Category: Maroc

  • Maroc : la nouvelle “ligne rouge”

    Au Maroc, trois questions ont été définies comme les “lignes rouges” : la monarchie, l’Islam et le Sahara Occidental. Cependant, une nouvelle ligne rouge a surgi depuis la disparition en décembre 2017 de Lalla Salma. Personne n’ose en parler.

    La princesse tant adoulée est devenue un msytère. Malgré les rumeurs qui ont entouré sa disparition, le palais n’a pas daigné présenter un seul élément prouvant qu’elle est encore en vie.

    Avec leur silence, les marocains ont mis Lalla Salma et le Sahara Occidental dans le même sac. Derrière ce silence, il y a aussi un mystère puisqu’il peut être interprété de différentes manières. Soit un soutien aux thèses officielles, soit une crainte des représailles du régime. Dans les deux cas, il s’agit d’une position qui n’honore pas l’opinion publique marocaine s’agissant d’une dame qui a largement contribué à redorer l’image du Maroc à l’étranger et qui s’est imposée dans la haute société occidentale grâce à sa beauté, son élégance et son charisme.

    Tags : Maroc, lignes rouges, monarchie, Sahara Occidental, Islam,

  • Maroc : La bataille de Mahbes racontée par un journal espagnol

    Le Maroc a perdu un bataillon et quatre cents tonnes d’armes dans la bataille de Mahbes

    A six heures du matin le dimanche 14 octobre, les 1200 hommes qui composent le XIV bataillon d’infanterie RIM des Forces Armées Marocaines, stationné à Mahbes depuis quatre ans, sont secoués dans leur sommeil, ou à l’intérieur des tranchées. , par une grande salve de plans de différents calibres. Avec sa connaissance proverbiale du terrain, le Polisario a réussi à rapprocher ses Land Rover du tir de fusil. Les défenseurs de la ligne de front seront fauchés dans quelques minutes.

    Leurs corps, criblés de balles, certains dans un état avancé de décomposition, reposent toujours au même endroit où ils sont tombés, neuf jours plus tard. Un petit groupe de journalistes, composé de correspondants de la presse occidentale accrédités dans la capitale algérienne, a pu marcher pendant plusieurs heures à travers la ville dévastée, d’où émerge seul l’ancien fort Tercio, presque intact. Les troupes du bataillon marocain qui ont vu leur évasion entravée ont tenté de s’y réfugier. Les combattants sahraouis dégageront complètement toutes les lignes de défense en six heures; quatre heures de plus suffiront pour achever toute résistance dans le périmètre de Mahbes. La journée du 15 sera consacrée à la recherche des alentours à la recherche de ceux qui ont réussi à s’échapper. Certains militaires marocains traverseront le désert sur environ soixante-dix kilomètres avant d’être capturés, et on suppose que plusieurs d’entre eux parviendront à se mettre en sécurité dans la garnison de Zag.

    Mahbes est une ville de mort et de désolation lorsque nous la visitons. La petite escorte qui nous accompagne – une demi-douzaine de sahraouis, armés uniquement de fusils automatiques Kalasnikov – découvre le dédain inhabituel du Polisario face à l’éventualité d’une tentative marocaine de réoccuper la place. Cette hypothèse semble être écartée par le Front qui, en tout cas, contrôle strictement l’ensemble de la périphérie et, s’il est vrai qu’il a préféré ne pas s’installer dans la localité elle-même, cela tient principalement au fait que, s’il le faisait, il constituerait une cible trop facile pour les avions marocains F-5 et Mirage F-1, venus régulièrement bombarder l’endroit.

    Nous avons personnellement dénombré 132 cadavres marocains; plus de la moitié sont blottis au fond des tranchées; d’autres sont dispersés dans toute la ville. Entre la dernière ligne de défense et le centre de Mahbes, nous rencontrerons plus d’une dizaine de morts: des hommes dont les traits, quand ils peuvent encore être reconnus, dénotent la jeunesse qu’ils possédaient et qui a été tronquée en quelques minutes. Le spectacle est insoutenable et la puanteur qui émane des corps est épouvantable. L’un des journalistes ne pourra pas éviter d’être emprisonné par de profondes nausées, ce qui l’amène à vomir sur le sol.

    Les hommes du 14e bataillon royal d’infanterie marocaine sont démoralisés. C’est l’impression tirée du contenu de nombreuses notes personnelles qu’ils ont rédigées et qui ont été récupérées par le Polisario. Les journalistes ont également lu une centaine de documents, tous avec l’indication de secret et très secret, envoyés au chef de la place, le colonel Mohamed Chamsseddin, par le haut état-major, l’état-major des FAR , l’état-major général avancé d’El Aaiún et d’autres dépendances officielles.

    Drogues, homosexualité et désertions

    Dans l’un de ces documents, daté de Rabat et envoyé par l’état-major, la garnison est alertée de la résurgence du trafic et de la consommation de drogue parmi les forces marocaines installées au Sahara occidental. Sur le côté, il y a une annotation qui dit: «Comme l’une des affaires les plus criminelles, nous citons celle du caporal Mohamed Bujari, qui a été découvert en photographiant un groupe de soldats faisant du kif avec des membres du 2e RIM … ». Diverses notes de service concernent les défauts. L’un d’eux, signé à Mahbes, le 27 mars 1979, par le sergent Ali Hadir, évoque la “disparition” du soldat de seconde classe El Jonssi …, “qui a quitté son poste de gardien du dépôt de munitions”.

    L’un des documents capturés par le Polisario est la copie d’un message, reçu à Mahbes le 17 juillet 1979, envoyé par l’état-major, particulièrement significatif de l’état d’esprit dans lequel se trouvaient les hauts responsables à la veille du sommet africain. de Monrovia. Le texte se lit comme suit: «Nous savons que, profitant de la présence de Sa Majesté le Roi au sommet de l’OUA, les rebelles ont décidé d’intensifier leurs attaques contre des localités qui, parce qu’elles sont connues, peuvent susciter l’intérêt international. Les cibles spécialement assignées sont Tan-Tan, Tarfaya, Laayun et toutes les villes au nord d’Uarkziz. »

    Des descriptions faites des circonstances de l’attaque, par les cinquante prisonniers marocains présentés avant la visite de Mahbes, il est possible de déduire que le Polisario avait une concentration de forces importante, peut-être de l’ordre de 2 000 à 3 000 hommes.

    Une arme puissante

    Mais, pour ce qui est des armes, les prisonniers eux-mêmes admettent que la garnison en avait beaucoup et qu’elle était supérieure à celle utilisée par les assaillants. La place avait une escouade de voitures blindées, composée de huit AMX (seulement quatre d’entre eux étaient dans la ville au moment de l’attaque), une escouade d’artillerie lourde et un groupe de soutien spécial composé de batteries de roquettes sol-sol. des types TOW, fabriqués par la firme américaine Hughes, et SAM-9, de fabrication soviétique.

    Le Polisario a voulu démontrer, en attaquant et en occupant Mahbes, l’inefficacité de l’aviation marocaine, puisque le terrain sur lequel se trouve la garnison – complètement plat – facilite l’intervention éventuelle de l’armée de l’air. Mais ni le Mirage ni le F-5 ne pouvaient changer le cours des événements. Mahbes est tombé en l’espace d’une seule journée, bien que des combats sporadiques se soient poursuivis, dans certains secteurs, pendant plus de 36 heures. Le colonel Chamsseddin n’était pas sur les lieux; son adjoint, le capitaine Mohamed Sakka, s’étant convaincu qu’il n’obtiendrait pas les renforts qu’il avait demandés à Zag, s’enfuirait, avec d’autres officiers, dans l’une des voitures blindées.

    Plus de quatre cents tonnes d’armes diverses, dont, complètement intact, un missile TOW nord-américain et son système de tir complet, ont été récupérées par le Polisario. Mahbes avait une valeur symbolique pour les Sahraouis. Dans cette ville non seulement un important détachement de forces nomades s’est installé dans le passé, mais l’embryon de la première administration sahraouie s’y est installé et le Conseil national sahraoui a été créé, composé d’une majorité de membres de l’ex-Yemaa. Les forces marocaines ont abouti à Mahbes à l’occupation de tout Seguiet el Hamra.

    La localité constitue un verrou important de l’axe théorique Tindouf-Smara et sa perte rend toute la partie sud du territoire marocain encore plus précaire que par le passé. Très peu de points de résistance subsistent pour le Maroc dans la partie nord du Sahara occidental. À l’exception du triangle Aaiún-Bu-Craa-Smara, il n’y a que des garnisons situées à Bojador, Guelta-Zemur et Bir-Enzaram. Au lieu de cela, tout le nord-est de la zone est contrôlé par le Polisario.

    Les Sahraouis montrent un grand mépris pour ce que nous considérons comme des normes de sécurité élémentaires, mais qui, dans leur cas, n’ont aucune signification. La guerre du Sahara est clairement déjà passée dans une phase horizontale très éloignée de la guérilla. Leurs objectifs sont l’attaque et la conquête de grandes garnisons, et le nombre de celles qui restent au Maroc diminue rapidement.

    * Cet article a paru dans l’édition imp rimée du dimanche 28 octobre 1979

    Source: El País, 28 octobre 1979

    Tags: Sahara occidental, Front Polisario, Maroc, Mahbes, bataille,

  • Maroc : Mehdi Ben Barka… Entre barbouzes et affaire d’Etat

    Le fait que le gouvernement POMPIDOU ait pu être interpellé à la veille de l’élection présidentielle de décembre 1965 après l’enlèvement de l’opposant au roi du Maroc HASSAN II, Mehdi BEN BARKA (ci-dessus), n’avait pas manqué d’étonner. Du moins jusqu’à ce que l’on apprenne que beaucoup trop de prétendus gaullistes se trouvaient “mouillés” dans une affaire assez complexe qu’on mettra quelque temps à démêler, et où l’on se trouvait en présence pour l’occasion, aussi bien de truands que de policiers voire de barbouzes. Ce sera du reste l’un des plus gros scandales de l’ère gaulliste et il nécessitera que le général en personne intervienne lors d’une conférence de presse pour répondre aux nombreuses interrogations des journalistes lesquels, notamment deux journalistes de l’Express, Jacques DEROGY et Jean-François KAHN, avaient très vite compris dans quel guêpier s’était fourré l’Etat et de ce dont il s’agissait avec ce qui est devenu l’un des plus célèbres assassinats politiques. D’autant que sur le sol français, et alors qu’il s’y croyait en parfaite sécurité, BEN BARKA, un leader politique d’envergure internationale, venait de périr assassiné.

    Chef de l’opposition au Maroc et représentant de l’Union Nationale des Forces Populaires, on ne retrouvera jamais le cadavre d’un homme que l’on a longtemps cru éliminé après son enlèvement. Ce que l’on sait, c’est que Mehdi BEN BARKA condamné à mort dans son pays avait émigré ces derniers mois en Suisse où il avait trouvé refuge à Genève chez le consul d’Algérie, qu’il se rendait fréquemment au Caire où il avait un appartement et qu’il se trouvait le 29 octobre 1965 à Paris pour, sans doute, y rencontrer le cinéaste Georges FRANJU. Celui-ci avait prévu avec l’aide du producteur Georges FIGON et de l’ancien directeur des programmes de Radio Maroc, le journaliste Philippe BERNIER de réaliser avec le leader tiers-mondiste un film évoquant la décolonisation qui devait faire la une à la veille d’un sommet des pays du Tiers Monde prévu pour janvier 1966. Après plusieurs tentatives de rendez-vous infructueuses, les deux hommes avaient d’ailleurs prévu ce jour-là de se voir à Paris à la Brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain où BEN BARKA s’était rendu accompagné d’un jeune étudiant marocain. C’est ce dernier qui alertera les autorités dès le lendemain. Ancien professeur du futur roi du Maroc HASSAN II, l’agrégé de mathématiques BEN BARKA rêvait à 45 ans de construire une société nouvelle dans un pays dirigé par le roi MOHAMMED V qui venait d’accéder à l’indépendance. Mais son opposition à son fils HASSAN II dès son arrivée au pouvoir en 1961, et à un système féodal basé sur un pouvoir absolu lui vaudra sans doute d’échapper dès novembre 1962 à un premier attentat et de nombreuses inimitiés. Devenu dangereux depuis qu’il animait un courant tricontinental, nombre d’observateurs estiment d’ailleurs que s’il n’avait pas été enlevé en octobre 1965 à Paris ni probablement tué, il aurait assurément changé le cours de l’histoire du Maroc et peut-être même du monde du fait de ses responsabilités dans le Tiers Monde et que l’entourage du roi HASSAN II en était parfaitement conscient.

    Mehdi Ben Barka… Entre barbouzes et affaire d’EtatAutour de cet enlèvement les questions restent nombreuses. Ce film de FRANJU, était-il vraiment à l’ordre du jour et n’était-ce pas plutôt pour faire venir Mehdi BEN BARKA à Paris que cette rencontre lui avait été proposée ? S’inquiétant de ne pouvoir le joindre le 1er novembre, son frère Abdelkader prévenu de son enlèvement apprendra qu’il n’avait pas été enlevé par des policiers français ce qui le décidera à porter plainte pour séquestration. Interpellé le 29 octobre précédent sans violence par deux hommes lors de son arrivée à la Brasserie Lipp, Louis SOUCHON et Roger VOITOT se présentant à lui comme étant des policiers français, BEN BARKA sera aussitôt emmené à Fontenay-le-Comte où l’aurait, a-t-on dit, attendu le Général OUFKIR, le Ministre de l’Intérieur du roi HASSAN II (ci-contre). Du moins selon l’une des versions connues, l’autre prêtant à un certain BOUCHESECHE d’être le responsable de sa mort. Un BOUCHESECHE qui finira sa vie d’une drôle de façon car l’entourage d’HASSAN II ne souhaitait pas laisser trop de témoins derrière lui. Il est vraisemblable qu’il avait été prévu le 29 octobre de rapatrier Mehdi BEN BARKA au Maroc et de l’y emprisonner. Selon une autre version, le Général OUFKIR ne se trouvera en France qu’un peu plus tard, sans doute pour savoir ce qu’était devenu l’opposant à son roi. Le général venu à Paris, aurait même demandé l’assistance technique à son homologue français, le ministre Roger FREY, pour effacer les traces d’un enlèvement qui aurait mal tourné. Ce qu’il est facile de deviner au vu de ce que l’on sait aujourd’hui c’est que le leader tiers-mondiste ait pu faire l’objet d’un véritable complot organisé par le ministre marocain et que celui-ci savait pouvoir compter pour cet enlèvement sur le concours de policiers et de responsables français dont le Préfet de Police Maurice PAPON. Toujours aussi zélé qu’à l’époque où il déportait des Juifs à Bordeaux, et évoquant une nouvelle fois la raison d’Etat, PAPON n’empêchera d’ailleurs pas le Général OUFKIR de regagner le Maroc. Ce qui apparaît également curieux dans cette ténébreuse affaire, c’est aussi la disparition méthodique de tous les témoins qui auraient pu assister à l’enlèvement et au probable meurtre et pas seulement du truand BOUCHESECHE. Qu’il s’agisse du producteur, l’autre truand Georges FIGON retrouvé suicidé à Paris l’année suivante ou du jeune étudiant marocain qui, à son tour, se serait curieusement “suicidé” en 1971.

    Malgré le procès qui se tiendra peu après cet enlèvement et l’implication de responsables français (1967), rien ne permettra de déterminer avec exactitude qui en était l’auteur. Le Français Antoine LOPEZ dit “Savonette” l’un des responsables des services de renseignements dont les attaches avec l’entourage d’HASSAN II ont été prouvées, sera l’un des seuls condamnés pour son implication dans l’enlèvement.

    Mehdi Ben Barka… Entre barbouzes et affaire d’EtatIl faudra cependant attendre de nombreuses années avant que l’affaire rebondisse. Après DEROGY et J-F. KAHN, un nouveau journaliste, Joseph TUAL (ci-contre) a entrepris en effet d’enquêter pour enfin connaître la vérité sur cette ténébreuse affaire. Comme vous le verrez dans le film qui suit, il a pu rencontrer un dénommé Ali BOUREQUAT qui a été incarcéré au Maroc avec des truands comme BOUCHESECHE et une partie de ceux qui avaient enlevé le leader et opposant marocain. Il semble même que la tête d’un Mehdi BEN BARKA décapité ait été ramenée au Maroc et qu’elle ait été enterrée avec les corps de tous ces témoins dont il convenait de se débarrasser dans les jardins du PF3, une prison secrète des quartiers chics de Rabat devenu par endroits un véritable charnier où l’on n’arrive plus depuis après que des transformations ont été apportées à faire pousser le moindre oranger, les corps ensevelis l’ayant été sous de la chaux vive. Bien que personne ne songe plus aujourd’hui à trouver la moindre explication à des investigations régulièrement contrariées, l’enquête continue. Mais saura-t-on un jour la vérité ?

    Source : Certitudes, 9 jan 2020

    Tags : Maroc, France, Mehdi Ben Barka, barbouzes, services secrets, Mossad, Israël, Hassan II,

  • Signes de guerre économique entre le Maroc et l’Espagne

    Des articles de presse ont mis en garde contre la possibilité d’une guerre économique sans précédent entre le Maroc et l’Espagne, après les mesures prises par les autorités marocaines pour empêcher les activités de contrebande, en suspendant définitivement le commerce via les points de passage de Ceuta et Melilla.

    Madrid a récemment annoncé l’imposition d’une amende de 700 $ aux camions entrant sur le territoire espagnol avec plus de 200 litres de carburant. Cependant, il semble ne surveiller que les véhicules originaires du Maroc.

    Le journal marocain Akhbarna a rapporté que ces mesures coïncidaient avec une période d’exportation intensive de produits agricoles marocains vers l’Europe, causant des pertes massives aux compagnies maritimes internationales et affectant les délais de livraison pour les acheteurs.

    Selon les informations, le Maroc a répondu en annonçant une nouvelle mesure qui oblige les camions espagnols à soumettre un contrat de partenariat à une entreprise marocaine pour obtenir l’autorisation de traverser le territoire africain.

    En cas de violation de la nouvelle réglementation, les véhicules espagnols seront confisqués au port de Tanger Med. La décision est entrée en vigueur mardi 27 octobre.

    Source : Monitor do Oriente, 29 oct 2020

    Tags : Maroc, Espagne, guerre économique, Ceuta, Melilla, camions de transport, routiers,

  • Maroc : Le seul événement algérien partagé par la twittoma

    Le jour où le peuple algérien s’est levé contre le 5ème mandat du président Bouteflika, l’Algérie a attiré les regards de tous les marocains. Derrière cet intérêt de l’opinion publique marocaine se trouve, non pas des positions basées sur des principes démocratiques, mais le rêve de voir l’Algérie laisser tomber son soutien aux aspirations légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination e indépendance.

    Depuis l’élection présidentielle remportée par Abdelmajid Tebboune, les marocains ont laissé de s’intéresser à l’Algérie et de partager des Twits sur ce qui se passe dans le pays voisin de l’Est. Pourtant, il y avait des événements qu’on pourrait qualifier d’historiques et qui ont marqué la différence entre les dirigeants marocains et algériens. Pour la première fois, on voit dans un pays arabe des chefs de gouvernements, des ministres, des hommes d’affaires défiler devant la justice pour rendre compte de leurs méfaits liés à corruption, aunépotisme et au clientélisme.

    Il semble qu’au Maroc le fait de voir Saïd Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal pernocter en prison est un fait anodin. Les réformes apportées par la nouvelle Constitution algérienne semblent pas, non plus, attirer l’attention des marocains. Aucun de ces événements n’a mérité un twit de la part des braves journalistes et démocrates marocains. Du moins jusqu’à l’évacuation en Allemagne du président Tebboune. La nouvelle semble avoir réveillé les esprits des marocains qui l’ont vite relayée. Elle a ravivé leur vieux espoir de voir une relève susceptible de répondre favorablement à leurs ambitions expansionnistes. Notamment maintenant que le passage d’El Guergarate fait la une des journaux et les légumes marocaines pourrissent sur les routes du Sahara Occidental.

    Y a-t-il une chance que les marocains prient pour la rapide récupération de celui qui, à leurs yeux, incarne l’esprit du défunt président Houari Boumediène ? La réponse est bien connue de tous.

    Tags : Sahara Occidental, Algérie, Maroc, Front Polisario, Bouteflika, Hirak, Abdelmajid Tebboune,

  • L’histoire d’un million d’esclaves blancs au Maroc

    C’est l’histoire oubliée du million d’Européens blancs qui ont été arrachés à leurs foyers et emmenés enchaînés sur les grands marchés aux esclaves d’Afrique du Nord pour être vendus au plus offrant. Ignorés par leurs propres gouvernements et contraints de supporter les conditions les plus dures, peu ont vécu pour raconter l’histoire.

    S’appuyant sur le témoignage de première main d’un garçon de cabine de Cornouailles nommé Thomas Pellow, Giles Milton reconstruit de manière vivante un chapitre inquiétant et peu connu de l’histoire. Pellow a été acheté par le sultan tyrannique du Maroc qui a construit un palais de plaisir impérial d’une taille et d’une grandeur énormes entièrement construit par des esclaves chrétiens.

    En tant qu’esclave personnel, il serait témoin de la splendeur barbare de la cour impériale et vivrait la terreur quotidienne d’un régime brutal. Saisissant, impeccablement recherché et brillamment réalisé, WHITE GOLD dévoile un chapitre explosif de l’histoire populaire, raconté avec le rythme et la ferveur de l’un de nos meilleurs historiens.

    Tags : Maroc, esclavage, White Gold, Giles Milton, Thomas Pellow,

  • Mélenchon, est-il toujours fier d’être né au Maroc?

    Dupé par les dépêches de la MAP, comme le dernier des analphabets marocains, Jean-Luc Mélenchon a sorti sa fameuse : “Oui, je suis né au Maroc, c’est mon pays natal et je pense qu’il mérite votre admiration”.

    La performance dont Mélenchon parle s’est avéré un leurre. Jour après jour, les indicateurs sur l’état de la pandémie au royaume de Mohammed VI grimpent de plus en plus forçant les autorités à maintenir la fermeture des frontières au tourisme dont le pays a tant besoin.

    Le nom du Maroc a été souvent citée dans le dossier de l’assassinat du professeur Samuel Paty. Mélenchon s’est probablement affiché avec Abdelhamid Sefrioui, le marocain qui se trouve actuellement au cachot suite à sa fatwa se trouvant derrière le crime qui a secoué la société française.

    A la prétendue performance du Maroc dans la gestion du coronavirus que Mélenchon a loué à l’Assemblée Française, il pourrait aussi ajouter le record enregistré par le royaume chérifien en matière d’attentats terroristes. Ses compatriotes marocains méritent un prix dans ce domaine puisque, depuis 2004, ils occupent la Une de la presse internationale.

    Mélenchon, à l’instar de ses collègues politiciens de l’Hexagone, préfèrent tourner le regard ailleurs. Ils n’ont pas le courage de voir la réalité en face par crainte que le Maroc ouvre la porte aux africains qui n’attendent qu’un petit geste pour embarquer vers l’El Dorado européen. Au nom des intérêts géo-politiques et en vue de protéger leur allié criminel, les autorités françaises ont choisi de s’en prendre à l’Islam et aux musulmans.

    Tags : Maroc, France, Samuel Paty, Charlie hebdo, caricatures, Macron, Jean-Lec Melenchon, pandémie, coronavirus, covid 19,

  • Une française convertie à l’islam invite Macron à suivre sa voie

    Elle ne veut plus qu’on l’appelle Sophie, mais Maryam Pétronin après sa conversion à l’Islam durant son séjour parmi les groupes djihadistes qui sévissent au Mali après avoir été kidnappé alors qu’elle faisait son travail humanitaire en faveur de la population locale.

    Après avoir écouté le discours du président français Emmanuel Macron et son projet controversé de réformer l’islam en France, Mme Pétronin a décidé de lui adresser une lettre publique dans laquelle elle rappelle sa conversion à la religion du prohpèhe Mahomet dont les caricatures ont démontré le niveau du débat qui secoue la société française et l’invite à faire de même.

    Maryam Pétronin dévoile que le président Macron est restée “sans voix” lorsqu’elle lui a annoncé sa conversion à l’Islam à Paris où il l’attendait à l’aéroport.

    Avec Zeri

    Tags : France, Sophie Pétronin, Islam, Islamisme, Macron, islamophobie, caricatures, Charlie Hebdo,

  • Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps »

    Ali Lmrabet (Journaliste indépendant marocain)
    Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps »

    Abdelhamid Benhamla

    Ali Lmrabet, le journaliste marocain, qui se trouve actuellement chez lui au Maroc, est passé à Alger, avant l’Aïd, après avoir interviewé le Président sahraoui, pour le quotidien espagnol El Mundo. Le journaliste, dont les hebdomadaires Demain et Doumane avaient été fermés par les autorités marocaines, va déposer, au courant de cette semaine, un dossier pour la mise sur le marché marocain d’un nouvel hebdomadaire politico-satirique qui s’appellera Après-demain. Cette appellation, suggérée par son ami Plantu, le caricaturiste du quotidien français Le Monde, consacrera une autre phase dans sa lutte « pour une réelle démocratie au Maroc ». Ali Lmrabet avait tenu, avant cette interview, à apporter une précision sur la couverture de sa rencontre avec la presse algérienne, à la veille de l’Aïd. Il réitère sa position sur la question sahraouie et tient à faire éviter l’amalgame entre son opposition à la politique du royaume et à son attachement à son pays, le Maroc.

    Vous venez d’interviewer le Président sahraoui pour le quotidien El Mundo. Comment était ce premier contact ?

    Très bien. Je l’ai mis à l’aise et il en a fait de même. Il n’a esquivé aucune question et il ne m’a même pas demandé de lire l’interview avant sa parution. J’ai beaucoup apprécié. Je lui ai demandé de rencontrer les prisonniers marocains et il avait accepté, non sans insistance de ma part. J’ai demandé à tous les Sahraouis que j’ai rencontrés de faire un geste humanitaire et de les libérer. Les Sahraouis me disent que le Maroc nous a massacrés et je leur ai dit qu’il n’y a pas que vous. Je leur ai donné l’exemple des émeutes de la faim où la police et l’armée tiraient à bout portant sur les manifestants, sans distinction. J’observe, en tout cas, que les prisonniers marocains ne peuvent pas être une monnaie d’échange parce que le gouvernement marocain les a abandonnés.

    Voulez-vous nous rappeler vos démêlés avec la justice marocaine ?

    La première affaire importante a eu lieu en 2001, lorsque j’avais révélé que le palais royal de Skhirat, près de Rabat, pourrait être vendu. J’avais pour cela des documents prouvant les négociations qui allaient être entamées, en dehors du Maroc, avec de richissimes personnes venant d’un pays du Golfe. L’accusation était l’atteinte à la sacralité d’une résidence royale. Lors du procès, le procureur du roi, un jeune formé à Strasbourg, se lève de son siège et tire une grosse pierre qui était sous l’estrade. Il reprend sa place et la montre à l’assistance, en prenant un ton très sérieux et avec un arabe châtié, il dit : regardez cette pierre, si on la laisse comme ça, c’est une pierre, si on la met dans une mosquée ou dans une résidence royale, elle acquiert la sacralité. C’était en 2001, ce n’est pas de la préhistoire. A la fin de cette parodie de justice, j’ai été condamné à quatre mois de prison ferme et à la fermeture de mon journal.

    Vous avez été en prison pour cela ?

    Non, je n’avais pas fait de prison pour cette affaire bien que je m’y attendais un peu puisque je n’avais pas fait appel.

    Pourquoi ?

    J’avais des voies de recours que je n’avais pas utilisées, alors c’est le procureur lui-même qui avait fait appel. J’ai appris par la suite que le pouvoir ne voulait pas m’emprisonner mais juste me faire peur. Par la suite, il y a eu des menaces de mort, le fisc, la sécurité sociale, les écoutes téléphoniques… Bref, toute la panoplie.

    Pourquoi avez-vous fait de la prison alors ?

    Il y avait plusieurs procès, mais c’est un article qui m’a valu une accusation d’outrage au roi, d’atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc et d’atteinte à la monarchie. La totale. En première instance, j’ai eu pour quatre ans et l’équivalent de 3000 euros d’amende ; et en appel, j’en ai eu pour trois ans. J’ai passé, en tout, sept mois et demi en prison. C’était une expérience très riche pour moi parce que j’avais découvert le miroir obscur de la société. Les prisonniers d’opinion sont normalement emprisonnés ensemble, mais pour moi, j’ai « bénéficié » d’une exception, j’étais avec les prisonniers de droit commun.

    Vous aviez fait une grève de la faim qui a été très médiatisée, en Algérie et en Europe…

    J’en ai fait deux, la première a duré 55 jours et la deuxième 32 jours. Je dois dire une vérité que j’ai constatée dans cette affaire : le soutien des journalistes algériens a été largement plus important que celui des journalistes marocains.

    Après 7 mois et demi, vous avez bénéficié d’une grâce royale…

    Je ne l’avais pas demandée. Ce sont les pressions des médias, de l’opinion publique régionale et internationale et l’intervention personnelle du Secrétaire d’Etat américain, Collin Powel, qui aurait menacé le Maroc de ne pas signer l’accord de libre-échange. J’avais appris cela dans un article du Financial Time.

    Le gouvernement marocain refuse encore d’admettre le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui…

    L’autodétermination du peuple sahraoui est une position que Hassan II avait exprimée en 1981, à Nairobi. Cette position a été dénoncée, en son temps, par le premier secrétaire de l’USFP, Abderrahim Bouabid, que le roi a assigné, pour cette raison, en résidence surveillée, pendant un an au sud du Maroc. Ce n’est donc pas une approche nouvelle, ni une position imposée par une quelconque partie et encore moins l’Algérie ou James Baker.

    Quelle analyse faites-vous des dernières sorties de Driss Basri ?

    Driss Basri m’a dit, en aparté, après son éviction, que ce qui gênait le pouvoir marocain dans le plan Baker, c’est le retour des réfugiés. Ils seront, dit-il, d’une manière ou d’une autre, sous tutelle des Nations unies et, en cas de troubles, la police et l’armée ne peuvent sévir parce que la région focalisera les regards de toute la communauté internationale. Il y avait réellement des risques de « dérives » qui pouvaient précipiter des décisions contraires aux intérêts du Maroc appelé, en plus, à démilitariser la zone. Driss Basri est conscient que le Front Polisario est très bien structuré et très bien politisé. Sans répression, il fera ce qu’il voudra, une fois que sa direction pénètre les territoires. Sa revendication plaide pour lui ; il demande la terre de son peuple pour y édifier son Etat. Ce n’est pas une mince affaire.

    Mais Driss Basri déclare avoir toujours soutenu le plan Baker…

    Oui, parce que, en son temps, disait-il, c’était gérable ; mais plus maintenant. Il m’a dit que les jeux sont faits ; l’indépendance du Sahara est une question de temps ; elle est inévitable. Ce ne sont pas les Sahraouis de service qui vont changer la donne ; ils sont exploités, comme d’ailleurs les transfuges du Polisario, jusqu’à l’usure. Moi, je souhaite très sincèrement que le Sahara soit marocain mais c’est aux Sahraouis d’en décider.

    Des projets ?

    Oui, je termine deux livres et je lance, au Maroc, un nouvel hebdomadaire politico-satirique qui remplacera Demain. Je vais l’appeler Après-demain. Et par honnêteté intellectuelle, je vous dis que ce n’est pas mon idée mais celle de Plantu, le caricaturiste du quotidien français Le Monde. Il était venu me voir en prison et comme la visite lui a été refusée, alors il m’a laissé un de ses livres qu’il avait pris le soin de dédicacer, en me suggérant cette idée.

    El Watan, 20 nov 2004

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Driss Basri, Front Polisario, Ali Lmrabet,

  • Maroc : Hammam, culture et tradition marocaine

    Visiter le Maroc est l’une des choses que tout le monde devrait faire au moins une fois dans sa vie. Une terre mystique et merveilleuse pleine de magie, de couleurs, de sensations et de parfums que peu d’autres pays peuvent se vanter d’avoir.

    Parmi ces merveilles, une chose à vivre est le hammam marocain. D’origine romaine (la ville regorge de ruines antiques et de traditions remontant à l’époque), la salle de bain a subi des changements qui l’ont rendue unique en son genre.

    L’eau est un symbole important de l’Islam et est donc utilisée avec parcimonie, et dans les hammams marocains, cela se produit, car même si vous rincez et qu’elle tombe au sol, elle se transforme en vapeur et redevient utile.

    Habituellement, les hammams sont construits près du masaajid, pour donner encore plus le sens du sacré et de la pureté aux visiteurs de celui-ci. Purifiez le corps avant de purifier l’esprit.

    Ce sont de grands bâtiments de trois ou quatre pièces à des températures différentes, carrelés avec des voûtes en dôme et sans piscine. Vous passez de pièce en pièce en effectuant certaines opérations pour en ressortir corps et esprit.

    Il est de coutume au Maroc d’utiliser le hammam une fois par semaine et nous nous retrouvons entre amis pour discuter dans certaines salles et s’entraider dans les moments de nettoyage du corps dans d’autres. C’est comme un lieu de rencontre social où vous pouvez échanger des idées, des connaissances et de nouvelles connaissances. Les hammams sont strictement répartis entre hommes et femmes.

    L’ouverture au tourisme a conduit à la construction de hammams beaucoup plus confortables et luxueux qui ressemblent à de vrais spas, où vous pouvez trouver l’assistant qui vous guide et vous aide dans les actions à effectuer, vous pouvez trouver des soins aux huiles relaxantes, boues et massages, salles de détente et salons où vous pourrez déguster le thé à la menthe marocain classique. Ces spas se trouvent dans les centres touristiques et dans les quartiers les plus riches des grandes villes.

    Mais les vrais hammams se trouvent dans les petites villes, dans les quartiers populaires, où les baigneurs sont souvent et uniquement marocains.

    Les hammams sont de différents types, des plus luxueux qui sont maintenant de véritables spas aux traditionnels où vous vivez vraiment l’expérience d’un bain sensoriel marocain.

    Dans les touristes, vous trouverez ceux qui vous accompagnent et vous serez guidé à travers l’expérience, tandis que dans les traditionnels, vous devrez le faire vous-même, souvent vous trouverez une aide aimable des clients. Une fois à l’intérieur, nous nous déshabillons et restons en sous-vêtements, hommes et femmes. Avant d’entrer dans les chambres, vous devez vous procurer des seaux d’eau que vous remplirez une fois à l’intérieur, tandis que les savons, utilisent les savons traditionnels marocains, vous les apporterez de l’extérieur et vous les achèterez à l’intérieur.

    Dans la première pièce, vous trouverez une température chaude qui vous permettra de vous acclimater à la chaleur. Nous nous arrêtons brièvement, puis passons au deuxième encore plus chaud et enfin au très chaud, où nous nous arrêtons un peu plus longtemps pour se détendre et permettre aux pores de la peau de s’ouvrir. La relaxation ne durera pas plus de cinq minutes, car la température est très élevée et vous pourriez risquer un effondrement.

    De nombreux Marocains préfèrent partir directement de la pièce très chaude. Une question d’habitude et du temps dont vous disposez pour vous consacrer à vous-même. Dans chaque pièce, il y a des robinets pour prendre l’eau à utiliser pour la purification. La pièce plus chaude sert à ouvrir les pores de la peau et à transpirer. Tel qu’il est écrit, le temps est limité. Vous irez ensuite dans la pièce la plus douce et vous asseyez pour vous détendre et laisser votre peau se reposer du choc thermique. Vous vous saupoudrez de savon. Habituellement, le marocain noir à base de savon naturel et d’huile d’olive, appelé “sapun bildi” est utilisé. Vous graissez votre corps et restez cinq minutes en pleine relaxation, en frottant ou avec votre main, mais vous devriez le faire avec les éponges spéciales qui sont vendues spécialement pour les hammams.

    Ensuite, vous rincerez abondamment à l’eau chaude à l’aide d’éponges spécialement conçues pour aider à exfolier la peau, appelées «kiis». Immédiatement, après le rinçage, vous remarquerez les différences de peau, elle semble renaître. Ces éponges sont réalisées à la manière d’un gant pour les parties accessibles et d’une ceinture avec deux oeillets sur les côtés pour l’utiliser lors du lavage de votre dos. Ils sont recouverts de tissu en forme de coin pour qu’ils ressemblent à du papier de verre. L’effet sur la peau est indescriptible.

    Dans les hammams traditionnels, les gens s’entraident souvent avec le frottement des kiis, mais si vous êtes seul et n’avez pas d’éponges à œillets ou que vous n’avez pas l’habitude de les utiliser, il est normal de payer quelqu’un pour le faire pour vous, alors dit: kessala.

    De la pièce très chaude pour ouvrir les pores on passe à la moins chaude, où vous utiliserez tous les savons naturels pour rincer et purifier votre corps et exfolier chaque lambeau de votre peau, afin de la purifier des impuretés et des peaux mortes. Vous pouvez utiliser un kessala qui utilise vos kiis avec le sapun bildi.

    Et après cette étape, et après avoir bien rincé, pour rendre votre peau plus fraîche et plus propre, il est pratique d’utiliser le ghassoul, un masque à base d’eau de rose et d’argile. Vous devez couvrir tout le corps, y compris le visage et la tête, laisser reposer et rincer. La peau et les cheveux en ressortiront renforcés, brillants et élastiques.

    Les femmes ont encore un produit à utiliser, mais pas toutes, le henné naturel, qui se rince après quelques minutes. Il adoucit et assainit la peau.

    À ce stade du spa, vous pouvez choisir le massage à l’huile d’argan, mais dans les hammams classiques, auxquels j’écris, cela ne se produit pas.

    Le bénéfice est à la fois spirituel et matériel. L’esprit se régénère avec toute cette chaleur et cette sueur, et comme si la négativité sortait et le frotter sur la peau semble éliminer la mauvaise humeur et le stress. La fumée de la vapeur et le clapotis de l’eau rendent tout plus relaxant et apaisent l’esprit.

    Alors que pour la peau, c’est une excellente touche saine. Les produits naturels l’hydrateront et le tonifieront, le rendant élastique et résistant. La vapeur et les éponges aideront ces produits à garder la peau propre, à libérer les pores pour les faire mieux respirer et à éliminer les peaux mortes pour la revitaliser.

    La différence de température, la vapeur et l’eau plus froide garantiront à la peau et aux muscles des chocs thermiques naturels et délicats qui tonifieront tout et les rendront plus élastiques.

    Tout cela en une heure. Et quand vous sortez, vous remarquerez la différence, il semble que vous veniez de naître: la peau, les muscles et l’esprit, complètement différents de la façon dont vous êtes entré.

    Source : Daily Muslim, 22 oct 2020

    Tags : Maroc, culture, hammam, bain, bain maure, bain turc,