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  • Algérie – EAU : Délire

    par Abdelkrim Zerzouri

    Qui parlerait de voyages et de visas par ces temps de pandémie ? Avec des frontières aériennes, terrestres et maritimes fermées depuis le 17 mars 2020, les Algériens ont quasiment oublié les voyages à l’étranger et les demandes de visas font partie du cadet de leurs soucis quotidiens, mais il se trouve que certains médias étrangers, relayés par des sites électroniques et des réseaux sociaux, tentent de faire du bruit, ces derniers jours, en annonçant que les Emirats arabes unis (EAU) ont suspendu la délivrance des visas aux ressortissants algériens, au même titre que ceux de douze autres pays. Une annonce qui s’avère une vraie «fake news», car l’information a été catégoriquement démentie à travers un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères (MAE), confirmant que les hautes autorités émiraties avaient, également, certifié que «le document comprenant le nom de l’Algérie est faux et a été relayé par des parties aux intentions malsaines».

    Quand on se fatigue à falsifier la vérité, en traficotant un document émanant d’une institution officielle des Emirats arabes unis (EAU), juste pour le malin plaisir d’ajouter l’Algérie sur une liste de 12 pays, qui fait état d’une suspension de la délivrance de visas d’entrée aux EAU pour leurs ressortissants, alors que les Algériens sont loin de s’intéresser, pour le moment, à cette destination, on comprend mieux ce que visent les «intentions malsaines» de ceux qui ont relayé l’information. Il y en a, bien sûr, ceux qui sont tombés dans le panneau de cette «fake news», notamment certains sites électroniques locaux, mais pour les médias étrangers, il s’agit bel et bien d’une vile manœuvre qui chercherait à ternir l’image de l’Algérie sur le plan international.

    L’Etat des Emirats arabes unis, qui est sorti de son silence pour affirmer que le document comprenant le nom de l’Algérie est faux, selon le communiqué du MAE, ne s’est pas exprimé pour le cas des douze autres pays concernés. Est-ce à dire que les EAU ont effectivement suspendu le visa aux ressortissants de ces pays, parmi lesquels figureraient le Pakistan, l’Iran, la Libye, le Yémen, la Syrie, l’Irak, la Somalie, le Kenya et l’Afghanistan, ainsi que les Tunisiens célibataires ? Si l’Algérie a pu obtenir un démenti de la part des hautes autorités émiraties, au moins deux autres pays ont fait savoir, selon des officiels du ministère pakistanais des Affaires étrangères et de la Présidence tunisienne, qu’ils cherchent, sans y parvenir, à obtenir une confirmation officielle des autorités des Émirats arabes unis à cet égard.

    Et, ce flou qui entoure cette mesure déteint automatiquement sur ses causes profondes. Est-ce en raison de la «deuxième vague de Covid-19», comme le pense le ministère des Affaires étrangères pakistanais, ou par soucis sécuritaires, selon d’autres affirmations ? Certainement que le Covid-19 n’aurait rien à voir avec cette mesure, parce que cela aurait concerné de nombreux pays et conduirait ce pays fermer carrément ses frontières, puisque la circulation active du virus est planétaire, reste le souci sécuritaire, qui semble plausible. Ce dernier serait lié, selon des agences de renseignement, à la normalisation des relations entre les EAU et Israël, qui aurait augmenté la menace d’attentats terroristes contre les intérêts des deux pays. Ainsi, on comprendrait mieux pourquoi certains se délectaient, des sites marocains notamment, de voir l’Algérie sur cette liste, nourrissant le délire de provoquer son isolement sur le plan international.

    Le Quotidien d’Oran, 28 nov 2020

     

    #Algérie #EAU #EmiratsArabesUnis #Visa

  • Gouyette: «Les propos de Macron sur l’Algérie ont été « mal compris»

    L’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, s’est exprimé, ce mercredi 25 novembre 2020, sur les dernières déclarations du président français, Emmanuel Macron, dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique dans lequel il a déclaré qu’il « ferait tout » pour « aider » le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour que la transition en Algérie réussisse.

    Intervenant sur la radio web « Radio M« , le diplomate français a apporté des précisions concernant l’entretien d’Emmanuel Macron à Jeune Afrique. « La façon dont s’est exprimé le président français à propos de l’Algérie n’a pas été vraiment bien comprise », a-t-il dit ne ajoutant que « la perception que nous avons observé ici de ces propos ne correspond pas vraiment à ce qu’il a voulu dire ».

    «Je crois que le président attache une grande importance à la relation avec l’Algérie », a indiqué l’ambassadeur de France qui a ajouté que Macron « considère que nous pouvons refonder cette relation, la relancer sur des bases saines et positives, pour pouvoir faire beaucoup de choses ensemble dans tous les domaines ».

    La campagne de boycott es produits français n’a pas eu d’impact»

    L’ambassadeur de France en Algérie, M. François Gouyette a affirmé que les appels au boycott des produits français qui se sont multiplié après les propos du président Emmanuel Macron sur et le droit de caricaturer le prophète Mohamed (QSSSL), a échoué grâce à sa forte présence sur le marché algérien.

    Intervenant sur l’émission « OFFSHORE »,le diplomate français avance avoir constaté que la compagne a fait l’enfeu: «Il ya eu quelques déclarations qui ont été faites,mais en réalité, les observations faites par nos services économiques notamment nos chambres de commerce , il n y a pas eu véritablement d’impact ».

    L’ambassadeur affirme qu’il s’agit sans aucun de la qualité des produits français et à leur très grande familiarité auprès des algériens.

    «Cela rassure, et c’est une manière d’illustrer la très grande proximité entre nos deux pays. On considère que la France a vis-à-vis de l’Algérie des sentiments de distance ou de condescendance, je veux rappeler sur quoi est fondé notre politique vis-à-vis de l’Algérie: Ni ingérence ni indifférence. Ça n’a jamais été dans l’agenda du président de s’ingérer dans les affaires de l’Algérie qui est un pays souverain dont nous respectons beaucoup l’indépendance ».

    Echourouk Online, 26 nov 2020

     

    Tags : #France #Algérie #Macron

    France, Algérie, Macron, 

  • Algérie : Les angles de l’ingérence

    par Abdelkrim Zerzouri


    Si vous êtes étranger, occupant un poste de responsabilité gouvernementale, parlementaire ou quelconque acteur politique, mieux vaut ne prononcer aucun mot d’appréciation de la situation en Algérie. Parce que, tout ce que vous direz sera retenu contre vous. Vous n’échapperiez pas à la levée de boucliers d’une partie des Algériens, ou de l’autre, qui criera à l’ingérence dans les affaires intérieures de leur pays, selon le positionnement de votre appréciation ou déclaration.

    Le Président français Emmanuel Macron a fait les frais de cette sensibilité des Algériens après ses déclarations lors d’un entretien accordé à l’hebdomadaire ‘Jeune Afrique’, où il affiche sa parfaite entente avec le Président Tebboune, saluant son « courage » et promettant de « faire tout son possible pour l’aider » dans la « période de transition » que traverse le pays. C’est quasiment toute l’opposition qui s’est levée en un concert de dénonciations, qualifiant cette sortie du président français d’ingérence dans les affaires intérieures du pays, d’une entrée par effraction dans le débat intérieur du pays, de distribution de certificat de légitimité et autre déni au peuple qui revendique ses droits. Certains jugent même que cette intervention du président français remue les douleurs d’un passé commun dont les plaies ne sont pas encore refermées.

    C’est ce qu’on retiendra de cet entretien, où des questions pas de moindre importance, pourtant, ont été abordées mais reléguées au second plans, dont la restitution du patrimoine africain, la fin du franc CFA, la lutte contre le terrorisme et les relations entre la France et l’Afrique décrite comme une relation d’amour. Une histoire d’amour, forcément, avec ses chagrins, ses instants de bonheur, ses jalousies, ses lunes de miel et ses divorces. Cela n’est pas sans rappeler le tollé général provoqué par la résolution du Parlement européen, voté au mois de novembre 2019, qui demandait aux autorités algériennes de mettre un terme à la répression du Hirak et d’avancer sur le chemin de la démocratie.

    La résolution en question, qui avait été introduite à l’initiative de l’eurodéputé français Raphael Glucksmann, avait suscité une cascade de critiques et de dénonciations en Algérie, des partis du pouvoir et des deux Chambres du Parlement, qui ont condamné une « ingérence flagrante dans les affaires internes du pays ». Une autre face du lynchage médiatique de celui qui oserait s’ingérer dans les affaires internes du pays. Est-ce qu’on ne fait pas trop en dépensant vainement plein d’énergie ? Le refus de l’ingérence étrangère serait une réaction, somme toute, logique si elle ne divisait pas tant le pays sur le plan interne. C’est une marque de grande faiblesse du front interne que de se taire devant une ingérence et dénoncer une autre, quand elle arrange ses petites affaires politiques. Et, il faudrait encore s’attendre, dans les prochains jours, à une autre avalanche de critiques à l’issue de l’organisation par le Parlement européen, ce jeudi 26 novembre, d’un débat en plénière portant sur « la détérioration de la situation des droits de l’Homme en Algérie », qui sera sanctionné par un vote en plénière.

    N’est-il pas temps de régler les violons sur une même note quand il s’agit de réagir aux ingérences étrangères ? Sinon, on ne serait pas plus avancé que des pays qui vivent de terribles épreuves en se blottissant sous les bras « protectrices » d’une ingérence ou d’une autre, selon les penchants des mains tendues. Ne sait-on pas que de la sorte, on ne changerait rien à l’estime réciproque entre les présidents algérien et français, on ne changerait pas sa volonté au président français de se rapprocher de l’Algérie dans ce qui porte intérêt à son pays, et qu’on ne ferait pas changer le vote du Parlement européen sur les libertés fondamentales, les droits de l’Homme en Algérie, sans nous changer nous-mêmes ?

    Le Quotidien d’Oran, 26 nov 2020

     

    Tags #Algérie #France #Ingérence #Macron 

  • Vidéo : En 1963, le roi du Maroc a demandé à l’Algérie de faire de Tindouf une base pour attaquer la Mauritanie

    A l’occasion de la décision de Hassan II et Mokhtar Ould Dadah d’envahir le territoire du Sahara Occidental, le défunt président Houari Boumediène est intervenu devant la Chambre de Députés algériens pour expliquer la position de son pays par rapport au conflit qui vient d’exploser à ses frontières avec l’ancienne colonie espagnole.

    Boumediène révéla que le roi Hassan II avait demandé à l’Algérie, en 1963, de lui permettre de faire de Tindouf une basse pour attaquer la Mauritanie. En échange, le Maroc proposait de reconnaître ses frontières avec l’Algérie.

    “J’étais parmi ceux qui se sont opposé à la proposition marocaine. Jamais je n’accepterai que cette trahison soit commise au nom de la Révolution algérienne”, a-t-il dit.

    “J’ai dit ces mots à Mokhtar dans la ville de Béchar. J’ai dit que la politique du trône vise à avaler toute la région. De même que nous avons refusé hier que Tindouf soit une base pour frapper la Mauritanie indépendante, aujourd’hui nous accepterons et ouvrirons nos bras aux femmes sahraouies, aux enfants sahraouis, aux vieillards sahraouis, qui sont massacrés et dont le sang a été versé au nom de la religion et au nom de la patrie”, a-t-il ajouté.
     
    “Il s’agit d’un peuple tout entier qui a échappé de l’enfer de la mort, du massacre, du bombardement avec des bombes de Napalm livrés par l’armée française à l’armée marocaine et qui ont été utilisées à Oum Dreiga”, précise-t-il.

    Tags : Mauritanie, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Polisario, Mokhtar Ould Daddah, 

    #SaharaOccidental #Maroc #Mauritanie #Algérie

  • Quelle paix pour le Maghreb et le Sahel ?

    Sur le dossier malien, de plus en plus de dirigeants à travers le monde admettent le bien fondé de l’approche d’Alger sur la question du Mali. De fait, la communauté internationale suggère au président malien de transition d’«intensifier» le dialogue avec les populations du nord du pays qui rejettent le terrorisme. Ce discours insistant d’une grande majorité des acteurs diplomatique est véritablement une victoire pour la paix dans la région. C’est aussi un succès indiscutable de la diplomatie algérienne qui a été, pendant longtemps, seule à défendre le principe du dialogue avec les forces politiques hostiles à la présence de l’Aqmi et du Mujao dans la région. On retiendra à ce propos la position ferme du président français Emmanuel Macron qui a clairement affirmé qu’on ne discute pas avec les terroristes.

    Avec l’adhésion de la France à la stratégie préconisée par l’Algérie, le spectre de l’afghanisation du Sahel s’éloigne et l’espoir d’une issue moins coûteuse en vies humaines et qui préserve véritablement l’unité nationale du Mali est de mise. Il faut dire qu’à travers l’ancienne puissance coloniale de la région de l’Afrique de l’Ouest, le message est on ne peut plus clair et il faudra s’attendre à ce que les pays membres de la CEDEAO changent d’avis et abandonnent l’option du tout militaire dans la gestion de la crise malienne.

    Mais le dialogue politique inter-malien ne doit pas signifier le maintien du statu quo. Et pour cause, la situation de ni guerre ni paix au Sahel ne profite pas aux forces de la paix, mais arrange prioritairement les affaires des groupes terroristes activant dans la région. Dans un état de flou comme celui qui caractérise le nord du Mali, des organisations mafio-terroristes à l’image de l’Aqmi et du Mujao déploient leur influence et leur maîtrise du terrain.

    Aussi, il est plus qu’important, pour les Maliens, de parvenir le plus tôt possible à un accord solide pour en informer les populations du nord, au motif de leur présenter une autre issue que la soumission au joug des groupes terroristes. C’est avec les Maliens principalement que l’essentiel de la lutte terroriste doit se faire. Ces derniers ont besoin d’un cadre mobilisateur pour passer à l’acte.

    Le même scénario est peut être en train de se mettre en place en Libye. La paix dans ce pays est désormais à portée de main. Ceci pour dire la victoire politique des partisans de la paix impose à tous les acteurs une lutte politique intense. Il reste cependant un autre point chaud dans la région qu’est le Sahara occidental que le Maroc a allumé à dessein. C’est dire que la paix au Maghreb est un objectif qui est encore loin d’être atteint.
    Par Nabil G.

    Tags : Algérie, Sahel, Mali, Maghreb,

  • Algérie : Toufik, Tartag et Saïd Bouteflika seront rejugés

    Neuf mois après la condamnation en appel de Said Bouteflika, Atmane Tartag et le Général Toufik, ainsi que Louisa Hanoune, le procès va être refait. La décision a été prise hier par la Cour Suprême qui a renvoyé l’affaire à la Cour de justice militaire de Blida qui devra rejuger l’affaire avec un nouveau jury.

    Dans son verdict prononcé le 11 février dernier, le juge de la cour militaire de Blida avait prononcé une peine de 15 ans de prison ferme aussi bien à l’encontre de Saïd Bouteflika, conseiller et frère de l’ancien-président de la République, qu’à l’encontre de Mohamed Mediène, dit Toufik, et d’Athmane Tartag, dit Bachir, tous deux généraux à la retraite des services de renseignements et de sécurité et accusés de « complot contre l’Etat ». Louisa Hanoune, quant à elle, a été condamnée à trois ans de prison avec sursis, dont neuf mois de prison ferme qu’elle a purgés à la prison civile de Blida jusqu’à sa sortie le soir même du verdict.

    L’allègement de la peine de la secrétaire générale du PT est dû à la requalification des faits qui lui sont reprochés dans cette affaire de «faits commis dans une enceinte militaire et qualifiés par la loi de crimes de complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité militaire et de complot contre l’autorité de l’Etat», selon les termes du communiqué du tribunal militaire de Blida. En première instance, Louisa Hanoune a été condamnée, le 25 septembre 2019, à 15 ans de prison ferme. Mais après requalification des faits qui lui sont reprochés, passant de «crimes de complot (…)» à «non dénonciation d’une réunion suspecte» à laquelle elle était présente en compagnie de Saïd Bouteflika et du général Toufik, sa peine s’est vu allégée.

    «La majorité des membres de la chambre de conseil se sont prononcés contre les charges de «complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité militaire et de complot contre l’autorité de l’Etat». Ils se sont ensuite prononcés pour l’inculpation de Louisa Hanoune pour «non dénonciation d’une réunion suspecte», avait encore précisé la Cour militaire de Blida.

    En décidant de renvoyer l’affaire une seconde fois, la Cour Suprême reconnaît donc que les peines prononcées n’étaient pas à la hauteur des accusations. Cela peut s’expliquer également par des manquements à la procédure ou à l’apparition de nouveaux éléments dans l’enquête. Ce qui est certain, c’est que l’ensemble des prévenus ont fait appel du jugement de la Cour de justice militaire de Blida.

    Akli Ouali

    L’Est Républicain, 21 nov 2020

    Tags : Algérie, Toufik, Tartag, Saïd Bouteflika,

  • L’Algérie et la Russie ont signé un contrat pour la fourniture de chasseurs furtifs Su-57

    “Le ministère algérien de la Défense, dans le cadre des négociations avec l’armée russe, est parvenu à un accord sur l’achat des derniers chasseurs russes Su-57 (…). Le contrat correspondant a déjà été signé par les deux parties”, rapporte le site russe Avia.pro, citant la publication d’information Polit Russia.

    14 avions furtifs de cinquième génération seront donc fournis à l’Algérie.

    Un an plus tôt, les médias avaient déjà rendu compte des intentions de l’Algérie d’acheter un grand lot d’avions de combat russes, parmi lesquels figuraient également des chasseurs furtifs Su-57, mais la confirmation de cela n’apparaissait que maintenant.

    «Le ministère algérien de la Défense a signé un contrat pour l’achat à la Russie d’environ 14 chasseurs lourds Su-57 de nouvelle génération. Cela fait de l’Algérie le premier client étranger des nouveaux combattants du Kremlin après leur entrée en production en série en juillet 2019», indique Polit Russia, en référence à l’édition américaine de Military Watch.

    L’achat de chasseurs furtifs Su-57 pourrait permettre à l’Algérie de devenir l’une des meilleures forces aériennes de tout le continent africain, souligne la même source.

    Le Su-57 est un avion de combat de 5e génération, le premier développé par la Russie. Il s’agit donc d’un appareil performant à la fois furtif, aérodynamique et doté d’une intelligence artificielle. Autre avantage de taille : la vitesse de l’avion. Il supplante le Rafale français et le F-35 américain, avec une pointe à 2 600 km/h, une vitesse ascensionnelle de 21 000 m/minute et un champ d’action de 1 750 à 1 800 km.

    Selon le constructeur sa maniabilité en vol est exceptionnelle.

    Algérie1, 21 nov 2020

  • Sahara Occidental : Le soutien de l’Algérie, peuple et gouvernement, réaffirmé

    RENCONTRE DE SOLIDARITé ET D’APPUI AUX SAHRAOUIS : Le soutien de l’Algérie, peuple et gouvernement, réaffirmé

    Lors de son intervention à l’ouverture de la rencontre de solidarité et de soutien au peuple sahraoui, organisée par le Rassemblement national démocratique (RND) à son siège à Alger, le secrétaire général du parti, Tayeb Zitouni, a réitéré le soutien de son parti et de tout le peuple algérien au peuple sahraoui qui lutte pour son indépendance contre un occupant qui fait fi de toutes les résolutions onusiennes portant le droit du peuple sahraoui à son autodétermination. M. Zitouni a appelé, en outre, l’Onu à assumer ses responsabilités pour imposer le respect du cessez-le-feu entre les parties en conflit, ainsi que la relance de la mission de la Minurso dont le rôle est justement l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du Sahara occidental pour libérer la dernière colonie en Afrique.

    Prenant la parole, l’ambassadeur sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, a, après avoir salué le soutien indéfectible de l’Algérie pour la cause sahraouie, rappelé que le peuple sahraoui est un peuple pacifique, qui a à plusieurs reprises soulevé pacifiquement les violations marocaines contre ses citoyens, terres et ressources, mais aucune partie n’a fait quoi que ce soit pour stopper les agressions marocaines.

    « La récente offensive marocaine est la goutte qui a fait déborder le vase. Le peuple sahraoui a réagi violemment pour défendre ses terres et son peuple. Une réaction qui a surpris l’occupant qui cherche à présent une sortie, du moins, honorable, en affirmant qu’il est pour le cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités. Mais nous avons été trahis par le passé, lors de la signature du premier cessez-le-feu en 1991 alors que tous les pronostics militaires plaidaient en notre faveur à cette époque. Maintenant que ce cessez-le-feu est rompu, après l’agression marocaine, les choses vont sûrement bouger et ça va déboucher inévitablement sur la tenue du référendum », a-t-il déclaré lors de son intervention. De son côté, le président du comité algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Saîd Ayachi, a rappelé que l’Algérie est également visée du fait que l’agression marocaine est à un jet de pierre de nos frontières, et que ce pays occupe illégalement un territoire qui ne relève pourtant pas de sa souveraineté. Et les nombreuses résolutions internationales reconnaissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination en est la parfaite illustration sur le caractère illégal de cette occupation.

    L’intervenant tient le Maroc pour responsable du blocage du processus de paix dans la région, affirmant que c’est Rabat qui sape la Minurso qui est chargée d’organiser le référendum. Et la nomination d’un nouvel envoyé spécial de l’Onu tarde à venir, alors que sans cet émissaire onusien les négociations entre les deux parties ne peuvent pas reprendre car c’est lui qui a la charge de redynamiser ce processus.

    « Depuis 29 ans, les Sahraouis ne cessent d’alerter l’opinion internationale sur les fulgurantes violations marocaines dans les territoires occupés mais aucune partie n’a réagi pour les condamner.

    Et après la récente agression à Guerguerat, le peuple s’est révolté pour défendre son intégrité territoriale », a-t-il affirmé, tout en endossant l’entière responsabilité de cette escalade à l’Onu, et au Conseil de sécurité qui n’ont pas assumé leurs responsabilités dans ce conflit.

    La représentante du Réseau des journalistes algériens de soutien au peuple sahraoui (CJASPS), Karima Bennour, a, pour sa part, souligné le rôle prépondérant de la corporation dans la défense des droits des Sahraouis, et de tous les peuples opprimés de par le monde à travers les révélations au grand jour de toutes les souffrances infligées à ce peuple frère qui, pourtant, ne revendique d’un droit international qui est le droit à l’autodétermination pour le peuple sahraoui. Un droit, a-t-elle ajouté, que les journalistes doivent défendre et adopter pour soutenir toutes les causes justes comme celle du peuple sahraouie.
    B. O.

    Le Courrier d’Algérie, 19 nov 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Algérie #Polisario #Maroc

  • Algérie : La main pyromane débusquée

    19 PERSONNES ARRÊTÉES DANS UN RÉSEAU AUX RAMIFICATIONS INTERNATIONALES DERRIERE LES FEUX DE GOURAYA, À TIPASA : La main pyromane débusquée

    Les conclusions de l’enquête sur les incendies de forêt survenu durant la nuit du 6 au 7 novembre dernier, à Gouraya dans la wilaya de Tipasa en particulier, ont été rendues publiques hier par le procureur de la République près le tribunal de Cherchell, Kamel Chenoufi, à savoir :

    D’abord, ce qui était un doute dans la piste privilégiée par l’enquête s’est avéré être effectivement un acte criminel commis délibérément par un groupe d’action qui a mis le feu aux poudres et agissant à l’instigation d’individus résidents à l’étranger. Autrement, les incendies de Gouraya étaient prémédités par ce réseau criminel qui allait provoquer le chaos.

    Cette enquête a été confiée aux deux brigades de la Gendarmerie nationale de Gouraya et de Cherchell en coordonation avec la Police judiciaire et la Sûreté de la wilaya de Tipasa.
    Un total de 19 suspects ont été arrêtés et mis à la disposition de la justice pour la poursuite de l’enquête judiciaire. Après les premières investigations, le procureur de la République a ordonné les services de sécurité d’arrêter les personnes suspectées pour acte criminel délibéré. Au terme des conclusions des investigations, il a été constaté que les incendies, ont le propre d’un réseau national qui dispose de ramifications complices à l’étranger.

    Selon les explications données hier, en conférence de presse, par le Procureur, Kamel Chenoufi, ce réseau est scindé en quatre groupes. Le premier est composé de trois personnes, dont les motivations déterminées ont conclu qu’elles ont volontairement mis le feu dans la forêt de Gouraya dans le but de déstabiliser l’Algérie et l’ordre public. Ces personnes ont agis à l’instigation d’individus se trouvant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pour accomplir leur méfait, les pyromanes ont utilisé des bouteilles de gaz butane et dont les actes ont été pris en photo par les criminels eux-mêmes. Des téléphones portables ont été également saisis auprès des 19 suspects, dont un appareil a été débusqué grâce aux recherches de la police dans un lieu gardé secret par le suspect, comme expliqué par le Procureur. Dans les mêmes lieux, des documents de nature administrative ont été également récupérés. Les investigations ont permis aussi de découvrir des échanges de messages (sms) sur les téléphones portables des suspects. Ces derniers étaient en contact avec leur commanditaire à l’extérieur du pays comme l’a révélé la PJ dans la recherche des signes de traçabilité des échanges entre les deux parties.

    L’un des suspects en question a été identifié lui qui procédaient à un transfert illicite d’argent en devise via Western-union. Pour la deuxième catégorie, elle est composée de huit membres. Ce sont eux qui ont mis le feu pour provoquer les dégâts sur les biens publics et particuliers causant la mort de deux personnes et la blessure de plusieurs autres citoyens.

    Quant à la troisième, elle est composée de cinq membres, lesquels ont délibérément mis le feu à leurs maisons pour … aspirer à des aides de l’Éat. Autrement, des escrocs qui allaient passer pour des victimes des incendies.

    Le quatrième groupe était composé par des semeurs de troubles qui, profitant de la situation, ont agis sur les réseaux sociaux pour appeler les citoyens à la révolte et à l’attroupement dans le but de déstabiliser l’ordre public.

    Il va sans dire que ces instigateurs qui ont voulu mettre le feu aux poudres ont fait appel à une campagne d’intox sur internet à l’effet de provoquer le chao.

    Au titre des poursuites judiciaires engagées pour acte criminel, les trois premiers groupes sont accusés de « destruction de biens, atteinte à la sécurité publique et mise à feu provoquant destruction de biens publics et d’autrui et mort de personnes. Le quatrième groupe a été accusé d’incitation à attroupement à l’effet que les citoyens investissent les administrations publiques pour créer une situation d’anarchie. Toutes les personnes arrêtées sont déférées devant le juge enquêteur pour la poursuite des investigations liées à cette affaire criminelle. Elles sont mises sous mandat de dépôt alors que des complices sont en fuite à l’intérieur (2 personnes) comme à l’extérieur (4 personnes) du pays. Ces instigateurs sont accusés de complot contre l’État.
    Farid Guellil

    Le Courrier d’Algérie, 17 nov 2020

    Tags : #Algérie #pyromane #incendies

  • Maghreb : La région a besoin de paix

    La sortie de crise dans le dossier libyen semble enregistrer d’importantes avancées qui coulent dans le sens d’une sortie de crise négociée et loin de la tension qui a marquée ce pays il y a quelques mois. De plus en plus, l’ONU semble avoir bien repris les choses en main et mène une politique de rapprochement entre les différents acteurs libyens qui se plient au jeu de la négociation et des pourparlers.

    Comme préconisé par l’Algérie, la sortie de crise ne peut se faire que par les Libyens eux-mêmes, et loin des différentes ingérences de certains pays qui n’ont d’autres soucis, dans leur agenda, que de servir leurs intérêts, quitte à sacrifier ceux des Libyens. Mais la tendance a bien changé aujourd’hui, et les Libyens se parlent directement et semblent tous privilégier une sortie de crise venant de l’intérieur du pays.

    Et le dernier développement notable dans ce dossier a été l’annonce faite ce vendredi par l’ONU sur l’accord trouvé par les négociateurs libyens sur la date des élections qui a été fixée au 24 décembre 2021. Une avancée majeure quand on sait que jusque là, chacune des parties en conflit ne pensait régler la crise qu’à travers la supériorité militaire et l’appui des forces étrangères.

    Et il faut convenir que ce sont les meilleures nouvelles que l’on enregistre dans ce pays depuis un peu plus de neuf longues années. Une bonne nouvelle pour la Libye, mais aussi pour toute la région sahélo-maghrebine qui a été gravement impactée par ce conflit, qui a vu l’implantation de plusieurs groupes terroristes qui menaçaient sérieusement la paix dans la région.

    Mais en face de ces importantes évolutions dans le dossier libyen, il reste regrettable que dans la même région, des apprentis sorciers à l’image du Maroc font tout pour maintenir la région dans un état d’instabilité et de dangers permanents, avec leur politique aventurière et guerrière qui posent plusieurs questions, sur le jeu malsain que joue Rabat dans la région.

    Le Maroc se place clairement comme un acteur déstabilisateur du Maghreb et doit de ce fait être condamné avec la plus grande vigueur par la communauté internationale qui doit mettre fin à la politique guerrière et déstabilisatrice de ce pays qui veut détourner l’attention sur ses multiples problèmes internes, quitte à menacer sérieusement la paix dans la région.
    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 16 nov 2020

    Tags : Afrique du Nord, Algérie, Maroc, Libye,