Category: Monde

  • Lady Di, Meghan Markle, Haya de Jordanie, Lalla Salma du Maroc… les princesses rebelles

    Les révoltes familiales dans les palais royaux n’est pas un fait nouveau en Europe. A Londres, où sévit une des dynasties les plus anciennes de l’Europe, Margaret, la sœur de la Reine Elisabeth, a cassé tous les protocoles. Elle buvait, fumait et fuyait les protocoles.

    Il y a aussi Caroline de Monaco, devenue célèbre pour sa désobéissance qui s’est marié trois fois avec des hommes que ses parents n’appréciaient pas. Sous le même toit, elle avait une copie conforme d’elle, Stéphanie, la fille des Grimaldi.

    Ensuite arriva Diana, le jeune naïve que le prince Charles a épousée et qui est devenue une femme sophistiquée qui a gagné la sympathie du public même après sa mort. Son empathie avec le public, ses œuvres sociales dans les années 1980 n’étaient pas bien vues par Buckingham. Mais la bombe était l’interview qu’elle a accordée à la BBC en 1995 sur sa vie conjugale.

    L’épouse du fils de Lady Di a décidé de faire partie de la liste des princesses qui se rebellent contre le protocole de la couronne. En effet, le fils de Diana, le prince Harry a soutenu la décision de Mehgan Markle de renoncer à la royauté pour se donner le temps de vivre une vie normale.

    Mais parfois, le palais tend à dissimuler ses problèmes internes comme c’est le cas de La princesse Haya de Jordanie, sœur du roi Abdallah de Jordanie qui du jours au lendemain a quitté le toit conjugal doré de l’homme puissant d’Abou Dhabi pour se réfugier au Royaume Uni au nom de la quête de liberté.

    Un cas similaire a eu lieu au Maroc où le roi Mohammed VI poursuit son refus de donner des nouvelles de son ex, la princesse Lalla Salma, connue dans les milieux bling-bling pour sa beauté, élégance et charisme. Elle était ambassadeur d’honneur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et présidente de l’association Lalla Salma pour la lutte contre le cancer et elle était le meilleur ambassadeur de son pays dans les tribunes de la communauté internationale. Mais, du jour au lendemain, elle est disparue. Le palais refuse même d’annoncer le divorce du couple royal officiellement.

    Le pouvoir nourrit l’espoir de faire oublier la princesse des cœurs des marocains. En vain. La popularité de Lalla Salma, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Maroc, maintiendra toujours son souvenir dans les esprits de ceux qui l’ont connue et côtoyée.

    Tags : Maroc, Lalla Salma, Mohammed VI, Lady Di, Meghan Markle, prince Harry, Haya de Jordanie,

  • Marocains en Belgique : trafic de drogue, détournement… et terrorisme !

    Le PS bruxellois vient de virer Emir Kir de ses rangs. Ce dernier est accusé d’avoir rompu le cordon sanitaire suite à une rencontre avec deux maires du MHP, parti d’extrême droite turc. Un incident qui relance la question de la binationalité des élus belges et la complaisance de l’État belge envers ces politiciens trop fidèles à leur pays d’origine au point de mettre ses intérêts au-dessus des intérêts du pays d’accueil.

    Un débat renfloué par le scandale d’Abdellah Achaoui qui se servait, sans le moindre remords, de la carte bancaire de l’Ecole des jeunes de l’Union Saint-Gilloise.

    L’échevin belgo-marocain préside cette ASBL et il en a profité pour retirer 2000 euros par mois en plus de son salaire d’échevin.

    Les marocains en Belgique profitent de l’ouverture de l’État pour « délocaliser » les pratiques mafieuses qu’on apprend au Maroc, pays considéré comme le Far West en raison de la situation sécuritaire dégradée suite à plusieurs années de mauvaise gouvernance de la part des conseillers du roi Mohammed VI. Une situation dont le résultat immédiat a été la recrudescence de la violence au sein de la société marocaine, une montée spectaculaire du crime et une insécurité qui constitue un véritable danger pour les touristes. A cela s’ajoute que la dégradation de la situation économique et sociale est un terreau pour cultiver la violence devenu une composante constante de l’ADN du marocain. L’Etat marocain a fabriqué une société violente à la mesure de ses complots contre ses alliés européens, y compris les attentats terroristes dont l’auteur intellectuel n’est autre que la DGED.

    Partout où ils arrivent en Europe, ils sèment la zizanie. Les dealers de drogue, c’est les marocains. Les terroristes, c’est les marocains. Les prostituées, c’est les marocaines. Un véritable fléau imposé à l’Europe par la France, un pays colonialiste prêt à tout pour maintenir le joug de la Françafrique.

    Ainsi, l’allié « incontournable » de la France s’est avéré la source de tous les problèmes de l’Europe. Manipulés par les services secrets de leur pays d’origine, les marocains, qui ont hérité dans leur sang la trahison, une des constantes de la monarchie alaouite, n’hésitent pas à tourner le dos au pays d’accueil en vue de défendre les intérêts du Maroc. Non sans raison, les  autorités libyennes ne veulent pas du Maroc, ils savent qu’il n’est pas fiable. La preuve? Au lieu d’arrêter Ahmed Senoussi, le responsable des services de sécurité de Kadhafi, il a laissé filer vers la Mauritanie pour ensuite le livrer aux autorités mauritaniennes en vue de quémander un service en contrepartie.

    Tags : Maroc, marocains, Belgique, terrorisme, drogue, trafic,

  • Les péripéties des prostituées marocaines dans la II Guerre Mondiale

    Les bordels militaires de campagne.

    Les expéditions et les guerres coloniales donnèrent lieu aux départs de nombreux bateaux chargés d´hommes partant pour longtemps. Parfois, des “contingents de femmes” empruntaient le même chemin, envoyées en tant que bordel dans le but d´”apaiser les guerriers”. Le bordel à soldats n’est pourtant pas une invention des guerres coloniales. Il a du exister sous Alexandre ou sous les Romains.

    En France, l´histoire le fait remonter à la croisade de Philippe Auguste qui, “choqué de l’étendue des viols et des pratiques sodomites attribués aux Francs , les remit dans le chemin de Dieu en faisant venir de France un plein bateau de filles de joie”. Depuis, l’armée françaises en fait bon usage, même si en 1946, une loi interdit l´exploitation des maisons closes en France.

    Depuis des siècles, “le Soldat et la putain” font bon ménage. Longtemps, les militaires et les prostituées ont partagé la même histoire. Mais sans que la présence des prostituées ne soit rapportée dans les documents de l´armée. Pour Christian Benoit, qui a étudié la question, il s’agit même d’un couple indissociable : “Cela s’explique par le fait que les armées sont des groupements d’hommes jeunes et célibataires qui ont besoin de temps en temps de rencontrer une femme, pas toujours pour coucher avec elle d’ailleurs, mais pour avoir aussi une présence. Cette masse d’hommes constitue une clientèle pour la prostitution. Les proxénètes arrivent tout de suite là où il y a des soldats ” et les fournissent en prostituées. Ces professionnelles n’ont pas bonne publicité. Alors qu’une vague de moralisme s’abat sur une France qui part en guerre, elles sont accusées de tous les maux : “Cela a été vrai à toutes les époques. On l’a vu en 1870 ou en 1944. On s’en prend à elles. On les traite d’espionnes parce qu’elles rencontrent tout le monde. On cherche à les éloigner de l’armée, mais cela ne marche pas.” Sans compter qu´elles propagent les maladies vénériennes, dont la syphilis”, incurable avant 1945.

    Il y a aussi des villages non loin des combats où il reste encore de la population. Une partie des habitantes de ces villages se livre elle-même à la prostitution pour diverses raisons. Là où les filles de joie manquent aux soldats, ou l´armée, ou les proxénètes font vite venir des prostituées. Celles-ci “travaillent” dans des maisons proches des casernes, et se déplacent en tentes, quand l´armée part au front.

    L´armée française avait des bordels militaires de campagne (BMC) dans ses colonies, au Maroc, en Algérie, en Indochine etc…mais ce n’est que lors de la première guerre mondiale, quand la France fait appel à ses troupes stationnées outre-mer, que les BMC vont arriver en métropole.

    Côté ennemi, de 1914 à 1918 l’armée allemande disposait d’établissements analogues et, l´armée allemande avait des “maisons closes” distinctes pour les officiers, et pour les soldats.

    Plus tard, le commandement militaire optera pour les BMC dans le but de restreindre la contamination des troupes par les maladies vénériennes, principalement la syphilis “responsable de la contamination de 400 000 hommes lors de la première guerre mondiale”.

    Les bordels militaires se sont multipliés pendant l’entre-deux-guerres, presque chaque ville ayant une garnison ou un régiment militaire, possédait son propre bordel. Lors des guerres coloniales, l’organisation et la fréquentation des BMC était de notoriété publique et encouragée par l’armée, notamment en Indochine et en Algérie .

    D´esprit raciste, le commandement militaire, colonialiste aussi, tenait à faire la différence entre ses recrues de Blancs de métropole d´avec les “Indigènes”, provenant d´Afrique noire, d´Afrique du Nord ou d´Indochine. Pour cette raison, durant la seconde guerre mondiale, des “Indigènes”, soldats venus d’Afrique du Nord, surtout les Goumiers du Maroc qu´on placait en première ligne, étaient accompagnés de BMC. Les prostituées d´Afrique du nord de ces BMC, les ont suivies jusqu’en Allemagne, où s´acheva leur parcours avec la victoire finale des alliés.

    En Indochine, pays rural et pauvre, la prostitution fit son apparition au grand jour avec l´arrivée en nombre des troupes françaises. Les hommes des premières troupes débarquées (fin du XIX ième siècle) n´avaient certaiment pas de scrupules à violer ces “demi-sauvages” comme ils qualifiaient les Vietnamiennes. Au XXiéme siècle, à 13000 km de chez eux, les hommes étaient facilement tentés par les femmes locales vendant leurs charmes pour vivre. Beaucoup de soldats se “mariaient” ou prenaient maîtresses, avec des femmes locales, comme le firent avant eux, les Hollandais en Indonésie.

    En France les bordels ferment leurs portes en 1946, avec la promulgation de la loi Marthe Richard, interdisant les maisons closes.

    Cependant en octobre 1946, le ministère des Armées autorise le maintien de BMC pour les unités d’Afrique du Nord stationnées en France, les prostituées venant alors d’Algérie pour la plupart. Une autre exception est faite pour la Légion étrangère.

    Pas un détachement de la Légion étrangère, ne quittait la Métropole, sans qu´il soit accompagné de son BMC. Les prostituées de ce BMC étaient françaises pour la plupart. Leur nombre était au moins égal au dixième du nombre des légionnaires. Certains légionnaires emmenaient leur”femme”.

    En Indochine, le nombre des soldats en croissante augmentation, jusque´à dépasser le demi-million en 1952, le nombre de prostituées suivit. Pour mettre de l´ordre dans ses troupes, le ministère des armées (françaises) crée dès 1946, des bordels militaires (BMC) d´Indochine, pour mieux gérer le côté sanitaire de la “détente” des soldats, rapportant que “les maladies vénériennes étaient aussi efficaces pour décimer les troupes que le Viet Minh “(la guérilla Vietnamienne).

    La métropole, mais aussi le Sénégal ou le Maroc, d’où viennent les nombreux tirailleurs, sont à trois semaines de bateau d´Indochine. Les soldats ne revoient leur foyer qu’une fois tous les deux ans, au mieux. La guerre de tous les instants menée par un ennemi caché dans la population crée un stress terrible. Pour le vaincre, il n’y a que «l’alcool, l´opium et les filles». Le premier se trouve en abondance. Le deuxième, la France Coloniale en est l´exploitant, avec des bénéfices qui vont renflouer les caisses de la métropole. Mais les troisièmes ? Certains optent pour la tradition coloniale des congaïs, ces concubines choisies parmi les filles du pays.

    Les autres ont recours aux prostituées locales, qui se vendent dans des conditions de misère et d’insalubrité terribles, d’où l´éclosion des maladies vénériennes.

    Pour éviter les maladies vénériennes, l’armée offre des sortes de «délégation de service public» à des mères-maquerelles, qui peuvent ouvrir leurs bordels sous protection militaire, en échange d’une soumission totale de leur personnel à la surveillance médicale. Les filles sont visitées par les médecins militaires plusieurs fois par semaine.

    Saïgon, la capitale était la ville où affluaient tous les soldats en permission, à la recherche d´alcool et de femmes.

    C´est donc en 1946 à Saïgon, que le plus grand bordel fut installé, boulevard Gallieni à Cholon, boulevard qui s’appelle aujourd´hui Tran Hung Dao, dans le quartier chinois, et qu´on surnomma le “parc aux buffles”.

    Au “parc aux buffles”, les hommes ne peuvent aller coucher avec une prostituée qu’après une visite “médicale” consistant à faire examiner son sexe par un infirmier chargé de l’enduire de permanganate.

    Le parc aux buffles, mais aussi d´autres établissements sous contrôle de l´armée vont bon train, supprimant le spectre de la syphilis, et la prostitution non contrôlée des filles qui se vendaient sur les trottoirs des rues.

    Par ailleurs, le gros des clients étant en “campagne” hors des villes, certaines «maisons-closes» se transforment en maisons volantes, et les putains, en escouade, suivent les bataillons en opération. Les soldats sollicitant leurs services aux heures de repos.

    L´armée, si pointilleuse dans ses rapports, ses notifications et ses archives n´a rien consigné sur les bordels militaires de campagne. Seules sont connues aujourd´hui quelques prostituées Marocaines, dont la plus célèbres est Fadma.

    Cependant, dans les mémoires (1952 ) du capitaine des Goums Marocains J. Augarde, celui-ci écrit qu´après la prise de Rome, et juste à l´embarquement de la troupe des Goums Marocains pour la Corse (1943), il refuse de donner un fusil à une fille du BMC qui le lui demande pour combattre, lui disant qu´elle ne sait pas tirer. La fille (prostituée) lui répond : Moi, je t’ai dit : « Donne-moi une moukala (fusil), va te mettre à quatre cents mètres. Je tire. Si tu es vivant, tu payes le «piritif !» et tu n’as pas voulu.”.

    A la fin de la guerre d´Algérie, la légion étrangère a même ramené en France avec elle ses BMC et ses prostituées. Jusqu’en 1978, il y en avait encore dans quatre garnisons : à Corte, à Bonifacio, à Calvi et à Orange.” Le tout dernier BMC de l’armée en territoire français a fermé ses portes en 1995, à Kourou, en Guyane . En 2003 celui de Djibouti fonctionnait encore, et peut-être, fonctionne -t-il aujourd´hui encore.

    Photos:

    – 1. Note : Horaire de travail d´un BMC.

    – 2. BMC allemand dans une synagoge à Brest 1943

    – 3. Le Chabanais, bordel pour soldats Allemands à Paris, 1940.

    – 4. Le Parc aux buffles, vue aérienne.

    – 5. Prostituées dans Le Parc aux buffles à Saïgon, Vietnam.

    Photos, toutes empruntées à la littérature sur le sujet.

    Nafredy

    Source 

    Tags : Maroc, armée, prostitution, France, armée, II Guerre Mondiale,

  • Le mystère d’un vendeur anonyme mis aux enchères pour les documents d’assassinat de JFK

    Le meurtre de Kennedy en novembre 1963 a provoqué de nombreuses théories du complot avec des gens disant que le gouvernement avait dissimulé des informations cruciales. Selon les théories les plus populaires, le 35e président a été tué par la CIA, la foule ou sur ordre du président cubain d’alors, Fidel Castro.

    Un vendeur anonyme a mis aux enchères des lettres sur l’assassinat de John F. Kennedy. Cette vente aux enchères est fixée au 27 janvier chez Sotheby’s. Le lot comprend une lettre du président américain Lyndon B Johnson au gouverneur de Californie Edmund “Pat” Brown suite à l’assassinat de Kenedy, un flash d’information sur l’incident ainsi que des lettres de Kennedy lui-même et de son épouse Jacqueline.

    Une lettre se lit comme suit: “Le président Kennedy a été abattu aujourd’hui juste au moment où son cortège d’automobiles quittait le centre-ville de Dallas. Mme Kennedy a sauté et a attrapé M. Kennedy. Elle a crié:” Oh, non! ” est de 14 000 $, cependant, un responsable de Sotheby’s a déclaré que la maison de vente aux enchères s’attend à ce que le lot rapporte 30 000 $.

    La nouvelle a frustré le fils du gouverneur de Californie, Edmund Brown Jr, qui veut découvrir l’identité de la personne qui vend les lettres. Brown Jr, qui a également été gouverneur de Californie, a déclaré dans une interview à Politico: «Je voudrais certainement savoir pourquoi le vendeur revendique l’anonymat – et pourquoi ces documents ne sont pas dans les archives de l’UC Berkeley avec le reste des papiers de mon père. “. La vente aux enchères de Sotheby’s a refusé de révéler l’identité du vendeur.

    “Grâce au soutien de dirigeants comme vous, notre système a prévalu dans des eaux sombres et dangereuses. Commençons la nouvelle année résolue à forger dans ce pays un sentiment plus profond d’unité quel que soit le parti politique ou la persuasion”, lit une lettre du président Lyndon Johnson.

    L’un des responsables travaillant dans les archives d’Edmund Brown Senior à l’Université de Californie à Berkeley a déclaré que les lettres mises aux enchères n’avaient jamais été en possession de la bibliothèque et a émis l’hypothèse qu’un employé de l’administration Brown pourrait les avoir prises, connaissant leur valeur.

    Le président John F. Kennedy est tué le 22 novembre 1963 alors qu’il roulait en cortège avec sa femme Jacqueline. Peu de temps après l’incident, la police a arrêté un ancien marine américain Lee Harvey Oswald et l’a accusé du meurtre de John Kennedy. Oswald n’a jamais été jugé, car il a été tué par Jack Ruby, propriétaire d’une boîte de nuit, alors qu’il était transféré en prison. Au moment de son arrestation, Oswald a nié avoir été impliqué dans le meurtre de Kennedy.

    Avec Sputnik

    Tags : Etats-Unis, JFK, Kennedy, Lee Harvey Oswald,

  • Il est temps que l’Afrique se réveille!

    L’Afrique traverse une époque qui mérite que l’on se met au travail pour engager des réformes. Réformer ne signifie nullement imiter ou copier la manière de vivre de l’autre. L’autre n’est que le reflet de ce que l’on n’est pas, de ce que l’on déteste être et de ce l’on aspire être. Cependant, les réformes africaines ne seraient pragmatiques et effectives que dans la mesure où les africains, dans la substance de leurs richesses culturelles, se recentrent dans la finalité de notre lutte ; celle de faire apparaître une Autre Afrique.

    Une Afrique débarrassée de la violence de l’impérialisme et de l’immobilisme. C’est vrai, tout ça n’est qu’un rêve. La création de l’Union Européenne n’était qu’un rêve. La création d’Etat d’Israël n’était qu’un rêve. Et même la destruction de l’Afrique pharaonique n’était qu’un rêve.

    En revanche, nos rêves ne sont ni pour la soumission de l’autre encore moins de sa destruction. La philosophie de la vie africaine est une philosophie sacrée, puisée dans la sagesse de la Maat et dans la substance de la création. Toute vie est sacrée et mérite d’être protégée. C’est la substance de cette sacralité de la vie que constituera le socle de nos réformes. En revanche, une réforme sans aucune base idéologique ne serait qu’un poids pour la société et un élément perturbateur très nocif. C’est dans cette conscience qu’une lutte ne pourrait aboutir qu’en se basant sur une idéologie, un corpus de propositions et une sincérité sans faille que nous jugeons impératif de s’armer de science afin que ce rêve d’Unité de l’Afrique se réalise.

    Ce rêve de l’Unité africaine, à notre avis, ne serait réalisable qu’en trouvant ce lien qui réunifiera le peuple noir. Ce lien pourrait être notre misérable condition sociale, politique et économique. Il pourrait être aussi pour l’honneur de la dignité de l’africain. La couleur de notre peau pourrait permettre aussi à l’avènement d’une Afrique Unie.

    Cette urgente nécessité de trouver le cordon qui reliera tous les africains doit être le combat de chacun d’entre nous. Nous sommes qu’un seul peuple. Un peuple qui se noie dans la misère et dans le mépris de l’Occident. L’Occident, avec tout le mal qu’il eu à faire soumettre les africains, n’aidera ni les africains à se développer ni à se libérer.

    Maintenant, il nous reste qu’a chercher ce lien pour qu’enfin, l’Afrique devienne ce qu’elle était ; une Afrique libre et prospère.

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    Tags : Afrique, africains, colonialisme, colonisation, libération, lutte, impérialisme,

  • Il y a 55 ans, la CIA a assassiné Patrice Lumumba, leader révolutionnaire congolais

    Il y a 58 ans, des agents des services secrets belges et de la CIA ont introduit le corps de Patrice Lumumba dans un baril d’acide et l’ont fait disparaître. Le Congo est peut-être allé vers une démocratie et, au contraire, c’était vers l’une des pires dictatures africaines du XXe siècle.

    Il a été le premier chef de gouvernement de la République démocratique du Congo. Il a cherché la décolonisation de son pays entre les mains de la Belgique et détruit totalement la puissance colonialiste européenne présente en Afrique, éradique l’indignation et le pillage que le continent a subis pendant des siècles.

    En 1958, il se concentre résolument sur la lutte pour la décolonisation du Congo pour les rares possibilités d’action sociale permises par les autorités coloniales belges et fonde ainsi le Mouvement national congolais, en faveur de la création d’un État indépendant et laïc, dont les structures politiques unitaires aideront surmonter les différences tribales en créant un sentiment national.

    Après l’indépendance de la Belgique, en 1960, le Congo a tenu des élections et Patricio Lumumba, leader de la lutte pour l’indépendance, est arrivé à la présidence avec un programme nationaliste et de gauche.

    Lumumba n’a pas pu empêcher le retrait de l’armée belge de céder la place à un conflit politique avec des déclarations militaires, des attaques contre la population blanche et des troubles généralisés.

    La rébellion a été particulièrement grave dans la région minière du Katanga, qui s’est déclarée indépendante sous la direction de Tschombé; Lumumba a dénoncé que cette sécession avait été encouragée par le gouvernement belge pour défendre les intérêts de la société minière qui exploitait les gisements dans la région.

    Lumumba a demandé l’aide de l’ONU, qui a envoyé un petit contingent de «casques bleus» incapable de rétablir l’ordre, et a donc appelé au soutien de l’Union soviétique, menaçant ainsi directement les intérêts occidentaux.
    Le président américain, Eisenhower, a alors donné l’ordre de l’éliminer. Et il a envoyé l’agent de la CIA Frank Carlucci, qui serait plus tard le secrétaire à la défense de Ronald Reagan.

    Un coup d’État a renversé Lumumba en septembre 1960. Il a été brutalement torturé et abattu par des mercenaires belges, qui ont dissous son corps dans de l’acide et dispersé sa dépouille pour qu’il ne soit pas reconnu.

    Récemment, en novembre 2001, le Parlement belge a reconnu la responsabilité de son État dans la mort de Patricio Lumumba.

    Il a été tué de cette façon par la grande lutte politique et idéologique qu’il a menée pour faire connaître l’unité en tant qu’instrument et moyen de libération des peuples africains, les jougs coloniaux qui étaient maintenus au moment où il a combattu. leur lutte et qu’ils maintiennent toujours, y compris parmi eux le néocolonialisme naissant et l’impérialisme américain qui commençait déjà à pénétrer dans les pays africains pour rejoindre les pillards de la richesse de ce continent.

    La pensée de Patrice Lumumba constituait un danger pour l’exploitation des puissances occidentales des peuples africains. Un demi-siècle plus tard, les autorités américaines ont reconnu leur implication dans le renversement et le meurtre du dirigeant congolais.

    Vu de loin, son combat était le même que celui mené dans Notre Amérique aujourd’hui pour lui donner une véritable indépendance.

    Tags : RDC, Congo, Patrice Lumumba, Belgique, France, colonialisme,

  • RDC : la cheffe des droits de l’homme de l’ONU effectuera une visite du 23 au 27 janvier

    La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, effectuera une visite officielle de cinq jours en République démocratique du Congo (RDC) à l’invitation du gouvernement, a annoncé lundi son bureau.

    Michelle Bachelet entamera son déplacement en RDC – le premier en tant que Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme – le jeudi 23 janvier à Bunia, dans la province de l’Ituri. Dans le nord-est du pays, elle visitera un camp de personnes déplacées par les violences continues impliquant les groupes Lendu et Hema, et s’entretiendra avec des représentants des deux groupes.

    Elle rencontrera également des victimes de torture et de violence sexuelle, ainsi que des hauts fonctionnaires du gouvernement local.

    Le 10 janvier, un rapport conjoint de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) et du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a fait état de meurtres, de viols et d’autres violences dans la province de l’Ituri qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité.

    Le 24 janvier, Mme Bachelet se rendra à Kinshasa, où elle mènera trois jours de discussions, qui se termineront par une rencontre avec le président congolais Felix Tshisekedi le lundi 27 janvier.

    Pendant son séjour dans la capitale congolaise, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU compte également rencontrer plusieurs membres du gouvernement de la RDC, notamment les ministres des affaires étrangères, de la défense et de la justice, ainsi que les ministres des droits de l’homme, de l’enfance et de la famille et d’autres hauts fonctionnaires et autorités gouvernementales.

    La Haut-Commissaire devrait aussi s’entretenir avec la Commission nationale des droits de l’homme et avec des organisations de la société civile. Des rencontres sont également prévues avec les chefs des agences des Nations unies présentes en RDC et la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU dans le pays, Leila Zerrougui, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires de la MONUSCO.

    Mme Bachelet fera une déclaration à la fin de sa visite en RDC, a précisé le HCDH.

    ONU Info, 20 jan 2020

    Tags : RDC, Congo, Bachelet, droits de l’homme,

  • Berlin : La voix de l’Algérie incontournable dans le dossier de la Libye

    CONFÉRENCE INTERNATIONALE À BERLIN SUR LA CRISE LIBYENNE : La voix de l’Algérie incontournable

    Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune se rendra, aujourd’hui, à Berlin en Allemagne en qualité de président d’un pays acteur majeur dans la région, en particulier, la question libyenne. Le cessez-le-feu en vigueur en Libye a été le fruit d’intenses efforts de La diplomatie algérienne, marquées par un large ballet diplomatique à Alger. Le président du Haut Conseil d’Etat libyen, Khaled Al- Machri a d’ailleurs considéré, jeudi, que l’Algérie était « la seule puissance arabe capable de rétablir les équilibres » dans le dossier libyen, se félicitant du « retour de la diplomatie algérienne » sur la scène libyenne. Al-Machri a en outre fait état de la préparation d’une visite à Alger d’une délégation du Haut Conseil d’Etat de la Libye « pour expliquer tous les tenants et aboutissant du conflit libyen, à l’ensemble des forces partisanes, parlementaires et populaires ».

    Pour sa part, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a affirmé lors de sa visite jeudi à Alger que l’Algérie et son pays partagent une vision commune basée sur le dialogue, seule et unique option pour trouver une solution politique à la crise en Libye.

    En prélude à ce déplacement de Berlin, Alger a été le théâtre d’un intense ballet diplomatique comme l’a illustré la visite jeudi 16 janvier du premier ministre italien Giuseppe Conte. Il avait été précédé depuis le début de l’année des ministres des affaires étrangères turc, égyptien, italien.

    Dans son souci de maintenir un équilibre apparent, l’Algérie a également reçu les deux camps rivaux : Faïez Sarraj, le chef du » gouvernement d’accord national » (GAN) basé à Tripoli, fruit de l’accord de Skhirat parrainé par les Nations unies et reconnu par la communauté internationale, ainsi qu’une délégation du gouvernement rival basé en Cyrénaïque (est) soutenant le maréchal Khalifa Haftar, le patron de l’Armée nationale libyenne (ANL), qui a déclenché l’assaut contre Tripoli en avril 2019. A tous ces visiteurs, les autorités algériennes ont répété le double credo de la diplomatie algérienne sur le dossier libyen : » refus des ingérences extérieures » et promotion de solutions politiques basées sur » un dialogue national inclusif « .

    Auparavant, le Chef de l’Etat a reçu, également, les chefs de la diplomatie turque, égyptienne et italienne, Sameh Choukri et Luigi Di Maio. La crise de ce pays voisin et les voies et moyens de parvenir à un règlement politique et pacifique du conflit seront au centre de cette conférence sous l’égide des Nations unies, à laquelle une participation accrue a été annoncée.

    Plusieurs pays, à savoir, l’Algérie, qui a joué un rôle central dans les efforts de règlement de la crise, la Russie, la Turquie, les Etats Unis, la Chine, l’Italie et la France prendront part à cette Conférence sous l’égide des Nations unies, en présence de l’Union africaine, pour soutenir « les efforts de réconciliation à l’intérieur de la Libye », pays en proie à une crise depuis 2011.

    Les deux protagonistes de la crise, le président du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar, ont tous les deux confirmé leur participation aux discussions à Berlin, après que les deux hommes ont accepté un cessez-le-feu en vigueur en Libye destiné à mettre fin au chaos libyen, laissé après la chute de l’ancien régime de Maamar El Gueddafi en 2011 et une intervention militaire occidentale.

    La crise en Libye a créé un vide sécuritaire mais aussi favorisé la circulation de « milliers d’armes, munitions et explosifs », en plus de l’émergence de groupes terroristes, notamment dans l’est libyen. Fayez al-Sarraj a confirmé, jeudi, sa présence à la conférence internationale à Berlin visant à lancer un processus de paix, et le Maréchal Haftar a dit être prêt « en principe » à y participer.

    Dans la capitale Tripoli, al- Sarraj, chef du GNA reconnu par l’ONU, a confirmé, via son service de presse, sa présence à la conférence, tandis qu’à Benghazi, à un millier de km plus à l’est, le Maréchal Haftar a promis sa présence lors d’un entretien avec le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas. Les positions respectives du chef du GNA, reconnu par l’ONU et basé à Tripoli (ouest), Fayez al-Sarraj, et du Maréchal Khalifa Haftar, ont été annoncées alors qu’une cessation des hostilités, globalement respectée, est en vigueur depuis dimanche aux portes de la capitale libyenne.

    Par ailleurs, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a confirmé qu’il assistera à la conférence internationale sur la Libye et fera part de son soutien aux efforts pour consolider la trêve, a indiqué jeudi le département d’Etat. Pompeo devrait exhorter les forces étrangères à se retirer de ce pays ravagé par le conflit et exiger une reprise du processus de paix sous l’égide des Nations unies, a indiqué un responsable américain.

    « L’impératif est la poursuite du cessez-le-feu », a-t-il toutefois précisé à un groupe de journalistes. Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait appelé, mercredi, « à soutenir fermement » la conférence de paix pour la Libye et a invité les belligérants à confirmer la cessation des hostilités, dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l’ONU.

    L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a quant à lui indiqué avoir noté « avec satisfaction » que l’appel au cessez-le-feu en Libye a été entendu par les parties, espérant un « minimum de consensus international » à la conférence de Berlin sur la Libye. Le Kremlin a annoncé, de son coté, que le président russe Vladimir Poutine participera à ce rendez-vous. »

    Le plus important, maintenant, est qu’après la conférence de Berlin (…) les parties libyennes ne répètent pas leurs erreurs du passé en fixant e nouvelles conditions et en se lançant des accusations », a dit pour sa part lors d’une conférence de presse, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui sera lui aussi dimanche à Berlin.

    A.M.

    La Tribune des Lecteurs, 18 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Maroc,  Tunisie, Turquie, Russie, tripoli, Haftar,

  • Algérie : Baptême de feu international pour Tebboune à la conférence de Berlin

    Il est d’usage qu’un président fraîchement élu apporte un soin tatillon à choisir la destination de sa première sortie à l’étranger pour donner le ton de ce que sera son orientation diplomatique nouvelle.

    Le Président Tebboune n’a même pas eu le temps de faire ce choix, étant donné qu’il doit se déplacer aujourd’hui à Berlin, à l’invitation de la chancelière Angela Merkel, pour participer à la conférence internationale sur la Libye. C’est donc une urgence diplomatique qui vient percuter l’agenda politique interne. L’Algérie est un numéro majeur dans l’équation libyenne et le Président Tebboune, qui a déjà reçu la semaine dernière les chefs de la diplomatie turque, égyptienne, italienne, puis le président du Conseil italien Giuseppe Conté, aura l’occasion de défendre l’approche algérienne fondée sur le dialogue inclusif, en dehors de toute interventionnisme.

    Au-delà du contenu de cette réunion, la capitale allemande sera en quelque sorte le baptême de feu diplomatique du nouveau chef de l’État qui sera adoubé par ses homologues présents Berlin et profitera aussi de cette fenêtre d’opportunité pour asseoir sa légitimité internationale. Il est vrai que le Président Tebboune, juste après son élection, a vu une pluie de messages de félicitations, émanant de plusieurs chefs d’État et de gouvernement soulagés de voir l’Algérie sortir de la zone de turbulences pour se réapproprier son rôle d’acteur majeur dans une sous-région en proie à des soubresauts politiques et sécuritaires. Sa stature internationale, à la faveur de la conférence de Berlin, donnera incontestablement plus de poids en interne au Président Tebboune dont la marge de manœuvre sera plus large pour conduire et mette en oeuvre sa feuille de route. Un exercice d’autant ardu qu’une partie de la classe politique mais surtout le Hirak restent encore en attente de voir de signaux politiques forts qui traduiraient, pour de vraie, la rupture avec l’ancien système.

    Erdogan agite le spectre du terrorisme, en cas de renversement du GNA

    Dans un article paru hier sur le site internet Politico, et dont le timing, à la veille de la conférence internationale à Berlin sur le conflit en Libye, prévue ce dimanche, interpelle à plus d’un titre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde contre une résurgence du terrorisme, si le gouvernement libyen (GNA) siégeant à Tripoli, reconnu par l’Onu, venait à être renversé.

    “L’Europe fera face à une nouvelle série de problèmes et de menaces en cas de chute du gouvernement légitime libyen”, écrit, ainsi, Erdogan, expliquant que “Les organisations terroristes comme l’EI et l’organisation terroriste Al-Qaïda, qui ont subi une défaite militaire en Syrie et en Irak, trouveront un terrain fertile pour reprendre pied”, prévient- il. Interpellant directement l’Union européenne, le chef de l’État turc a souligné que si l’Union européenne ne parvenait pas à soutenir de manière adéquate le Gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj, ce serait “une trahison de ses propres valeurs fondamentales, y compris la démocratie et les droits de l’Homme”, a-t-il estimé, ajoutant que L’UE “doit montrer au monde qu’elle est un acteur pertinent dans l’arène internationale”.

    Erdogan trace, enfin, au marqueur l’imminente conférence de paix à Berlin qu’il considère comme “un pas très significatif vers cet objectif”, non sans voir martelé que les dirigeants européens “devraient toutefois un peu moins parler et se concentrer sur la prise de mesures concrètes”, a-t-il conclu. Pour rappel et après des mois de combats, qui ont fait plus de 2.000 morts, un cessez-le-feu est entré en vigueur depuis le 12 janvier mais dont la fragilité fait craindre à l’Europe une internationalisation du conflit, avec notamment l’implication de la Turquie qui a annoncé l’envoi de soldats pour soutenir le GNA.

    Par : RAHIMA RAHMOUNI

    Le Midi Libre, 18 jan 2020

    Tags : Algérie, Libye, Allemagne, conférence de Berlin, Tunisie, Maroc, Russie, Turquie, Tripoli, Haftar,

  • Conférence de Berlin, une paix à inventer

    L’Allemagne, le pays organisateur, et l’ONU, son initiatrice, auront pris tout leur temps pour que la conférence de Berlin sur la Libye, qui s’ouvre demain, à défaut d’être un complet succès, du moins ne soit pas un retentissant échec, comme l’a été pour l’essentiel celle de Palerme, en novembre 2018, à quoi par ailleurs elle ressemble par bien des aspects. Il n’en reste pas moins qu’il a fallu attendre la dernière ligne droite pour que l’on ait une idée plus précise des participants.

    L’Algérie et la Tunisie n’y auraient probablement pas été invitées si la conférence s’était tenue en octobre dernier, comme prévu initialement. Non plus d’ailleurs Fayaz el-Serraj et Khalifa Hafter qui ne l’ont été qu’à la veille de sa tenue.

    A la différence de la conférence de Palerme, qui avait rassemblé tous les pays ayant voix au chapitre dans le conflit libyen, qu’ils soient ou non militairement impliqués, mais également les deux camps libyens, celle de Berlin avait été conçue à l’origine pour réunir les grands pays d’une part, et de l’autre, les parties prenantes étrangères au conflit.

    A Palerme il s’était agi pour les participants de faire pression sur les factions libyennes pour les amener à s’engager dans un processus de paix sous l’égide de l’ONU. A Berlin, la pression ne devait s’exercer que sur les pays alliés extérieurs des deux camps libyens. C’était eux que l’émissaire onusien voulait prioritairement convaincre d’arrêter d’entretenir la crise libyenne.

    Dans cet esprit, il estimait n’avoir besoin de la présence ni des pays comme l’Algérie et la Tunisie, qui en effet ne s’étaient alignées sur aucun camp libyen, ni même de celle des Libyens, en raison de leur trop grande dépendance vis-à-vis de leurs soutiens extérieurs. Pourquoi associer à la recherche de la paix des pays qui après tout ne sont pas en guerre en Libye, ou des parties libyennes qui elles ne peuvent rien décider par elles-mêmes?

    S’il y a une paix à forger dans ces conditions, ce serait exclusivement entre leurs alliés extérieurs les plus engagés à leurs côtés. Celle qui concernerait directement les Libyens viendrait par surcroît. Si Turcs et Qataris d’un côté, Egyptiens et Emiratis de l’autre, pour ne prendre qu’eux, cessaient de s’affronter par Libyens interposés, le retour de la paix entre ces derniers serait facile, s’était dit, avec beaucoup de bon sens, Ghassan Salamé.

    Sans l’intervention de l’Allemagne, le pays organisateur, la conférence de Berlin était donc partie pour différer notablement, à la fois par son objectif et par le nombre réduit de ses participants, de celle de Palerme. Ce sont les Allemands qui ont invité les parties dont Ghassan Salamé avaient pensé qu’elles ne seraient d’aucune utilité, les unes parce que justement elles n’étaient pas en guerre, et les autres parce qu’au contraire elles ne faisaient que ça, à la fois pour elles-mêmes et pour le compte d’autrui.

    Un autre aspect mérite d’être relevé qui ne risquait pas de faire son apparition la veille de la conférence de Palerme. La Turquie a attendu la veille de la conférence de Berlin pour annoncer l’envoi de soldats en Libye.

    Une conférence internationale s’apprête à s’ouvrir, et le président turc, qui probablement y sera présent en personne, ne trouve rien de mieux à faire que de parler de dépêcher son armée, dans ce pays même qu’il s’agit de tirer des griffes de la guerre ! Or Recep Tayyip Erdogan ne s’est pas contenté de faire cette annonce, mais a promis par la même occasion de donner une leçon mémorable au général Haftar, dans le cas où celui-ci continuerait de menacer le gouvernement de Tripoli. On se croirait revenu au 16e siècle, au temps de la conquête ottomane de Tripoli.

    Le Jour d’Algérie, 18 jan 202

    Tags : Algérie, Libye, Tunisie, Haftar, Turquie, Russie, Allemagne,