Tag: Western Sahara

  • L'OTAN attise les tensions sur le Sahara Occidental occupé

    L’OTAN a enflammé les tensions en Afrique du Nord après que son site Web ait montré une carte avec la frontière marocaine s’étendant profondément dans le territoire occupé du Sahara occidental, a-t-on rapporté aujourd’hui.

    Le changement de frontière inattendu est apparu dans un article décrivant le programme de dotation pour l’amélioration de l’éducation en matière de défense de l’OTAN (Deep), paru pour la première fois le 14 décembre.
    Cela représente un changement par rapport aux cartes précédentes qui montrent le Maroc à l’intérieur des frontières reconnues par l’ONU, le Sahara occidental étant séparé de lui par une ligne.
    Il n’y a pas eu de déclaration officielle de l’OTAN annonçant un écart par rapport au consensus international écrasant sur le territoire, dont 80% est illégalement occupé par le Maroc.
    Mais la publication de la nouvelle carte est intervenue peu de temps après que les États-Unis aient reconnu les revendications du Maroc sur le Sahara occidental en échange de l’établissement de relations diplomatiques par Rabat avec Israël.
    Le Sahara occidental a été annexé par le Maroc et la Mauritanie en 1975 après la défaite des colonisateurs espagnols.
    Les deux nations ont signé les accords de Madrid avec le dictateur Francisco Franco en 1975 – une semaine avant sa mort.
    Le Front Polisario a proclamé la création de la République arabe sahraouie démocratique avec un gouvernement en exil situé en Algérie.
    La Mauritanie a retiré ses forces en 1979, mais le Maroc a refusé de renoncer à sa revendication sur la terre, insistant sur le fait que le Sahara occidental faisait partie intégrante du pays.
    Mais une commission d’enquête des Nations Unies a constaté que «la majorité de la population du Sahara espagnol était manifestement en faveur de l’indépendance».
    Et la Cour internationale de justice a rendu un verdict accablant rejetant la revendication du Maroc de souveraineté historique précoloniale.
    En 1991, l’ONU a négocié un cessez-le-feu sur la base que le Maroc organiserait un référendum sur l’indépendance.
    Mais le Maroc a renié l’accord et les promesses ultérieures, offrant à la place une autonomie régionale à la dernière colonie africaine.
    L’OTAN a été contactée pour commentaires.
    Morning Star, 3 jan 2021
    #Maroc #SaharaOccidental #Polisario #WesternSahara #OTAN #NATO
  • Sahara Occidental : Les FAR sous pression

    Le déclenchement de la deuxième guerre au Sahara occidental a mis à nu les faiblesses de l’armée d’occupation marocaine. Celle-ci subit depuis presque deux mois une forte pression et d’intenses attaques sur ces retranchements et autres positions par des unités militaires sahraouies.

    Chez l’état-major royal, l’attitude est au silence, au black-out généralisé. La règle imposée est claire: Interdiction absolue de diffusion de toute information sur tout ce qui se passe sur le front des combats. Cependant, à l’ère du numérique, les témoignages et les révélations foisonnent. Le régime du Makhzen ne peut plus cacher ses déboires dans ce territoire occupé par les armes.

    En plus des pertes et des dégâts constatés, on évoque une baisse de confiance et de sérénité au sein du commandement militaire marocain. Au lieu d’affronter sur le terrain opérationnel l’armée sahraouie, Rabat investit dans le virtuel, en créant une armée de mouches électroniques, dans la plus pure tradition du Tsahal, l’armée sioniste. Objectif : mener une guerre de propagande et de déstabilisation à travers des sites fantômes, des vidéos fabriqués, de fakenews, et d’histoires montées de toutes pièces.

    Ainsi, Farid Boukas, ex agent des services de renseignement marocain, actuellement chercheur, a parlé sur sa chaîne N24 diffusée sur sa page Facebook, du recrutement de 600 agents chargés de mener des campagnes, à travers les réseaux sociaux, de désinformation vis à vis de la cause sahraouie, à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc. L’armée marocaine a transféré plusieurs de ses soldats blessés lors des affrontements militaires avec l’armée sahraouie vers les hôpitaux de Dakhla et de Smara occupées «dans la discrétion la plus totale sur leur état de santé», ajoute M. Boukas, citant des «sources fiables». Il a révélé que les FAR, forces armées royales, font face à des difficultés logistiques et d’organisation. Farid Boukas a également parlé de plusieurs cas de désertions et de désobéissance dans les casernes des territoires occupés voire même au Maroc», notamment «après la mise sur écoute de plusieurs officiers».

    L’ancien agent a évoqué également le manque en termes de soldats déployés, de vêtements, de ravitaillement, d’armes et de munition». Il a également rappelé les pertes infligées aux forces marocaines par les l’armée sahraouie durant les 50 jours de cette guerre.

    Un autre ancien militaire marocain, Abderrahim El Mernissi a mis en garde contre le complot qui se trame dans la région, soulignant que le makhzen est devenu une véritable menace pour la sécurité et la stabilité du Maghreb et de l’Afrique du nord. «Le plus grand ennemi qui menace la stabilité dans la région du Maghreb est la monarchie marocaine, notamment après avoir ouvert la voie à l’entité israélienne, avec tous les risques sécuritaires et socioéconomiques que ce pas implique pour le Royaume mais aussi ses voisins», a indiqué Abderrahim El Mernissi.

    Selon cet ex militaire, l’Algérie est «la cible principale de cette normalisation, car elle constitue le plus grand obstacle à l’entité israélienne qui tente de diverses manières, depuis des années, d’entamer sa stabilité», relevant que «les positions historiques de l’Etat algérien face aux desseins sionistes et son soutien aux mouvements de libération l’ont placée au cœur des conspirations israéliennes.» Il a également relevé «le danger des groupes extrémistes soutenus par l’entité israélienne en Afrique du Nord qui menacent la sécurité de toute la région», a-t-il fait remarquer ajoutant qu’»Israël, avec la complicité du régime du Makhzen, jouera toutes les cartes afin d’enclencher la mèche de destruction dans la région qui ne supporte pas davantage de tensions».

    Concernant la situation au Sahara occidental, il dira que «le Maroc tente de cacher la vérité sur le terrain ainsi que les pertes que subit son armée». Il a révélé qu’il y’a une grande discrétion sur ce sujet à un point où les familles des soldats victimes ont été menacées pour garder le silence quant aux décès de leurs enfants sous le couvert de la sécurité nationale. Cependant, enchaîne l’ancien militaire, tout le monde parle des pertes humaines et matérielles engendrées par l’armée sahraouie dans les rangs marocains.

    Mohamed Kouini

    Le Jeune Indépendant, 4 jan 2021

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Polisario, Western Sahara,

  • Le Maroc sous la poudrière

    Qui sème le vent recolte la tempête. « La colère du peuple Marocain en plus de la misère peut exploser d’un jour à l’autre. Depuis la normalisation des relations avec le sionisme d’Israël, les jours du Makhzen sont comptés. Le silence ne veut pas dire accepter la réalité. Tout se vit et se fait à contre coeur révèle notre source bien informé de la situation Marocaine.

    Deuxième pays exportateur de drogue dans le monde, le Makhzen du roi mohamed Vl du Maroc, s’en prend à l’algerie, pays voisin qui défend la justesse de la cause du peuple Sahraoui qui lutte pour son indépendance depuis 1975. Soumise aux ordres dans sa majorité, la presse Marocaine officielle et officieuse et plus de 417 sites électroniques et réseaux sociaux, financés par l’argent de la drogue,s’en prend à l’algerie pour faire croire au monde que l’algerie fait fausse route alors que c’est tout a fait le contraire. » 
    Avec tout le respect que l’on doit au peuple Marocain, le makhzen se distingue par sa politique de fuite en avant et mensongère pour tenir l’image et l’action diplomatique de l’Algerie dans le monde, afin de maintenir sa colonisation du peuple Sahraoui, reconnue pourtant dans la charte de l’ONU depuis » souligné Abderrahmane Tim. Pis encore, très faible dans position, le makhzen, n’a pas trouvé mieux pour s’en sortir d’une crise politique et économique chronique qui risque de renverser son régime qui remonte au moyen moyen-âge, que de produire un film long métrage de trop à cout de milliards de dollars et qui sera diffusé prochainement dans plus de 120 pays, comme énièmes compagne d’informations et de désinformation au même temps, rien que pour faire la promotion du tourisme Marocain. 
    Ceci d’un côté, et d’un autre côté, semer la zizanie et l’amalgame contre son voisin l’algerie, paix de valeurs universellement reconnue à travers son principe et sa politique d’indépendance des peuples et de non-ingérence dans les affaires internes des pays, le makhzen, fait semblant de convaincre les autres démocraties et chancellerie, alors qu’il est entrain braver le droit international et par-delà, provoquer d’autres déstabilisations régionales et internationale qui vont se retourner tôt ou tard contre la propagation du mal qui suit son statut de deuxième pays exportateur de la drogue. Quand on dit » pays exportateur de drogue, cela veut dire tuer l’intelligence humaine, exploiter la faiblesse et la pauvreté des jeunes pour les enrôler dans des guerres malsaines et vaines ». 
    Vivant sous la poudrière depuis, le Maroc pense isoler l’algerie du monde, mais ce n’est pas le cas. L’Algerie est pays de paix et de valeurs humaines universelles.
    Algérie62, 1 jan 2021
    #Maroc #SaharaOccidental #WesternSahara #Morocco #Marruecos #Polisario #Israël #DonaldTrump #Normalisation
  • Maroc : une normalisation pour rien ?

    par Rahim Ibn Ziane

    « Un nouveau progrès historique aujourd’hui ! Nos deux amis Israël et le Royaume du Maroc ont accepté d’établir des relations diplomatiques. » Voici comment le 10 décembre 2020 Donald Trump annonce sur Twitter[1] que le Maroc est devenu le quatrième pays musulman à normaliser ses relations avec Israël après les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et le Soudan. Nonobstant le tweet suivant du 45e Président des Etats-Unis d’Amérique qui annonce reconnaitre la marocanité du Sahara Occidental[2] « seule solution possible pour la paix et la prospérité » (après que le Maroc a violé le cessez-le-feu à Guerguerat[3]) il est fort probable de penser que le Maroc à négocié le rétablissement des relations diplomatiques avec Israël contre la reconnaissance par les Etats-Unis à minima de la marocanité du Sahara Occidental.

    Néanmoins les Etats-Unis n’ont pas été suivi, la Russie a condamné cette reconnaissance[4] tandis que l’Union Européenne et la Chine se murent dans le silence. L’ONU elle maintient la même position « Sur la question de la souveraineté (du Sahara occidental), la position du secrétaire général reste inchangée. Il demeure convaincu qu’une solution à la question du Sahara occidental est possible, et doit se conformer aux Résolutions 2440 et 2548 du Conseil de sécurité, pour n’en citer que deux »[5]. Israël aussi n’affiche pas une volonté de reconnaitre la marocanité du Sahara Occidental vu le dernier tweet de Benjamin Netanyahu comportant une vidéo ou il montre une carte de l’Afrique avec le Sahara Occidental bien distinct du Maroc[6].

    Cette normalisation des relations israélo-marocaine (des relations diplomatiques entre Israël et le Maroc ont déjà existé dans le passé en 1994 sous le règne de Hassan II[7] jusqu’en 2000) a été marchandée avec en contrepartie – en plus de la reconnaissance des Etats-Unis de la marocanité du Sahara Occidental par une presidential proclamation de Donald Trump – la vente de 4 drones MQ-9 Reaper au Maroc (sous condition de l’autorisation du Congrès), l’ouverture d’un Consulat des Etats-Unis dans la partie du Sahara Occidental contrôlé par le Maroc et la promesse d’un investissement de 3 milliards de dollar étasunien au Maroc par les Etats-Unis[8].

    Néanmoins cette normalisation perçue par la rue arabe et marocaine comme une trahison à la cause palestinienne va-t-elle être bénéfique au Maroc, en particulier pour le dossier saharaoui ?

    Le deal négocié par le Maroc et les Etats-Unis commence déjà à s’effriter, Biden peut très bien enterrer la reconnaissance et le futur du dossier peut très bien desservir le Maroc.

    Un deal qui s’effrite

    Lors de l’annonce du rétablissement des relations israélo-marocaine il a été annoncé en même temps l’investissement des Etats-Unis de 3 milliards de dollar au Maroc. Une excellente annonce pour le Royaume dans cette période de coronavirus qui lui a privé d’une grosse source de devises (le tourisme), un secteur agricole avec de massives pertes à cause de la sécheresse qu’a connu le Royaume cette année 2020 et avec une récession qui s’annonce très dur pour le royaume alaouite avec en prévision une contraction de 6,3%[9].

    Néanmoins le New York Times nous apprend que cette promesse de 3 milliards de dollar sera surtout destinée aux banques et hôtels du royaume et à la constitution d’une société d’énergie renouvelable appartenant à la holding royal Al Mada[10].

    Premier couac, en effet cette promesse d’investissement a été vendu au peuple marocain comme étant une chose qui allait leurs bénéficier directement. Sauf que le secteur bancaire et hôtelier marocain est détenu soit par les majors occidentaux soit par le Roi d’une manière ou d’une autre. De plus ce sont des secteurs qui sont peu pourvoyeurs d’emploi contrairement à l’industrie. En dehors du souverain marocain qui pourra développer ses affaires gratuitement le peuple risque de peu ou ne pas voir l’investissement promis par la superpuissance étasunienne.

    Le deuxième couac le 22 décembre 2020. Jared Kushner conseiller présidentiel étasunien et Meir Ben-Shabbat conseiller israélien à la défense nationale se rendent au Maroc pour rencontrer Mohammed VI, célébrer le rétablissement diplomatique israélo-marocain et signer certains accords prévus. Or dans le Memorandum of Understanding signé entre le Maroc et l’United States International Development Finance Corporation il est prévu que l’aide de 3 milliards de dollar étasunien concernera finalement le Maroc et pays d’Afrique subsaharienne[11]. Les Etats-Unis ont peu d’influence au sein de l’Afrique subsaharienne contrairement à la France ou la Chine. Trump cherche dans sa logique de conflit commercial contre la Chine à prendre une part du gâteau africain et le Maroc grâce à ses relations avec la France dispose d’un réseau au sein des pays de l’Afrique francophone qui peut lui permettre de s’implanter en Afrique (quitte en doublant son allié français). Néanmoins cette histoire de victoire des 3 milliards de dollar investi au Maroc voir directement dans la partie marocaine du Sahara Occidental a disparu pour se transformer en un investissement au profit d’entreprises du roi au Maroc et dans quelques pays d’Afrique subsaharienne.

    Autre grande victoire pour la diplomatie marocaine selon Bourita, l’ouverture par les Etats-Unis d’un consulat à Dakhla[12]. Le Maroc cherche depuis des années à faire installer des consulats soit à Laâyoune ou à Dakhla pour montrer au peuple marocain que personne ne reconnait pas le Sahara Occidental comme étant un Etat indépendant sauf le voisin de l’est. Cette démarche est similaire à Israël essayant de faire installer ses ambassades à Jérusalem au lieu de Tel-Aviv, les deux pays cherchent à passer outre les résolutions onusiennes pour imposer par le fait accompli leurs autorité au monde entier sur ces territoires litigieux (alors que le Sahara Occidental est sur la liste des territoires non-autonome de l’ONU et que la résolution 181 de l’Assemblée Générale des Nations Unies proclame Jérusalem comme corpus separatum sous contrôle international). Le Maroc par ailleurs s’est illustré cette année dans un scandale de corruption au Lesotho ou elle a payé le chef de la diplomatie lesothien pour qu’il abandonne sa reconnaissance du Sahara Occidental et reconnait le Sahara Occidental territoire marocain[13].

    Lorsque Bourita annonce que les Etats-Unis vont installer un consulat étasunien à Dakhla c’est la joie dans le Royaume. Des journalistes marocains prédisent déjà après l’ouverture imminente du consulat étasunien le reste des grandes nations occidentales et le nouvel allié israélien qui se dépêcheront aussi d’ouvrir un consulat au Sahara Occidental reconnaissant eux aussi de fait la souveraineté du Maroc sur ce territoire. Or, les jours suivant l’annonce de Donald Trump, le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo annonce uniquement l’ouverture d’un « consulat virtuel » au lieu d’un consulat à Dakhla[14]. Pompeo annonce que « les procédures sont en cours » pour l’ouverture d’un consulat physique mais l’administration Biden aura le dernier mot sur l’ouverture ou non du consulat, administration Biden qui n’est pas du tout sur la ligne trumpienne concernant cette concession faite au Maroc.

    Le sort réservé aux concessions trumpiennes accordé au Maroc par Biden
    Le 20 janvier 2020 c’est Inauguration day, Biden et Haaris vont devenir Président et Vice-Présidente des Etats-Unis d’Amérique. Quel scénario Biden peut-il adopter face à la presidential proclamation de Trump reconnaissant le Sahara Occidental marocain ?

    Selon Robert Malley conseiller de Biden et proche du futur Secrétaire d’Etat Blinken, Biden va revenir sur les avantages octroyés par Trump aux pays musulmans ayant normalisé avec Israël notamment la vente de F-35 aux Emirats Arabes Unis mais aussi la presidential proclamation reconnaissant le Sahara Occidental marocain[15]. D’ailleurs la diplomatie marocaine au courant de ce risque s’en émeut et commence déjà le lobbying auprès de la futur administration Biden pour éviter que Biden retire la proclamation[16].

    Biden s’il ne souhaite pas lui-même retirer la presidential proclamation peut très bien adopter deux stratégies pour lui priver de son entrée en vigueur ou de la faire retirer. En effet pour qu’une presidential proclamation entre en vigueur aux Etats-Unis il faut l’accord du Congrès (qui est à majorité démocrate aujourd’hui), la proclamation seule n’a aucune valeur légale[17]. Biden peut très bien choisir soit de demander aux démocrates du Congrès de reporter aux calendes grecques la ratification de la presidential proclamation trumpienne ou avec le lobby présidentiel faire pression sur le Congrès pour que la presidential proclamation soit rejetée.

    Biden et ses conseillers sont en tout cas comme le révèle le New York Times pas du tout favorable aux concessions accordé par Trump aux pays musulmans contre la reconnaissance d’Israël et va progressivement démanteler les concessions octroyées aux pays arabes. Néanmoins quid de la position du nouvel allié israélien et du futur concernant le dossier saharaoui ?

    Le refus de reconnaitre le Sahara Occidental marocain par Israel et le retour de la médiatisation du conflit saharaoui devant les Nations Unies
    Lors de l’annonce du Président des Etats-Unis de la normalisation des rencontres israélo-marocaines et de la reconnaissance du Sahara Occidental marocain tous les analystes marocains prévoyait aussi qu’Israël allait reconnaitre le Sahara Occidental comme marocain et allait installer un consulat israélien au Sahara Occidental. On nous prédisait déjà la venue de touristes israéliens à Dakhla et Laâyoune venir découvrir les « Provinces du Sud ».

    Néanmoins un porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères israélien le 10 décembre 2020 affirme que Israël ne compte pas reconnaitre la marocanité du Sahara Occidental[18]. D’ailleurs Benyamin Netanyahu dans une vidéo posté sur Twitter ou il se félicite du rétablissement des relations diplomatique entre Israël et le Maroc se filme avec derrière lui une carte ou le Sahara Occidental apparait clairement seul sans être rattaché au Maroc[19].

    Dans le concert des nations des voies s’élèvent contre la décision de Trump comme la Russie[20] ou la Chine[21] qui maintiennent la même ligne que celle adopté par l’ONU : le conflit saharaoui doit se régler par un référendum d’autodétermination. L’Allemagne elle a convoqué une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU après la reconnaissance étasunienne du Sahara Occidental marocain[22]. Par la même occasion António Guterres a réaffirmé l’attachement de l’institution onusienne au référendum d’autodétermination pour trancher le conflit. Des voies s’élèvent pour régler le conflit de la même manière que le Timor Oriental[23] (cas très similaire, l’Indonésie s’est emparée du Timor Oriental après le retrait des portugais en 1975. En 1999 un référendum organisé par l’ONU a conduit à l’indépendance du Timor Oriental). Aussi le Chef de la MINURSO va bientôt quitter son poste, un nouveau chef risque de donner une nouvelle impulsion diplomatique à ce conflit.

    Au final le deal entourant la normalisation des relations israélo-marocaine est une bonne chose pour les affaires privées du Roi, pour les Etats-Unis qui vont pouvoir faire du business en Afrique, pour Israël et dans l’immédiat pour le Makhzen et les affaires étrangères alaouite mais est-ce que c’est une bonne chose pour le peuple marocain foncièrement attaché à la cause palestinienne et pour le Makhzen au long terme avec une médiatisation de l’affaire saharaoui ?

    [1] Tweet de Donald J. Trump 10 décembre 2020 https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1337067073051238400

    [2] Tweet de Donald J. Trump 10 décembre 2020 https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1337067019385057290

    [3] El-Guerguerat: la violation marocaine du cessez-le-feu largement condamnée Algérie Presse Service 3 décembre 2020 http://www.aps.dz/monde/113674-el-guerguerat-la-violation-marocaine-du-cessez-le-feu-largement-condamnee

    [4] La diplomatie russe condamne la nouvelle position américaine sur le Sahara occidental Russia Today 11 décembre 2020 https://francais.rt.com/international/81636-diplomatie-russe-condamne-nouvelle-position-americaine-sahara-occidental

    [5] La position du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental reste inchangée, selon son porte-parole Xinhua 11 décembre 2020 http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-12/11/content_77000513.htm

    [6] Tweet de Benjamin Netanyahu 26 décembre 2020 https://twitter.com/netanyahu/status/1342904087264845825

    [7] Maroc – Israël. Ouverture de « bureaux de liaison » dans les deux pays Encyclopædia Universalis 1er septembre 1994 http://www.universalis.fr/evenement/1er-septembre-1994-maroc-israel-ouverture-de-bureaux-de-liaison-dans-les-deux-pays/

    [8] Maroc – Etast-Unis : 3 milliards de dollars pour soutenir des projets d’investissement privés 23 décembre 2020 https://afrique.latribune.fr/afrique-du-nord/maroc/2020-12-23/maroc-etast-unis-3-milliards-de-dollars-pour-soutenir-des-projets-d-investissement-prives-868559.html

    [9] Covid-19 : le Maroc prévoit une récession plus brutale pour 2020 à cause de la crise sanitaire Le Monde 23 septembre 2020 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/09/23/le-maroc-prevoit-une-recession-plus-brutale-pour-2020-a-cause-de-la-crise-sanitaire_6053262_3212.html

    [10] Les Etats-Unis envisagent 3 milliards de dollars d’investissements au Maroc après l’accord avec Israël i24news 11 décembre 2020 https://www.i24news.tv/fr/actu/international/1607709592-les-etats-unis-envisagent-3-milliards-de-dollars-d-investissements-au-maroc-apres-l-accord-avec-israel-rapport

    [11] 3 milliards de dollars d’aide américaine et 6 accords signés entre le Maroc, les États-Unis et Israël TelQuel 22 décembre 2020 https://telquel.ma/2020/12/22/3-milliards-de-dollars-daide-americaine-et-6-accords-signes-entre-le-maroc-les-etats-unis-et-israel_1705916

    [12] Bourita annonce l’ouverture imminente de quatre nouveaux consulats à Laâyoune et Dakhla le360.ma 12 décembre 2020 https://fr.le360.ma/politique/video-bourita-annonce-louverture-imminente-de-quatre-nouveaux-consulats-a-laayoune-et-dakhla-229221

    [13] Sahara occidental: le Maroc embourbé dans un scandale de corruption au Lesotho Algérie Presse Service 5 novembre 2020 http://www.aps.dz/monde/112356-sahara-occidental-le-maroc-embourbe-dans-un-scandale-de-corruption-au-lesotho

    [14] Tweet de Mike Pompeo 24 décembre 2020 https://twitter.com/secpompeo/status/1342172296975446022

    [15] Trump Incentives for Signing Peace Accords With Israel Could Be at Risk The New York Times 20 décembre 2020 https://www.nytimes.com/2020/12/20/us/politics/trump-israel-sudan-peace-accord.html

    [16] Pour Robert Malley proche de Binken, Biden pourrait revenir sur la proclamation présidentielle de Trump Ledesk.ma 24 décembre 2020 https://ledesk.ma/enoff/pour-robert-malley-proche-de-blinken-joe-biden-pourrait-revenir-sur-la-proclamation-presidentielle-de-trump/

    [17] Cooper, Phillip J. (1 August 1986). « By Order of the President: Administration by Executive Order and Proclamation« . Administration & Society.

    [18] Israel does not rule out recognizing Moroccan sovereignty over Western Sahara The Times of Israël 10 décembre 2020 https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/israel-does-not-rule-out-recognizing-moroccan-sovereignty-over-western-sahara/

    [19] Tweet de Benjamin Netanyahu 26 décembre 2020 https://twitter.com/netanyahu/status/1342904087264845825

    [20] La diplomatie russe condamne la nouvelle position américaine sur le Sahara occidental Russia Today 11 décembre 2020 https://francais.rt.com/international/81636-diplomatie-russe-condamne-nouvelle-position-americaine-sahara-occidental

    [21] La position du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental reste inchangée, selon son porte-parole Xinhua 11 décembre 2020 http://french.china.org.cn/foreign/txt/2020-12/11/content_77000513.htm

    [22] U.N. Security Council to talk Western Sahara after Trump policy switch Reuters 17 décembre 2020 https://www.reuters.com/article/israel-usa-morocco-un-idUSKBN28R0D1

    [23] The East Timor Model Offers a Way out for Western Sahara and Morocco Foreign Policy 9 décembre 2020 https://foreignpolicy.com/2020/12/09/east-timor-western-sahara-morocco/


    Kassaman Times, 31 décembre 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Algérie, Front Polisario, Donald trump, Israël, Normalisation, Palestine, Joe Biden, Western Sahara,

  • El secreto del Sahara


    Por: Daniel Seixo

    “El Pueblo Saharaui va a vencer en su lucha. Va a vencer, no sólo porque tiene la razón, sino porque tiene la voluntad de luchar por su libertad (…) Para nosotros no se trata ya del derecho de autodeterminación, sino de acompañaros en vuestra lucha hasta la victoria final” (Felipe González)

    “Lo más importante es la foto” (Zapatero dirigiéndose a Mohamed VI)

    “Los saharauis son nuestros hermanos, y a los hermanos no se les abandona” (Pablo Iglesias)

    No pelean por un trozo de desierto, lo hacen por su tierra, por sus familias, por su cultura, por su derecho a existir.

    Anguila, Bermudas, Gibraltar, Guam, Islas Caimán, Islas Malvinas, Islas Turcas y Caicos, Islas Vírgenes Británicas, Islas Vírgenes de los Estados Unidos, Montserrat, Nueva Caledonia, Pitcairn, Polinesia Francesa, Samoa Americana, Sahara Occidental… Todos ellos son territorios no autónomos, en los que permanece suspendida en el tiempo la fecha de inicio de un proceso de descolonización que al fin comience a librar a estos pueblos de las crueles y más directas ataduras de la explotación por parte sus viejas potencias coloniales. Esas potencias que un día creyeron poder dominar el mundo mediante la superioridad militar y tecnológica, imponiendo con ello su cultura, su ley y sus intereses comerciales. Por aquel entonces, el tótem de la democracia no era todavía tendencia en la geopolítica mundial y fueron las supuestas ansias civilizatorias las que pusieron las sombras en este gran teatrillo de poder que en última instancia es y ha sido siempre de lo que se ha tratado todo.

    Durante la Conferencia de Berlín incluso un Imperio en clara decadencia, como era por aquel entonces España, podía reclamar sus derechos sobre el Sahara. Con escuadra y cartabón, pero sin demasiado tino, el estado español comenzó la ocupación de aquel territorio que solo se haría realmente efectiva tras el descubrimiento de importantes recursos minerales en la región. Especialmente reseñables por su valor material fueron los excelentes yacimientos de fosfatos de Bu Cra, yacimientos que pronto pasarían a ser explotados para la elaboración de fertilizantes por la empresa española Fosfatos de Bucraa, S. A. Este sería el caldo de cultivo propicio para el surgimiento de los primeros reclutas de los movimientos nacionalistas Harakat Tahrir y el Frente Polisario, movimientos de resistencia nacional que centrarían las incipientes hostilidades contra la gestión española y la explotación colonial de los recursos del pueblo saharaui.

    Nadie en la comunidad internacional reconoce la soberanía marroquí sobre el Sahara

    España reacciona a la aparición de importantes recursos naturales convirtiendo al Sahara en una provincia española, la dictadura franquista olvida entonces su responsabilidad con la autodeterminación del pueblo saharaui y establece una legislación específica para gestionar un territorio considerado como propio y cuya capital en El Aaiún observa paulatinamente una interesada y relativa mejora de las condiciones de vida mediante obras públicas y nuevas inversiones. Con ello el estado español pretende a su vez mostrar una posición de fuerza frente a las continuas reivindicaciones de Marruecos sobre el Sahara y sobre Mauritania. El pueblo saharaui parece por aquel entonces un invitado de piedra ante su propio destino, pero pronto los brotes nacionalistas y las protestas comienzan a ganar protagonismo por todo el territorio saharaui. En una de estas manifestaciones  en el barrio de Zemla, en El Aaiún, las tropas legionarias españolas cargan con suma violencia contra los manifestantes causando varios muertos y el líder nacionalista Mohamed Sidi Brahim Basir resulta encarcelado, para aparecer finalmente muerto un par de horas después de su paso por prisión. Las certeras sospechas acerca de un asesinato por parte de las tropas españolas marcarán un claro punto de inflexión en la resistencia saharaui contra la ocupación española. La creación del Frente Polisario el 10 de mayo de 1973 supone desde ese momento la herramienta política y militar con la que el Sahara se enfrentará a los diferentes ocupantes de su territorio en busca de la autodeterminación y la libertad de su pueblo.

    Ya en 1960 Naciones Unidas había adoptado la Resolución 1514 por la que se pretendía avanzar en la independencia de los pueblos todavía colonizados y llamaba al derecho de autodeterminación para los mismos, una intención que se veía reforzada años más tarde con la Resolución 2229 en la que se confirmaba el derecho del pueblo saharaui a la autodeterminación del Sahara Occidental. Los continuos ataques por parte de la juventud saharaui a las patrullas y convoyes españoles, y la aceptación de la resistencia independentista, hacen que poco a poco la postura española sobre el Sahara cambie y en Madrid se comiencen a plantear seriamente la posibilidad de abandonar aquel territorio. En 1974 la dictadura franquista anuncia ante la ONU su intención de guiar un referéndum de autodeterminación durante los seis primeros meses de 1975 que pronto se encontrará con la oposición del Reino de Marruecos apoyado por Mauritania, país al que las autoridades marroquís ofrecen el reparto del territorio saharaui. El conflicto del Sahara llega al Tribunal Internacional de Justicia de La Haya que el 16 de octubre de 1975 dictamina que no ha encontrado prueba alguna de la soberanía de Marruecos ni de Mauritania sobre el territorio del Sahara, nada impide por tanto el derecho a la autodeterminación saharaui.

    Mohamed VI ha creído en todo momento haber derrotado a las autoridades del Sahara y fruto de eso han surgido las continuas provocaciones que desencadenado la declaración del estado de guerra por parte del Frente Polisario

    Violando la legalidad internacional bajo la tutela de Washington y la financiación del mundo árabe, Hassan II inicia en respuesta la marcha de 350.000 civiles y 25.000 soldados a territorio del Sahara, la conocida como Marcha Verde supone de facto la ocupación militar del territorio y la expulsión de las tropas españolas que ocupadas en la gestión del final de la dictadura deciden renunciar sin resistencia a sus responsabilidades históricas con la población saharaui. Entre el 12 y el 14 de noviembre de ese mismo año, una vez más al margen de cualquier tipo de legalidad internacional, el gobierno español decide ceder el territorio del Sahara a Marruecos y Mauritania mediante el Acuerdo Tripartito de Madrid. Las autoridades españolas pretendían de este modo esquivar legalmente sus responsabilidades, algo que con la legalidad internacional en la mano, continua sin ser efectivo a día de hoy.

    La continua represión marroquí contra la población saharaui provoca que gran parte de la población huya del Sahara buscando refugio en campamentos de refugiados que llegan a ser bombardeados por la aviación marroquí con napalm y fósforo blanco. La criminal respuesta de Marruecos provoca que numerosos refugiados tengan que internarse definitivamente en territorio de Argelia para refugiarse de la guerra, los campame
    ntos llegarían en 1976 a refugiar a cerca de 100.000 personas. El 27 de febrero de 1975 el Frente polisario proclama la República Árabe Saharaui Democrática, la guerra contra Marruecos y Mauritania se recrudece hasta que ya en 1978 un golpe de estado en Mauritania provoca que, pese a la ayuda recibida por Francia, el país se retire de la lucha y renuncie a cualquier reivindicación sobre el Sahara. A partir de entonces Marruecos y el Sahara son los actores que se disputarán el territorio, la sapatría marroquí levanta un muro para intentar proteger sus posiciones que terminaría llevando la guerra a un punto muerto que provocaría irremediablemente la entrada en escena de la solución política. Cansados de la guerra y conscientes del desgaste de la misma para su pueblo, las autoridades saharahuis deciden en 1990 aceptar el plan de arreglo elaborado por la ONU mediante el que ambas partes se comprometen a la ejecución de un referéndum en el que existirían únicamente dos opciones: la creación de un nuevo Estado saharaui o la integración del Sahara en Marruecos.

    Lo que sigue a esa gran farsa es la represión, las disputas políticas, las traiciones de la comunidad internacional –con especial mención en este punto para el estado español– y la lucha desesperada de un pueblo que sabiéndose condenado por el mundo, se niega a renunciar a su libertad y a su tierra. Incluso la Misión Internacional de Naciones Unidas para el Referéndum en el Sáhara Occidental ha convivido alegremente con el poder marroquí y su influencia respaldada por Bruselas y Washington. Mohamed VI ha creído en todo momento haber derrotado a las autoridades del Sahara y fruto de eso han surgido las continuas provocaciones que desencadenado la declaración del estado de guerra por parte del Frente Polisario, tras haber violado Marruecos los acuerdos alcanzados para sostener la paz mediante actos de agresión a la población saharaui en la zona de Guerguerat, al sur del Sáhara Occidental. Intentando garantizar el paso de mercancías por una carretera ubicada en zona neutral, y que la propia ONU ha considerado ilegal ya en 2001, el reino de Mohamed VI ha conseguido desatar de nuevo la guerra.

    España reacciona a la aparición de importantes recursos naturales convirtiendo al Sahara en una provincia española

    Mientras el proletariado marroquí que hoy parte a la guerra se preguntará el motivo por el que defender a un rey despótico en el campo de batalla del desierto mientras sus hermanos se juegan la vida cruzando a territorio español en precarias pateras, en medio de una crisis económica acuciante en el país y con la certeza de que muchos de sus compañeros de batalla no dudarán a la hora de abandonar sus posiciones ante en más mínimo ataque del Polisario, en territorio saharaui la sensación frente a la guerra es muy distinta. Los jóvenes saharauis no tienen otra opción, no existe futuro sin una victoria frente al enemigo, no existe otra salida al horror y el abandono que el fusil. Las voces de los veteranos combatientes, todos aquellos que hasta ahora han recordado el precio de la guerra, tampoco parecen tener ya grandes argumentos para evitar el conflicto, muchos de ellos han muerto abandonados en el desierto a su suerte por cualquier legalidad o democracia, el resto simplemente reconocerá en los gritos de guerra su propia rabia y sus pasadas decisiones.

    Marruecos tiene únicamente a su favor los despachos que le proporcionan un ejército más moderno y mejor equipado, el control de los recursos naturales del Sahara y la necesidad de tranquilidad para su explotación por parte de las multinacionales. Nadie en la comunidad internacional reconoce la soberanía marroquí sobre el Sahara Occidental, pero esa gran hipocresía sostenida en el tiempo es la misma de la que hacen gala muchos de nuestros políticos “progresistas”, los mismos que enarbolan su adhesión a la causa saharaui en campaña, pero que la abandonan una vez resultan necesarios o tocan el poder de Moncloa. Felipe González, Zapatero, Sánchez, Iglesias, Garzón, para ellos la decisión está tomada y es la de soportar cualquier humillación, cualquier ocupación ilegal, cualquier tropelía o atropello a las mínimas reglas democráticas comunes con tal de no molestar o soliviantar al tirano marroquí o turco. Realmente resulta indiferente si los vapuleados, reprimidos y subyugados son armenios o saharauis, en realidad nunca todo esto se ha tratado de respetar los valores democráticos, tal y como ya hemos señalado anteriormente. El silencio atronador de nuestra política garantiza las relaciones de palacio entre Marruecos y España, los márgenes de beneficios de nuestras empresas y el lento genocidio del Mediterráneo, ese que hemos aprendido a ignorar e incluso “comprender”, pero sin duda nos hace un poco menos libres, menos signos, menos pueblo.

    Fuente : Nueva Revolución, 18 nov 2020

    #Maroc #Israel #SaharaOccidental #WesternSahara #DonaldTrump #Normalizacion

  • Déclaration unilatérale de Trump sur le Sahara occidental: Entrave à l’action menée par l’ONU et l’UA

    Le Front Polisario a, dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité et adoptée comme «un document officiel» du Conseil, souligné que la récente décision du président américain sortant Donald Trump de reconnaitre la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, «constitue une position unilatérale qui viole la Charte des Nations unies et les résolutions des organes de l’ONU», et «encourage le Maroc à poursuivre son occupation illégale». 

    «La décision prise (le 10 décembre) par le président sortant des Etats-Unis est regrettable et constitue une position unilatérale qui viole la Charte des Nations unies et les résolutions des organes de l’ONU, dont celles du Conseil de sécurité que les Etats-Unis avaient eux-mêmes rédigées et approuvées ces dernières décennies», regrette le Front Polisario dans la lettre adressée récemment au président du Conseil de sécurité par le Représentant du Front Polisario à l’ONU, Sidi Omar.
    «Cela est d’autant plus regrettable que cette proclamation s’écarte de la politique traditionnelle des Etats-Unis concernant le Sahara occidental, rompt avec une position de longue date sur le droit à l’autodétermination, inscrit dans la Constitution des Etats-Unis, et remet en cause un de leurs principes cardinaux», déplore encore le Front Polisario. La décision prise par Trump, en contrepartie de la normalisation des relations entre le régime marocain et l’entité sioniste «entrave l’action menée par l’ONU et l’Union africaine (UA) pour parvenir à un règlement pacifique de la question du Sahara occidental. Elle encourage également l’état occupant marocain à poursuivre son occupation illégale et ses actes hostiles, qui ont déjà mené à son agression militaire du 13 novembre 2020 contre le Territoire sahraoui libéré (El-Guerguerat), rompant le cessez-le-feu mis en place depuis 1991», met-il-en garde. 
    La proclamation de Trump, ajoute le Front Polisario dans la lettre, méconnaît encore les résolutions de l’Assemblée générale, notamment la résolution 2625 (XXV) de 1970, qui dispose que nulle acquisition territoriale obtenue par la menace ou l’emploi de la force ne sera reconnue comme légale, et constitue par conséquent «une violation du droit international humanitaire et des obligations des Etats de ne se livrer à aucun acte et de n’apporter aucune forme d’assistance qui pourrait avoir pour effet de consolider une situation illégale créée par une contravention grave aux principes fondamentaux du droit international». De ce fait, «le Gouvernement de la République sahraouie et le Front Polisario espèrent que le Gouvernement entrant des Etats-Unis annulera la décision unilatérale prise par le Président sortant et veillera à ce que les Etats-Unis continuent d’apporter leur concours, de manière constructive, à l’action internationale visant à parvenir à une solution pacifique et durable, fondée sur l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance», a encore souligné le Front. Il rappelle dans sa lettre que «le statut juridique du Sahara occidental est indubitablement clair. 
    La Cour internationale de Justice, qui est l’organe judiciaire principal de l’ONU, a émis un avis consultatif sur le Sahara occidental le 16 octobre 1975 dans lequel elle a conclu que les éléments portés à sa connaissance n’établissaient l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc». «En rejetant les revendications de souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, la Cour a clairement établi que la souveraineté sur le Territoire incombait au peuple sahraoui, qui avait le droit, par l’expression libre et véritable de sa volonté, de décider le statut du Territoire, conformément à la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale et à d’autres résolutions relatives à la décolonisation. 
    APS
    #Maroc #Israel #SaharaOccidental #WesternSahara #DonaldTrump #Normalization
  • Las razones invisibles de la crisis del Sahara Occidental y Wikileaks

    Norberto Bobbio fue un gran teórico de la democracia a la vez que un notable filósofo italiano. En 1984 publicó un libro «El futuro de la democracia» en el que explicaba la distancia entre las promesas de la democracia y los grises y las opacidades del ejercicio del poder. En este libro, proponía “hacer descender la democracia del cielo de los principios a la tierra donde chocan fuertes intereses», abriéndose paso «entre la lección de los cínicos y el catecismo de los iluminados». Primera lección: el paso de aquellos polvos a estos lodos no es el que va de la teoría a la práctica, o de las leyes existentes a su permanente incumplimiento, sino el que va de una realidad indeseable a otra que mejore un poco las cosas.

    Se refiere Bobbio, específicamente, a la democracia como «el gobierno del poder público, en público». Es el régimen del poder visible y se opone, como tal, a los poderes invisibles y los secretos de Estado en los cuales se suelen escudar los gobernantes y grupos de poder para eludir el control y la evidencia de sus actos.
    Todo esto me ha venido a la memoria tras haber visto en vivo y en directo la desastrosa actuación del gobierno del presidente José Luís Rodríguez Zapatero en relación a la crisis del Sahara. Con todo el país lleno de familias que en verano reciben a niños saharauis, con todo el recelo que despierta siempre el gobierno de Marruecos, con la inmensa losa histórica que soporta la reciente historia española al recordar la vergonzosa descolonización del Sahara y la inaceptable huida española, ¿cómo es posible que el ministro de la presidencia Ramón Jauregui le otorgara la soberanía sobre el Sahara a Marruecos y Zapatero dijera que «las relaciones con Rabat es un tema prioritario, es un tema de Estado”. «La solución del problema del Sahara, yendo al fondo del asunto, es una solución que no se puede imponer a ninguna de las partes, tiene que ser fruto de un acuerdo». ¿Y las resoluciones de las Naciones Unidas?. Muy bien, gracias. Para colmo, visitó Madrid el ministro del Interior marroquí, el responsable del apagón informativo, el que no permitió que Al Aiún viajasen periodistas y parlamentarios y el PSOE seguía diciendo que hasta que no haya un esclarecimiento de los hechos no condenará a Marruecos por haber eliminado un campo de refugiados saharauis entrando en él a sangre y fuego. ¿Les suena lo de no condenar?. ¿Que tendrá ésta palabra para que Otegi con relación a ETA y Ramón Jauregui con relación a Marruecos, no la quieran usar?. ¿Para qué tiene España destinado en Marruecos un servicio diplomático acreditado y para que existe el CNI con todos sus efectivos desplegados?.
    Asimismo uno de los aspectos desoladores para la causa saharaui la decía Daniel Ellsberg, aquel alto funcionario de la Administración Johnson quien en 1969 se hizo famoso por filtrar los papeles del Pentágono que expusieron las mentiras del gobierno de los Estados Unidos sobre la guerra del Vietnam. Pues bien. Daniel Ellsberg dice ahora sobre las revelaciones de Wikileaks: “Creo que uno de los mayores secretos que hasta ahora se han revelado, es la poca diferencia que existe entre las políticas exteriores de Barack Obama y George Bush. De hecho la mayoría de estos cables son de entre 2007 y principios del año actual, e incluyen un año entero de Obama en la presidencia. Lo que hemos visto hasta ahora indica que no se puede diferenciar el uno del otro”. Desolador.
    Yendo a lo publicado sobre Marruecos, nos encontramos con esta evidencia: “Los estadounidenses siguen con interés la agenda internacional de El Elíseo: su nueva política africana, su interés por agradar al rey de Marruecos, mediante el apoyo expreso al plan de autonomía de Rabat para el Sahara Occidental, o su empeño en hacer negocios con Arabia Saudita”. Lo que dicen estos papeles del Departamento de Estado nos indican que si España no trabaja con Francia y los Estados Unidos la situación del Sahara, nada va a lograr el Polisario. Y Zapatero, en estos años no ha hecho absolutamente nada. De ahí que Jáuregui, que todavía no ha dimitido, le otorgaba a Marruecos la soberanía sobre la antigua colonia española.
    El problema del gobierno español no es Al Qaeda, porque si así fuera lo sería de toda Europa. Tampoco lo es la inmigración marroquí. El problema de fondo, del que no se habla, tiene dos nombres: Ceuta y Melilla, y un gran chantajeador: Mohamed VI. Eso es lo que decía Bobbio cuando se refería a los poderes invisibles y a los secretos de estado.
    Ante eso, la política del gobierno Zapatero durante estos siete años de mandato ha sido que­rer acariciar al tigre, hacerle la manicura, apostar por Marruecos. Pero al tigre no se le puede hacer la manicura. Tarde o temprano te dará un zarpazo. Lo que debería haber hecho en estos años Zapatero habría sido poner este asunto como prioridad de su agenda y haberlo trabajado con el gobierno francés, gran responsable de todo, y con el gobierno norteamericano, que en un pis pas, solucionó en su día el contencioso de la Isla Perejil. Pero no lo ha hecho, se ha entregado de pies y manos al rey de Marruecos al que sus súbditos besan todavía las manos y se ha llevado las manos a la cabeza ante una situación que, o se aborda con criterios de solución, o se envenenará gravemente y tarde o temprano nos pillará a todos.
    Finalmente en relación al sufrido pueblo saharaui Zapatero se ha olvidado de algo primordial en política y que lo verbalizó Maya Angelou: «He aprendido que la gente olvidará lo que digas, olvidará lo que hagas, pero nunca olvidará lo que le hagas sentir». Y, el valiente pueblo saharaui lo que ha sentido estos días, solo ha sido abandono y desprecio. Y eso, pasa factura.
    Tags : #SaharaOccidental #Polisario #Marruecos #España #PotenciaAdministradora #Descolonización
  • U.S. Foreign Policy Hits a Crossroads in the Sahara

    Largely overlooked amid a turbulent presidential transition and worsening pandemic has been a wholesale change in U.S. policy toward Western Sahara. While it likely appears trivial to most Americans, the shift highlights…

    Read more from the source : Bloomberg

     

     

     

     

    Tags : Western Sahara, USA, Morocco, 

  • Sahara Occidental : 10 bases marocaines partiellement détruites

    L’ARMÉE SAHRAOUIE POURSUIT SA RIPOSTE MILITAIRE : 10 bases marocaines partiellement détruites

    Les unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) ont mené de « nouvelles attaques contre des positions de l’armée de l’occupation marocaine au long du mur de la honte », indique un communiqué du ministère de la Défense Sahraoui.
    Le ministère a précisé dans son communiqué militaire N44, que « l’Armée sahraouie a ciblé des positions de l’armée d’occupation dans la zone de Rouss Cheidhmia dans le secteur de Mahbes à deux reprises ».
    Les attaques de l’ALPS ont également touché les positions de l’occupant dans les zones de Tenouachad et Khanguet Cheidhmia du même secteur, selon le communiqué, précisant que « les unités de l’ALPS ont bombardé, les bases des soldats d’occupation marocaine dans les zones de Ros Frairina dans le secteur de Smara et à Fedret Ettemat et Fedret Leghrab dans le secteur de Haouza. »
    « D’autres bombardements ont visé les positions des forces ennemies dans la zone d’al-Feiyin dans le secteur El Farsia », a ajouté le communiqué citant la destruction totale d’un radar des forces marocaines dans la zone de Tenyileg secteur Elbagari par les unités de l’ALPS », ajoute-t-on.
    Les unités de l’ALPS ont ciblé aussi des positions de l’armée d’occupation dans la zone Rouss Lefrarin et Rouss Oudei Sfa dans le secteur de Smara, ainsi qu’à al-Feiyin dans le secteur El Farsia, a indiqué également le communiqué du ministère de la Défense sahraoui .
    Après sept semaines d’ attaques contre l’armée marocaine on relève que les combats se sont à nouveau intensifiés ces derniers jours après que les forces d’occupation marocaines ont bombardé les positions de civils sahraouis dans la région de Mahbes .
    « En réponse à cet acte, l’Armée populaire de libération sahraouie, par le biais du sixième régiment militaire, a coordonné une contre-offensive à Mahbes dirigée contre les positions marocaines, déclenchant une bataille contre le 40e bataillon d’infanterie des FAR qui a duré deux jours et s’est terminé avec la destruction partielle de la base militaire marocaine n ° 23, appartenant au même corps », a précisé le MDN sahraoui. Un responsable du ministère sahraoui de la Défense a précisé que la dernière attaque contre les positions de l’armée marocaine «a endommagé certains systèmes de défense dans plusieurs bases marocaines.
    Lors d’un bombardement effectué hier par l’Armée de libération sahraouie dirigée contre des points de concentration des troupes marocaines dans la zone de Tineilg appartenant à la région d’Al Bagari, les combattants sahraouis ont réussi à détruire complètement le radar de l’armée marocaine qui couvre cette zone.
    Selon le communiqué « les bombardements ont été couronnés de succès, outre un radar complètement détruit, plus de 10 bases partiellement détruites et des pertes en matériel militaire, le long du mur de la honte ».
    M. B.
    #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara
  • Sahara Occidental : « Le Makhzen tente toujours de cacher les réalités du terrain » (diplomate)

    ABDELKADER TALEB OMAR, AMBASSADEUR DE LA RASD À ALGER : « Le Makhzen tente toujours de cacher les réalités du terrain »

    L’ambassadeur de la RASD en Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, dans une déclaration à l’APS, que les frappes militaires contre les positions des forces marocaines « se poursuivent et ne s’arrêteront pas, jusqu’à ce que le peuple sahraoui obtienne la libération de ses territoires occupés », soulignant que le Maroc tente de cacher ces réalités sur le terrain « pour induire en erreur ceux avec qui il veut conclure des accords politiques et économiques dans la région ».
    S’exprimant en marge de sa participation à la conférence organisée à l’occasion de la commémoration du 42e anniversaire de la mort du président Houari Boumediène, M. Taleb Omar a indiqué que les frappes militaires « menées par l’armée sahraouie contre les positions des forces marocaines, le long de la ceinture de défense, se poursuivent », ajoutant que « les Sahraouis demeurent unis et déterminés à poursuivre leur lutte pour mettre fin à l’occupation marocaine ».
    « Le Makhzen tente toujours de cacher les réalités du terrain pour induire en erreur ceux avec qui il veut conclure des accords politiques et économiques dans la région », a-t-il précisé.
    Il a souligné que le peuple sahraoui « n’a plus confiance aux promesses et revendique à présent du concret », expliquant que « le régime marocain a tout gâché, du plan de paix au cessez-le-feu, et qu’à l’heure actuelle, il n’a d’autre volonté que l’escalade « . Pour M. Taleb Omar « les pratiques du régime marocain font peser sur la région des risques de confrontation », estimant « plus judicieux pour lui de tirer les leçons du passé au lieu de persister dans sa tyrannie et de continuer à jouer l’escalade, en se vantant d’alliances à même de l’aider à réaliser son rêve ».
    « Face à cet état de fait, nous ne voyons à l’horizon aucune disponibilité de la part du Maroc ni un changement radical au niveau du Conseil de sécurité pour imposer l’acceptation de ce droit », a expliqué le diplomate sahraoui.
    Par ailleurs, M. Taleb Omar a souhaité voir la nouvelle administration américaine, sous la conduite de Joe Biden, « prendre des décisions à même de lever les obstacles au niveau du Conseil de sécurité pour amener le Maroc à avancer sur la voie d’un règlement pacifique ».
    Il a rappelé, « l’échec essuyé lors de la dernière séance du Conseil de sécurité par le régime marocain en ne parvenant pas à obtenir un cessez-le-feu et un soutien à la décision du président américain sortant, Donald Trump, sur le Sahara occidental ».
    Concernant le rôle de l’Union Africaine (UA), l’ambassadeur de la RASD a mis en avant la décision du dernier sommet extraordinaire relative à la réinscription de la question sahraouie à l’agenda du Conseil de paix et sécurité (CPS), rappelant qu’un rapport sera présenté au prochain sommet.
    M. B.
    #SaharaOccidental #Maroc #Polisario #WesternSahara