Tag: Union Africaine
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Eléments pour la réunion sur la stratégie du Maroc en Afrique
Tagma, 4 août 2014Maroc/Afrique ( éléments pour la réunion de Lundi)La politique africaine du Maroc a connu un net et important changement qualitatif depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au trône . L’Afrique est aujourd’hui au centre des priorités de la politique étrangère du Maroc.Cette vision s’articule autour des axes ci après :1/ Paix et Sécurité : les pays africains dans leur ensemble font face a des menaces d’ordre sécuritaire qui visent leur déstabilisation . Certaines de ces menaces relèvent de ce qui est déjà connu : conflits territoriaux- Conflits d’ordre interne- lutte pour le pouvoir …D’autres sont nouvelles pour l’Afrique et sont les plus porteuses de périls : Boko Haram – Al Qaïda – Al Shabab. Trafics de drogue et d’armes – Traite des humains ….etcLes pays africains sont démunis face a ces nouvelles menaces transnationales.Les défis qui pèsent sur la sécurité et la stabilité des pays africains sont aussi une menace pour tous les autres pays .Le Maroc en tant que pôle de paix et de stabilité dans la région a entrepris d’apporter son aide aux pays amis qui font face a ces menaces.Sur le plan purement sécuritaire : Aide a la formation des forces de sécurité – Echange de renseignements – Coopération entre les services de sécurité . Initiatives pour organiser la Coopération sous régionale et internationale pour juguler ces menaces….Tags : Maroc, Afrique, Union Africaine, Sahara Occidental, -
Comment le Maroc méprise les africains!
Maroc contre Afrique : UNE RUSE MÊME PAS ROYALE !
par Abdellatif Bousenane
Non-respect du droit international dans le Sahara occidental, bafouillement des principes élémentaires du droit de la dignité humaine envers le peuple sahraoui, annulation, sans aucun état d’âme, de l’organisation du tournoi de la Coupe d’Afrique des nations à la veille de cette grande fête de football africain, bref le commandeur des croyants ne recule, en fait, devant rien.
Mais d’où vient cette confiance aveugle et arrogante du monarque ? D’où puise-t-il cette assurance totale en l’impunité ?Imaginons une seule minute qu’un quelconque pays africain à part le Maroc décide d’annuler subitement et sans aucune contrainte majeur l’organisation de telle compétition programmée sur son sol ! Le châtiment le plus ravageur s’abattrait sur ses dirigeants. Ils seraient confrontés sans aucun doute aux sanctions les plus dures par la FIFA avant la CAF.
Sans parler du ” tsunami ” d’une campagne médiatique mondiale très hostile. Toutefois contre El Makhzen, rien, silence complice et scandaleux absolu de la plus grande instance mondiale du foot à savoir la FIFA car la CAF (confédération africaine de football) est affiliée à la FIFA ! D’autant plus que les arguments de ” notre ami le roi ” sont tellement fragiles, sa raison d’annulation avancée est si farfelue que n’importe quel observateur comprendra que ce n’est pas la bonne raison et il s’agit bien d’une ruse même pas royale !
La maladie d’Ebola, est pratiquement maîtrisée ces dernières semaines, puis elle n’est pas généralisée au point qu’on ne peut plus contrôler. Elle ne concerne pas en effet tous les pays qui participent à cette coupe d’Afrique. Au contraire la majorité de pays qualifiés pour l’instant (car les qualifications sont toujours en cours cependant on connaît la plupart des sélections qualifiées) ne sont pas touchés par cette maladie.
Un autre élément qui va à l’encontre de la thèse du Makhzen, le fait qu’effectivement le Maroc maintient toujours ses vols vers les pays africains sans exception il n’a annulé aucun vol en provenance de ces pays ! Et puis tout le monde sait incontestablement que le Maroc, vu sa vulnérabilité, a été toujours assisté techniquement par les puissances occidentales telles que la France, l’Espagne et les Etats-Unis d’Amérique, ainsi donc il n’ y a rien à craindre d’une maladie qui est parfaitement détectable et maîtrisable. Par conséquent, on peut s’interroger légitimement sur les vraies raisons d’une telle décision du moins étrange ! S’agit-il d’un simple calcul économique financier ?
C’est à dire le gouvernement marocain calcule dépenses et recettes et il trouve finalement qu’il n’a pas de bénéfices à tirer de cette organisation ? Donc il n’est pas dans la mesure d’assumer des dépenses supplémentaires dans ce temps de crise ?
Ou plutôt d’un calcul purement politique. Par peur de la contagiosité d’une autre maladie qui s’appelle : ” printemps arabo-africain ” ? Surtout dans ce contexte interne actuel confus où on constate la multiplication de mouvements sociaux. A titre d’exemple l’appel des syndicats à une grève générale ces derniers jours. Sinon par peur de nuire à son image très brillante dans les grands médias mondiaux ?
Ainsi on a peur que les hôtes découvrent une autre réalité. Car, il faut le dire, contrairement à cette image médiatique le Maroc est classé parmi les pays les plus pauvres au monde selon les rapports des Nations-unis sur tous les plans : de l’Education à la Santé, les infrastructures etc. Et les zones touristiques très sophistiquées pour justement satisfaire les touristes européens ne peuvent pas cacher ” toute la misère du royaume “. Peut être pour se venger des Africains qui soutiennent en grande majorité l’indépendance du Sahara occidentale ? La réponse à ces questionnements ne résout pas en revanche l’énigme dont il est question ici : d’où vient cette confiance aveugle et arrogante du monarque ?
Justement, peut être on peut y trouver quelques éléments de réponse en évoquant ce dossier complètement détaché des préoccupations des médias mondiaux ” libres ” et des droits de l’hommiste. Personne n’en parle ! C’est invraisemblable tout de même ! Cette ancienne colonie espagnole qui est sous occupation marocaine depuis maintenant plus de 39 ans qu’aucun état au monde y compris les alliés naturels et éternels de la monarchie chérifienne à savoir les USA et la France, ne reconnait à l’ONU la souveraineté du Maroc sur elle. Donc ce n’est pas l’Algérie qui pose problème. Est ce que l’Algérie est dans la capacité de faire pression sur tous les pays du monde pour ne pas reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidentale ? Soyons sérieux !
Dès lors tout le monde est d’accord que le Sahara n’est pas marocain mais les décideurs ne veulent pas qu’elle soit indépendante ! Ainsi la civilisation dominante aime jouer avec les paradoxes ! Néanmoins, les raisons de ces comportements arrogants de la part des dirigeants d’un pays très pauvre restent tellement mystérieuses!
Le Quotidien d’Oran, 13 nov 2014
Tags : Maroc, Afrique, Ebola, Union Africaine, Sahara Occidental, Front Polisario, FIFA, CAF, CAN, sport, football,
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Maroc : Lettre confidentielle filtrée du bureau de Dlamini Zuma
Les espions de la DGED sont partout en quête de légitimation du pillage des ressources du Sahara Occidental. Le Maroc ne lésine pas dans les moyens dans le but de réaliser ses rêves expansionnistes.Ainsi, après avoir piraté les ordinateurs du Secrétariat général de l’ONU en vue d’espionner ses activités de l’, le voilà avec un document subtilisé du bureau de Dlamini Zuma, présidente, à l’époque, de la Commission Africaine.Pour cela, le Maroc pouvait compter sur les fidèles services d’un de ses collaborateurs les plus proches, le Burkinabè Jean–Baptiste Toubo Tanam Natama, Directeur de cabinet de Nkosazana Dlamini–Zuma, aujourd’hui décédé.Tags : Sahara Occidental, Maroc, Jean-Baptiste Natama, Union Africaine, commission africaine, Dlamini Zuma, -
Maroc : Rapport de mission (sommet UA de Malabo, 20-27/2014)
Honneur porter votre attention que nous avons Monsieur Sitri et moi même en présence de l’Ambassadeur eu des entretiens approfondis avec les Ambassadeurs du Senegal et de la Cote d’Ivoire au sujet des préparatifs du Sommet de l’UA.Ces entretiens ont permis de savoir que le projet de l’Ordre du Jour adopté par le Comité des Représentants Permanents ne comporte pas de point concernant la question du Sahara.Malgré cela il n’y a aucune certitude qu’un Rapport distinct sur le Sahara prévu par la décision de Janvier 2013 ne soit présente par le Conseil Paix et Sécurité (CPS)qui est une instance a composition restreinte et dont le Commissaire est M. Chergui de nationalité algérienne et qui a succédé a Laamamra. C’est un risque toujours d’actualité .De commun accord les contacts seront poursuivis notamment avec les représentants des pays amis membres du CPS pour s’informer sur ce point particulier. Les Ambassadeurs du Senegal et de la Cote d’Ivoire nous ont renouvelé leur détermination a contrer toutes les manœuvres tendant a instrumentaliser l’UA sur la question . L’Ambassadeur du Senegal m’a affirmé avoir attiré l’attention de Mme Zuma sur le risque pour elle de s’embarquer dans une croisade contre notre pays .En outre un déjeuner de travail sera organisé a la Résidence du Senegal le Samedi auquel seront conviés un grand nombre d’Ambassadeurs des pays amis . Ce déjeuner sera déterminant pour la mobilisation des amis. M.Kadmiri qui a été retenu arrivera Jeudi.Une délégation est également attendue pour demain.Nous avons également rencontré la délégation du Ministère de l’Energie conduite par le Ministre Aamara venue dans le cadre du volet Énergie du Sommet USA-Afrique. Cette réunion se déroule sans accroc.4 juin 2014Le CPS pourrait être utilisé afin d’éviter un débat au sein du COREP puisqu’il fait rapport directement a la Conférence des Chefs d’Etat. En effet la matrice de la Décision de Janvier mentionne le CPS comme étant l’organe responsable de sa mise en oeuvre alors que la Décision mandate la Présidente de la Commission . Le recours a cette manœuvre de contournement pour escamoter le débat serait non conforme du point de vue procédural puisque la Décision stipule que le Rapport sur le Sahara doit être présente au Conseil Exécutif(et donc au COREP )par la Présidente de la Commission Cependant , l’UA n’étant pas spécialement connue pour son orthodoxie en matière de respect des procédures il n’est pas exclu que le CPS soit utilise pour atteindre les objectifs qui ne peuvent l’être autrement , c’est a dire en passant par le COREP ou le rapport de forces est assez favorable a notre pays.La vigilance est absolument nécessaire pour faire échec a cette éventualité .4 juin 2014Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Union Africaine, UA, Sommet de Malabo, -
Maroc : compte-rendu de mission à Addis Abeba
Contexte : L’Afrique prépare le XXIII Sommet de l’Union Africaine tenu à Malabo du 20 au 27 juin 2014. Les autorités marocaines suspectent Mme Zuma de vouloir « offrir quelque chose à ses mentors (Algérie et Afrique du Sud) et en raison de la recrudescence de l’agressivité dont fait preuve l’Algérie à l’égard de notre pays depuis la crise du Mali et des Visites de Sa Majesté le Roi , que Dieu l’Assiste, au Mali et dans les autres pays africains », selon une note confidentielle marocaine dont voici le contenu:SOMMET DE L’UNION AFRICAINE – MALABO DU 20 au 27 JUIN 2014Le XXIIIe Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine aura lieu à Malabo en Guinée Equatoriale du 20 au 27 Juin 2014.Conformément à la décision prise par le Sommet de Janvier 2013, la Présidente de la Commission de l’UA, Madame Zuma présentera à cette occasion son rapport sur la question du Sahara. Comme attendu ce rapport sera totalement partial.D’autre part, tous les indicateurs permettent de penser qu’aussi bien ce rapport que les autres documents émanant des autres structures de cette organisation : Conseil Paix et Sécurité (dirigé par un algérien), Commission Africaine des Droits de l’Homme (CADH), Organisation des Femmes Africaines, seront très virulents à l’égard de notre pays.Les projets de rapports qui commencent à être distribués aux Etats membres donnent déjà un avant gout de la suite des événements.Ce Sommet sera certainement le plus dur que notre pays aura à affronter en raison de la détermination de Madame ZUMA à offrir quelque chose à ses mentors (Algérie et Afrique du Sud) et en raison de la recrudescence de l’agressivité dont fait preuve l’Algérie à l’égard de notre pays depuis la crise du Mali et des Visites de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’Assiste, au Mali et dans les autres pays africains.Depuis son arrivée à la tête de la Commission de l’Union Africaine en 2012, la Présidente de la Commission de l’UA n’a encore pas pu mettre à exécution son agenda caché de rendre service à l’Algérie sur la question du Sahara. Elle tentera de parvenir à ses fins lors de ce Sommet.Afin de contrecarrer et de mettre en échec ces visées, conformément aux instructions de Monsieur le Ministre il sera procédé aux démarches ci-après :1/Une action sera entreprise auprès des ministres des affaires étrangères des pays amis pour attirer leur attention sur ce véritable complot qui vise le Maroc et leur demander d’être vigilants et de contrecarrer ces manœuvres. Cette démarche comprend l’envoi d’une lettre aux Ministres des Affaires étrangères des pays africains amis et des actions d’explication et de demande de soutien dans les différentes capitales.Tags : Sahara Occidental, Maroc, Ouali Tagma, Union Africaine, Dlamini Zuma, Chissano, -
L’Algérie et la Zone de libre-échange continentale africaine : la panacée ?
Par Mostefa Zeghlache(*)Du 3 juin 1991, date de l’adoption à Abuja (Nigeria), par l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), du Traité instituant la Communauté économique africaine (entré en vigueur en 1994), dans le cadre du Plan d’action et de l’Acte final de Lagos, au 7 juillet 2019, date de la mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), à l’issue du Sommet de l’Union africaine (UA) de Niamey (7 et 8 juillet) , l’Afrique aura mis près de 30 années avant de s’engager , enfin, sur un projet d’intégration régionale longtemps galvaudé par le discours unioniste africain mais qui attend toujours de voir le jour.En ratifiant l’accord de la ZLECAf le 15 décembre 2019, l’Algérie a indiqué clairement sa volonté de ne pas rester en marge du processus enclenché en juillet 2019. Cette adhésion est justifiée par le discours officiel algérien qui présente la Zone africaine de libre-échange comme une voie pouvant soutenir la volonté du pays de diversifier l’économie nationale pour sortir de l’impasse de la dépendance aux hydrocarbures comme principale source de financement extérieur.La création de la ZLECAf est le résultat d’un long processus intégrationniste africain qui a débuté à Abuja en 1991, du temps de l’OUA.La stratégie établie par le Traité d’Abuja visait la mise en place de la Communauté économique africaine (CEA) sur la base d’un processus d’intégration sous-régional impliquant cinq communautés économiques régionales (CER), devenue, plus tard, huit, dont l’Union du Maghreb arabe (UMA). Parmi les nombreux objectifs fixés par le Traité, l’article 4 dispose notamment que la CEA vise à « promouvoir le développement économique, social et culturel ainsi que l’intégration des économies africaines… ».La première étape du processus devait s’achever en 1999 et la 6e et dernière en 2028 par la création d’une union économique et monétaire. La mise en œuvre intégrale du Traité ne devait pas excéder l’année 2034. En cours de chemin, les dirigeants africains ont décidé, en janvier 2012, lors de la 18e session de l’UA de créer une Zone de libre-échange. Le processus de négociations a été initié en juin 2015, lors de la 25ème session ordinaire de l’UA à Johannesburg.Tags : Algérie, ZLECA, Afrique, Union Africaine, libre échange, -
Les confidences de l’ambassadeur américain à son homologue marocain
Les deux étaient en poste à Alger, en 2012: Les confidences de l’ambassadeur américain à son homologue marocain
Alors que le dossier de l’espionnage des trois ministres algériens, dont un est encore en activité, par les services marocains en France est toujours d’actualité, un autre scandale, et pas des moindres, prend forme. Selon le site électronique Maroc Leaks, et dans une double correspondance en date du 31 janvier 2012 et du 1er février 2012, Abdallah Belkeziz, alors ambassadeur du Maroc en Algérie, explique aussi bien, à Taïeb Fassi Fihri, un conseiller du roi Mohamed VI et à son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ,comment l’ambassadeur des Etats-Unis à, Alger en poste à l’époque, lui avait fourni des informations censées être confidentielles, sur l’Etat algérien. Le site dédié aux révélations du cyber-activiste Chris Coleman révèle, en effet, que la correspondance de Belkeziz adressée au chef de la diplomatie marocaine fait part qu’il avait reçu Henry S. Ensher, l’ambassadeur américain, à Alger de 2011 à 2014, «à sa demande» pour se faire débriefer sur la visite du ministre marocain, en Algérie, une semaine plus tôt. Le diplomate américain, de retour, d’une réunion tenue en Allemagne avec ses homologues dans les pays du Maghreb, lui a confié «de la mise à disposition de fonds spéciaux aux pays de la région (essentiellement les services secrets) pour faire face aux opérations de sécurité et de renseignements». Le Maroc bénéficiant, bien sûr, de cette aide comme l’expliquera l’ambassadeur marocain.
Pourtant, les confidences de Ensher vont déborder sur des questions ne concernant en rien le Maroc puisqu’il s’agit de son travail, en tant que diplomate agréé, à Alger. Il fera à son hôte un compte rendu de sa mission qu’il avait effectuée à Tamanrasset, lui apprenant que les représentants des partis les plus importants, citant le FLN, le RND, le MSP et le PT «se considèrent tous comme les alliés du pouvoir actuel». Evoquant, avec lui, les élections législatives de mai 2012, il affirmera que les partis minoritaires ne pèseront pas lourd à ce rendez-vous électoral.
Il précisera, lors de ces confidences, sans que cela ne soit un secret d’Etat, que le Sud reste très attaché à ses traditions quand ses habitants ne se réfèrent pas au droit coutumier dans la gestion de leurs affaires. L’ambassadeur américain fera aussi un compte rendu de sa visite à Ouargla où il n’a pu s’entretenir avec les élus locaux suite au véto du wali. Ensher a aussi évoqué le Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) qui regroupes les chefs d’état-major de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger et du Mali lui faisant part de l’intérêt de son pays à voir le Maroc y jouer un rôle important. Belkeziz rapportera, également, les propos de l’Américain concernant une éventuelle adhésion d’autres pays au CEMOC, parlant de la Libye, du Nigéria et du Tchad «et dans une phase ultérieure la Tunisie et peut-être le Maroc». Des informations apparemment, sans fondements puisqu’à ce jour le CEMOC est resté un club réservé.
Le document revient aussi sur les relations entre Alger et Washington à propos de la coopération militaire puisqu’il est dit à ce propos que «depuis 2007, les Algériens, dans ce cadre, s’opposent à toute relation avec les USA, à cause des mésententes entre l’armée algérienne et la délégation américaine». Les Américains voulant des relations directes avec les militaires algériens et l’Algérie préférant le canal civil. Confidences pour confidences, le diplomate marocain a fait un récit complet de la visite du ministre marocain des Affaires étrangères à Alger et de ses entretiens avec son homologue Belkhadem et le Président Bouteflika.
Le Quotidien d’Oran, 11 sept 2017
Tags : Maroc, Marocleaks, Union Africaine, Sahara Occidental, Front Polisario,
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La Cédéao et l’UA renoncent à leurs missions d’observation des scrutins
La Cédéao se désolidarise du processus électoral en cours en Guinée. Un sujet sur lequel l’Union africaine affiche une ligne similaire.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le président de la Commission de l’UA se dit : “préoccupé par les récents développements pré-électoraux en Guinée”.
Il parle de “forte controverse sur le fichier électoral” et rappelle l’impossibilité du déploiement de la mission des chefs d’État de la Cédéao.
L’organisation régionale a en effet tenté d’envoyer une délégation de plusieurs chefs d’état à Conakry pour y rencontrer le président Condé – officiellement pour porter un message de paix et de solidarité. Mission a laquelle le président Condé a opposé une fin de non recevoir; en raison de ses engagements et contraintes liés au calendrier électoral.
En conséquence, explique Moussa Faki Mahamat, “l’UA rappelle la mission d’observation qui était déployée pour suivre les scrutins”. D’après un haut responsable de l’Union africaine, le fichier électorale et le refus de recevoir la délégation de la Cédéao ont rendu impossible toute caution de ces élections.
Agences
Tags : Guinée, Union Africaine, CEDEAO, Alpha Condé,
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Consulats de pays africains à Laâyoune occupée :: L’ambassadeur sahraoui dénonce des «bulles informationnelles»
L’ambassadeur de la République sahraouie arabe et démocratique (Rasd) à Alger, Abdelkader Taleb Omar, a critiqué, ce mecredi , la position de quelques pays africains qui ont ouvert des représentations consulaires dans les villes sahraouies occupées de Laâyoune et Dakhla au Sahara occidental.
Intervenant au forum El Wassat, Abdelkader Taleb Omar a qualifié ces représentations de «bulles informationnelles». Il a explique qu’après avoir échoué à faire changer la position de l’Union africaine (UA) vis-à-vis du Sahara occidental, le régime du Makhzen a «acheté les positions de certains pays qui ne payent même pas leurs cotisations à l’Organisation et à l’ONU».
«Ces pays n’ont pas de ressortissants dans les territoires sahraouis occupés, certains n’ont même pas d’ambassades au Maroc et n’ont pas d’intérêts dans ce pays», a-t-il ajouté, notant que ces pays, quel que soit leur nombre 7, 8, 9 ou bien même 10, représentent une minorité au sein de l’UA.
Le diplomate a, dans ce cadre, critiqué certains Etats qui ont instruit leurs médias de négliger la cause sahraouie ou à suivre la propagande marocaine. Il a cité la France, l’Espagne et des pays arabes.
A propos de la France, il a indiqué qu’elle joue un rôle négatif dans la région afin de faire de la surenchère vis-à-vis de certains pays. «L’Espagne aussi joue un rôle négatif dans cette cause. Elle a toujours été du côté du Makhezen», a-t-il ajouté, affirmant que la première responsabilité revient à ce pays qui n’a pas fait les démarches de décolonisation et laissé, en 1975, le territoire sahraoui pour le Maroc. Il a, à l’occasion, salué la position du secrétaire d’Etat espagnol aux Droits sociaux, Nacho Alvarez, qui a récemment exprimé «l’engagement de continuer à coopérer avec le peuple sahraoui».
Le responsable espagnol accueillait, ce jour-là, la ministre sahraouie des Affaires sociales et de l’Emancipation des femmes, Suelma Beiruk, à la tête d’une importante délégation de la RASD. «La position d’Alvarez est celle de sa formation politique, le Podemos. La position de l’Etat espagnol n’a pas changé. Ce pays a les mêmes intérêts que l’occupant pour retarder une solution au conflit du Sahara occidental», a-t-il expliqué. La cause ? Le pillage des richesses sahraouies, a répondu le conférencier.
Taleb Omar a de même salué la Cour de justice européenne (CJUE) qui a émis un avis sans appel sur la question en se prononçant pour l’exclusion du Sahara occidental de tout accord commercial entre l’Union européenne et le royaume du Maroc. Il a indiqué que la diplomatie sahraouie se charge d’expliquer la situation aux députés européens. «Ce sont les représentants des peuples européens qui sont dans l’ensemble justes. Hélas, les politiques suivent leurs intérêts», a-t-il regretté soulignant enfin que rien ne fera reculer les responsables de la RASD à défendre les intérêts du peuple sahraoui jusqu’à l’obtention de son droit à l’autodétermination.
Samira C.
Sud Horizons, 26 fév 2020
Tags : Sahara Occidental, Maroc, Union Africaine, consulats,




