Category: Monde

  • États-Unis donald trump Le Sénat américain ouvre solennellement le procès en destitution de Trump

    Le procès de Donald Trump devant le Sénat a formellement commencé ce jeudi 16 janvier. Les sénateurs qui vont juger le président ont prêté serment au cours d’une séance particulièrement solennelle, en commençant par l’entrée dans l’hémicycle du Sénat du président de la Cour suprême en toge noire dans un silence total.

    Le plus haut magistrat du pays a lui-même prêté serment sur la Bible avec parfois une certaine hésitation. Il faut dire que c’est seulement la troisième fois de l’histoire qu’un tel évènement se produit au Capitole. John Roberts a ensuite procédé à la prestation de serment collective, avec cette image forte : 100 sénateurs américains, tous debout, main droite levée pour jurer de juger le président américain de façon impartiale, conformément à la Constitution. Juste avant, les 7 élus démocrates de la Chambre désignés pour être les procureurs de Donald Trump lors de son procès ont lu son acte d’accusation.

    Un acte voté le 18 décembre, selon lequel le président a fait pression sur l’Ukraine pour trouver des éléments compromettants sur son rival démocrate Joe Biden. « Donald Trump a été mis en accusation pour des crimes et délits graves », a lu avec émotion le procureur en chef Adam Shiff. Le procès du 45e président des États-Unis est donc bel et bien lancé, les auditions doivent débuter mardi pour durer près de deux semaines. Mais il a peu de chance d’aboutir. Malgré de nouvelles déclarations d’un adjoint de son avocat assurant qu’il était parfaitement au courant de la diplomatie parallèle menée en son nom en Ukraine, Donald Trump est toujours soutenu en bloc par les républicaines, majoritaires au Sénat.

    Tags : Etats-Unis, Donald Trump, destitution, Joe Biden, Sénat,

  • Pourquoi USA et Iran s’affrontent-ils au Moyen-Orient ? (Pourquoi l’assassinat de Soleimani ?)

    La guerre commerciale comme prémisse à la guerre militaire
    On oublie trop souvent qu’un tsunami politique ou militaire est le fruit d’une catastrophe économique, et que pour expliquer une conjoncture politique, diplomatique ou sociale, il faut examiner les fondements économiques d’une société.

    Le krach et l’effondrement monétaire à venir pourraient expliquer pourquoi, une simple étincelle, telle que l’assassinat du général iranien Soleimani, pourrait mettre le feu au Moyen-Orient d’abord et au monde entier par la suite. Il faut se méfier des diseurs de bonne aventure qui évaluent que les belligérants impérialistes ne sont pas prêts militairement à une guerre nucléaire et préconisent des calculs apaisants (couts-bénéfice), prouvant qu’une guerre militaire directe serait trop chère pour les États-Unis en faillite et pour l’Iran déconfit. La «rationalité» de la guerre commerciale impérialiste n’est pas soumise à ces calculs couts-bénéfice. À preuve, la guerre commerciale amorcée par les États-Unis contre la Chine coute plus cher aux États-Unis et à ses alliés exaspérés qu’au camp impérialiste chinois. Ce qui caractérise les conflits commerciaux impérialistes qui se terminent par la guerre militaire, c’est que les gains et les pertes de l’adversaire importent davantage que les leurs pour chacune des parties engagées dans le conflit. Une phase déjà atteinte depuis longtemps par ces deux puissances au Moyen-Orient.

    La crise boursière imminente

    Aux premiers jours de l’année 2020, les réalités géopolitiques viennent jeter le trouble chez les boursiers qui ne veulent pas croire ce qu’ils voient. L’once d’or, après une année 2019 marquée par une hausse de 19%, a grimpé de 1,6%, ce vendredi, à 1.552,40 dollars sur le Comex. Le baril de pétrole se maintient à 70 dollars USD. On n’attend plus que les représailles iraniennes sur les tankers ou les installations pétrolières dans le détroit d’Ormuz, une explosion en l’Irak ou la guerre totale dans le golfe Persique, nonobstant une guerre civile en Libye, impactée par la Turquie, ou encore que les Houthis détruisent les raffineries saoudiennes. D’autres étincelles dans la poudrière de l’économie mondiale pourraient être: l’implosion de la zone euro qui a déjà commencé avec les colombes et les faucons au sein de la BCE, l’augmentation des taux d’intérêt suite à la perte de confiance des prêteurs, un krach des actions, un krach obligataire, une faillite bancaire retentissante, une récession mondiale. C’est sous cette conjoncture économique extrêmement fragile et volatile que l’éléphant Donald a lancé ses drones dans la ménagerie de verre moyen-orientale.

    Précisons à l’intention des experts et des analystes que les États-Unis et l’Iran sont en guerre depuis nombre d’années, plus intensément depuis 2018, l’année ou l’administration Trump a répudié l’accord signé par Obama et par sept autres pays impérialistes sur le nucléaire iranien. Imposez des sanctions commerciales, financières, diplomatiques et politiques à un pays, et même à de tiers coupables de ne pas appliquer la politique extraterritoriale américaine constitue des gestes de guerre autant que jadis la «diplomatie des canonnières» amorçait l’intervention militaire impérialiste contre les pays coloniaux. Nous l’avons écrit moult fois, la guerre totale commence toujours par la guerre commerciale – pour le repartage des marchés – et se termine toujours par la guerre militaire afin de trancher. Religion, ethnie, école de pensée, et théories politique, financière ou militaire ne sont que la formalisation de ces forces économiques qui s’affrontent sur le champ de bataille de l’économie mondiale. Nul ne peut expliquer le conflit États-Unis – Iran s’il ne comprend pas les forces économique en jeu.

    L’escalade

    L’assassinat le 3 janvier à Bagdad du général Soleimani, commandant en chef des Gardiens de la révolution iranienne, constitue une escalade dans cette guerre qui n’avoue pas son nom. Pourquoi une telle agression contre l’Iran et quels pourraient en être les conséquences immédiates et à long terme?

    Cette guerre larvée que la République islamiste d’Iran mène au nom du camp impérialiste «émergent» contre le camp impérialiste décadent, dirigé par les États-Unis d’Amérique, a débuté en 1979 lors du renversement du gouvernement du Shah, dévoué à Washington, suivi de la proclamation de l’État islamique par Ayatollah Khomeini. À cette époque, le camp occidental ascendant se préparait à terrasser l’impérialisme soviétique en déclin et le capital iranien ne souhaitait pas se solidariser avec les Russes dont la chute définitive interviendra dix ans plus tard (1989). Ce n’est qu’au cours des années 2000 que l’Iran acculé au mur par les puissances occidentales se résoudra à faire alliance, informelle d’abord, puis formelle par la suite, avec l’Alliance de Shanghai «émergente» (Chine-Russie-CEI-Pakistan-Inde). Par son adhésion à l’Alliance de Shanghai l’Iran s’est rangé dans le camp asiatique. Aussi, la Chine est devenue le premier client pétrolier de l’Iran alors que l’Iran accouple sa route (Téhéran-Latakié) vers la Méditerranée à la «Route de la soie» Chinoise qui va de Hangzhou à Rotterdam en passant par Téhéran

    Tout le reste coule de cet alignement de l’Iran avec le camp chinois-russe contre le camp Atlantique déclinant. Comme le patriote libanais Hassan Nasrallah, secrétaire du Hezbollah, le soulignait récemment : « depuis des années l’impérialisme occidental tombe de Charybde en Scylla devant le Détroit d’Ormuz et dans toute la région du Golfe persique et du Grand Moyen-Orient », qui, depuis longtemps n’est plus à la portée des impérialistes occidentaux, mais qui est devenu le plan de ralliement de l’impérialisme « émergent » en Orient. Ce que l’ayatollah Ali Khamenei a résumé ainsi : « la riposte à l’assassinat du martyr Soleimani sera l’expulsion des forces US de la région ». Toute cette agitation médiatique n’est que l’expression politique, diplomatique et militaire des déboires de l’économie capitaliste mondialisée à l’Est comme à l’Ouest. Le même atavisme frappe aussi l’économie capitaliste des pays de la région, comprenant l’Iran ployant sous les sanctions américaines.

    L’unité retrouvée contre l’impérialisme yankee

    L’assassinat du général-chef des gardiens de la «révolution» iranienne est considéré comme «pain béni» – une manne venue du ciel – par les dirigeants du gouvernement iranien. Depuis des mois des manifestations populaires contre la vie chère, les privations, les mauvaises conditions de vie et de travail secouait l’Iran ouvrière que les Gardiens de la Révolution ne parvenaient pas à réprimer. Les manifestants demandaient que le gouvernement iranien s’occupe d’abord du peuple iranien paupérisé. Ce que la répression n’a pas réussi, l’assassinat du général Soleimani est en voie de le réaliser : l’unification des factions rivales en Irak (ce à quoi œuvrait Soleimani au moment de son exécution), et le ralliement national des révoltés iraniens sous l’autorité des mollahs. À croire que Donald Trump souhaitait donner un coup de pouce au grand capital iranien désespéré.

    Le prolétariat de cette région névralgique doit rester circonspect face aux manigances du capital international et maintenir ses revendications pour de meilleures conditions de vie et de travail pour toute la population.

    Par Robert Bibeau

    La Nation, 18 jan 2020

    Tags : Iran, USA, Etats-Unis, qassem Soleimani, Teheran, Washington, guerre commerciale, pétrole, impérialisme,

  • Pourquoi la France se tait sur le trafic du cannabis du Maroc au Sahel ?

    La France porte à bout de bras le Maroc, un pays considéré par Paris comme un allié. Grâce à l’Elysée, Rabat est devenu premier pays africain à obtenir un « statu avancé » avec l’UE.

    Cette alliance franco-marocaine est négative pour le Sahel, la région que la France prétend protéger contre le terrorisme, alors que son allié, le Maroc, est le principal fournisseur du cannabis dont les saisis constituent plus de 80 % des saisis réalisées durant les dernières années.

    En vue de défendre ses intérêts au Sahel, la France protège le Maroc, un narco-Etat dont les citoyens ont terrorisé l’Europe et le Proche Orient et dont les revenus de hashich équivalent à 23 % du PIB marocain.

    Selon le dernier rapport de l’ONUDC, «le Maroc figure comme pays d’origine dans 83% des cas signalés par les pays de la sous-région» et d’Europe occidentale et centrale (43% des cas). «Une partie de la résine de cannabis d’origine marocaine est également acheminée vers l’Europe de l’est et le sud-est de l’Europe», poursuivent les rédacteurs du rapport.

    Le Maroc est une des principales armes de la France pour s’infiltrer en Afrique et tous ses services sont mises à disposition de l’Hexagone en vue de continuer d’imposer le diktat de la françafrique. Et un de ses moyens est le terrorisme et le trafic de drogue pour le financer. Maintenant que les voix protestataires contre la présence française en Afrique se sont levées, Rabat et Paris ont augmenté sensiblement les opérations de déstabilisation terroriste dans le but de pousser les dirigeants de la région à réclamer la « protection » de la France.

    Tags : France, Maroc, trafic de drogue, cocaïne, cannabis, haschich, Kif, Sahel, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Paris,

  • Emir Kir exclu du PS: “Une décision qui restaure l’honneur des socialistes”

    La commission de vigilance du PS bruxellois a décidé l’exclusion du député-bourgmestre de Saint-Josse Emir Kir, a-t-on appris samedi à la Fédération du Parti Socialiste sur le coup d’une heure du matin. L’information a peu de temps après été confirmée par le président et les deux vice-présidents du Parti socialiste bruxellois dans un communiqué.

    “Le PS bruxellois prend acte de la décision rendue par sa Commission de vigilance ce vendredi 17 janvier, d’exclure Emir Kir. Saisie d’une plainte introduite par un militant pour rupture du cordon sanitaire – accueil et rencontre avec deux maires du MHP, parti d’extrême droite – la Commission de vigilance a pris sa décision conformément aux statuts du Parti Socialiste”, ont indiqué le président Ahmed Laaouej, et les vice-présidents Isabelle Emmery et Martin Casier. Selon ceux-ci, la Commission de vigilance du PS bruxellois a statué après avoir pris connaissance du rapport de deux rapporteurs chargés d’analyser le dossier, et après avoir procédé à plusieurs auditions des parties concernées par la procédure.

    “En conclusion de ses travaux, la Commission de vigilance fédérale a conclu que la rupture du cordon sanitaire avec un parti d’extrême droite était incompatible avec la qualité de membre du PS. Elle juge qu’il y a eu rupture du cordon sanitaire et qu’il y a eu un manquement de vigilance aux conséquences graves, de la part de ce mandataire expérimenté, dans la connaissance et dans l’enquête préalable et préparatoire portant sur les appartenances politiques des membres de la délégation de l’Association des Villes et des Communes de Turquie (TBB) qu’il a reçue le 04 décembre 2019 alors qu’elle était présente à Bruxelles du 2 au 5 décembre”, souligne le communiqué.

    Il y est enfin précisé que conformément à l’article 79 § 2 des statuts du PS, la décision est susceptible d’appel dans un délai de 30 jours à dater de la notification, auprès de la Commission de vigilance nationale du PS. A défaut d’appel dans le délai prescrit, la décision devient définitive.

    La commission de vigilance qui s’est réunie durant plusieurs heures avait à prendre position sur plainte de Jeremie Tojerow, un militant saint-gillois du parti au sujet de la rencontre du député-bourgmestre de Saint-Josse-Ten Noode avec deux maires turcs d’extrême droite, aux côtés de quatre autres maires turcs en marge d’une réunion à laquelle ceux-ci avaient pris part au niveau européen en décembre.

    Jusqu’à présent, sans nier les avoir rencontrés, M. Kir a toujours démenti avoir invité ces bourgmestres d’extrême droite. Mardi dernier, après avoir été entendu par les rapporteurs de la commission de vigilance de la fédération bruxelloise du PS, il avait redit son “attachement aux valeurs du PS et rappelé avec force” sa “condamnation de l’extrême droite”, reconnaissant “une erreur d’appréciation” de sa part.

    “Une décision qui restaure l’honneur des socialistes”

    Jeremie Tojerow, le militant socialiste à la base de la plainte à l’encontre d’Emir Kir, a tenu à saluer une “une décision difficile, mais qui restaure l’honneur des socialistes”.

    Sur son compte Facebook, il a estimé qu’”en prenant une sanction aussi ferme contre une personne qui occupe des fonctions politiques de premier plan, et a obtenu des scores électoraux importants”, le PS bruxellois rappelait que “personne n’est au-dessus de ses principes et combats fondamentaux, simple militant ou mandataire important”. “Elle rappelle aussi combien la logique “ethnico-nationaliste” est en contradiction avec les valeurs universelles du parti socialiste. L’extrême droite, le racisme, les libertés individuelles ne sont pas des concepts relatifs, à géométrie variable, ou de simples éléments de langage, mais bien les principes directeurs de notre action” a-t-il ajouté.

    M. Tojerow a par ailleurs tenu à s’adresser aux militants ou citoyens à qui certains ont voulu, selon lui faire croire que sa démarche participait à un lynchage raciste ou turcophobe. “Chacun(e) a le droit fondamental, qui est au coeur des valeurs du PS et de mon engagement politique de toujours, d’être attaché(e) à ses identités multiples, sa culture d’origine, au pays de ses parents, de pratiquer un peu, beaucoup ou pas du tout la confession religieuse héritée de ses parents. C’est pour assurer et garantir ce droit que nous avons besoin de la force d’une organisation collective et de mandataires capables de rassembler travailleur(se)s et citoyen(ne)s de toutes origines autour de valeurs et principes universels. Plus que jamais dans le contexte actuel, nous ne pouvons pas nous permettre des dirigeants qui invoquent les libertés individuelles et le droit des minorités selon le contexte national ou les groupes de la population concernés: ils sont, au mieux, les alliés objectifs des forces d’extrême droite et anti-lumières, et ne servent pas du tout les intérêts des groupes qu’ils prétendent défendre et représenter. Ils rendent impossible la défense de ces principes et le rassemblement le plus large autour d’eux”, a-t-il expliqué.

    Belga,

    La Libre Belgique, 28 jan 2020

    Tags : Belgique, Emir Kir, PS, Saint-Josse Ten-Noode, socialistes,

  • L’exclusion du PS d’Emir Kir… ou la “vengeance” de Mohammed Azzouzi

    Peu avant les élections communales de 2018, Kir, en patron incontesté du PS (Ligue ouvrière) ten noodois, avait exigé de ses troupes soumises de sa section PS, de procéder à la mort politique du député-échevin Mohammed Azzouzi.

    Le Marocain avait été jeté comme un chien à la porte par toutes celles et tous ceux qu’écrasait le descendant d’Ataturk.

    Azzouzi doit se délecter présentement du sort qu’a réservé à Kir la Commission de vigilance du PS.

    Un autre ex édile ten noodois doit aujourd’hui se réjouir de l’exclusion de l’actuel maïeur de Saint Josse.

    Il s’agit comme vous pouvez le deviner, de l’ancien bourgmestre de cette entité, le batteur du groupe Amazing Games Jean Demannez.

    C’est que Kir, pour s’asseoir dans le fauteuil jadis occupé par Guy Cudell, à estimé nécessaire de se débarrasser de tous ceux qu’il estimait dangereux pour ses ambitions démesurées.

    D’autant qu’à Saint Josse, aucun militant de la section et “nul” élu PS – turcs et Marocains- n’a osé tenir tête à l’homme aux 20000 voix turques.

    Ceci sans publier le coup fourré qu’avait asséné Kir à Ahmed Laaouej, lorsqu’il avait invité Rachid Madrane seul à un “débat” électoral pour la présidence de la Fédération bruxelloise du PS, alors que la règle établie en cette circonstance précisait clairement que les deux candidats à cette présidence devaient débattre face à face.

    Les dirigeants bruxellois du PS, feu Philippe Moureaux, Charles Picqué, Lauretre Onkelinkx et d’autres, qui avaient introduit le loup (gris) dans la bergerie PS ont trop tardé pour réagir et stopper l’ascension fulgurante de l’homme d’Erdogan dont le négationnisme s’était manifesté il y a belle leurette.

    Kir en a profité pour bétonner son emprise sur la communauté turque de Bruxelles.

    D’autres loups grisonnants et autres extrémistes de droite et islamistes restent bien présents au sein de la fédération bruxelloise du PS.

    Un ex élu PS turc de Schaerbeekois m’a informé pas plus tard que ce matin, que si la décision d’exclure Kir du PS devait être maintenue, un poste de ministre au sein du gouvernement d’Ankara lui est désormais proposé .

    Je me dois de rendre hommage à cette occasion, à Benoît Lutgen, ex président du Cdh, qui n’avait pas hésité à exclure, il y a des années, l’enfoulardée Mahinur Ozdemir, prenant le risque à travers cette décision de perdre des milliers de suffrages à Bruxelles.

    https://bruxellois-surement.blogspot.com/2015/06/benoit-lutgen-mahinur-ozdemir-ne-sera.html?m=1

    Que va faire le massif électorat de Kir aux prochains scrutins qui risquent de se présenter assez tôt s’il s’avère impossible de former un gouvernement fédéral dans des délais raisonnables?

    Je l’ai écrit il y a longtemps sur ce blog: les partis démocratiques doivent obliger leurs élus à rénoncer à la double nationalité dès lors que ces derniers accèdent à des fonctions exécutives.

  • Le haschich marocain, source de financement du terrorisme au Sahel (document européen)

    Le Sahel est situé au carrefour de deux grands itinéraires de trafic de stupéfiants destinés à être acheminés vers l’Europe. À la suite des conflits en Libye et au Mali, l’acheminement d’armes dans la région a augmenté spectaculairement. La région devient de plus en plus un itinéraire majeur pour les trafiquants de stupéfiants.

    Deux itinéraires principaux coexistent dans le Sahel. Le premier itinéraire permet d’acheminer la cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’en Europe en passant par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le deuxième itinéraire permet d’acheminer jusqu’en Libye le cannabis marocain qui transite ensuite jusqu’en Europe via les Balkans ou vers l’Est jusqu’à la Péninsule arabique. Le rôle de l’Algérie dans ces activités n’est pas clair mais est certainement important. Comme la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie, le cannabis transite par des territoires du Sahel (la Mauritanie et le Mali) jusqu’en Libye.

    Le Sahel est situé au carrefour de deux grands itinéraires de trafic de stupéfiants destinés à être acheminés vers l’Europe. À la suite des conflits en Libye et au Mali, l’acheminement d’armes dans la région a augmenté spectaculairement. La région devient de plus en plus un itinéraire majeur pour les trafiquants de stupéfiants.

    Deux itinéraires principaux coexistent dans le Sahel. Le premier itinéraire permet d’acheminer la cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’en Europe en passant par l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, et le deuxième itinéraire permet d’acheminer jusqu’en Libye le cannabis marocain qui transite ensuite jusqu’en Europe via les Balkans ou vers l’Est jusqu’à la Péninsule arabique. Le rôle de l’Algérie dans ces activités n’est pas clair mais est certainement important. Comme la frontière est fermée entre le Maroc et l’Algérie, le cannabis transite par des territoires du Sahel (la Mauritanie et le Mali) jusqu’en Libye.

    Source : L’Algérie: un potentiel sous-exploité pour la coopération en matière de sécurité dans la région du Sahel

    tags : Algérie, Sahel, Mali, touaregs, Libye, trafic, cocaïne, cannabis,

  • Le directeur du Mossad qualifie le Qatar de «véritable problème»

    Le directeur du Mossad (le service de renseignement israélien) Meir Dagan a qualifié le Qatar de «véritable problème» et son émir de quelqu’un qui «irrite tout le monde», selon un câble diplomatique américain publié vendredi par WikiLeaks.

    Il a tenu ces propos lors d’une rencontre, le 12 juillet, avec l’assistant du président Obama pour la sécurité intérieure et le contre-terrorisme, Francis Fragos Townsend, selon WikiLeaks.

    L’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, tente de jouer sur tous les tableaux – la Syrie, l’Iran, le Hamas – pour assurer sa sécurité et affirmer son indépendance, fait remarquer M. Dagan.

    «Je pense sérieusement que vous devriez retirer votre base du Qatar», ajoute-t-il à propos de la base Aidid utilisée par les forces américaines.

    El Watan, 4 déc 2010

    Tags : Proche Orient, Qatar, Etats-Unis, Mossad, Wikileaks,

  • Six pays condamnent le changement de nom du franc CFA en ECO

    Cinq pays anglophones d’Afrique de l’Ouest et la Guinée ont critiqué le changement de nom de la monnaie régionale, qui passe du franc CFA à l’ECO.

    L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), composée de huit anciennes colonies françaises et de la Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise, a déclaré en décembre qu’elle allait rebaptiser le franc CFA.

    Le Nigeria, la Guinée, la Sierra Leone, le Ghana, le Liberia et la Gambie ont critiqué ce changement à la fin de la réunion de la Zone monétaire d’Afrique de l’Ouest (ZMAO) jeudi.

    Ils ont déclaré avoir “pris note avec inquiétude” de l’annonce faite le 21 décembre “de renommer unilatéralement” le franc CFA en ECO d’ici 2020, rapporte l’agence de presse AFP.

    Ils ont demandé la tenue d’un sommet extraordinaire des dirigeants de la CEDEAO – le groupe régional ouest-africain composé de 15 nations – pour discuter de la question, rapporte Bloomberg news.

    Le changement de nom du franc CFA n’est pas “en accord avec les décisions de l’autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO pour l’adoption de l’éco comme nom d’une monnaie unique indépendante”, selon Bloomberg news.

    L’année dernière, la CEDEAO, qui comprend l’énorme économie du Nigeria, s’est également fixé pour objectif de créer une monnaie unique, et a également voulu l’appeler l’éco, rapporte l’AFP.

    BBC Afrique, 17 jan 2020

    Tags : Franc CFA, Eco, CEDEAO, UEMOA, Nigeria,  Guinée,  Sierra Leone,  Ghana,  Liberia, Gambie,

  • L’armée iranienne affirme qu’une «cyberattaque» US est responsable du crash du Boeing ukrainien

    Alors qu’une nouvelle vidéo diffusée par le New York Times, daté du 17/10/2019, montre un deuxième missile frappant l’avion de ligne, l’Iran accuse désormais un «sabotage ennemi».

    L’armée iranienne accuse maintenant (encore) les États-Unis d’avoir abattu le vol 752 d’Ukrainian International Airlines, après avoir admis que les commandants du CGRI avaient tiré sur le Boeing la semaine dernière.

    Le président du Conseil des gardiens de l’Iran, Ahmad Jannati, a déclaré mercredi que le «sabotage ennemi» ne pouvait pas être exclu, tandis que le général de brigade Ali Abdollahi a directement suggéré que les forces militaires américaines avaient piraté les systèmes radar iraniens pour faire croire que l’avion de ligne, contenant 176 personnes, était un missile entrant.

    Abdollahi a également suggéré que des pirates militaires américains auraient pu abattre l’avion dans le cadre d’une cyberattaque pour accabler l’Iran, selon le rapport.

    Le commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, Amirali Hajizadeh, a expliqué que « les forces iraniennes étaient en état d’alerte maximale après la riposte contre les bases US en Irak. L’avion ukrainien abattu par erreur s’était approché d’un site sensible du CGRI ».

    Les Etats Unis ont assassiné, le 3 janvier, le puissant général et chef de l’axe de la Résistance Qassem Soleimani et le numéro deux du Hachd Chaabi Abou Mehdi al-Mohandess et huit autres de leurs compagnons, suite à une frappe contre leur convoi près de l’aéroport de Bagdad.

    Source: AlManar

    Tags : Iran, Etats-Unis, missiles, Qassem Soleimani, Ukraine, avion,

  • Robert Baer, ancien agent de la CIA : «L’Iran est gagnant dans la bagarre avec les USA»

    Comme agent de la CIA, il a autrefois infiltré des organisations terroristes islamistes. Aujourd’hui, Robert Baer critique vivement le gouvernement de Trump pour ses actions en Iran et estime que l’Iran a l’avantage.

    Robert Baer, avant…

    …et après

    t-online.de : Quelle a été votre première pensée lorsque vous avez entendu le discours de Donald Trump sur les attaques iraniennes contre les bases usaméricaines en Irak ?

    Robert Baer : J’ai pensé – pas pour la première fois d’ailleurs – que Trump n’est pas dans son état normal. Ce qui est intéressant ici, cependant, c’est que le président a admis la victoire des Iraniens dans ce conflit actuel, même si cela a été enveloppé dans des phrases.

    De quelle manière ?

    Donald Trump a affirmé dans son discours que le peuple américain devrait être “extrêmement reconnaissant et heureux”. – “L’Iran semble céder.” Le vice-président Michael Pence a ensuite déclaré ” que nous sommes plus en sécurité aujourd’hui ” qu’avant l’assassinat de Qassem Soleimani. C’est une absurdité totale, car un Soleimani vivant n’était pas un danger aigu pour les USA, et la position de l’Iran n’a pas été affaiblie de façon permanente par l’assassinat. Après tout, le successeur de Soleimani, Esmail Ghaani, a confirmé qu’il poursuivra le parcours de son prédécesseur assassiné.

    “Ma stratégie à long terme conrte l’Iran est claire”-Dessin de Walt Handelsman

    Dans votre livre, “The Perfect Kill : 21 Laws for Assassins” [Manuel du parfait tueur : 21 lois pour assassins], vous avancez la thèse que le meurtre ciblé comme stratégie des services secrets ne fonctionne pas.

    C’est exact. Le livre est basé sur mon expérience en tant qu’agent usaméricain sur le terrain, en particulier en tant que membre d’une opération en Irak impliquée dans l’assassinat planifié de Saddam Hussein. A l’époque, je me suis demandé ce que je faisais là. J’étais au milieu d’un champ de bataille avec une Kalachnikov à la main alors que les balles frappaient tout autour de nous. Peu après, j’ai été presque accusé par le FBI de tentative de meurtre sur Saddam Hussein. Dans ce livre, je traite de mes propres expériences, en passant par les assassinats ciblés de l’histoire, jusqu’à la guerre des drones d’aujourd’hui, qui d’ailleurs ne fonctionne pas non plus.

    Mais la guerre des drones n’est-elle pas vue par le Pentagone comme un succès sans précédent ?

    Je ne peux que vous dire que les déclarations et les allégations des agences de renseignement et des ministères de la Défense doivent être accueillies avec le plus grand scepticisme. L’utilisation massive des drones a été accélérée sous la présidence d’Obama. À l’époque, la CIA affirmait que cela servait à éliminer Al-Qaïda – une thèse très douteuse. Les drones provoquent principalement le chaos, répandent la peur et tuent de nombreux civils innocents. Si l’on suit la thèse selon laquelle une fin plus rapide de la guerre peut être obtenue grâce à l’abattage ciblé par des drones – ou, comme dans le cas de Soleimani, que des dangers ont été évités – alors c’est faux. L’utilisation de drones n’a ni permis d’éviter le danger ni d’instaurer la paix. Au contraire, les USA sont aujourd’hui beaucoup plus impliqués dans les conflits du Proche et du Moyen-Orient.

    De quelle manière ?

    Par exemple, depuis la liquidation de Ben Laden, il n’y a pas eu de stabilité, mais plutôt la montée de ” l’État islamique “. Il n’y a pas de preuve pour soutenir l’affirmation de la CIA selon laquelle des vies usaméricaines ont été sauvées par l’utilisation de drones. Je suis convaincu que les drones favorisent la terreur et la violence. Que ce soit dans le passé ou maintenant dans l’assassinat de Soleimani à Bagdad.

    Donc la stratégie de Trump contre l’Iran a échoué ?

    Trump n’a aucune stratégie, et ceux qui l’entourent ne connaissent pas la mentalité iranienne. En attaquant des bases usaméricaines en Irak, Téhéran a prouvé qu’il pouvait atteindre des cibles US dans la région avec une précision étonnante. Le fait que les USA aient été indirectement mis en garde par l’Iran afin d’éviter les morts du côté usaméricain ne change rien au fait que personne n’a pu intercepter les missiles. Les experts sont étonnés de la précision avec laquelle les missiles frappé, même si cela n’est pas publiquement admis. La compétence balistique des Iraniens est un fait et en même temps un avertissement qu’en cas de guerre on peut s’attendre à des pertes usaméricaines élevées. Les USA n’ont pas réussi à intercepter les missiles entrants avec leur système de défense aérienne – malgré l’avertissement préalable de Téhéran.

    Les USA ont-ils sous-estimé la réaction de l’Iran ?

    Oui. L’Iran est le gagnant dans bagarre. Téhéran a réussi à ramener le conflit d’une menace d’escalade militaire au niveau politique. Personnellement, je suis surpris que personne n’ait informé la Maison Blanche des conséquences possibles de l’attaque contre Soleimani.

    La déclaration de Trump, ses postures et ses déclarations le soulignent. Il a finalement reconnu son échec lorsqu’il a demandé à l’OTAN, qui à ma connaissance n’avait pas été informée auparavant, de s’impliquer davantage dans la région à l’avenir.

    Vous avez dit que l’administration usaméricaine n’a pas une connaissance très approfondie de la mentalité iranienne. N’est-ce pas aussi un échec des services de renseignement usaméricains ?

    La CIA et les autres services US ne sont guère actifs en Iran [sic, NdT]

    Qu’entendez-vous par là ?

    Le travail de la CIA est aujourd’hui dominé par la bureaucratie, la technologie moderne, la surveillance des réseaux sociaux, le contrôle des drones. Tout cela se passe dans les quartiers généraux, loin des zones opérationnelles, où presque personne ne parle les langues des pays concernés ou n’a de feeling pour les nations qui affectent les intérêts nationaux des USA.

    C’était différent à votre époque ? Ils avaient l’ordre d’infiltrer des organisations comme le Hezbollah ou Al-Qaïda.

    En effet. Nous avons risqué nos vies, nous nous sommes familiarisés au préalable avec la situation locale et avons étudié les langues et les cultures pendant des années. Ce n’était pas toujours comme James Bond, mais parfois ça l’était.

    Après l’attaque de Bagdad, le Premier ministre israélien Netanyahou a d’abord pris ses distances avec Washington. Il a dit que c’était une opération américaine et a souligné qu’Israël n’avait rien à voir avec elle.

    C’est vrai, il y a une profonde inquiétude en Israël concernant la compétence balistique des Iraniens – et pour cause. Le Hezbollah, l’un des plus proches alliés de Téhéran, est à proximité immédiate. C’est aussi une indication du désaccord entre Washington et Tel-Aviv. Les Israéliens sont profondément préoccupés par le fait que les troupes usaméricaines pourraient se retirer d’Irak, comme l’exige maintenant le gouvernement irakien. Cela augmenterait bien sûr l’influence iranienne là-bas. Mais les USA sont conscients de leur grande vulnérabilité sur le terrain, que les Iraniens leur ont maintenant fait comprendre une fois de plus.

    Quel est donc l’objectif stratégique de Téhéran ?

    Le gouvernement iranien considère les USA, la Grande-Bretagne et d’autres États occidentaux comme des puissances coloniales. Le but stratégique de Téhéran est de mettre fin à cette colonisation. La suprématie actuelle de l’Iran est le résultat d’erreurs occidentales. Cependant, la suprématie correspond également à la taille géographique et démographique de l’Iran. Donc, pendant que l’Occident essaie de freiner l’influence de l’Iran, ce pays fera tout ce qu’il peut pour maintenir et étendre cette influence.

    Voyez-vous une possibilité de désamorcer ce conflit à long ou moyen terme ?

    Seulement si Washington et Téhéran changent radicalement leurs orientations géopolitiques respectives. Actuellement, tant Washington que Téhéran ne remplissent pas les conditions nécessaires pour cela.

    Tlaxcala, 13 jan 2020

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