Category: Monde

  • Urgent: Donald Trump sabote la réunion du Congrès américain

    Le Congrès des Etats-Unis a suspendu en urgence aujourd’hui une session destinée à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle après l’irruption de manifestants pro-Trump dans le Capitole, a constaté un photographe de l’AFP.

    Le président sortant, qui refuse de concéder sa défaite, avait appelé ses partisans à défiler à Washington en marge de cette séance protocolaire. Certains manifestants se sont mis en marche vers le Congrès et la police avait ordonné l’évacuation de plusieurs bâtiments

    Le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell a mis en garde ses confrères aujourd’hui contre tout refus de certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle, évoquant un risque “mortel” pour la démocratie #AFP

    “Si cette élection était invalidée sur la base de simples allégations des perdants, notre démocratie entrerait dans une spirale mortelle”, a-t-il lancé lors d’une séance du Congrès qui s’est ouverte par les objections de 2 élus républicains aux résultats dans l’Arizona

  • Des dizaines de morts dans des frappes françaises au Mali

    Des frappes aériennes auraient causé la mort d’une centaine de civils à Bounti de la région de Mopti, dans le centre du Mali, dans la nuit du dimanche à lundi, ont indiqué lundi des médias locaux et des élus de la zone.

    Selon l’agence Chine nouvelle, cet “incident” a été confirmé par plusieurs sources sécuritaires ainsi que par des chefs communautaires locaux qui n’ont pas précisé le nombre de morts. Ils ont néanmoins précisé que des convives d’un mariage ont été tués. Selon le maire de la localité, Adama Griaba joint au téléphone par Studio Tamani, ces frappes ont été effectuées nuitamment par un hélicoptère non identifié. Pour l’instant, le mobile de cet incident reste méconnu de la population et les blessés ont été acheminés vers le district sanitaire de Douentza, a-t-il ajouté.

    Pour sa part l’armée française a indiqué avoir frappé des dizaines de terroristes. Des villageois interrogés par l’AFP ont évoqué des tirs venus d’un hélicoptère non-identifié selon eux lors d’un mariage. Ils ont évoqué jusqu’à une vingtaine de morts.

    L’état-major français a réfuté ces dires. Une patrouille d’avions de chasse a “neutralisé” des dizaines de djihadistes préalablement repérés après une opération de renseignement de plusieurs jours, a-t-il indiqué à l’AFP. “Les informations relatives à un mariage ne correspondent pas aux observations effectuées”, a-t-il dit.

    Tags : Mali, terrorisme, France, Sahel, Barkhane,

  • Attentats de Bruxelles : 10 inculpés dont Salah Abdeslam renvoyés aux assises

    Le Français Salah Abdeslam et neuf autres inculpés du dossier des attentats jihadistes de 2016 à Bruxelles ont été renvoyés hier devant une cour d’assises, près de cinq ans après cette double attaque suicide qui avait fait 32 morts, a annoncé la justice belge.

    Dans une ordonnance rendue à huis clos, la chambre du conseil du tribunal de Bruxelles est allée au-delà des réquisitions du parquet fédéral, qui réclamait la comparution aux assises de huit suspects (dont Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos du 13-Novembre), et non dix. Par ailleurs, trois des 13 inculpés de ce dossier tentaculaire bénéficient d’un non-lieu, faute de charges suffisantes, a confirmé un porte-parole du parquet fédéral, Eric Van Duyse, qui a refusé de préciser les identités.

    Le procès ne devrait pas se tenir avant le second semestre 2022 à Bruxelles. La décision de la chambre du conseil est susceptible d’appel. Et concernant les suspects renvoyés aux assises, un ultime feu vert devra être donné par une autre juridiction, la chambre des mises en accusation. Le 22 mars 2016 au matin, une double attaque suicide à l’explosif, à l’aéroport puis dans une rame du métro de Bruxelles, avait fait 32 morts et plus de 340 blessés. Perpétrée par la même cellule jihadiste franco-belge à l’origine des attentats parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts), elle avait été revendiquée par l’organisation Etat islamique.

    Après quatre ans d’enquête, treize inculpations ont été prononcées par les juges d’instruction, dont celle de Salah Abdeslam, convoyeur présumé de plusieurs membres de la cellule des attentats ayant frappé Paris et la ville limitrophe de Saint-Denis. Le jihadiste de 31 ans, actuellement détenu en France, a été inculpé notamment d’«assassinats dans un contexte terroriste» et risque la prison à vie.

    Parmi les neuf autres suspects renvoyés aux assises devant un jury populaire, Oussama Atar, soupçonné d’avoir planifié les attentats, probablement mort en Syrie, pourrait être jugé en son absence, comme dans la procédure 13-Novembre où son nom figure aussi en première place. Sont également passibles de la prison à vie Mohamed Abrini, «l’homme au chapeau» qui a renoncé à se faire exploser à l’aéroport, et Osama Krayem, qui, lui, a rebroussé chemin après avoir accompagné le kamikaze du métro. Aucun d’eux n’était présent en décembre lors des trois jours d’audience devant la chambre du conseil qui ont permis aux avocats des suspects comme des parties civiles d’émettre un dernier avis. Les demandes du parquet n’avaient alors globalement pas été contestées par les avocats.

    Parmi les 13 inculpés, des hommes âgés de 27 à 42 ans, le parquet fédéral souhaitait que trois puissent bénéficier d’un non-lieu et que deux autres soient jugés devant un tribunal correctionnel pour répondre uniquement du chef de «participation aux activités d’un groupe terroriste». Il n’a été que partiellement suivi. La chambre du conseil a estimé que les frères Smail et Ibrahim Farisi, soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique aux kamikazes, devait être jugés aux assises et non en correctionnelle, a indiqué une source judiciaire.

    Ce procès de la pire attaque survenue sur le sol belge depuis la guerre 1939-45 ne devrait pas se tenir avant 18 mois. La France doit d’abord mener celui des attentats du 13 novembre, prévu à Paris du 8 septembre 2021 à fin mars 2022. L’ancien siège bruxellois de l’Otan, un grand espace ultra-sécurisé, a été réaménagé pour héberger le millier de personnes concernées par ce procès hors normes. Pour Abdeslam, le procès à venir sera son deuxième en Belgique. Ce Français d’origine marocaine, qui a grandi dans la commune bruxelloise de Molenbeek, a été condamné en 2018 à 20 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers, trois jours avant son interpellation le 18 mars 2016 dans la capitale belge.

    Tags : Maroc, Belgique, terrorisme, attentats de Bruxelles, Salah Abdeslam,

  • Les accords d’Abraham ont sapé la paix indispensable avec les Palestiniens


    Par Ghassan Michel Rubeiz

    Depuis de nombreuses décennies, je préconise la paix entre Israël et les Palestiniens. ( Justice et Intifada: les Palestiniens et les Israéliens parlent de la paix, Friendship Press, 1991; Unified in Hope: les Arabes et les Juifs parlent de la paix , publications du COE, 1987). Malheureusement, j’ai vu le «processus de paix» être exploité, maintes et maintes fois, avec des tactiques évolutives pour adoucir les attitudes envers l’injustice.

    Il est difficile d’imaginer que quelque chose de bon puisse sortir d’un projet politique dirigé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, gardien du statu quo, le président américain le plus unilatéraliste Donald Trump et certains dirigeants imprudents du Golfe arabe. Pourtant, le dernier produit de «paix» au Moyen-Orient récemment sorti de Tel-Aviv, de Washington et du Golfe a reçu une réaction plutôt favorable dans les médias occidentaux.

    Je parle des soi-disant accords d’Abraham, une récente vague d’accords de «normalisation» entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc. Ces accords ont été intelligemment conçus pour influencer l’opinion publique. Ils sont présentés comme des initiatives de paix, de réconciliation (entre les communautés religieuses) et de mesures de défense justifiables contre un adversaire «belligérant» commun, à savoir l’Iran.

    Tout en critiquant surtout le président Trump, les médias occidentaux ont été indulgents envers le président américain en ce qui concerne sa politique sur Israël. Et pour les accords d’Abraham, les commentateurs américains ont donné un soutien inhabituel; le message de «paix» a été efficace. Pour illustrer, dans le numéro du 1er janvier du Washington Post, Marc A. Thiessen met en évidence les 10 meilleures choses que Trump a faites en 2020. Le chroniqueur affirme que Trump a «transformé le Moyen-Orient» avec les accords d’Abraham: le président américain a «négocié» quatre Les accords de paix israéliens. Une telle réalisation «digne d’un prix Nobel» a démontré qu’il pouvait y avoir «une paix séparée sans les Palestiniens». Le parti pris de Thiessen devient clair quand on regarde le reste ses 10 «meilleures choses»; la réalisation la plus étonnante répertoriée est «l’amélioration de la vie d’une majorité d’Américains ».Comme le reste des analystes qui trouvent des signes d ‘«espoir» dans ces accords, Thiessen n’explique pas comment Israël fait progresser la paix dans la région. En ignorant le fait qui donne à réfléchir que la population palestinienne sous la sphère de contrôle d’Israël – c’est-à-dire ceux qui vivent entre le Jourdain et la mer Méditerranée – a déjà dépassé la population juive israélienne? L’apartheid doit-il être ignoré à jamais? Comment parvenir à la paix en élargissant constamment les colonies, en élargissant les annexions, en promulguant deux poids deux mesures et en violant les accords internationaux établis sur la guerre et la gouvernance? Cliquez ici .

    On se demande comment Abraham-ic (œcuménique) sont ces accords. Le nom biblique Abraham est généralement utilisé pour mettre en évidence les points communs entre les trois religions monothéistes enracinées au Moyen-Orient: le judaïsme, le christianisme et l’islam. Les accords qui lient Israël fort à quatre pays arabes sunnites peu sûrs, censés affronter la République islamique (chiite) d’Iran, ne sont pas en harmonie avec l’esprit du patriarche de l’Ancien Testament. Abraham des temps modernes parle d’œcuménisme, pas d’accords politiques.
     
    Et dans quelle mesure ces actes de normalisation sont-ils «normaux»? Les accords d’Abraham ne constituent pas un véritable mouvement de réconciliation entre Arabes et Juifs, comme ses auteurs le prétendent. Il n’y a absolument aucun remède contre les tensions régionales, ce que font ces accords. Depuis que ces accords ont émergé, les observateurs internationaux ont regardé si Trump et / ou Netanyahu lanceraient une attaque aérienne sur les sites nucléaires iraniens. Washington et Tel Aviv poussent de plus en plus Téhéran à riposter, peut-être pour préparer le terrain à une contre-attaque collective contre la République islamique. Regardez les nouvelles quotidiennes au cours des prochaines semaines alors que Trump et Netanyahu cherchent des moyens de maintenir la légitimité, le pouvoir et l’influence.  Cliquez ici .

    Chacun des cinq États impliqués dans les accords d’Abraham a ses propres raisons de normalisation. Israël parvient à détourner l’attention du monde de son occupation en concluant des «accords» de paix avec des «Arabes modérés», c’est-à-dire des sunnites non palestiniens. Bahreïn cherche à s’abriter de l’Iran et de la montée des troubles intérieurs; à Manama, la royauté sunnite règne sur une population majoritairement chiite. Le Maroc se normalise avec Israël, en partie, afin de recevoir la reconnaissance par le président Trump de sa prétendue souveraineté sur le territoire du Sahara occidental. Washington récompense le Soudan pour sa normalisation en le retirant de la liste des États terroristes. Et Washington récompense la conformité des Émirats arabes unis en vendant à Abu Dhabi des armes lourdes et meurtrières que les émirats fragiles ont utilisé imprudemment dans la guerre désastreuse au Yémen. Cliquez ici .

    En résumé, les accords de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc sont en fait des actes de normalisation de l’injustice.

    Le printemps arabe sert de toile de fond aux accords d’Abraham. Les accords ressemblent à des mesures désespérées de la part de régimes arabes du Golfe très peu sûrs qui cherchent la protection d’un État colonial puissant. Et Israël, ironiquement l’agence de l’abri et du confort, légitime son occupation tout en se mobilisant avec les nations arabes sunnites contre l’Iran chiite.

    Marc A. Thiessen rêve-t-il d’un prix Nobel pour les accords d’Abraham?

    The Arab Daily News, 3 jan 2021

    Tags : Proche Orient, Palestine, Israël, normalisation, Maroc, Soudan, Emirats Arabes Unis, EAU, UAE, Sahara Occidental, Iran, sunnistes, chiites,

  • Un enregistrement audio de Trump fait scandale aux Etats-unis

    Le président américain Donald Trump a fait pression sur un responsable électoral de l’État de Géorgie pour tenter d’obtenir une modification du résultat local du scrutin présidentiel du 3 novembre, selon un enregistrement audio que s’est procuré le Washington Post.

    « Tout ce que je veux, c’est trouver 11 780 bulletins ». C’est la voix du président Trump qui prononce cette requête aux allures de coup de pression lors d’un coup de téléphone avec Brad Raffensperger, l’élu républicain en charge des élections dans l’État de Géorgie.

    L’enregistrement audio publié par le Washington Post, dimanche 3 janvier, montre comment le président américain, qui refuse toujours de concéder sa défaite à la présidentielle du 3 novembre, alterne pressions et cajoleries pour convaincre son interlocuteur de modifier les résultats du scrutin présidentiel dans l’État de Géorgie.

    « Il n’y a pas de mal à dire que vous avez recalculé », lui a-t-il notamment déclaré, selon un enregistrement de la discussion réalisé à son insu et rendu public par le Washington Post, puis d’autres médias.

    « Tout ce que je veux, c’est trouver 11 780 bulletins (…) parce que nous avons gagné cet État », a-t-il justifié, alors que la victoire du démocrate Joe Biden en Géorgie avec environ 12.000 voix d’écart a été confirmée par un recomptage et des audits.

    Invoquant des « rumeurs » de fraudes, Donald Trump a jugé, d’une voix étranglée par l’émotion, « injuste que l’élection (lui) ait été volée ».
    « Vous savez ce qu’ils ont fait et vous n’en parlez pas: c’est un délit, vous ne pouvez pas laisser ça avoir lieu, c’est un gros risque pour vous », a-t-il ajouté, menaçant.

    Brad Raffensberger, qui était accompagné d’un avocat de l’État, n’a pas cédé. « Nous pensons que nos chiffres sont bons », a-t-il sobrement rétorqué.

    Onde de choc à Washington

    La diffusion de cet enregistrement, que la Maison Blanche n’a pas souhaité commenter, a immédiatement suscité une onde de choc à Washington.

    « Le mépris de Trump pour la démocratie est mis à nu », a notamment commenté l’élu démocrate Adam Schiff, en jugeant ses pressions « potentiellement répréhensibles ». Sa consoeur Debbie Wasserman Schultz a dénoncé l’acte d’un « président désespéré et corrompu ».

    « C’est accablant », a pour sa part tweeté l’élu républicain Adam Kinzinger, en appelant les membres de son parti à ne pas suivre le président dans sa contestation des résultats. « Vous ne pouvez pas faire ça en ayant la conscience tranquille », leur a-t-il lancé.

    Donald Trump s’est lancé dès novembre dans une croisade pour nier la victoire de Joe Biden mais a essuyé des échecs systématiques devant la justice et auprès des élus locaux, y compris républicains, qui ont tenu face à ses pressions.

    Le collège électoral a déclaré le 14 décembre la victoire au démocrate avec 306 grands électeurs contre 232 au président sortant, un score qui doit être certifié mercredi au Congrès en vue de la prestation de serment du 46e président des Etats-Unis le 20 janvier.

    Avec AFP et Reuters

    Source : La Nation, 4 jan 2021

    Tags : Etats-Unis, Donald Trump, élections,

  • Iran : La guerre inévitable ?

    par Abdelkrim Zerzouri


    Le président américain sortant irait-il jusqu’au bout de la logique de guerre contre l’Iran ? Le temps lui est compté avec moins de trois semaines à la Maison Blanche, mais une attaque contre les installations nucléaires iraniennes reste du domaine du possible, car tout l’arsenal de guerre est déployé dans la région, y compris l’envoi mercredi dernier d’un marin nucléaire dans le Golfe arabique. Sans parler de l’armée israélienne qui devrait se mettre entièrement au service d’un tel scénario en faveur duquel elle plaide depuis quelques années. Ce que les observateurs qualifient de dernier coup de baroud du président américain sortant sert surtout les intérêts des Israéliens avant les supposées menaces que fait peser l’Iran sur les intérêts américains dans la région dans ces moments de célébration par les Iraniens du premier anniversaire de la mort du général Qacem Souleimani, décédé le 3 janvier 2020, près de l’aéroport de Baghdad, lors d’une attaque de drone ordonnée par le président Trump.

    C’est vrai que les Iraniens ont multiplié ces derniers jours les menaces contres les responsables de l’assassinat du général Souleimani, affirmant qu’ils ne seront nulle part en sécurité, y compris le président américain sortant, mais cela n’est pas nouveau, car les Iraniens n’ont jamais cessé de réitérer leurs menaces dans ce sens sans que cela ne fasse monter aussi haut la pression entre les deux pays. Les raisons de la tension actuelle sont ailleurs. Trump va bientôt quitter la Maison Blanche et son successeur va revenir à l’accord nucléaire avec l’Iran, du moins revenir à la table des négociations, chose qui n’est du goût ni d’Israël ni des pays du Golfe. Et le grand ami Trump n’hésiterait pas de leur rendre un dernier grand service en menant des attaques contre les installations nucléaires avant que son successeur ne renoue avec l’accord sur le nucléaire iranien.

    N’a-t-il pas sondé au mois de novembre dernier ses conseillers sur une frappe préventive contre un site nucléaire iranien ? Ses conseillers l’en ont découragé, faisant valoir le risque assez grand de déclencher un vaste conflit régional, mais cela ne l’empêchera pas de vendre des armes de pointe aux voisins ennemis de Téhéran. Mais, comme aucun de ces voisins ne pourrait prendre l’initiative d’attaquer l’Iran, on revient vers Trump pour accomplir leur souhait et mettre «hors service» pour longtemps les installations nucléaires iraniennes, avant la date fatidique du 20 janvier, qui verra son successeur Joe Biden prendre les commandes à la Maison Blanche. Selon la logique Trump, une frappe contre un site nucléaire iranien serait inéluctable, reste seulement à savoir de quelle marge de manœuvre il disposera sur le plan intérieur.

    Le Congrès, qui a déjà montré sa désapprobation lors de l’attaque contre le général Qacem Souleimani, menée en solo par Trump, refuserait certainement que le pays soit entraîné dans un conflit dont on ne verrait pas le bout, surtout à quelques jours de la fin de mission du président sortant. Mais, Trump pourrait bien mettre le feu à la poudrière du Moyen-Orient en se passant de l’aval du Congrès en trouvant moyen d’agir dans l’urgence d’une riposte contre l’ennemi iranien.

    Le Quotidien d’Oran, 3 jan 2021

    Tags : #Iran #DonaldTrump #EtatsUnis

  • Quatrième tour des élections en Israël: fin d’exercice pour Netanyahu?

    Jérusalem – Vous devez toujours faire attention aux prédictions de la politique israélienne inconstante. Une chose, cependant, est incassable: à la suite de la chute du «gouvernement d’unité» de courte durée des ennemis politiques Netanyahu et Gantz, l’avenir politique du Premier ministre israélien le plus ancien est devenu très incertain. Parce que pour la première fois, il y a de puissants corsaires de droite sur la côte.

    Les élections auront lieu pour la quatrième fois en deux ans le 23 mars. Netanyahu devra mener trois campagnes à la fois: une contre la couronne, une pour sa survie politique et une pour ne pas finir en prison. Après tout, à partir de février, il devra régulièrement prendre place sur le banc des accusés pour répondre de ses trois affaires de corruption.

    En avril 2019, le carrousel électoral a commencé à tourner. Il ne s’est pas arrêté depuis. Les enjeux étaient toujours les mêmes: Netanyahu parviendra-t-il à rester au pouvoir et à voir ses processus annulés ou gelés? Les deux premières fois qui ont échoué, et la troisième fois seulement la moitié. Netanyahu a proposé une alliance monstre à l’ancien chef de l’armée Gantz. Gantz a répondu, bien qu’il ait juré de ne jamais traiter avec le puissant suspect. Avec cela, il a brisé l’espoir de changement et a donné à son propre parti Kakhol lavan le coup de grâce.

    Le gouvernement Netanyahu-Gantz, formé en mai, est devenu une moquerie et une agonie pour Gantz. Gantz était Premier ministre par intérim et secrétaire à la Défense, son collègue Gabi Ashkenazi, ministre des Affaires étrangères, mais Netanyahu ne leur a rien dit sur l’établissement de relations avec Bahreïn et les Émirats et sur ses voyages secrets au Soudan et en Arabie saoudite. Ils ont dû entendre la Maison Blanche parler de la restauration organisée par Trump des relations d’Israël avec le Maroc.

    Netanyahu avait construit une faille dans l’accord de coalition: si le budget n’est pas adopté, de nouvelles élections auront lieu, annulant l’accord selon lequel Gantz deviendra Premier ministre en novembre 2021. En effet, le budget ne s’est pas concrétisé. Pour Gantz, c’est probablement la fin de l’exercice. Mais le vent a aussi tourné pour Netanyahu: deux concurrents se sont avancés sur son flanc d’extrême droite. Le plus redoutable est l’ancien ministre Gideon Saar, qui était jusqu’à récemment le parti Likoud de Netanyahu. Avec une attaque dévastatrice contre Netanyahu, Saar a quitté le parti. Son nouveau parti Nieuwe Hoop est grand ouvert aux autres «traîtres» du Likoud.

    De Groene Amsterdammer, 29 déc 2020

    Tags : Israël, Benjamin Netanyahou, Likoud,

  • Guerre des nerfs entre l’Iran et l’administration Trump

    Mohamed Habili

    L’Iran s’est saisi de l’occasion offerte par le premier anniversaire de l’assassinat par les Américains du général Qassem Soleimani, commandant de la Force el-Qods du corps des Gardiens de la Révolution, survenu le 3 janvier 2020 à Baghdad, à la fois pour annoncer son intention d’enrichir l’uranium à 20 %, en violation de l’accord de Vienne de 2015, et pour réitérer sa détermination à venger son héros national. Rien de vraiment nouveau ni dans la première annonce ni dans la seconde. Pour autant, leur conjonction n’est pas sans revêtir une certaine signification, a fortiori dans le contexte actuel d’un regain de tension dans le Golfe coïncidant avec la toute fin du mandat de Donald Trump. A celui-ci a été prêté ces derniers jours l’intention de faire mener une opération militaire contre une installation nucléaire iranienne, dont il aurait été dissuadé par le conseil de guerre réuni spécialement pour en décider. Pourtant, c’est dans ce même climat d’exaspération renouvelée que l’administration américaine sortante a pour la première fois autorisé l’Iran à transférer des fonds en vue de se procurer des vaccins contre le coronavirus. Comme quoi dans la réalité, les choses ne sont jamais ou tout à fait noires ou tout à fait blanches.

    Autre détail à prendre en considération donnant à penser que la tension n’est peut-être pas aussi vive qu’il y paraît entre les deux pays. En effet, dans sa lettre à l’Agence Internationale de l’Energie atomique, dans laquelle il fait état de son intention de porter l’enrichissement à un niveau nettement supérieur à celui auquel il a droit conformément à l’accord de 2015, l’Iran s’est bien gardé de donner ne serait-ce qu’une indication sur le moment où il compte joindre l’acte à la parole. Pas plus que par ailleurs il n’a donné le sentiment de vouloir venger le général Soleimani dans le quart d’heure qui suit.

    Du côté américain aussi, le ton de la menace est peut-être plus destiné à empêcher l’Iran de commettre un acte inconsidéré, nécessitant en tant que tel des représailles concrètes, que l’indice d’une attaque réellement, sérieusement envisagée, et qui aurait été annulée à la dernière minute. Encore que des deux bords, ce soit l’administration Trump qui pourrait sembler plus disposée à créer l’incident, moins d’ailleurs en haine de l’Iran que sur des motifs de politique interne. Si Donald Trump avait réussi à obtenir un deuxième mandat, l’éventualité d’un nouvel embrasement du Golfe ne serait pas à écarter d’un revers de main. En revanche, on voit mal l’intérêt qu’il aurait à déclencher une guerre avec l’Iran à quelques jours de son départ de la Maison-Blanche, pour en faire cadeau à son successeur. Cette intention lui a été prêtée pourtant par bien des gens aux Etats-Unis. L’explication à l’acrimonie qui s’exprime aujourd’hui entre les deux bords est peut-être plus simple.

    L’administration Trump quitte la scène sans avoir obtenu de l’Iran qu’il retourne à la table des négociations en vue d’un accord se substituant à celui de 2015. Elle part donc sur un échec, ce qui ne dispose à l’amitié à l’égard de l’autre. Cet échec, l’Iran y voit une victoire remportée de haute lutte sur elle. C’est un peu comme s’il retournait le couteau dans la plaie en faisant part de son intention d’augmenter le taux d’enrichissement de l’uranium produit par lui. Mais une chose est de jouer à ce jeu consistant à mettre à rude épreuve les nerfs de l’adversaire, autre chose de se mettre réellement à dos les grandes puissances en passant outre une des limites au respect desquelles elles tiennent le plus.

    Le Jour d’Algérie, 2 jan 2021

    Tags : Ira, Etats-Unis, Donald trump,

  • The Jerusalem Post : Des Israéliens font passer de la drogue à Dubaï pour les célébrations du Nouvel An – rapport

    Ce qui a commencé comme une tentative d’échapper au confinement en Israël et de s’amuser sans danger pourrait mal finir pour de nombreux Israéliens.

    Des dizaines d’Israéliens qui se sont récemment rendus à Dubaï pour célébrer le Nouvel An auraient fait passer du haschich et de la marijuana dans un pays aux lois très strictes en matière de drogue, a rapporté N12 . 

    Alors qu’Israël entrait dimanche dans son troisième confinement général, obligeant de nombreux Israéliens à retarder leurs projets de célébrations du Nouvel An , d’autres en ont profité pour se rendre à Dubaï et tuer deux oiseaux d’un coup: profiter de la nouvelle destination récemment mise à la disposition des Israéliens et célébrer le réveillon avec des soirées glamour sur les toits de la ville. 

    Selon N12, quelque 8000 Israéliens se sont rendus à Dubaï pour leurs célébrations du Nouvel An, mais ce qui a commencé comme une tentative d’échapper au confinement en Israël et de s’amuser innocemment peut très mal finir pour de nombreux Israéliens qui ont apparemment décidé de faire passer de la drogue dans le pays. 

    Les jeunes Israéliens n’étaient prétendument pas au courant des lois strictes et des sanctions très sévères auxquelles on peut faire face si on est pris avec de la drogue aux EAU. Être arrêté par les forces de l’ordre aux EAU avec une petite quantité de drogue peut entraîner entre 20 ans de prison et une condamnation à mort. 

    L’un des Israéliens qui a fait passer de la drogue légère à Dubaï a déclaré à N12 qu’il ne craignait pas d’être arrêté. 

    “Tout ce que nous avons fait était de faire passer du haschich et de la marijuana pour célébrer Silvester (le réveillon du Nouvel An) et planer. Ce n’est pas de la cocaïne, ce sont des drogues légères. Je ne crois pas que nous aurons des ennuis. Une condamnation à mort pour quelques centaines de grammes dans nos valises? Nous ne fumons que dans notre chambre d’hôtel », dit-il. 

    Un autre Israélien a déclaré à N12 qu’il avait seulement réalisé qu’il pouvait passer une longue période en prison s’il était pris avec de la drogue après son atterrissage. “Ce n’est qu’à notre arrivée que nous avons réalisé que nous prenions un risque, alors nous avons décidé de ne fumer que dans nos chambres. Nous ne marcherons pas avec du haschich, nous ferons la fête dans notre chambre et finirons tout ce que nous avons apporté avec nous. », a-t-il déclaré, ajoutant:« Nous avons pris un risque, mais nous sommes venus ici pour célébrer, et c’est ce que nous allons faire. 

    Un Israélien résidant à Dubaï a déclaré que Dubaï offrait des soirées et des lieux sans fin pour célébrer le Nouvel An. “Il y a des soirées VIP insensées sur les toits des hôtels. Et la demande des touristes israéliens est élevée. Ils veulent les fêtes les plus glamour et n’écoutent pas les directives”, a-t-il déclaré à N12. “Ils pensent qu’ils sont chez eux et peuvent faire ce qu’ils veulent”, a-t-il ajouté, notant que la plupart des touristes israéliens à Dubaï “ne portent pas de masques, ne gardent pas leurs distances sociales et risquent de recevoir des amendes très élevées”. 

    Les autorités de Dubaï ont souligné la semaine dernière que les citoyens et les touristes qui enfreindraient les directives lors des célébrations du Nouvel An se verront imposer de lourdes amendes. Selon les restrictions, les rassemblements de plus de 30 personnes ne sont pas autorisés.  
    “Des centaines de policiers locaux feront des raids sur tous les lieux publics et les fêtes. Ceux qui violent les restrictions paieront un lourd tribut”, a déclaré un Israélien résidant à Dubaï en guise d’avertissement aux touristes israéliens. 

    “Ils ne font pas la différence entre les citoyens et les touristes. Je conseille aux Israéliens de ne rien faire de stupide. C’est déjà assez grave que nous nous sommes fait une mauvaise réputation ces derniers temps, et nous devrions éviter d’arriver à un point où nous ne sommes pas les bienvenus dans ce magnifique pays », a-t-il ajouté. 

    À la mi-décembre, il a été rapporté que plus de 50000 Israéliens se sont déjà rendus aux EAU depuis le récent accord de normalisation entre Israël et les EAU, et que de plus en plus de touristes israéliens continuent d’affluer à Dubaï, malgré les alertes de sécurité et les fuites d’informations sensibles de touristes israéliens réservant des vacances dans l’État du Golfe.

    Comme les prix de location à Dubaï sont relativement moins chers que Tel Aviv, de nombreux jeunes Israéliens ont même profité de l’occasion pour déménager à Dubaï et poursuivre des carrières dans les industries du tourisme et de l’alimentation.

    The Jerusalem Post, 2 jan 202

    Tags : Israël, Dubai, EAU, UAE, drogue, marijuana,

  • Brexit: Le Royaume-Uni ouvre une nouvelle page de son histoire

    Après avoir parachevé sa rupture avec l’Union européenne, le Royaume-Uni a ouvert vendredi dernier une nouvelle page de son histoire pleine d’inconnues pour un pays profondément divisé et durement touché par la pandémie de coronavirus.

    A 23H00 locales et GMT jeudi (minuit à Bruxelles), sans la moindre effusion au sein d’une population massivement confinée, le pays a cessé d’appliquer les règles de l’UE, quittant le marché unique et l’union douanière. Après 47 ans d’orageuse intégration européenne et après quatre ans et demi de rebondissements suivant le référendum de 2016, c’est l’aboutissement du Brexit, officiel depuis le 31 janvier, mais aux effets repoussés par une période transitoire destinée à amortir le choc.

    Dans un éditorial publié dans le Daily Telegraph, le Premier ministre, Boris Johnson, grand artisan du Brexit, assure que 2021 sera «une année de changement et d’espoir», vantant l’accord de libre échange conclu avant Noël avec Bruxelles. «Pour nous, cela signifie la fin des querelles rancunières sur l’Europe qui ont empoisonné notre politique depuis si longtemps», plaide-t-il. «Pour nos amis, cela ne veut certainement pas dire qu’ils nous ont perdu, et encore moins notre appétit pour leurs Maseratis ou leur Gewurtztraminer».

    L’accord de libre échange, sans quota ni droit de douane, conclu in extremis avec Bruxelles, évite une rupture trop abrupte, dévastatrice économiquement. Toutefois le bouleversement est réel: la libre circulation permettant aux marchandises comme aux personnes de passer sans entrave la frontière a pris fin – sauf entre l’Espagne et l’enclave britannique de Gibraltar, ainsi qu’entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Il faut désormais remplir des déclarations de douanes et subir des inspections sanitaires pour exporter à travers la Manche, un titre de séjour pour s’installer de l’autre côté, et un certificat sanitaire pour les chiens et chats britanniques voyageant vers l’UE. Par contre, les ambitions mondiales du Royaume-Uni risquent de se heurter au départ de Donald Trump, Brexiter convaincu contrairement à son successeur à la Maison- Blanche, Joe Biden.

    Dans son pays, Boris Johnson doit tourner la page d’une saga qui l’a emmené au plus haut de l’échelle politique, mais a profondément divisé les Britanniques. L’unité du Royaume est fissurée, en particulier du côté de l’Ecosse, qui a voté à une large majorité pour rester dans l’UE. «L’Ecosse sera bientôt de retour, Europe», a tweeté la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, déterminée à organiser un nouveau référendum sur l’indépendance. A court terme, des perturbations sont redoutées dans le sud de l’Angleterre sur les routes menant vers les ports transmanches, si les nouvelles formalités ralentissent la circulation et allongent les files de camions, surtout la semaine prochaine.

    Contrairement à l’UE, le gouvernement britannique a décidé de mettre en œuvre graduellement les contrôles douaniers, qui ne concerneront pas toutes les marchandises qu’à partir de juillet. Dans un accord de 1.246 pages, l’UE offre au Royaume-Uni un accès sans droits de douane ni quotas à son marché de 450 millions de consommateurs, mais il prévoit, pour éviter toute concurrence déloyale, des sanctions et des mesures compensatoires en cas de non respect de ses règles en matière d’aides d’Etat, d’environnement, de droit du travail et de fiscalité. Les entreprises de la finance, secteur majeur à Londres, perdront, elles, leur droit automatique d’offrir leurs services dans l’UE, tandis que les pêcheurs britanniques sont déçus de devoir encore partager une grande partie de leurs eaux avec les Européens.

    Sud Horizons, 1 jan 2021

    Tags : Brexit, Royaume Uni, Union Européenne, UE, UK,