Tag: Hirak

  • Algérie : Plusieurs détenus politiques et d’opinion libérés ce mercredi

    Plusieurs détenus politiques et d’opinion ont été libérés ce mercredi et les autres suivront, peut être, dans les heures prochaines. Sur les réseaux sociaux, les algériens ne cessent de souligner que leur mise sous mandat de dépôt était arbitraire et que leur libération n’est pas un service rendu.

    Hormis le Moudjahid Lakhdar Bouregaa, une dizaine de détenus d’opinion écroués à la prison d’El Harrach ont été remis en liberté ce mercredi. Le général à la retraite Hocine Benhadid, qui a subis trois interventions chirurgicales depuis son emprisonnement le 12 mai dernier.

    Des détenus d’opinion ont également été libérés à Oued Souf, Tlemcen, Annaba et à Oran ou Le bédéiste Abdelhamid Amine alias Nime, qui avait été arrêté pour des desseins traitant de la situation politique a lui aussi été relâché.

    Algérie Focus, 2 jan 2020

    Tags : Algérie, Hirak, Lakhdar Bouregaa,

  • Algérie – 2019

    L’année qui se termine aujourd’hui aura été une année particulière dans l’histoire du pays. Les Algériens sont sortis en masse dans la rue pour exprimer leur volonté de changement. Une expression populaire qui a suscité l’admiration à travers le monde de par son caractère pacifique.

    Les événements qui ont marqué l’année 2019 auront été un concentré de faits qui, généralement, s’étalent sur une décennie. Une succession d’événements qui auront dérouté le plus avisé des observateurs. La succession de Bouteflika aura finalement ouvert une voie périlleuse qui continue à secouer l’Algérie, la fragilisant davantage dans un environnement géopolitique incertain.

    2019 restera pour l’Histoire une année difficile, harassante, mais, en même temps, exaltante tant elle aura offert un espoir, inlassablement renouvelé, d’ouverture et de renouveau. Comme si les Algériens ont désormais décidé de prendre leur destin en main et de ne plus s’en laisser compter.

    2019 restera probablement comme un marqueur de l’histoire politique algérienne. Comme 1988. Ces années, durant lesquelles le peuple a décidé de dire son mot à propos de son avenir.

    2019 signera à jamais la chronique historique et politique de l’Algérie. Une année que les livres d’histoire retiendront sans nul doute. La démission de l’ancien Président face à la revendication populaire, le scrutin présidentiel dans des conditions tendues, l’élection de Tebboune nouveau Président de la République, la disparition de Gaïd Salah, l’emprisonnement de personnages importants, à l’image de Toufik, Saïd, Sellal et Ouyahia, auront ébahi les Algériens, en quête d’une vie meilleure. Ces derniers auront mérité largement les meilleures distinctions annuelles concernant ce Hirak, formidable mouvement politique révolutionnaire.

    Les manifestants, qui battent le pavé chaque vendredi, en semblent convaincus, 2020, l’année qui débute, sera probablement celle du renouveau. Celle du début de la construction de l’Algérie nouvelle à laquelle continuent, inlassablement, de rêver les Algériens.

    Reporters.dz, 31 déc 2019

    Tags : Algérie, Hirak, 2019, 2020,

  • Algérie : 2019, l’année de toutes les surprises

    A un quelques heures de la fin d’année, beaucoup d’Algériens ne se posent pas la question de savoir où ils passeront le réveillon. Ça sera chez eux. Ils ne feront même pas attention aux douze coups de minuit. D’ailleurs, il n’y en aura pas. Avant, c’est-à-dire dans une autre vie, avant l’émergence du mouvement populaire et ses 45 vendredis de mobilisation, la présidentielle reportée deux fois, les partis politiques, l’Internet et toutes les babioles pratiques qui nous viennent d’Occident, les citoyens s’intéressaient un peu aux fêtes de fin d’année.

    Avec l’arrivée dans nos vies du tsunami politique avec les conséquences que l’on vit, le pays s’en trouve connecté au reste du monde. Les Algériens ne sont pas les seuls à manifester. A Hong Kong, Beyrouth, au Chili, en France et ailleurs, le mode est aux marches hebdomadaires. Toutes ces marches pacifiques que nous avons empruntées aux Occidentaux, pour au final, faire mieux, nous feront toucher du doigt comment les Occidentaux fêtent l’arrivée d’une nouvelle année.

    Mais cela ce sera pour cette année. Avant, dans une autre vie, lorsque le pays était sous sa Chappe de plomb, les Algériens allaient voir ailleurs comment ça se passait, on zappait, un coup en Europe, un autre aux Etats-Unis. Et on découvrait que ça ne servait à rien de voir des types s’amuser comme des fous et sauter au plafond au douzième coup de minuit. Les premières années de l’ouverture médiatique, beaucoup d’Algériens attendaient devant leurs écrans de télé la mort d’une année dans plusieurs pays du monde. La France, les Etats-Unis, la Russie, le Japon….bien entendu pas de pays africains ni arabes. Sauf que ces dernières années, nous constatons l’entrée de Dubaï dans le cercle fermé des villes «dans le vent».

    Cela dit, ce serait dévoiler un secret de polichinelle que de dire que les Algériens d’en haut on toujours fêté l’événement. Ils le faisaient entre eux dans les appartements de quartiers chics. Ils le font encore dans les grands hôtels. Mais jamais dans la rue. Mais si ! Lorsque ça leur prend de faire un boulevard un trente et un décembre, les Champs Elysée sont à deux heures d’avion seulement.

    En attendant les quelques heures qui nous séparent de l’heure H, tout le monde sait que cette année qui se meurt, aura été historique. Elle a mis les Algériens d’en bas dans la rue et forcé la main à tout un régime, dont les symboles réveilleront en prison. De quoi sera fait 2020 ? Dieu seul le sait. Et pour cause qui pensait, en décembre 2018, ce qu’allait enfanter 2019.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 30 déc 2019

    Tags : Algérie, Bouteflika, Hirak, procès, corruption, Gaïd Salah,