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  • Action research and health system strengthening: the case of the health sector support programme in Mauritania, West Africa

    Access to qualitative and equitable healthcare is a major challenge in Mauritania. In order to support the country’s efforts, a health sector strengthening programme was set up with participatory action research at its core. Reinforcing a health system…

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    Tags : Mauritania, health,

  • Où va l’économie de la Russie ?

    Alors que la croissance mondiale ralentit, l’économie russe prend de l’ampleur. Le nouveau gouvernement s’apprête à abandonner l’austérité. La croissance du PIB devrait s’accélérer. Mais, il y a ces incertitudes mondiales …

    Par Jon Hellevig − Le 31 janvier 2020 − Source Awara

    Jon-Hellevig-blog-120x120Il y a beaucoup à faire pour l’économie russe alors que 2020 entame son deuxième mois. Le remaniement du gouvernement russe est considéré comme levant les contraintes d’austérité et accélérant le financement des ambitieux programmes nationaux de développement de Poutine.

    Dans son discours à l’Assemblée nationale, Poutine a signalé la fin de l’austérité sur les dépenses sociales, la Russie étant le seul pays du monde développé qui augmente désormais sérieusement ses dépenses sociales – entre autres, l’augmentation des retraites du double du taux d’inflation et l’initiation de mesures massives d’aides alimentaires pour les enfants – pendant que tout les autres pays taillent dans les budgets sociaux.

    Nous nous attendons à ce que la Banque centrale doive emboîter le pas et mettre fin à son austérité financière afin de finalement réduire les taux d’intérêt réels records de la Russie, à l’échelle mondiale, et les mettre en ligne avec l’inflation en baisse rapide. Les industries manufacturières russes continueront de croître au-dessus des moyennes mondiales, grâce aux programmes nationaux de développement et grâce à la vigueur des programmes de substitution des importations qui arrivent à maturité. Avec l’ouverture de nouveaux gazoducs fin 2019 vers la Chine et la Turquie, les exportations d’énergie de la Russie resteront fortes, quoi qu’il arrive dans l’économie mondiale.

    En raison de la vigueur globale de l’économie et de la forte réduction concomitante de l’afflux de nouveaux jeunes adultes sur le marché du travail en raison des effets de la crise démographique des années 90, le marché du travail sera de plus en plus tendu, ce qui exercera une pression à la hausse sur les salaires et augmentera la consommation.

    En raison du niveau d’endettement de la Russie, de loin le plus bas de l’économie mondiale, et des finances publiques solides, le rouble devrait rester stable. En effet, celui-ci semble avoir réussi à se dissocier de la domination du dollar, car il a montré une force remarquable à travers les bouleversements financiers et les tensions mondiales de ces dernières années. Ceci, à son tour, en plus de l’affaiblissement de l’économie mondiale, devrait maintenir la pression inflationniste sous contrôle, malgré tous les éléments qui stimulent la croissance sur le front intérieur. Il est possible que les devises des marchés émergents, et le rouble avec elles, soient attaquées dans le cadre d’une hystérie potentielle sur les marchés financiers mondiaux – y compris une baisse du prix du pétrole – liée à l’épidémie de coronavirus. Malgré cela, les fondamentaux du rouble sont si solides qu’il devrait, dans ce cas, se redresser rapidement.

    La Russie devrait croître plus vite que l’Occident

    Potentiellement, tout cela pourrait se traduire par une croissance du PIB de 2 à 2,5%, voire 3% au mieux. Mais avec toutes les incertitudes mondiales, il n’y a aucune base solide pour assurer ces prévisions. De leur côté, les prévisions du FMI pour la croissance du PIB en 2020 annoncent l’économie mondiale à 3,3%, les États-Unis à 2,3% et la zone euro à 1,3%, dont l’Allemagne à 1,1%. La prévision pour la Russie est de 1,9%. Étant donné que la Russie atteindra une croissance de 1,4% en 2019 contre une prévision du FMI de 1,1%, ils sous-estiment probablement celle de 2020 également.

    Nous sommes sur une base plus ferme pour prédire que l’économie russe sera en tête du monde développé et croîtra de 1 à 2% de plus que celle de l’Europe occidentale.

    La Russie a désormais de bonnes chances d’atteindre une trajectoire de croissance de 3%, supérieure à la moyenne de la zone euro. Compte tenu également de la probabilité très réelle que l’UE – ou du moins la vieille Europe occidentale – pourrait effectivement connaître une croissance négative au cours des dix prochaines années, il est raisonnable de s’attendre à ce que dans une décennie, le PIB – en parité de pouvoir d’achat (PPA) – par habitant de la Russie atteigne le niveau moyen européen .

    Perspectives sombres pour la croissance mondiale

    En 2019, l’environnement économique mondial a été dominé par les guerres commerciales américaines contre la Chine et d’autres pays, y compris les sanctions contre la Russie. Bien qu’une sorte de trêve ait été conclue entre les États-Unis et la Chine à la fin de l’année, nous devrions nous attendre à la même situation en 2020 et ensuite. Avec le ralentissement mondial et l’incapacité définitive de l’Occident à générer une croissance réelle autre que temporaire en truquant les marchés financiers, le rôle des méthodes non marchandes – guerres commerciales, arnaques commerciales, diplomatie secrète, truquage financier – pour soutenir les économies en difficulté va indubitablement croître.

    L’autre grand danger mondial est une conséquence du truquage du marché, c’est-à-dire la dette. La grande préoccupation est de savoir combien de temps les économies occidentales pourront continuer autrement que par l’ingénierie financière et un levier d’endettement sans cesse croissant ? Il est déjà clair qu’aucun montant de dette ne semble pouvoir produire une croissance significative, alors que cette dette augmente considérablement les inégalités, au point que le tissu social se désintègre, les manifestations de masse en France n’en étant qu’un aperçu très visible. À l’heure actuelle, nous ne devons pas être loin des grosses difficultés finales : l’hyperinflation et un effondrement financier épique suivi d’un effondrement de l’économie réelle.

    Le coup le plus récent porté à l’économie mondiale provient du coronavirus originaire de Chine. Jusqu’à quel point la crise de la maladie s’aggravera, personne ne le sait, mais il y a déjà des répercussions économiques à cause des restrictions obligatoires, ou volontaires, à la mobilité des personnes et des marchandises. Il y a là le potentiel d’un impact important sur le commerce mondial.

    Le changement climatique est également une grande préoccupation. Nous ne voulons pas dire cela parce que le climat changerait plus qu’il ne l’a déjà fait pendant des milliards d’années, et pas non plus parce qu’il y aurait des preuves d’un changement climatique d’origine humaine. Ce que nous voulons dire, c’est que les politiques adaptées à l’alarme climatique semblent n’ajouter qu’une couche supplémentaire d’inefficacité économique, de taxes, de coûts, de mauvais investissements et de décisions mal orientées. C’est certainement une menace pour les économies occidentales dans un avenir proche. Cela dit, nous devons souligner que, contrairement à l’idéologie fallacieuse du changement climatique, il existe de véritables problèmes écologiques fondamentaux – la pollution, la destruction de l’environnement et la disparition de la vie organique – qui feront certainement obstacle au potentiel de valeur économique ajoutée.

    Au final, nous considérons que la position géopolitique et géo-économique de la Russie s’est renforcée au cours des dernières années, ce qui supprime certains des risques autrefois associés traditionnellement à la Russie.

    Austérité, pas d’austérité, ou une certaine austérité ? Telle est la question
    La plupart des Russes semblaient soulagés par le récent remaniement gouvernemental de Poutine, car on pensait que l’ancien Premier ministre Dmitri Medvedev ne pouvait gérer l’économie plus longtemps. Bien que la Russie ait un bilan macroéconomique remarquable, le gouvernement Medvedev était trop prudent, et trop porté à l’austérité, pour pouvoir traduire cela en une croissance économique solide tout en améliorant le niveau de vie de la population. Medvedev est tristement connu pour avoir dit en 2016 à un groupe de mamies qui se plaignaient de leurs pensions : « Il n’y a pas d’argent, mais vous vous accrochez ! »

    Cela a donc été un soulagement lorsque le nouveau Premier ministre Mikhail Mishustin a déclaré : « Il y a assez d’argent pour tout ce que le président veut accomplir ». Mishustin est l’ancien responsable, très compétent, de l’administration fiscale, alors il sait de quoi il parle. La perception des impôts a doublé en termes réels sous son mandat de dix ans, tandis que la pression fiscale sur l’économie est restée faible – dans une comparaison mondiale. La charge fiscale totale de la Russie, à 31,1%, est restée faible, surtout par rapport aux pays de l’OCDE. Un fardeau fiscal relativement faible ajoute également à la force de la Russie par rapport à la plupart des pays développés en cas de ralentissement mondial, car le pays se retrouverait avec une plus grande flexibilité budgétaire.

    La slogan «Il n’y a pas d’argent» résume parfaitement ce que représentait le gouvernement d’austérité de Medvedev. Quoi qu’il en soit, la Russie avait un triple excédent – commercial, trésorerie, budgétaire – avec des réserves de devises internationales atteignant des niveaux record et un fonds souverain solidement renforcé. Il y aurait eu amplement de la place pour une relance – avec de l’argent réel, et dans l’économie réelle, au lieu de la relance avec l’argent de la planche à billets, comme aux États-Unis et dans l’UE, gaspillé sur les marchés financiers – mais le gouvernement Medvedev avait tout verrouillé.

    Compte tenu du niveau d’endettement incroyablement bas de la Russie, elle aurait également eu largement les moyens d’emprunter afin de financer la croissance dont elle avait tant besoin. Voir ce rapport.

    En plus des prometteuses déclarations de politique du nouveau Premier ministre Mishustin, la nomination clé d’Andrey Belousov en tant que premier vice-Premier ministre – n ° 2 du cabinet – marque la fin d’une austérité inutile. Belousov a occupé, en 2012-2013, le poste de ministre du Développement économique, mais a rapidement été installé dans l’administration présidentielle en qualité de conseiller économique en chef. On dit que Belousov est davantage étatiste, il croit au rôle crucial du gouvernement dans la direction des processus économiques et il est partisan de l’augmentation des dépenses publiques et d’un plus grand rôle du gouvernement dans l’économie. Nous l’espérons. Au moins, cela mettrait un terme aux discussions sur la privatisation accrue que nous avons entendues du gouvernement Medvedev lors de son dernier soupir.

    En particulier, Belousov est considéré comme un architecte clé des projets nationaux à grande échelle, dont Poutine a ordonné la mise en œuvre. Les projets nationaux représentent un programme de dépenses de 500 milliards de dollars (2/3 financé par le gouvernement, 1/3 privé) jusqu’en 2024 dans le but de moderniser les infrastructures du pays et l’économie, de stimuler les exportations de produits manufacturés et d’améliorer le niveau de vie, la santé et les compétences de la population ainsi que le renforcement du développement démographique.

    Ces investissements entraînent une stimulation directe au fil des ans sous forme de dépenses ciblées, mais plus important encore, ils stimuleront l’économie russe par les nouvelles capacités qu’ils offriront.

    Austérité de la banque centrale

    Medvedev et son cabinet n’étaient cependant pas les pires coupables de l’austérité, car ce titre revient à la Banque centrale russe et à sa cheffe Elvira Nabiullina. Depuis la crise financière qui a suivi le cataclysme ukrainien en 2014, la Banque centrale russe a maintenu des taux d’intérêt inutilement punitifs, ce qui a étranglé l’activité économique. Après le choc initial, la Banque centrale a été très lente à réduire le taux directeur même lorsque l’inflation intérieure a ralenti pour atteindre des creux records et que les taux d’intérêt occidentaux sont devenus négatifs.

    A savoir, la Banque centrale a baissé ses taux très lentement mais beaucoup moins que le ralentissement de l’inflation. Le taux d’intérêt réel primaire (taux directeur moins inflation) est resté au niveau de 4% depuis 2014, atteignant même des niveaux de 5% par rapport à l’inflation courante en 2015 et 2016. Par inflation courante, nous entendons le taux d’inflation prévisible sur la base des derniers mois par rapport à l’inflation cumulée des 12 derniers mois.

    La Banque centrale a commis une grave erreur dans sa politique de taux d’intérêt en se guidant sur les 12 derniers mois au lieu de regarder vers l’avenir. Le pic d’inflation provoqué par le début de la crise ukrainienne et l’effondrement des prix du pétrole s’est limité à la période de septembre 2014 à mars 2015, après quoi l’inflation a été rapidement maîtrisée et a affiché un taux de progression de 5%. Mais, guidée par son rétroviseur, la Banque centrale a maintenu les taux d’intérêt astronomiques. (À propos de ce sujet, voir plus ici).

    Actuellement, l’inflation annuelle s’élève à 2,5% (à la fois le taux courant et le cumul), mais le taux directeur de la Banque centrale se situe toujours à un incroyable taux de 6,25%. C’est un intérêt réel de 3,75%, un niveau que vous maintiendriez dans une situation d’urgence, mais pas dans l’environnement économique sain de la Russie d’aujourd’hui. Nous prévoyons donc une réduction rapide d’au moins 2%. En effet, même si la Banque centrale n’a pas l’intention d’aller à l’encontre de l’insistance du président Poutine à déployer tous les efforts pour stimuler rapidement la croissance économique et le niveau de vie des citoyens, elle devra le faire. Les taux d’intérêt excessifs pèsent particulièrement sur le taux de natalité, que Poutine a récemment identifié comme l’un des plus grands défis de la Russie. Pour que les baisses de taux d’intérêt aient un effet, elles devraient être faites d’avance, avec au moins 1,5% au cours du prochain semestre.

    Nous avons souligné plus haut que nous parlons d’un taux d’intérêt réel primaire, car le taux d’intérêt réel pour les entreprises et les ménages est beaucoup plus élevé. C’est le taux d’intérêt primaire, plus les marges notoirement élevées que les banques russes facturent pour leurs prêts.

    La Banque centrale russe n’a pas réussi à créer quelque chose qui s’approche des conditions d’emprunt normales pour les petites et moyennes entreprises. Pour que cela se produise, le taux d’intérêt primaire doit être sérieusement réduit. Avec la même proportion, les taux hypothécaires des ménages devraient être ramenés des niveaux actuels de 9,5% à 6%.

    Pour être juste, la Banque centrale est également largement reconnue pour avoir finalement freiné l’inflation notoirement élevée de la Russie. Cependant, il ne faut pas non plus accorder trop de crédit à la Banque centrale pour cela. À notre avis, la contribution décisive à la baisse de l’inflation est venue des mécanismes de l’offre. Au terme de l’analyse, l’inflation est toujours et partout un problème d’offre – sauf en cas de déficit public imprudent et d’utilisation de la planche à billets. Le problème d’inflation de la Russie était principalement dû aux importations de denrées alimentaires, de machines et de biens de consommation et aux besoins correspondants de dollars (euro), la valeur domestique du rouble étant très sensibles – et toujours uniquement à la hausse – aux importations libellées en dollars et aux fluctuations du marché des changes associées à la spéculation monétaire.

    Il y avait eu une croissance rapide de l’industrie manufacturière et de l’agriculture nationales de 2000 au début de la crise en 2014, ce qui avait déjà sérieusement aidé la Russie à se sevrer des importations – nous en avons parlé dans un rapport fondateur en 2014. La frappe décisive contre le dollar (euro) est ensuite intervenue après que la Russie, en réponse aux sanctions occidentales de 2014, a interdit les importations de denrées alimentaires en provenance de ces pays. Du fait des actions de la Russie, la production et la fabrication de produits alimentaires nationaux ont encore augmenté, et les importations se sont déplacées vers des pays à moindre coût. Par ces processus économiques – et aussi par les politiques actives de dé-dollarisation du gouvernement – les offres moins chères ont augmenté et les marques occidentales plus chères ont perdu leur attrait pour le gestionnaire d’achat et le consommateur russe, ce qui a entraîné le découplage des prix intérieurs du dollar (euro). et les pressions inflationnistes ont cédé.

    Avec une croissance stimulant les taux d’intérêt, la Banque centrale aurait dû aider la croissance de l’offre à maintenir l’inflation, au lieu d’aggraver la situation.

    Le magnat milliardaire Oleg Deripaska – se joignant à un chœur croissant de critiques – a récemment critiqué durement les politiques de la Banque centrale. Il a remis en question la répression excessive de l’inflation et a appelé à une politique de taux axée sur la croissance et la lutte contre la pauvreté. En mettant fin à l’austérité financière de la Banque centrale, la Russie pourrait atteindre une croissance annuelle du PIB jusqu’au niveau de 5% selon Deripaska.

    Les taux vont baisser, mais cela sera-t-il suffisant et assez rapide, on verra. Espérons que la Banque centrale gardera son sang-froid et ne laissera pas les turbulences potentielles sur les marchés mondiaux la détourner des baisses de taux d’intérêt. Aucune augmentation significative de la pression inflationniste ne s’ensuivrait, même si le rouble se dépréciait suite à une éventuelle turbulence du marché mondial.

    Jon Hellevig

    Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

    Source : Le Saker Francophone, 31 janvier 2020

    Tags : Russie, économie, finances, crise, croissance,

  • Sentiment de rejet, les raisons qui tuent l’intégration du migrant au Maroc

    La communauté subsaharienne résidente au Maroc de manière générale, est reconnaissante du fait de l’amélioration de ses conditions de vies, dut à son installation au Maroc. Cependant dans cette même communauté il y a un nombre important de marginaux la grande majorité. La marginalisation et le ressentiment de rejet émane d’un certain nombre de faits qui de manière profonde stigmatisent et dressent la communauté dans son ensemble.

    LA GESTION ET LE SUIVI DU PROGRAMME INTÉGRATION DES MIGRANTS EN SITUATION JADIS RÉGULIÈRE AUJOURD’HUI IRRÉGULIÈRE.

    Lors de son lancement en fin 2013 début 2014 tous les migrants de manières générales y ont cru au point d’avoir pour le grand nombre prévu de s’installer définitivement au Maroc, bien que quelques-uns soient restés sceptiques. La première étape qui consistait à donner des cartes de séjours aux migrants restera dans l’histoire comme l’une des plus porteuses des politiques d’immigration dans le continent de manière générale en Afrique du nord en particulier.

    Car dans les faits des milliers de migrants auront leurs cartes de séjours. Cette carte de séjour permettra donc à un nombre important d’avoir accès légalement à l’ouverture des comptes bancaires, l’accès à la mobilité d’abord vers le sud pour rendre visite à leurs familles desquelles ils auront été pour longtemps séparer. Puis vers le nord une mobilité en toute légalité qui sauvera à coup sur des milliers de migrants de la mort certaine par des noyades en méditerrané la preuve depuis le lancement de la campagne vous pouvez constater la baisse des chiffres et du taux de mortalité.

    En effet en obtenant des visas des pays de l’Europe de l’est les migrants par un contour simple procédait à ce qu’ils appellent dans leur jargon le ‘’ coupé d’écalé ‘’ regagnant donc ainsi l’Europe centrale.

    Seulement un nombre extrêmement élevé de migrants ne parviennent pas à renouveler leurs cartes de séjours faute de contrats de bail. Ajouté à cette liste les migrants ayant essayé de faire un transfert de dossiers d’une ville à une autre cas , ou encore simplement la dernière vague de régularisation qui voit les recours trop lent, et surtout la condition du contrat de bail insurmontable d’autant plus que les attestations de bail établies par les migrants ayant des contrats de bail sont systématiquement rejetés.

    Le problème est pourtant simple ces migrants vivent dans des maisons et leurs bailleurs marocains refusant catégoriquement de produire des attestations d’hébergements à défaut de contrat de bail soit disant par peur du fisc , car parait-il que suite à ce document leurs noms rentrerons dans des bases de données qui produiront un effet boomerang.

    Pour le migrant cependant c’est juste un moyen de le désarmer juridiquement , car sans carte de séjour le bailleur peut aisément violer les droits du migrant en le jetant à la porte impunément.

    Sans carte de séjour dans les lieux de travail les employeurs abusent de leurs droits en les payant en monnaies de singe.

    Dans les banques ceux qui avaient ouvert leurs comptes bancaires sont dans l’incapacité de retirer leur argent.

    Univers des travailleurs dans les centres d’appels.

    La carte de séjour a permis à un nombre important de migrant d’intégrer le monde du travail notamment l’univers des centres d’appels. Seul secteur qui emploi des migrants avec plus ou moins un salaire régulier, un contrat de travail, la sécurité sociale CNSS.

    Cet univers reste néanmoins vicieux pour les migrants car leur progression est très souvent stoppée par des renvois arbitraires qui interviennent habituellement alors que ce dernier à force de progresser atteint le niveau de salaire avoisinant 9000 à 1000 DH dans cet inter-val pour la plupart des cas c’est le renvoi ce qui empêche à des migrants de pouvoir faire un plan de carrière demeurant alors en éternel recommencement. Gros motif de frustration qui crée un malaise profond.

    L’univers associatif

    Le Maroc après le lancement de la nouvelle politique migratoire a autorisé massivement les associations portées par les migrants. Au départ Afrique culture Maroc, le centre culturel africain, Kirikou seront soutenues franchement par le ministère des MRE. Afrique culture Maroc avec son appui conduira un programme l’intégration par la formation au final 30 infirmières seront formées avec diplôme une fierté communautaire, le centre culturel africain permettra à moult groupes d’artistes de pouvoir faire des scènes avoir des dates de spectacles. Kirikou appuyé par un financement espagnol mettra sur pied des crèches extrêmement utiles pour les enfants migrants ayant pour monitrices autant des marocaines que des femmes d’origines subsahariennes créant pour ainsi dire les tous et les seuls programmes d’intégrations de formations réussies .

    Malheureusement tous ses programmes vont être tués comme ont dit , laissant la nouvelle politique migratoire à des loups, des rapaces qui broient tout argent donné pour l’intégration des migrants.

    En occurrences les associations et ONG dites leaders qui pillent autant l’argent de la migration et des migrants que leurs idées. La preuve, elles reprennent tous les projets et idées des associations des migrants tués. Elles pompent des millions sans le moindre impacte dans la vie des migrants. Elles ont clochardisé la plateforme des migrants qui est faites de leaders migrants vivant dans la misère au point d’être tous devenus à quelques exceptions prêtes eux-mêmes des trafiquants de migrants qu’ils conduisent directement à la mort dans la méditerranée. Aujourd’hui cette même plateforme ASCOM a un bureau qui a détourné l’argent, financement dédiés aux migrants pour servir les intérêts des membres corrompus de son bureau.

    Univers des entrepreneurs

    Bon nombre de migrants se sont lancés dans entrepreneuriat d’aucun ont ouvert des boutiques africaines dans lesquels ont retrouve les produits cosmétiques dédiés aux femmes noires, des mèches de cheveux pour extensions, des produits alimentaires. Activités jadis lucratives aujourd’hui tous tirent le diable par la queue l’une des raisons étant les restrictions imposées par la douane sans véritables motivations logiques. Les migrants estimant qu’ils sont victimes d’une guerre économique qui ne dit pas son nom. Comme désormais certains des produits cosmétiques en occurrence les savons éclaircissant jadis importés des pays du sud sont tout simplement fabriqués sur place bien que ne répondant pas au besoin des migrants. Idem pour les importations des farines et autres produits par des migrants. Le plus dure vient des cas des migrants ayant monté leurs projets sur la base d’une idée lumineuse une fois en contact avec un autochtone il verra son idée, son projet tué par tous moyens (complot, jalousie, renseignement, piège frauduleux) au finish son projet lui est volé et le migrant aux abois avec une seule idée en tête quittée le Maroc.

    Accès aux soins de santé & Tourisme médical

    Les cas sont légions ceux des migrants qui après avoir été victime d’une agression arriveront aux urgences saignant et gravement blessés, mais qui finalement ne seront pas pris en charge immédiatement, mais plus tard souvent carrément le lendemain.

    Cas Le 19 juillet 2018 Moussa Coulibaly d’origine Malienne est poignardé par un Marocain qui lui reprochait d’avoir refusé de coudre ses chaussures gratuitement au quartier Takadoum. Apres plus d’un mois de lutte il meurt à l’hôpital Ibn Sina bête noire des migrants le 29 Août dernier. Une crise cardiaque surprenante car entré suite à des blessures profondes sur l’abdomen.

    Obia maxime un réfugie de nationalité camerounaise est agressé par une bande de voyous dans la nuit du 17 décembre 2018 à youssoufia terminus 37 arrivée aux urgences il règle tous les frais les médecins refuserons de lui faire les premiers soins parce que lui exigeants de faire un nouvel examen radio affirmant que blessé au bras il aurait son os touché .Ce qu’il refusera car disait t-il , sa blessures n’est pas profonde d’ou le pourquoi d’une radio ?

    Dans les faits les migrants ne font pas confiance au corps médical qu’il soupçonne de trafic d’organes, ils lancent régulièrement des accusations contre les médecins lors des obsèques de migrants d’avoir délibérément mis un terme aux vies des migrants à des fins criminels.

    6. L’ AVEM

    Le Maroc a instauré, à partir du 1er novembre 2018, une nouvelle procédure pour les ressortissants de trois pays africains désireux de se rendre au Maroc. Il s’agit du Congo Brazzaville, de la Guinée-Conakry et du Mali. Toujours exemptés de visas, les voyageurs originaires de ces pays doivent à présent remplir une demande d’« autorisation de voyage électronique » (AVEM), au moins 96 heures avant la date prévue de leur déplacement.

    Voilà une procédure qui est tombée à contre-courant pour les migrants vivant au Maroc. Car pour les migrants et les africains au-delà du Maroc c’est une incongruité, un manque de respect. « Désirer les bijoux des bijoutiers et faire montre de manière scandaleuse d’une attitude de rejet pour ces derniers est un fait déjà vu et vécu par nos parents bien des millénaires par le biais des esclavagistes, puis des colons » disent ils en sourdines entres eux mais en montrant grandement un sourire trompeurs qui cache bien mal une frustration profonde.

    Source : Identité africaine

    Tags : Maroc, Afrique, migration, subsahariens, racisme, discrimination, visa, circulation, Union Africaine,

  • Maroc : Note prospective sur les relations avec l’Afrique (document confidentiel)

    NOTE PROSPECTIVE SUR LES RELATIONS AVEC L’AFRIQUE

    Les relations avec l’Afrique est une priorité de la politique étrangère de notre pays.

    Au cours de ces derniers mois notre pays a pu se positionner en tant qu’acteur important dans l’agenda africain, à la fois sur le plan bilatéral, sous régional et par rapport aux partenaires internationaux de l’Afrique.

    SUR LE PLAN BILATERAL :

    Les visites de Sa Majesté le Roi ont donné l’ossature de la nature du renforcement des relations bilatérales avec les principaux partenaires africains du Maroc.

    • Le renforcement du partenariat stratégique avec le Sénégal, la Cote d’Ivoire, la Guinée et le Gabon devra continuer à constituer la priorité de l’action diplomatique en Afrique.

    La Commission de suivi des accords avec ces pays devra être renforcée afin d’en faire un instrument d’élaboration de stratégies adaptées visant à assoir ce partenariat sur des bases pérennes.

    • Ce partenariat avec ces pays-clés du premier cercle devrait servir de modèle au renforcement des liens avec d’autres pays africains proches du Maroc, notamment ceux en Afrique Occidentale et Centrale.

    Le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Benin, le Tchad, la RDC, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Congo, les Comores et la RCA sont les pays qui devraient être concernés par cette perspective.

    S’agissant du Mali, il conviendrait de poursuivre les diverses actions et initiatives engagées à l’occasion des visites royales en prenant en considération le retour en force de l’Algérie sur la scène malienne.

    • Le troisième cercle est constitué de pays avec lesquels notre pays dispose déjà d’un socle assez solide de relations qu’il convient de renforcer et de diversifier et de pays offrant de réelles et prometteuses perspectives de développement de relations politiques et économiques.

    Il s’agit de la Gambie, de la Guinée Bissau, du Cap Vert, du Liberia, de la Sierra Leone, de Sao Tomé et Principe, de Djibouti, de l’Erythrée, du Burundi, du Ghana, du Kenya, de Madagascar, de Maurice et des Seychelles.

    • Un quatrième cercle est constitué de pays qui offrent des perspectives encourageantes soit sur le plan politique soit sur le plan économique qu’il conviendrait d’exploiter. Il s’agit de l’Angola, de l’Ethiopie, du Rwanda et de la Tanzanie.

    • Le dernier cercle est constitué en majorité de pays de l’Afrique australe et orientale dont la majorité adopte des positions hostiles à notre pays en tête desquels se trouve l’Afrique du Sud, la Namibie et l’Ouganda.

    L’Afrique du Sud, du fait de son poids politique et économique au niveau continental et mondial et de l’influence déterminante qu’elle exerce dans sa sphère d’influence, est un pays incontournable avec lequel il est impératif d’envisager une amélioration des relations.

    L’ouverture de canaux de dialogue politique tant avec l’Afrique du Sud qu’avec ces pays est indispensable.

    SUR LE PLAN SOUS REGIONAL

    • La non appartenance à l’Union africaine ainsi que la nécessité de compléter le schéma d’ouverture économique du Maroc sur les principaux partenaires du Nord (Union Européenne-Etats Unis) et du Sud (Turquie-Accord d’Agadir), impose plus que jamais la conclusion d’un accord de partenariat économique avec la CEDEAO et avec la CEEAC.

    Cette nécessité devient urgente du fait de la conclusion par l’Union Européenne des APE avec ces pays, accords destinés à remplacer la Convention de Lomé qui régissait les relations sur le plan commercial entre l’UE et les pays ACP.

    • Au plan politique, la CEN-SAD est la seule et unique organisation, qui offre un espace d’ouverture régionale à notre pays.

    Cette organisation, qui regroupe 24 pays africains dont la majorité appartient à la zone Saharo-Sahélienne, constitue le cheval de Troie de notre pays pour s’imposer dans la zone Saharo-Sahélienne et faire échec aux manœuvres de l’Algérie visant à exclure le Maroc des processus concernant cette zone stratégique.

    Il est impératif de sauvegarder l’existence de cette organisation, de l’investir et d’en faire un instrument de renforcement du positionnement du Maroc sur toutes les thématiques intéressant le continent.

    En raison de la situation prévalant en Libye, il serait souhaitable d’envisager la délocalisation au Maroc, à titre temporaire des services du Secrétariat Exécutif.

    Il est également hautement souhaitable de fixer la date du prochain Sommet de l’organisation prévu de se tenir au Maroc avant la fin de l’année.

    • La création dans la zone Nord Ouest Africaine d’un espace de dialogue et de coopération, qui regrouperait le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, le Cap Vert et la Guinée Bissau, aura pour objectif de permettre la consolidation de l’ouverture de notre pays dans sa zone naturelle de rayonnement.
    Cet espace pourrait être élargi aux Iles Canaries et aux Açores.

    Au plan continental

    L’Union Africaine tend à s’imposer de plus en plus comme le cadre exclusif de coopération interafricaine.

    Cette organisation a en effet entrepris un large processus visant à placer sous son égide tous les processus d’intégration continentale.

    C’est ainsi que toutes les Conférences ministérielles africaines sectorielles qui préexistaient à l’Union Africaine et auxquelles notre pays était membre seront à court terme concernées par cette stratégie.

    L’Union Africaine vise également à s’imposer comme l’interlocuteur privilégié voire exclusif des acteurs internationaux dans le cadre des partenariats régionaux.

    Cette problématique concerne les partenariats entre l’Afrique et les autres pays et régions du monde : Union Européenne/Afrique, Japon/Afrique, Chine/Afrique, France/Afrique, Etats Unis/Afrique, Corée/Afrique, Pays Arabes/Afrique, Amérique du Sud/Afrique, Turquie/Afrique, Inde/Afrique, Russie/Afrique, Thaïlande/Afrique, Vietnam/Afrique.

    Le Maroc qui a réussi à imposer le «  format du Caire » dans la plupart de ces partenariats devrait entreprendre des démarches en vue d’asseoir définitivement ce cadre en réponse au « format de Banjul » que l’Union africaine veut imposer pour exclure notre pays de ces exercices.

    Cette situation oblige notre pays à définir une nouvelle stratégie à même de lui permettre de continuer à être un interlocuteur incontournable sur la scène africaine. C’est une nécessité vitale.

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    Royaume du Maroc

    Ministère des Affaires Etrangères et de
    la Coopération

    Direction des Affaires Africaines

    Rabat, le 22 avril 2013

    Note
    A
    l’attention de Monsieur le Ministre

    Objet : Réflexion sur la stratégie du Maroc à l’égard de l’Afrique

    Le Maroc a toujours entretenu des rapports séculaires et profonds avec ses voisins d’Afrique subsaharienne. La vague des indépendances des années 1960, a permis au Maroc de confirmer son leadership africain en abritant la Conférence de Casablanca qui a donné naissance à l’OUA.

    Le Maroc s’est retiré, en 1984, de l’OUA qui avait admis en son sein la prétendue « rasd » en violation de sa propre Charte.

    Ce retrait du Maroc a marqué, cependant, un véritable tournant dans sa politique africaine et lui a permis d’établir un vaste maillage diplomatique bilatéral en Afrique et remporter de nombreux succès politiques et économiques. La position de ces pays vis-à-vis de la question du Sahara a
    constitué un point central dans l’attitude du Maroc.

    L’engagement du Maroc envers son Continent d’appartenance a reflété sa foi en une Afrique forte de ses richesses et potentialités et une Afrique tournée vers l’avenir. Cet engagement se traduit aujourd’hui par l’existence de liens économiques, commerciaux, culturels et humains de plus en plus denses. Il se traduit aussi par la présence de plus en plus importante des entreprises marocaines en Afrique.

    Le Maroc qui ne dispose, cependant, que de 24 Ambassades en Afrique, dont 16 en Afrique de l’Ouest et Centrale et seulement 6 en Afrique de l’Est et Australe, détient le réseau le plus faible par rapport aux pays du même niveau (Algérie 30, Afrique du Sud 39, Nigéria 38 et Egypte 38). La présence diplomatique se concentre largement dans les pays francophones (14 Ambassades), au détriment des pays anglophones (5 Ambassades). Le Maroc est quasi absent de l’Afrique australe et orientale, six Ambassades pour 23 pays, carence à laquelle il serait souhaitable de remédier.

    Cette sous représentation diplomatique se reflète, également, au niveau des accords conclus avec les pays de l’Afrique subsaharienne, où plus des 3/4 des accords sont conclus avec les pays, notamment francophones, de l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale.

    L’affirmation par Sa Majesté le Roi Mohamed VI depuis Son intronisation de la vocation africaine du Maroc, l’engagement dans la nouvelle Constitution du Royaume de 2011 érigeant l’Afrique comme priorité de la politique extérieure du Royaume, ainsi que les nombreux acquis du Maroc au cours des vingt dernières années devront être déclinés en une nouvelle stratégie nationale vis-à-vis de l’Afrique.

    Ceci passera par la mise en valeur des atouts du Maroc en tant que pôle de stabilité et partenaire crédible et les mettre au service de l’Afrique pour faire face aux mutations et enjeux de notre continent, économique, politique et de sécurité.

    De même, les grands défis qui pèsent sur l’Afrique (sécurité, changements climatiques, migration, développement…), le jeu de puissance et d’influence auquel se prêtent les « puissances locales » africaines, ainsi que les convoitises que suscite l’Afrique auprès de puissances étrangères (anciennes et émergentes) « imposent » un renouveau de la présence diplomatique marocaine en Afrique.

    Dans ce sens, une évaluation objective de la politique africaine du Maroc laisse apparaître trois niveaux de relations : les pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale considérés comme les pays « amis » ou le « pré-carré traditionnel » ; ceux de l’Afrique de l’Est et Australe considérés comme plutôt « hostiles » et enfin la troisième catégorie qui regroupe les pays dits « fragiles », dont les positions sont globalement influencées par les pays dominants dans chaque région, Algérie, Afrique du Sud, Ethiopie et Nigéria notamment.

    Une telle perspective, permettra au Maroc de se repositionner à l’avant-garde d’un agenda africain moderne et en phase avec les mutations géopolitiques mondiales et de promouvoir sa vision d’un partenariat Sud-Sud, agissant et solidaire.

    Dans le cadre de ce renouveau diplomatique, le Maroc gagnera à poursuivre sa politique de renforcement des relations bilatérales, tout en l’inscrivant dans une dynamique sous-régionale comme cadre de référence et vecteur de projection.

    S’appuyer sur cette configuration sous-régionale permettra une plus grande efficacité à notre action, dans la mesure où le sous-régional constitue un levier déterminant pour l’intégration économique et la pierre angulaire de l’édifice institutionnel du Continent.

    Compte tenu de ce qui précède, la diplomatie du Maroc en Afrique pourra se poursuivre selon des objectifs appropriés pour chaque « bloc » régional, (i) celui de consolider et renforcer les relations avec les partenaires traditionnels, (ii) celui d’assurer une forte présence et plus grande implication dans les pays du Sahel et (iii) celui d’améliorer la présence auprès des pays dits « hostiles » qui se répartissent globalement entre l’Afrique de l’Est et Australe.

    I – Consolidation du positionnement du Maroc en Afrique dans son pré-carré traditionnel :

    Dans ce cadre, les relations bilatérales privilégiées qu’entretient le Maroc avec plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, devraient être davantage valorisées et développées.

    L’établissement d’un nouveau modèle de partenariat bilatéral concernera, en plus des instruments de coopération existants (Commissions Mixtes), de nouveaux cadres ; à savoir les consultations politiques régulières entre les Ministères des Affaires Etrangères, la mise en place de clubs d’hommes d’affaires et de plateformes des ONG. De même, des mesures d’accompagnement pourraient être annoncées (accès préférentiel au marché, facilitation de visas…).

    Dans ce cadre, le secteur privé sera amené à s’impliquer davantage et devrait être accompagnée par l’appareil diplomatique partout en Afrique. Des actions complémentaires pourront être menées par d’autres acteurs (élus locaux et parlementaires, société civile..).

    Sur cette base, le repositionnement du Maroc en Afrique de l’Ouest et Centrale pourra être favorisé par le lancement des mesures suivantes :

    -Conclusion de nouveaux partenariats bilatéraux avec le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée et le Gabon. Dans ce cadre, les relations bilatérales avec la France, pourront servir de modèle, pour instaurer une Réunion de Haut Niveau bilatérale avec ces pays et investir de nouveaux créneaux de coopération, en matière d’accès à la Justice, de décentralisation, de parité, d’organisation des partis politiques, d’observation électorale, de protection de l’Enfant, de régulation de l’audiovisuel…. Dans tous ces domaines, le Maroc est pionnier dans sa coopération avec les instances européennes et pourrait jouer le rôle de
    « puissance relais » avec l’Afrique et de trait d’union pour un rapprochement entre l’Europe et l’Afrique.

    -Renforcement de la présence du Maroc à la CEDEAO, à travers l’établissement de coopérations renforcées ciblées, où le Maroc pourra apporter une valeur ajoutée, comme les mécanismes de prévention et de résolution des crises ainsi que la médiation. Cette présence pourra se renforcer davantage par le lancement d’un dialogue UMA-CEDEAO. Lors de
    Discours Sa Majesté le Roi au dernier Sommet CEDEAO de décembre 2012, le Souverain a plaidé en faveur de l’instauration de ce dialogue (UMA-CEDEAO) dans une dynamique d’équilibre et de renforcement de la coopération sud-sud en Afrique. A l’instar de l’initiative 5+5, un mécanisme de dialogue et de coopération devra être instauré avec certains pays de ce
    groupement.

    -Conclusion d’un accord préférentiel avec l’UEMOA. Cet accord, en négociation depuis quelques années, constitue une étape importante pour permettre au Maroc d’améliorer sa position politique et économique avec cette organisation régionale, à même de lui permettre de jouer un rôle de locomotive pour les pays de la région.
    Plusieurs mesures d’accompagnement peuvent être mises au service de cette Stratégie:

    -Renforcement des synergies entre les différents acteurs nationaux (institutionnels et économiques), en vue de l’élaboration d’une stratégie « Afrique » en termes de projection d’intérêts économiques et commerciaux et d’identification des leviers de croissance des exportations.

    -Amélioration de l’offre logistique, à travers le renforcement des voies de communication au niveau du transport aérien (imposer Casablanca comme un hub aérien pour toute l’Afrique), du transport maritime (mise en place des lignes maritimes et des partenariats groupés entre les ports de Tanger-Med et de Casablanca, et ceux de la façade atlantique du Continent), et au
    niveau du transport routier (contribuer à la finalisation du pont du fleuve Rosso, liant le Sénégal et la Mauritanie, comme prélude à la conclusion d’un accord TIR tripartite).

    -La mise en place d’une sorte de Conseil stratégique informel pour accompagner la projection d’intérêts économiques et commerciaux en Afrique, en y associant les départements ministériels concernés (Finances, Commerce et Industrie, Agriculture, Santé, Enseignement Supérieur), les établissements publics (Maroc Export, Office des Foires, ONEE, OCP, RAM, OFPPT), les représentants du secteur privé (CGEM, Groupement bancaire, grandes entreprises nationales), les universitaires (Centre d’études africaines).

    Etablissement de partenariat nouveau en matière d’éducation et de formation. Le Maroc accueille plus de 8000 étudiants, dont 6500 boursiers, issus de 42 pays africains dans ses établissements supérieurs. Engager la réflexion pour renforcer davantage cette coopération, dans la perspective du positionnement du Maroc comme un hub universitaire pour l’Afrique.

    -Un autre domaine aussi important que prioritaire, est celui de l’instauration d’un dialogue qui vise la protection de l’intégrité religieuse en Afrique de l’Ouest, face à la montée du radicalisme religieux et du chiisme.

    -Entreprendre des actions concrètes au niveau culturel de façon à permettre au Maroc de devenir une place incontournable dans la promotion et le développement de l’art africain.

    -Ressusciter le Festival des Arts Africains, dont l’unique édition a eu lieu à Alger dans les années 1970, sera une occasion pour le Maroc de mettre en valeur son identité et son histoire africaines, mais également d’attirer les intellectuels et artistes africains. Il serait également judicieux de promouvoir le concept de consacrer une « place » à l’Afrique dans tous les
    festivals de notre pays. Dans ce sens, l’idée de la création d’un prix pour le film africain dans le Festival international du Cinéma de Marrakech, pourra avoir un grand retentissement.

    II – Définition d’une nouvelle stratégie de coopération avec les pays du Sahel
    L’importance de l’établissement d’une nouvelle stratégie du Maroc envers les pays du Sahel se justifie à plus d’un titre. L’instabilité de cette zone pourra engendrer des conséquences directes sur la sécurité du Maroc. Autre dimension importante, consiste en l’absence d’engagement clair dans le cadre de l’UMA envers cette région, ce qui nécessite de la part du Maroc, une réaction et anticipation à travers la mise en place d’actions de coopération conséquentes et adaptées.

    Tout en s’inspirant de l’approche adoptée vis-vis de l’Afrique de l’Ouest, la mise en œuvre de cette stratégie qui pourra s’appuyer sur une approche intégrée et ouverte, dans l’objectif de contribuer à la promotion de la sécurité, la stabilité et le développement. Ce qui devra se traduire par le renforcement d’une part, de la coopération avec les pays prioritaires de la sous région, en l’occurrence le Mali, le Niger et la République de l’Afrique Central et, d’autre part, de l’organisation de la CENSAD, comme vecteur d’intégration régionale.

    III – L’amélioration de l’image et le développement de la coopération avec les pays « hostiles »

    Dans ce cadre, l’action du Maroc pourra s’articuler autour de plusieurs axes dont l’objectif d’asseoir la confiance et corriger la perception négative sur le Maroc. Une telle perspective passe par la mise en œuvre de certaines actions fondamentales, comme l’ouverture d’Ambassades auprès de ces pays, l’échange de visites de haut niveau et la multiplication des soutiens dans les foras internationaux.

    Dans cette perspective, il serait utile de renforcer la présence diplomatique en Afrique de l’Est et Australe, à travers l’ouverture de nouvelles Ambassades auprès de la Namibie, du Botswana et de la Zambie (Afrique Australe) et de la Tanzanie, du Mozambique et du Malawi (Afrique de l’Est).
    Parallèlement à cette approche sous-régionale, le renouveau de l’action diplomatique envers l’Afrique pourrait englober prioritairement les initiatives suivantes :

    -Au niveau multilatéral, le Maroc devra s’appuyer sur son expertise pour jouer un rôle d’avant-garde au service des intérêts africains. L’attitude du Maroc depuis son entrée au Conseil de Sécurité en janvier 2012, pour faire valoir les intérêts africains au sein de cette enceinte (Conférence ministérielle sur le Mali en décembre 2012), représente une illustration
    supplémentaire du rôle que le Maroc est capable de jouer.

    Au niveau des groupes africains dans les grandes capitales, nos Ambassades peuvent être instruites pour y jouer un rôle actif et dynamique. Une lettre de cadrage sera soumise à l’appréciation de Monsieur le Ministre, pour être transmise à nos Ambassades concernées.

    -Renforcement des initiatives marocaines en Afrique, notamment, celles qui ont consisté à donner accès libre au marché marocain pour les produits originaires des PMA africains et à l’annulation de la dette de ce groupe de pays contractée auprès de notre pays.

    -S’appuyer sur la coopération triangulaire, en mettant le savoir faire du Maroc au service des pays africains, grâce au concours des bailleurs de fonds internationaux, bilatéraux et multilatéraux.

    L’ensemble de ces préalables devra s’inscrire dans une stratégie qui s’appuie sur les acquis accumulés avec des pays importants, comme le Kenya et sur les contradictions qui existent entre les pays dits « hostiles », comme l’Angola qui cherche à s’émanciper en tant que puissance régionale en dehors la prépondérance sud-africaine en Afrique Australe.

    Des actions de sensibilisation pourront être amorcées envers ces pays, via nos Missions permanentes auprès des organisations internationales (New York, Genève, Nairobi, Addis-Abeba, Bruxelles, Vienne), ou par nos Ambassades dans les grandes capitales (Paris, Londres, Washington, Pékin, Moscou) ou par nos Ambassades dans les pays de leur voisinage.

    Cette stratégie visera à « casser » les alliances, dans le sens où les blocs de pays dits « hostiles » ne sont pas homogènes et les raisons qui animent leurs positions envers notre pays sont loin de partager les mêmes motivations, qui varient entre la méconnaissance, l’hostilité, l’héritage politique…

    A cet égard, l’établissement d’une liste de pays cibles prioritaires envers lesquels des actions de rapprochement et de coopération seront engagées, est nécessaire.

    Pour les relations avec l’Angola, il serait tout indiqué d’établir une stratégie qui s’appuie sur tous les leviers à la disposition du Maroc. Les bonnes relations du Maroc avec le Portugal, pourront servir de relais pour un renforcement des relations avec l’Angola et la réactivation de la demande d’adhésion du Maroc à la CPLP, Communauté des pays de langue portugaise, pourra servir comme vecteur pour s’approcher de ses pays membres, dont l’Angola la Guinée-Bissau, Sao Tomé et principe et le Mozambique.

    D’autres actions, peuvent être engagées dans l’objectif de casser l’axe Alger-Abuja-Pretoria, en s’appuyant sur la diplomatie parallèle parlementaire et des partis politiques et en investissant les réseaux informels d’influence et de lobbying, notamment, vis-à-vis de l’Afrique du Sud qui cherche à s’imposer comme puissance régionale africaine. L’action envers ce pays devra, en effet, être engagée dans l’objectif d’un rééquilibrage de ses relations avec les pays d’Afrique du Nord, en imposant le Maroc en tant que pole de puissance et partenaire crédible et explorant de nouvelles pistes de coopération où le Maroc dispose d’atouts reconnus, en économie verte, finances, télécoms…

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    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Afrique, Union Africaine, CEDEAO, UEMOA, CEN-SAD,

  • International Fund for Agricultural Development report on Tunisia

    The political context prevailing in the Republic of Tunisia post-revolution has been dominated by the preparation of a new constitution and the holding of legislative and presidential elections at the end of 2014, appointment of a Government…

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    Tags : Tunisia, IFAD, development,

  • Note de Synthèse sur la Stratégie du Maroc envers l’Union Africaine (document confidentiel)

    Royaume du Maroc
    Ministère des Affaires Etrangères
    et de la Coopération
    Direction des Affaires Africaines

    Rabat, le 3 juin 2013

    Note de Synthèse
    sur la Stratégie du Maroc envers l’Union Africaine

    Le 21ème Sommet de l’Union Africaine tenu à Addis Abéba du 22 au 28 mai 2013 a été le révélateur de l’existence d’une véritable stratégie globale planifié par l’Algérie et l’Afrique du Sud dont l’Union Africaine est le terrain privilégié et qui vise à faire adopter à celle-ci puis par la suite à la communauté internationale l’option de l’indépendance comme la seule et unique solution au conflit du Sahara.

    Notre pays a pu lors de ce sommet déjouer partiellement la stratégie adverse et a obtenu des gains importants au regard du contexte et du rapport de force.

    Cette stratégie menée sur plusieurs fronts et sur plusieurs registres vise à faire croire à l’échec du processus de négociation mené sous l’égide du Conseil de Sécurité pour justifier son abandon et l’introduction de l’indépendance non pas comme une des alternatives possibles mais comme la seule alternative.

    L’Union Africaine constitue le terrain le plus favorable pour la réalisation de cet objectif, en raison, d’une part, de l’absence de notre pays et d’autre part de la collusion entre l’Algérie et l’Afrique du Sud avec la Présidente de la Commission, ce qui leur assure la mainmise sur les rouages de l’organisation.

    C’est sur ce terrain que cette offensive devra être contrée en premier lieu par la mobilisation de tous les pays amis ainsi que les pays qui craignent de plus en plus l’hégémonie de l’Afrique du Sud sur le continent et sur l’agenda de l’organisation panafricaine.

    Notre pays devra mettre au point et en œuvre une stratégie d’envergure dont l’objectif devra être de contrer la stratégie adverse, de passer à l’offensive sur certaines question liées aux droits de l’homme (réfugiés), de faire échec à la stratégie globale de l’Algérie, d’imposer la solution politique comme seule alternative crédible, possible et réaliste et d’évincer en fin de compte la prétendue « RASD » de l’organisation de l’Union Africaine.2

    Plusieurs séquences s’imposent pour mener à bien cette stratégie :

    1)- Mener une vaste campagne diplomatique à tous les niveaux pour faire échec à la manœuvre de l’Algérie et de l’Afrique du Sud en prévision du prochain sommet de l’UA en janvier 2014 à Addis Abéba.

    * Cette campagne consistera en l’envoi d’émissaires porteurs de Messages Royaux à plusieurs Chefs d’Etat africains amis

    * Mobiliser les Ministres des Affaires Etrangères de tous les pays amis.

    *Faire relayer cette démarche par les Ambassadeurs du Maroc en Afrique et les Ambassadeurs des pays africains à Rabat.

    * Une démarche semblable devra viser les Représentants Permanents à Addis Abéba pour les préparer à contrer la manœuvre adverse lors des réunions préparatoires de l’échéance de janvier 2014 de l’UA.

    2)- Les ONG marocaines devront être mobilisées pour entreprendre des démarches à Banjul auprès de la Commission Africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), pour dénoncer son parti pris et lui demander de se saisir du crime contre l’unanimité et du déni de protection dont sont victimes les populations séquestrées dans les camps de Tindouf.

    3)- Entreprendre avec détermination des démarches au niveau du HCR et des ONG d’audience internationale et les amener à se saisir de la question de la violation des droits des populations des camps de Tindouf à la protection internationale et de la responsabilité de l’Algérie sur cette situation. Cette démarche peut être entreprise à la fois au niveau officiel et par les ONG marocaines de défense des droits de l’homme.

    La mobilisation des médias nationaux et internationaux est à cet égard indispensable.

    L’objectif étant d’acculer l’Algérie et de la mettre au banc des accusés sur une question où elle est la plus inconfortable et la plus vulnérable.

    4)- Crédibiliser le processus onusien de négociation d’une solution politique en évitant son enlisement et donner à la communauté internationale les raisons de continuer d’y croire. Le retour à la table des négociations peut à ce titre ôter un argument de taille aux adversaires et les empêcher ainsi d’avancer que ce processus a échoué.

    5)- Dénoncer auprès des différents interlocuteurs et à travers les médias l’attitude belliqueuse et hostile de l’Algérie à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc et dévoiler son double langage tendant à faire le distinguo entre les relations de bon voisinage avec notre pays et la question du Sahara.

    Cette posture très vicieuse tend à faire croire aux pays amis du Maroc que la question du Sahara n’est pas un casus belli entre le Maroc et l’Algérie et vise à les démobiliser en fin de compte.

    Le durcissement du ton à l’égard de l’Algérie accréditera la thèse que la question du Sahara est déterminante pour notre pays et que toute solution qui ne prend pas en compte les droits du Maroc sur son territoire constituera un menace pour la paix et la sécurité dans une région très fragile. L’objectif étant d’amener la communauté internationale à prendre ce risque très au sérieux.

    6)- Entreprendre des actions envers certains pays qui ont montré une certaine neutralité lors des derniers débats au Conseil Exécutif, pour obtenir leur ralliement au processus onusien et leur demander de retirer leur reconnaissance de la pseudo « rasd » en, l’occurrence, le Rwanda, l’ile Maurice et le Botswana.

    7) – Préparer une opération d’envergure, en concertation très étroite avec un noyau dur de Chefs d’Etat amis (Sénégal – Côte d’Ivoire – Burkina-Faso – Gabon – Guinée Equatoriale) visant à obtenir la majorité de 2/3 des Etats membres de l’UA sur le projet de résolution de suspension de la pseudo « rasd ». Le message central à mettre en avant est celui de corriger la contradiction flagrante qui existe entre la demande d’autodétermination et le préjugé de son issue, à travers la reconnaissance d’une entité qui n’a aucune existence, ni attribut de souveraineté.

    Cette stratégie devra être menée par une task force composée de diplomates chevronnés et de personnalité ayant une grande expérience de la politique régionale et internationale. Elle devra disposer de moyens conséquents à la mesure de l’enjeu et des capacités de l’adversaire.

    Le succès de cette entreprise dépendra également du renforcement substantiel et en qualité des capacités opérationnelles de l’appareil diplomatique marocain en Afrique et particulièrement à Addis-Abeba.

    L’Ambassadeur, Directeur des Affaires Africaines

    Moha Ouali TAGMA

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    Tags : Maroc, Union Africaine, Sahara Occidental, UA, lobbying, RASD,

  • L’élitisme “à la française” a bien protégé la pédophilie

    Selon un témoignage réel que je recueillis de vive voix il y a une vingtaine d’année d’une estimable personne, en lien avec la Direction d la Protection de la Jeunesse, Ministère de la Justice, la pédophilie était…fort bien vue dans le microcosme local. “On ne peut pas faire grand chose côté Justice, me disait ce professionnel découragé, les protections de la pédophilie sont très puissantes à Paris. C’est difficile”

    La personne était écoeurée des affaires judiciaires étouffées tel le scandale public de Jack Lang au Maroc, entre beaucoup d’autres dossiers dont ce pro avait connaissance et bien évidemment ne partageait pas, secret professionnel oblige.

    La pédophilie touche traditionnellement des milieux liés à l’enfance tels l’Education Nationale, l’Eglise. Les délinquants “puisent ” dans le vivier mais en cachette.

    Ce qui choque ici et ce que démontre l’affaire Matzneff est cette accointance, tolérance pour l’intolérable. On cite donc les nombreuses affaires françaises dans des milieux qui valorisaient cette “utilisation” (illégale) de mineurs: Hamilton, le couple Bergé-Yves Saint-Laurent et leur Villa Majorelle, les années Mitterrand, les soixante huitards type Cohen-Bendit, l’affaire étouffée du Coral et des pontes de la mitterrandie, Jack Lang cité ici aussi pour Coral. Idem Matzneff !!

    DERIVE SOIXANTE HUITARDE et LES PSYCHANALYSTES

    Des lieux de vie animés par les mouvements d’antipsychiatrie des années 70 sont concernés (Affaire Père Jaouen) . Dolto, Foucault pris dans le même panier. La psychanalyste Dolto avait signé une pétition pour libérer des pédophiles notoires et racontait souvent n’importe quoi (dont les propos de 1979). Elisabeth Roudinesco analyse aujourd’hui ici les accointances théoriques des praticiens avec la pédophilie, une véritable dérive idéologique: Comment réagissez-vous à la polémique autour de certains textes de Françoise Dolto publiés dans le Canard enchaîné en janvier ?Françoise Dolto tenait souvent des propos insensés, notamment quand elle a commencé à être célèbre et qu’elle répondait n’importe quoi à n’importe qui. Dans toutes les citations bien connues, recueillies depuis des lustres sur Internet, c’est toujours la même litanie : elle prend les enfants pour des adultes parce qu’elle leur reconnaît, à juste tire, un statut de sujet, confond l’inconscient avec le conscient et accumule des cas particuliers tirés de sa clinique, comme si elle s’adressait à un cercle d’initiés : les femmes battues désirent «inconsciemment» être battues, les enfants aiment séduire «inconsciemment» les adultes, notamment leurs pères, etc.

    L’enfant version Dolto serait une personne et donc maître de son corps? Belle aubaine pour les pédophiles ! “L’enfant qui chercherait à le séduire Lui le bel adulte “est effectivement un leitmotiv du discours de justification chez Matzneff. Voici le parfait signe de la perversion. Le délinquant se dit tellement séduisant que même un enfant le désire !

    Matzneff – mêlé depuis longtemps à de véritables affaires judiciaires de pédophilie- qui “consomme” de jeunes garçons en Asie et s’en vante dans ses écrits passe pourtant sa vie sans être inquiété par la Justice. Un peu questionné mais protégé. Il continue à publier ses livres chez Gallimard, (éditeur de pédophilie dans le texte) émaillant même ô perversion, ses écrits de messages codés à ses victimes !

    Denise Bombardier avait dit elle clairement son fait à G. pédophile de salon sur le plateau d’Apostrophes il y a plusieurs années sans trouver le soutien de Bernard Pivot. La québécoise se prit même une bordée d’injures du microcosme parisien (Philippe Sollers etc.)

    Jusqu’au livre d’une femme courageuse paru en janvier : Vanessa Springora.

    VANESSA SPINGORA EMPLOIE LA METHODE DU “PREDATEUR G”: PAR UN LIVRE, …COMME FLAVIE FLAMENT!

    La France est incroyable de “détours”. Deux femmes victimes vont faire bouger les lignes. Comment ?? En employant la méthode des pédophiles artistiques soutenus par le microcosme parisien: écrire des livres ! Et c’est seulement à ce moment là que leurs “fictions” ramènent au réel du scandale.

    Juste parce que des….livres sont écrits, la “France qui décide”commence enfin à se regarder dans le miroir !!! Par le miroir de la littérature, ô France des Lumières, ô miroir de la Galerie des Glaces…

    TROIS FEMMES ECRIVENT

    Vanessa Springora prend donc le chasseur à son propre piège : elle couche M. G (pas l’ange Gabriel..) par écrit, dans un roman autobiographique. Le scandale éclate.

    La parole se libère jusque dans le sport avec le livre de Sarah Abitbol contre Monsieur O (Monsieur Ordure!) On se souvient de celle qui a courageusement ouvert le ban Flavie Flament qui dénonca David Hamilton le photographe britannique délétère post 68 des jeunes filles en fleurs.

    Il fallait une sacrée dose de courage de la part de ces femmes marquées à vie. Au risque de leurs relations familiales. Flavie Flament s’est fâchée avec sa mère postérieurement au livre (accusée d’avoir laissé une jeune ado dans les mains du prédateur juste parce qu’il était connu) Idem Vanessa Springora vient de perdre son père suite à la publication du livre.

    NEW-YORK TIMES

    La société française de 2020 (celle des Gilets Jaunes anti-élite et …pas seulement !) n’est plus prête à accepter les dérives dites “parisianistes” (de parisiens souvent montés de leur province. L’un n’empêche pas l’autre!) qui s’accaparant le pouvoir économique, politique, éditorial, médiatique, journaliste, culturel, décidant de leurs propres normes d’acceptabilité en dépit des Lois.

    Quel média a soutenu Denise Bombardier en son temps ? Le traitement médiatique des infos sur les affaires pédophiles tenait du caricatural : depuis les années 70 la presse de gauche soutenait le plus souvent pédophilie. Souvent celle d’extrême-droite dénonçait. Et globalement rien

    En France, certains membres de la “soit-disant” élite se devaient de “consommer” des enfants mineurs filles ou garçons tels des ogres voraces. Ou de dire par la médiation d’un livre ou d’un art combien la pédophilie est sublime (Dolto, Cohen-Bendit et les autres..)

    Ils avaient la capacité d’étouffer les dossiers de pédophilie.OUI L’élite française est au bien banc des accusés ! On apprécie infiniment le titre de l’article de Norimitsu Onishi du New-york Times publié le 11 février 2020 : “Un écrivain pédophile — et l’élite française — sur le banc des accusés”

    Grâce aux victimes courageuses, la parole a enfin trouvé son chemin.

    Sylvie Neidinger

    Source

    Tags : France, Maroc, pédophilie, Matzneff, Jack Lang, Bergé, Yves Saint-Laurent, Villa Majorelle, Coral,

  • Maroc : Des touristes arnaqués s’insurgent

    Des membres d’un collectif de Marseille ont été arnaqués au Maroc. Chacun y a laissé entre 6000 et 10.000 euros.

    Noëlle, membre du collectif s’insurge : « Nous sommes un peu agacés. Oui, j’aimerais que justice soit faite. Ils le méritent ».

    « Du début à la fin, tout a été très bien fait. Ce qui est regrettable c’est que c’est un très beau pays, il y a des très belles choses à voir, très beaux endroits, il y a des gens très gentils. Cependant, le tourisme, vraiment attaquée de cette manière, je pense que ça ne peut pas continuer, surtout que nous sommes 20, voire plus, peut-être que d’autres personnes vont se faire connaître. C’est dommage ! », a-t-elle ajouté dans un vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

    Le crime au Maroc est arrivé à des niveaux incontrôlables devenant un véritable danger pour les touristes. En 2018, deux randonneuses scandinaves ont été égorgés dans la région de Marrakech.

    Tags : Maroc, crime, tourisme, 

    [vimeo 392204604 w=640 h=360]

    D!CI TV : escroqués de plus de 6000 euros au Maroc, Noëlle réclame "justice" from ALTO Dici Radio on Vimeo.

  • Méfiant du «séparatisme», Macron dévoile des restrictions sur les imams étrangers et les enseignants

    PARIS (Reuters) – Le président français Emmanuel Macron a déclaré mardi qu’il mettrait fin à la pratique des pays étrangers d’envoyer des imams et des enseignants en France pour réprimer ce qu’il a appelé le risque de «séparatisme».

    Macron est jusqu’à présent resté à l’écart des questions liées à la communauté musulmane de France, la plus grande d’Europe, se concentrant plutôt sur les réformes économiques.

    Dans une intervention très attendue moins d’un mois avant les élections municipales, Macron a déclaré qu’il mettrait progressivement un terme au système dans lequel l’Algérie, le Maroc et la Turquie envoient des imams en France pour prêcher dans les mosquées.

    “Cette fin du système de l’Islam consulaire est extrêmement importante pour limiter l’influence étrangère et s’assurer que tout le monde respecte les lois de la république”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dans la ville orientale de Mulhouse.

    Macron a déclaré que 300 imams étaient envoyés en France chaque année par ces pays, et que ceux qui sont arrivés en 2020 seraient les derniers à arriver en si grand nombre.

    Il a déclaré que son gouvernement avait demandé à l’organisme représentant l’Islam en France de trouver des solutions pour former des imams sur le sol français à la place, assurez-vous qu’ils parlent français et ne diffusent pas les opinions islamistes.

    Macron, qui est constamment attaqué par la leader d’extrême droite Marine Le Pen sur la question de l’intégration des musulmans français, a également déclaré qu’il mettrait fin à la pratique des étudiants français enseignés par des enseignants payés par des gouvernements étrangers.

    La France a des accords avec neuf pays, dont l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie, par lesquels leurs gouvernements peuvent envoyer des enseignants dans des écoles françaises pour enseigner les langues à des élèves originaires de ces pays.

    Macron a déclaré qu’il avait trouvé un accord pour mettre fin à cette pratique avec tous ces pays sauf la Turquie.

    “Je ne laisserai aucun pays, quel qu’il soit, alimenter le séparatisme”, a déclaré Macron. “Vous ne pouvez pas avoir de loi turque sur le sol français. Ça ne peut pas être le cas. “

    La France a subi de graves attaques de militants islamistes ces dernières années. Des attentats à la bombe et des tirs coordonnés en novembre 2015 au théâtre Bataclan et dans d’autres sites autour de Paris ont fait 130 morts – les attaques les plus meurtrières en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Tags : France, Islam, Maroc, Algérie, Turquie, radicalisation,

  • Tunisie : Fakhfakh a proposé une nouvelle offre à Ennahdha (Source à Anadolu)

    AA/Tunis/Adel Thebti

    Le chef du gouvernement tunisien désigné, Elyes Fakhfakh, aurait présenté une nouvelle offre au mouvement d’Ennahdha pour une mise à jour de la formation gouvernementale annoncée il y a peu, selon la déclaration d’une source proche des négociations à Anadolu.

    La source, ayant requis l’anonymat, a indiqué que “Fakhfakh a présenté une nouvelle offre au Mouvement d’Ennahdha concernant la formation du gouvernement”, sans donner de détails.

    La même source a ajouté que “des négociations sont en cours, mardi entre Fakhfakh et des représentants d’Ennahdha afin de parvenir à un accord permettant de contourner la crise de la formation du gouvernement”.

    Toujours selon cette source, “Ennahdha s’était opposée à la formation proposée par Fakhfakh pour plusieurs raisons, dont l’exclusion du parti Au Cœur de la Tunisie (Qalb Tounes, 38 députés/217), en plus de certaines réserves sur quelques noms proposés dans la liste (qu’elle n’a pas identifiés) et qui ont été présentés comme étant des personnalités indépendantes alors que, soit elles ne l’étaient pas, soit il y avaient des soupçons de corruption ou de conflit d’intérêt en rapport avec elles”, sans donner plus d’éclaircissement.

    Samedi, Fakhfakh avait annoncé avoir décidé avec Kaïs Saïed la possibilité de remanier la formation gouvernementale proposée, à la lumière de la décision d’Ennahdha (54/217 députés) de se retirer et de ne pas voter en sa faveur au parlement.

    La liste de Fakhfakh est composée de 30 portefeuilles ministériels convenus avant le retrait d’Ennahdha.

    Ennahdha avait annoncé, peu avant que Fakhfakh ne dévoile sa liste, qu’elle n’accordera pas sa confiance au gouvernement, à cause de l’obstination de Fakhfakh de rejeter la demande du mouvement portant formation d’un « gouvernement d’union qui n’exclut personne », dans une allusion à la non-participation du parti « Qalb Tounes » (Au Cœur de la Tunisie, 38 députés) au gouvernement.

    Le délai légal accordé à Fakhfakh pour achever la formation de la liste gouvernementale et la soumettre au président de la République prendra fin jeudi. Le président de la République soumettra la liste au parlement pour approbation.

    Pour recueillir la confiance du parlement, le nouveau gouvernement a besoin d’une majorité absolue (50+1), soit 109 voix sur un total de 217.

    Anadolou

    Tags : Tunisie, Fakhfakh, gouvernement, Ennahdha,