Tag: #algérie

  • L’Algérie zappe le message adressé par le roi du Maroc au Président Tebboune

    L’Algérie zappe le message adressé par le roi du Maroc au Président Tebboune – Mohammed VI,

    DIA-15 décembre 2020: L’Algérie a carrément zappé le massage adressé par le roi Mohammed VI au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans lequel le souverain lui a souhaite un prompt rétablissement.

    Le message du souverain marocain n’a été diffusé par aucun média public algérien. Seuls certains sites privés ont repris l’information.

    « Votre allocution à l’adresse du peuple algérien frère dimanche a montré, Dieu soit loué, votre rétablissement », écrit le Roi dans son message, repris par la presse marocaine, mais ignoré par la presse algérienne.

    Le roi a exprimé à cette occasion sa « profonde satisfaction suite à l’amélioration de l’état de santé du Président Tebboune » et a « imploré Dieu de lui accorder un rétablissement rapide et complet, santé et longue vie ».

    le message du roi du Maroc est intervenu dans le sillage de l’annonce de ce même roi du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’entité sioniste. Son message coïncide aussi avec l’agression de l’armée de l’occupant marocain qui a transgressé le cessez-le-feu, alors que le président américain sortant, Donald Trump a violé toutes les résolutions de la légalité internationale concernant le Sahara Occidental.

    Ces résolutions stipulent l’illégalité de la présence marocaine sur le territoire sahraoui, notamment la résolution 34/37de l’Assemblée nationale de l’Onu promulguée en 1979 qui avait constitué une référence, voire la base des positions prises par l’ensemble des organisations et Cours internationales.

    Compte tenu de ce contexte, l’Algérie a ignoré le message du roi du Maroc qui aura trahi la Palestine et entend embraser la région de l’Afrique du Nord en créant des zones de tension et d’instabilité.

    Amir Hani

    DIA-Algérie, 15/12/2020

    #Algérie #Maroc #MohammedVI #Tebboune

  • Algérie-France : Le Président Tebboune reçoit un appel de d’Emmanuel Macron

    Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique de son homologue français, Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé et l’a informé, par la même occasion, que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à l’historien Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.

    “Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique du président de la République française, M. Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé”, précise le communiqué, ajoutant que “le Président Tebboune a remercié chaleureusement son homologue français pour l’intérêt qu’il lui a témoigné depuis son transfert médical en Allemagne, et lui a souhaité à son tour un prompt rétablissement”.
    Lors de cet entretien téléphonique, M. Macron a informé le Président Tebboune que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à M. Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, souligne la même source .
    Les deux chefs d’Etat ont convenu de reprendre contact, début 2021, pour aborder nombre de dossiers et de questions d’intérêts commun, notamment les questions régionales et la situation en Libye, au Mali et au Sahara occidental, conclut le communiqué la Présidence de la République.
    Le président Tebboune est toujours en convalescence en Allemagne. Il était apparu dimanche dernier pour la première fois depuis son transfert médicalisé en Allemagne le 28 octobre dans un message vidéo. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il était sur la voie de guérison et qu’il rentrera au pays d’ici trois semaines au plus tard.
    Pour sa part le président français, en isolement pour 7 jours suite à sa contamination au Covid-19 a rassuré avant-hier dans une vidéo sur son état de santé en postant une vidéo sur les réseaux sociaux. Pour sa part la présidence française a indiqué hier dans un bref communiqué que l’état de santé d’Emmanuel Macron était « stable » et que ses examens sont « rassurants ».
    En novembre dernier, le président français Emmanuel Macron, a couvert de louanges son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune dans un entretien à Jeune Afrique. «Je vous le dis franchement: je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux», a déclaré le chef de l’Etat français répondant à une question sur la situation politique en Algérie qui a connu une révolution citoyenne pacifique. Laissant entendre que le changement est un long processus qui nécessite de la persévérance et du courage politique Emmanuel Macron a affirmé qu’«on ne change pas un pays, des institutions et des structures du pouvoir en quelques mois». «Je ne suis jamais dans l’invective ni dans la posture du donneur de leçons. L’Algérie est un grand pays. L’Afrique ne peut pas réussir sans que l’Algérie réussisse», a déclaré le président français.
    Le Jeune indépendant, 20 déc 2020
    Tags : #Algérie, #France #Marcon #Tebboune #Mémoire #BenjaminStora #Colonisation
  • Un ex-ministre tunisien des AE s’en prend à l’Algérie

    Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi, a reçu vendredi dernier l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie, Azzouz Baalal, au siège de son département.

    Un communiqué publié par le département des Affaires étrangères tunisien révèle que “lors de cette entrevue, Othman Jerandi a affirmé que les relations tuniso-algériennes ne peuvent pas être affectées par les positions officieuses qui n’engagent en rien la Tunisie. Cette entrevue intervient suite aux déclarations de l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, qui a critiqué le rôle de l’Algérie dans l’affaire du Sahara occidental et la normalisation du Maroc avec Israël.
    Ahmed Ounaies a, pour rappel, dénoncé ce qu’il a qualifié de “rôle que joue l’Algérie pour alimenter une guerre contre le Maroc via le conflit avec le Polisario et en bloquant toute initiative pour la relance de l’Union du Maghreb”. Des propos qui ont suscité l’indignation des autorités algériennes. L’ambassadeur d’Algérie en Tunisie a transmis la réprobation de l’Algérie à l’égard de ces propos jugés “falacieux et irresponsables”.
    A cette occasion, le ministre des Affaires étrangères tunisien a transmis les félicitations du président Kaïs Saïed à son homologue Abdelmadjid Tebboune après sa guérison de la Covid-19, soulignant qu’il aspire à le recevoir bientôt en Tunisie, indique la même source.
    Le Jeune Indépendant, 16 déc 2020
    #Algérie #Tunisie #OthmaneJerandi #SaharaOccidental
  • près la Syrie, l’Algérie ?(*)

    par Maâmar Farah

    Il n’y a que les crédules qui continuent de croire en la sincérité de l’Occident lorsqu’il enfourche le cheval de la démocratisation de nos pays et s’inquiète des libertés dans nos sociétés ! Le prétendu «printemps arabe» est en train de livrer ses premiers résultats et ils ne sont guère réjouissants sauf pour les initiateurs de ce plan impérialo-sioniste dont l’objectif premier est de détruire toutes les potentialités de notre région, y stopper le développement économique et social, y installer régression et chaos, y brimer des populations qui, à peine sorties de dictatures modernes, se retrouvent muselées par des oligarchies religieuses d’un autre âge ! 
    Ces puissances veulent faire croire que ces «printemps» ont débouché sur la démocratie ! La réalité vécue par les pays touchés par la vague des révoltes montre, à l’évidence, que c’est plutôt l’inverse qui se produit. En une seule journée (mardi 21 février 2012), les informations en provenance du sud de la Libye indiquent qu’il y a eu 100 morts dans des combats fratricides. Est-ce que la grande presse dite libre en parle, elle qui nous intoxiquait quotidiennement durant la campagne libyenne de l’Otan ? 
    L’objectif est désormais atteint et les actuelles souffrances du peuple libyen, confronté à la loi des nouveaux seigneurs de guerre, n’intéressent personne ! Le grand chapiteau de la manipulation a été démantelé pour se fixer ailleurs, là où il y a encore un spectacle à donner : cette Syrie qui a tant résisté et qu’on veut détruire à jamais pour que s’ouvre enfin le chemin royal qui mène à Téhéran ! Où est la démocratie ? Où sont les promesses de développement économique et de justice sociale ? Nous ne voyons que la décomposition de la Libye qui ressemble de plus en plus à la Somalie ; nous ne voyons qu’une Égypte et une Tunisie affaiblies et livrées à des extrémistes que nous ne connaissons que trop bien, hélas ! Nous ne voyons que le pourrissement au Yémen et la destruction quotidienne de la Syrie ! Non, ce n’est pas un printemps ; c’est la fin de toutes les illusions, de tous les rêves des patriotes et des nationalistes qui ont livré des batailles héroïques contre l’impérialisme et ses serviteurs locaux ; c’est la fin des grands projets de modernisation basés sur le progrès social et l’acquisition de la science pour tirer nos pays de la misère et de la stagnation culturelle et les propulser dans leur siècle ! Et de quoi parle-t-on aujourd’hui ? D’agriculture ? D’industries ? De facultés ouvertes sur l’universalité ? De découvertes scientifiques ? De réformes pour plus de justice et plus de libertés ? Non, la prétendue révolution a mis au pouvoir des censeurs qui donnent libre cours à leur misogynie et à leur brutale haine contre la culture et les choses de l’esprit ! C’est l’obscurantisme qui s’installe partout et cet obscurantisme est le meilleur allié d’Israël et des forces qui le soutiennent et qui ne veulent pas d’un deuxième Irak avec des élites de très haut niveau, ni d’un développement économique et militaire qui sert les intérêts supérieurs de la Nation, un Irak d’ailleurs où il y a eu le plus d’assassinats de scientifiques depuis que le monde est monde ! Non, il n’y a jamais eu de «printemps arabe» ! C’est la saison la plus morne, la plus glaciale, la plus sombre qui s’annonce à l’horizon. Et il ne faut surtout pas penser que le plan de destruction des potentialités arabes en est à sa phase finale avec le front syrien. 
    Tout indique que la prochaine étape sera l’Algérie, pays qu’on a essayé de détruire dans les années 1990 et qui était, avec l’Irak, les premières cibles de ce plan. Hier, c’était l’Arabie Saoudite qui finançait les extrémistes ; aujourd’hui, c’est le Qatar, mais le scénariste est toujours le même ! Quand Bernard Henri-Lévy, le philosophe français qui a joué un rôle déterminant dans la guerre contre la Libye, commence à trop parler de notre pays, il ne faut pas prendre à la légère ses déclarations. Elles traduisent certes des prises de position politiques qui peuvent paraître sincères tant elles rejoignent celles de larges parties de l’opposition nationale, mais quand ça vient de ce bonhomme, il faut faire gaffe. Et deux fois mieux qu’une. Car ce penseur «libre et progressiste» a fini par reconnaître qu’il a agi en Libye en tant que Juif et «pour le sionisme !» Il l’a dit clairement et s’en est félicité mais c’est nous qui ne savons pas écouter, ni entendre ! Au cours des derniers jours, une chaîne israélienne, Info Live, a donné une information qui est passée inaperçue et qui montre que le danger est bien réel. Il a été dit que le Mossad s’est installé en force en Tunisie et qu’il a largement profité de l’après Ben Ali. Selon Slate, cette installation vise à créer des cellules locales qui vont agir aussi en Algérie ! 
    Nos amis d’une certaine bien-pensante élite branchée sur l’Occident et ses «vérités» peuvent dormir le temps qu’ils veulent. Ils ne verront que du feu car, pour eux, de telles informations relèvent d’une phraséologie dépassée ! Et de reprendre, en la raillant, l’histoire de la kasma FLN de Tissemsilt qui a exigé «le retrait immédiat et inconditionnel des troupes US du Vietnam». Les révolutionnaires ne rient pas : ils comprennent parfaitement ce langage ! Ils éprouvent même de la fierté à voir de petits militants d’une daïra de l’Ouarsenis – Tissemsilt n’était pas encore wilaya — se réunir pour témoigner leur solidarité aux héroïques combattants vietnamiens ! Il fallait avoir des convictions et une lucidité politique avérée pour le faire ! Et cela vaut mieux que les bavardages des perroquets qui répètent la leçon bien apprise auprès de leurs maîtres car, enfin, n’est-ce pas la kasma de Tissemsilt qui a fini par avoir raison puisque les troupes américaines ont quitté Saigon dans la débandade et la honte ?
    (…) Par l’image manipulée ou par les armes, ils sont prêts pour la phase active de la fragilisation de l’Algérie. Avec Al Jazeera, appelée à juste raison «Al Khenzira» (la cochonne) par certains confrères arabisants, l’affaire prendra une autre tournure et nous risquons de revivre les cauchemars libyen et syrien ! Ce n’est pas un scénario alarmiste ! C’est une éventualité guettée par plusieurs acteurs qui ne veulent pas que notre pays échappe à la destruction programmée et comme le peuple algérien n’a pas suivi la vague de 2011, toutes les opportunités sont bonnes pour rallumer la mèche. Il semble, cependant, que le cas algérien n’a rien à voir avec les autres. D’abord, c’est ici que le plan a commencé et il a été déjà mis en échec par l’ANP, les Patriotes et toutes les forces vives de la nation. Malheureusement, cette grande victoire militaire a été transformée en défaite politique. Au lieu de bâtir un ordre politique nouveau, démocratique et moderne, s’insérant dans les grands courants émancipateurs universels, le nouveau pouvoir de 1999 a jugé qu’il fallait remettre toutes les parties en conflit à égalité. Toute l’avancée politique et les grands acquis de ce que nous avons toujours appelé la «seconde révolution algérienne» ont été mis à plat. À tel point que nous nous retrouvons au point zéro ! Mais nous continuons de croire que les stratèges de la déstabilisation resteront prudents face à la seule force organisée dans ce pays, l’Armée nationale populaire, l’une des mieux équipées et des plus homogènes d’Afrique ! Toute aventure militaire sera pire perte de temps, d’hommes et de matériel ! Vous voilà avertis, néocolonialistes de tous bords ! L’Algérie est le plus grand pays de notre continent. Par la superficie, mais aussi par ses hommes qui savent s’unir face aux dangers extérieurs ! 
    Enfin, le veto sino-russe sur l’affaire syrienne a changé de fond en comble le cours des événements et précipité certainement la fin du plan impérialo-sioniste ! C’est la meilleure nouvelle de cet an 2012 qui a débuté dans le doute et qui s’annonce désormais sous le signe d’un rééquilibrage de la scène internationale profitable aux peuples du Sud qui ont besoin de vraie liberté, de progrès et de justice sociale et non d’armes, de destructions et de prêches incendiaires…
    M. F.
    (*) Chronique publiée le 23 février 2012 dans le Soir d’Algérie.
    P. S. : la suite de notre série sur la Chine est reportée à la semaine prochaine. J’ai pensé à republier cette chronique parce qu’elle décrit clairement, 9 ans à l’avance, la situation que nous vivons actuellement. Néanmoins, je pense qu’il n’y aura pas d’aventure militaire. Par contre, le travail de déstabilisation, signé du Mossad, va s’accélérer : il prendra la forme de troubles soudains, du regain du régionalisme, de l’utilisation de la démocratie et des droits de l’Homme comme armes de… destruction massive et probablement d’un nouveau terrorisme de type Daesh, etc. Le manuel des instigateurs des sales «printemps arabes» est prêt pour l’Algérie. Les sous aussi…
    Le Soir d’Algérie, 17 déc 2020
    #Algérie #Syrie 

  • Maroc : La tartufferie d’un roi

    Après avoir franchi le Rubicon, en accomplissant son troc infâme, son «altesse» notre voisin le roi et chef suprême du Makhzen, vient de récidiver à travers ses relais médiatiques attitrés, en affirmant : «Il est temps maintenant pour l’Algérie et le Maroc de construire le Grand Maghreb.» 

    Et sans retenue aucune, il est même fait appel aux « peuples pour transcender les clivages politiques ». Un adage populaire résume, on ne peut mieux, cette attitude : «Si tu n’éprouves pas de honte, alors, fais ce qui te plaît.»
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Western Sahara, Israël,
  • La Tunisie veut renouer avec l’Algérie

    Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a fait part de la pleine disposition de son pays à renforcer les relations bilatérales avec la Tunisie pour atteindre un partenariat stratégique global et durable, et ce lors de son entrevue, à Alger, avec le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Othmane Jerandi.

    Ainsi, le président algérien a insisté sur la nécessité de coordonner les actions en prévision des prochaines échéances bilatérales dont en premier lieu, la réunion de la 22e session de la grande commission mixte. Abdelmadjid Tebboune a également appelé à l’activation des différentes commissions sectorielles, selon le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères publié.

    De plus, le président algérien s’est félicité des relations personnelles qu’il entretient avec son homologue tunisien, Kais Saied, tout en soulignant la volonté commune de privilégier la concertation et la coordination sur des questions régionales et internationales d’intérêt commun. De son côté, Othmane Jerandi a fait part au président algérien de la profondeur des relations tuniso-algériennes, soulignant que la Journée de la Révolution algérienne est symbolique non seulement pour le peuple algérien mais également pour le peuple tunisien, compte tenu de l’histoire commune de la lutte pour libération nationale.

  • Tunisie – Algérie : Le silence n’est pas toujours d’or

    par Abdelkrim Zerzouri

    L’ancien Président « provisoire » de la Tunisie, Moncef Marzouki, n’en finit pas de régler ses comptes avec l’Algérie. A croire que ses sorties incendiaires contre l’Algérie sont inspirées par une rancune exagérée et une tendance à l’acharnement et à la vengeance que rien ne pourrait assouvir. Depuis qu’il a quitté le palais présidentiel de Carthage un certain 31 décembre 2014, Moncef Marzouki ne rate pratiquement aucune occasion pour sortir la grosse artillerie contre le pays voisin. Sa dernière attaque après les récents évènements d’El Guerguerat, particulièrement haineuse à l’égard de l’Algérie, « en déclin », selon son estimation, et qui « fait miroiter des illusions aux Sahraouis, détenus comme otages au service d’un choix politique biaisé », ne laisse aucun doute sur ses fonctions de défenseur zélé du Makhzen.

    Le politicien qui a quitté la scène politique, comme il le prétendait au lendemain de sa défaite aux élections présidentielles tunisiennes, n’en continue pas moins de s’exhiber dès qu’il s’agit de tirer à boulets rouges sur l’Algérie, reste un défenseur très échauffé des thèses marocaines, la marocanité du Sahara Occidental notamment.

    Pourquoi se fait-il l’avocat du Makhzen ? Il y aurait des sous et des dessous, en sus du fait que, selon des observateurs, Moncef Marzouki n’a jamais été en odeur de sainteté avec Alger, qui lui reproche d’être au service du Makhzen au détriment des intérêts des peuples de toute la région. C’est dans cette perspective qu’Alger a porté son soutien sur son rival, Caïed Essebsi, aux élections présidentielles tunisienne de 2014. Il gardera de cet épisode une profonde amertume, qui ne guérira pas avec le temps, vu ses positions toujours calomnieuses à l’égard des dirigeants algériens, et qui froissent l’amour-propre de tout le peuple algérien.

    Les propos de Moncef Marzouki, qui était invité d’une émission de télévision française, lors d’une récente rencontre par visioconférence au sujet des libertés et de la démocratie en Algérie, ont certainement influencé le dernier vote de certains parlementaires européen sur les atteintes aux droits de l’homme en Algérie. Et, dans la foulée, il n’a pas omis de soulever le dossier du Sahara Occidental, encore et toujours, appelant carrément les Sahraouis réfugiés dans les camps de Tindouf à la rébellion, pour se libérer du joug du régime algérien, avait-il lancé. Généralement, les sorties de Marzouki laissent indifférents les Algériens, mais cette fois-ci, le militant des droits de l’Homme, Mahrez Lamari, lui a répondu, considérant ses positions sur le Sahara Occidental comme un aveuglement qui vise à ignorer une réalité historique établie et maintes fois confirmée par la légalité internationale.

    Non sans l’interpeller directement sur sa campagne haineuse contre l’Algérie. Est-ce un prélude à la fin des positions réservées de l’Algérie face à cette inlassable guerre médiatique menée par Marzouki contre l’Algérie ? A suivre ses interventions cycliques contre l’Algérie, on comprend également qu’il a une dent contre ce pays qui a refusé de cautionner l’initiative présentée, en 2012, soit dit pour redonner vie à l’union du Maghreb arabe, mais en réalité, il s’agissait d’une machination pour effacer de la carte le Sahara Occidental. Marzouki ne manque aucune occasion pour grincer des dents contre l’Algérie, seul pays qui a refusé, à l’époque où il était Président provisoire, ses propositions dans le cadre l’initiative en question, maugréait-il dans toutes ses interventions médiatiques. N’a-t-on pas assez tendu l’autre joue à cet ex-Président provisoire de la Tunisie ?

    Le Quotidien d’Oran, 7 déc 2020

    Tags : Maroc, Algérie, Makhzen, Moncef Marzouki, Tunisie, Sahara Occidental,

  • Algérie : Belhimer débusque le Makhzen

    CAMPAGNE D’ATTAQUES CONTRE L’ALGÉRIE, SON PRÉSIDENT ET SON ARMÉE : Belhimer débusque le Makhzen

    Dans un entretien accordé à nos confrères du site électronique Dzertic 24, Amar Belhimer, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a indiqué que la campagne de dénigrement qui vise l’Algérie est le fruit d’un complexe que cultive le Makhzen marocain à l’égard de notre pays et son Armée.

    Il soulignera dans ses propos que la campagne s’est exacerbée ces derniers jours pour masquer les échecs de la diplomatie marocaine, qui peine à gagner à sa cause des soutiens après l’agression d’El-Guerguerat et le viol du cessez-le-feu instauré au Sahara occidental occupé, sous l’égide de l’ONU. « L’éternel complexe du makhzen est l’Armée nationale populaire (ANP) pour un certain nombre de considérations. La plus importante d’entre elles est la cohésion innée entre le peuple et son armée », a indiqué le porte-parole du gouvernement qui n’a pas manqué de rappeler que les sacrifices de l’ANP avaient permis de protéger les frontières de l’Algérie en dépit des complots du makhzen et de ses lobbies.

    Concernant les lobbies qui soutiennent l’action hostile du makhzen marocain à l’égard de l’Algérie, il y a lieu de rappeler que l’État sioniste s’apprête à ouvrir une représentation diplomatique dans la capitale marocaine et que l’annonce d’une normalisation de ses relations avec ce pays n’est plus qu’une question de formalité. Le Maroc s’est adossé à la technologie militaire israélienne pour appuyer ses troupes d’occupation au Sahara occidental. La présence d’experts militaires israéliens aux côtés des forces armées royales est une évidence depuis quelques années déjà et ne date pas d’aujourd’hui. Amar Belhimer a indiqué que la position de l’Algérie, concernant le dossier du Sahara occidental, est immuable et se base sur le principe du droit des peuples à l’autodétermination. Il n’a pas manqué de rendre le Maroc responsable de la violation du cessez-le-feu dans la région d’El-Guerguerat. « Il est nécessaire, logique et naturel que la communauté internationale, à sa tête le Conseil de sécurité, assume son entière responsabilité en imposant le respect de la résolution de cessez-le-feu que le Maroc a violée, ainsi qu’en réglant la question du Sahara occidental en organisant un référendum d’autodétermination », a-t-il poursuivi.

    Dissimuler les échecs de la diplomatie marocaine

    Dans ce contexte, il faut rappeler la déclaration de l’ambassadeur d’Afrique du Sud aux Nations unies, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, M. Jerry Matjila, lors d’une conférence de presse animée le 1er décembre dernier à New York et dans laquelle il avait formulé le souhait de voir, « les parties cesser les combats et que l’ONU tienne sa promesse non tenue aux Sahraouis pour la tenue d’un référendum». Il y a lieu aussi de rappeler que l’Afrique est parmi les soutiens de poids pour la juste cause de la lutte du peuple sahraoui pour son indépendance. M. Matjila a rappelé dans ce contexte que son pays espère que les parties, le Maroc et le Front Polisario saisiront cette opportunité pour aller vers une désescalade et retourner à un cessez-le-feu. Le Conseil de sécurité de l’ONU peut saisir l’occasion et avancer vers le référendum sur le Sahara occidental», a-t-il fait remarquer.

    Ces soutiens à la cause juste du peuple sahraoui dérange le makhzen marocain qui verse dans une campagne haineuse à l’égard de l’Algérie pour masquer ses échecs sur le plan diplomatique à faire adhérer la communauté internationale à sa thèse de marocanité du Sahara et à cacher les lourdes pertes que subissent ses troupes depuis la reprise des combats dans les territoires occupés. Également, le soutien du comité national palestinien du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), la plus grande coalition de la société palestinienne, sans réserve au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, a indiqué le mouvement palestinien sur son site web.

    Ayant perdu la guerre sur le plan diplomatique et subissant de lourdes pertes depuis la reprise des combats, le makhzen marocain, fidèle à sa tradition, est en train de verser son fiel sur l’Algérie, son armée et son peuple. M. Belhimer n’a pas manqué de rappeler que l’Algérie soutient la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies 690 (1991) qui appelle à l’organisation et la supervision … d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Cet entretien intervient quelques jours après une déclaration à l’agence officielle Aps dans laquelle le porte-parole du gouvernement avait affirmé que des attaques contre l’Algérie sont menées depuis des capitales occidentales, dont Paris, et cité nommément l’agence israélienne LSO de contrôle et de cyber-sécurité, dont l’outil d’espionnage est le logiciel Pegasus utilisé dans plusieurs pays du monde arabe.
    Slimane Ben.

    Le Courrier d’Algérie, 7 déc 2020

    Tags : Algérie, Maroc, Makhzen, Abdelmajid Tebboune,

  • Le droit à la vie

    Les pseudos réprimandes mal placées du Parlement européen à l’endroit de l’Algérie cachent très mal les véritables intentions de l’Occident. Qu’on retienne donc qu’en plus de l’Algérie, la Chine, la Russie et d’autres pays «triés sur le volet» sont régulièrement l’objet de résolutions pondues par des instances à l’image du PE, sur un soit disant manquement aux droits humains. Les parlementaires européens et les lobbies qui les actionnent font mine d’oublier que le droit à la vie est, de loin, le premier droit humain. Or, si l’on établit un bilan de la défense de ce droit entre l’occident, la Chine, la Russie et l’Algérie, il ressort que le même occident a foulé du pied le droit à la vie de ses propres citoyens.

    Et pour cause, plus de 50 % des décès provoqués par le Covid-19 l’on été chez eux, en Amérique et en Europe. Les pays victimes de l’acharnement droit-de-l’hommiste ont très largement défendu le droit à la vie de la population. Il est clair que si les chiffres étaient inversés, le Parlement européen et autres instances occidentales auraient brandi le droit à la vie et pondu une série de résolutions accusant la Chine, la Russie et l’Algérie de décimer leur peuples respectifs.

    Mais la réalité quotidienne démontre que les dizaines de milliers de morts au quotidien sont comptabilisés chez-eux. On pourrait se satisfaire de l’actualité sanitaire pour démasquer les viles intentions des occidentaux. Mais leur responsabilité dans la transgression du droit à la vie sont bien plus ancienne que l’épisode de la Covid-19.

    En effet, en analysant tous les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants perpétrés depuis la fin de la guerre froide et même avant, on est amené à dire que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Principaux bénéficiaires du marché mondial de l’armement, ce sont eux qui arment les belligérants.

    L’Irangate illustre parfaitement cet état de fait. Mais l’interventionnisme de l’Europe et des USA ne s’arrête pas à la fourniture des armes. Ils imposent des embargos qui affament et tuent des milliers d’enfants innocents. Ils se sont amusés à créer El Qaïda, puis Daesh, pour détruire des pays entiers au Moyen Orient.

    Sachant cela, il est illogique de croire à la thèse d’un Occident épris de paix et de droits de l’homme. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales, tous les artifices qu’inventent leurs parlements ne sont que des outils qui leur serviront à créer un monde à leur image. On en a une petite idée : exit le droit à la vie.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Parlement Européen, Algérie, PE, UE, droits de l’homme, Russie, Chine, Etats-Unis, France,

  • Sahara Occidental : Le défi d’El Guerguerat

    L’Afrique unie et solidaire, rêvée par les pères fondateurs du panafricanisme triomphant de la barbarie coloniale, est aujourd’hui interpellée par l’urgence du parachèvement de la décolonisation dans la dernière colonie africaine et les enjeux de la paix dans un continent marqué par la prolifération des crises, notamment au Sahel, confronté à la montée de la menace terroriste et à l’ingérence étrangère aux relents néocoloniaux. Cette problématique, placée sous le sceau de «faire taire les armes en 2020», au cœur des travaux de la 21e session extraordinaire du comité exécutif de l’Union africaine, est tributaire de la capacité de l’Afrique à s’imposer en acteur incontournable dans la gestion et le règlement pacifique des conflits.

    L’Afrique du Sud, présidant le Conseil de sécurité le mois décembre, considère, par la voix de la ministre des Relations internationales et de la Coopération, Naledi Candor, qu’il s’agit d’une opportunité pour contribuer à la dynamique de la paix qui conditionne le développement durable. Ce défi majeur est fondamentalement lié à la nécessité de faire front pour combattre les tentatives d’ingérence étrangères, participant à la marginalisation de la nouvelle Afrique pour imposer, comme c’est le cas en Libye, des agendas au service d’intérêts commerciaux et géostratégiques.

    La situation suscite de légitimes appréhensions. Dans son intervention, le ministre des Affaires étrangères, Sabri boukadoum, prenant acte de la résurgence des conflits et l’occultation de la responsabilité africaine, a évoqué les derniers développements survenus au Sahara occidental source de «grandes inquiétudes» pour l’Algérie soucieuse de la stabilité et de la sécurité dans la région.

    La crise de Guerguerat est non seulement une violation des dispositions statutaires, mais constitue aussi un défi lancé à l’Union africaine, solidement ancrée dans le socle anti-colonial et tenue de traduire en actes concrets son engagement contracté par les accords de paix signés en septembre 1991 entre le Maroc et le Front Polisario. Car par-delà la politique du fait accompli, la violation du cessez-le-feu est une sérieuse menace contre la stabilité dans la région soumise au diktat de l’Etat narcotrafiquant rêvant, révèlent le magazine Strategika et le comité d’experts de l’ONU au Mali, d’une extension du commerce du hachich à travers les filières de l’immigration clandestine e long de la bande sahélienne.

    Ce redéploiement est motivé par la fermeture de la frontière algérienne et la lutte contre le trafic de drogue, menée avec professionnalisme par l’Armée nationale populaire, en rempart infranchissable, contre le terrorisme et le crime organisé sous toutes ses formes. Cette face cachée de la guerre d’El Guerguerat traduit la crise d’une monarchie aux abois secouée par une grave crise financière et économique.
    Horizons, 4 déc 2020

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #Marruecos #WesternSahara #Algérie