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  • Assassinats, coups d’Etat. Tout sur le passé trouble qui lie la France au Maroc

    Le Maroc et la France partagent une histoire occulte écrite par des truands et des mercenaires utilisés par les services secrets des deux pays pour exécuter leurs coups tordus et leurs basses œuvres. Plongée dans le monde des barbouzes.

    Nous sommes à la fin des années 1950. Le gouvernement français a constitué une “war room”, conseil de guerre ultrasecret et restreint, chargé de dresser “une liste de personnalités acquises au F.L.N” et “d’hommes publics particulièrement ennemis de la France” à neutraliser ou à liquider. Allal El Fassi est le premier homme à abattre.

    Dans ses mémoires, le colonel Le Roy-Finville, chef du service 7, spécialisé dans l’obtention de renseignements pour le compte du S.D.E.C.E (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage), le décrit comme “un Marocain vigoureusement anti-français et allié virulent au F.L.N”. “L’idée, écrit Le Roy-Finville, est de faire sauter El Fassi et les autres chefs de l’Istiqlal à l’occasion d’une de leurs rencontres à Tétouan, en zone espagnole”, prévue à l’hôtel Dersa. Le service 7 se charge de fournir au service Action toutes les indications techniques : poids d’explosif nécessaire, épaisseur des murs, systèmes de sécurité, etc. “Du travail tout mâché”, rapporte le colonel. Sauf que “les militaires ne veulent pas se salir les mains” et constituent “un petit groupe de repris de justice qui se disent prêts, eux, à faire la sale besogne. Contre une bonne récompense (…) et des protections pour leurs petites affaires”.

    Ces spécialistes des coups tordus, connus sous le terme de barbouzes, sont dans leur grande majorité des truands employés par les services secrets français pour les basses œuvres. Ils sont notamment utilisés dans les “contrat homo”, expression désignant l’élimination physique de personnes gênantes pour les intérêts de la France. A la tête des truands engagés par les services spéciaux pour assassiner Allal El Fassi, Jo Attia et Georges Boucheseiche, deux barbouzes connus des renseignements de police en France et proxénètes chevronnés au Maroc. Ceux-là mêmes qui seront impliqués, quelques années plus tard, dans l’affaire Ben Barka. Massacreurs professionnels sur le papier, ces “types du milieu” sont loin d’être des enfants de chœur et ont un CV de malfrat long comme un jour sans pain.

    Le fiasco Attia

    Pourtant, ils s’avèrent être des dilettantes du crime dans la tentative d’assassinat de Allal El Fassi. Comme dans un San-Antonio loufoque, Leroy-Finville surnomme la tentative avortée d’éliminer le chef de l’Istiqlal le “fiasco Attia”. C’est que Jo Attia et Georges Boucheseiche, “le grand Malabar” et “le petit gros”, sont à la discrétion ce que l’hippopotame est à la grâce. A l’aéroport d’Orly où ils embarquent pour Tanger, les deux rossards se font remarquer par des effusions grandiloquentes, sous les yeux ébahis des voyageurs. Attia embrasse goulûment sa petite amie, “une petite brune piquante, très jolie”. Il faudra attendre que l’hôtesse de l’air lance un appel pour embarquement immédiat pour que les deux acolytes détalent “en direction de la salle de départ, en se retournant encore dix fois pour faire des signes à la fille”.

    Dans l’avion Air Atlas qui les mène vers Tanger, Boucheseiche et Attia retrouvent “deux hommes à eux, Nottini, dit la Béquille, et Palisse, autre future ‘célébrité’ de l’affaire Ben Barka”. Durant le vol, “Attia et les trois autres branquignols, sablant le champagne aux frais de la princesse, laissent tomber par inadvertance un sac de grenades qui roulent sous les sièges des passagers”. à quatre pattes, les malfrats, que les passagers prennent pour des plaisantins ivres, récupèrent les bombes, “qui ricochent comme des billes, au gré du balancement de l’appareil”. Les négligences perdurent à leur arrivée au Maroc : la première valise piégée installée à l’hôtel Dersa explose dans la mauvaise direction. La seconde, installée par les soins d’Attia dans la villa de Allal El Fassi, est retrouvée et désamorcée par la police espagnole. Le premier “contrat homo” est un échec.

    Des truands très show-off

    Après cette tentative d’assassinat avortée, la presse ne parle que d’eux. La police locale se lance aux trousses de la bande. Les barbouzes, en arrivant au Maroc, se font remarquer en faisant “la tournée des grands ducs dans les boîtes”, “en menant grand tapage”. Le gang se sépare : Palisse et Boucheseiche cavalent en zone française, tandis qu’Attia et Nottini la Béquille rebroussent chemin pour Tanger. Là-bas, Attia se fait passer pour un agent du S.D.E.C.E auprès d’un gérant de bar français. Ce dernier leur présente Antoine Lopez, chef d’escale de l’aéroport de Tanger. Ce futur agent secret, bientôt impliqué dans le kidnapping de Ben Barka, peut les rapatrier en France en leur évitant police et douane.

    “Empotés comme il n’est pas permis”, décrit Le Roy-Finville, Attia et Nottini brillent encore une fois par leur amateurisme. En voyant le déploiement de policiers à l’aéroport, Attia panique et se souvient qu’il a encore un revolver sur lui. Il s’engouffre dans les toilettes de l’aérogare et décide de cacher l’arme dans la cuvette. Sauf que le poissard a encore des balles dans sa poche. Il garde les munitions dans sa paume droite et décide, en feignant une poignée de main, de les tendre à Lopez. Sauf que le chef d’escale ne comprend pas. “Les balles tombent, rebondissent sur l’asphalte dans un crépitement métallique”, devant une flopée de policiers, qui se jettent sur le gang et mettent les brigands étourdis sous les verrous…

    L’affaire Ben Barka

    Malgré ce plantage, on refait appel quelques années plus tard à la bande de Boucheseiche. Elle est chargée d’organiser, le 29 octobre 1965, l’enlèvement de Mehdi Ben Barka devant la brasserie Lipp avec l’aide de policiers français. Maurice Buttin, avocat de la famille de l’opposant marocain, rapporte que c’est d’abord Jo Attia qui reçoit “une demande des Marocains d’éliminer physiquement Ben Barka”. La consigne : procéder à l’assassinat à “Genève, avec un fusil à lunettes”. Un “contre-ordre” lui fait savoir que le pouvoir préfère “ramener Ben Barka vivant au Maroc”. On l’informe qu’à Paris, un certain Georges Figon doit se charger de la question. Attia n’accorde aucune confiance à ce personnage naviguant entre milieux intellectuels parisiens et malfrats de la capitale. Il préfère donc “refiler l’affaire à son lieutenant, Boucheseiche”.

    Georges Boucheseiche est à la tête de plusieurs maisons closes, au Maroc et en France, qu’il gère avec son épouse. La barbouze est introduite dans les hautes sphères du pouvoir marocain, organise des soirées pour le beau monde et rêve d’ouvrir, sous les cieux du royaume, le plus grand bordel sur terre. “Un établissement fabuleux installé à Aïn Diab, au bord de l’océan, pas trop loin du centre des affaires, tout près de l’aérodrome”, rapporte un article de presse de l’époque. Pour le convaincre de participer au kidnapping de l’opposant à Hassan II, on lui aurait fait miroiter l’espoir qu’il obtiendrait, une fois sa mission accomplie, son lupanar…

    Boucheseiche mouillé jusqu’au cou

    C’est Antoine Lopez, le chef d’escale qui devait, quelques années plus tôt, faciliter la fuite d’Attia après l’attentat contre Allal El Fassi, qui est chargé d’accueillir le leader du mouvement tiers-mondiste à l’aéroport et de prévenir ses ravisseurs de son arrivée. Une fois le rapt effectué, Ben Barka est amené, ce vendredi 29 octobre, dans la villa de Boucheseiche, à Fontenay-le-Vicomte, dans l’Essonne. Y est réunie sa bande, constituée de Jean Palisse, Pierre Dubail et André Le Ny. Avant l’arrivée du général Oufkir et du colonel Dlimi, Ben Barka aurait été enfermé au premier étage de la demeure. Parmi les innombrables versions dédiées au décès de l’opposant marocain, des éléments rapportés aux gendarmes par le fils de Le Ny, retranscrits par Maître Maurice Buttin dans Ben Barka, Hassan II, De Gaulle : “ce que je sais d’eux : Ben Barka aurait été transporté dans la villa de Boucheseiche, puis transféré à Ormoy, chez Lopez. Dlimi et Oufkir l’avaient torturé dans la cave (…) C’est Boucheseiche qui l’avait frappé en premier, car Ben Barka ne se laissait pas faire. D’un coup de poing, il lui avait cassé les cervicales. Ils l’avaient ensuite attaché (…) et Oufkir et Dlimi l’avaient un peu ‘bousculé’. C’est là que Ben Barka est décédé”.

    Dans le même ouvrage, Maurice Buttin cite un commissaire de police français retraité : “J’ai rencontré Palisse (…) Il m’a dit avoir assisté à la mort de Ben Barka, par accident, sur un mauvais coup que lui avait porté Boucheseiche”. à l’annonce de la disparition de Mehdi Ben Barka, c’est le royaume tout entier et l’Elysée qui se mettent en branle. Le 4 novembre 1965, Georges Boucheseiche prend la fuite pour le Maroc. Quatre jours plus tard, un mandat d’arrêt international est lancé contre lui. Sa bande ne tarde pas à le rejoindre. Le 7 juin de la même année, la barbouze est condamnée, par contumace, à la perpétuité. Malgré les mandats d’extradition qui pèsent sur leurs têtes, Boucheseiche et ses complices coulent des jours heureux au royaume. Les truands prospèrent, sous la surveillance, ou plutôt la protection de la police marocaine. Boucheseiche reprend les affaires dans ses bordels. Son paradis artificiel, sous les cieux marocains, prend fin quelques années plus tard.

    Des hommes qui en savaient trop

    Boucheseiche, Le Ny, Palisse et Dubail sont arrêtés, au lendemain de la tentative de coup d’Etat de Skhirat, en 1971. La bande, dans sa quasi-totalité, est enfermée au Point Fixe 3 (centre secret de torture et de détention installé à Rabat). Pierre Dubail y entame, de novembre 1973 à avril 1974, un dialogue avec son voisin de cellule. Il s’agit de Ali Bourequat, l’un des trois frères que Hassan II fait prisonnier dans les geôles de Rabat puis de Tazmamart. Dans son livre Dix-huit ans de solitude (Ed. Michel Lafon), il recoupe les informations que lui distille Dubail : “Nous savons trop de choses. (…) Nous avons travaillé sous les ordres d’Oufkir, pour le compte du roi”. Les barbouzes connaissent personnellement Hassan II. “Il nous tapait sur le ventre. Il nous invitait à dîner, nous emmenait en balade. Notre façon de parler l’amusait…”

    Dubail voudrait que Ali Bourequat, à sa sortie, se rende au Henry’s Bar à Rabat, sur le boulevard Mohammed V. “Tu verras un homme qui, le dimanche, à l’heure du tiercé, boit un perroquet (…) Il est des nôtres”. Dubail voudrait que Bourequat prenne un billet de tiercé et y inscrive les chiffres 2 9 1 0 6 5, correspondant à la date de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka. “Il te fournira tout ce dont tu as besoin, assure Dubail à Bourequat. En échange, donne-lui de nos nouvelles. Dis-lui que nous sommes ici, au PF3. Dis-lui que nous avons peu de chances de nous en sortir”. Dans les épanchements de Dubail, une révélation reste à ce jour invérifiée. Au centre du niveau 2, devant la cellule 14 du PF3, se trouverait une tombe “un peu spéciale”. Ce qu’elle contiendrait ? “La tête de Ben Barka”, affirme Dubail. “On la lui a tranchée après sa mort. (…) Hassan II voulait la voir”.

    Selon le récit de Bourequat, “Dubail, Boucheseiche et Le Ny quittent le PF3” en avril 1974. “Boucheseiche reviendra le premier, le 29 octobre”, date anniversaire de la disparition de Ben Barka. “Le Ny le suivra le 14 novembre. Dubail, lui, reviendra le 16 novembre 1974. Ni lui ni les autres ne seront alors en mesure de communiquer avec qui que ce soit”. La phrase est interprétée comme une métaphore macabre. Des enquêtes publiées sur l’affaire supposent que ce retour est posthume, et que ce sont les dépouilles des barbouzes qui sont reconduites au PF3. Une seule chose est sûre : le sort de Boucheseiche et de ses compères est presque aussi nébuleux que l’affaire Ben Barka…

    Bob Denard entre en ligne

    Intimement imbriquée à la politique française dans ses anciennes colonies, la barbouzerie prend un tournant nouveau durant les années 1970. Le caractère occulte des relations franco-africaines est désormais définit par le néologisme “Françafrique”, expression qui dénonce les coups d’Etat et interventions sur le continent noir menés par des mercenaires à la solde de l’Etat français, relayés parfois par les Marocains. C’est que dans le contexte de guerre froide des années 1970, Hassan II a choisi son camp : ce sera l’Ouest. Le Maroc apporte notamment son soutien au dictateur Mobutu, l’assassin du leader de gauche Patrice Lumumba. Le royaume va jusqu’à accueillir des mercenaires en route pour déstabiliser des régimes de gauche africains. “Le marché des missions secrètes est si prospère en Afrique que je ne tarde pas à être de nouveau sollicité. Le contact vient cette fois d’un agent marocain”, raconte dans ses mémoires le célèbre mercenaire Bob Denard. Courant 1977, à Paris, où Denard a établi sa base arrière, l’agent des services secrets marocains lui aurait fait rencontrer le docteur Emile Derlin Zinzou, l’ancien président du Dahomey, destitué en juillet 1969 suite à un coup d’Etat. Le Dahomey, devenu la république populaire du Bénin, est désormais gouverné par le général Mathieu Kérékou qui a instauré un régime d’inspiration marxiste-léniniste. Bob Denard raconte avoir été contacté par le Maroc car Kérékou embarrasse le royaume depuis qu’il a pris parti pour le Front Polisario en reconnaissant la république sahraouie. L’homme gêne aussi la France qui désire le renverser pour “le remplacer par quelqu’un de plus proche des vues françaises”, raconte Jacques Foccart, l’éminence grise de l’Hexagone pour les affaires africaines. Ce dernier connaît très bien Bob Denard pour avoir déjà fait appel à ses services afin d’organiser des opérations militaires et des coups d’Etat sur le continent noir.

    La France marchant main dans la main avec le Maroc, Bob Denard estime qu’il peut s’engager dans cette affaire car il bénéficiera “d’appuis sérieux et de fonds conséquents”. “Mister Bob”, comme on le surnomme, dépêche un jeune officier en reconnaissance dans la capitale béninoise, Cotonou. Se faisant passer pour un touriste, ce dernier séjourne une semaine sur place pour évaluer les forces armées de Kérékou. Fort du rapport de son espion, Bob Denard juge qu’une opération militaire menée par des mercenaires serait le moyen le plus efficace de blackbouler Kérékou du pouvoir. Il en fait part aux parties prenantes dans l’opération, et notamment à Hassan II qui lui aurait fait “un premier versement de cent quarante cinq mille dollars” pour amorcer l’opération.

    Benguerir, base de chiens de guerre

    Bob Denard lance une campagne de recrutement de mercenaires, employant des Béninois exilés, qui seront épaulés par des Européens enrôlés grâce à des petites annonces publiées dans des quotidiens français. Bob Denard se fait appeler “colonel Maurin” pour les besoins de l’opération. Il n’informe aucune de ses recrues de la nature de la mission. Tous ignorent leur destination. Ce n’est qu’à l’aéroport, en recevant leurs billets d’avion, qu’ils découvrent leur port d’arrivée : le Maroc. Les chiens de guerre arrivent par petits groupes au royaume où, toujours selon Bob Denard, ils sont accueillis par des membres de la Gendarmerie royale. Ils sont ensuite conduits sur la base militaire de Benguerir qui, à l’époque, est considérée comme la base d’intervention du 13ème régiment de parachutistes français, une unité qui fournit le service action du SDECE en hommes de main.
    Bob Denard et son armée privée, composée de quatre-vingt-dix soldats de fortune, s’entraînent un mois complet sur la base de Benguerir. Ils sont équipés de fusils d’assaut, de mitrailleuses, de mortiers et de lance-roquettes. Bob Denard affirme avoir rencontré deux fois Hassan II pendant les préparatifs de l’opération. Le souverain lui aurait garanti, pendant l’un de leurs entretiens, son soutien plein et entier. “Après avoir versé son obole, le roi du Maroc nous garantit par contrat que le docteur Zinzou (ancien président du Bénin) nous allouera, pour sa part, quatre cent mille dollars”, raconte-t-il dans ses mémoires. Le 15 janvier 1977, Bob Denard et ses mercenaires sont passés en revue par le colonel Dlimi. Ils s’apprêtent à embarquer pour le Gabon, avant de débarquer au Bénin. Nom de code du coup d’Etat en cours : opération Crevette.

    Denard, barbouze de Sa Majesté

    A leur arrivée à Cotonou, “Mister Bob” et son armée privée rencontrent une opposition farouche. Denard n’arrive pas à prendre le contrôle de Cotonou et doit réembarquer l’après-midi même avec ses troupes. L’opération est un fiasco total, le commando de Denard en déroute est rapatrié au Gabon, avant de rejoindre le sud du royaume, “en accord avec les autorités marocaines”, écrit le mercenaire. L’opération Crevette aurait pu rejoindre la longue liste des coups d’Etat foireux d’après-indépendance en Afrique, restés auréolés de mystère. Sauf que là, Bob Denard abandonne derrière lui une caisse de munitions contenant les documents de l’expédition. La “Crevette” est décortiquée par Kérékou qui met en cause le Maroc et ses alliés français et gabonais. Pour ne rien arranger, les documents oubliés par Bob Denard sont intégralement publiés par la revue Afrique-Asie et établissent l’implication du Maroc dans le complot contre Kérékou. (…)

    telquel-online.com, 20 août 2013

    Photo : Bob Denard aux Comores

    Tags : Maroc, France, services secrets, Bob Denard, Algérie, Sahara Occidental, Mathieu Kérékou, Bénin, Dahomey, mercenaires, Mehdi ben Barka,

  • Quand le couple Sarkozy se ressourçait au Maroc

    Le couple Sarkozy se ressource à Marrakech

    Maroc.- L’ex-président Nicolas Sarkozy et sa femme Carla séjournent dans la célèbre ville ocre. Ils occuperaient une villa qui, selon la presse marocaine, leur aurait été offerte par un riche homme d’affaires.

    L’ancien président avait laissé entendre qu’il partirait en vacances dans les jours qui suivaient la passation de pouvoirs à l’Elysée. Dès le lendemain de l’investiture de son successeur François Hollande, Nicolas Sarkozy s’est envolé pour le Maroc en compagnie de son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

    Le couple est arrivé mercredi soir à Marrakech pour une visite privée, selon des autorités locales. Tous deux ont ensuite quitté l’aéroport vers une destination qui n’a pas été officiellement précisée. Ils devraient y séjourner jusqu’au 31 mai.

    «Je vais m’occuper de ma fille», aurait confié l’ex-président à des proches. Selon une autre source, Nicolas Sarkozy envisagerait de prendre «trois mois de vacances». L’ancien ministre du Travail Xavier Bertrand a, par ailleurs, laissé entendre dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles que Nicolas Sarkozy a «besoin de se reposer et de profiter des siens et qu’il fera part de ses projets [professionnels] à la rentée».

    Selon le site internet Slate.fr, Nicolas Sarkozy pourrait s’installer quelques mois dans une villa de près de 700 m2 que le couple posséderait depuis fin 2011.

    A l’époque, ainsi que le relate le site internet marocain i-Biladi.com, l’hebdomadaire Al Ousboue avait indiqué qu’un riche homme d’affaires des Emirats arabes unis avait offert cette luxueuse demeure à un «chef d’Etat européen à l’occasion de la naissance récente de son bébé».

    La presse marocaine rapporte également que la villa ferait partie d’un projet immobilier du groupe Emaar. Les demeures de ce standing seraient vendues à partir de 700’000 euros (840’000 francs).

    Comme beaucoup de politiciens ou membres du show business, l’ancien président français et son épouse sont des habitués de Marrakech.

    En 2007, pour son premier déplacement sur sol marocain en tant que chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy s’était vu mettre à disposition par le roi du Maroc Mohammed VI l’une de ses propriétés, le Jnan Kebir (en français: Le Grand Jardin) , et avait été reçu au Royal Mansour, célèbre Palace en passe de détrôner la fameuse Mamounia.

    La Tribune de Genève, 18.05.2012

    Tags : Maroc, Nicolas Sarkozy, France, Mohammed VI,

  • Trahis par la France, les USA et l’Allemagne se retirent du G5 Sahel

    Malijet – En fin 2010, La France sarkoziste avait convaincu ses alliés de l’OTAN sur son projet de recolonisation du Sahel qui devait passer obligatoirement par l’assassinat du colonel KADHAFI et par l’affaiblissement de l’Union Africaine.

    Après l’atteinte des objectifs en 2011 par l’assassinat du Guide Libyen et la déstabilisation du Mali en 2012, arriva le partage du butin.

    C’est ainsi que le 15 février 2014 à Londres, les 5 puissances impérialistes que sont, les USA, l’Allemagne , la Chine, l’Angleterre et bien sûr la France se sont retrouvées pour se partager les richesses du basin de Taoudéni et environnant. La monnaie d’échange était, comme vous l’aurez pressenti, la lutte contre le terrorisme qu’ils ont créé à partir de la Libye.

    Mais quelque chose d’inattendu va se produire. En effet au lendemain de cette rencontre de deal occidental, à Nouakchott en Mauritanie, la France va créer un autre G5 Sahel dont les pays concernés sont : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

    Désormais, la France se positionne en intermédiaire commerciale et tutrice militaire des pays du G5 Sahel, dépourvue d’armées selon Paris, dans la lutte contre le terrorisme. La France s’auto proclame aussi trésorière du G5 Sahel sans en être membre théoriquement.

    En outre, elle a le monopole du marché d’armement et commande toutes les forces présentes au Nord Mali. Elle occupe tous les postes de responsabilité de la MINUSMA. Elle en fait son deal. Ses entreprises peuvent alors prospérer en terrain conquis sans nullement être inquiétées.

    Alors, de Total – qui exploite le pétrole de la Mauritanie et qui fournit la totalité du carburant aux troupes présentes sur le terrain,- à Bouygues, Vinci et Areva qui exploite l’uranium, en passant par Arquus, la France a de quoi desserrer la ceinture.

    Jouant ainsi sur ses liens colonialistes avec les pays du G5 Sahel, la France a fini par faire de l’ombre à ses principaux alliés qui se sentent aujourd’hui trahis. Le président Macron en conditionnant l’aide internationale à la volonté de la France, a administré une piqure de rappel à la Communauté Internationale, sur sa propriété, le G5 Sahel.

    Celui qui voudrait donc aider les pays dans ce pré carré, doit avoir l’aval de la France. Loin de considérer les Dirigeants des Etats africains souverains comme ses pairs, le président Français n’a trouvé mieux qui sied que de les infantiliser.

    Pour paraphraser cette sagesse des dirigeants du G5 Sahel, l’esprit des peuples des pays Africains souverains traduit ceci : « tous ceux qui infantilisent nos dirigeants et ridiculisent nos FDS, fussent-ils des alliés, des partenaires ou autres coopérants dans cette lutte contre le terrorisme sont pires que les terroristes ».

    Nous pensons donc qu’il n’y aura pas grand chose à dire à Pau, ce 13 Janvier. Les dirigeants du G5 sahel voudraient certainement « observer de près » le premier responsable du terrorisme au sahel, la France, par qui la gangrène a pris racine après la déstabilisation de la Libye, en la mettant à l’épreuve de sa responsabilité. Les Dirigeants ouest africains l’ont d’ailleurs signifié dans leur déclaration à Niamey.

    Mais l’Afrique n’a pas besoin de la présence physique de l’armée française. La France en plus du CFA qu’elle fabrique à Chamalières, doit arrêter de fournir des armes aux terroristes en soutenant l’intenable alibi qu’elles ont été détournées de leur destination.

    A quel gouvernement légitime Africain la France a-t-elle livré des commandes d’armes et qui ont été ensuite détournées au profit des groupes terroristes? Seule la France, championne des réprimandes, connait la réponse et pourra nous en dire plus sur les sanctions internationales prévues à cet effet.

    Enfin le terrorisme au Sahel peut prendre fin si la France décide de se désolidariser des groupes terroristes qu’elle blanchit à Kidal.

    L’intégrité totale du Mali peut être retrouvée. Primo en coupant la fourniture du FCFA et en remettant Kidal au pouvoir de Bamako. Secundo, Barkhane doit aménager en Libye pour aider à reconstruire ce qu’elle a détruit.

    C’est-à-dire restaurer à titre posthume la dignité du Guide qu’elle a littéralement bafouée dans un complot savamment orchestré au sein de l’OTAN et aussi remettre à la Libye son intégrité et sa cohésion qui faisaient d’elle un eldorado africain. Ainsi prendra fin ce néo-esclavagisme instauré contre des africains et entretenu depuis la Lybie.

    Le Président
    Larba Israël LOMPO

    Œil D’Afrik

    Source : Malijet, 7 jan 2020

    Tags : Mali, France, Barkhane, Libye, France, Kadhafi, terrorisme, armes,

  • Printemps arabe et commerce d’armement

    Ce hors-série de Renseignor est consacré à l’armement des groupes impliqués dans ce que l’on a pris l’habitude d’appeler le printemps arabe. Deux exemples ont été choisis : La Syrie et la Libye.

    Les différentes forces en présence ont chacune leurs filières d’approvisionnement. Ainsi c’est principalement la Russie qui arme Damas, alors que l’Armée syrienne libre et ses alliés du moment reçoivent leur armement par des voies un rien moins officielles. Mais posséder des armes
    ne suffit pas à renverser un gouvernement solidement établi. Il est donc nécessaire d’instruire les insurgés. Cela se ferait dans des camps hébergés par certains des voisins de Damas, mais également par des forces spéciales étrangères déployées plus ou moins secrètement en Syrie.

    C’était déjà le cas en Libye, l’année dernière, où de nombreux membres des forces spéciales qataries se trouvaient aux côtés de l’insurrection orchestrée par le CNT.

    L’exemple libyen devrait peut-être faire réfléchir les pays qui soutiennent les insurgés syriens. Bien que libérée de son dictateur et de ses proches, la Libye n’a pas vraiment retrouvé sa sérénité et encore moins son unité. Des affrontements armés y sont encore fréquents, notamment dans le sud, entre tribus rivales. Les plus pessimistes évoquent même une partition de la Syrie en trois États fédéraux.

    De plus n’oublions pas que les armes fournies, notamment par la France, ne sont pas toutes restées en Libye, loin s’en faut. Certaines sont allées directement dans les mains de groupes affiliées à Al-Qaïda au Maghreb islamique, alors que d’autres, conservées par des mercenaires africains ayant soutenu Kadhafi, ont servi la rébellion touareg. Cela a été lourd de conséquences. Il suffit pour s’en persuader d’observer la situation qui prévaut dans le nord du Mali.

                                                                                                                   Alain Charret.

    Des négociations secrètes entre des Libyens et des émissaires de l’opposition syrienne se seraient tenues à Istanbul…

    Selon Al-Watan Libya, pro CNT, une source fiable confirme qu’il y a eu des négociations, sous le  parrainage de la Turquie, entre des rebelles syriens et les Libyens dirigés par Abdelhakim Belhadj, pour la livraison d’armes aux rebelles de la Syrie et pour les aider à renverser le régime de Bachar Al-Assad.

    Par ailleurs, le journal Telegraph annonce que les rebelles de la Syrie ont tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes pour sécuriser l’envoi d’armes et d’argent, afin de contrer le régime du président Bachar Al-Assad. Le journal ajoute : « Lors de la réunion tenue à Istanbul, les Syriens ont demandé de l’aide aux représentants libyens qui vont leur offrir des armes et des volontaires ». Le journal cite d’une source libyenne : « Il est prévu d’envoyer des armes et peut-être des combattants libyens en Syrie. Il y a une intervention militaire en route. Dans quelques semaines, nous allons voir cela ».

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 29-11-2011)

    Selon Ria Novosti, le Qatar serait impliqué dans la fourniture d’armes et de munitions à la rébellion syrienne…

    L’agence officielle russe Novosti a rapporté, citant des sources diplomatiques, que certains services de renseignement tentent de fournir des armes aux formations armées illégales qui opèrent à l’intérieur de la Syrie et de les entraîner, signalant que le Qatar est l’un des plus actifs pays dans ce domaine. « Les Qataris, en particulier, jouent le rôle principal dans la planification du transfert d’armes et de munitions de la Libye à la Turquie, pour les fournir aux membres de la soi-disant Armée syrienne libre. Ils œuvrent également pour lui accorder un soutien financier par le biais du Conseil national de transition libyen » ajoutent ces sources.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 03-12-2011)

    Le Qatar et l’Arabie saoudite financeraient clandestinement l’achat d’armes destinées aux opposants syriens…

    Le quotidien britannique The Times a dévoilé que le Qatar et l’Arabie saoudite ont clandestinement accepté de financer l’opposition syrienne, afin d’acheter des armes. Citant ce qu’il a appelé « un dissident syrien », The Times a fait savoir que l’accord secret entre le Qatar, l’Arabie saoudite et des
    personnalités de l’opposition syrienne, avait eu lieu au terme de la dernière réunion, au Caire, des ministres arabes des Affaires étrangères. Le quotidien britannique a poursuivi que ledit dissident avait dit que l’Arabie saoudite n’épargne aucune aide et que la Turquie est aussi impliquée dans les événements en Syrie. Notons que The Times n’est pas le seul à avoir parlé de la conspiration des pays du golfe Persique contre la Syrie. Des rapports de renseignement cités par le quotidien Al-Manar paraissant à Al-Qods, ont révélé que les États-Unis, Israël et la France avaient transformé des parties des territoires turcs et libanais en camps pour regrouper, recruter et entraîner des mercenaires et des terroristes, sous la supervision des équipes sécuritaires et de renseignement du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Israël, de la France et de la Turquie. Les rapports ont aussi dévoilé que les parties participant à la conspiration contre la Syrie avaient cherché à attiser le terrorisme sur la scène syrienne, précisant que la réussite de la Syrie à faire face à la conspiration signifie l’effondrement des plans américano-sionistes dans la région. Ils ont affirmé que les plans conduits par le Qatar ne visent pas seulement la Syrie. Nombre de pays de la région sont visés par la conspiration qatarie qui entraîne des cellules terroristes pour exécuter des assassinats dans des pays arabes, précisent les rapports.

    (La voix de la république islamique d’Iran, le 28-01-2012)

    Des armes destinées à l’insurrection syrienne transiteraient par le nord du Liban…

    Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations-Unies, Bachar Al-Jaafari, a annoncé que certains groupes politiques libanais avaient fourni des armes aux groupes terroristes syriens. « Selon les experts et les observateurs, les armes et les munitions sont acheminées vers la Syrie via les pays frontaliers, dont les frontières du nord du Liban, par le mouvement du 14 mars, a fait état Reuters citant le représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, Bachar Al-Jaafari, avant d’ajouter que jusqu’à présent plusieurs cargaisons chargées d’armes et d’explosifs avaient été découvertes par les forces syriennes. Bachar Al-Jaafari a envoyé une lettre à Ban Ki-moon pour exprimer la vive protestation de son pays contre le trafic d’armes à destination des groupes terroristes opérant en Syrie.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 28-03-2012)

    Au Liban, arrestation de deux individus soupçonnés de trafic d’armes à destination de la Syrie…

    La justice libanaise a ordonné l’arrestation de deux personnes accusées de trafic d’armes. Ces deux personnes trafiquaient des armes, via la région d’Ersal, à destination de la Syrie. L’armée libanaise a mené, ces derniers jours, une vaste opération pour dénicher des trafiquants à l’origine d’un vaste trafic à destination de la Syrie.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 08-02-2012)

    Un trafic d’armes destinées aux insurgés syriens démantelé par les services de renseignement libanais…

    La Direction des renseignements de l’armée libanaise vient de déjouer un trafic d’armes de Beyrouth vers la Syrie. La transaction aurait concerné un millier d’armes, M-16 et Kalachnikov notamment, qui devaient être convoyés par bateau de Beyrouth vers la Syrie. Les agents militaires ont également découvert une cache d’armes et de la cocaïne. Une source sécuritaire a rapporté au quotidien As-Safir que trois Libanais, impliqués dans un trafic d’armes vers la Syrie, ont été récemment arrêtés et une enquête est actuellement en cours sur les accusés qui appartiennent au courant du 14 mars. Il a ajouté qu’il ne s’agit pas de leur première tentative, tout en soulignant que le cerveau de cette opération de trafic d’armes court toujours.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 10-08-2011)

    L’Arabie saoudite et le Qatar abriteraient des bases d’entraînement pour des mercenaires agissant en Syrie…

    Des bases militaires ont été édifiées depuis un an en Arabie saoudite, au Qatar et en Turquie, pour entraîner des mercenaires arabes et musulmans et les envoyer en Syrie. C’est l’agence arabophone irakienne Nakheel News qui a publié cette information, sur la foi d’un rapport du département du
    Proche-Orient affilié à un service de renseignement d’un pays européen, dont elle n’a pas précisé la nationalité. Ces mercenaires sont entraînés par des militaires israéliens, américains et turcs, et perçoivent des salaires astronomiques. Le rapport cite qu’il existe aussi des stations conçues pour
    transférer des armes en Syrie, via des trafiquants d’armes travaillant, entre autres, pour la société de sécurité américaine Blackwater et dont le siège se trouve à Abou Dhabi, et dont les dirigeants jouissent d’immunité judiciaire. L’une de ces stations se trouve au Liban, et en particulier dans les régions qui sont sous le contrôle du chef du Courant du futur, Saad Hariri, et des forces libanaises de Samir Geagea.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 17-11-2011)

    Les rebelles syriens utiliseraient des roquettes antichars de fabrication israélienne…

    Selon Yediot Aharonot, Israël équipe les rebelles syriens de roquettes antichars. C’est Burhan Ghalyoun, le chef du CNS qui aurait demandé à Israël de fournir aux rebelles ces roquettes qui sont utilisées à Homs et à Idleb face aux troupes syriennes.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 09-02-2012)

    Des armes américaines et israéliennes saisies par les forces de sécurité syriennes…

    Des armes Made in USA et israéliennes ont été découvertes dans différentes régions syriennes, a fait état le ministère syrien de l’Intérieur. « Les forces syriennes ont découvert et saisi, lors d’opérations dans différentes régions du pays dont à Douma, Harsta et Saqba, des armes fabriquées aux États-Unis et en Israël » a annoncé le ministère syrien de l’Intérieur dans un communiqué cité par la chaîne Al-Manar. Lors de ces opérations, des terroristes ont également été tués ou arrêtés, toujours d’après le communiqué du ministère syrien.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 31-01-2012)

    Du matériel militaire saoudien destiné à l’Armée syrienne libre…

    Selon un diplomate arabe du matériel militaire saoudien serait en route pour la Jordanie afin d’équiper l’Armée syrienne libre. Une information qui est démentie par Amman.
    (Médi-1, le 18-03-2012)

    L’ambassade de France à Damas soupçonnée d’être impliquée dans l’importation de mini-bombes magnétiques…

    Selon des sources bien informées, quelques 700 kilogrammes de mini-bombes magnétiques destinées à tuer des personnalités politiques et religieuses syriennes ont été importées via l’ambassade française à Damas.
    (La voix de la République islamique d’Iran, le 09-03-2012)

    Moscou n’entend pas cesser ses livraisons d’armes à la Syrie…

    La Russie poursuivra ses livraisons d’armes à la Syrie en conformité avec les normes internationales et les engagements bilatéraux a annoncé, jeudi, aux journalistes, à Moscou, le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov. « À l’heure actuelle, il n’existe aucune restriction concernant nos livraisons, nous devons remplir nos obligations et nous le ferons. Nous ne violons aucun de nos engagements internationaux » a déclaré M. Antonov. Face à la contestation populaire meurtrière qui se poursuit en Syrie depuis mars dernier, plusieurs pays occidentaux proposent de décréter un embargo international sur les livraisons d’armes à Damas, mais la Russie s’oppose à cette mesure. La Syrie est le principal importateur d’armes russes dans la région. Actuellement la Russie exécute le contrat portant sur la livraison à Damas de systèmes de défense côtière Bastion dotés de missiles antinavires Yakhont. Le quotidien russe Kommersant a en outre rapporté que Moscou et Damas avaient signé un contrat sur la livraison de 36 avions d’entraînement et de combat Yakovlev Yak-130. Selon le journal, le montant du contrat s’élève à environ 550 millions de dollars.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 02-02-2012)

    Damas serait en passe d’acheter 36 avions de combat à la Russie…

    La Syrie pourrait acheter à la Russie 36 avions militaires. C’est ce que croit savoir ce matin la presse russe et ce alors que le régime de Damas fait l’objet de sanctions internationales.
    (Médi-1, le 23-01-2012)

    La Syrie va acheter à la Russie 36 avions militaires d’entraînement Yak-130 alors que le régime syrien fait l’objet de sanctions internationales en raison de la répression d’un mouvement de contestation sans précédent, écrit lundi le quotidien russe Kommersant. « Moscou et Damas ont signé un nouveau contrat sur la livraison de 36 avions d’entraînement Yak-130 qui prendra effet dès que la Syrie aura versé une avance » a indiqué le journal citant une source proche de l’agence publique russe d’exportation d’armements Rosoboronexport. Le montant du contrat s’élève à environ 550 millions de dollars, a précisé cette source. Rosoboronexport s’est refusé à tout commentaire.
    (La voix de la République islamique d’Iran, le 23-01-2012)

    Moscou compte fournir à la Syrie 36 avions militaires d’entraînement, une transaction évaluée à 550 millions de dollars. C’est ce qu’indique le quotidien russe Kommersant qui précise que le contrat a été signé le mois dernier et que le transfert de ces avions commencera dès qu’aura été effectuée une première avance de fonds.

    (Kol Israël, le 23-01-2012)

    Des containers destinés à la Syrie contiendraient des composants utilisés pour la fabrication de missiles…

    L’Agence internationale de l’énergie atomique a demandé à la Turquie de lui remettre toutes les informations sur les matériaux découverts dans quatre containers envoyés par l’Iran en Syrie. Selon certaines informations en provenance de Turquie, les containers avaient été retenus à un poste
    frontalier turc et étaient chargés de produits destinés à la fabrication de missiles balistiques pouvant porter des ogives chimiques.

    (Kol Israël, le 20-01-2012)

    Selon l’ONU, Téhéran aurait exporté illégalement des armes conventionnelles en Syrie…

    Selon un rapport des Nations unies, l’Iran a illégalement expédié en Syrie des armes conventionnelles en violation d’un embargo onusien. Mais les sanctions internationales sont parvenues en grande partie à ralentir les programmes nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran.

    (La voix de l’Amérique, le 12-05-2011)

    Un navire russe transportant des armes ferait route vers la Syrie…

    Washington s’inquiète du soutien apporté par des puissances étrangères au régime syrien. Un navire russe chargé d’armes est en route vers la Syrie alors qu’un haut gradé iranien était ce mois-ci à Damas.

    (Radio Vatican, le 14-01-2012)

    Les États-Unis sont préoccupés par l’arrivée, jeudi, d’un navire russe qui transporterait des munitions en Syrie, a déclaré vendredi la porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, citée par Ria Novosti. « Nous avons exprimé notre inquiétude à la Russie et à Chypre, qui a été le dernier à accueillir le navire. Nous cherchons à obtenir plus d’informations sur la cargaison du navire. Nous avons contacté le ministère russe des Affaires étrangères. Ces questions ne relèvent pas du ministère des Affaires étrangères, ils doivent mener une enquête, avant de nous répondre. Nous attendons une réponse » a indiqué Mme Nuland lors d’un point presse. Selon les autorités chypriotes, le navire Chariot battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et appartenant à la société maritime russe Westberg Ltd de Saint-Pétersbourg, transporte des armes et des munitions. Il a été arraisonné, puis relâché, lors d’une escale de réapprovisionnement à Limassol.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 14-01-2012)

    Moscou poursuit ses livraisons d’armes à la Syrie…

    « La Russie ne suspend pas ses livraisons d’armes en Syrie prévues par des contrats conclus auparavant » a déclaré dimanche Viatcheslav Dzirkaln, directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique. « Du moment qu’il n’y a pas d’embargo sur les livraisons d’armes en Syrie, la Russie s’acquitte de tous ses engagements découlant des contrats qui avaient été conclus précédemment » a indiqué à l’agence RIA Novosti le responsable russe, lors d’une conférence de presse dans le cadre du 12e salon aérospatial de Dubaï.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 14-11-2011)

    Téhéran rejette formellement les allégations l’accusant de fournir des armes à la Syrie…

    Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a estimé mardi que les accusations de la France sur l’envoi d’armes en Syrie étaient sans preuve et sans fondement. Les déclarations des responsables français sont inexactes. Malheureusement, régulièrement on assiste à des prises de positions politiques sans preuve et sans fondement de la part de responsables de certains pays européens et cette fois de responsables français, a déclaré M. Mehmanparast, lors de son point de presse hebdomadaire.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 17-01-2012)

    Les autorités américaines seraient en possession d’informations faisant état d’un transfert d’armes syriennes au Hezbollah…

    L’ambassadeur des États-Unis à Damas, Robert Ford, a déclaré que Washington est toujours préoccupé des relations entre la Syrie et le Hezbollah. Le gouvernement américain est en possession d’informations faisant état d’un transfert d’armes et de matériels militaires syriens au Hezbollah, a-t-il indiqué.

    (Kol Israël, le 09-05-2011)

    L’exemple libyen

    Selon Washington, un navire transportant des armes pour les forces de Kadhafi aurait accosté dans un port algérien…

    Le département d’État américain demande aux autorités algériennes d’enquêter au sujet de l’accostage récemment dans le port de Jijel d’un navire transportant des armes destinées aux forces du colonel Kadhafi. Des armes qui auraient ensuite transité par voie terrestre jusqu’en Libye. Depuis le début du conflit, ce n’est pas la première fois qu’Alger est ainsi pointé du doigt. Mais l’Algérie dément avec fermeté. Hier, le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé des manœuvres destinées à mettre la pression sur son pays.

    (Médi-1, le 24-07-2011)

    L’armement destiné aux insurgés libyens transite par la Tunisie…

    « Les insurgés libyens reçoivent via la Tunisie des armements de contrebande pour lutter contre le régime Kadhafi », a annoncé la BBC. Selon des données, les livraisons de mitraillettes et de lance-grenades sont effectuées régulièrement via la frontière avec la Tunisie. Plus tôt, les représentants de l’opposition libyenne avaient demandé à l’OTAN d’effectuer les livraisons officielles de l’équipement militaire via le territoire de la Tunisie. Cependant la fourniture d’armes aux insurgés est illégale parce qu’elle contredit la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

    (La voix de la Russie, le 13-06-2011)

    Des armes belges auraient été livrées aux rebelles libyens après le début de l’intervention de l’OTAN…

    Au terme d’une enquête menée notamment en Libye, Le Vif et L’Express révèlent, dans leur édition de cette semaine, que les rebelles de Benghazi ont reçu des armes belges après le début de l’intervention militaire de l’OTAN, le 19 mars, en violation d’une interprétation stricte de l’embargo sur les armes à destination de la Libye imposé par la résolution 1970 du Conseil de sécurité du 26 février 2011. D’après les témoignages recueillis par l’envoyé spécial du Vif, l’armement provenait du Qatar. Mais ces livraisons posent aussi question sur le rôle de la Belgique dans le commerce d’armes à destination des pays du golfe Persique. Première hypothèse : le Qatar a pu décider de réexporter les FN FAL livrés aux rebelles sans en informer la Belgique, ce qu’il a déjà fait avec du matériel suisse, par exemple.

    Seconde hypothèse : le Qatar a pu demander et obtenir l’autorisation de la Belgique. Les autorités belges compétentes rejettent cette dernière possibilité, sans toutefois pouvoir définitivement se dédouaner, problème de confidentialité.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 08-03-2012)

    Des armes turques auraient été livrées à la Libye à bord d’avions des forces aériennes qataries…

    Les avions C-17 des forces aériennes qataries ont transporté les armements offerts par la Turquie au ministère libyen de l’Intérieur, au cours de deux vols, de la Turquie à Misrata. Ce transfert a été effectué sur demande du comité international des amis de la Libye, qui avait tenu, en octobre dernier, une réunion à Doha, au cours de laquelle il avait mis l’accent sur le soutien au nouveau gouvernement libyen et aux efforts sécuritaires déployés par l’OTAN, un rôle décisif dans le renversement du régime Kadhafi.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 11-01-2012)

    Deux navires, transportant des armes destinées aux insurgés, interceptés au large de la capitale libyenne…

    Les rebelles libyens bénéficient toujours de l’aide internationale. Le régime annonce avoir intercepté, hier, à une trentaine de kilomètres de la capitale, Tripoli, deux bateaux transportant des armes venues du Qatar et destinées à la rébellion.

    (Médi-1, le 05-07-2011)

    Des interrogations après qu’un avion libyen ait décollé de Moldavie avec une cargaison d’armes…

    Le parlement moldave a tenu, mercredi, une audience à huis clos sur le cas d’un avion libyen arrivé à Chisinau de Benghazi, le 12 septembre, et reparti avec un chargement d’armes, dans une direction inconnue. « Le ministre moldave de la Défense, Vitali Marinutsa, a reconnu que les munitions et le
    matériel militaire des arsenaux moldaves étaient vendus à l’Arménie », écrit vendredi le quotidien Nezavissimaïa gazeta. Viorel Cibotaru, expert du Centre pour le contrôle démocratique des forces armées de Genève, a confirmé cette information, en soulignant que la transaction scandaleuse n’avait pas eu lieu sans intermédiaires.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 24-09-2011)

    Selon un quotidien canadien, la Chine aurait offert de grandes quantités d’armes à Kadhafi…

    L’information est révélée par le Globe and Mail canadien. Selon le quotidien, la Chine aurait offert de grosses quantités d’armes au colonel Kadhafi, malgré l’embargo de l’ONU. Ces contrats auraient été passés notamment entre l’Algérie et la Libye voisine. Le journal cite des documents retrouvés sur le terrain. Il l’assure, les compagnies d’armement chinoises contrôlées par l’État étaient prêtes à vendre des armes au régime, en toute discrétion. De hauts responsables libyens auraient aussi fait le voyage pour Pékin et le document recommande aussi que les contrats soient établis avec l’Algérie ou l’Afrique du Sud avec lesquels la Chine a déjà travaillé. Reste toutefois à savoir si ces équipements ont effectivement été livrés. Mais selon un dirigeant du CNT, le document divulgué explique la présence de nouvelles armes sur le terrain.

    (Médi-1, le 05-09-2011)

    La Chine a confirmé que des entreprises appartenant à l’État ont offert de vendre des armes au gouvernement libyen dans les dernières semaines du régime de Moammar Kadhafi, mais Pékin affirme qu’aucune vente n’a été effectuée. Dimanche, le New York Times et d’autres médias ont mentionné que 3 compagnies chinoises d’armement avaient proposé de vendre pour 200 millions de dollars d’armes à des responsables de la sécurité du gouvernement Kadhafi. Les termes de cette offre ont été découverts dans des documents trouvés à Tripoli, la capitale libyenne, précisent les médias. Selon les documents, les firmes chinoises ont tenté de vendre des armes, notamment des lance-roquettes et des missiles portables sol-air. Il y serait apparemment mentionné que la livraison pourrait s’effectuer via des pays tiers en Afrique. Une réunion de ventes s’est tenue à Pékin à la mi-juillet, alors que le régime du colonel Kadhafi était au bord de l’effondrement. Cette rencontre a donc eu lieu après l’adoption en février d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, comportant un embargo sur les ventes d’armements à la Libye. Jiang Yu, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a admis que des entreprises chinoises avaient contacté des officiels du gouvernement Kadhafi. Cependant, le gouvernement chinois n’était pas conscient de ces tentatives et aucun contrat n’a été conclu, a-t-elle affirmé.

    (Radio Japon international, le 06-09-2011)

    Une société allemande soupçonnée d’avoir fourni des armes aux forces libyennes en violation de l’embargo…

    La justice allemande enquête sur de possibles ventes d’armes illégales au défunt dictateur Moammar Kadhafi, qu’aurait effectué la firme allemande Heckler & Koch, selon deux journaux allemands, dimanche. Le parquet de Stuttgart enquête sur une éventuelle livraison illégale à la Libye de plusieurs centaines de modèles du fusil d’assaut G36, celui dont l’armée allemande est équipée. Lors de la conquête de Tripoli, les rebelles libyens ont retrouvé de nombreux fusils d’assaut de ce type dans la résidence du dictateur tué jeudi à Syrte. Or, en raison d’un embargo sur les ventes d’armes, les troupes fidèles à Kadhafi n’auraient pas dû se trouver en possession de ces fusils.

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 24-10-2011)

    Les armes destinées aux insurgés libyens détournées au profit de groupes terroristes

    Des organisations terroristes auraient commandé des missiles sol-air à des trafiquants d’armes libyens…

    Des responsables des services de sécurité égyptiens mettent en garde contre l’augmentation du trafic d’armes, en provenance de la Libye, à destination du Sinaï et de la bande de Gaza. Un trafic qui s’est considérablement renforcé depuis la chute du régime de Moammar Kadhafi. Le Washington Post rapporte que des missiles de type sol-air ont été saisis par les services de sécurité égyptiens alors qu’ils étaient en route pour le Sinaï. Un ancien officier supérieur des services de renseignement égyptiens estime que les organisations terroristes palestiniennes de Gaza ont commandé ces missiles
    à des trafiquants d’armes libyens.

    (Kol Israël, le 14-10-2011)

    Selon Claude Guéant, l’armement destiné aux insurgés libyens à déjà transité en partie jusqu’au Sahel…

    Le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, met en garde contre le renforcement de l’arsenal des groupes terroristes qui sévissent au Sahel se réclamant d’Al-Qaïda. Selon lui, l’armement destiné aux combattants libyens a déjà transité en partie jusqu’au Sahel.

    (Médi-1, le 04-05-2011)

    Selon le New York Times, les armes parachutées par la France aux insurgés libyens auraient été détournées…

    La rumeur courait depuis quelques jours : les armes que la France dit avoir parachutées début juin aux rebelles libyens du Djebel Nefoussa n’apparaîtraient nulle part sur le champ de bataille. Elles auraient disparu. Or voilà que le New York Times publie une enquête qui accrédite cette rumeur. L’envoyé spécial du quotidien américain écrit ceci : « Au cours des deux semaines d’interviews avec des combattants, aucun n’a dit qu’il avait vu les fusils et les mitraillettes que la France dit avoir livrés aux rebelles au printemps. Chaque homme dit que son fusil a été pris sur le champ de bataille. Beaucoup se demandent qui, parmi leurs leaders, a gardé ou détourné ces armes ».

    (La voix de la République islamique d’Iran, le 23-07-2011)

    Les organisations terroristes pourraient profiter du chaos libyen pour se procurer des lance-missiles…

    Selon les déclarations faites à la presse jeudi par la porte-parole du département d’État des États-Unis, Victoria Nuland, les réserves de matériel chimique et nucléaire libyen seraient en sécurité, mais la possibilité existe de voir des lance-missiles portatifs antiaériens transportés hors du pays.
    L’administration du colonel Kadhafi aurait mené un programme nucléaire jusqu’en 2003. Elle s’est également constituée une réserve d’armes chimiques. D’après Mme Nuland, les États-Unis ont localisé les lieux de stockage du matériel d’armement chimique et du Yellowcake, une forme d’uranium concentré, dont disposait le régime et ce matériel serait en sécurité. Toutefois elle a fait part des inquiétudes de son administration concernant les lance-missiles portatifs. La porte-parole a affirmé que les États-Unis travaillaient avec le Conseil national de transition et les pays voisins de la Libye, afin de s’assurer que les armes en question ne tombent pas entre de mauvaises mains. De nombreux pays ont renforcé leurs contrôles relatifs au commerce de lance-missiles, craignant que les organisations terroristes profitent du chaos actuel en Libye pour acquérir des armements avec lesquels elles pourraient s’en prendre à des avions civils. (Radio Japon international, le 26-08-2011)

    Renseignor N° 718, 22 avril 2012

    Tags : Libye, Sahel, terrorisme, Syrie, France, armes,

  • Wikileaks : Le Maroc utilise les accords commerciaux avec la France pour attirer son soutien dans le conflit du Sahara Occidental

    Le premier câble de l’Ambassade des États-Unis cite un accord de 3 milliards d’Euros pour Sarkozy, comme la politique française sur le Sahara Occidental penche vers la position marocaine. Parmi les accords signés par Sarkozy il y a l’accord sur le nucléaire avec l’OCP, le pilleur marocain de phosphates. (Office Chérifien des Phosphates)

    « Lors de la visite, Sarkozy et son entourage ont conclu des accords commerciaux et ventes militaires, dont une frégate navale, pour presque 3 milliards d’euros, », remarque l’ambassade dans le document daté du 29 octobre 2007, en relation avec la visite de Sarkozy au Maroc. La lettre constitue le premier document de l’ambassade des États-Unis sur le Sahara Occidental révélé par le site Web controversé Wikileaks.

    La lettre mentionne spécifiquement l’accord signé par le groupe nucléaire français Areva et la Compagnie Nationale des Phosphates (OCP). L’accord consistait à extraire l’uranium du acide phosphorique marocain.

    L’OCP pratique l’extraction minière au Sahara Occidental occupé, en violation du droit international comme décrit dans l’opinion légal de l’ONU du 2002. La compagnie nationale OCP extrait du phosphate au Maroc et au Sahara Occidental.

    Au même temps, l’ambassade des États-Unis a remarqué que Sarkozy, à travers ses affirmations, avait agacé les représentants du peuple Sahraoui:

    « Les réflexions de Sarkozy sur le Sahara montrent comme la France se place vers la position marocaine et ont été accueillies comme telles par la plupart de journaux marocains, qui ont caractérisé les remarques du président comme une avanée de la politique française sur la question du Sahara. (nous comprenons que les dirigeants du Polisario aient protesté contre les réflexions de Sarkozy) », note l’ambassade des États-Unis à Rabat dans la première lettre confidentielle sur le Sahara Occidental publiée aujourd’hui sur Wikileaks.

    Le Maroc occupe illégalement le Sahara Occidental, prétendant qu’il fait partie de son propre territoire. Aucun pays au monde reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, une revendication qui a été rejetée de façon catégorique par la Cour Internationale de Justice en 1975.

    WSRW

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, France, TGV, LGV, Nicolas Sarkozy,

  • Maroc : Karim Bouzida, serait-il derrière la disparition de Le Soir Echos et Actuel?

    Paru pour la première fois en février 2009, Le Soir échos est repris en janvier 2010 par NextDayNews, représentée par Saâd A. Tazi.

    Le 30 août 2013, avec le numéro 1399, Le Soir Échos suspend sa parution. Officiellement, pour causes financières.

    Selon cette note confidentielle de Karim Bouzida, ses publications n’étaient pas conformes aux intérêts du Maroc, notamment ses écrits sur la France. Ceci pourrait être la raison derrière les autorités d’étouffer le magazine économiquement en lui privant sa part de publicité.

    Dans cette note révélée par le hacker Chris Coleman, Bouzida dénonce le caractère incendiaire des articles de ce média sur la France. C’ëtait au mois de mai 2010.

    Le magazine francophone Actuel était Édité par Logique Presse, filiale du holding 7 Médias fondé par Rachid Tlemçani (président-directeur général de H2Dev)2, ce magazine se voulait le porte-parole d’un Maroc moderne, dynamique et tolérant. Son slogan était « l’esprit ouvert ».

    Le premier numéro d’Actuel est paru le samedi 30 mai 20093 et le dernier le 5 janvier 20134. Sa cessation d’activité, annoncée par communiqué, a été ainsi expliquée : « [L]a fermeture du magazine est due à un contexte d’exploitation très difficile depuis trois ans. Les annonceurs achètent moins d’espaces publicitaires et la presse papier est remise en cause par le développement des médias sur Internet.

    Les deux magazines ont cessé leur publications presque à la même date et pour les mêmes raisons : la main du Makhzen dévoilée par cette note.

    Texte de la note

    Note d’information

    Traitement du sujet France par LE SOIR ECHOS et ACTUEL

    Nous constatons que les deux supports LE SOIR ECHOS et ACTUEL adoptent systématiquement des positions critiques à l’égard de la France et ce sur tout les registres (politique, économique, social…).

    Nous soulignons qu’une telle couverture, qui se caractérise à de nombreuses reprises par une grande virulence, est susceptible de créer des crispations dans les relations entre les deux pays alliés. A plus forte raison venant de supports auxquels l’imaginaire collectif prête de la proximité avec de hauts décideurs du Royaume.

    Dans ce qui suit nous présentons quelques exemples d’articles illustrant cette attitude vis-à-vis de la France sur les deux supports.

    ACTUEL :

    • Editorial / « L’UMA avant l’UPM ». 17 au 23 avril 2010.

    • Editorial / « Discrimination positive ». Parlant des écoles relevant des missions étrangères, l’éditorialiste affirme que le modèle scolaire dans l’Hexagone est « en pleine déconfiture ». 27 mars au 2 avril 2010.

    • Editorial / « Ascenseur bloqué ». L’éditorialiste évoquant le sujet des expulsions affirme « La politique initiée par Nicolas Sarkozy témoigne en vérité d’un formidable aveu d’impuissance ». 13 au 19 mars 2010.

    • Dossier en Une / « Cette France qu’on n’aime pas », « Eric Besson, ministre des expulsions, né à Marrakech », « Bleu, Blanc, Beurk ».

    • Article en Une / « Essais nucléaires : Les français nous ont-ils irradiés ? ». « France-Maroc : le dossier explosif des essais nucléaires ». 16 au 22 janvier 2010.

    • Fait divers Société / « Marrakech : Arnaques franco-françaises ». Article affirmant que les touristes sont les victimes toutes désignées des escroqueries de leurs compatriotes. 9 au 15 janvier 2010.

    • Information Brève / « Protectorat français au Maroc ». Commentant l’information sur la tenue d’un colloque sur le protectorat le journaliste affirme « Histoire de revenir sur les exactions telles que les terres spoliées, le clientélisme ambiant, le soutien à la féodalité et au népotisme qui a confisqué le pouvoir au profit des notables, sans oublier les milliers de marocains tués pendant cette période ». 14 au 20 novembre 2009.

    • Dossier en couverture / « Nom : Aicha Mokhtari, Décédée : le 15 août 2009, Motif visa refusé. Jusqu’à quand ? ». L’éditorial sur le même sujet est intitulé « Une double faillite » 12 au 18 septembre 2009.

    • Information Brève / Soulignant que Veolia a failli à ses obligations dans le cadre du dossier de transport à Rabat et estime que le Maire est en droit de lui retirer l’agrément. 12 au 18 septembre 2009.

    • Reportage Société / « France, la galère des étudiants marocains ». 1er au 28 août 2009.

    • Histoire Société / « Les oubliés de la république ». Article sur les anciens combattants marocains. 25 au 31 juillet 2009.

    • Information Brève / « Francophonie, Israël veut être de la partie ». L’hebdomadaire insinue le soutien de la France pour cette candidature. 13 au 19 juin 2009.

    LE SOIR ECHOS :

    • Editorial / « Niqab ». L’éditorialiste affirme « Au sud, mais quand même au nord de chez nous, la France, sous la houlette de son fébrile président, se lance sur ce le même sujet ». 3 mai 2010.

    • Article / « France : La grogne des mineurs marocains ». 22 avril 2010.

    • Article / « Marchés des énergies renouvelables : Borloo vient en éclaireur ». Le journaliste affirme « Rarement, un ministre français, surtout dans le gouvernement Sarkozy, a été aussi élogieux envers le Maroc, son roi et son gouvernement. De telles déclarations peuvent être interprétées comme un témoignage d’amour et de respect pour le Maroc. Mais, en politique, rien n’est gratuit. » 26 avril 2010.

    • Article / « France régionales : Vote-sanction confirmé contre Sarkozy ». 23 mars 2010

    • Article / « France : 25 gendarmes interviennent pour… des enfants qui jouent à la guerre! ». 17 mars 2010.

    • Article / « Mahmoud Abbas en France ». Le journaliste affirme « Bernard Kouchner a plaidé pour la proclamation immédiate d’un Etat palestinien et a été désavoué par Nicolas Sarkozy ». 24 février 2010.

    • Article / « Affaire Mcili : Volte-face de la justice française ». 12 février 2010.

    Article / « Affaire Mcili : Volte-face de la justice française ». 12 février 2010.

    Tags : Maroc, France, Karim Bouzida, Le Soir Echo, Actuel,

  • France : Exception

    Annoncée il y a quelques semaines par le gouvernement français comme la réforme de retraite la plus équitable et universelle en date, la réforme des retraites présentée par le Premier ministre fait de plus en plus la part belle aux exceptions.

    Des exceptions qui justement devaient être gommées mais qui aujourd’hui apparaissent comme autant des défaites du gouvernement d’Emmanuel Macron, incapable de rester ferme sur les changements décidés.

    En effet, face à la contestation, et conformément au cap fixé par Édouard Philippe, le gouvernement a accepté de réaliser plusieurs aménagements de sa réforme des retraites. «On a toujours dit qu’un système universel, ce n’est pas un système uniforme», avait notamment déclaré le Premier ministre.

    Des concessions ont déjà été faites par l’exécutif à différents corps de métier.

    Du côté de la SNCF, le gouvernement a repoussé l’entrée des cheminots dans le nouveau système, qui concernera les personnes nées à partir de 1985 pour les conducteurs au statut, contre 1975, pour une bonne partie de la population, et celles nées à partir de 1980 pour les sédentaires au statut.

    L’âge de départ sera par ailleurs «remonté très progressivement en tenant compte de la durée passée au statut», selon Jean-Pierre Farandou, patron de la SNCF.

    Pour les salariés de la RATP, un calcul des droits acquis fin 2024 sur les six derniers mois avec un coefficient avantageux est proposé et des discussions sur la pénibilité doivent avoir lieu. Pour autant, ces propositions n’ont pas suffi à amadouer la majorité des syndicats, privant Macron de la trêve de Noël appelée de ses vœux.

    Les gendarmes, pompiers, surveillants pénitentiaires ou contrôleurs aériens ont rapidement vu confirmer leur droit à des départs anticipés à 57, voire 52 ans, au titre de leurs «fonctions dangereuses», les policiers se sont mobilisés de leur côté pour obtenir des garanties de l’exécutif.

    «Dès lors qu’ils occupent des fonctions régaliennes de protection de la population et compte tenu des dangers auxquels ils sont exposés, les policiers continueront à bénéficier des dérogations à l’âge de départ à la retraite», a assuré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Soit la possibilité d’ouverture des droits à 52 ans et un départ à la retraite à 57 ans.

    Face à une mobilisation d’ampleur dans l’éducation, le gouvernement a promis de revaloriser les salaires des enseignants, opposés au calcul de leur retraite sur l’ensemble de leur carrière, contre les six derniers mois actuellement. Le niveau des pensions doit être «sanctuarisé» et les revalorisations nécessaires mises en place progressivement à partir de 2021.

    Les syndicats, qui manquent d’éléments concrets, seront reçus par le ministre de l’Éducation nationale la semaine du 13 janvier. Du côté du personnel soignant, en étendant aux fonctionnaires le «compte pénibilité»,
    réservé aux salariés du privé, et en prenant mieux en compte le travail de nuit, 20 à 30 % des infirmières et aides-soignantes pourront partir avant 62 ans, et, au mieux, à 60 ans, assure l’exécutif.

    Ainsi, plus les jours passent et plus la liste des «concessions» et des «exceptions» s’allonge, ôtant à cette réforme sa prétention première d’universalité devant mettre tous les travailleurs français sous le même régime. C’est ainsi un nouveau coup manqué pour Macron qui voit durant son mandat se dérouler la grève la plus longue de l’histoire en France, une grève dont on ne voit par ailleurs toujours pas le bout et qui finit par émailler la fermeté présentée d’abord par le gouvernement.

    Le jour d’Algérie, 31 déc 2019

    Tags : France, Gilets Jaunes, réforme des retraites, SNCF, RATP, transports publics,

  • Carlos Ghosn disposait d’un double de son passeport français

    TOKYO (Reuters) – Les autorités japonaises permettaient à Carlos Ghosn de disposer d’un double de son passeport français dans un boîtier verrouillé alors qu’il était placé en résidence surveillée, rapporte jeudi la chaîne de télévision publique NHK, apportant un éclairage sur la manière dont l’ex-patron star a réussi à quitter le Japon.

    Les procureurs menaient jeudi une perquisition au domicile de Carlos Ghosn à Tokyo, a indiqué par ailleurs NHK, trois jours après que le patron déchu de Nissan et Renault est parvenu à s’enfuir au Liban alors qu’il était assigné à résidence dans l’attente de son procès en 2020.

    Deux membres de l’entourage de Carlos Ghosn ont dit mercredi à Reuters que l’ancien patron star de l’alliance Renault-Nissan avait été aidé dans sa fuite par une société privée.

    Dans un bref communiqué rendu public mardi, Carlos Ghosn a justifié sa fuite par le traitement qui lui était réservé et a dénoncé une justice japonaise “partiale”.

    Les autorités japonaises n’ont pas officiellement commenté jusqu’à présent la fuite de l’ancien président de Nissan, qu’elles accusent de malversations financières lorsqu’il était à la tête du constructeur japonais. Carlos Ghosn clame son innocence et dénonce un complot visant à l’évincer de Nissan.

    Des représentants à Beyrouth ont fait savoir que Carlos Ghosn, qui possède les nationalités française, libanaise et brésilienne, était entré légalement au Liban muni d’un passeport français.

    Cependant l’un des avocats japonais de l’homme d’affaires a déclaré qu’ils disposaient des trois passeports (français, libanais et brésilien) de leur client, conformément aux termes de son placement en résidence surveillée à Tokyo en avril dernier.

    Il apparaît toutefois que Carlos Ghosn s’était vu délivrer un passeport français de rechange, a rapporté NHK en citant des sources non identifiées, et qu’il en disposait dans les mois qui ont précédé sa fuite.

    D’après la télévision publique japonaise, citant ces sources, l’ancien patron de Nissan était “tenu” d’être muni d’un passeport depuis mai dernier, sans donner plus de détails.

    Au Japon, les ressortissants étrangers doivent se déplacer en permanence munis de leur passeport ou d’une pièce d’identité délivrée par un gouvernement.

    Les avocats de Carlos Ghosn conservaient la clé permettant d’ouvrir le boîtier dans lequel se trouvait le double du passeport français de leur client, a déclaré NHK.

    Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du cabinet de l’avocat de Carlos Ghosn.

    Reuters, 2 jan 2020

    Tags : Carlos Ghosn, renault, Japon, Liban, Turquie, France, évasion,