Tag: Western Sahara

  • The Western Sahara: What’s at stake?

    Disputed and divided Western Sahara is a former Spanish colony, mostly under Morocco’s control, where tensions have simmered since the 1970s. An Algerian-backed independence movement — which holds a fifth of the territory …

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Polisario, 

  • Western Sahara: Is North Africa’s Sleeping Conflict on the Brink of Reawakening?

    Traveling along the otherworldly, deserted coastline of Western Sahara, it is hard to imagine the region is one of political significance, much less one of entrenched conflict. Covering some 266,000 square kilometers (103,000 square miles), Western Sahara is larger than the UK, yet with a population of under 600,000, the territory is one of the most uninhabited corners of the globe.

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    Tags : Western Sahara, Morocco,

  • The East Timor Model Offers a Way out for Western Sahara and Morocco

    It’s not often that Western Sahara makes international headlines, but in mid-November it did: Nov. 14 marked the tragic—if unsurprising—breakup of a tenuous, 29-year cease-fire in Western Sahara between the occupying Moroccan government and pro-independence fighters. The outbreak of violence is concerning not only because it flew in the face of nearly three decades of relative stasis, but also because Western governments’ reflexive response to the resurgent conflict may be to upend—and thereby hamper and delegitimize for perpetuity—more than 75 years of established international legal principles.

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    Tags : Morocco, East Timor, Western Sahara,

  • L’ONU et le Sahara Occidental : Lobbying et corruption

    Sahara occidental: la honte marocaine au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

    Au cours des dernières décennies, l’ONU a semblé rechercher une solution juste à la crise au Sahara occidental, la dernière colonie d’Afrique encore occupée illégalement par le Maroc. Mais il apparaît maintenant que la diplomatie marocaine au sein de l’instance mondiale a utilisé la corruption pour pousser son agenda contre le Sahara occidental.

    Les machinations entreprises par la diplomatie marocaine continuent d’être dévoilées par le hacker marocain, qui utilise le pseudonyme «Chris Coleman24» sur son compte Twitter. Grâce à ce récit, des détails sur les stratégies honteuses et les complots des diplomates marocains à New York et à Genève ont été révélés. Les informations dévoilées par le mystérieux hacker sur les actions marocaines au sein du bureau de Navi Pillay, l’ex-haut-commissaire aux droits de l’homme, révèlent un scandale sans précédent. Navi a été chef du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) entre 2008 et 2014.

    Des documents récemment mis en ligne sur le compte Twitter du pirate informatique montrent que la Mission marocaine à Genève, dirigée par son ambassadeur M. Omar Hilale, utilise depuis longtemps des méthodes déshonorantes pour influencer certains hauts fonctionnaires du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies contre les intérêts du Sahara occidental, l’Afrique. dernière colonie encore occupée par le Maroc.

    On apprend ainsi que l’ambassadeur du Maroc s’était infiltré dans l’entourage de l’ancienne Haut-Commissaire, Navi Pillay, et pouvait manipuler toutes ses actions et positions concernant le cas de violations des droits de l’homme au Sahara occidental.

    AIDE FINANCIÈRE

    L’ambassadrice du Maroc n’a pas hésité à soutenir financièrement Pillay et les membres de son bureau pour la dissuader d’adopter toute action qui pourrait aller à l’encontre de la volonté du Maroc. Par conséquent, Mme Pillay semblait être «très sensible» aux souhaits ou aux ordres de ses généreux amis marocains.

    << Je voudrais rappeler qu’il est impératif de virer le montant de 250 000 dollars au titre de la contribution du Maroc au budget du HCDH pour 2011, que le Haut Commissaire avait exprimé à deux reprises le souhait de recevoir (mes télécopies). Ce virement sera contribuer à rendre Pillay plus attentive à nos inquiétudes quant au contenu de la contribution de son bureau dans le prochain rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara », écrivait Omar Hilale dans l’un des câbles diplomatiques envoyés à son ministre en janvier 2012.

    L’ambassadrice du Maroc n’a pas hésité à utiliser les moyens financiers pour empêcher Navi Pillay de prêter beaucoup d’attention aux demandes répétées de son représentant à New York, Evan Simonovic, et même de Christopher Ross. Les deux diplomates avaient tenté en vain de la convaincre de se rendre au Sahara occidental.

    LES PAWNS: KOMPASS ET NDIAYE

    La mission marocaine n’a pas seulement utilisé de l’argent, versé sous forme de dons au Conseil. L’ambassadeur du Maroc révèle dans ses messages à ses supérieurs qu’il a réussi à recruter de “très bons amis” au sein du personnel de Mme Pillay. Les deux principaux «amis» du Maroc sont le suédois Anders Kompass, directeur des opérations sur le terrain, et le sénégalais, Bacre Waly Ndiaye, directeur des procédures spéciales. Selon Omar Hilale, les deux hommes sont plus que de simples «amis». Ils ont fait preuve d’un zèle sans limite pour servir les plans marocains et les manipulations au sein du Conseil des droits de l’homme contre toute tentative ou opportunité d’améliorer les droits de l’homme au Sahara occidental.

    “Grâce à la stratégie suivie par cette Mission [marocaine”> pour enfermer l’entourage de Pillay, tous les hauts fonctionnaires du Haut Commissaire à Genève se conforment aux préoccupations marocaines. Cependant, la faiblesse de Mme Pillay face à Simonovic est la Talon d’Achille de notre stratégie », rapporte Hilale.

    Pire, dans d’autres câbles de l’ambassadeur du Maroc, on découvre comment il a réussi à obtenir des informations cruciales de ses informateurs, Kompass et Ndiaye, deux pions qui n’hésitent pas à apporter à leur ami marocain des informations secrètes à sa propre ambassade. Par exemple, ils lui ont fourni des informations cruciales sur une rencontre entre Christopher Ross et Navanethem Pillay, l’Envoyé personnel du Secrétaire général au Sahara occidental ayant apparemment tenté de convaincre le Haut Commissaire de se rendre dans le territoire occupé. Un autre exemple, révélé par les câbles, concerne la réunion des conspirateurs consacrée à discuter de la visite que le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, était sur le point d’entreprendre au Conseil des droits de l’homme en mai 2013 pour rencontrer Navanethem Pillay. Dans les deux cas, l’ambassadeur et ses deux amis ont manœuvré ensemble pour limiter l’impact de ces deux visites et ont influencé Pillay afin de ne pas réagir positivement aux demandes de ses deux invités. Les deux pions ont même suggéré à leurs amis marocains des idées et des arguments à utiliser pour convaincre Pillay.

    NEUTRALISER ET DISCRÉDITER

    Les documents révèlent également comment les «amis» du Maroc au Conseil des droits de l’homme ont réussi à neutraliser tous les fonctionnaires honnêtes, qui ont tenté de s’acquitter honorablement de leur devoir, comme le tunisien Frej Fennish, chef de la section Moyen-Orient et Afrique du Nord au HCDH. . Ce dernier était considéré par Omar Hilale comme un ennemi des intérêts du Maroc. Le Tunisien aurait souffert d’une campagne secrète menée par l’ambassade du Maroc et ses «amis» pour le discréditer devant Pillay et donc le neutraliser.

    Kompass et Ndiaye ont également utilisé leur autorité pour conseiller et agir au sein du Conseil pour discréditer le Polisario et empêcher toute possibilité de soutien à l’élargissement du mandat de la MINURSO – la mission de maintien de la paix des Nations Unies – pour contenir la protection des droits de l’homme.

    Par conséquent, les deux pions – et d’autres fonctionnaires qui n’ont pas été cités par Hilale dans ses messages – ont influencé Navanethem Pillay dans toutes ses décisions suivant les instructions directes de l’ambassade du Maroc.

    Ils ont agi, par exemple, pour dissuader Pillay d’entreprendre une visite au Sahara occidental en 2014. Ils ont veillé à ce que la contribution du HCDH au rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur le Sahara occidental soit pleinement en faveur du Maroc. Ils ont fait pression pour empêcher Pilay de donner des “concessions” au président de la République sahraouie, Mohamed Abdelaziz, lors de leur réunion à Genève le 23 mai 2013. Kompass a en outre insisté pour que Pillay envoie une mission technique au Sahara occidental en mai 2014 sous sa direction pour ne pas permettre au Représentant du Bureau à New York, Evan Simonovic, de diriger cette mission qu’il appelait plusieurs fois auparavant, simplement parce que Simonovic est considéré par le Maroc comme hostile.

    MÉTHODES FELONIEUSES

    Ces révélations dangereuses et compromettantes qui portent atteinte à la réputation de l’ancien Haut Commissaire et des deux responsables mentionnés dans cet article corroborent, une fois de plus, les méthodes déshonorantes et mafieuses utilisées par les représentants de «Sa Majesté» dans le monde. Méthodes établies sur la corruption de certains fonctionnaires des organismes internationaux.

    Le cas du Sénégalais, Bacre Waly Ndiaye, directeur des procédures spéciales au HCDH, est révélateur. Il a avoué à son ami Hilale son allégeance résolue au Maroc, se considérant comme un fervent “croyant et adepte de la confrérie soufie de Tijania”. En fait, il a avoué à Hilale son “rêve” d’aller à Fès parce que: “il ne pouvait pèlerinage de 20 ans. “C’était une simple formalité pour l’ambassadeur du Maroc, qui a immédiatement demandé à son ministère des Affaires étrangères d’envoyer une invitation formelle à M. Bacre Waly Ndiaye pour réaliser le rêve du fervent croyant.

    Malgré les scandales financiers et la corruption mis au jour grâce à ces documents divulgués (le Maroc n’a pas nié leur authenticité), le peuple sahraoui continue de subir des violations systématiques de ses droits fondamentaux. Combien de victimes sahraouies continueront de subir les pires violations commises par le Maroc en raison de la corruption et du manque d’intégrité au sein des organes de l’ONU, censés garantir le respect des droits de l’homme dans le monde? Le pire, c’est que les responsables de ces complots honteux resteront impunis comme d’habitude.Malainin Mohamed Lakhal, journaliste et traducteur, est membre du Saharawi Natural Resource Watch (SNRW).

    LES OPINIONS DE L’ARTICLE CI-DESSUS SONT CELLES DE L’AUTEUR / S ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT LES OPINIONS DE L’ÉQUIPE DE RÉDACTION DE PAMBAZUKA NEWS

    PAMBAZUKA NEWS, 29 octobre 2014

    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Marruecos


  • South African president disavows Polisario over Western Sahara

    RABAT – South African President and current President of the African Union Cyril Ramaphosa disavowed the Algeria-backed Polisario Front on Sunday and reaffirmed Decision 693 of the African Summit held in July 2018 in Nouakchott, Mauritania.

    Ramaphosa, who was speaking at the end of the 14th African Union Extraordinary Session of the Assembly on Silencing the Guns, underlined that the amendments to Decision 693 proposed at this summit confirm the provisions of the said decision.

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    Tags : Western Sahara, Morocco, South Africa, Cyril Ramaphosa,

  • Algeria calls to revive political settlement process in Western Sahara

    Algeria reiterated Sunday its call to the need to “revive the political settlement process” of the conflict in Western Sahara, calling on the African Union (AU) to “fulfill its mission of preserving African peace and security” in the light of the serious developments that this issue has experienced recently. In his speech at the 14th extraordinary session of the AU’s Heads…

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    Tags : Algeria, Western Sahara, Morocco, African Union,

  • Sahara occidental : Marzouki déverse sa haine sur l’Algérie

    Blocage du dossier du Sahara occidental : Marzouki déverse sa haine sur l’Algérie

    Le militant des droits de l’Homme, Mahrez Lamari, a interpellé l’ancien président tunisien Moncef Marzouki, sur la campagne «haineuse» qu’il mène contre l’Algérie, évoquant «une stratégie de confrontation» visant à «faire endosser à l’Algérie» le blocage du dossier du Sahara occidental. ‘‘Il est malheureux de constater que Mohamed Moncef Ben Mohamed Bedoui Marzouki, continue d’adopter une attitude négative, une stratégie de confrontation et une fuite en avant en poursuivant comme toujours sa campagne haineuse de dénigrement et d’atteinte à l’Algérie de novembre 1954, terre de liberté, de fierté, de dignité et de courage’’, écrit l’ex-président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Mahrez Lamari, dans une lettre ouverte à l’adresse de l’ancien dirigeant tunisien.

    Mahrez Lamari souligne que «l’’aveuglement de Moncef Marzouki vise à ignorer une réalité historique établie et maintes fois confirmée par la légalité internationale», rappelant que cette réalité repose sur un consensus international en tant que question de décolonisation et sur la responsabilité du Conseil de sécurité de l’ONU dans le processus de règlement devant conduire à l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.

    Dans cette missive, l’ancien président du CNASPS, affirme que «ni l’échappatoire indigne et malhonnête de la diplomatie marocaine (…) ni aucune forme de pression ne pourrait influer sur la détermination de l’Algérie à soutenir le droit du peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et son représentant légitime, le Front Polisario, jusqu’à l’organisation d’un référendum libre régulier et sans contraintes de quelque nature que ce soit».

    Dans sa lettre, M. Lamari a réaffirmé, en outre, que la société civile algérienne dans toutes ses composantes et tendances reste attachée à la position de principe de l’Algérie qui est claire et sans ambiguïté.» Nous sommes fières et honorés d’être citoyen algériens, cette Algérie fidèle à l’esprit et au message de novembre 1954 qui apporte protection, secours et assistance aux réfugiés du Sahara occidental, ce territoire non autonome, qui ont trouvé asile en Algérie terre d’accueil et d’hospitalité bien ancré dans son africanité. Fière de la noblesse, l’engagement et la détermination de un million et demi de Chouhada morts pour la liberté, la dignité, l’honneur et l’indépendance nationale», a-t-il écrit.

    Dans cet esprit, il a renouvelé sa reconnaissance et respect au peuple tunisien qui a soutenu le combat et la Révolution nationale contre le colonialisme français et a accueilli et abriter les réfugiés algériens, rappelant que les événements de Sakiet sidi youcef (8 février 1958) est une page héroïque du sacrifice des deux peuples frères (tunisien et algérien) contre le colonialisme.

    A ce propos, M. Lamari invite Moncef Marzouki, à «faire preuve de sens de responsabilité et de suivre de la voie de la sagesse particulièrement quand on est en fin de parcours on ne doit pas nourrir l’injustice et l’impunité, avant que l’histoire n’enregistre définitivement que vous défendez le colonialisme». «J’interpelle votre conscience à revenir à la raison et à la légalité internationale autour de cette question de décolonisation et par la même contribuer à assurer paix, stabilité et développement à tous les peuples de la région, peuple du Sahara occidental y compris», a-t-il ajouté considérant que «les voix hurlantes contre l’Algérie, l’agressivité gratuite et les vociférations du makhzen, de ses relais et valets doivent raisonnablement se taire». Et d’enchaîner: « Notre forte conviction, est que, tôt ou tard, le droit imprescriptible à l’autodétermination triomphera au Sahara occidental», appelant l’ancien dirigeant tunisien à «agir main dans la main, Algérien, Tunisien, libyen, Marocain, Mauritanien, Sahraoui de la RASD, pour traduire en actes concrets les aspirations profondes et légitimes des peuples de la région à la liberté, au développement, à la paix, la stabilité, la dignité l’honneur, la paix et le bon voisinage».

    La lettre de l’ex président du CNASPS intervient en réaction aux propos tenus récemment par l’ex chef d’Etat tunisien au sujet de Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc soutenu par la France. En 1966, il a été inscrit sur la liste des territoires non autonomes donc, éligible à l’application de la résolution onusienne 1514 pour l’indépendance des pays et peuples colonisés.

    L’Est Républicain, 7 déc 2020

    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara



  • Western Sahara, peace is the solution

    If we examine the historical roots of the conflict in Western Sahara from its emergence, evolution and historical development in its different stages to the current state it is in, taking very much into account all the elements that make it part of our systemic approach from the point of view of an objective and realistic perspective, we can really measure the intensity and magnitude of its international scope within the cause and effect categories…

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    Tags : Western Sahara, Morocco, Polisario Front,

  • L’ONU doit enfin agir au Sahara Occidental


    Alors qu’un conflit gelé depuis longtemps dégèle, il est temps pour l’ONU d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Alexander Bertschi Wrigley

    L’effondrement récent d’un cessez-le-feu de près de trente ans dans le Sahara occidental disputé risque de se transformer en crise humanitaire et de saper la stabilité régionale. Les hostilités entre le Maroc et le Front Polisario – un mouvement indépendantiste sahraoui – ont repris le mois dernier après la rupture d’un cessez-le-feu en 1991 entre les deux parties. Les tensions qui ont conduit à cette flambée de violence la plus récente ont cependant été maintes fois confrontées au silence du Conseil de sécurité de l’ONU. Les États membres ont toujours choisi de préserver un statu quo intenable. Pendant ce temps, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, n’a pas nommé d’envoyé personnel au Sahara occidental depuis la démission de l’envoyé précédent il y a plus de 18 mois. Les États-Unis et d’autres dirigeants de l’ONU doivent enfin intervenir et agir pour veiller à ce qu’une solution politique mutuellement acceptable au conflit soit trouvée avant qu’il ne soit trop tard.

    Au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, le conflit entre le Maroc et le Front Polisario a véritablement commencé après le retrait de l’Espagne de la région en 1975. Au cours de la guerre qui a suivi, le Maroc a pris le contrôle d’environ 80% du territoire contesté et des dizaines de milliers des Sahraouis ont fui vers des camps de réfugiés de fortune dans le sud-ouest du désert algérien, où ils sont restés ces 45 dernières années. Aceasefire a été signé en 1991 et l’ONU a créé la MINURSO, une mission de maintien de la paix dont le mandat central reste «d’organiser et d’assurer un référendum libre et équitable» sur l’indépendance du territoire.

    Cette dernière série de combats, la plus grave depuis le cessez-le-feu, a commencé à un petit poste frontière dans la zone démilitarisée entre le Sahara occidental et la Mauritanie, où des manifestants sahraouis se sont rassemblés fin octobre pour dénoncer les violations des droits de l’homme largement présumées dans le Sahara occidental sous contrôle marocain. et l’inaction de l’ONU dans l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de la région. Le 13 novembre, l’armée marocaine a lancé une opération militaire pour briser ces manifestations par la force. Ces actions ont conduit à un conflit plus large entre le Maroc et le Polisario, qui a déclaré le cessez-le-feu de 1991 «terminé» plus tard dans la journée.

    La situation actuelle au Sahara occidental met en relief les échecs de la diplomatie internationale du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’ensemble du système onusien. Près de 30 ans se sont écoulés depuis la création de la MINURSO, mais peu de choses ont changé pour le peuple sahraoui. Le référendum sur l’indépendance promis depuis longtemps ne s’est pas encore concrétisé, et le peuple sahraoui n’est pas plus près de la fin de son exil en Algérie qu’il ne l’était en 1991. Alors qu’un porte-parole du Secrétaire général Guterres a déclaré: «La MINURSO s’est engagée à continuer de s’acquitter de son mandat», il est clair que l’échec abject de la MINURSO dans l’exécution de son mandat est l’une des principales causes de ce redémarrage des hostilités.

    Malgré son échec global, l’ONU a fait des progrès récents vers une solution politique. Le dernier envoyé de l’ONU au Sahara occidental, Horst Köhler, a pu réunir le Maroc et le Front Polisario pour un dialogue constructif à Genève en 2018. Pourtant, depuis la démission de Köhler en mai 2019, le secrétaire général Guterres n’a pas d’envoyé, sabordant ainsi toute dynamique positive potentielle.

    Le Sahara occidental a été victime de la diplomatie intermitente et du statu quo depuis trop longtemps. Les Sahraouis des camps de réfugiés, abandonnés par les diplomates internationaux et les décideurs politiques, ont décidé de prendre leur situation en main dans un ultime effort pour attirer l’attention du monde entier sur leur sort. Ça ne doit pas forcément être comme ça.

    La résurgence des combats au Sahara occidental doit inciter les dirigeants de l’ONU à agir d’urgence. Pour résoudre ce conflit sans perte significative de vies des deux côtés, le Secrétaire général Guterres doit immédiatement nommer un nouvel Envoyé personnel qui pourra convoquer à la fois le Maroc et le Front Polisario pour des pourparlers constructifs. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit enfin lancer un processus politique légitime conduisant à un référendum et à une solution mutuellement acceptable. Le moment est venu pour l’ONU d’honorer enfin ses engagements envers le Sahara occidental.

    Alexander Bertschi Wrigley (@BertschiWrigley) est un expert émergent sur l’assistance au secteur de la sécurité au Maghreb avec le Forum on the Arms Trade et est titulaire d’une maîtrise en sécurité internationale avec un accent sur l’Afrique du Nord de Sciences Po Paris.

    Source : Instick Media, 4 décembre 2020

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  • Maroc-SaharaOccidental : La roublardise comme diplomatie

    «La situation au Sahara occidental, notamment les développements auxquels nous avons assisté récemment, est une source de grande inquiétude pour l’Algérie…outre les tentatives d’imposer la politique du fait accompli dans les territoires d’un membre fondateur de notre organisation, les violations enregistrées contre des civils dans la région d’El-Guerguerat ont posé de sérieux défis susceptibles de mettre en péril la paix et la sécurité dans toute la région». a averti Sabri Boukadoum dans son allocution à la session extraordinaire du Conseil exécutif de l’UA.

    Les mots utilisés par le chef de la diplomatie algérienne ont leur poids et ils pèsent lourd au sein de l’organisation africaine où elle joue et a toujours joué un rôle central. Il faut dire que le Maroc a encore une fois fait le choix délibéré de mettre en péril la stabilité de la région, en répondant à un agenda domestique dangereux, mais aussi en mettant en musique tout un agenda étranger qui n’a jamais désespéré de faire entrer notre région dans un perpétuel état de déstabilisation.

    Le Maroc devient ainsi le mauvais élève qui n’a rien appris de ses sorties de route depuis qu’il a quitté l’organisation africaine en jouant la politique de la chaise vide, avant d’y revenir en s’engageant à respecter toute sa charte y compris la reconnaissance de tous les membres de UA, dont fait partie la République sahraoui qui en est même un membre fondateur. Mais comme à son accoutumée le royaume chérifien a vite fait de faire volte face, et pire encore il s’adonne depuis un moment déjà à jouer la division au sein de l’organisation. Une roublardise qui fait office de diplomatie et qui commence à lasser sérieusement les grands pays africains qui tiennent au respect de leur organisation et à celui de ses membres.

    Il faut dire que les Africains avaient mis comme objectif majeur en cette année 2020, de faire taire les armes sur tout le continent, mais le Maroc se met au travers de ce chemin, comme l’a déclaré le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, en continuant à occuper le Sahara occidental et en tournant le dos aux résolutions Internationales qui appellent toutes à l’organisation d’un référendum d’autodétermination par lequel le peuple sahraoui se prononcera sur son indépendance.

    Une indépendance inéluctable quels que soient les coups fourrés de Rabat qui doit être rappelé à l’ordre par l’ONU qui doit assumer pleinement sa responsabilité avant de voir la situation, déjà compliquée, prendre des proportions encore plus dangereuses pour toute la région.
    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest Tribune, 5 déc 2020

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