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  • Mauritanie: Nasser Bourita à Nouakchott pour présenter ses excuses

    Le chef de la diplomatie marocaine, ou plutôt chef de l’équipe de tcharmil de Mohammed VI accumule les échecs et les bourdes.

    Questionné au parlement marocain sur les tensions provoquées par le délimitation des frontières maritimes, Nasser Bourita a déclaré que les relations entre le Maroc et l’Espagne se portent mieux que les relations avec la Mauritanie et l’Algérie. Sans se rendre compte, il a reconnu que son pays est en conflit avec tous ses voisins.

    En vue de se rattraper, le ministre marocain des affaires étrangères s’est rendu en Mauritanie pour se faire pardonner pour des déclarations faites au moment où le Maroc s’apprête à affronter la nomination d’un nouvel envoyé des Nations Unies pour le Sahara Occidental, un contentieux dont la Mauritanie est partie intéressée et participe à toutes les négociations entre marocains et sahraouis.

    L’imagination des marocains leur a fait croire qu’ils peuvent contraindre la Mauritanie à retirer sa reconnaissance de la RASD et la soumettre à leurs caprices alors qu’ils ne cessent de déverser leur haschich dans le territoire mauritanien et qui sert à financer les mouvements terroristes qui menacent tous les pays de la région, y compris le pays du million de poètes.

    Depuis l’intronisation de Mohammed VI, les relations entre les deux pays ont connu une sérieuse détérioration en raison de la stratégie marocaine de tension constante visant à pousser la Mauritanie à changer sa politique de neutralité dans le conflit du Sahara Occidental et tenter de brouiller le rapprochement avec l’Algérie qui  compte construire une voie ferrée entre les deux pays.

    Le réveil algérien et la création de l’agence de coopération internationale font peur à Rabat dont les promesses de coopération ne vont pas au-delà de la mythomanie et l’escroquerie.

    Tags : Maroc, Mauritanie, Sahara Occidental, Front Polisario,

  • Maroc : Voilà pourquoi Zefzafi et Ahmajik ont entamé une grève de la faim

    Le Makhze est en train de tuer les leaders rifains à petit feu. L’état de santé des prisonniers politiques Nasser Zefzafi et Nabil Ahamjik est inquiétant, d’autant plus qu’ils entament une grève de faim pour une durée indéterminée, pour les revendications suivantes :

    1. Bénéficier de soins médicaux urgents (Zefzafi souffre d’une sévère allergie associée aux saignements nasaux et Nabil Ahamjik d’atroces maux de tête et d’allergie);

    2. Elargir le droit de communiquer avec leurs familles par téléphone; sur trois jours par semaine au lieu de 15 minutes sur 2 jours par semaine.

    3. Droit de visite pour les proches;

    5. La permission de recevoir des livres, des journaux et des revues sans présélection de la part de l’administration ;

    6. Bénéficier du droit de sortie à l’air libre, surtout que leur allergie a atteint un degré alarmant;

    7. Rassembler tous les détenus politiques du Hirak dans le pénitencier de Selouan et la libération immédiate de tous les détenus politiques.

    8. Ils exigent que tous les détenus du mouvement rifain et dispersés dans diverses prisons soient regroupés à la prison de Selouane, car c’est l’établissement pénitentiaire le plus proche de leurs familles

    9. Ils exigent une amélioration du tarifs pratiqués dans l’épicerie de la prison et la levée d’interdiction sur la pâtisserie locale d’Al Hoceima ( Millefeuille, Boyo, galettes …)

    10. Ils exigent de bénéficier de la promenade le plus longtemps dans la journée (fermer les portes en permanence est difficile de profiter de l’air, ce qui affecte leur santé et les expose à des allergies).

    11. Ils exigent d’améliorer l’alimentation et la nutrition des prisonniers et diversifier les repas qui leur sont servis.

    Tags : Maroc, Rif, Hirak, Nasser Zefzafi, Nabil Ahmajik,

  • Sahel: the Mauritanian exception, by Isselkou Ahmed Izidbih

    The term “Sahel” means “shore” in the Arabic language, about the southern edge of the “sea of ​​sand” that is the Sahara. It is a geographical strip that extends from the Atlantic coast of Mauritania in the West to the Eritrean coast on the Red Sea…

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    Tags : Mauritania, Sahel, terrorism, 

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 18 février 2020

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Secrétaire général

    Le Secrétaire général termine sa visite de trois jours au Pakistan, par une visite du couloir de Kartarpur, qui permet aux sikhs de se rendre à des lieux saints qui se trouvent des deux côtés de la frontière indo-pakistanaise.

    Le Secrétaire général a visité un gurdwara, ou temple sikh, dans la ville pakistanaise de Kartarpur et s’est dit honoré d’avoir emprunté le couloir de Kartarpur qu’il a appelé « un couloir d’espoir ».

    Après sa visite, il a déclaré à la presse: « Quand nous voyons tant de régions du monde se battre au nom de la religion, il faut dire que les religions nous unissent pour la paix et le meilleur symbole en est ce sanctuaire. »

    Auparavant, le Secrétaire général a rencontré du personnel de la première campagne nationale de lutte contre la poliomyélite de l’année alors qu’il visitait une école maternelle à Lahore. Il a lui-même administré le vaccin contre la polio à trois élèves. Le Secrétaire général a appelé tous les dirigeants, y compris les chefs religieux et communautaires, à pleinement soutenir le Gouvernement du Pakistan et les autres gouvernements du monde, pour faire en sorte que la polio soit définitivement éradiquée.

    Il a tweeté: « Des gains importants ont été réalisés, mais nous avons besoin d’une action concertée pour éradiquer cette terrible maladie. »

    Lorsqu’il est intervenu ce matin à l’Université des sciences de la gestion de Lahore, LUMS, le Secrétaire général a dit qu’alors que nous célébrons le soixante-quinzième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, il souhaite tendre la main et entendre les jeunes. Cet anniversaire doit être l’occasion de tenir compte de la voix des jeunes dans la manière de définir les politiques et actions mises en œuvre, a déclaré le Secrétaire général qui était à l’écoute des étudiants réunis à l’Université.

    Le Secrétaire général sera de retour à New York demain après-midi.

    Afghanistan

    Dans un communiqué publié hier, le Porte-parole a déclaré que le Secrétaire général avait suivi de près les pourparlers entre les États-Unis et les Taliban sur une réduction significative de la violence en Afghanistan dans le but d’ouvrir la voie à des négociations de paix intra-afghanes.

    Au cours de sa visite à Islamabad, il a exprimé son souhait sincère que ces pourparlers soient couronnés de succès et conduisent à un processus de paix dirigé par les Afghans. Il a réaffirmé que l’ONU était prête à fournir toute assistance dont les parties pourraient avoir besoin.

    Yémen

    Martin Griffiths, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, a déclaré au Conseil de sécurité que l’on assiste aujourd’hui au Yémen à ce qui est redouté depuis longtemps. Au cours du mois dernier, a-t-il dit, la situation militaire est devenue de plus en plus désastreuse et les deux parties ont annoncé des objectifs militaires ambitieux et échangé une rhétorique violente.

    L’Envoyé spécial a déclaré que les dirigeants des deux parties avaient la capacité et la responsabilité de freiner la violence, de réduire la rhétorique et de s’engager à une désescalade plus durable. Avant l’intensification récente de la violence, a-t-il noté, les parties avaient considérablement réduit le nombre de frappes aériennes et d’attaques aériennes transfrontalières. Cette désescalade a eu un impact fort et positif sur les perspectives de paix, et ce sera possible à nouveau si les parties s’y engagent, a déclaré M. Griffiths.

    L’Envoyé spécial a ajouté qu’il craignait que cette escalade ne menace également les progrès accomplis à Hodeïda, où la situation est vulnérable à une augmentation de la violence.

    Le Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, a également fait le point sur la situation au Yémen avec le Conseil. Il a confirmé que les hostilités se sont intensifiées de manière significative sur plusieurs fronts, notamment dans les gouvernorats de Marib, Al-Jaouf et Sanaa. Les combats dans ces zones ont déplacé plus de 35 000 personnes depuis la mi-janvier, a-t-il déclaré.

    Pour M. Lowcock l’accès est essentiel pour pouvoir continuer à sauver des millions de vies au Yémen. Pourtant, l’espace dont nous avons besoin pour faire ce travail s’est rétréci de toutes les directions, a-t-il souligné, alors que nous entrons maintenant dans la sixième année de cette guerre, et « ça suffit ».

    Syrie

    L’ONU reste alarmée par la sécurité et la protection de plus de trois millions de civils à Edleb et dans ses environs de la Syrie, alors que les informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements incessants continuent d’avoir un impact lourd sur la population civile.

    Hier, sept communautés d’Edleb et quatre communautés de la province d’Alep auraient été touchées par des tirs d’artillerie, tandis que des frappes aériennes ont touché 12 communautés.

    Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a également vérifié des incidents épouvantables où des camps de personnes déplacées –là où les familles sont allées chercher refuge- ont été touchés par des bombardements.

    L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que depuis le 1er décembre, des dizaines d’établissements de santé ont suspendu leurs services dans les régions d’Edleb et d’Alep. Sur près de 550 établissements de santé dans le nord-ouest de la Syrie, seulement la moitié environ sont opérationnels.

    L’ONU persiste à appeler à la cessation immédiate des hostilités. Elle exhorte en outre toutes les parties, et celles qui ont une influence, à assurer la protection des civils et des infrastructures civiles, conformément à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à garantir un accès humanitaire sûr et durable aux personnes touchées par la crise.

    Libye

    Les parties à la Commission militaire mixte libyenne, ou aux pourparlers 5+5, ont entamé aujourd’hui leur prochain cycle de discussions à Genève.

    Ghassan Salamé, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, a déclaré à la presse à Genève que, malgré les violations persistantes de la trêve fragile, dont la dernière remonte à aujourd’hui avec une attaque contre le port de Tripoli, aucune des parties à la Commission militaire mixte libyenne n’a renié le principe d’accepter la trêve.

    M. Salamé espère que cette série de pourparlers permettra de parvenir à un consensus sur ce à quoi un cessez-le-feu durable en Libye pourrait ressembler.

    M. Salamé a également déclaré qu’il serait difficile d’avancer sur les trois voies du processus de paix si les violations de la trêve se poursuivent. Il a noté que 150 violations de la trêve ont été enregistrées jusqu’à présent.

    République centrafricaine

    Aujourd’hui, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) poursuit ses opérations pour protéger la population et sécuriser la ville de Birao, dans le nord-est du pays.

    Dimanche, de violents combats avaient eu lieu à Birao. Les Casques bleus de l’ONU et les membres de l’Armée centrafricaine ont travaillé ensemble pour repousser les combattants lourdement armés du FPRC, un groupe armé, qui menaçaient la base militaire, la base des Nations Unies et un site hébergeant des personnes déplacées par une précédente vague de violence à Birao.

    La mission de l’ONU condamne fermement cette offensive contre la ville, qui constitue une grave violation de l’accord de paix dont ce groupe armé est signataire.

    La MINUSCA dénonce également les menaces proférées par les dirigeants du FPRC contre la Mission des Nations Unies et condamne les tentatives du groupe armé d’exploiter les populations civiles, notamment les femmes et les enfants comme boucliers humains à Ndélé et à Birao.

    Cameroun

    Dans une déclaration publiée hier après-midi, le Secrétaire général a exprimé sa profonde préoccupation face aux informations faisant état de meurtres de civils, dont des enfants, vendredi dernier, lors d’une attaque contre le village de Ngarbuh, dans la région du nord-ouest du Cameroun. Il a présenté ses plus sincères condoléances aux familles et a appelé le Gouvernement du Cameroun à mener une enquête et à veiller à ce que les responsables soient tenus responsables.

    Le Secrétaire général a également appelé les acteurs armés à s’abstenir de toute attaque contre des civils et à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme.

    Dimanche, une mission humanitaire a été envoyée sur place pour évaluer les besoins des personnes déplacées. Pour des raisons de sécurité, la mission n’a pas pu se rendre dans le village, mais le personnel a pu parler aux déplacés et aux survivants à environ 2 kilomètres.

    Selon des informations provenant de sources fiables au Cameroun, des hommes armés auraient tué plus de 20 civils, dont des enfants, dans le village de Ngarbuh. Au moins neuf maisons auraient été incendiées et environ 600 à 700 personnes ont été déplacées.

    Pour 2020, plus de 317 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires du Cameroun. Les donateurs sont instamment priés de continuer et d’augmenter leur soutien.

    Burkina Faso

    Dans une déclaration publiée hier, le Secrétaire général a fermement condamné l’attentat qui a eu lieu dimanche et qui aurait visé des fidèles à Pansi, dans la région du Sahel au Burkina Faso.

    Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Il exige que les auteurs de ce crime horrible, et la série de crimes qui l’ont précédé, doivent être traduits en justice.

    Le Secrétaire général réitère l’engagement des Nations Unies à soutenir le Burkina Faso dans la lutte contre l’extrémisme violent et la réalisation d’une paix et d’un développement durables.

    Soudan du Sud

    Au Soudan du Sud, l’ONU a fermement condamné le meurtre brutal d’un travailleur humanitaire dans le comté de Pibor à Jonglei.

    Le 12 février, un véhicule humanitaire a été arrêté sur la route Pibor-Gumuruk à un barrage routier tenu par des jeunes armés, qui ont pris deux des quatre travailleurs humanitaires qui se trouvaient dans le véhicule en otage. L’un a été abattu, un ressortissant sud-soudanais, et l’autre libéré.

    Au moins 116 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début du conflit en décembre 2013 dont la plupart était des ressortissants sud-soudanais.

    Niger

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré aujourd’hui qu’il était profondément attristé par les informations faisant état de la mort d’au moins 20 personnes, dont des femmes et des nourrissons, lors d’une bousculade, dimanche dernier, pour de la nourriture et de l’argent dans la région de Diffa, au Niger.

    Il est à craindre que le nombre de victimes augmente à mesure que de plus amples informations sont reçues des hôpitaux et des centres de santé de Diffa.

    Cette assistance était distribuée de manière indépendante aux réfugiés nigérians hébergés dans la région par les autorités nigérianes qui y étaient en visite.

    Dans un communiqué, le représentant du HCR au Niger a déclaré qu’il « appréciait tous les efforts déployés par des individus essayant d’aider les réfugiés, mais qu’il appelle vivement à ce que ces efforts soient coordonnés avec les autorités locales au Niger ainsi qu’avec les acteurs humanitaires ».

    Le HCR, qui n’a pas participé à la distribution de dimanche, a fourni des services de protection et une assistance aux réfugiés et aux personnes déplacées dans le sud-est du Niger. Il a mis en place un mécanisme de distribution de l’aide pour garantir que cela puisse se faire de manière sûre et efficace.

    UN press, 18 fév 2020

    Tags : Antonio Guterres, Afghanistan, Yémen, Syrie, Libye, République Centrafricaine, Burkina Faso, Soudan du Sud, Niger,

  • Tunisia’s Geography of Anger: Regional Inequalities and the Rise of Populism

    Tunisia’s interior regions were an important wellspring of the discontent that toppled the regime of then president Zine el-Abidine Ben Ali in 2010–2011. In the ensuing years, this marginalized part of the country has continued to be a magnet for protesters, underscoring how readily regional wealth disparities can foment nation-altering unrest. These regions have …

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    Tags : Tunisia, inequality, populism,

  • L’état de droit et les institutions au Maroc… . Qu’ils aillent au diable!

    A peine avoir foulé avant hier, le tarmac de l’aéroport d’Agadir, que Mohamed VI, pris par une colère indescriptible, ordonne aux gouverneurs et autres Walis de la place, de procéder sans attendre à la démolition et au rasage de dizaines de villas, d’hôtels et d’autres édifices touristiques ayant été érigés récemment dans la zone très touristique de Taghazaout.

    Jamais de souvenir des Marocains, pareille colère royale n’avait conduit à un tel massacre urbanistique.

    Les ordres du roi ne se discutent pas et doivent être exécutés, quand bien même la justice n’ait promulgué aucun jugement dans les affaires traitées par les colères royales.

    Ces colères priment lois, décrets et jugements des tribunaux

    Ceci ne correspond en rien à l’esprit ou à la lettre de la constitution du pays; constitution qui détermine avec clarté les prérogatives et les pouvoirs de chaque institution, en cela comprise l’institution monarchique.

    Qu’à cela ne tienne: s’estimant au dessus de cette constitution et des lois du pays, Amir Al mouminine ne se considère point soumis à ce genre de considération.

    Ainsi, violant les textes constitutionnels qu’il a lui même promus en 2011, Mohammed VI enlève aux victimes des démolitions intervenues à Agadir suite à ses ordres qui ne se discutent pas, le droit de se pourvoir en appel devant l’un ou l’autre tribunal.

    Car toute critique ou remise en cause des volontés sacrées du roi sont susceptibles de conduire leurs auteurs dans les cellules glaciales du royaume. A l’instar des centaines de prisonniers d’opinion qui croupissent dans les geôles du royaume.

    Terrorisés,  les partis politiques et les médias du “Plubopaydumonde”, ont salué la grande oeuvre royale ayant conduit à la démolition, sans décision de justice, des biens d’autrui.

    Le peuple lui, soumis à un matraquage médiatique et religieux soutenu et à la faillite d’une classe politique rampante devant le roi, applaudit la décision du monarque .

    Nombreux sont les internautes qui appellent sa majesté à effectuer d’autres déplacements vers d’autres régions afin d’ordonner la démolition des biens d’autrui.

    Ceux qui espèrent – ils sont de moins en moins nombreux – l’avènement d’une monarchie parlementaire au sein de laquelle le roi règne sans gouverner, sont en train de perdre leurs illusions.

  • Algérie : «Bouteflika est un cachotier qui n’a pas d’amis» (Farid Alilat)

    Propos recueillis par Naoufel Brahimi El-Mili

    Farid Alilat, journaliste au Matin dès le début des années 1990, est l’auteur d’un ouvrage, Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts, paru en 2002 chez Calmann-Lévy où il relate les tragiques événements de la Kabylie en 2001. Il prend l’année suivante la direction de la publication du quotidien Liberté. Depuis 2004, il est journaliste à Jeune Afrique. Son dernier livre est une grande première, jamais biographie d’un président algérien n’a été écrite. Il nous livre une narration fouillée des vies successives de Bouteflika. A travers de nombreux témoignages, il porte un éclairage sur des aspects peu connus de l’enfance ensuite de la jeunesse du président déchu. Très tôt guidé par une obsession du pouvoir chevillée au corps, entre frasques, manigances et manipulations, Bouteflika trace un long et sinueux chemin vers une présidence qu’il voulait conserver à vie. Seule sa fin est très connue, sur les antres pans de sa trajectoire, Farid Alilat laisse très peu de zones d’ombres.

    Le Soir d’Algérie : Quel est l’événement ou l’aspect de la personnalité d’Abdelaziz Bouteflika qui a déclenché en vous l’envie d’écrire sa biographie ?

    Farid Alilat : La vie d’Abdelaziz Bouteflika est guidée par deux obsessions : conquérir le pouvoir et le garder à tout prix. C’est le fil conducteur de sa vie, bâtie autour de cet objectif. L’idée d’écrire un livre sur Bouteflika est née en 2002. A l’époque, j’ai interrogé ceux qui l’ont connu par le passé, ses anciens amis, d’anciens ministres et même ses ministres et ses collaborateurs. Pour des raisons personnelles et professionnelles, j’ai mis le projet d’écriture en stand-by sans pour autant abandonner l’idée. Depuis, je n’ai de cesse de travailler sur lui en recueillant les témoignages de dizaines d’acteurs politiques, y compris les Premiers ministres de Bouteflika.

    Pour revenir à ces deux obsessions…

    Elles ont façonné sa vie. Déjà à vingt ans, au cœur même de la guerre d’indépendance, Bouteflika voulait être président. En 1976, lors de l’élaboration de la Constitution, Bouteflika demande à Mohamed Bedjaoui, alors en charge de ce projet, d’inscrire dans les textes fondamentaux du pays le poste de vice-président, un «ticket» à l’américaine. Informé de cette demande, Houari Boumediène y met son veto.

    Pourtant, Bouteflika est connu, à cette période, pour ses longues et nombreuses absences loin d’Alger, et même loin du pays. Comment expliquer cette contradiction, loin et proche de Boumediène ?

    Bouteflika n’a pas la réputation d’être un acharné du travail. Ministre des Affaires étrangères, il se rend rarement à son bureau. Il reçoit ses proches collaborateurs chez lui ou bien dans une des annexes du ministère. Aussi, a-t-il la manie de disparaître sans laisser de traces, et ce, depuis la période de la Révolution où la discipline était de rigueur. Je raconte dans mon livre, que lors de sa mission malienne dans ce qui est appelé «Le Front du Mali», Bouteflika fait des va-et-vient erratiques entre Bamako et Gao avant de disparaître au Maroc, sans laisser de traces. Boumediène demande souvent : «Il est où Abdelkader (nom de guerre de Bouteflika) ?» (Cette question est le titre d’un chapitre, page 75).

    Plus généralement, Bouteflika n’est pas un bourreau du travail. La lecture des dossiers l’ennuie. Il compense cela par le téléphone, une grande capacité de captation et une mémoire d’éléphant. Les escapades et les bouderies font partie intégrante de son mode de vie et surtout de son mode de gouvernance. Lors de ses premiers mois de présidence, il était persuadé que son bureau à El-Mouradia était mis sur écoute. En colère, il hurle : «Je m’en vais, je m’en vais. Je rentre chez moi. Ce n’est pas un pays ça !» (page 251) Bouteflika rentre quand même chez lui et reste trois semaines sans donner signe de vie. Vous imaginez le président de la République disparaître et bouder chez lui pendant trois semaines ?

    L’absence du père biologique était-elle palliée par l’omniprésence de sa mère et, surtout, par la tutelle de Boumediène et à quel point ?

    La présence de son père a été gommée, effacée. Comme si ce père n’avait jamais existé. Tous les témoignages le confirment : il n’évoque presque jamais son père. Sauf à de très rares occasions. La mère a pris la place du père. Il a une relation fusionnelle avec sa mère qui joue un rôle cardinal dans sa vie tant privée que politique. Je présume que Bouteflika occulte son père à cause du passé douteux de celui-ci. Dès lors, il a fait de Boumediène son père de substitution. Il lui pardonnait toutes ses escapades alors que Boumediène était d’une rigueur sans nom. Sur son lit d’hôpital à Moscou, en novembre 1978, Boumediène dit à un de ses confidents : «J’ai été pour lui le père qu’il n’a pas eu.» C’est tout dire.

    Ce sont les militaires, qu’il hait, qui l’ont, pourtant, porté au pouvoir. Pouvez-vous nous éclairer sur ce paradoxe ?

    Ses relations tendues et conflictuelles avec les militaires datent de la mort de Boumediène, en 1978.

    A l’époque, Bouteflika est convaincu d’être le successeur du président défunt. Il parle même d’un testament que Boumediène avait laissé et dans lequel il le désigne à ce poste suprême. Trois ou quatre officiers supérieurs ont choisi Chadli Bendjedid. Il a gardé une rancœur vis-à-vis des militaires. Mais aussi un goût de revanche. Dans une interview à une radio française en 1999, il dit même : «J’aurais pu prétendre au pouvoir à la mort de Boumediène. Mais la réalité est qu’il y a eu un coup d’État à blanc et l’armée a imposé un candidat imprévu.» Il veut dire qu’il y a coup d’Etat à blanc contre lui et que ce n’est pas Chadli qui était prévu pour la succession, mais lui. C’est cette rancœur et ce goût de revanche qui lui ont servi comme carburant pour alimenter cette ambition chevillée au corps. Il n’arrivait pas à comprendre comment Chadli a pu être président à sa place.

    Mais encore…

    En 1993, les généraux sollicitent Bouteflika pour devenir président à l’expiration du mandat du HCE. Bouteflika négocie, obtient même le rare privilège de prononcer un discours au ministère de la Défense devant tout le haut commandement militaire qui l’applaudit. C’est son jour de gloire. Les militaires acquiescent à toutes ses conditions. Il a carte blanche. Bouteflika refuse, néanmoins, une seule formalité, celle de se présenter à Club-des-Pins devant la Conférence nationale. Ce n’est qu’un prétexte pour décliner. Je pense qu’il avait pris peur. Il ne pouvait assumer un état de guerre. Bouteflika claque la porte au nez des généraux. «Je rentre chez moi, en Suisse.» Il prend son vol pour Genève. Il attend son heure.

    Arrive enfin celle-ci…

    La question est de nouveau sur la table avec la démission de Zeroual annoncée en septembre 1998. Le général Larbi Belkheir se met à convaincre individuellement les généraux de faire confiance à Bouteflika avec ses arguments : grand diplomate, beau parleur, et il est de l’ouest. Trois mois et demi de discussions. Belkheir réussit à surmonter les réticences de Mohamed Lamari, Khaled Nezzar et Toufik, échaudés par l’épisode de 1994. En décembre 1998, Bouteflika est adoubé par les militaires.

    Ceux qui le connaissaient intimement étaient convaincus, dès 1999, que Bouteflika voulait mourir au pouvoir (d’El-Mouradia à El-Alia selon l’expression de Mohamed Cherif Messaâdia). Comment a-t-il pu avoir son deuxième mandat, malgré l’objection majeure du puissant général Mohamed Lamari ?

    En 2004, Bouteflika a réussi à provoquer un schisme au sein des deux têtes de l’institution militaire : il a divisé l’état-major et les services de sécurité. Mohamed Lamari réalise l’étendue de son erreur à la veille du deuxième mandat. N’avait-il pas déclaré, «si Bouteflika passe, je me rase les moustaches» (page 307) ? Pour le chef d’état-major de l’époque, Bouteflika était une erreur de casting. Mais avait-il le pouvoir de s’opposer à cette réélection ? Il se disait à Alger qu’Ali Benflis était le candidat de Mohamed Lamari. Pour ce dernier, le deuxième mandat est la conséquence de la trahison ou de la défection de Mohamed Mediène, dit Toufik. Lamari finit par démissionner en août 2004. Il est remplacé par Ahmed Gaïd Salah, destiné à une retraite. Ainsi, Bouteflika, après avoir utilisé Toufik comme marchepied pour être réélu, fait du nouveau chef d’état-major son obligé. Rien ne pouvait alors s’opposer à sa présidence à vie.

    Le véritable coup de force de Bouteflika est la modification, en 2008, de la Constitution qui lui ouvre un boulevard pour la présidence à vie. Comment a-t-il pu y parvenir ?

    Sa maladie en 2005 (ulcère hémorragique) aurait pu le disqualifier de rempiler. Mais il a pu compter sur le soutien de Toufik et de Gaïd Salah qui ont permis l’amendement de la Constitution de 1996 qui limitait les mandats présidentiels à deux. Il y a eu des voix pour s’opposer à ce viol de la Constitution, mais elles étaient trop faibles. La machine de Bouteflika était un rouleau compresseur.

    Il faut savoir que dès son élection en 1999, Bouteflika avait l’idée ferme d’une présidence à vie de fait. A aucun moment il n’avait envisagé de prendre sa retraite. Il a une conception monarchique du pouvoir. Il a vécu au Maroc et aux Emirats arabes unis. Ses modèles sont les autocrates. Pour Bouteflika, le pouvoir se donne et ne se restitue pas.

    Printemps arabe en 2011, sérieux AVC avec séquelles irréversibles en 2013 et pourtant, en 2014, il arrache son quatrième mandat. Quel est, selon vous, son secret ?

    En 2013, Bouteflika avait tous les pouvoirs en main : Présidence, gouvernement, Assemblée nationale, armée, UGTA, armée, partis de l’alliance, oligarques, médias publics… Qu’est-ce qui pouvait empêcher un quatrième mandat ? Rien. On a fait croire que Toufik et le DRS s’y opposaient. Toufik était loyal et discipliné. S’il a pu émettre un avis ou une recommandation sur l’opportunité d’un quatrième mandat, il ne s’y est pas opposé.

    Le démantèlement du DRS et le pilonnage médiatique contre Toufik n’étaient pas liés au quatrième mandat, mais à la lutte contre la corruption. Le différend entre Toufik et Bouteflika n’était pas lié au quatrième mandat, mais aux dossiers de corruption, notamment celui impliquant Chakib Khelil, ancien ministre de l’Énergie et ami d’enfance du président déchu. Il fallait casser les services qui ont travaillé sur les dossiers de corruption impliquant ministres, walis et hommes d’affaires et enterrer les affaires. La preuve, Chakib Khelil a été réhabilité en 2016 en dépit des documents qui l’accablent.

    Pour revenir au quatrième mandat…

    Il restait une inconnue : le FLN sans secrétaire général depuis la démission forcée de Belkhadem en 2013. Avec la désignation de Ammar Saïdani, c’était réglé. Bouteflika avait donc tous les réseaux et tous les leviers pour être de nouveau réélu. L’état-major lui est resté fidèle tant et si bien que Ahmed Gaïd Salah s’était opposé à l’application de l’article 88 (devenu article 102- vacance du pouvoir). Deux forces travaillaient pour la même finalité (4e mandat) mais avec des objectifs différents. Bouteflika voulait mourir sur le trône, son frère Saïd voulait peser sur sa succession, les hommes d’affaires voulaient consolider leurs richesses et le clan garder le pouvoir. Maintenir Bouteflika au pouvoir, c’est l’assurance de ne pas devoir rendre des comptes. Tous ceux qui sont aujourd’hui en prison ont soutenu le 4e et le 5e mandats. Ils auraient eu la possibilité qu’ils auraient soutenu un 6e mandat.

    La vie privée de Bouteflika est peut-être plus riche que sa vie politique. Pourquoi autant de pudeur pour l’évoquer ?

    Bouteflika est dissimulateur, cachotier, mystérieux, un solitaire qui n’a pas d’amis mais des serviteurs. Quand il n’en a plus besoin, il les jette. Regardez comment il finit sa vie : seul.

    A aucun moment dans votre livre vous n’avez utilisé le mot «hirak». Pourquoi ?

    Le 22 février 2019 n’est pas une contestation, c’est une révolution qui a empêché un président et son clan de briguer un cinquième mandat. C’est une révolution pacifique qui a déboulonné un homme et le système qu’il a implanté depuis 20 ans. Bouteflika a mis 20 ans à consolider son régime. Il s’est écroulé en 40 jours. C’est une révolution car les Algériens se sont défaits de la dépendance vis-à-vis de ce président, de sa clique, de sa cour. Une révolution, car elle a aboli le régime de la présidence à vie qui a fait tant de mal au pays. Les Algériens se sont réappropriés l’espace public, la parole, l’emblème national et la révolution de 1954. Cette révolution est une grossesse qui a duré plusieurs années.

    C’est Bouteflika qui a provoqué la révolution en annonçant une nouvelle candidature à la Présidence le 11 février. Deux jours plus tard, à Bordj Bou Arréridj, des jeunes se sont révoltés en scandant : «Bouteflika le Marocain, il n’y aura pas de cinquième mandat !» Ils lui ont même dénié sa nationalité algérienne. C’est comme si Bouteflika s’est toujours comporté comme un étranger en Algérie. En 1999, avant même d’être élu, il déclare : «Si je n’ai pas un soutien franc et massif du peuple algérien, je ne suis pas chargé de faire son bonheur malgré lui… Je considère qu’il doit être heureux dans sa médiocrité. Après tout, je ne suis pas chargé de faire son bonheur malgré lui. Je sais rentrer chez moi, c’est ce que j’ai fait pendant vingt ans.» Saisissant, comment, 20 ans après, ces propos sont presque prémonitoires. Massivement, les Algériens sont sortis dans la rue pour lui signifier qu’il n’a pas fait leur bonheur, qu’ils ne veulent plus de lui et qu’il doit renter chez lui.

    N. B. E.-M.

    Le Soir d’Algérie, 19 fév 2020

    Tags : Algérie, Bouteflika, Hirak,

  • Pistes de réflexion sur le renforcement de la présence du Maroc en Amérique Latine

    Royaume du Maroc
    Ministère des Affaires Etrangères
    et de la Coopération

    Direction des Affaires Américaines

    Septembre 2014

    Pistes de réflexion sur le renforcement de la présence du Maroc en Amérique Latine

    La tournée effectuée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’Assiste, fin novembre, début décembre 2004, dans plusieurs pays latino-américains, à savoir le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou et le Mexique, la première du genre réalisée, dans la région, par un Chef d’Etat du monde arabe et africain, a permis d’insuffler, depuis, une véritable dynamique de renforcement au partenariat, particulièrement politique, entre le Maroc et l’ensemble de la région latino-américaine en général.

    Si le partenariat politique entre le Maroc et la majorité des pays latino-américains et des Caraïbes a pu atteindre un niveau hautement satisfaisant, il apparaît toutefois que la coopération économique et
    commerciale reste jusqu’à présent très faible et en deçà des potentialités réelles qui s’offrent de part et d’autre, raison pour laquelle il est nécessaire que l’action diplomatique en direction de cette région soit orientée autour du renforcement des échanges commerciaux bilatéraux et interrégionaux, ce, au regard des considérations suivantes :

    Une région en constante croissance économique : l’Amérique latine est aujourd’hui une des
    régions du monde qui enregistre un taux positif de croissance économique, lequel s’est situé près
    de 3% en 2012 et 2013. Selon la Commission Economique pour l’Amérique latine et les Caraïbes
    (CEPAL), ce même taux devrait se maintenir en 2014. La croissance du produit intérieur brut
    (PIB) de la région en 2012 a été supérieure à la croissance mondiale estimée à 2,2 %. Les pays
    latino-américains ont plutôt bien supporté la crise économique par rapport aux autres régions
    comme l’Europe qui est en récession ou aux Etats-Unis où la reprise économique reste timide.

    C’est dans ce contexte que les relations des principales puissances mondiales avec cette région
    privilégient la dimension économique beaucoup plus que politique.

    Une région où la présence économique de l’Algérie sert l’activisme des séparatistes :
    l’Amérique latine est en proie, depuis ces dernières années, à un activisme acharné des
    séparatistes, « facilité » par l’Algérie qui, usant de sa « carte économique » et de la présence de la
    compagnie « Sonatrach » dans plusieurs pays de la région, s’emploie à développer les relations
    commerciales avec ceux-ci, et partant, à influer sur la position de certains Gouvernements latino-
    américains pour obtenir leur appui en faveur de la pseudo « RASD ». La présence de la
    compagnie algérienne « Sonatrach » en Amérique latine n’a cessé de se renforcer au cours des
    dernières années, sachant qu’elle participe activement au financement de plusieurs projets
    d’investissement en matière d’exploration gazière ou pétrolière dans la région, comme il en est le
    cas notamment au Pérou.

    Des pays latino-américains amis à préserver impérativement au travers du volet économique :
    ces dernières années, le Maroc a engagé une dynamique de renforcement du partenariat politique
    avec les pays latino-américains amis, notamment l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le
    Panama, le Paraguay, le Guatemala, le Costa Rica, le Honduras et le Pérou, pour préserver les
    acquis obtenus et renforcer la présence du Maroc auprès d’eux, sachant que tous ces pays ne
    1cessent de réitérer leur ferme intérêt pour le Maroc en tant que porte d’entrée à même de faciliter
    l’accès de leurs produits sur les marchés africains, du monde arabe et de l’Europe, de manière à
    permettre leur meilleur positionnement économique dans ces régions. Or, la coopération
    économique et commerciale bilatérale avec ces pays n’a enregistré aucunes avancées concrètes
    jusqu’à présent, en dépit des déclarations d’intention sur la volonté commune de dynamiser le
    cadre de cette coopération.

    Des pays latino-américains à récupérer par l’économique : les séparatistes ont pu obtenir des
    revirements de position de la part de pays anciennement acquis au Maroc, tels le Salvador et
    l’Uruguay, auprès desquels le Maroc pourrait user de la carte économique afin de les ramener à
    de meilleurs sentiments à l’égard de notre Cause Nationale. Dans le même sens, une action
    économique et commerciale réorientée en direction du Mexique s’avère aujourd’hui opportune
    dans la mesure où l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités gouvernementales semble ouvrir
    des perspectives positives (orientation économique de la diplomatie mexicaine).

    Une région caractérisée par de profonds bouleversements dans le cadre de nouvelles alliances
    notamment économiques: le Maroc ayant obtenu, ces derniers mois, le statut de membre
    observateur auprès de sous regroupements régionaux latino-américains et caribéens à caractère
    économique, tels « l’Alliance du Pacifique » ou encore le « Système d’Intégration
    centraméricain » (SICA), il convient désormais de mettre à profit ces nouvelles alliances politico-
    économiques afin d’assurer un meilleur repositionnement de notre pays sur le continent.
    « L’Alliance du Pacifique » (Chili, Pérou, Colombie et Mexique), regroupement sous-régional
    libre-échangiste qui prend une ampleur croissante par rapport au Mercosur, ne cesse de réitérer
    son intérêt pour le renforcement de la coopération économique avec le Maroc, sachant qu’elle
    ouvrira, prochainement, dans ce cadre, un bureau commercial à Casablanca. L’objectif est de
    saisir l’opportunité qu’offre cet espace régional, au même titre que le Système d’Intégration
    Centraméricain (SICA), organisation économique réunissant plusieurs pays d’Amérique centrale,
    afin de développer un véritable partenariat commercial, à la fois bilatéral et interrégional.

    C’est à la lumière de ces évolutions que la stratégie diplomatique marocaine en direction du continent latino-américain se doit d’être adaptée de manière à privilégier dorénavant le renforcement des liens économiques et commerciaux du Maroc avec la région, ce, afin d’éviter de perdre les acquis obtenus jusqu’à présent sur le plan politique.

    En définitive et dans le cadre de la « stratégie latino-américaine » proposée pour les années à venir, il semblerait particulièrement indiqué de veiller à l’adoption de toutes mesures et/ou initiatives allant dans le sens des pistes de réflexion présentées ci-dessus, dans la perspective non seulement de renforcer notre présence économique en Amérique latine, mais également d’affirmer la place du Maroc en tant que plateforme et porte d’entrée pour les pays de la région en direction du continent africain, du monde arabe et de l’Europe, tout ceci en garantissant un partenariat gagnant – gagnant et en favorisant la coordination avec l’ensemble des acteurs et opérateurs privés et publics concernés.

    Fort des avancées réalisées en matière économique et commerciale et de son expérience dans
    l’accompagnement du développement économique des pays africains, ainsi que de son engagement
    permanent en faveur de la coopération Sud/Sud, le Maroc pourrait ainsi faire valoir son rôle d’acteur incontournable en Afrique et dans le monde arabe pour les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Amérique Latine, Lobbying,

  • Algérie : Tebboune relance le débat sur la mémoire

    À L’OCCASION DE LA JOURNÉE NATIONALE DU CHAHID

    Dans une lettre adressée à l’occasion de la Journée nationale du Chahid, lue hier par le ministre des Moudjahidine, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est revenu sur un sujet sensible: la mémoire.

    “Je ne renoncerai pas à demander des comptes à l’ancien colonisateur, afin de récupérer notre mémoire et les restes de nos martyrs”, a-t-il d’ailleurs déclaré, affirmant que la “jeunesse a grandement besoin d’apprendre les leçons de nos martyrs, qui conforte la doctrine novembriste”.

    Abordant le thème de l’identité, le président de la République a rappelé sur “la défense de nos martyrs contre les politiques d’évangélisation et de francisation de la langue et de la place”.

    “Notre identité a été la cible de tentative répétée d’atteinte par des manœuvres venant de l’intérieur et de l’extérieur”, a-t-il affirmé. Et d’ajouter: “Nous nous dresserons contre toute tentative d’atteinte à l’identité nationale”.

    Se penchant sur l’avenir, Abdelmadjid Tebboune a estimé que “la révision constitutionnelle constitue le fondement de la nouvelle Algérie”. “Notre rêve consiste en la construction d’un Etat national fort, prospère, juste et respecté”, a ainsi conclu le président de la République.

    La Journée nationale du Chahid a été une occasion pour le président de la République, de réaffirmer certaines positions relatives à la mémoire.

    Le Midi Libre, 19 fév 2020

    Tags : Algérie, Abdelamjid Tebboune, mémoire, France, colonisation,

  • Mauritanie : Annulation des mandats d’arrêt contre Bouamatou, Chav’i et Debagh

    Selon des sources officielles citées par Al Akhbar, le ministre de la justice, Haimoud Ould Ramdane a reçu de hautes instructions lui demandant l’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre des deux hommes d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, Moustapha Ould Limam Chav’i et Mohamed Ould Debagh.

    Selon les mêmes sources, le parquet général aurait contacté mardi 18 février la police internationale (Interpol) pour demander l’annulation des mandats d’arrêt internationaux émis contre les trois opposants au régime de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

    Les autorités de l’époque accusaient Bouamatou et Debagh de ‘’blanchiment d’argent et de fraude fiscale’’ et Ould Chav’i de ‘’terrorisme’’. Des hommes et femmes politiques dont certains proches du pouvoir ont organisé le 12 septembre passé un sit-in devant la Présidence réclamant l’arrêt des poursuites judiciaires contre les trois hommes d’affaires vivant en exil.

    Le Calame, 19 fév 2020

    Tags : Mauritanie, Mohamed Ould Bouamatou, Moustapha Ould Chavi, Debagh, mandat d’arrêt, Interpol,