EN DÉPIT DE L’OBSTRUCTION DU MAROC : Le Conseil de sécurité va examiner la situation au Sahara occidental
Category: Sahara Occidental
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En dépit de l’obstruction du Maroc : Le Conseil de sécurité va examiner la situation au Sahara occidental
Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira, ce lundi, à la demande de l’Allemagne, pour discuter du conflit au Sahara occidental, a-t-on indiqué de source diplomatique aux Nations unies.Cette réunion, qui est un sérieux revers pour le Maroc, intervient au lendemain de la grave décision de Trump et de son vil marchandage engageant les États-Unis dans une impasse diplomatique sur la question du Sahara occidental.Prévue à huis clos, cette réunion se tiendra en effet après la décision du président américain sortant Donald Trump de reconnaitre la prétendue « souveraineté » du Maroc sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste. Mardi, en violation du droit international, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Kelly Craft, a transmis une copie de la proclamation de Trump sur le Sahara occidental au SG de l’ONU, Antonio Guterres et au Conseil de sécurité. L’annonce unilatérale par Trump a suscité une véritable levée de boucliers aux États-Unis, où plusieurs sénateurs démocrates et républicains et d’anciens hauts responsables dont James Baker , architecte du plan de paix et John Bolton, président du Conseil national de sécurité (avril 2018 – septembre 2019) de Donald Trump, sont montés au créneau pour dénoncer une décision irréfléchie, remettant en cause l’engagement des États-Unis à l’égard des principes de l’annexion de territoires par la force et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tous deux inscrits dans la Charte des Nations unies.Tant James Baker que Christopher Ross, tous deux anciens émissaires de l’ONU pour le Sahara occidental, ont évoqué une « décision insensée et irréfléchie ». La réunion du Conseil de sécurité devrait donner une indication sur la démarche US- du moins jusqu’à la fin du mandat de Trump – à l’ONU qui a réaffirmé que le statut du territoire non autonome reste inchangé et alors que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution appelant a des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario en vue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.Joe Biden pourrait annuler la décision de son prédécesseurPour nombre d’observateurs, le président élu américain Joe Biden, qui succédera à Trump le 20 janvier, devra trancher sur la décision de Trump, qui met en porte à faux son pays membre permanent du Conseil de sécurité et qui plus est, rédacteur des avant projets du conseil de sécurité. Il n’en demeure pas moins que pour l’ONU, « la position reste inchangée » vis-à-vis de la question sahraouie. « Le SG de l’ONU reste convaincu qu’une solution à la question du Sahara occidental est possible, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité », avait déclaré le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujaric en réaction à la décision de Trump.Pour rappel, le Conseil de sécurité composé de 15 membres a prolongé d’un an la mission onusienne pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Pour Stephen Zunes, professeur de politique à l’Université de San Francisco, l’annonce du président sortant américain, Donald Trump, sur une reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental « porte préjudice à la réputation des États-Unis » et placerait le président élu Joe Biden « dans un dilemme ». Il souligne à cet égard que si le prochain président US pourrait annuler la reconnaissance par les États-Unis de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental « d’un trait de plume », le régime marocain pourrait en réaction renoncer à la normalisation des relations avec Israël. Donc, poursuit l’analyste américain, le président Biden se trouverait « sous une pression considérable pour ne pas saper ce que beaucoup considèrent comme une avancée importante ».Inquiétudes au Congrès chez même des « pro-israéliens »Évoquant la position de certains membres influents de la classe politique américaine, le journaliste du Washington Post indique que de puissants membres « pro-israéliens » du Congrès ont exprimé des inquiétudes quant à la déclaration de Trump, à l’instar du président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel, qui a noté que la décision de Trump « bouleverse un processus onusien crédible et international ».De même que le sénateur Jim Inhofe, président de la commission sénatoriale des services armés, qui a déclaré qu’il était « attristé par le fait que les droits du peuple sahraoui aient été troquées », considérant la déclaration de Trump comme « choquante et profondément décevante ».Abordant le statut juridique du Sahara occidental en tant que territoire non autonome, Stephen Zunes a souligné l’impératif d’un référendum d’autodétermination supervisé par la communauté internationale à « condition de proposer dans ce référendum l’indépendance comme option au peuple sahraoui ». Toutefois, « le Maroc et maintenant les Etats-Unis ont catégoriquement exclu cette option », considère-il.L’auteur rappelle ensuite que depuis la proclamation par le Front Polisario de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, un nombre de 84 pays ont reconnu le Sahara occidental comme un État indépendant, en précisant que la RASD « demeure un État membre à part entière de l’Union africaine », dont la Charte interdit les changements de manière unilatérale des frontières héritées de la période coloniale.M. BendibLe Courrier d’Algérie, 19 déc 2020#SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara -
Algérie : Le site d’Alnaft hacké par des marocains
Le site électronique de l’agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures algérienne a été piraté ce jeudi par des hackers marocains.Des hackers se faisant appelés « team marocan revolution » ont pris le contrôle du site en désactivant son DNS (domain name system).
Le site est depuis la mi-journée de ce jeudi inaccessible, affichant au même temps qu’il est hacké sur les moteurs de recherches.
Le ministère de l’énergie avait publié un communiqué dans lequel il avait exhorté l’ensemble des internautes à éviter de s’y introduire en attendant de remédier la situation.
L’acte exprime la colère du Makhzen suite aux échecs subis sur le dossier du Sahara Occidental et son obsession à s’approprier les terres des autres. C’est cet échec qui a poussé le Maroc à officialiser ses relations de longue date avec l’entité sioniste. Cette initiative est conçue comme la dernière balle marocaine en vue d’imposer le fait accompli.
Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #ONU #Algérie #Makhzen #Hackers #Alnaftal #Piratage
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John Bolton : Donald Trump “ne connaissait même pas le Sahara occidental”
John Bolton, le turbulent néo-conservateur et non moins va-t-en-guerre américain, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, vient de révéler dans une tribune publiée par la revue Foreign Policy, que le président américain n’avait jamais entendu parler du Sahara occidental».L’ex-conseiller à la Sécurité nationale du Président américain, a indiqué que ce dernier ignore jusqu’à «l’existence du Sahara occidental», et pour preuve il rapporte une discussion tenue dans le bureau ovale, entre Donald Trump et le sénateur républicain de l’Oklahoma, James Mountain Inhofe, président de la commission des Forces armées au Sénat, défenseur du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.«J’étais présent à cette réunion tenue dans le bureau ovale le 1er mai 2019, lorsque le sénateur de l’Oklahoma a tenté d’expliquer les raisons de son soutien à un référendum, écrit Bolton dans sa tribune. «Trump avait affirmé qu’il n’avait jamais entendu parler du Sahara occidental, et Inhofe a rétorqué: « Oh, nous en avons déjà parlé, mais vous n’avez pas écouté ».«James Inhofe avait parfaitement raison lorsqu’il a déclaré dans un discours le 11 décembre au Sénat que Trump « aurait pu conclure cet accord sans sacrifier les droits de ce peuple sans voix”.Trump a détruit un engagement diplomatique de 30 ansEt Bolton d’expliquer que «les relations chaleureuses mais non officielles entre Israël et le Maroc ne sont pas nouvelles. Le Maroc a longtemps envisagé de reconnaître Israël, et feu le roi Hassan II a poursuivi agressivement cette politique au cours des années 1990. Depuis, les contacts secrets israélo-marocains sont monnaie courante.Et d’ajouter qu’Il est “parfaitement approprié pour une nation de modifier ses responsabilités internationales à la lumière de l’évolution des circonstances liées à sa sécurité nationale. Cependant, rien ne justifie le fait de détruire gratuitement un engagement sans consultation, simplement pour conclure un prétendu accord de normalisation dans un contexte complètement différent».“Malheureusement, écrit l’ancien conseiller, les Sahraouis ne sont pas les seuls à subir ce genre d’agression de la part de Donald Trump. Avec son attitude d’homme d’affaires qui pense que tout peut faire l’objet d’une transaction commerciale. Trump a mis en danger même les intérêts des États-Unis, notamment au sein de l’Otan».Ni le Polisario, ni l’Algérie ni la Mauritanie n’ont été consultésJohn Bolton regrette le fait que «pour prendre sa décision irréfléchie, Trump n’ait consulté personne. Ni le Front Polisario, ni l’Algérie et la Mauritanie, les deux pays voisins les plus concernés, ni personne d’autre».Et d’indiquer que le Maroc, aidé par la France et d’autres alliés au conseil de sécurité, «a passé près de trois décennies à empêcher la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».“Le Polisario est à un moment crucial de sa vie et il serait pleinement justifié s’il choisissait de retourner sur le champ de bataille».Et enfin d’espérer que le Président élu des États-Unis, «Joe Biden devrait annuler la décision de Trump concernant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cela ne sera pas facile, étant donné les attentes, si erronées soient-elles, déjà envisagées au Maroc et en Israël».Algérie1, 17 déc 2020Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #ONU -
PRETORIA CONDAMNE SA DÉCISION SUR LE MAROC : Quand Trump reconnait une illégalité !
La ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Naledi Pandor, a critiqué la décision du président américain sortant Donald Trump de reconnaitre la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental estimant que cette démarche est « une reconnaissance d’une illégalité » et va à l’encontre du droit international. La décision de Trump de reconnaitre le droit souverain présumé du Royaume marocain sur les Sahraouis n’ »a ni force ni effet car il s’agit essentiellement d’une reconnaissance d’une illégalité », a déclaré Mme Pandor, également députée, à l’occasion de la conférence de presse sur les développements internationaux pour l’année 2020. Les résolutions des Nations unies « ont confirmé la situation d’occupation » (au Sahara occidental), et l’annonce faite par Trump « ne change pas la position juridique des résolutions des Nations unies. Nous continuerons donc d’indiquer que nous pensons que les États-Unis ont tort en affirmant qu’ils ne sont pas d’accord avec les organes multilatéraux et la reconnaissance mondiale de la position d’occupation… », a insisté la ministre sud-africaine.Exprimant la préoccupation de Pretoria face aux récents développements relatifs à la situation au Sahara occidental, Mme. Pandor a souligné également que la décision de Trump « va à l’encontre du droit international et de l’Acte constitutif de l’Union africaine ». Pour la ministre, ces développements « peuvent alimenter les hostilités entre le Maroc et les Sahraouis ». Et, a-t-elle préconisé, « pour faire taire les armes dans ces situations, il faut s’attaquer aux causes profondes des conflits, qui incluent notamment les déficits de gouvernance et les violations des droits de l’Homme. »Donc, a-t-elle poursuivi « notre soutien serait toujours pour la cause du peuple du Sahara occidental, nous continuerons à parler en leur nom sur les plates-formes internationales et nous continuerons à travailler en solidarité avec les Sahraouis en leur offrant toute forme d’aide humanitaire et de soutien dont ils pourraient avoir besoin de la part de l’Afrique du Sud ». Au sujet du dernier sommet de l’UA sur le thème « Faire taire les armes », la ministre sud-africaine a rappelé qu’il a été convenu lors de cette rencontre, que « le rôle des intérêts étrangers dans les conflits méritait une plus grande attention ».Et pour conclure, Mme. Pandor a réitéré le « ferme soutien » de son pays à la cause sahraouie: « l’Afrique du Sud reste déterminée à soutenir la cause du peuple sahraoui dans la recherche de l’autodétermination et de la libération de l’occupation marocaine. Nous en tenons donc à la position des Nations unies et aux résolutions selon lesquelles le peuple du Sahara occidental doit avoir la possibilité de décider de son propre avenir ».« Nous avons toujours préconisé des négociations, cela fait partie de notre politique et de notre position en Afrique du Sud, nous soutenons pleinement la décision de l’Union africaine selon laquelle une délégation se rendrait dans les territoires occupés et au Maroc pour engager les deux parties (Front Polisario et Rabat) dans un effort pour les rapprocher des discussions en vue d’un règlement définitif du conflit », a-t-elle tenu à préciser également tout en exprimant le « regret » de Pretoria quant au rejet par le Maroc de cette décision, « bien qu’elle soit ancienne de l’UA ».M. B.Le Courrier d’Algérie, 17 déc 2020 -
Sahara Occidental : Les déclarations de Trump n’engagent que lui-même (ancien diplomate)
L’ancien ambassadeur Noureddine Djoudi au Jeune Indépendant : «LA DÉCISION DE TRUMP NE PEUT ENGAGER QUE LUI-MÊME»Les derniers développements qui ont marqué la scène internationale, notamment la déclaration du président américain sortant, Donald Trump, reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental pendant que les combats se poursuivent dans ce territoire occupé depuis 1975, ont suscité de vives indignations comme ils ont ouvert la voie à de nouvelles lectures au sujet des incidences de cet événement dans les rapports internationaux. Selon le diplomate et ancien ambassadeur Noureddine Djoudi, la décision de Trump ne peut engager aucune autre personne ou entité que lui-même et s’inscrit aux antipodes des traditions américaines.En diplomate chevronné, décoré par le gouvernement sud-africain pour son rôle en tant qu’ambassadeur dans la promotion des liens entre Alger et Pretoria, M. Djoudi livre dans cet entretien au Jeune Indépendant une lecture succincte sur ces récents développements et leur implication s’agissant des relations entre les Etats-Unis et ses partenaires maghrébins. Ce diplomate, rompu aux étourdissantes tractations en coulisses depuis les années 1960, révèle que la diplomatie algérienne était parfaitement au courant de ce qui se tramait entre le locataire sortant de la Maison-Blanche et l’Administration du Makhzen.Quant à la ligne diplomatique de Paris, allié stratégique de Rabat, elle ne changera pas, sauf contrainte face à la vague de dénonciation mondiale suscitée par une telle sortie, estime-t-il. Cet ancien ami de la légende sud-africaine Nelson Mandela juge nécessaire pour la diplomatie algérienne de travailler, désormais, sur une nouvelle vision intégrant tous les éléments actuels ainsi que d’éventuels développements à l’avenir, dans le cadre des enjeux géopolitiques et de la nouvelle reconfiguration des relations internationales.Le Jeune Indépendant : La décision de Trump de reconnaître la «marocanité» du Sahara occidental constituera-t-elle un engagement définitif et obligatoire pour les administrations qui vont lui succéder, notamment celle de Joe Biden ?Noureddine Djoudi : La décision de Trump ne peut engager aucune autre personne ou entité que lui-même. Cet acte, contraire aux traditions américaines, n’engage nullement le 46e Président, Joe Biden, qui peut et devrait l’annuler. En effet, de nombreuses voix de personnalités influentes, y compris au sein de son propre Parti républicain, ont déclaré publiquement que non seulement cette décision est contraire aux pratiques habituelles, et ce jusqu’au 20 janvier, mais elle nuit considérablement à l’image de marque des Etats-Unis dans le monde.Pensez-vous que l’annonce de cette décision ferait capoter les efforts diplomatiques de la France en tant qu’allié stratégique du Maroc, partenaire économique de l’Algérie et membre du Conseil de sécurité?La position officielle du gouvernement français est connue, c’est celle préconisée par certains lobbies qui soutiennent inconditionnellement les thèses marocaines pour bloquer, au Conseil de sécurité toute initiative de règlement du problème sahraoui sur la base de la résolution 1514 (XV) et des résolutions du Conseil de sécurité concernant un référendum libre et sans entrave au Sahara occidental. La diplomatie française ne pouvait souhaiter, tout bas, meilleure déclaration, sauf qu’elle est contrainte officiellement de se conformer à la légalité internationale telle qu’affirmée par les résolutions pertinentes des Nations unies en la matière. La décision de Trump de «marocaniser» le Sahara, en échange de l’officialisation par le Makhzen de ses relations avec l’entité sioniste ne peut en aucune manière changer sa ligne diplomatique actuelle, sauf forcée et contrainte par la vague d’indignation exprimée partout dans le monde.Quel sera l’impact de cette décision sur le conflit du Sahara occidental. Y aura-t-il des pays qui vont retirer leur reconnaissance à la RASD ?Certains pays, «persuadés»par la diplomatie immorale du Makhzen qui use de la corruption pour l’achat des voix, ont parfois accepté de soutenir la «marocanité du Sahara» en ouvrant des consulats en territoire occupé. L’ex-Swaziland a révélé officiellement la tentative par le Maroc de corrompre son ex-ministre des Affaires étrangères, limogé d’ailleurs pour cela. La déclaration de Trump ne saurait donc avoir un impact réel sur la reconnaissance de la RASD, d’autant que l’éventuelle annulation de cette décision par la nouvelle Administration à Washington ne peut qu’inciter certains à la prudence.Notre diplomatie a-t-elle pu prévenir une telle évolution dans la forme annoncée, à savoir le deal conclu entre les trois parties ?Notre diplomatie avait-elle les moyens de s’opposer à un Trump que ses alliés européens eux-mêmes considéraient comme «incontrôlable» ? Ni les grandes puissances ni les Nations unies ne pouvaient s’opposer à l’influence d’Ivanca, fille adorée de Trump, et de son mari Jared Kushner, sionistes avérés au service d’Israël et de ses complices au Moyen-Orient. Notre diplomatie était parfaitement au courant de l’évolution future et probable des actions du locataire provisoire de la Maison Blanche et ne se faisait aucune illusion sur les futurs traîtres à la cause palestinienne. Mais la légende de David et Goliath ne peut se réaliser face aux réalités du moment. Et c’est bien pourquoi, aujourd’hui, la priorité revient aux capacités de défense du pays à travers les grandes capacités humaines et matérielles de l’Armée nationale populaire, soutenue par un peuple patriote et prêt à tous les sacrifices. Cela ne signifie nullement que notre diplomatie est inactive. Elle agit en soutien à notre détermination de faire face aux menaces actuelles.Quelle sera notre action à l’avenir ?Et est-ce que l’Algérie va changer de paradigme et de vision diplomatique en tenant compte de ces développements ou restera-t-elle confinée dans sa politique étrangère entretenue jusque-là ?C’est justement pour cela que notre diplomatie doit travailler sur une nouvelle vision de l’avenir à court, moyen et long terme, en intégrant tous les éléments actuels et ce à quoi l’on doit s’attendre de l’évolution future du monde. «Gouverner c’est prévoir», dit l’adage. L’expérience de notre Révolution nous rappelle que l’atteinte de l’objectif ne passe pas nécessairement par une victoire militaire écrasante sur un ennemi puissant mais par une diplomatie qui force l’ennemi à s’asseoir à la table de négociations, où il sera contraint de renoncer à ses desseins hégémoniques. Parallèlement à une action immédiate, au vu des menaces réelles d’aujourd’hui, il y a lieu de reprendre l’initiative en Afrique qui constitue notre profondeur stratégique. Par ailleurs, il ne faudra jamais perdre de vue que du fait de notre position au croisement de l’Afrique, de l’Europe et du Moyen-Orient, l’Algérie constitue pour les grandes puissances le passage obligé pour l’Afrique et le monde arabe. Sur le plan international, l’image de marque de notre pays et la reconnaissance de l’importance de sa voix dans le concert des nations dépendra d’une diplomatie active qui s’appuie sur les réformes d’une Algérie nouvelle. La diplomatie de combat qui fut la nôtre dans toutes les crises et les défis auxquels notre pays a dû faire face dans un passé récent doit reprendre la place qui lui est due dans un monde en perpétuelle évolution.Avec les nouveaux développements, il y aura une nouvelle donne, à savoir la présence d’Israël à nos frontières. Comment l’Algérie compte-t-elle composer avec cette réalité ?Effectivement, Israël n’a plus besoin d’infiltrer une cinquième colonne dans notre pays. L’entité sioniste est aujourd’hui à nos frontières. Elle l’était déjà par le biais du fameux «mur de la honte», mur de sable conçu par Ehud Barak et construit au Sahara occupé, au plus près de notre frontière ouest. Elle l’est aussi par la construction, au profit des Forces armées royales marocaines, d’une base à moins de 30 kilomètres de la même frontière. Elle l’est enfin par l’introduction, par des «trabendistes», de drogue, de psychotropes et de produits cosmétiques, alimentaires ou pharmaceutiques Made in Israël sous l’étiquette «Produits au Maroc». Ce n’est pas pour rien que l’ANP a pris des mesures radicales pour assurer la défense de notre frontière ouest. L’établissement de relations officielles, autant politiques qu’économiques et militaires entre le Maroc et Israël donne aujourd’hui au sionisme le moyen de menacer directement notre pays, qui est considéré, comme l’avait affirmé Moshé Dayan et l’affirme encore aujourd’hui Benjamin Netanyahu,»(…) la cible ennemie privilégiée». Cette nouvelle donne ne constitue qu’un maillon de plus dans un large projet d’encerclement de l’Algérie, et ce par la volonté avérée d’Israël d’établir des ambassades et des bases dans tous les pays voisins de notre pays. Israël et ses «amis», qu’ils soient arabes ou africains, se rendront compte qu’ils commettent la lourde erreur de tabler sur la faiblesse et les prétendues antagonismes arabes-berbères tels qu’imaginés par le MAK du renégat Mehenni. L’avenir prouvera que l’Algérie du million et demi de martyrs a toujours su, des millénaires durant, et saura relever, aujourd’hui, tous les défis et opposer sa résistance légendaire face à toutes les menaces, d’où qu’elles viennent. La mémoire de nos martyrs victimes des crimes innommables du colonialisme et celle des martyrs de la glorieuse révolution de Novembre nous commande de nous unir dans l’adversité.Entretien réalisé par Aziza MehdidLe Jeune Indépendanr, 17 déc 2020
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L’accord de Trump sur l’annexion du Sahara occidental au Maroc risque de provoquer davantage de conflit mondial
Opinion de Stephen Zunes
15 décembre 2020 à 19h26 GMT + 1
Stephen Zunes est professeur de politique à l’Université de San Francisco et co-auteur, avec Jacob Mundy, de «Sahara occidental: guerre, nationalisme et conflit irrésolu».
La semaine dernière, le président Trump a officiellement reconnu l’annexion du Sahara occidental par le Maroc dans le cadre d’un accord visant à amener le Maroc à normaliser ses relations avec Israël. Mais la revendication du Maroc sur le Sahara occidental est rejetée par l’ONU, la Cour mondiale, l’Union africaine et un large consensus de juristes internationaux qui considèrent la région comme un territoire non autonome qui doit être autorisé à un acte d’autodétermination. C’est pourquoi aucun pays n’avait officiellement reconnu la prise de contrôle du Maroc – jusqu’à présent.
Au moment de la prise de contrôle marocaine de l’ancienne colonie espagnole en 1975, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à l’unanimité les forces marocaines à se retirer immédiatement du territoire et à permettre au peuple du Sahara occidental de déterminer son propre destin. Cependant, tant la France que les États-Unis ont empêché le Conseil de sécurité d’exécuter son mandat.
Le gouvernement marocain insiste sur le fait que le territoire fait partie intrinsèquement du Maroc et que l’indépendance ne devrait pas être une option pour la population autochtone, connue sous le nom de Sahraouis, qui embrasse une histoire, un dialecte et une culture distincts. Maintenant, Trump a rejoint la monarchie marocaine en insistant sur le fait que permettre un degré limité d’autonomie sous la souveraineté marocaine est la seule voie pratique à suivre.
Human Rights Watch, Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits humains réputés ont documenté la répression généralisée des militants pacifiques indépendantistes par les forces d’occupation marocaines, y compris la torture, les passages à tabac, la détention sans procès et les exécutions extrajudiciaires. Freedom House a classé le Sahara Occidental occupé par le Maroc parmi les «pires des pires» en matière de suppression des droits politiques et des libertés civiles. Les journalistes étrangers et les délégations internationales en visite se voient systématiquement refuser l’entrée ou sont maintenus sous stricte surveillance.
En conséquence, non seulement le plan du Maroc ne répond pas bien à la définition juridique de l’autonomie, mais la répression en cours soulève de sérieuses questions sur ce à quoi elle ressemblerait dans la pratique.
Il n’y aurait pas de problème si les Sahraouis choisissaient l’incorporation au Maroc dans un référendum internationalement supervisé. Cependant, en tant que territoire non autonome, ils doivent également avoir l’option de l’indépendance, ce que le Maroc et maintenant les États-Unis ont catégoriquement exclue.
Le Front Polisario, le principal mouvement nationaliste qui a initialement émergé dans la lutte anticoloniale contre l’Espagne, s’est engagé dans une lutte armée contre les forces d’occupation marocaines jusqu’à ce qu’il accepte un cessez-le-feu de 1991 en échange d’un référendum sur l’indépendance. Cependant, le Maroc n’a jamais donné suite. Après 29 ans de promesses non tenues, d’occupation continue et d’une série de violations marocaines du cessez-le-feu, le Polisario a récemment repris la guerre. Depuis que le Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976, 84 pays ont reconnu le Sahara occidental comme un État indépendant (bien que certains aient depuis retiré leur reconnaissance.) La RASD reste un État membre à part entière de l’Union africaine, dont la charte interdit les changements unilatéraux des frontières coloniales. La RASD régit actuellement environ un quart du territoire du Sahara occidental et environ 40 pour cent de la population, principalement dans les camps de réfugiés administrés par le Polisario dans l’ouest de l’Algérie.
Ce que Trump a donc fait, c’est reconnaître la prise de contrôle d’un État africain légalement reconnu par un autre, ce qui non seulement nuit gravement à la réputation des États-Unis sur le continent, mais encourage même d’autres pays à croire qu’ils pourraient également s’en tirer avec une expansion territoriale.
Lorsque Saddam Hussein a envahi le Koweït en 1990 sous des affirmations tout aussi douteuses selon lesquelles son voisin du sud faisait historiquement partie de l’Irak, la communauté internationale s’est unie pour s’opposer à cette violation flagrante de la charte des Nations Unies. Bien qu’il y ait eu des désaccords sur la question de savoir si la guerre était le meilleur moyen de renverser la prise de contrôle irakienne, les États-Unis ont conduit la communauté internationale dans sa détermination à ce qu’une telle agression ne doit pas durer.
Maintenant, sous Trump, les États-Unis ont effectivement adopté la position opposée.
Cela place le président élu Joe Biden dans un dilemme lorsqu’il entrera en fonction le mois prochain. S’il pouvait annuler la reconnaissance par les États-Unis de l’annexion du Maroc d’un trait de plume, le Maroc pourrait alors renoncer à sa reconnaissance d’Israël. Biden pourrait donc se trouver sous une pression considérable pour ne pas saper ce que beaucoup considèrent comme une avancée importante.
Mais même de puissants membres pro-israéliens du Congrès ont exprimé des inquiétudes. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel (DN.Y.), tout en saluant la nouvelle de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, a noté comment la reconnaissance par les États-Unis de l’expansion territoriale marocaine «bouleverse un processus onusien crédible et soutenu au niveau international… qui les administrations successives des deux les partis ont soutenu. » De même, le sénateur Jim Inhofe (R-Okla.), Président de la commission des services armés du Sénat, a également salué la normalisation des relations, mais a déclaré qu’il était «attristé que les droits du peuple sahraoui aient été bradés», appelant le mouvement “choquant et profondément décevant.”
L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international. Bien que la normalisation des relations entre Israël et les États à prédominance arabe soit un objectif louable, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental.
Mais même de puissants membres pro-israéliens du Congrès ont exprimé des inquiétudes. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Eliot L. Engel (DN.Y.), tout en saluant la nouvelle de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, a noté comment la reconnaissance par les États-Unis de l’expansion territoriale marocaine «bouleverse un processus onusien crédible et soutenu au niveau international… qui les administrations successives des deux les partis ont soutenu. » De même, le sénateur Jim Inhofe (R-Okla.), Président de la commission des services armés du Sénat, a également salué la normalisation des relations, mais a déclaré qu’il était «attristé que les droits du peuple sahraoui aient été bradés», appelant le mouvement “choquant et profondément décevant.”
L’inadmissibilité de tout pays qui étend son territoire par la force est un principe de longue date du droit international. Bien que la normalisation des relations entre Israël et les États à prédominance arabe soit un objectif louable, elle ne peut se faire au prix de saper un principe juridique international aussi fondamental.
The Washington Post, 15 déc 2020
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González Laya dice que el futuro del Sáhara Occidental no depende “de la voluntad de un país por muy grande que sea” (Europa Press)
MADRID, 14 Dic. (EUROPA PRESS) – La ministra de Asuntos Exteriores, UE y Cooperación, Arancha González Laya, ha afirmado este lunes que la solución al problema del Sahara Occidental “no depende de la voluntad o de una acción unilateral de un país, por muy grande que éste país sea”, sino que “el centro de gravedad está en la ONU”.González Laya se ha expresado así, en una entrevista en Onda Cero, recogida por Europa Press, sobre el hecho de que Estados Unidos haya reconocido la soberanía marroquí sobre el Sáhara Occidental.La ministra española ha aplicado este razonamiento tanto al contencioso del Sáhara Occidental como al conflicto entre palestinos es israelíes, dos problemas que, ha subrayado, siguen sin resolver a pesar de los acuerdos promovidos por Washington para que países árabes entablen relaciones diplomáticas con Israel. En el caso de Marruecos, ese acuerdo incluye el reconocimiento por parte de EEUU de la soberanía marroquí sobre el Sáhara.“En ambos casos son procesos centrados en la ONU, es decir, necesitan acuerdo de la comunidad internacional para que la solución esta estable y aceptada por todos”, ha remarcado.Así, ha defendido que lo importante ahora es que el secretario general de la ONU nombre un nuevo enviado especial para el Sáhara Occidental, un puesto que lleva vacante nueve meses, para que éste “lidere” los esfuerzos para encontrar una solución hablando con “los vecinos inmediatos” como Marruecos, Mauritania y Argelia, con los miembros del Consejo de Seguridad de la ONU y con “un grupo de países, entre ellos España, que tienen intereses cercanos”.González Laya ha evitado detallar si hubo una información expresa de Estados Unidos a España antes de tomar esta decisión pero ha insistido en que no le ha “pillado de sorpresa”.Tampoco ha querido “especular” sobre si la Administración Biden podría dar marcha atrás en esta decisión adoptada por Donald Trump en el periodo final de su mandato. “Le corresponderá a él evaluar la situación, ver de qué manera quiere posicionarse y trabajar para darle una solución justa pero también duradera que no dependa de bandazos de un momento u otro sino que tenga anclaje en la comunidad internacional”, ha defendido.Según ha dicho, el Gobierno español está teniendo ya “una serie de contactos” con el equipo de Biden para “buscar el retorno al multilateralismo”. A juicio de España, ha dicho, “no cabe el unilateralismo para gestionar las relaciones internacionales”, aunque esa parezca ser la regla hoy en día.CUMBRE APLAZADA CON MARRUECOSLa ministra también ha dicho que ni el Sáhara Occidental ni la crisis migratoria han sido el motivo de que se haya aplazado para 2021 la Reunión de Alto Nivel (RAN) entre los Gobiernos de España y Marruecos que iba a tener lugar esta semana.González Laya ha insistido en que la pandemia es el único motivo, y que aunque se ha estado “navegando el Covid”, primero transformando lo que iba a ser una reunión amplia en un formato de “más prudencia”, finalmente se ha decidido posponerla para celebrarla “con la amplitud y profundidad que requiere”.Así, ha afirmado que no ha sido la única cita que ha tenido que cancelarse por la pandemia y ha puesto como ejemplo un viaje que el presidente del Gobierno iba a hacer a Túnez. Marruecos, ha señalado, es el segundo país de África con más casos.En todo caso, ha remarcado que el aplazamiento no disminuye la relación con Marruecos ni los contactos diarios que tienen ambos gobiernos para gestionar múltiples asuntos, entre ellos las migraciones, cosa que ambos hacen, ha afirmado, “de manera conjunta y corresponsable”.Europa Press, 14 dic. 2020 -
Sáhara Occidental: “El acuerdo de los malechores”
El presidente americano, aún en el cargo durante unos días, no deja de hacer daño. A través de un tuit, y en violación de toda forma de legalidad, acaba de reconocer la soberanía de Marruecos sobre el Sáhara Occidental a cambio de la normalización de las relaciones de Rabat con Israel. En el mismo movimiento, pisotea el derecho internacional pero también los derechos inalienables de los pueblos saharaui y palestino a la autodeterminación.
Después del “Acuerdo del Siglo”, aquí está el “Acuerdo de los malechores” entre D. Trump, B. Netanyahu y Mohammed VI, que sólo conocen la ley de la selva, portadora de nuevas tragedias. La reciente agresión militar marroquí en Guerguerat así como la ideología expansionista que impera en Rabat podrían amenazar a Argelia y Mauritania en el futuro.
Pero el Sáhara Occidental no está a la venta, como lo demuestran las numerosas reacciones de los senadores estadounidenses, el secretario general de la ONU, Antonio Guterres, y muchas fuerzas progresistas de todo el mundo. Si Mohammed VI, Benjamin Netanyahu y Donald Trump imaginan que acabarán con el pueblo saharaui de esta manera, están equivocados, porque nada socavará su determinación de defender la ley y la justicia.
Las resoluciones de la ONU son claras: un referéndum de autodeterminación debe poner fin a la actual situación colonial.
Hasta ahora, el gobierno de Francia ha obstaculizado este proceso por todos los medios. Ante este acto de imposición, Emmanuel Macron debe condenar sin ambigüedades la declaración de Donald Trump y actuar, con la Unión Europea, para promover la paz en la región, bajo los auspicios de Naciones Unidas. No se hará sin respetar el derecho internacional y los derechos legítimos del pueblo saharaui.
El Partido Comunista Francés (PCF) expresa su total solidaridad con el Frente Polisario y la República Árabe Saharaui Democrática (RASD) y hace un llamado a todas las fuerzas progresistas a unirse para hacer crecer las movilizaciones a favor de la paz.
París, 12 de diciembre de 2020
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Sahara Occidental : “M. trump, revenez sur votre décision” (Suzanne Scholte)
SUZANNE SCHOLTE, LAURÉATE DU PRIX DE LA PAIX DE SÉOUL, S’ADRESSANT À TRUMP : « Revenez sur vote décision ! »
La présidente de US Western Sahara Foundation, Suzanne Scholte, a, dans une lettre envoyée à la Maison Blanche, demandé au président américain sortant Donald Trump de « revenir » sur sa reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, et de « reconnaître plutôt » la République arabe sahraouie démocratique (RASD).« Nous vous demandons de revenir sur votre reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et de reconnaître à la place le gouvernement légitime du Sahara occidental: la République sahraouie », écrit la présidente de l’ONG +US Western Sahara Foundation+ dans sa lettre signée par de nombreux dirigeants d’ONG et d’activistes américains. La lauréate du prix de la paix de Séoul a, en outre, demandé au président Trump d’”appeler plutôt le Maroc à mettre fin à son occupation illégale” du Sahara occidental depuis 1975.« La Cour internationale de justice et la Cour européenne de justice ont toutes les deux rejeté les revendications de souveraineté du Maroc sur le territoire » du Sahara occidental, rappelle l’ONG. Et « Jusqu’à présent, aucun État ne reconnaît la revendication de souveraineté du Maroc sur le territoire sahraoui. Au cours de sa dernière année de service, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, avait qualifié d’+inacceptable+ l’occupation par le Maroc du Sahara occidental et décrit la situation comme +l’une des tragédies humanitaires oubliées de notre temps+ », rappelle encore Suzanne Scholte, également président de l’ONG Defense Forum Foundation.C’est ainsi qu’il est « profondément troublant que votre administration prenne cette mesure, alors que vous-même vous avez, dans un tweet dénoncé en 2016 la corruption et ce lorsque votre équipe officielle a partagé un graphique selon lequel Hillary Clinton (alors candidate démocrate à la présidentielle) s’était vu accorder un don de 15 millions de dollars du Royaume du Maroc » pour sa fondation. À cet effet, « Nous vous demandons encore de revenir sur votre décision et d’afficher votre engagement envers les nations qui embrassent les valeurs démocratiques, la liberté d’expression, le droit de vote, une économie de marché libre, l’égalité des droits pour les Femmes et la liberté religieuse, par opposition à des royaumes comme le Maroc qui piétinent les droits de l’Homme et utilisent la guerre et l’invasion pour attaquer leurs voisins », insiste Suzanne Scholte en évoquant avec regret dans sa missive l’agression marocaine lancée le mois dernier contre des manifestants sahraouis pacifiques dans la zone tampon d’El-Guerguerat, en violation du cessez-le-feu de 1991.M. BendibLe Courrier d’Algérie, 14 déc 2020#USA #EtatsUnis #Maroc #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #Morocco #Marruecos #DonaldTrump #Israël -
Algérie : La décision américaine est “sans effet juridique” (MAE)
«Sans effet juridique»par Abla ChérifL’Algérie n’a pas tardé à réagir aux derniers développements survenus sur le plan régional, affirmant qu’il s’agissait là de la confirmation de toutes les mises en garde lancées tout au long de ces dernières semaines.Abla Chérif – Alger (Le Soir) – La réaction d’Alger était très attendue par l’opinion interne qui suit avec un intérêt très particulier l’évolution des événements suscités par l’annonce de la reconnaissance d’Israël par le Maroc, un fait qui a donc induit la reconnaissance par les États-Unis de la « souveraineté marocaine » sur les territoires du Sahara Occidental, mais également par l’étranger où est observé, différemment, le processus mis en place pour la modification des rapports de force dans la région.Hier matin, en marge des célébrations commémorant le 60e anniversaire des événements du 11 Décembre, Abdelaziz Djerad a évoqué l’existence « d’opérations très dangereuses dans notre environnement régional, l’Algérie est elle-même ciblée » dit-il, avant d’ajouter : « A nos frontières, il y a une volonté réelle de laisser arriver l’entité sioniste (…) nous avons déjà dit que des parties étrangères s’attelaient à déstabiliser notre pays, les preuves sont aujourd’hui là, dans l’espace maghrébin et africain .»Djerad se lance ensuite dans un discours qui se veut mobilisateur : « Nous devons régler nos problèmes internes, nous savons que les Algériens aspirent à l’unité, la stabilité et la liberté, des valeurs basées sur le respect de nos principes religieux .» Le Premier ministre n’est pas allé dans les détails, n’a pas commenté la déclaration du Président sortant américain, Donald Trump, ni évoqué à un quelconque moment la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. Ses propos s’inscrivent en droite ligne du discours observé depuis un moment à différents niveaux officiels.Le 11 novembre dernier, le ministère de la Défense avait organisé un séminaire durant lequel l’idée principale développée portait sur la nécessité de renforcer le front interne pour faire face aux dangers qui menacent l’Algérie. Quelques jours plus tard, la Télévision nationale diffusait un documentaire qui se voulait à la fois vulgarisateur des nouvelles missions attribuées à l’ANP dont les troupes sont désormais habilitées à effectuer des missions hors de son territoire mais également une démonstration de force au lendemain de la reprise des combats (à ses frontières) au Sahara Occidental.Le message le plus clair qui ait été lancé aux Algériens est, cependant, contenu dans la dernière édition de la revue El-Djeïch. La population avait alors été appelée à « se tenir prête », dans un éditorial où le commandement de l’ANP se dit « être prêt à faire face aux menaces sécuritaires régionales et à jouer pleinement son rôle pivot pour contrer ces plans hostiles». «La détérioration de la situation régionale le long de notre bande frontalière et la menace que font peser certaines parties ennemies sur la sécurité de la région ces derniers temps, ces menaces, même indirectes, nous concernent et nous devons nous tenir prêts à y faire face », ajoutait, alors, la même source.Le MAE réitère le soutien de l’Algérie aux SahraouisDans la même journée, l’Algérie a également réagi aux derniers événements à travers le ministère des Affaires étrangères. Ce dernier s’est principalement focalisé sur le dossier sahraoui, réitérant le soutien algérien aux Sahraouis.Dans un communiqué, le MAE réaffirme que le conflit du Sahara Occidental « est une question de décolonisation qui ne peut être résolue qu’ à travers l’application du droit international et de la doctrine bien établie des Nations-Unies et de l’Union africaine, à savoir l’exercice authentique par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux dispositions de la Résolution 1514 (XV) portant octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, dont la communauté internationale célèbre, cette année, le 60e anniversaire ».« Dans ce cadre, est-il ajouté, la proclamation du 4 décembre, annoncée le 10, est sans effet juridique, car elle contrevient à l’ensemble des résolutions des Nations-Unies et notamment à celles du Conseil de sécurité sur la question du Sahara Occidental, la dernière étant la Résolution 2548 du 30 octobre 2020, rédigées et défendues par le « porte-plume » américain. Le communiqué du MAE ajoute que la dernière proclamation « pourrait porter atteinte aux efforts de désescalade en vue d’amener le royaume du Maroc et le Front Polisario à la nécessité de s’engager, sans conditions, sur la voie du dialogue, sous l’égide des Nations-Unies, appuyées par l’Union africaine ».Il conclut : « L’Algérie, dont la position s’adosse à la légalité internationale contre la logique de la force et des marchés douteux, réitère son appui indéfectible à la cause juste du peuple sahraoui .»Le Soir d’Algérie, 13 déc 2020#SaharaOccidental #Marruecos #Polisario #EEUU #USA #Mohammed_VI #Israel #Donald_Trump #WesternSahara #Maroc









