Tag: Union Africaine

  • Eléments de langage pour un déjeuner avec les MAEs Africains 

    Tags : Maroc, Sahara Occidentlal, RASD, Union Africaine,

    Déjeuner avec les MAEs Africains 

    Eléments de langage

    Remerciements pour avoir bien voulu répondre a cette invitation pour célébrer l’amitié maroco-africaine. 

    Engagement de Sa Majesté et du Gouvernement pour renforcer encore davantage les relations entre le Maroc et les pays frères africains pour l’édification de PARTENARIATS pour la PAIX et la PROSPERITE. 

    Remerciement pour leur engagement aux côtés du Maroc pour La Défense de la légalité. 

    La Présidente de la Commission de l’Union Africaine continue sa croisade contre le Maroc. Elle a procédé à la nomination de Chissano sans consulter les États membres sur le bien fondé et l’opportunité de cette décision. Il s’agit quand même de l’argent de leurs contributions. 

    Une fin de non recevoir a été signifiée à Chissano dans tous les pays qu’il a visités. 

    Le Maroc dénonce ce parti pris et cette décision qui ne repose sur aucun fondement puisque le dossier du Sahara est depuis 1988 au Conseil de Sécurité. 

    Éléments concernant le Sahara. 

    Le Conseil de Sécurité a en Avril dernier et pour la 9ème fois consécutive a réaffirmé que la seule solution est une solution politique négociée et pas autre chose. 

    Il a appelé à l’implication réelle des pays voisins dans la recherche de cette solution pour la préservation de la paix dans la région et au Sahel et les a exhorté à faire preuve de réalisme et de compromis. 

    Il a salué les efforts du Maroc dans le cadre de la recherche de la solution politique et les a qualifiés de sérieux et de crédibles. 

    Le Maroc a mis sur la table le projet d’une solution politique qui repose sur un statut d’autonomie avancée. 

    Il faut aujourd’hui que l’on mette fin au double langage. Au Conseil de Sécurité, tout le monde, y compris l’Algérie, soutient la recherche d’une solution politique et à Addis-Abeba on continue de tenir un langage anachronique et en déphasage avec la réalité 

    Il faudrait que les pays amis du Maroc sortent de leur silence et contribuent à arrêter cette hérésie. 

    Pour une Afrique prospère 

    L’Afrique a aujourd’hui besoin de Paix et de Développement. 

    Le Maroc est déterminé à assumer sa part de responsabilité dans ce combat pour l’émancipation et la PROSPERITE du continent en s’engageant dans des alliances pour le progrès au bénéfice des populations

    Abdelkader TALEB, Chef de la Division de l’Afrique Centrale et Australe

    Direction des Affaires Africaines

    Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération

    Rabat- Maroc

    Tel:+212 537 67 60 63/64

    taleb@maec.gov.ma
    abdelkadertaleb

    #Maroc #Union_Africaine #Sahara_Occidental #RASD

  • Maroc: Tagma propose de réactiver la CEN-SAD contre l’Algérie

    Tags : Maroc, Union Africaine, CEN-SAD, Sahara Occidental, RASD, Algérie,

    Du 04 au 06 août 2014 se sont déroulés les travaux de la première édition du Sommet Etats-Unis – Afrique. Pendant trois jours, une cinquantaine chefs d’Etats et de gouvernements ont été reçus par Barack Obama pour parler surtout affaires, sécurité et gouvernance.

    Le 5 août 2014, dans le panel sur la sécurité au Sahel et au Maghreb, le Maroc tente de se faire accepter dans les réunions sur le Sahel sous le slogan du “refus des démarches d’exclusion”.

    Dans un email envoyé le même jour, Ouali Tagma de Washington, rapporte que “sur le volet sécuritaire néanmoins participants africains ont reconnu le leadership de l’Algérie dans la zone”, alors que “sur le volet religieux reconnaissent le leadership du Maroc”.

    “MD algérien a déclaré que l’argent du trafic du Kif finance le terrorisme ainsi que le trafic de la cocaïne et les rançons payés par l’occident. Les pays du Sahel n’ont pas remis en cause ces déclarations ni l’hégémonie de l’Algérie. D’où la nécessité de réactiver la Censad”, conclu Tagma.

  • Le Sahara Occidental reçoit des équipements médicaux de l’Union africaine

    Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies , dépendants de l’Union africaine (UA), ont envoyé, hier mardi, des équipements médicaux à la République Arabe Sahraouie Démocratique, membre fondateur à part entière de l’organisation continentale.

    Selon le ministère de la Santé publique de la RASD, le matériel envoyé par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a été reçu par la ministre sahraouie de la Santé, Khira Boulahi Bad.

    La Sra Bad a remercié l’organisation continentale pour son aide sanitaire envoyée pour faire face à la crise pandémique du Covid-19. SPS

     
    Tags : Sahara Occidental, Union Africaine, UA, coronavirus, Covid-19, Africa CDC,

  • Modèle de déclaration pour soutenir le retour du Maroc à l’UA

    Tags : Maroc, Union Africaine, Sahara Occidental, RASD,

    Le Maroc a proposé un texte pour les communiqués de ses alliés africains sur l’adhésion du royaume à l’Union Africaine.

    Document pour le K

    (Version Francaise)

    Le gouvernement du …..a toujours privilégié le dialogue et la négociation pour résoudre les différends régionaux. Le différend sur le Sahara constitue une entrave à l’unité africaine et à l’intégration maghrébine.

    Le gouvernement du …. soutient le processus des négociations conduit, sous les auspices des Nations Unies, et considère que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc comme étant sérieuse et crédible.

    Afin de s’inscrire positivement dans le cadre des efforts des Nations Unies, le …….a toujours défendu une position équilibrée, afin de rapprocher les positions des parties.

    Dans cet esprit, le gouvernement du …… avait suspendu la reconnaissance de la « rasd ». La position du gouvernement du …… est inchangée.

    Le gouvernement du …… estime que le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine est nécessaire. Il est de nature à renforcer le rôle de l’Union Africaine et l’unité de l’ensemble du Continent Africain. 

    Document pour N

    (Version Française)

    Le gouvernement de…… soutient les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en vue d’une solution politique définitive au différend sur le Sahara. Profondément attaché à la stabilité du continent africain le gouvernement du….. souhaite que toutes les chances du succès soient préservées pour faire aboutir le processus de négociations conduit actuellement sous les auspices du Secrétaire Général des Nations Unies.

    Les parties à ce différend doivent faire preuve d’esprit de flexibilité et de compromis pour parvenir à un accord définitif autour d’une solution gagnante. Le Maroc a fait un pas important en proposant une initiative d’autonomie. Afin de s’inscrire dans une dynamique positive et équilibrée a même de promouvoir une solution politique définitive à ce différend, le gouvernement du ……a décidé de geler / retirer sa reconnaissance à la « rasd »

    Tout doit être entrepris pour favoriser l’unité de l’Afrique. Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine contribuera à cette unité et renforcera le rôle de l’UA.

    Document for K

    (Version Anglaise)

    The Government of ……. has always privileged dialogue and negotiation to resolve regional disputes. The dispute over the Sahara is an obstacle to the African Unity and the integration of the Maghreb.

           The Government of…… supports the negotiation process under the auspices of the United Nations, and considers the autonomy initiative presented by Morocco as serious and credible.

          To be in line with the efforts of United Nations, ……has always advocated a balanced approach with the aim to reconcile the positions of the parties.

          In this spirit, the Government of ……has suspended its recognition to ” SADR”. The position of the Government of ……remains unchanged.

           The Government of …….believes that the return of Morocco to the African Union is necessary. It will likely strengthen the role of the African Union and the unity of the entire African continent.

    Document for N

    (Version Anglaise)

    The Government of….. supports United Nations Security Council resolutions to find a final political solution to the dispute over the Sahara issue. Deeply committed to the stability of the African Continent, the government of …… hopes to preserve chances for the success of the negotiation process currently conducted under the auspices of the Secretary General of United Nations.

    The parties to the dispute must demonstrate a spirit of flexibility and compromise in order to reach a final agreement based on win-win solution. Morocco has made an important step by proposing an autonomy initiative.

    In order to contribute constructively to the ongoing dynamic aimed at promoting a lasting political solution to the dispute over Sahara, the government of….. has decided to freeze / remove its recognition to the ” SADR “.

    Everything must be done to promote the unity of Africa. In this context the return of Morocco to the African Union will contribute to its unity and strengthen the role of the AU.

    #Maroc #Union_Africaine #UA #Sahara_Occidental #RASD

     
     
     
     
  • Maroc : Le Makhzen pris de court par la diplomatie algérienne au Proche Orient

    Selon Aziz Chahir, docteur en sciences politiques et enseignant-chercheur à Salé, au Maroc, le royaume chérifien a été pris de court par la première visite d’État de trois jours du président algérien Abdelmajid Tebboune en Arabie Saoudite, la première à un pays étranger depuis son investiture en décembre, à l’invitation du roi Salmane. C’est ce qui a poussé le roi Mohammed VI a dépêcher, le même jour, son principal conseiller royal, Fouad Ali El Himma, et son ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, pour rencontrer le nouvel homme fort de l’Arabie Saoudite, le prince Mohammedben Salmane.

    À cet effet, Mohammed VI a chargé son plus proche conseiller, Fouad Ali al-Himma, de se rendre précipitamment à Riyad, le 26 février, en vue de s’entretenir avec le prince Mohammed ben Salmane.


    Face à la nouvelle offensive diplomatique de l’Algérie, le régime marocain n’a plus d’autre choix que de tenter un rapprochement avec l’Arabie saoudite face aux mouvements algériens dans la région du Golfe.

    Cependant, la véritable raison des agissements marocains pourraient être le souci de voir l’Arabie Saoudite accepter la participation de la RASD dans le sommet Union Africaine-Arabie Saoudite prévu pour le 16 mars à Riyad à un moment où l’organisation panafricaine a exigé le 7 février la présence de tous les membres de l’organisation continentale lors des sommets avec des partenaires internationaux.


    « À cela, il faudra ajouter les agissements du Front Polisario, soutenu par l’Algérie, qui parvient à se fait entendre dans les enceintes internationales », indique-t-il.

    Tags : Maroc, Arabie Saoudite, Algérie, Union Africaine, Sommet Arabie Saoudite-UA, Front Polisario, Mohamed Ben Salman,

  • Complots marocains contre la RASD en Afrique (I)

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, RASD, lobbying,

    Rabat, le 2 juin 2013

    Stratégie pour contrer l’offensive de l’Algérie et de l’Afrique du Sud au sujet de la question du sahara marocain

    Le 21ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (22 au 28 Mai 2013), a été le révélateur de l’existence d’une véritable offensive, généralisée et planifiée par les adversaires du Maroc dont l’objectif est de faire d’abord adopter à l’UA une position prônant l’indépendance du sahara et de l’imposer, par la suite, au reste de la communauté internationale, comme seule et unique solution à ce conflit. 

    L’arrivée de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA constitue un élément clé de la mise en œuvre de cette stratégie, conçue et mise en œuvre essentiellement par l’Algérie et l’Afrique du Sud, appuyés massivement et activement par la quasi-totalité des pays de la SADECet par certains pays de l’Afrique orientale.

    Les travaux de ce Sommet ont dévoilé la collusion totale entre l’Afrique du Sud et l’Algérie d’une part et le Secrétariat de l’UA d’autre part qui d’ailleurs n’hésite plus à se départir ouvertement de la neutralité à laquelle il est normalement astreint. Cette collusion d’intérêt entre une partie des Etats membres et le Secrétariat de l’organisation, est un cas unique dans les annales des institutions internationales qu’il conviendra également de dénoncer. 

    Cette note se propose de faire le point sur les travaux du Conseil Exécutif au sujet du sahara, d’en tirer quelques enseignements, de décrire la stratégie poursuivie par les adversaires du Maroc, de proposer les éléments de la contre-offensive de notre pays et un plan d’action pour la mener à bien. 

    Mission de la délégation marocaine à Addis-Abeba en marge des travaux du Sommet de l’UA

    Une délégation conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, a effectué une mission à Addis-Abeba à l’occasion de la tenue du Sommet de l’Union Africaine et de la célébration du cinquantenaire de l’unité africaine.

    Cette mission intervenue dans un contexte très particulier, suite à l’inscription, pour la première fois, de la question du sahara à l’ordre du jour de l’UA, s’est assigné trois objectifs essentiels :

    Demander aux pays africains, amis du Maroc, d’exprimer leur refus de voir l’UA se saisir à nouveau de la question du Sahara et de demander, par conséquent, la suppression de ce point de l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA ; 

    Contrer l’adoption par l’UA de toute décision qui ne prendrait pas en considération l’évolution de la question du Sahara au Conseil de Sécurité des Nations Unies ; 

    Faire entendre solennellement au sein de l’UA, par l’entremise de pays amis, la position du Maroc sur cette question. 

    En préparation à ce Sommet, les démarches ci après avaient été entreprises par le Maroc auprès des pays africains pour demander la suppression de ce point de l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA :

    Des messages écrits ont été adressés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, aux Présidents du Sénégal, de la Cote d’Ivoire, du Gabon et du Burkina Faso. 

    Des lettres ont été adressées par le Ministre à l’ensemble des Ministres des Affaires Etrangères des pays africains ; 

    Les Ambassadeurs de Sa Majesté le Roi en Afrique ont été instruits pour entreprendre auprès de leurs pays d’accréditation, des démarches pour appuyer cette demande. 

    Une lettre de réponse a été adressée par le Ministre à la Présidente de la Commission de l’UA, lui expliquant les raisons pour lesquelles le Maroc considère qu’il n,’est pas opportun pour l’UA de réintroduire dans son agenda l’examen de la question du sahara. 

    Dans ces démarches, l’argumentaire du Maroc s’articulait essentiellement autour des points suivants : 

    L’OUA a échoué dans sa médiation pour résoudre le conflit du sahara et s’est départie de son rôle d’arbitre en préjugeant de l’issue du processus d’autodétermination en admettant en son sein une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté et ce en violation de sa propre Charte et du principe même de l’autodétermination ; 

    La question du sahara a divisé et a failli faire éclater l’OUA et qu’il n’est pas opportun de réintroduire à nouveau cette question controversée au sein de l’organisation panafricaine ; 

    La question du Sahara est aujourd’hui du ressort du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui œuvre à la recherche d’une solution politique négociée et que l’UA devrait éviter d’être en déphasage avec le processus onusien et gagnerait au contraire, en crédibilité, à soutenir ce processus. 

    Au plan opérationnel et lors des travaux du Conseil Exécutif, la délégation du Sénégal a fait une déclaration demandant la suppression pure et simple de la question du sahara de l’ordre du jour du Conseil. Le Sénégal a été appuyé par un grand nombre de pays amis, en l’occurrence, le Gabon, la Cote d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la Gambie, le Benin, le Burkina Faso, Djibouti, la Lybie, la RDC, le Congo et les Comores. 

    Cette demande a été violemment combattue par les partisans du maintien de cette question à l’ordre du jour. Il s’agit des délégations de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, de la Tanzanie, de la Namibie, du Zimbabwe, du Lesotho, de la Zambie, du Botswana, du Soudan du Sud, en plus de la pseudo « rasd ». 

    Devant cette division, un compromis a été trouvé consistant en l’adoption d’un projet de décision dont les éléments sont : 

    Maintien de la question du sahara à l’ordre du jour et report de son examen à la prochaine session du Conseil Exécutif en Janvier 2014 ; 

    Suppression dans le projet de décision initial présenté par le Secrétariat, de deux paragraphes hostiles au Maroc ; 

    Demande à la Présidente de la Commission de l’UA de présenter à la prochaine session du Conseil Exécutif d’un rapport complet sur cette question, c’est-à-dire devant tenir compte du point de vue de toutes les parties ; 

    Introduction d’un paragraphe faisant référence à la résolution 20.99 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 25 avril 2013. 

    Soutien aux résolutions des Nations Unies sur la question pour parvenir à une solution politique à travers des négociations directes, comme moyen d’autodétermination. 

    A l’issue des travaux du Conseil Exécutif, il peut être avancé à juste titre que les démarches entreprises dans ce cadre ont permis la réalisation d’objectifs importants. 

    Le compromis arraché par les amis du Maroc est en soi une victoire notable ; 

    Les adversaires du Maroc ont échoué à faire adopter une décision préparée par la Présidente de la Commission de l’UA et qui était totalement en faveur des thèses séparatistes ; 

    Les débats qui ont eu lieu ont permis de constater que malgré son absence de l’OUA/UA depuis 1984, le Maroc continue de disposer d’importants appuis et soutiens en Afrique et d’une grande capacité de mobilisation de pays amis. Ces débats ont été une opportunité pour présenter, par le biais des pays amis, la position du Maroc sur la question du sahara. 

    Au delà des péripéties des travaux proprement dit du 21ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (22 au 28 Mai 2013), un constat plus profond et alarmant s’impose qui décèle la présence d’une stratégie dangereuse menée par les adversaires du Maroc contre ses intérêts vitaux. L’arrivée de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA et la tentative de reprise par l’UA de la question du sahara, ne sont que les éléments apparents de ce puzzle.

    La stratégie anti-marocaine menée par le biais de l’UA

    La stratégie des adversaires du Maroc qui se joue sur plusieurs registres, vise comme objectifs principaux, de faire échouer le processus onusien de recherche d’une solution politique négociée, de dépasser la demande du référendum en la remplaçant par l’option de l’indépendance et d’imposer en fin de compte, celle-ci comme la seule et unique alternative possible.

    A cette fin, les instigateurs de cette stratégie (Algérie – Afrique du Sud) entreprennent étape par étape avec la complicité avérée de la Présidente de la Commission de l’UA, la déconstruction de l’acquis du Maroc aux Nations Unies, l’imposition de l’UA, au demeurant acquise à leur cause, comme partie prenante du conflit en vue de l’adoption de l’option de l’indépendance comme position commune de l’Afrique pour la porter plus tard, quand les circonstances le permettront, au niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

    En vue d’atteindre ces objectifs, la stratégie adverse poursuit la réalisation de séquences qui peuvent être énumérées comme suit :

    L’adoption par l’UA d’une position commune, radicale et hostile à l’intégrité territoriale de notre pays, vise à mettre fin à tout débat ou divergence au sein de la famille africaine sur la question du sahara. L’adoption d’une telle position deviendrait ainsi un engagement contraignant qui obligerait tous les Etats membres à s’y conformer ; 

    L’anéantissement des positions du Maroc en Afrique et de ses soutiens au sein de l’UA à propos de la question de l’intégrité territoriale ; 

    L’utilisation de cette position, comme fondement politico-juridique, pour influer sur les décisions des institutions internationales et sur les opinions publiques. 

    La contre-offensive du Maroc

    Sur la base du constat décrit ci-dessus, le Maroc n’a d’autre choix que de mettre au point une contre-offensive d’envergure visant fondamentalement à faire échouer la stratégie adverse et à réaliser l’objectif d’évincer la prétendue « rasd » de l’UA et imposer la souveraineté du Maroc sur le Sahara. 

    La contre-offensive du Maroc devra s’appuyer sur l’ensemble de ses atouts et capitaliser sur les acquis réalisés aux Nations Unies dans le cadre du règlement de la question du sahara.

    Une des conditions préalable pour amorcer cette contre-offensive, réside dans la prise de conscience par tous les décideurs du danger et des risques que comporte pour notre pays la stratégie des ennemis du Maroc.

    La clé de réussite de la contre-offensive passe par l’organisation et le rassemblement des différents intervenants et la convergence de tous les efforts vers un seul et même objectif, celui de faire échec à la stratégie adverse et de faire consacrer par la communauté internationale, la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

    La contre-offensive à engager, compte tenu des forces et des atouts dont dispose notre pays, et des handicaps et difficultés qu’il faudra surmonter, devra être menée sur les fronts diplomatiques et médiatiques et utiliser également la question des populations séquestrées dans les camps de Tindouf pour dénoncer, auprès du HCR, du Conseil des droits de l’homme, de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples et des ONG internationales, ce crime contre l’humanité dont sont coupables l’Algérie et le Polisario.

    1/ Les atouts qui consolident la position du Maroc

    -La légitimité du recouvrement par le Maroc de son sahara (fondements juridiques et historiques) ; 

    L’effectivité de la présence du Maroc sur le territoire (le processus d’intégration et d’inclusion des populations ainsi que les grandes réalisations économiques et d’infrastructures) ; 

    L’unanimité nationale autour de la question du sahara, qui constitue une question vitale et déterminante pour l’ensemble des marocains ; 

    La pertinence et la crédibilité de l’initiative marocaine d’autonomie comme solution de compromis réaliste, viable et démocratique à la question du Sahara, qualifiée de sérieuse et crédible et soutenue par une grande majorité de pays ; 

    Le soutien implicite dont bénéficie le Maroc au niveau international en ce qui concerne la question du Sahara. Aucun pays européen, ni aucun membre permanent du conseil de Sécurité ne reconnaît la « rasd ». En Afrique, 35 pays sur 53, ne reconnaissent pas cette entité. 

    La solidité et la stabilité des institutions marocaines, qui lui permettent d’être cité en modèle dans un environnement régional instable et fragile; 

    La crédibilité du Maroc au niveau international en tant que partenaire fiable et pôle de stabilité et de sécurité dans la région, ainsi que le rôle positif du Maroc en tant qu’acteur actif dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique ; 

    La vigueur et le dynamisme économique et social du pays et l’attractivité qu’exerce le modèle de développement politique, économique, social et culturel du Maroc, dans son environnement régional ; 

    La forte présence du Maroc en Afrique de l’Ouest et Centrale, où il compte des alliances sûres qui s’appuient sur les liens historiques ancestraux et sur des relations culturelles profondes, renforcés par une coopération et des partenariats économiques exemplaires. 

    2/ Les handicaps du Maroc en Afrique

    Le retrait du Maroc de l’OUA/UA, tout en étant fondé, légitime et irréversible tant que dure l’illégalité qui a motivé ce retrait, laisse les mains libres à ses adversaires au sein des instances panafricaines. 

    Les effets de cette absence sont accentués par la réduction du niveau de l’Ambassade du Maroc à Addis-Abeba, au moment où il fallait au contraire le renforcer. 

    La sous-représentasion du Maroc en Afrique Australe et Orientale (6 ambassades pour 24 pays), régions qui comptent le plus grand de pays hostiles à notre cause nationale, constitue une autre difficulté à laquelle il serait nécessaire d’y remédier. 

    Le faible poids sur l’échiquier africain des pays francophones qui composent le socle des soutiens du Maroc et qui se reflète par le niveau de moins en moins important de leur influence sur la scène africaine et au sein de l’UA. De plus, ce groupe fait montre d’une certaine mollesse, de timidité voire même d’une certaine indifférence pour défendre ses points de vue. 

    La montée en puissance des pays anglophones qui composent le socle des soutiens du clan hostile à notre pays et qui se traduit par le leadership et l’influence prépondérants qu’ils exercent sur l’agenda africain. En outre ce groupe fait montre d’une grande détermination et d’un engagement virulent et agressif voir d’un activisme pour imposer ses points de vue. Les péripéties de l’élection de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA, en est une parfaite illustration. 

    La collusion manifeste entre les adversaires du Maroc et la Présidente de la Commission de l’UA, rend plus difficile la tache de contrer l’offensive adverse. 

    L’enlisement du processus onusien de recherche d’une solution politique négociée à la question du sahara, est présenté par les adversaires du Maroc comme étant un échec de la proposition marocaine du plan d’autonomie et leur sert d’argument pour demander la réappropriation par l’UA de cette question. 

    Le blocage à dessein de l’UMA, en tant qu’organisation africaine régionale, prive le Maroc d’un levier considérable, à travers lequel il pouvait contourner son absence de l’UA et influer sur la décision africaine. 

    Les éléments de la contre-offensive du Maroc

    La contre-offensive que le Maroc est appelé à engager pourra être menée sur plusieurs niveaux et viser à mettre en échec les tentatives de l’implication de l’UA dans la question du sahara, faire reconnaître par l’UA la centralité du processus onusien de recherche d’une solution politique négociée au conflit et acculer l’Algérie sur la question des populations séquestrées dans les camps de Tindouf. 

    Les actions pour contrer l’offensive au sein de l’UA 

    Le premier échelon de la contre-offensive marocaine devra viser d’abord de faire échec à la stratégie adverse à l’occasion de la prochaine session du Conseil Exécutif de l’UA en janvier 2014.

    Un premier objectif consiste à empêcher l’adoption par ce conseil d’une décision qui réintroduit dans le débat le plan de règlement de l’OUA devenu caduc ainsi que les résolution de l’UA de 2009 appelant à l’organisation d’un referendum d’autodétermination dans le territoire du sahara. La décision qui devra être adoptée à cette occasion devrait prendre en compte exclusivement, en les soutenant, les efforts de la communauté internationale visant la recherche dune solution politique négociée. 

    Pour atteindre ce premier objectif, il est nécessaire d’entreprendre une vaste campagne diplomatique visant la mobilisation d’un maximum de pays africains y compris ceux qui ont montré un certain agacement à voir à nouveau l’UA s’embarquer dans des combats idéologique d’un autre temps. Cette action devrait viser également la neutralisation de la Présidente de la Commission de l’UA par la dénonciation de son parti pris en faveur des adversaires du Maroc.

    A cet effet, sur le plan opérationnel, il peut être procédé à l’engagement des actions suivantes : 

    Des émissaires porteurs de Messages Royaux pourraient être dépêchés auprès des Chefs d’Etat des pays amis, en l’occurrence, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, la Guinée Equatoriale, La Gambie, le Congo, la RDC, le Benin, du Cap Vert, le Togo, le Niger, le Tchad, Les Comores, Djibouti, de l’Erythrée, le Cameroun, les Seychelles, de la Lybie, de la Tunisie de l’Egypte, du Sierra Léone, du Liberia, du Soudan du Kenya et Rwanda.

    Cette démarche devrait être relayée au niveau des Ministres des Affaires Etrangères de ces pays ainsi qu’auprès de tous les autres échelons : les Ambassadeurs africains à Rabat, les Ambassadeurs du Maroc en Afrique et les Représentants permanents à Addis-Abeba.

    Un mémorandum complet sur la question du Sahara devra être préparé et remis à tous les interlocuteurs comme support à ces démarches.

    Un rapport exhaustif sur la question du sahara devra être adressé à la Présidence de l’UA et à la Présidente de la Commission de l’UA, pour qu’il soit pris en compte dans le rapport complet que cette dernière devra présenter devant le Conseil Exécutif en janvier 2014. Ce rapport devra également être remis aux représentants de tous les Etats membres, à l’exception de l’Algérie. 

    Il serait indiqué de faire en sorte de mieux organiser le groupe des pays amis du Maroc comme l’est celui des adversaires de notre pays, afin d’en faire le véritable relais de la stratégie marocaine. A cette fin, une réunion regroupant les Ministres des pays qui constituent le noyau dur des soutiens du Maroc, devrait être organisée dans une capitale africaine pour asseoir, de manière concertée, le plan d’action à engager au niveau de l’UA.

    Cette action qui n’a comme but que de contrer l’offensive des adversaires du Maroc à l’UA, devrait être accompagnée par une contre-attaque sur d’autres fronts afin de mettre en difficulté l’Algérie et le Polisario. 

    2/ La contre-offensive du Maroc 

    La dénonciation de la situation des populations séquestrées à Tindouf 

    Le Maroc devra par l’intermédiaire des pays amis entreprendre une action auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) pour l’amener à prendre en charge la question du déni de protection dont sont victimes les populations séquestrées dans les camps de Tindouf. Un mémorandum devrait être remis à cette instance sur cette question pour lui demander de s’acquitter de ses obligations à l’égard de ces populations maintenues de force dans ces camps.

    Parallèlement, il faudrait entreprendre avec détermination des démarches auprès du HCR, du CDH et des ONG d’audience internationales pour les contraindre à se saisir sérieusement de la question de la violation des droits des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, à la protection internationale et de la responsabilité de l’Algérie et du Polisario sur ce crime. Cette démarche renforcée par les résolutions du Conseil de Sécurité, vise à acculer l’Algérie et à la mettre au banc des accusés sur une question où elle la plus inconfortable et la plus vulnérable.

    La mobilisation des médias nationaux et internationaux ainsi que les ONG marocaines et internationales de défense des droits de l’homme, est à cet égard indispensable.

    Les relations Maroc-Algérie 

    Dénoncer auprès des différents interlocuteurs africains et étrangers et à travers les médias l’attitude belliqueuse et hostile de l’Algérie à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc et dévoiler la duplicité de son langage tendant à faire le distinguo entre les relations de bon voisinage avec notre pays et la question du sahara. 

    Cette posture de l’Algérie tend à faire croire aux pays amis du Maroc que la question du sahara n’est pas un casus belli entre le Maroc et l’Algérie et vise en fin de compte à les démobiliser. 

    Le durcissement du ton à l’égard e l’Algérie accréditera la thèse que la question du sahara est déterminante pour notre pays et que toute solution qui ne prend pas en compte les droits du Maroc sur son territoire constituera une menace pour la paix et la sécurité dans une région très fragilisée. L’objectif étant d’amener la communauté internationale à prendre ce risque très au sérieux. 

    La confirmation de la centralité du processus de l’ONU dans le règlement de la question du sahara 

    Crédibiliser le processus onusien d’une solution politique en le remettant d’actualité et en évitant son enlisement afin de donner à la communauté internationale les raisons de continuer à y croire. Ce processus est actuellement en panne, ce qui tend à faire accréditer l’idée, véhiculée par l’Algérie, de son échec. Sa réactivation d’une façon ou d’une autre peut à ce titre ôter un argument de taille aux adversaires de notre pays. 

    Des démarches doivent être entreprises auprès du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’informer des manœuvres visant à saboter le processus de négociation et justifier ainsi la réappropriation par l’UA du dossier du sahara. Il faudra également faire part au Secrétaire Général des Nations Unies du refus du Maroc de voir son Envoyé Personnel rendre compte à l’UA de son mandat. 

    *********

    La mise en œuvre de cette stratégie du Maroc devra s’appuyer sur une task force composée de diplomates chevronnés et de personnalités nationales et étrangères ayant une grande expérience de la politique régionale et internationale et d’académiciens. Cette task force devra disposer de ressources et moyens conséquents à la hauteur des enjeux.

    Le succès de cette entreprise dépendra également dans une grande mesure du renforcement substantielles des capacités opérationnelles de l’appareil diplomatique marocain en Afrique et du renforcement de la présence marocaine dans les régions africaines ou notre pays est sous représentée. L’Ambassade du Royaume du Maroc à Addis-Abeba doit constituer un élément central de la mise en œuvre de cette stratégie et devra être dotée de ressources et de moyens lui permettant de jouer pleinement cette nouvelle mission.

  • Maroc : le style Ramtane Lamamra fait des soucis

    Embassy of the Kingdom of Morocco

                              Accra

                                                                                                   Accra, le 10 juillet 2014

    Objet : 45ème Sommet de la CEDEAO / Démarches pour une participation marocaine

    Suite à ma conversation téléphonique avec M. le Secrétaire Général, le 8 juillet au soir, au sujet de la participation de notre pays au Sommet de la CEDEAO les 10 et 11 juillet, et aux instructions données, ja’ l’honneur de porter à votre connaissance que j’ai entrepris des démarches pour susciter une invitation du Maroc à ce Sommet.

    Lors de mon entretien avec M. Kadre Ouedraogo, ce dernier m’a assuré de notre participation à la Conférence Ministérielle, en précisant que l’Algérie, la France, l’UE, l’UA, l’UEMOA et l’ONU allaient assister à cette réunion. Concernant le Sommet, il a affirmé qu’il revient à la présidence, en l’occurrence le Ghana, d’envoyer les invitations. Il a en outre souligné que la CEDEAO compte sur la contribution du Maroc pour la mise en œuvre de la Stratégie Sahel.

    Lors de mon entrevue avec la Ministre des Affaire Etrangères, Mme Hamma Tetteh, cette dernière a accusé réception de la note verbale de cette Mission à ce sujet et m’a affirmé que les pays observateurs invités par la Présidence sont directement impliqués dans la gestion des questions inscrites à l’ordre du jour.

    L’Algérie, en raison de la médiation qu’elle mène, le Cameroun et le Tchad pour la gestion de la crise du Nigerai et les menaces frontalières de Boko Haram, et la Mauritanie car cette dernière négocie les Accords de Partenariat économique avec l’Union Européenne. Rappelant à mon interlocutrice que les précédentes présidences faisaient preuve d’une ouverture plus grande aux pays observateurs et au plus haut de la crise malienne, Mme Tetteh a poursuivi son explication en précisant que les Sommets de la CEDEAO sous présidence ghanéenne allaient être ouverts aux pays observateurs non pas automatiquement mais en fonction de la contribution de ces derniers aux points inscrits à l’ordre du jour. Elle a ajouté que la requête marocaine d’assister au Sommet a été déposée fort tardivement pour qu’une invitation adressée à un Chef d’État soit transmise dans un délai raisonnable.

    Enfin, et à l’issue du Sommet, j’ai eu un entretien avec M. Ouedraogo, qui m’a confié que la question de l’invitation du Maroc a été évoquée lors du dîner des Chefs d’État le 9 juillet et que le président Mahama a fait part de sa disponibilité à inviter notre pays lors des prochaines sessions.

    Parallèlement à ces contacts, j’ai eu un entretien avec le Ministre maline des Affaire Etrangères, M. Abdoulaye Diop qui m’a confié que son pays compte sur l’invitation des pays observateurs au Sommet il m’a confié que la Ministre ghanéenne lui en a fait part lors du Sommet de l’UA à Malabo en juin dernier. Par ailleurs, il m’a fait part de la possibilité du reports de sa visite au Maroc, en raison des pourparlers inter-maliens qui débuteront à Alger les 15 et 16 juillet prochains.

    Eu égard à ces différents éléments, il serait hautement souhaitable qu’une lettre de M. le Ministre soit adressée à la Ministre des Affaires Etrangères ghanéenne et au président de la Commission de la CEDEAO, pour formaliser le souhait du Maroc à prendre part aux travaux des Sommets, bien avant la tenue de ces derniers.

    Il serait également indiqué de capitaliser sur les initiatives menées et les actions entreprises par notre pays pour la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et particulièrement au Mali pour une visibilité accrue au niveau de la CEDEAO et de certains de ses pays membres (surtout anglophones) qui en ont une totale méconnaissance.

    L’entrisme récent de l’Algérie en Afrique de l’Ouest, combiné au nouveau style de sa diplomatie sur les questions africaines, imprimé par Ramtane Laamamra qui s’implique personnellement et effectue une tournée au Mali, Burkina Faso et Ghana laisse présager une pression et un intérêt dans la gestion des crises ouest-africaines dans un style nouveau, en cohérence avec l’Union Africaine et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, dirigé par Said Djinnit. La rencontre d’Alger des 15 et 16 juillet 2014 en est une première illustration.

    Source : Maroc Leaks

    Tags : Maroc, Algérie, CEDEAO, Ramtane Lamamra, Union Africaine,

  • Maroc : Note sur la mise en place d’un Conseil Stratégique pour les intérêts économiques du Maroc en Afrique

    Note

    Objet : Mise en place d’un Conseil Stratégique pour les intérêts économiques du Maroc en Afrique

    Dans le cadre du renouveau diplomatique du Maroc en Afrique, la dimension économique devra occuper une place importante, de par les possibilités qu’elle offre en matière de renforcement du positionnement et des interdépendances auprès des pays africains partenaires.

    Ce renouveau diplomatique est certes dicté par les grands défis qui pèsent sur l’Afrique (sécurité, changements climatiques, migration, développement…), par le jeu de puissance et d’influence auquel se prêtent les « puissances locales » africaines, ainsi que par les convoitises que suscite l’Afrique auprès de puissances étrangères (anciennes et émergentes). Il n’en demeure pas moins qu’il permet de repositionner le Maroc à l’avant-garde d’un agenda africain moderne et de promouvoir sa vision d’un partenariat Sud-Sud, agissant et solidaire.

    Le renforcement de la dimension économique de la diplomatie du Maroc en Afrique passe fondamentalement par la mise en place d’une sorte de Conseil Stratégique informel pour accompagner la projection d’intérêts économiques et commerciaux en Afrique.

    Ce Conseil Stratégique qui pourra être placé sous l’autorité du Ministre des affaires Etrangères, pourra associer les départements ministériels concernés (Finances, Commerce et Industrie, Agriculture, Santé, Enseignement Supérieur, Transport, Energie et Mines), les établissements publics (Maroc Export, Office des Foires, ONEE, OCP, RAM, OFPPT), les représentants du secteur privé (CGEM, Groupement bancaire, grandes entreprises nationales), les universitaires (Centre d’études africaines).

    Il aura pour missions principales :

    (i) La définition d’une stratégie économique du Maroc en Afrique
    (ii) L’examen des possibilités de coopération avec les entreprises françaises, espagnoles et européennes pour intervenir de façon conjointe et coordonnée en Afrique ;
    (iii) La capitalisation sur les multiples possibilités de financements offertes par les bailleurs de fonds internationaux ( BAD, Banque Mondiale, UE, BEI …)
    (iv) Le suivi des actions engagées pour renforcer la présence économique en Afrique
    (v) L’accompagnement des entreprises marocaines
    (vi) La promotion des instruments de coopération et des facilités

    Source : Maroc Leaks

    Tags : Maroc, Afrique, Union Africaine, lobbying,

  • 1 réunion de la Commission Mixte Public/Privé de suivi de la mise en œuvre des accords signés et des projets lancés lors de la dernière Tournée Royale en Afrique

    Royaume du Maroc

    Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération

    Réunion du Mercredi 19 mars 2014

    COMPTE RENDU

    1ère réunion de la Commission Mixte Public/Privé de suivi de la mise en œuvre des accords signés et des projets lancés lors de la dernière Tournée Royale en Afrique

    -La liste des participants à cette réunion est jointe à ce compte-rendu.

    Suite aux Hautes Instructions données par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, à Monsieur Salaheddine Mezouar, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, lors de la dernière réunion du Conseil des Ministres tenue le vendredi 14 mars 2014 à Rabat, Monsieur le Ministre accompagné de Madame la Ministre Déléguée et des hauts responsables du Ministère, a présidé le 19 mars 2014, la première réunion de travail de la Commission Mixte Public/Privé de suivi de la mise en œuvre des accords signés et des projets lancés lors de la dernière tournée royale en Afrique :

    Après avoir remercié Madame et Messieurs les Ministres, ainsi que les Présidents et les Directeurs Généraux des institutions publiques et privées pour leur participation, Monsieur le Ministre a expliqué que cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en application des Hautes Instructions Royales visant à :

    -assurer la mise en œuvre des accords signés et des projets lancés lors de la dernière Tournée Royale en Afrique ;

    -et identifier et élaborer de nouveaux projets de développement économique en Afrique.

    La mise en place de cette Commission où la participation est « Intuitu Personae » avec un dispositif de travail et de suivi adapté, a ajouté le Ministre, viendra renforcer l’approche prônée de Sa Majesté le Roi, en matière de coopération Sud-Sud, basée sur la solidarité agissante et la confiance mutuelle.

    Par la suite, Monsieur le Ministre a fait une présentation axée sur les points suivants :

    -Présentation des Hautes Instructions Royales ;

    -Synthèse des accords signés lors de la dernière Tournée Royale en Afrique ;

    -Présentation du dispositif de travail et de suivi mis en place ;

    -Prochaines étapes

    Dans ce cadre, Monsieur le Ministre a mis en avant le nombre important des 91 accords signés lors de la dernière Tournée Royale en Afrique.

    Il a aussi présenté de manière détaillé le dispositif de travail et de suivi mis en place pour cette Commission, qui se réunira sur une base mensuelle. Ce dispositif repose sur l’établissement d’un « Secrétariat de la Commission » au niveau du Ministère des Affaires Etrangères et des points focaux, à identifier dans les plus brefs délais, au niveau de chaque organisme membre de la Commission dont les Ministères, la CGEM et les Opérateurs Economiques membres de la Délégation de Haut Niveau présents lors de la dernière Tournée Royale en Afrique.

    Le « Secrétariat de la Commission » est composé des départements suivants au niveau du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération : -le Cabinet du Ministre des Affaires en la personne de M. Methqal ; -la Direction Afrique ; -la Direction des Affaires Juridiques et des Traités.

    Monsieur le Ministre Salaheddine Mezouar a également fait part, lors de sa présentation, des prochaines étapes à réaliser et qui sont les suivantes : -identification des points focaux auprès de chaque organisme membre de cette Commission ; -mise en œuvre des accords et des conventions signés lors de la dernière Tournée Royale ; -mise en place des Conseils d’Affaires et la présentation de leurs plans de travail ; -organisation du Forum Economique Mali-Maroc ; -proposition de nouvelles initiatives et de nouveaux projets sur l’Afrique.

    Intervenant au cours de cette réunion, Monsieur Aziz Rabbah, Ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, a fait savoir que son Département a mis en place une « Task Force » dédiée à l’Afrique depuis quelques mois pour suivre l’ensemble des actions liées à l’Afrique dans les secteurs relevant de son Département.

    S’agissant de la proposition de tenir des réunions mensuelles de cette Commission de suivi, le Ministre de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, a estimé qu’une telle fréquence des réunions serait contraignante et a suggéré de tenir des réunions trimestrielles.

    Suite à cela, Monsieur le Ministre des Affaires et de la Coopération a précisé que le choix de cette périodicité mensuelle était dicté par l’obligation de produire un rapport trimestriel à la Haute Attention de Sa Majesté le Roi.

    Monsieur Moulay Hafid El Alamy, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Economie Numérique a mis en exergue l’intérêt suscité par la dernière visite royale en Afrique. Si du côté africain, on suit les actions entreprises par le Maroc avec grand intérêt, du côté européen, en revanche, les résultats de la dernière visite royale sont plutôt perçus avec beaucoup d’interrogations en attendant de voir des résultats concrets.

    Tout en se félicitant de la mise en place de cette Commission Mixte Public-Privé, qui aura pour mission, non seulement le suivi de la mise en œuvre des accords signés, mais également la préparation de nouveaux projets, Monsieur Moulay Hafid El Alamy a estimé que l’identification des dysfonctionnements et des obstacles éventuels représente l’une des missions primordiales qui devraient être remplies par cette commission nouvellement créée.

    De son côté, Monsieur Abdelkader Amara, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, s’est également félicité de la mise en place de cette Commission Public-Privé et a émis le souhait qu’elle puisse produire un bilan détaillé sur les actions sectorielles et économiques réalisées par le Maroc dans plusieurs pays africains, afin de tirer des enseignements utiles pour des actions futures. Monsieur Amara a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité du partage des expériences entre les entreprises déjà implantées et celles qui souhaitent le faire à l’avenir.

    Pour sa part Madame Meriem Bensalah, Présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a confirmé que le Forum Economique Maroc-Mali, initialement prévu au cours du mois d’avril prochain, aura lieu les 14 et 15 mai 2014 et a annoncé la participation de la CGEM à un Forum Economique organisé le 05 mai 2014 au Nigeria.

    D’ailleurs, elle a saisit cette occasion pour appeler les opérateurs économiques de cette Commission à y prendre part.

    La Présidente de la CGEM a également informé les membres de cette Commission de la création de « CGEM international » qui aura pour vocation de regrouper les Conseils d’Affaires créés par la CGEM en partenariat avec les organisations patronales étrangères. « CGEM international » sera dotée d’un plan d’action qui sera mis en place en synergie avec les priorités diplomatiques et économiques définies par le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. Dans le cadre de ses nouvelles orientations, a-t-elle ajouté, la CGEM a décidé de renforcer son appui aux petites et moyennes entreprises qui bénéficieront d’un accompagnement dans leurs activités à l’étranger.

    De son côté, Monsieur Driss Benhima, Président Directeur Général de Royal Air Maroc a estimé que les expériences des entreprises marocaines en Afrique n’ont pas toujours été couronnées de succès et que par conséquent, les entreprises marocaines attirées par le marché africain, devraient agir avec prudence pour ne pas reproduire les échecs précédents. Il a appelé à ce qu’un partage d’expériences dans le cadre de cette Commission soit présent.

    Pour sa part, Monsieur Abderrafie Zouiten, Directeur Général de l’Office National Marocain du Tourisme, a proposé de confier à la Commission Mixte Public-Privé, une mission de veille et de suivi des actions entreprises par d’autres pays en Afrique, tel que la France, la Turquie, le Japon, la Chine etc. Il a également mis en relief la nécessité d’avoir des indications sur la valeur des échanges économiques entre le Maroc et les pays de l’Afrique subsaharienne et surtout de fixer un objectif chiffré à atteindre dans les prochaines années.

    Au terme de cette réunion, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a marqué son accord au sujet des propositions émises en matière de veille économique, ainsi que celles ayant trait au soutien apporté aux opérateurs économiques marocains souhaitant s’implanter en Afrique. Il a également exhorté les participants à avoir une approche positive face aux difficultés. Il a aussi insisté sur la nécessité d’avancer en équipe, le travail de groupe est à privilégier avec une forte solidarité entre les opérateurs, avant de mettre l’accent sur la régularité mensuelle des réunions de la Commission Mixte Public-Privé, qui devra présenter un rapport trimestriel à Sa Majesté le Roi, sur l’état d’avancement de ses travaux. Monsieur le Ministre a par ailleurs estimé que la création de cette nouvelle structure permettra au Maroc d’atteindre les objectifs suivants :

    -Développement d’une approche beaucoup plus appropriée des différents projets sectoriels du Maroc en Afrique ;

    -Identification du potentiel des entreprises marocaines opérant en Afrique ; – Développement de l’expertise de notre pays dans ses futures actions économiques à l’étranger.

    Avant de clôturer cette réunion, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a annoncé la date de la prochaine réunion de cette Commission qui aura lieu le :

    Mardi 22 Avril 2014 à 10h00 au Siège du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, à Rabat.

    Source : Maroc Leaks, 21 mars 2020

    Tags : Maroc, Union Africaine, UA, Afrique,

  • Manoeuvres du Maroc pour empêcher la participation de la RASD au Sommet UE-UA

    Note sur le Sommet Afrique-Union Européenne

    (…)

    La délégation marocaine a réussi à imposer que le partenariat Afrique-UE entérine, de manière formelle et explicite, le « format du Caire », qui stipule que ce partenariat doit impliquer l’UE et l’Afrique et en fixe exclusivement la participation aux pays membres de l’ONU. Dans ce sens, la « Feuille de Route 2014-2017 » stipule que « les Sommets, les réunions ministérielles, les réunions conjointes… se poursuivront dans le cadre du format agréé pour le partenarita Afrique-UE lors du Sommet du Caire ».

    Sur ce sujet, il est important de rappeler que ce « format du Caire » n’a jamais existé de manière formelle. Il s’agissait d’un arrangement ad-hoc qui a été trouvé en 2000 pour permettre la tenue du 1er Sommet du Caire et n’avait été formalisé depuis. Aussi, est-il important de relever qu’il s’agissait de la 1ère fois que le format du Caire est explicitement cité. Et cela doit constituer désormais la référence pour « sceller » de manière définitive la pleine participation du Maroc à ce Partenariat.

    Cette assertion, inscrite dans la Feuille de Route et entérinée en tant que telle par les Chefs d’Eat et de Gouvernement, a été stipulée après que la délégation marocain ait déjoué les manœuvres des adversaires ont fait dans la surenchère et sont allés jusqu’à menacer l’UE de faire capoter le Sommet, dans le cas où les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine, dont celui de l’entité fantoche, n’était pas invitée.

    (…)

    Source : Maroc Leaks, 21 mars 2020

    Tags : Maroc, Union Africaine, Union Européenne, Sahara Occidental,