Category: Monde

  • Le droit à la vie

    Les pseudos réprimandes mal placées du Parlement européen à l’endroit de l’Algérie cachent très mal les véritables intentions de l’Occident. Qu’on retienne donc qu’en plus de l’Algérie, la Chine, la Russie et d’autres pays «triés sur le volet» sont régulièrement l’objet de résolutions pondues par des instances à l’image du PE, sur un soit disant manquement aux droits humains. Les parlementaires européens et les lobbies qui les actionnent font mine d’oublier que le droit à la vie est, de loin, le premier droit humain. Or, si l’on établit un bilan de la défense de ce droit entre l’occident, la Chine, la Russie et l’Algérie, il ressort que le même occident a foulé du pied le droit à la vie de ses propres citoyens.

    Et pour cause, plus de 50 % des décès provoqués par le Covid-19 l’on été chez eux, en Amérique et en Europe. Les pays victimes de l’acharnement droit-de-l’hommiste ont très largement défendu le droit à la vie de la population. Il est clair que si les chiffres étaient inversés, le Parlement européen et autres instances occidentales auraient brandi le droit à la vie et pondu une série de résolutions accusant la Chine, la Russie et l’Algérie de décimer leur peuples respectifs.

    Mais la réalité quotidienne démontre que les dizaines de milliers de morts au quotidien sont comptabilisés chez-eux. On pourrait se satisfaire de l’actualité sanitaire pour démasquer les viles intentions des occidentaux. Mais leur responsabilité dans la transgression du droit à la vie sont bien plus ancienne que l’épisode de la Covid-19.

    En effet, en analysant tous les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants perpétrés depuis la fin de la guerre froide et même avant, on est amené à dire que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Principaux bénéficiaires du marché mondial de l’armement, ce sont eux qui arment les belligérants.

    L’Irangate illustre parfaitement cet état de fait. Mais l’interventionnisme de l’Europe et des USA ne s’arrête pas à la fourniture des armes. Ils imposent des embargos qui affament et tuent des milliers d’enfants innocents. Ils se sont amusés à créer El Qaïda, puis Daesh, pour détruire des pays entiers au Moyen Orient.

    Sachant cela, il est illogique de croire à la thèse d’un Occident épris de paix et de droits de l’homme. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales, tous les artifices qu’inventent leurs parlements ne sont que des outils qui leur serviront à créer un monde à leur image. On en a une petite idée : exit le droit à la vie.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Parlement Européen, Algérie, PE, UE, droits de l’homme, Russie, Chine, Etats-Unis, France,

  • La France en perte de vitesse au Sahel

    Par Mahmoud Benmostefa

    Sommes-nous à la veille d’un changement de paradigme dans la région du Sahel ? L’impasse croissante de la stratégie française en particulier, et atlantiste en général, dans la gestion des risques terroristes pousse les Etats de la région à chercher une alternative crédible, durable et acceptable à la traditionnelle mainmise française.

    Cette dernière a su, à travers les péripéties et les aléas du moment, muter de la Françafrique, chère à Jacques Foccart, à la coopération dans le cadre de la zone du Franc CFA et de la francophonie, avant de finir dans le cadre de l’opération Barkhane, réminiscence de l’impérialisme colonial.

    En cette fin 2020, les pays du Sahel confirment davantage leur volonté de changement de partenaire. En effet, il y a un besoin pressant de Russie et de Chine qui se fait ressentir. Ces deux puissances, ne représentent pas dans la mémoire collective des Africains, des pays prédateurs, impérialistes et encore moins colonialistes. Contrairement aux puissances traditionnelles européennes (France et Grande-Bretagne) et dans une moindre mesure, les Etats-Unis durant la Guerre froide.

    Les médias mainstream français omettent de relayer les informations qui desservent la cause de leur pays dans la Région ! C’est ainsi que l’information de l’attaque en l’espace de quelques heures, le 30 novembre dernier, de trois bases françaises dans le Nord et l’Est du Mali est passé inaperçu. Les camps, situés à Kidal, Ménaka et Gao ont été touchés par des «tirs indirects», a déclaré Thomas Romiguier, le porte-parole de l’opération Barkhane. Seule la base de Kidal a subi des dommages, a-t-il ajouté. La base de Kidal abrite également des contingents de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali.

    Et pourtant, ils sont quelques 5.100 soldats français qui sont déployés dans toute la région dans le cadre de l’opération Barkhane. Ces attaques à répétition contre les forces françaises dénotent de l’impasse sécuritaire dans laquelle se trouvent ces forces et les limites objectives de la stratégie de Paris dans le Sahel. D’ailleurs, la mise en place d’une force « locale», le G5 Sahel, qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso, n’a eu qu’un impact limité sur la dynamique de la stabilisation de la région.

    La dérobade de Barkhane

    C’est pourquoi le chef de la force conjointe du G5 Sahel, le général nigérien Oumarou Namata Gazama, a jugé risquée une réduction de la force Barkhane envisagée par la France. Barkhane semble se dérober de ses responsabilités aux yeux du militaire du Niger où la France compte quatre bases militaires contre cinq américaines.

    Dans un entretien diffusé jeudi par Radio France Internationale, le général dit que la montée en régime de Takuba, groupement de forces spéciales européennes mis en avant par la France pour évoquer la nécessité d’un plus grand partage des tâches, ne suffit pas pour l’instant à envisager une diminution de Barkhane.

    «Pour l’heure, l’apport de Takuba est certainement très bénéfique mais Barkhane est un partenaire privilégié pour la force conjointe, Barkhane permet de compenser les déficits de nos forces armées nationales», dit le général Oumarou Namata Gazama, qui a précisé que «pour nous en tant que force conjointe, ce serait prématuré d’envisager une réduction de Barkhane et hasardeux pour le G5 Sahel». Autrement dit, une partie de l’élite politico-militaire des pays du Sahel continue de considérer la France comme le «Grand Frère» protecteur, même si le président français Emmanuel Macron a déclaré fin novembre qu’il aurait, «dans les prochains mois, des décisions à prendre pour faire évoluer Barkhane».

    Et il semble que le président Macron ai fait acte d’un désintérêt africain croissant quant à la présence française en Afrique. Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, le chef de l’Etat français a déclaré : «Il y a une stratégie à l’œuvre, menée parfois par des dirigeants africains, mais surtout par des puissances étrangères, comme la Russie ou la Turquie, qui jouent sur le ressentiment post-colonial». Ainsi, l’argument des néo-colonialistes est la dénonciation d’un «ressentiment post-colonial» ! La France coloniale se permet de fustiger une volonté africaine de diversification des partenariats, au nom du passé commun «colonial».

    Grands concurrents de Paris dans la région, la Chine et surtout la Russie ambitionnent d’assoir une présence stratégique multiforme : militaire, économique et culturelle. Pékin, à travers sa stratégie de la Ceinture et la Route (la nouvelle Route de la Soie), Moscou, par le biais d’un activisme diplomatique sans cesse croissant.

    Pour satisfaire ses objectifs géoéconomiques et politiques en Afrique subsaharienne, la Russie va réinvestir le continent de multiples manières, en affirmant dans son discours son adhésion aux principes de justice, de droit international, de respect des droits de l’homme et de la souveraineté des nations africaines par opposition, dit-elle, à l’Occident qui ne chercherait qu’à s’approprier les ressources de l’Afrique et à y renforcer sa sphère d’influence. Un retour qui veut s’inscrire dans la durée et dont le point d’orgue sera, en octobre 2019, le premier sommet de Sotchi où Vladimir Poutine rassemblera autour de lui une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement africains.

    Reste que les fantasmes néocoloniaux, développés par les tenants de l’ordre ancien, ont la peau dure. Le dernier coup d’Etat au Mali qui a déposé l’ancien président Ibrahim Boubakar Keita (IBK) aurait été l’œuvre de militaires à la solde de Moscou. La preuve ? Ces soldats auraient été formés dans les académies militaires russes. Preuve très mince d’autant que les propagateurs de ces fantasmes font mine d’oublier les facteurs internes liés au ras-le-bol du peuple malien quant à ses conditions de vie socio-économique quotidienne et à l’impasse politique dans laquelle se trouvait le Mali du fait des interférences françaises à répétition et les atermoiements de Paris à propos de l’application de l’accord de paix d’Alger.

    C’est cette impasse française qui explique les décisions prises par l’Elysée, et la dernière en date, la négociation pour la libération des otages français au Mali moyennant la libération de prisonniers terroristes, via le paiement d’une rançon. Une stratégie contre-productive non seulement pour le Mali, mais surtout pour la France qui perd ainsi toute crédibilité dans la région. C’est le message qu’avait lancé Alger à Paris.

    Le Jeune indépendant, 5 déc 2020

    Tags : #France #Sahel #Mali

  • ambiance tendue en France, pas de carnaval et de festival Citron, Corona News, jour de deuil pour Giscard

    Samedi 5 décembre

    Ambiance tendue en France

    Aujourd’hui (samedi) dans 90 villes, à nouveau des manifestations («Marches de Liberté») contre le projet de «Loi Sécurité globale». Cela concerne principalement l’article 24: interdiction de filmer et de photographier de manière reconnaissable des policiers. Le président Macron a déclaré hier (vendredi) lors d’une heure des questions en direct de 2,5 heures que l’article ne serait pas publié. Mais il a également dit quelques autres choses qui ne faisaient que créer de nouvelles tensions. Il a réitéré son dégoût pour les violences policières (gros problème en France) et a noté que les “ non blancs ” sont beaucoup plus susceptibles d’être arrêtés par la police pour un contrôle d’identité. Il n’aime pas cela et il y aura donc une «plate-forme» où des plaintes peuvent être déposées pour racisme et discrimination. Il a également condamné la violence contre la police. À partir de juin, les agents seront équipés de caméras corporelles.
    Deux syndicats de policiers ont réagi avec fureur à l’accusation implicite de Macron de racisme et de discrimination dans leurs cercles. Ils ont appelé leurs membres à ne pas procéder du tout à des contrôles d’identité pour le moment.

    Agenda: nouvelles annulations

    Les grands événements comme le Carnaval de Nice et la Fête de la citron à Menton, au programme de février, sont annulés . Pas de coupe de football non plus (pour la Coupe de France) en 2021. Le début des soldes d’hiver a été reporté au 20 janvier.

    Mise à jour sur Corona

    Au cours des dernières 24 heures, 11 241 nouvelles infections et 284 décès. Le nombre de morts est maintenant passé à 54 767. Le nombre de patients hospitalisés continue de baisser légèrement, tout comme celui des patients sous ventilation. Mercredi sur cette plateforme à nouveau un aperçu complet de la couronne en chiffres.

    Avec un vaccin en vue, selon une enquête, l’humeur des Français s’améliore. En octobre, 13% étaient encore optimistes quant à l’avenir, maintenant 23%.

    Le gouvernement a nommé l’immunologiste Alain Fischer, 71 ans, «Monsieur Vaccine». Il doit coordonner le programme de vaccination. Selon le président Macron, les vaccinations de masse ne commenceront qu’entre avril et juin 2021. Il est contre une obligation de vaccination.
    Conseil du gouvernement: maximum 6 adultes à la table de Noël.

    Adieu Giscard d’Estaing

    Le 9 décembre, journée de deuil national en commémoration de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing (94 ans) décédé cette semaine. A sa demande enterré dans un cercle très privé. Le réformateur VGE, vaincu par François Mitterrand en 1981 à son étonnement, n’a jamais conquis le cœur des Français. Bien qu’il ait fait de son mieux à cet égard aussi. Il accueillait des éboueurs parisiens pour le petit-déjeuner à l’Élysée et allait tous les mois chercher une fourchette chez des gens «normaux». A l’époque inimaginable pour un président de faire une telle chose. VGE était aussi un excellent accordéoniste qui – dès qu’il en avait l’occasion – aimait jouer avec lui.

    Source : Kijk Zuid Frankrijk, 5 déc 2020 (traduction non officielle)

    Tags : France, Macron Giscard d’Estaing, Carnaval de Nice, Fête de la citron à Menton,

  • Finalement, Emmanuel Macron est un chic type

    FINALEMENT, EMMANUEL MACRON EST UN CHIC TYPE
    Donc, si je comprends bien, selon Macron, l’idée générale est de continuer sur la même lignée générale, la gueule masquée jusqu’à perpète, de se faire vacciner contre la connerie sous peine d’être exclus des espaces publics, de ne plus pouvoir voyager, etc., d’être fliqués par des cartes biométriques pour circuler librement, mais attention, hein, rien n’est obligatoire, il n’y aura pas de discriminations…

    Et puis, le nucléaire, c’est bon pour la planète, il paraît même que ça purifie les nappes phréatiques et guérit les cancers, on continue sur la même lignée, c’est bien, on est les rois du monde.

    Et puis, on est pas une dictature, c’est sûr, il y a pire ailleurs, il suffit de jeter un coup d’œil du côté de la Turquie, ils ont bon dos, les Turcs…

    Et puis, la violence est modérée dans nos rues, tout le monde s’adore librement, sans se dénoncer ou se mettre sur la trogne…

    Et puis, la musique, le cinéma et la littérature, c’est mauvais pour nos mœurs, ça ne rapporte rien au PIB, il faudrait passer un coup de balai sur la scène de ces inutiles saltimbanques qui ne servent pas nos banques.

    Et puis, le macronavirus est tombé du ciel par hasard sans nulle intervention humaine, c’est encore la faute au bon Dieu. Et puis, il paraît que masquer des enfants de six ans à l’école, c’est bon pour leur développement mental et leurs voies respiratoires…

    Et puis, l’opinion publique est d’accord avec ça… Et puis, le monde hyperconnecté virtuellement, déconnecté réellement, c’est le futur, c’est comme ça, il faut faire avec…

    Et puis, on est tous des cons. Quand allons-nous mettre un terme au règne de cet ignoble connard ? Cessons ces manifs où les flics et les excités se tabassent allègrement, et rassemblons-nous tous, main dans la main, devant les portes de l’Élysée et délogeons ensemble, Macron…
    Arnaud Delporte-Fontaine

    Source : Le système A, 5 déc 2020

    Tags : France, Macron, climat, coronavirus, covid19, énergie,

  • Plus Macron est incohérent, plus sa cote monte

    La cote de popularité de Macron en hausse, loin derrière Merkel

    Un récent sondage crédite le président de la République de 3 points supplémentaires en novembre. Il reste néanmoins sous la barre des 50 % d’opinions positives, selon le dernier baromètre Harris Interactive Epoka, publié par LCI vendredi. Il s’en faut même de beaucoup, quelque dix points !

    Mieux que Sarkozy et Hollande ?

    La popularité du président de la République s’établit à 41 % d’opinions positives, soit un gain de six points depuis le mois… d’avril et le premier pic de la crise sanitaire. « Les Français ont le sentiment, que malgré les difficultés, Emmanuel Macron tient la barre et suit sa feuille de route, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion d’Harris Interactive. Ils ne sont pas d’accord sur tout, ils restent critiques, mais ils ont la perception qu’il remplit sa mission de président, qu’il pilote la maison France, et ça les rassure. »

    Autre point à souligner : à ce stade actuel du mandat, Macron s’en tire mieux que ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande. Seul bémol : le sondage a été réalisé juste avant cette semaine marquée par les affaires de violences policières…


    Angela Merkel, chancelière depuis 15 ans, est populaire auprès de 7 Allemands sur 10

    La popularité de la sexa met une claque au quadra

    Plus populaire que jamais, à son cinquième mandat, la chancelière Angela Merkel fête dimanche sa quinzième année à la tête de l’Allemagne. Sa bonne gestion de la crise sanitaire lui vaut une popularité que bien des dirigeants lui envient. A commencer par le petit prétentieux français.

    Qu’elle semble loin cette année 2019, quand la dirigeante allemande, à la tête d’une grande coalition a surmonté la crise du mouvement des jeunes pour le climat et la popularité d’Angela Merkel est actuellement sans nuage. Sa gestion de l’épidémie en Allemagne a remis au centre du jeu « l’inoxydable » chancelière.

    Popularité au zénith

    La presse française ménage l’égo du p’tit gars, occultant la différence écrasante de popularités pour vanter ses misérables 41%.

    Des voix s’élèvent même en Allemagne pour réclamer un cinquième mandat, ce que la chancelière a totalement écarté. En septembre prochain, au moment de sa retraite politique, la première femme à diriger l’Allemagne aura égalé le record de longévité de Helmut Kohl avec seize années au pouvoir.

    Face au Covid-19, décrit par la chancelière .comme le « plus grand défi » de l’Allemagne depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, Angela Merkel, scientifique de formation, a réalisé un quasi sans-faute privilégiant pédagogie et démonstrations rationnelles aux postures lyriques.Moins de cas de Covid-19 et moins de morts que ses voisins européens.

    Macron se rêve leader du monde libre, mais c’est elle: après le séisme Donald Trump et le Brexit, en pleine pandémie, media et politiques proclament Merkel au zenith dans un contexte de montée des populismes.

    Barack Obama, un des quatre présidents américains qu’elle aura connus depuis 2005, la décrit dans ses Mémoires comme une dirigeante « fiable, honnête, intellectuellement précise », une « belle personne ». Qui, hors notre presse à plat ventre, peut-il en dire ne serait-ce que moitié moins de Macron, avec 60% d’insatisfaits ?

    Source : Pas si dupes, 30 nov 2020

    Source : France, Macron, Angela Merkel, François Hollande, Nicolas Sarkozy, popularité,

  • Coronavirus : Le long tunnel noir

    par Abdou BENABBOU

    Des pays forts d’institutions solidement structurées et de savoir-faire avéré se débattaient déjà dans des difficultés économiques sans issue avant que la pandémie ne survienne. Des Etats supposés bien assis peinaient à redresser une barre de leurs économies et n’avaient comme ressorts échappatoires que la gonflée de leurs dettes publiques au détriment de leurs générations futures. Des crises décennales se succédant, les états-majors gouvernants tentaient sans conviction de trouver des parades si ce n’est de verser dans l’amplification de la dette, ce qui donnait un autre apparat subtilement invisible au déroulé permanent de la planche à billets.

    La rupture de l’équilibre social entre les droits et les devoirs censé donner un sens à la démocratie n’a pas attendu que le coronavirus apporte sa malédiction pour contrarier le bien-fondé de la citoyenneté. Le contentement des nombreux vœux des populations n’avait pas pu aboutir et les recettes politiques des différents pouvoirs se sont manifestées en flops. Les sujets à guider vers le progrès n’avaient déjà depuis lors que les ressentiments et les émeutes pour protester contre le grand échec. Peu de pays dits nantis échappaient à ce chagrin. Les autres se sont focalisés sur des nations souffre-douleurs accusées d’être les causes de tous les malheurs.

    On en était encore là quand l’épidémie est arrivée avec fracas transformant les inquiétudes en torpeur pour que l’existence des hommes soit davantage et sérieusement contrariée.

    Le long tunnel noir s’est élargi pour le monde entier pour s’interroger sur un devenir impossible à partager entre l’espoir dérisoire et la certitude d’un futur compromis. La notion de démocratie s’est parée de différentes couleurs pour que chacun l’utilise selon ses intérêts. Face à cette marmelade planétaire, la question à poser est de se demander comment les peuples plus atrophiés que les autres et en mal de développement pourraient-ils présager de quoi demain sera né.

    Inutile de remuer le couteau dans la plaie et d’interroger le restaurateur ou le cafetier du coin. S’il est armé du seul jerricane d’essence, il prendra la demande pour la pire des insultes.

    Le Quotidien d’Oran, 5 déc 2020

    Tags : #Coronavirus #Covid19, #Pandémie

  • Mali: le colonel Malick Diaw élu président du Conseil national de transition

    Le colonel Malick Diaw, numéro deux de la junte au Mali qui a dirigé le pays après le putsch du 18 août, a été élu samedi à la tête du Conseil national de transition, un organe législatif.

    Le Conseil, qui compte 121 sièges et regroupe des partis politiques, des représentants de la société civile, des syndicats et des militaires, était réuni à Bamako pour sa session inaugurale.

    Unique candidat, le colonel Diaw a été élu par 111 voix. Il a été choisi parmi les candidats parrainés par au moins 40 membres, disposition qui était elle aussi favorable aux militaires qui s’étaient arrogé par avance 22 sièges sur 121.

    De jeunes officiers de l’armée du Mali ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août après des semaines de manifestations antigouvernementales.

    Sous la menace de sanctions internationales, les officiers ont remis le pouvoir entre septembre et octobre à un gouvernement intérimaire, censé diriger le pays pendant 18 mois avant la tenue d’élections.

    Après la désignation d’un président, d’un Premier ministre et d’un gouvernement de transition entre fin septembre et début octobre, il restait aux autorités mises en place après le putsch du 18 août à créer le troisième organe, législatif, de cette période supposée transitoire.

    Les conditions de nomination des membres de cet organe, qui ont fait la part belle aux militaires, puis le temps mis à les choisir ont alimenté une grogne de plus en plus manifeste contre les autorités, dissipant progressivement l’a priori initialement favorable aux putschistes.

    La composition de cet organe et le refus de certaines forces d’y participer semblent avoir considérablement compliqué la tâche des autorités.

    La liste des 121 membres de ce Conseil national de transition, fixée par décret présidentiel, a fini par être lue jeudi soir à la télévision nationale.

    Tags : colonel Malick Diaw, Mali, transition,

  • L’UE menace la Turquie de recourir aux sanctions

    L’Union européenne est prête à sanctionner la Turquie en raison de la poursuite «des actes unilatéraux et de la rhétorique hostile» d’Ankara, a annoncé vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel. Or l’unanimité est requise au sein de l’UE pour l’utilisation de sanctions.

    L’Allemagne a jusqu’à présent bloqué leur adoption dans l’espoir de trouver un accord pour «développer une relation réellement constructive avec la Turquie». «Nous avons tendu la main à la Turquie en octobre et notre évaluation n’est pas positive avec le constat de la poursuite des actes unilatéraux et de la rhétorique hostile. Nous aurons un débat lors du Sommet européen le 10 décembre et nous sommes prêts à utiliser les moyens dont nous disposons pour sanctionner cette situation», a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse. «Je pense que le jeu du chat et de la souris doit cesser», a-t-il averti.

    L’UE avait adressé en octobre une proposition d’ouverture à Ankara, mais assortie d’une menace de sanctions si la Turquie ne cessait pas ses actions déjà condamnées par l’UE. Une décision avait été prise afin d’examiner la situation lors du Sommet de décembre.

    «Si Ankara poursuit ses actions illégales, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition», avait averti Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors du Sommet européen en octobre. L’exécutif européen a été chargé d’élaborer des sanctions économiques et elles sont prêtes à être «utilisées immédiatement», avait-elle précisé.

    «Nous avons tendu la main, nous avons vu les réponses d’Ankara», a déploré Charles Michel. Le comportement agressif d’Ankara et sa politique du fait accompli dans plusieurs crises régionales, notamment en Libye et au Nagorny Karabakh, ont été condamnés mardi dernier par le secrétaire d’Etat américain sortant, Mike Pompeo, lors de sa dernière réunion avec ses homologues de l’Otan.

    La Turquie, membre de l’Alliance, a été invitée par les Etats-Unis à «revenir à un comportement d’allié».

    Tags : Turquie, UE, OTAN

    #Turquie #OTAN #UE

  • France: des syndicats policiers remontés contre Emmanuel Macron

    Le président français Emmanuel Macron est sous le feu des critiques des syndicats policiers après avoir annoncé vendredi la mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations et des sanctions contre « certains policiers violents ».


    L’entretien d’Emmanuel Macron diffusé en direct sur « Brut » vendredi après-midi n’est pas passé chez les syndicats de policiers, ont rapporté des médias français. Au moins deux d’entre eux, Alliance et Unité SGP, ont diffusé dans la foulée sur les réseaux sociaux des tracts appelant à ne plus faire de contrôles d’identité voire à ne plus mener d’interpellations.

    Selon les mêmes sources, ce qui froisse en particulier ces syndicats est l’annonce, par le chef de l’Etat français, de la mise en place d’une plateforme de signalement des discriminations. Celle-ci sera gérée par l’Etat, le Défenseur des droits et des associations.

    « Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé […] On est identifié comme un facteur de problème et c’est insoutenable », a regretté Emmanuel Macron. Plusieurs études, dont l’une publiée en 2017 par le Défenseur des Droits Jacques Toubon, attestent en effet de l’existence de ce genre de contrôles au faciès.

    « Blocage total »

    « Vous décidez de discriminer et de cloîtrer en banlieue des populations puis nous le faites payer ? Non. Ça ne se passera pas comme ça », assène sur Twitter Unité SGP, qui prône un « blocage total ». « Non la Police nationale n’est pas raciste et elle ne choisit pas sa délinquance », s’agace de son côté Alliance.

    « La présomption de culpabilité de racisme et de contrôle au faciès n’aura pas lieu », martèle la section Grand Est du syndicat.

    Les syndicats reprochent également au locataire de l’Elysée d’avoir évoqué l’existence de « policiers violents » et « qu’il faut sanctionner ». « Je n’ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis », car « c’est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique », avait ajouté Emmanuel Macron.

    « Nous sommes violents, n’interpellez plus! Nous sommes racistes, ne contrôlez plus! », rétorque Unité SGP, alors que près de 90 manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France ce samedi pour protester contre la proposition de loi sécurité globale.


    En juin dernier, les syndicats policiers s’étaient déjà mis en colère après les propos de Christophe Castaner. Ministre français de l’Intérieur à l’époque, ce dernier avait évoqué l’existence de « soupçons avérés » de racisme dans la police et annoncé la fin progressive de la technique de la clé d’étranglement.

    Rappelons que la proposition de loi sécurité globale a suscité une grande polémique ces derniers jours, notamment l’article 24 qui prévoit de pénaliser la diffusion “dans un but malveillant” d’images de policiers ou de gendarmes sur les réseaux sociaux.

    Echourouk Online, 5 déc 2020

    Tags : Macron; France, syndicats, SGP, police,

  • Soupçons d’espionnage marocain à la Grande Mosquée de Bruxelles

    La Sûreté de l’Etat a remis des éléments au ministre de la Justice, qui a remis un avis négatif pour la reconnaissance de l’institution.

    a justice a rendu un avis négatif concernant la reprise des activités de la Grande Mosquée du Cinquantenaire, à Bruxelles. Certains de ses nouveaux dirigeants, qui avaient été désignés pour mettre fin à l’influence de l’Arabie Saoudite, sont soupçonnés d’espionnage pour le compte du Maroc, rapportent vendredi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

    En avril dernier, la gestion du lieu de culte, financé depuis des décennies par l’Arabie Saoudite, avait été confiée à l’Exécutif des Musulmans. Ce dernier avait mis en place une direction provisoire, dans l’attente du dépôt d’un dossier de reconnaissance.

    Influence marocaine

    Cette demande a été soutenue par la plupart des autorités concernées, mais le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) a néanmoins rendu un avis négatif, sur base d’éléments de la Sureté de l’Etat. Ces derniers font état d’une emprise marocaine qui aura pris la suite de l’influence saoudienne. De l’espionnage est même évoqué, la Sureté désignant trois collaborateurs de la mosquée, dont un dirigeant, comme membres des services de renseignement marocains.

    La procédure de reconnaissance est suspendue et le ministre exige de l’Exécutif des Musulmans qu’il fasse le ménage. L’un des espions présumés y siège également et fait partie de l’association censée mettre en place un trajet de formation pour les imams.

    Lesoir.be, 4 déc 2020

    Tags : Maroc, Belgique; Islam, Grande Mosquée du Cinquantenaire, Exécutif des Musulmans de Belgique,

    #Mosquée #Terrorisme #Maroc