocité du peuple marocain comme l’a démontrée l’ambiance de joie partagée dans plusieurs villes marocaines lorsque l’Algérie a remporté la dernière Coupe d’Afrique, organisée en Egypte.

    Quant aux frontières avec le Maroc, le Président Tebboune a dit que leur fermeture avait été « une réaction », précisant que cette fermeture « pour une deuxième fois, avait été plus douloureuse que lors de la première ».

    Dans ce cadre, il a rappelé la rencontre tripartite qui a réuni le défunt président Chadli Bendjedid et les Rois Fahd Ben Abdelaziz et Hassan II avant la réouverture pour la deuxième des frontières, lors de laquelle e Président Chadli avait déclaré: « Je crains la fermeture, une autre fois, des frontières qui serait très douloureuse pour les relations bilatérales ».

    Dès lors, a poursuivi le Président Tebboune, il a été convenu de laisser le dossier du Sahara Occidental entre les mains des Nations-Unies et de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) (UA actuellement), avec le rétablissement des relations de fraternité et des échanges commerciaux ». La décision de fermeture des frontières intervenait dans « une conjoncture qui nous était très défavorable et éminemment critique pour nous accuser de terrorisme et imposer le visa aux Algériens, d’autant qu’à ce moment un pays européen cataloguait tous les Algériens de +terroristes+ et avait fermé son espace aérien à l’Algérie (…) », a-t-il souligné.

    Mettant en avant la profondeur des liens entre les pays du Maghreb arabe, M. Tebboune a estimé qu’il « est difficile de parler le même discours lorsqu’il y a des intentions sous-jacentes. Nous, nous sommes clairs et notre pays est très lisible dans sa politique ». Dans ce contexte, le président a conclu en souhaitant « voir la situation, avec le Maroc pour lequel nous n’avons aucune animosité, aplanie loin de toute manoeuvre ou tentative d’isolement de l’autre… ».

    Concernant la position de l’Algérie au sujet de ce qui a été qualifié de +Deal du siècle+, le président de la République a rappelé que « la position de l’Algérie vis-à-vis de la Cause palestinienne, est une position de principe immuable », exhortant les Palestiniens à la réunification des rangs pour sortir de « la situation de division et de dispersion » que vit la Palestine et même les pays arabes. Se disant « convaincu » que ce deal « ne pourra aboutir, car non fondé sur des bases logiques, historiques ou éthiques, ni même sur les principes du droit international », M. Tebboune a déclaré que ce plan « est voué logiquement à l’échec » et que l’Etat palestinien « sera inéluctablement instauré ».

    Pour ce qui est du rôle que peut jouer l’Algérie, le président de la République a indiqué que les Etats Unis « sont un pays ami avec lequel nous n’avons jamais eu de problème. La voix de l’Algérie est la voix du droit. Il est question-là, de l’histoire d’une nation et n’ont d’une transaction commerciale », a-t-il soutenu. Affirmant qu’un « peuple entier ne peut pas être rayé comme ça de la carte », il a rappelé « les voix qui s’élèvent contre ce Deal au sein du Congrès américain et de l’Union européenne (UE), outre son rejet par les Etats issus des Mouvements de libération et même par une grande partie de la société israélienne, ce qui confirme que son sort c’est l’échec », a-t-il déclaré. « Il faut aller vers un Etat palestinien indépendant aux frontières de 1967 avec El Qods Echarif pour capitale », a soutenu le président de la République.

    Pour ce qui est de la Syrie, M. Tebboune a réaffirmé que l’Algérie, fidèle à ses principes, « ne peut accepter aucune atteinte à un ays arabe », rappelant que « la Syrie est l’un des pays fondateurs de la Ligue Arabe et un pays séculaire, dont l’effondrement ne nous est jamais venu à l’esprit ». Ce qui a affaibli la Syrie au niveau international », a-t-il expliqué, « c’est d’être le seul pays à n’avoir jamais envisagé la normalisation (avec Israël) et d’être un Etat de front, une position qui a sous-tendu, des années durant, sa politique, son économie et ses institutions, d’où un rétrécissement de l’espace démocratique et des libertés ».

    Concernant le calendrier des réformes politiques en Algérie, le Président Tebboune a affirmé que « le chantier de la révision constitutionnelle sera achevé au plus tard d’ici le début de l’été, et, avant la fin de l’année, nous aurons terminé avec la Constitution et le Code électoral pour parvenir, ainsi, aux élections législatives et locales ».

    Pour ce qui est des appels à la dissolution du Parlement et à l’organisation de législatives anticipées avant l’amendement de la Constitution, M. Tebboune a expliqué que « la logique dans la construction d’une maison, voudrait que l’on commence par les fondations ». La Constitution, a-t-il dit, est « le fondement de tout Etat et il n’est pas normal de commencer par des élections avant de définir le rôle des élus et la question du contrôle ».

    “Les mêmes raisons produisant les mêmes effets, la dissolution du Parlement et l’organisation d’élections législatives conduira au même résultat, car l’argent sale continue à circuler et le trafic d’influence existe encore”. « Une fois réglementés tous ces aspects juridiques et criminalisées certaines pratiques, nous pourrons aller vers un Parlement dont la majorité des membres seront des jeunes intellectuels ayant suffisamment d’autorité morale pour agir », a-t-il poursuivi.

    En réponse à une question sur le Hirak populaire que vit le pays depuis une année, le Président de la République a affirmé « avoir qualifié le Hirak de +béni+ en connaissance de cause », précisant que « l’Etat algérien a frôlé l’effondrement et la disparition de ses institutions et cela s’inscrivait dans le cadre de l’agenda de ceux qui voulaient faire de l’Algérie une autre Syrie, une autre Libye ou un autre Irak ».

    Par ailleurs, M. Tebboune a indiqué que « le Hirak a sauvé l’Etat algérien également des dérives autocratiques et des velléités de perduration de la tragédie politique que vivait l’Algérie ». Après avoir rappelé le rôle du peuple algérien dans toutes les étapes phares de l’Histoire du pays, notamment durant la Guerre de libération nationale, M. Tebboune a souligné que « par ce Hirak, le peuple algérien a montré qu’il était un peuple pacifique, cultivé et politisé et qu’il n’était nullement violent ou terroriste comme le prétendaient même certains frères ».

    Les Algériens, a-t-il poursuivi, « ont donné ainsi des leçons au monde, notamment quant au caractère républicain de l’Armée nationale populaire (ANP), laquelle a démontré par son patriotisme qu’elle était la digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN) », rappelant à ce propos qu’ »aucune goutte de sang n’a été versée ». « En barrant la route au cinquième mandat et au prolongement du quatrième, le Hirak a fait tomber les têtes qui ont mené le pays à cette situation et conduit à la poursuite de tous ceux qui exploitaient l’économie nationale à des fins personnelles et qui sont aujourd’hui en prison », a-t-il ajouté dans ce sens.

    Concernant le reste des revendications du Hirak, le Président Tebboune a précisé qu’il s’agit « maintenant de revoir le mode de gouvernance du pays, de garantir la plus large marge possible de libertés et d’instaurer l’équilibre entre les institutions pour éviter la domination de l’une ou l’autre, et partant, se prémunir contre tout dérapage vers l’autocratie et l’autoritarisme ».

    S’agissant des citoyens qui continuent d’investir la rue chaque vendredi, le président Tebboune a déclaré: « personnellement, je n’y vois aucun inconvénient, c’est leur droit et c’est ça la démocratie ». « La seule crainte, c’est les dérapages résultant de l’infiltration des rangs du peuple, même s’il en est conscient », a-t-il ajouté. Au volet économique, le Président Tebboune a affirmé que l’Algérie aspirait, sous son mandat, « à l’édification d’une économie propre et intègre, dont la principale finalité est la création de richesse et d’emplois et le traitement de la tragédie sociale infligée au citoyen ». « Il est impératif de sortir de la dépendance à la rente pétrolière et ‘aller à la quête d’autres ressources afin d’asseoir une économie qui n’est pas axée sur l’importation mais fondée sur des bases logiques et nationalistes, une économie profitant au pays et au citoyen et non à un clan d’oligarques », a-t-il insisté.

    Concernant le gaz de schiste, le Président de la République a rappelé que cette question « a été instrumentalisée pour susciter la colère ». « Je n’ai jamais dit que nous allions exploiter le gaz de schiste », a-t-il précisé, soulignant « avoir simplement relevé, chiffres à l’appui, que le développement et la croissance de l’Algérie nous ont amenés à consommer la moitié de notre production gazière ». Et d’affirmer « la décision est subordonnée aux conclusions des experts, c’est eux les spécialistes ».

    Dans ce contexte, M. Tebboune a déclaré que l’Algérie avait des trésors de ressources, dont la plupart non connus, mettant en avant « l’agriculture aussi bien dans le nord que dans le sud du pays ». L’agriculture saharienne, a-t-il relevé « n’est pas assez exploitée en dépit de l’existence d’eaux souterraines estimées à 15.000 milliards de m3, parfois à moins de 50m de profondeur, sans parler des grandes étendues de terres ». »Avec peu des moyens techniques, l’agriculture algérienne a pu produie, fin 2018, l’équivalent de 18 milliards USD », a-t-il poursuivi, évoquant « le potentiel humain important avec la sortie, chaque année, de 200.000 étudiants des universités algériennes ».

    Concernant le sujet de la devise, M. Tebboune a réaffirmé d’abord qu’une fois la situation économique améliorée », il « augmentera la valeur de l’allocation touristique pour préserver la dignité des Algériens ». Le marché parallèle de la devise servait « la contrebande », « d’où l’impératif de construire une économie propre et transparente avec une industrie réelle et non factice, une économie qui apporte des solutions au pays », a-t-il ajouté. M. Tebboune a mis en avant, dans le même ordre d’idée, l’importance de promouvoir le tourisme, de libérer l’initiative et de faciliter l’accès des jeunes aux crédits. Interrogé sur ses impressions au sujet du film documentaire sur « les zones d’ombre », projeté devant les walis lors de leur dernière rencontre avec le Gouvernement, le président de la République a indiqué que « ces images sont réelles et je les connaissais de par mon expérience en tant que responsable local, des années durant ».

    «Le plus triste est que personne ne s’est intéressé à la souffrance de ces citoyens et que tous étaient focalisés sur l’embellissement des villes », a-t-il déploré. Ace propos, le Président Tebboune a fait état de l’importance qu’il attachait au monde rural pour plusieurs raisons, notamment historiques, rappelant « les affres endurées par les populations rurales durant le colonialisme et même durant la période du terrorisme avec 70% des victimes ».

    La tribune des lecteurs, 24 fév 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Abdelamjid Tebboune, Maroc, frontières, 

  • Algérie : Le temps de la récup

    » Plus grave encore, il avait également mis à profit l’allégement de ses conditions de détention pour adresser une lettre fort explicite au terroriste Gousmi. Cette dualité et cette hypocrisie, Ali Benhadj s’en fera un masque idoine et salvateur depuis sa sortie de prison « .

    Par Mohamed Abdoun 

    La visite que trois activistes du hirak ont rendue à Ali Benhadj est loin d’être anodine. Elle n’est pas anecdotique non plus. Elle s’inscrit, à mon humble sens, en droite ligne des positionnements et repositionnements des uns et des autres, pour le temps de récolter les fruits du hirak seraient bel et bien venus.

    Si même le pouvoir a tenté le coup, il était normal et attendu que des acteurs autrement plus » habilités » tentassent eux aussi de surfer cette formidable et historique vague. Une vague comme le pays n’en a jamais connu de toute son histoire. Cela a donc commencé avec ce groupe qui a tenté de jouer très gros en projetant s de tenir une rencontre à la salle Harcha. Rien que ça !

    Il est à peu près certain qu’une pareille initiative n’aurait jamais été envisagée si des » garanties « , certes légères et inassumées in fine, n’avaient pas été données par des acteurs activant au sein du pouvoir ou de sa périphérie. Entendons-nous bien. Une pareille déferlante populaire a de quoi faire rêver et saliver n’importe quel acteur politique. Beaucoup ont senti ce tournant historique et ce début de décantation.

    Beaucoup doivent envisager de récupérer à leur compte cette fantastique énergie, cette invincible force populaire. Celle-ci n’est d’ailleurs pas sans rappeler le fantastique raz-de-marée des Aârouchs qui, à l’époque, avait largement submergé les partis politiques ainsi que les différents MCB qui activaient à cette époque. Cela leur a été au reste fatal. Le mouvement des Aârouchs a quant à lui succombé à cette irrésistible » tentation de la récup «.

    Le hirak actuel, lui, en est parfaitement immunisé, comme expliqué en détails dans un précédent édito. Cela n’a pas empêché d’autres tentatives, plus pathétique encore, à l’image de la visite de Bouchachi and co au domicile d’Ali Benhadj. Ce dernier n’est pas un » islamiste » quelconque. Il assume une grande part de responsabilité, tant politique que pénale, dans la grande tragédie algérienne.

    L’homme, est-il encore besoin de le rappeler ici, a toujours refusé de dénoncer le terrorisme criminel et aveugle, ni même d’aller à faire taire les armes. Plus grave encore, il avait également mis à profit allègement de ses conditions de détention pour adresser une lettre fort explicite au terroriste Gousmi.

    Cette dualité et cette hypocrisie, Ali Benhadj s’en fera un masque idoine et salvateur depuis sa sortie de prison. Il n’est absolument pas digne de confiance. Aller à sa rencontrée, supposé faire jouer la carte islamiste, est avant tout une fuite en avant suicidaire opérée par des acteurs dépassés par les événements et craignant que le hirak ne leur échappe. Ils viennent ainsi, et de la manière la plus volontaire qui soit, de lâcher la proie pour l’ombre. A coup sûr, un bon suicide politique doit ressembler à cela…

    La tribune des lecteurs, 24 fév 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Ali Benhadj, FIS, terrorisme, GIA, islamistes,