Tag: France

  • France sends skulls of 24 independence fighters back to Algeria

    France has returned the skulls of 24 Algerian resistance fighters who died while opposing French occupation of the North African nation in the 19th century. Algerian President Abdelmadjid Tebboune announced the move on…

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    Tags : Algeria, France, skulls, Memory,

  • Ce que le Maroc a demandé à Alain Juppé la veille du rapport de Ban Ki-moon

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, ONU, France, Alain Juppé, droits de l’homme, MINURSO,

    Rencontre de Monsieur le Ministre avec le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes de la France : éléments de langage

    * L’examen de la question du Sahara en Avril prochain, intervient dans un contexte national et régional porteur d’espoirs pour tous les peuples de la région, mais également marqué par des menaces sécuritaires grandissantes : 

                  – Sur le plan national : le Maroc a renforcé et consolidé ses acquis en matière de démocratie                et d’Etat de droit; 

                 – Sur le plan régional, les relations entre le Maroc et l’Algérie connaissent une nette                              amélioration grâce, notamment, à une volonté réelle de notre pays ; 

                 – Le « printemps arabe » a joué en faveur des relations intra maghrébines qui ont connu une                  avancée importante durant les derniers mois, et qui s’est matérialisée par la tenue à Rabat de                la réunion des Ministres des Affaires Etrangères de l’UMA, et l’organisation, avant la fin                     de l’année 2012, d’un Sommet de l’Union ; 

                  – Enfin, sur le plan régional également, la région du Maghreb est confrontée plus que jamais,              à des défis sécuritaires majeurs liés à la prolifération des trafics de tout genre et au terrorisme              dans la bande sahélo saharienne ; 

    * Depuis l’adoption l’année dernière, de la résolution 1979 par le Conseil de Sécurité, le processus des négociations politiques a continué à travers l’organisation de deux réunions informelles ainsi que de plusieurs rencontres sur des thématiques spécifiques ; 

    * Bien qu’il n’y ait pas eu d’avancées sur les questions de fond, des progrès positifs ont été enregistrés sur les questions de déminage, des ressources naturelles et des mesures de confiance, comme en atteste le communiqué final de la neuvième réunion informelle ; 

    * En outre, le Maroc a mis en œuvre ses engagements en matière des droits de l’Homme et au delà : 

              -Les Commissions régionales du Conseil National des droits de l’Homme ont été mises en                   place dans les villes de Laayoune et de Dakhla et sont pleinement opérationnelles ; 

            – Le Maroc a reçu la visite de deux procédures spéciales et une troisième (torture) se rendra au               Maroc en Septembre prochain ; 

          – Le Maroc est en phase finale de ratification de cinq nouveaux instruments internationaux des               droits de l’Homme ; 

    * Il est fondamental que le rapport du Secrétaire Général prenne en compte toute cette dynamique ; 

    * Nous avons appris que le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme a proposé, dans sa contribution au rapport du Secrétaire Général, le langage suivant : « Note that the situation in the territory demonstrates the need for an effective mechanism for regular, independant, impartial and sustained human rights monitoring and reporting within a clear mandate covering the entire territory and the Tindouf refugee camps » ; 

    * Le rapport ne doit absolument pas contenir un tel langage sur un quelconque monitoring international des droits de l’Homme, car cela remettra en cause non seulement tous les efforts du Maroc, mais également la crédibilité des procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme qui sont le mécanisme le plus efficace du système onusien ; 

    * En abordant la question des défis auxquels fait face la MINURSO, le rapport du Secrétaire Général ne devra pas chercher à rouvrir ou tenter d’élargir les prérogatives et le mandat de la MINURSO. La MINURSO s’acquitte convenablement de son mandat principal qui est d’observer le cessez le feu. C’est un acquis majeur qu’il convient de préserver ; 

    * Si le Ministre français rencontre le Secrétaire Général, il serait important qu’il lui attire son attention sur ces deux aspects fondamentaux du rapport, dont la publication est prévue le 5 Avril ; 

    * Concernant le projet de résolution qui sera adoptée par le Conseil, nous souhaitons qu’il consacre et renforce, au-delà du renouvellement pour une année du mandat de la MINURSO, les aspects suivants : 

              – La solution politique mutuellement acceptable, en y ajoutant la référence au terme «                             compromis » ; 

               – L’importance du recensement des populations des camps de Tindouf ; 

                 – La prise en compte de la dynamique régionale positive ; 

    * Il est important que, comme par le passé, le projet de résolution soit ficelé au sein du Groupe des Amis, pour ne pas permettre à l’Afrique du Sud d’y introduire ses positions hostiles ; 

    * Nos délégations coopèrent pleinement à New York et nous avons déjà soumis à la Mission française des amendements que nous souhaitons être introduits lors des discussions au sein du Groupe des Amis.

    #Maroc #France #ONU #Sahara_Occidental

  • Paris: Un Algérien sans-papiers régularisé après un «acte héroïque»

    Abderrahim Aissaoui, quadragénaire algérien, a obtenu son titre de séjour de la part de la préfecture de Seine-et-Marne. Il avait en effet sauvé une jeune femme d’une tentative de viol en faisait fuir l’agresseur, lequel était armé d’un couteau. Le préfet a estimé que cet «acte héroïque» méritait une récompense.

    Samedi 6 juin, une jeune femme de 22 ans a été victime d’une agression à Chelles, en Seine-et-Marne. L’individu, armé d’un couteau, a tenté de la violer, mais c’était sans compter sur l’intervention d’Abderrahim Aissaoui, qui se baladait à proximité avec deux de ses quatre enfants, rapporte Le Parisien. Ce ressortissant algérien de 49 ans a mis en fuite l’agresseur, puis a prévenu la police et est resté aux côtés de la victime jusqu’à l’arrivée des secours.

    Sans papiers, il était logé avec sa famille par le Samu social dans un hôtel de la ville. Il était arrivé en France en février 2019 grâce à un visa touristique.

    «C’est mon sauveur, sans lui je ne serais certainement plus en vie ou alors je ne serais plus que le fantôme de moi-même!», s’est exclamée la jeune femme, hospitalisée pour une blessure au bras.

    Quelques heures plus tard, le suspect de 22 ans a été interpellé et mis en examen pour tentative de viol avec arme, puis placé en détention provisoire. Le parquet de Meaux a demandé l’ouverture d’une enquête, indique le quotidien.

    Un titre de séjour pour lui et sa famille

    Pour ce geste qu’il qualifie d’«héroïque», le préfet de Seine-et-Marne, Thierry Coudert, a décidé mardi 9 juin d’attribuer à titre exceptionnel un titre de séjour à Abderrahim, à sa femme et à leurs quatre enfants. «C’est un geste que tout le monde aurait fait mais c’est tombé sur moi», a humblement répondu l’intéressé, ajoutant que la nouvelle est tombée le jour de son anniversaire.

    La victime s’est également réjouie de sa régularisation: «lors de notre audition ce lundi au commissariat, il m’a dit que j’étais comme sa fille, nous nous sommes pris dans les bras et j’ai fondu en larmes. Je suis très agréablement surprise que la préfecture ait réagi si vite pour récompenser cet acte citoyen».

    La demande a été introduite par Jean-François Chalot, président de l’association Droit au logement (DAL 77) où Abderrahim est venu plusieurs fois aider en tant que bénévole. «Il est couturier et lors de la crise sanitaire il nous a confectionné une vingtaine de masques en tissu pour l’association. Nous avons proposé de les lui acheter mais il a refusé», a-t-il témoigné auprès du Parisien.

    Le ressortissant algérien souhaiterait se mettre à travailler dès la remise de son titre de séjour, assurant qu’il a «plusieurs pistes pour travailler comme couturier à Melun». Il espère ainsi pouvoir bientôt payer le loyer de son propre logement et laisser celui du Samu social à une autre famille dans le besoin.

    Echouroukonline, 10 juin 2020

    Tags : France, Algérie, clandestins, sans papiers,

  • Services publics hexagonaux pas toujours au top sous covid: Education Nationale

    Certains services publics dont l’Hexagone se vante régulièrement ont montré des lacunes pendant la pandémie et lors de la reprise. Au regard d’autres secteurs de la société, plus actifs.

    L’hyper protection personnelle de certains fonctionnaires semble avoir dominé ce alors que la Fonction Publique hospitalière poursuivaient elle – ô combien- l’activité malgré tout, avec l’énergie qui est la sienne. Soignants applaudis chaque soir.

    La POSTE: le courrier qui ne partait pas, renvoyé à l’envoyeur (cela s’est vu). Surtout le scandale des bureaux de poste fermés alors que le service de réglement/paiement des retraites et autres prestations passe par ces guichets. Les zones rurales et périphériques gravement impactées par ces bureaux fermés.

    Les MUNICIPALITES. Premier parmi tous les Services publics… Certaines mairies refusent de réouvrir les écoles. Au point de se voir traînées en justice par l’Etat (Marseille. Bobigny).

    L’Education Nationale présente elle une reprise difficile. Totalement déconnectée. Certes un protocole sanitaire délirant a été concocté par des hauts fonctionnaires du Ministère en surchauffe. Un ensemble normatif de 75 pages dit-on qui a refroidi personnels et maires rendant la reprise impossible.

    Alors que l’accès à l’école à tous est un droit, seuls quelques enfants reprennent et quelques jours par semaine par roulement: incompréhension des parents. Les enfants handicapés eux ne reprennent pas le chemin de l’école !

    Le retour s’apparente à de la garderie !

    POURQUOI CES ATTEINTES A l’EDUCATION DES ENFANTS? QUE LEUR FAIT-ON ?

    Les parents pointent aussi un personnel de l’Education Nationale en retrait en raison de ceux qui ne veulent pas retourner travailler.

    Seulement 50% a repris le travail ! Le mammouth Education Nationale reste dans sa grotte :(JDD 8/06/20) “Depuis le 11 mai, seuls 27% des écoliers et 18% des collégiens ont été accueillis en classe. Bien souvent à temps partiel, à raison d’un ou deux jours par semaine. Parmi les parents, désormais plus nombreux à vouloir remettre leurs enfants à l’école, le mécontentement monte. Les enseignants sont parfois montrés du doigt. “Une partie ne veut pas retourner à l’école pour un mois, parce que ça les ennuie ou qu’ils ne veulent pas faire garder leurs enfants, estime un médecin. Le mammouth existe!”

    La réouverture semble un enfer pour les familles. Certains ont même organisé des classes sauvages dans la forêt pour dénoncer le dysfonctionnement du système éducatif!

    Les pédiatres disent ne pas comprendre cette atteinte aux droits éducatifs. La société française de pédiatrie réclame le retour rapide à l’école de tous les enfants.

    Idem. Les enfants doivent rejouer entre eux. Les normes sanitaires appliquées à outrance angoissent les petits. Au résultat, les enfants ne vont pas bien.

    Que fait-on à l’enfance? Alors que les adultes reprennent leur mode social “relativement” normal certes avec masque, les enfants sont toujours séparés strictement. D’où le nombre très faible accueilli en milieu scolaire.

    GENERATION COVID : GENERATION SACRIFIEE ? QUEL VOCABULAIRE…

    La crise covid est terrible également pour les lycéens, étudiants également qui ne trouvent plus de stage, plus de contrats en alternance. On commence de parler de “génération sacrifiée”. Génération covid aussi …Quel vocabulaire.

    Dans le genre surprise, alors que l’Education Nationale ne favorise pas la reprise scolaire pour tous, les enseignants ont reçu par le site Eduscol qui leur est dédié une note du Ministère qui invite les enseignants à signaler les élèves qui mettraient en doute les actions de l’Etat dans la crise covid-19. Un mode d’emploi de reprise très pointilleux (à l’image des 75 pages de normes)

    Les enseignants s’insurgent !

    Juste glaçant, alors que l’enseignement de base n’est plus (ou mal) assumé de voir un Etat donner beaucoup d’importance à la manière dont il est perçu. Jusqu’à demander aux personnels la délation si une discussion de classe critique le-dit Etat. C’est juste totalitaire comme démarche. Inadapté à la situation surtout.

    Blog de Sylvie Neidinger

    Tags : France, covid19, enseignement, coronavirus, pandémie,

  • Un déni français

    par Paris : Akram Belkaïd


    Il ne pouvait en être autrement. Dès les premières manifestations aux Etats-Unis en protestation contre l’assassinat, par un policier, de George Floyd, un afro-américain de Minneapolis (Minnesota), les médias français ont été pris de leur habituelle empathie à l’égard des combats antiracistes que connaît l’Amérique depuis si longtemps. Toutes les grandes chaînes d’information en continu mais aussi les radios et les principaux quotidiens ont consacré une large place à cet énième épisode de violence policière débouchant sur la mort d’un être humain.

    Les informations et les analyses concernant ce drame et les impressionnantes marches populaires qui ont suivi offrent une image plutôt fidèle de la réalité américaine. On citera en exemple les articles consacrés à la ville de Minneapolis, dirigée par un démocrate, dont l’image « progressiste » ne parvient pas à faire oublier des décennies d’inégalités et d’impossibilité pour la population noire d’accéder à la propriété immobilière. Les provocations et surenchères du président Donald Trump, appelant à mater les protestataires et menaçant de déployer l’armée, ajoutent à l’intérêt des médias français qui peuvent gloser à l’infini sur le racisme et la violence intrinsèques des forces de l’ordre américaines.

    Ironie de l’histoire, quelques jours auparavant, la France a connu une polémique sur le même sujet. Camélia Jordana, chanteuse et actrice née en France et de grands-parents algériens, a provoqué le tumulte avec deux déclarations prononcées dans une émission de grande écoute sur France 2 : « Il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer quotidiennement en France, tous les jours, pour nulle autre raison que leur couleur de peau. », a-t-elle ainsi déclaré avant de préciser :« Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie ».

    On regrettera l’usage du verbe « massacrer » pris au premier degré par de nombreux commentateurs trop heureux de discréditer le propos de l’artiste. Mais pour le reste ? Qu’a-t-elle dit pour mériter un tel torrent de critiques et de haine avec, à la clé, des menaces de poursuites judiciaires proférées par des syndicats de policiers ? En France, une bonne partie des élites vit dans le déni d’une réalité sordide. Celle de la violence policière structurelle, pour ne pas dire systémique, infligée aux minorités et aux classes populaires. Même les violences subies par les Gilets jaunes – qui ont découvert en 2018 ce qu’enduraient depuis longtemps les jeunes des quartiers – n’ont pas modifié la donne.

    La peur du flic est une réalité. Le seul changement, c’est qu’elle s’est étendue à d’autres catégories de la population. Aujourd’hui, les gens vont aux manifestations avec la peur au ventre parce qu’en face, c’est buffet ouvert. Recours à la stratégie de la nasse, usages intensifs de gaz lacrymogènes alors que les cortèges sont calmes, tirs aux lanceurs de balles de défense (LBD) sont devenus des actes courants symbolisés par les outrances du préfet de Paris Didier Lallement. Ebranlé par la crise des gilets jaunes, discrédité par son impréparation et sa désinvolture face à l’épidémie de coronovirus, le gouvernement français semble craindre sa police. A chaque bavure, le message est toujours le même. Il n’y a rien eu ou s’il y a eu quelque chose, il faut faire preuve de compréhension.

    Il est très probable que l’on ne sache jamais qui est le policier qui a tiré une grenade lacrymogène dans le visage de feu Zineb Redouane. Ce sujet qui devrait constituer une indignation nationale n’a jamais fait la une des journaux. Il est vite évoqué et on passe à autre chose. L’affaire Adama est encore plus symbolique. En juillet prochain, cela fera quatre ans que la famille d’Adama Traoré, mort à 24 ans dans une gendarmerie, réclame justice. Et cela fait quatre ans qu’une conspiration du silence vise à relativiser l’importance des mobilisations. Mardi 2 juin, d’impressionnantes manifestations ont eu lieu à Paris et Marseille pour réclamer la vérité. Le soir, les grands journaux télévisés ont consacré des dizaines de minutes à la situation américaine mais presque rien pour le rassemblement à la mémoire d’Adama Traoré. L’évitement, toujours et encore… L’incapacité à reconnaître qu’il y a un vrai problème de violences policières en France.

    Il y a bientôt quinze ans (misère…), je consacrais une chronique à ce qui fut le prélude aux émeutes de l’automne 2005 (*). Je faisais le lien entre ces violences et le passé colonial qui a façonné bien plus qu’on ne le croit la police. J’y racontais comment on peut habiter le très chic septième arrondissement de Paris, avoir une situation confortable dans la finance et avoir peur d’entrer seul dans un commissariat pour y déclarer le vol de son scooter, tout cela parce que l’on a un nom et un faciès maghrébin. J’ai revu cette personne il n’y a pas longtemps. Nous avons reparlé de cette affaire. Elle m’a déclaré que cette peur n’avait pas disparu, bien au contraire. Dans cette même chronique, j’évoquais les contrôles d’identité musclés de la Brigade anti-criminalité (BAC). Le tutoiement, les gifles qui fusent et l’impossibilité de protester sous peine d’être embarqué pour le bien commode motif de rébellion. A dire vrai, rien de tout cela n’a changé. Et le déni demeure.

    (*) Après Clichy-sous-Bois, 5 novembre 2005. Chronique reprise par Courrier International, le 12 novembre 2005… (précision qui sera peut-être utile pour les exégètes de ma dernière chronique).

    Source

    Tags : France, George Floyd, racisme,

  • La France raciste

    Ils disent sur leurs plateaux télé : ” La France n’est pas raciste, nous avons les documents et les chiffres… Tout n’a pas été mauvais dans la colonisation parce qu’on a construit des routes et des hôpitaux”

    Les gauchistes blancs c’est la même musique. Blanchard le spécialiste de la colonisation qui nous dit : je suis mal à l’aise avec se qui se passe aujourd’hui .. “. Sauf que ses états d’âme , franchement rien à faire.
    Parce que nous, nous sommes l’autre face du problème colonial.
    La face vivante.
    Je suis d’une génération dont les parents sont nés et ont vécu sous la colonisation.

    Et c’est vrai que nos oncles et tantes ne nous ont pas parlé de ce qu’ils ont subi pendant cette sombre période. Par pudeur et par fierté. Chez nous un père ou une mère n’a pas à étaler ses blessures, même invisibilises devant ses enfants.

    Mais les amis de nos parents, les voisins, les grands oncles, les doyens, en Fon, on dit Mèxoxo lè, eux nous ont parlé.
    Et ils ont tous dit la même chose.
    “-À l’époque du Blanc c’était dur
    -comment ça dur ?
    – Mais tu ne salues pas le Blanc quand il passe devant toi il te chicotte correctement.

    Si il te dit de lui fournir deux sacs de cajou par mois et que tu ne le fais pas ils viennent chez toi, ils t’emmènent dans une de leur grande maison, ils parlent entre eux et après ils t’envoient dans un pays que tu ne connais pas les chaînes aux pieds.. Beaucoup ne sont jamais revenus.

    C’est comme leur guerre ils sont venus nous dire qu’on devait traverser la mer pour aller combattre chez eux. Si tu refuses de donner ton fils ils ne te lâchent pas jusqu’à ce que tu cèdes”.
    Bien sûr que le racisme français a fait système.

    D’abord à la périphérie, dans les plantations esclavagistes françaises des Amériques, puis dans les territoires de l’empire colonial.
    Et en France depuis que les immigrés ont fait communauté dans les bidonvilles, et après dans les cités.

    Avant de répondre à la question de savoir si le racisme a fait système ou non en France, il faut pouvoir entendre les immigrés historiques parler de leurs conditions de vie sur le territoire national .
    Entendre, les enfants et les petits enfants de ces historiques.
    Le fait qu’ils disent deuxième ou troisième génération prouve que le racisme a fait système dans le temps en France.

    C’est comme tous ces migrants qui ont bravé la Méditerranée. Ils sont la preuve vivante qu’il y a système depuis l’Afrique vers la France.
    Parce que c’est le pillage de nos “pays” leur exploitation, par Bolloré Bouygues et compagnie, leur destabilisation politique, les guerres actuels au Mali en Centrafrique en RDC qui ont provoqué ces vagues de migration sauvages.

    Ils mettent le feu au Kivu par Rwandais interposés et après ils s’étonnent que les mamans congolaises sont nombreuses à vendre leurs produits sur les trottoirs de Château Rouge
    Bien sûr que le racisme a fait système jusqu’en France.

    Ahmad Nougbo

    Source

    Tags : France, racisme, georges floyd,

  • Algérie : Il était une fois le 17 octobre 1961

    Le 17 octobre 1961, 49 ans de silence sur l’impunité du dernier crime coloniale
    Encore un épisode regrettable inscrit au front de la France officielle. Indélébile, tatoué d’une encre permanente, éternelle tant qu’elle persiste à l’ignorer comme elle continue à ignorer toutes les exactions commises depuis des lustres. La Seine en témoigne. Les rues et ruelles de Paris en parlent toutes les nuits. Les jours, les spectres maléfiques s’effacent comme des vampires craignant la lumière. La vérité est l’éclat qui aveugle l’obscurantisme. La France est victime du coté sombre de son histoire. Paradoxes intemporelles ou gloires et déboires qui la nanisent face à la nostalgique grandeur de cette nation des droits de l’homme. Serait-elle en phase de perdre ses vraies valeurs et ses idéaux au point de refuser de faire son mea culpa. Reconnaître ses crimes s’est se repentir et s’en excuser c’est grandir. Notre religion nous exige de pardonner à ceux qui s’excusent et non à ceux qui s’entêtent à reconduire l’erreur et persistent à cacher la vérité.
    Le 17 octobre 1961, faute d’être une date mémorable, elle attire aujourd’hui regrettablement plus de guêpes que d’abeilles. La loi de la jungle continue d’instaurer ses mœurs enrobées d’amnésies généralisées et, comme leitmotiv, elle préside au rappel. Juste pour le rappel !, même s’il constitue un bien fait pour les croyants. Cependant, à y bien méditer sur le sort de ceux précipités injustement vers les bords de la Seine, noyés, incarcérés et torturés, par une horde sauvage déchainée, il y a lieu de s’indigner devant le mutisme ambiant et, pire encore, face au verbiage infécond, plus dangereux que l’insolence d’un ignorant. Des espaces sont envahis pour célébrer cette date. Elle est commémorée sur des tribunes envahies par les épigones d’une société civile désabusée, en mal de notoriété politique. Juste pour se refaire une virginité sur le dos des victimes. Arrêtant ce second massacre. Celui de Papon et ses sbires suffit pour être déjà une plaie saillante qui témoigne de la déchéance d’un Etat incapable de restituer le droit des concitoyens victimes de la barbarie. D’intenter ne serait-ce qu’un procès posthume contre les criminels qui ont enfreint toutes les règles des droits de l’homme en massacrant à leur guise des citoyens franco-musulmans. C’est ce suffixe qui les dérangeait. Cette arabité, cet islam et cette amazighité qu’il ne cesse de manipuler pour envenimer l’atmosphère d’une nation indépendante. Sans pour autant ignorer l’appel du peuple au droit à son autodétermination et à sa liberté.
    Le 17 octobre conclu en réalité la série macabre des massacres coloniaux perpétrés contre des populations civiles désarmées depuis l’invasion des territoires algériens. Des enfumages aux razzias, de l’éventrement des femmes et aux tueries des enfants, des massacres massifs aux exterminations des tribus, du génocide de mai aux déportés de la Nouvelle-Calédonie, des guillotinés aux veuves et orphelins de novembre, sans pour autant occulter les spoliations des biens, l’expropriation des terres, le vol des trésors de la Casbah et de Tlemcen, la destruction des monuments, le déracinement, l’acculturation et l’ethnocide absout par l’étendard du positivisme coloniale, la religion des missionnaires, celle des moines de Tibhirine et des bienfaiteurs de la Kabylie et des monts de chenoua. 
    Le réveil occasionnel…
    En berne toute l’année des voix s’élèvent occasionnellement pour exhiber leurs chétifs bicéphales tentant de remémorer ou commémorer à la manière locale une date qui reste dans les annales de l’histoire franco-algérienne une honte inscrite à l’encre indélébile. Un crime contre l’humanité qui clôture en faite le chapelet macabre des exactions commises tous le long de la tragique nuit colonial. Mais cette fois-ci les événements se sont transposés sur le sol français. L’intelligentsia algérienne, pour la plus part absente, ne trouve en fait aucune démarche probante à cette réverbération désolante et répétitive sur un sujet qui mérite plus d’engagement et de conviction. Même les « politiques », et en particulier les apprentis sorciers, excellant dans l’art de la reculade à main levée et à la révérence majestueusement exécutée à leur dame « la doulce France ». Ils n’hésitent nullement à se dressant en objecteurs de conscience, s’ils ont en une, pour la ménager tout en essayant ardemment de lui miroiter leur docilité et leur adhésion aux principes imposés et déjà annoncés par la président de la république français, Nicolas Sarkozy, lors de son passage en Algérie. Tourner la page et regarder vers l’avenir. Lui qui se déclare incompétent quant conduite de ses aïeux, alors qu’il a été un des artisans de la loi du 23 février 2005. Les notre, affaiblis par leur instinct de conservation, s’évertuent à chercher des subterfuges et coller faussement au concept cher au défunt Houari Boumediene : « Tournant la page et ne la déchirons pas ». Une trouvaille instrumentalisée à des fins indignes. Trouvez mieux, messieurs les repentis, pour nous convaincre de vos fausses manouvres. La jeunesse algérienne est attentive à vos sarcasmes. Elle n’a nullement l’intention de céder un neurone de sa mémoire, un iota de ses revendications pour faire fléchir la France coloniale. Car, il ne s’agit pas de faire la démonstration du réel ou du vari ou faux virtuel. On a beau raconter inlassablement les événements. Corriger peut-être, certains détails nécessaires. L’essentiel est de confirmer et affirmer le crime, aboutir à son jugement et châtier les criminels quelques soit leurs statuts. Les bourreaux ont déjà fait le boulot et ils en sont fiers. Ils l’ont à mantes reprises déclaré au vu et au su de tous. Qui ignore aujourd’hui que Mitterrand a été un des donneurs d’ordre. Qui des généraux auxquels on a accordé des stèles, des monuments et des honneurs, se déclare n’avoir exécuté que les ordres et obéir en gentilshommes désabusés ses supérieurs. 
    Dans les faits…
    Fort d’une population de 135 000 adhérents sur un total de 300 000 résidents en France, soit un taux de 45 %, le FLN pouvait compter sur l’apport conséquent de cette masse pour porter la guerre sur le territoire français. C’est au cœur de l’Europe où la revendication algérienne avait déjà gagné l’écho international, que tout dérapage français ne pouvait que nuire à sa réputation. Il fallait une démonstration de choc à la mesure de la répression permanente dont il était victime sur l’ensemble du territoire coloniale. D’autant plus qu’affaibli dans les maquis algériens suite aux opérations jumelles, le FLN devait consolider sa position à un moment ou les pourparlers s’engager dans une impasse. La question de la souveraineté sur le Sahara, qui constituait le frein momentané à toutes formes de rapprochement pacifique, étant tranchée, le FLN répondra favorablement à la reprise des négociations.
    Bien structurée, notamment à Paris avec plus de 90 000 adhérents, la Fédération de France qui avait servi un moment comme la principale trésorerie de la cause, devait, selon l’esprit des dirigeants, apporter son soutien pratique à la guerre d’indépendance. Une contribution qui s’est soldée par un massacre collectif commis par la France coloniale et un bilan d’affrontement regrettable entre les frères ennemis (FLN-MNA). Car, il est utile de rappeler que le FLN faisait à ce moment précis face à un double front. Ce qui ne pouvait être qu’a l’avantage de l’armée coloniale qui souffler ardemment sur la braise pour capoter les engagements politiques de part et d’autre. Neuf mois séparaient ces crimes des suffrages en faveur de l’indépendance. Quant à l’entrée de Papon en scène des opérations, elles les précédaient de presque quatre ans. Préfet bigame, il avait été sélectionné en 1958 par ses supérieurs pour son savoir faire dans l’art de la répression, ayant pour principale mission de nettoyer Paris de ses perturbateurs. Etant un potentat du pouvoir, on lui colla la sale besogne et on en fera un parfait bouc émissaire pour s’amender à leur tour de toutes formes d’accusations criminelles. Le FLN multipliait ses actions contre la police, incendiant les raffineries de Marseille et la banque, la riposte ne devait être que plus féroce. Des restrictions sont imposées à la population musulmane. Un couvre feu sélectif paralysait les actions nocturnes et guerrières du FLN. Le 17 octobre sera ainsi le théâtre de cette tension exacerbée. On voulant briser l’embargo, imprudemment le FLN mettre dans la gueule du loup ces militants en particulier les civiles. Ouvriers, femmes et enfants, manifestant certes pacifiquement, subirent le même sort que leurs frères de 1945. Un autre crime contre l’humanité venait enrichir le tableau positif de la colonisation.
    De l’affaire au procès Papon…
    Au passé pétainiste et pour des raisons purement électoralistes Mitterrand n’hésita à aucun moment s’allier les juifs. Soutenu par le canard enchainé, il ouvrît le bal et déclencha vers 1981 une affaire dite Papon. Ce dernier avait également servi sous le régime de Vichy jusqu’en 1942. Responsable des déportations, il devient ainsi objet de marchandage pour gagner les cœurs et les voix de la communauté juives en France qui comptait 1% d’électeurs. Sans rentrer dans les détails, l’affaire Papon dénudait en fait les scandales de l’Etat français dans toute sa grandeur depuis la deuxième guerre mondiale. Il mettait en lumière les malveillances des hommes du pouvoir, qui agissaient à l’encontre des principes fondateurs de la commune. Une attitude qui persiste jusqu’à l’heure. François Mitterrand, Valérie Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, trois concurrents au poste de Président de la république, dans les années 80/90, se disputaient le personnage principal. Ce scandale politique entrouvrira les multiples dérapages relatifs aux injustices commises contre les communautés qualifiées autrefois d’indigènes. Il servira à noyer le poisson dans l’eau. D’une affaire préfabriquée les vérités feront progressivement surface. Il reviendra à l’honneur de Jacques Chirac d’avoir exceller dans la démesure. L’affaire Papon deviendra le Procès. Des déportations de juifs aux massacres du 17 octobre 1961, en passant par d’autres scandales aussi terrifiants que désolants. La persévérance et la capacité de nuisance du peuple juif feront en sorte que Papon sera jugé et condamné à 10 ans de prison ferme. En fuite, il refusa de reconnaitre la justice française pour sa tendance politique. Il sera capturé par la police suisse en 1999, Interné à la santé, il se considéra prisonnier politique jusqu’à sa mort. De nombreux ouvrages ont été consacrés aux évènements dés les premières années des massacres. Elles seront enrichies par d’autres textes relatifs aux procès intentés contre ce tortionnaire, traitant notamment des questions relatives à la responsabilité directe de l’Etat français. 
    En Algérie…c’est l’amnésie totale
    En Algérie rien ne semble faire la différence depuis l’indépendance. Silence et inertie totale sur tous les fronts. Les ardeurs se réveillent occasionnellement pour marquer l’événement comme si par un instinct presque naturel nous sommes prédisposés à accepter notre sort d’indigène. Un diagnostic psychopathologique s’impose pour tirer au clair l’état de santé mentale de l’algérien type. Et en particulier, les recalés des classes pour regagner la classe politique et des pseudo-intellectuelles. Les événements du 17 octobre ont été mille fois narrés. Du moins, il semblerait selon certains analystes de salons qu’une certaine prise de conscience a bourgeonné dés les années quatre vingt. Depuis, nous avons eu droit, chaque année commémorative, aux mêmes configurations. Figures et témoins incontournables, les mêmes scènes autour de la seine, un timing à point à la télévision algérienne, des sonorités radiophonique en chaine, reliant depuis peu les locales. Seule la presse écrite a le mérite, de nous livrer souvent des analyses probantes. Des contributions inédites œuvres d’auteurs méconnues. Sommes-nous arrivés par tout ce tintamarre inutile injustement. Surement pas. Nous sommes encore pétrifié à méditer sur le bienfondé de notre cause. Certains ont déjà tranché, ils s’autorisent même le droit de décider à la place du peuple. La dernière sortie du RND qui n’est surement pas une surprise en témoigne. Son secrétaire général, en chef d’orchestre chevronné, a déjà composé le refrain. Quand on n’a pas de suite dans les idées vaut mieux se taire et laisser place à ceux qui disposent de capacité de synthèse. La France doit reconnaitre ses crimes et s’en absoudre. Comme, elle doit s’en excuser pour avoir elle-même demandé à l’Allemagne de le faire pour si peu. La proportion est taille, 132 ans pour 5, la sentence n’en sera que plus lourde. On ne peut être plus royaliste que le Roi. Si les français, du moins les officiels, accordent leur violent avant de se prononcer sur des sujets aussi sensibles que la mémoire, pour la simple raison que l’électorat est à cheval sur le moindre détail, veillant scrupuleusement sur les exploits comme sur les erreurs de chaque formation dans la perspective d’améliorer les conditions de coexistence communautaire d’une nation et la préservation de sa notoriété et sa mémoire. Les notre pensent que les jeux sont fait. Grâce à l’administration, ils peuvent s’assurer une pérennité dorée en espérant ne plus avoir besoin d’électeurs. Les fausses ambitions sont illusoires et l’avenir nous donnera raison…
    La presse a été éloquente cette semaine. Le maire de paris s’est prononcé sur le crime. Il le dénonce et considère que : « les massacres du 17 octobre sont un acte de barbarie et que l’Etat français doit reconnaitre ». Voici un homme qui bouscule la demeure et chamboule le décor et l’ambiance intérieure. Du coté de chez nous, un mutisme total, une peur bleu, un recul tragique. Hors du temps et des stratégies gagnantes, ils se bousculent devant le portillon pour offrir les meilleures garanties à l’ex-colonisateur pour lui permettre de nous livrer ses ordures technico-économiques. Cela s’appel le dégel des relations bilatérales. Cependant, si de ce coté on tente de dégeler, la France profite des circonstances pour installer ses nouvelles mines anti-personnelles. Elle floue le traitement de la question du sahel et s’entête à nous imposer son projet de l’UPM. Elle glorifie le colonialisme en inaugurant la fondation relative à « l’écriture de l’histoire de la guerre d’Algérie et les batailles de la Tunisie et du Maroc », sans gène, ni complexe ou entrave et encore moins d’égard à la sensibilité bilatérale, ni à la diplomatie moderne. Elle persiste dans son obstination à refuser même de reconnaitre les faits. C’est ce que nous méritons peut-être ?
    Il y a eu crime contre l’humanité et puis
    On peut s’évertuer d’avoir porté la guerre sur le territoire français. Un acte de bravoure, même s’il comporte ses imperfections et ses dérapages, qui ont couté la vie à de nombreux innocents, (seule l’histoire nous éclairera un jour à ce sujet), a été possible au temps où il y avait hommes et des vrais. Abnégation, sacrifice et nationalisme pure et dur pour l’honneur de la partie. La dégringolade visiblement regrettable sur les valeurs d’antan, nécessaires pourtant en ces temps de réconciliation, nous entraine vers un avenir incertain. La rente, la corruption, les passes-doits, la ségrégation régionaliste, la centralisation à outrance, les lapidations des biens de la communauté chèrement acquis et bien d’autres nouvelles mœurs qui s’imposent actuellement comme valeurs d’échanges et mode de production nous font craindre le pire.
    Sommes-nous comptable de cette régression béante qu’affichent nos apprentis boulitique sur la scène nationale ? Ils se donnent des airs de spécialistes en historiographie. Et pire encore, à peine élus sur des sièges éjectables, ils se donnent le droit de décider à la place du peuple des suites à donner quant à la qualité de nos relations avec la France. Il faudrait du moins dévoiler ses références pour s’autoriser un tel statut. Etre algérien, c’est avant tous être un bon musulman et défendre les principes fondamentaux de notre religion. A défaut, avoir un esprit démocratique, épris de respect à autrui est salutaire. Car, il ne faut pas oublier que nous vivons en communauté.
    Un lourd contentieux nous impose la promiscuité, bon gré malgré nous avec la France. Sans aucun esprit revanchard ni chauvin, on distingue le bon grain de l’ivraie. Cependant, des crimes ont été commis. Des crimes contre l’humanité, selon le concept propre et cher à la France (). Celui du 17 a été reconnu par tous. Il doit être jugeait et les criminels condamnés. D’autant plus que nulle entrave ne nous empêche d’intenter un vrai procès. L’expérience de la Fondation est méritoire et enrichissante, mais elle ne suffit pas pour faire justice. Le crime n’est pas amnistié, il est imprescriptible. Aujourd’hui nous sommes face à un double affront. Le refus de la France de reconnaitre ses crimes, une justice raciste et sélective, une attitude déloyale positivant le colonialisme. Et une totale inertie, recule et mystère et boules de gomme de la part de notre junte politique. Dieu en est témoin et l’histoire jugera les actes de chacun.
    « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. »(). A méditer….
    M.Boukherissa Kheiredine
    Président de la Fondation du 8 mai 45 
  • With Haftar in retreat, France hedges its bets in Libya

    PARIS — The collapse of Libyan strongman Khalifa Haftar’s offensive against the capital Tripoli thanks to Turkish military intervention has exposed Europe’s inability to shape the conflict at its borders and left France trying to hedge its bets. On Friday, Haftar suffered his most…

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    Tags : Libya, France, Khalifa Haftar,

  • La relation Algéro-française à l’épreuve des turbulences cycliques

    Par Djamil Mesrer

    Les relations bilatérales entre l’Algérie et la France, prisonnières d’un passé et d’un passif difficile à solder, alternent depuis qu’elles existent entre chaud et froid, selon une « météo » régie par les soubresauts cyclothymiques de la politique.

    Mais le temps passant, on semble plutôt, à Alger et à Paris, s’accommoder de cet état de fait qui pour être passionnel dans ses expressions politiques et surtout médiatiques, surtout depuis l’apparition des réseaux sociaux, ne sacrifie pas pour autant l’essentiel, qui, lui, reste toujours tributaire de la densité d’une relation sous-tendue par des enjeux politiques, économiques et humains qui transcendent l’écume médiatique des jours.

    En effet et heureusement, la sérénité finit toujours par reprendre le dessus sur les poussées fébriles cycliques, comme on a pu l’observer dernièrement après la convocation le 31 mars dernier, de l’ambassadeur de France à Alger par le ministère des Affaires étrangères qui a élevé une protestation « suite aux propos mensongers, haineux et attentatoires, à l’égard de l’Algérie, tout récemment ». Suite aussi aux déclarations farfelues de Francis Ghiles, soit disant chercheur au Centre international de Barcelone qui a étalé magistralement sa méconnaissance de la situation en Algérie.

    La semaine dernière, c’est le très foireux documentaire de la télévision publique française, la 5, qui a encore remué le couteau dans la plaie, manquant de provoquer une crise diplomatique entre Paris et Alger qui a décidé à juste titre de rappeler son ambassadeur en France pour « consultation ».

    Mais l’orage est déjà derrière : il aura suffi d’un échange téléphonique mardi entre le président Tebboune et son homologue français Emanuel Macron pour que la fièvre qui a frisé la convulsion, redescende de plusieurs crans et que les choses rentrent à nouveau dans la normalité des relations ordinaires entre deux Etats souverains soucieux de leurs intérêts réciproques.

    D’ailleurs, le communiqué de la Présidence, qui fait le compte-rendu de l’échange téléphonique entre les deux chefs d’Etats est rédigé dans le pur style du jargon diplomatique, où l’émotionnel « tsunamique » de la semaine, déclenché par les images du « doc » de la chaîne publique numéro 5, est mis en distance pour calmer les esprits, de ce côté-ci d’Alger.

    Même si on imagine bien qu’entre les deux présidents il a été largement question du fameux documentaire , qui a réduit « La Révolution du sourire » à l’expression de la libido de certains témoins encore en phase de crise d’identité juvénile, le communiqué officiel en a fait l’impasse , préférant « angler » sur la pandémie du Coronavirus, précisément, sur les efforts consentis par chaque pays pour juguler le propagation de la pandémie de a Covid-1, puis sur la « nécessité de « donner une impulsion prometteuse sur des bases durables à même de garantir l’intérêt commun réciproque et le respect total de la spécificité et de la souveraineté de chacun des deux pays”. Dont acte !

    Pour autant, les « lobbies » qui récidivent ces derniers temps dans leur campagnes contre l’Algérie, en les intensifiant, au moment où le pays est engagé dans une démarche de refondation politique globale, cesseront-ils de chercher midi à quatorze heures contre notre pays ?

    C’est souhaitable, mais pas sûr, car la ligne clairement patriotique et souveraine portée par le président Tebboune, jure avec les intérêts de ceux qui sont déstabilisés par son arrivée à la tête du pays, le 12 décembre dernier, alors que pour eux, la reconduction de l’ancien système, garant de leurs intérêts politiques était une chose entendue. Alors, question : à quand la prochaine zone de turbulence ?

    Algérie1, 4 juin 2020

    Tags : Algérie, France, Hirak, lobby, presse française,

  • In Libya, Marshal Haftar is suffering setbacks, France too

    The tide is turning in favour of the coalition in power in Tripoli. Its troops have won back control of several cities from the forces of Field Marshal Haftar, albeit with Turkish support but also with that of a population apparently hostile to the idea of a military dictatorship. The numerous regional and…

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