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  • Algérie : Les enjeux d’un scrutin

    Moment de vérité, aujourd’hui dimanche, pour le projet de révision constitutionnelle, le chantier phare du chef de l’État pour en avoir fait un de ses engagements majeurs, il y a presque une année, à l’occasion de l’élection présidentielle du 12 décembre dernier.

    M. Kebci – Alger (Le Soir) – Sauf que ce rendez-vous référendaire que ses partisans ont présenté, lors de la campagne référendaire comme étant l’aboutissement et la consécration des revendications du mouvement populaire du 22 février 2019, cet événement intervient dans un contexte bien particulier avec la conjugaison de facteurs qui risquent fort bien de l’entacher. À commencer par la situation sanitaire du pays induite par la pandémie du coronavirus.

    Alors qu’il y a quelques semaines, l’on pensait au début de la fin de cette crise, avec, notamment des mesures de déconfinement initiées par le gouvernement, voilà que les contaminations à ce terrible virus reprennent depuis quelques jours leur ascension, avec des situations que l’on dit graves dans bien de wilayas du pays. D’où l’interrogation légitime quant au respect du protocole sanitaire retenu à l’occasion de ce référendum, protocole sanitaire qui, pour rappel, a été foulé aux pieds lors de la campagne référendaire y afférente ayant pris fin mercredi dernier à minuit. Il y a, ensuite, l’invitée de la toute dernière minute, la maladie du chef de l’État, contraint à une évacuation, mercredi dernier au soir, en Allemagne pour des examens approfondis.

    Ce qui contraindrait, donc, Abdelmadjid Tebboune à manquer vraisemblablement ce rendez-vous auquel il tenait tant quand on sait qu’il le considérait comme étant la pierre angulaire de son vaste chantier d’une Algérie nouvelle. Il y a, enfin, le tout dernier paramètre, le processus de réforme constitutionnelle en lui-même qui n’agrée pas grand monde de par aussi bien son contenu que sa forme. Il faut se rappeler que dès son lancement à la mi-janvier dernier, le projet a subi la désapprobation de nombre d’acteurs politiques et associatifs.

    D’abord dans sa forme puisque le comité d’experts chargé par le chef de l’État de rédiger ce projet d’amendement constitutionnel n’a pas été du goût de certaines voix, notamment du camp islamiste qui «accuse» l’équipe pilotée par Dr Ahmed Laraba de «laïque» avant d’émettre des réserves à certaines dispositions retenues dans la mouture finale. D’où, d’ailleurs, leur appel à voter contre ce projet. Ceci au moment où des partis du camp démocratique, notamment, et des acteurs de la révolution du sourire désapprouvent le projet dans sa nature même, eux qui estiment que «seul un processus constituant» est à même de consacrer véritablement les revendications portées par le mouvement populaire du 22 février 2019. Ce qui justifie leur rejet de cette consultation référendaire de ce dimanche qu’ils appuient, aussi, par une réalité autre que celle promise par les promoteurs de ce projet qu’ils présentent comme la panacée à tous les problèmes soulevés. Avec une répression qui touche des acteurs du mouvement populaire et une réduction des espaces d’expression. Autant de données qui confèrent, donc, au référendum d’aujourd’hui, un enjeu de taille, celui du taux de participation avec, encore une fois, la hantise d’un taux d’abstention important. Il faut préciser que les opérations de vote qui concernent 24 475 310 électeurs, ont été entamées, jeudi dernier, pour les bureaux itinérants, pour concerner, depuis hier samedi, notre large diaspora établie à l’étranger.

    Le Soir d’Algérie, 1 nov 2020

    Tags : Algérie, constitution, référendum,

  • Des produits agricoles algériens arrivent à Zouérate (Mauritanie)

    Selon le site Mourassiloun, plusieurs camions chargés de fruits et légumes sont arrivés à la ville mauritanienne de Zouérate en provenance de l’Algérie.

    La même source indique que oplusieurs sources ont relayé la nouvelle du mouvement des camions entre l’Algérie et la Mauritanie suite à la fermeture de la brèche du Guergarate par des activistes sahraouis et l’interdiction du passage aux véhicules.

    Mourassiloun rappelle que suite à la fermeture dudit passage, les fruits et légumes sont devenus rares dans les marchés mauritaniens et une “folle montée” de ses prix.

    “Les marchés mauritaniens s’approvisionnent essentiellement des produits agricoles importés du Maroc et de l’Espagne”, conclue-t-il.

    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, Algérie, El Guergarate,

  • Algérie : Le vote pour le changement

    Le moment de vérité est venu pour contribuer à la consolidation des fondements de la nouvelle Algérie, sûre et prospère, imprégnée des valeurs novembriennes et au service des droits citoyens. Sur arrêté de l’Autorité nationale indépendante et sur demande préalable des délégués de wilaya, la caravane a pris le départ de Tindouf et Illizi pour permettre aux populations des zones éloignées et éparses d’accomplir leur devoir électoral dans des conditions de régularité et de sécurité sanitaire, favorisées par le déploiement des représentants de l’Anie et la présences des équipes médicales.

    Dans les représentations diplomatiques et consulaires, le scrutin peut également être avancé de 120 heures, en collaboration avec leurs représentants pour assurer un bon déroulement de la consultation référendaire. Le coup d’envoi est donné pour faire du rendez-vous historique du 1er novembre 2020 «une date témoin» de l’expression libre et souveraine de la volonté populaire, manifestement déniée par les relais de la bande qui tentent par tous les moyens de stopper la nouvelle Algérie du dialogue inclusif, marquant toutes les étapes du projet constitutionnel, de tolérance et de fraternité.

    Par-delà la dimension symbolique, le scrutin de tous les enjeux traduit un attachement aux valeurs de liberté, de justice et d’unité qui constituent le socle de la glorieuse Révolution que le peuple algérien se prépare à célébrer le jour même où il est appelé à se prononcer sur son destin. Fort de son engagement indéniable pour le changement et de sa capacité de surmonter les épreuves les plus difficiles, traduites par le sens du civisme et du sursaut patriotique qui a caractérisé le hirak populaire, il ne fait pas l’ombre d’un doute que la riposte citoyenne sera à la hauteur des nouveaux défis pour barrer la route aux aventuriers de tous bords, aux partisans d’une transition des plus incertaines et aux adeptes de la fitna dont les conséquences tragiques sont douloureusement vécues dans la région et le monde arabe, happés par la déferlante chaotique.

    Il s’agit, par bulletins de vote interposés, d’immuniser l’Algérie de la grandeur, de la justice sociale et de la stabilité. La voie plébiscitaire, attendue à la faveur d’une mobilisation massive de la classe politique, des personnalités nationales, des organisations patronales et syndicales et de la société civile, pose les jalons du renouveau démocratique qui place le choix populaire au cœur de l’édifice institutionnel.

    L’Algérie nouvelle sera indéniablement l’Algérie des institutions nationales légitimes, de la classe politique à «représentativité réelle», de la jeunesse et de la société civile érigée en partenaire majeur dans la gouvernance politique et économique.

    Horizons, 30 oct 2020

    Tags : Algérie, Constitution, référendum,

  • L’Algérie dénonce le deal derrière la libération des ôtages au Mali

    200 terroristes libérés au Mali contre rançons
    L’Algérie dénonce

    Le ministère de la Défense nationale a rendu public hier un communiqué assez détaillé d’ailleurs dans lequel on apprend qu’un dangereux terroriste, « Mustapha Derrar » a été arrêté avant-hier à Tlemcen par les services de sécurité. Il se trouve que ce terroriste n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de quelqu’un qui a été libéré au mois d’octobre au Mali dans le cadre d’une opération donnant/ donnant entre les autorités maliennes et le GSIM (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans).

    Selon le communiqué du ministère de la Défense l’arrestation du terroriste algérien est « menée suite à une surveillance permanente dudit criminel, depuis son entrée sur le sol national jusqu’à la collecte des renseignements relatifs à ses mouvements suspects ».

    Le terroriste Derrar, révèle encore le communiqué du MDN avait rallié les groupes armés en 2012, soit une présence dans les maquis de huit ans ; avant d’être libéré au début du mois d’octobre, « suite aux négociations menées par des partis étrangers ayant abouti à conclure un accord via lequel plus de 200 terroristes, précédemment arrêtés pour des faits de violence ont été libérés. »

    En fait, le communiqué du MDN, tout en informant sur la mise hors d’état de nuire de ce dangereux terroriste et faisant valoir aussi la vigilance de nos services de sécurité, veut surtout dénoncer le troc honteux intervenu entre les autorités maliennes (derrière lesquelles se profile l’ombre des autorités françaises) et les groupes terroristes. On apprend en effet, à travers le communiqué qu’une « rançon conséquente a été versée aux groupes terroristes contre la libération de trois otages européens dont l’humanitaire française Sophie Petronin et l’ex candidat à la présidentielle malien Soum lia Cissé.

    Visiblement heurté par ce marchandage, le MDN n’y est pas allé de main morte pour qualifier ces pratiques (remises de rançons) de juste « inadmissibles » et « contraires aux résolutions de l’ONU incriminant le versement des rançons aux groupes terroristes. Ce qui est de nature rappelle, à juste titre le MDN à entraver « mes efforts de lutte contre le terrorisme et le tarissement de ses sources financières ».

    La doctrine officielle de l’Algérie, défendue dans les forums internationaux, c’est la non remise des rançons aux terroristes pour tarir leurs ressources qui leur permettent d’acheter des armes et perpétrer des actes de violence. Officiellement, les pays européens sont sur la même longueur d’onde que l’Algérie, partageant avec elle la nécessité de combattre le terrorisme, mais dans les coulisses vont-ils à contre sens de leurs engagements en acceptant de payer des rançons pour obtenir la libération de leurs citoyens, otages des terroristes ? Et c’est précisément le cas pour l’humanitaire française Sophie Petronin, détenue depuis 7 ans par les groupes armés de Iyad Ag Ghali et pour laquelle la France a dû payer pour obtenir sa libération comme l’ont laissé entendre à demi-mot la plupart des médias français.

    H.Khellifi

    L’Est Républicain, 29 oct 2020

    Tags : Algérie, Mali, ôtages, rançons, Sahel, terrorisme,

  • Algérie : Procès en appel de Tahkout et cinq anciens ministres concernés

    Après deux reports consécutifs, le procès de Mahieddine Tahkout s’est ouvert hier à la cour d’Alger. Ce jugement est considéré comme une seconde chance offerte à l’homme d’affaires qui avait déjà été condamné à seize ans de prison par le tribunal de Sidi-M’hamed.

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Cette forte peine a été assortie d’une amende de 8 000 000 DA que Tahkout est sommé de payer en cas de confirmation de la sentence par la cour d’Alger. Toutes ses sociétés, poursuivies en qualité de personnes morales, ont été aussi condamnées à payer une amende dont le montant s’élève à 309 milliards DA pour compenser les pertes occasionnées au Trésor public.

    Tahkout sera donc amené à convaincre la cour devant laquelle il se présente avec des arguments supplémentaires pour tenter d’obtenir une réduction de la première peine à laquelle il a été condamné. Le fait n’est pas impossible, puisque l’on a plusieurs peines de hauts responsables réduites au cours des différents procès qui se sont succédé ces dernières semaines. Cela a été notamment le cas pour Abdelghani Hamel, ex-patron de la DGSN, qui a vu ses 12 ans réduits à 10, et pour Ouyahia qui a vu sa peine passer de 15 ans à 12 ans dans l’affaire de Sovac.

    Comme Ali Haddad, Mahieddine Tahkout sera cependant auditionné à partir du pénitencier de Babar, à Khenchela, où il a été transféré en août dernier pour des raisons qui demeurent encore inconnues. Le premier jour de l’ouverture de ce procès n’a rien apporté de nouveau pour l’instant.
    La cour a entamé les traditionnelles entrées en matière en milieu d’après-midi. Les avocats ont naturellement défilé pour présenter les vices de forme recensés dans les dossiers de leurs clients, et ce n’est que vers 16h que les premières auditions ont été entamées par le président du tribunal qui a commencé par appeler à la barre l’ancien directeur de l’Etusa.Les questions auxquelles il a été soumis sont liées à l’achat de bus pour le transport universitaire à l’entreprise Tahkout et les raisons de ce choix. Les inculpés qui défileront à la barre durant les prochains jours sont nombreux. Pas moins de cinq anciens ministres figurent dans la liste.

    Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Abdelghani Zaâlane, Youcef Yousfi et Amar Ghoul comparaîtront aussi pour octroi d’indus avantages. Le procès reprendra lundi prochain.
    A. C.

    Le Soir d’Algérie, 29 oct 2020

    Tags : Algérie, Tahkout, Ali Haddad, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Abdelghani Zaâlane, Youcef Yousfi, Amar Ghoul,

  • Algérie : Les hôpitaux en alerte

    Les structures sanitaires, du moins celles qui sont habilitées à accueillir et à prendre en charge les malades Covid-19, sont en alerte, en prévision d’une augmentation soudaine et significative du nombre de contaminations. Le ministre de la Santé, qui s’est réuni samedi dernier avec les responsables des établissements sanitaires de la capitale, dans le but de tout mettre en œuvre pour faire face à une hausse brutale des cas Covid-19, a instruit les directeurs des principaux hôpitaux concernés par l’épidémie de se tenir prêts à toute éventualité.

    Selon le docteur Mohamed Bekkat Berkani, qui a assisté à la réunion en sa qualité de membre du comité scientifique de suivi de l’épidémie du coronavirus en Algérie, la situation est déjà compliquée à Alger où des hôpitaux sont saturés et donc dans l’incapacité de recevoir de nouveaux cas. Les responsables des structures hospitalières comme le CHU Mustapha Pacha, le CHU Béni Messous ou l’hôpital Nefissa Hamoud (Hussein Dey) ont été instruits de procéder à une réaffectation de plusieurs services et prendre des mesures organisationnelles adéquates, afin d’être disposés à prendre en charge le surplus de patients, le cas échéant. Dans plusieurs hôpitaux du pays, la remobilisation des moyens logistiques et des personnels est donc à l’ordre du jour.

    Il y’a lieu de préciser que la situation épidémiologique ne cesse de s’aggraver de jour en jour, dans un contexte marqué par un relâchement quasi-généralisé de la part des citoyens dans le respect des gestes barrières. La tendance haussière des contaminations pour le 6èmejour consécutif le démontre et les multiples appels à une prise de conscience lancés par les autorités sanitaires illustrent l’inquiétude montante. Le bilan communiqué hier par le porte-parole du comité scientifique a fait état de 276 nouveaux cas confirmés de coronavirus et 7 décès.

    La situation est de plus en plus instable faisant craindre le pire avec la reprise des cours dans les collèges et les lycées, sans oublier le rendez-vous électoral programmé le 1er novembre prochain. Preuve qu’elle est préoccupante, à l’hôpital de Boufarik, le service des maladies infectieuses affiche complet depuis une dizaine de jours. Selon son responsable, le professeur Mohamed Yousfi, « il n’y a plus de place au niveau de l’hôpital pour accueillir les malades atteints de la Covid, les lits de tous les services Covid sont occupés. Aujourd’hui, on a été obligé de transférer les malades vers d’autres hôpitaux de la wilaya de Blida.

    Alors qu’il y a quinze jours, l’hôpital affichait un taux d’occupation autour de 30 à 40% ». Le ministère de la Santé, qui s’attend à une demande accrue de lits d’hospitalisation, semble déterminé à prendre les devants avant que les structures hospitalières ne soient dépassées, en mettant la pression sur les responsables, qui à leur tour, vont solliciter un personnel soignant au bord de la rupture, obligé de maintenir la mobilisation quelles que soient les circonstances. Mais à quel prix ?

    Il est à signaler que toutes ces mesures pourraient s’avérer insuffisantes, sans un sursaut des citoyens, dont le relâchement déplorable risque de mettre le pays dans une situation similaire à celle qui prévaut dans d’autres pays où la hausse des contaminations a amené les autorités à revenir aux dispositifs de confinement et de couvre-feu.

    Mohamed Mebarki

    L’Est Républicain, 27 oct 2020

    Tags : Algérie, coronavirus, covid 19, pandémie, confinement,

  • Les Occidentaux ont payé 30 millions d’euros pour libérer les otages au Mali

    Le terroriste dénommé Mustapha Derrar qui a été arrêté mardi, après une surveillance permanente depuis son entrée via les frontières, avait évoqué le montant de 10 à 30 millions d’euros en guise de rançon conséquente versée aux groupes terroristes accompagnée de la libération de plus de 200 terroristes contre la libération de trois otages européens.

    «En 2012 j’ai quitté l’Algérie, pour m’installer au Mali, j’ai rejoint les rangs des terroristes comme étant entraîneur d’enfants avec un tunisien. En janvier 2013 nous avions eu un accrochage avec les maliens et c’est là où j’ai été conduit en prison »,a-t-il dévoilé .

    Ce dernier affirme avoir purgé 7 ans dans une prison sise à 60 km de Bamako, avant d’aborder l’accord, via lequel 207 terroristes ont été libérés et une rançon conséquente a été versée aux groupes terroristes contre.

    «Entre 10 et 30 millions d’euros ont été versés au profit des groupes terroristes en guise de soutien, encouragement et d’aide pour l’acquisition d’armes », a-t-il dévoilé

    Le terroriste a notamment incité la jeunesse à faire preuve de retenue contre ces organisations fanatiques qui s’entretuent entre eux.

    Echourouk online, 29 oct 2020

    Tags : Terrorisme, rançon, ôtages, Sophie Pétronin, Mali, Sahel, Soumaïla Cissé, Moustapha Derrar, Algérie,

  • Algérie : L’urne du changement

    Après un long marathon de trois semaines, la campagne explicative sur le projet d’amendement de la Constitution prend fin aujourd’hui à minuit. Un long périple a conduit les différents animateurs de cette campagne aux quatre coins du pays où ils ont prêché la bonne parole et mis en exergue les points forts de cet amendement qui sera soumis au peuple algérien ce 1er novembre.

    Une campagne qui, il faut le noter, s’est déroulée dans les meilleures conditions possibles et où aucun incident, de quelque nature que ce soit, n’a été signalé.

    Les orateurs ont multiplié les sorties et les rencontres avec un auditoire de plus en plus nombreux qui a investi les salles où les leaders des partis politiques, les représentants de la société civile, les associations et les membres du gouvernement tenaient les meetings. La campagne a été le meilleur moyen pédagogique pour toutes ces forces afin de mettre en lumière les nouveautés qu’apportaient ces amendements et qui versaient toutes dans l’édification d’un nouveau modèle de gouvernance répondant aux attentes de millions d’Algériens désireux de voir les choses évoluer et changer dans le bon sens dans leur pays.

    Une Constitution, pour reprendre les discours des intervenants, qui « renforce les droits et les libertés comme et réduit le contrôle de l’administration sur les élus… répond à un important nombre des revendications du mouvement de protestation populaire du Hirak… pose les fondements de l’Algérie nouvelle et apporte du positif à l’égard de la jeunesse et de la femme… comporte des mécanismes qui permettent de construire une économie nationale prospère».

    Ce sont là, entre autres, les arguments avancés par les animateurs de cette campagne qui ont réussi, en grande partie, à mettre en relief les profonds changements qu’apporte cette novelle Constitution. Mais aujourd’hui, place aux seuls électeurs qui auront à se prononcer ce 1er novembre sur cette nouvelle mouture de la Constitution appelée à changer en profondeur les pratiques et les us politiques dans notre pays. Une

    Constitution sensée donner un nouveau départ au pays et garantir les droits fondamentaux du citoyen algérien qui veut voir les choses changer en profondeur dans son pays. Pour ce, le vote de ce dimanche est crucial pour l’avenir de l’Algérie et de tous les Algériens.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 28 oct 2020

    Tags : Algérie, 1er novembre, constitution, référendum, réformes,

  • Maroc : Le seul événement algérien partagé par la twittoma

    Le jour où le peuple algérien s’est levé contre le 5ème mandat du président Bouteflika, l’Algérie a attiré les regards de tous les marocains. Derrière cet intérêt de l’opinion publique marocaine se trouve, non pas des positions basées sur des principes démocratiques, mais le rêve de voir l’Algérie laisser tomber son soutien aux aspirations légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination e indépendance.

    Depuis l’élection présidentielle remportée par Abdelmajid Tebboune, les marocains ont laissé de s’intéresser à l’Algérie et de partager des Twits sur ce qui se passe dans le pays voisin de l’Est. Pourtant, il y avait des événements qu’on pourrait qualifier d’historiques et qui ont marqué la différence entre les dirigeants marocains et algériens. Pour la première fois, on voit dans un pays arabe des chefs de gouvernements, des ministres, des hommes d’affaires défiler devant la justice pour rendre compte de leurs méfaits liés à corruption, aunépotisme et au clientélisme.

    Il semble qu’au Maroc le fait de voir Saïd Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal pernocter en prison est un fait anodin. Les réformes apportées par la nouvelle Constitution algérienne semblent pas, non plus, attirer l’attention des marocains. Aucun de ces événements n’a mérité un twit de la part des braves journalistes et démocrates marocains. Du moins jusqu’à l’évacuation en Allemagne du président Tebboune. La nouvelle semble avoir réveillé les esprits des marocains qui l’ont vite relayée. Elle a ravivé leur vieux espoir de voir une relève susceptible de répondre favorablement à leurs ambitions expansionnistes. Notamment maintenant que le passage d’El Guergarate fait la une des journaux et les légumes marocaines pourrissent sur les routes du Sahara Occidental.

    Y a-t-il une chance que les marocains prient pour la rapide récupération de celui qui, à leurs yeux, incarne l’esprit du défunt président Houari Boumediène ? La réponse est bien connue de tous.

    Tags : Sahara Occidental, Algérie, Maroc, Front Polisario, Bouteflika, Hirak, Abdelmajid Tebboune,

  • Algérie : Le vote des expatriés en question

    par Abdelkrim Zerzouri


    Comment se comporteront les Algériens de l’étranger lors du référendum constitutionnel du 1er novembre ? Le vote des expatriés reste une inconnue à la veille de cet important rendez-vous. Les animateurs de la campagne référendaire, qui se sont fortement mobilisés durant trois semaines pour défendre avec force et argument le « Oui », n’ont pas manqué de souligner que le projet d’amendement constitutionnel soumis au référendum populaire le 1er novembre consacrera un rôle économique et social important à la communauté algérienne résidant à l’étranger, tout en préservant la dignité des vivants et celle des morts, qu’on ne pouvait même pas rapatrier pour les enterrer sur le sol de leurs aïeux.

    On rappelle également que l’exclusion de cette communauté par la Constitution de 2016, interdisant l’accès à certains postes de responsabilité aux binationaux (art. 63) notamment, ne sera qu’un mauvais souvenir d’une sombre période marquée par tant d’injustices. Déjà, bien avant l’avènement de la nouvelle Constitution, le président Tebboune a montré tout l’intérêt que porte le pays à ses enfants vivant à l’étranger. Mais quel écho tout cela devrait-il avoir ?

    Les électeurs de la communauté algérienne installée à l’étranger vont-ils répondre massivement à l’appel du devoir et exercer leur droit en exprimant leur choix entre le « Oui » et le « Non », ou va-t-on encore assister à une forte abstention qui nous rappellerait le faible taux de participation à l’élection présidentielle du 12 décembre dernier ? Les enjeux sont presque identiques, voire une continuation sur une même ligne pour poser le premier jalon de l’Algérie nouvelle, mais les sentiments seraient plutôt tempérés par rapport à la présidentielle, qui a connu de graves dérives qualifiées d’antidémocratiques par de nombreux observateurs.

    Les opposants à l’élection présidentielle ont tout fait, en effet, pour empêcher les expatriés de rejoindre l’urne, allant jusqu’à les intimider devant les portes des centres de vote, en sera-t-il de même ce 1er novembre ?

    Sur près d’un million d’électeurs recensés à l’étranger, seulement 8.69% ont voté à l’élection présidentielle du 12 décembre, un faible taux en partie dû au climat tendu créé par les opposants à cette élection, mais le rendez-vous du 1er novembre pourrait présenter un autre portrait de la participation des expatriés.

    Aucune élection ne ressemble à une autre. Et il y a également cette évolution dans les positions des électeurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, dont il faut tenir compte sur le plan des tendances à l’abstention, à la participation et au boycott. Reste que les paramètres disponibles ne permettent pas de sonder avec précision ces penchants. En raison de la crise sanitaire, qui rend très difficile, voire impossible, tout déplacement à l’étranger, aucun média n’a pris le pouls de cette communauté algérienne établie à l’étranger au sujet du référendum constitutionnel, ni aucune rencontre organisée à l’étranger par les animateurs de la campagne référendaire.

    Bien sûr, il y a les représentations consulaires, présentes sur place, qui peuvent jouer un rôle dans le sens de la sensibilisation au vote, mais rien n’a filtré à ce propos. Une discrétion totale entoure ce genre d’activité, si activité il y a. De toute évidence, on devrait attendre le 1er novembre pour être fixé sur le comportement de vote des Algériens en général, et les expatriés en particulier, dont la distance qui les sépare de leur pays a été distendue par la Covid-19, en sus d’autres facteurs qui diffèrent des conditions de déroulement du vote à l’intérieur du pays, à l’exemple des longues distances à parcourir pour rallier les centres de vote dans un contexte marqué par le reconfinement à travers de nombreux pays, particulièrement en Europe où se concentre un grand nombre d’électeurs.

    Le Quotidien d’Oran, 28 oct 2020

    Tags : Algérie, Constitution, 1er novembre, référendum vote, communauté algérienne,