Tag: Union Africaine

  • Le Maroc s’en prend aux observateurs de l’Union Africaine

    Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, MINURSO,

    Décision du Maroc de mettre fin aux fonctions des deux observateurs de l’UA auprès de la Minurso

    La présente note porte sur l’opportunité de mettre fin aux fonctions des deux Observateurs de l’Union africaine (UA) auprès de la Minurso, en réaction à l’activisme de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et dans le contexte du dernier rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur le Sahara.

    Actes hostiles de la Présidente de l’Union africaine

    Depuis l’élection de l’actuelle Présidente Mme Zuma à la tête de la Commission de l’Union Africaine, cette dernière a multiplié les attitudes et les prises de position ouvertement hostiles au Maroc :

    Tentatives d’ingérence de l’Union africaine dans le processus politique en cours sous l’égide des Nations Unies.

    Envoi de lettres aux membres permanents du Conseil de sécurité et au Secrétaire général de l’ONU, en décembre 2013.

    Inscription de la question du Sahara à l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA, et élaboration d’un Rapport sur la question en prévision du Sommet de l’UA en juin 2014 à Malabo.

    Tentative de renforcer le rôle aux deux Observateurs de l’UA auprès de la MINURSO.

    Publication d’un Communiqué dans lequel la Présidente de la Commission :

    accueille favorablement le rapport du Secrétaire Général sur le Sahara ;

    demande instamment au Conseil de Sécurité de saisir l’opportunité de l’examen du rapport et l’adoption de la résolution, pour donner l’impulsion nécessaire au processus de recherche d’une solution, tout en ayant à l’esprit que le Sahara demeure sur la liste des “Territoires Non-Autonomes” depuis 1963.

    Insiste sur la nécessité de munir la Minurso d’un mandat pour la surveillance des droits de l’homme.

    Se félicite de ce que le Rapport traite la question des ressources naturelles conformément à l’Avis du Conseiller juridique des Nations Unies de 2002.

    Rôle de l’Union africaine dans le processus onusien.

    Dans les documents de l’Onu (rapport S/21360 du 18 juin 1990 et Résolution 690 du Conseil de sécurité), la référence à l’Union africaine est liée à la mise en œuvre du Plan de Règlement.

    En effet, si l’OUA a eu un rôle important dans le cadre du Plan de règlement (PR), ce rôle a pris fin avec la déclaration d’inapplicabilité du référendum et le passage du PR à la solution politique négociée. L’Onu a pris acte de ce basculement, notamment dans le dernier rapport du SG, qui indique clairement que l’UA n’a pas de rôle dans le processus politique depuis 2007 (§.87).

    L’entrée en fonction des Observateurs de l’Oua/Ua s’est faite, initialement, sur la base juridique du Plan de Règlement. Elle n’a, toutefois, pas été reprise au niveau du Sofa. Or, l’abandon du Plan de Règlement n’a donné lieu ni à un amendement du Sofa, ni à l’établissement d’un cadre juridique spécifique pour gérer le Statut desdits Observateurs. En conséquence, ces Observateurs évoluent dans une “zone grise juridique”.

    Dès après la suspension de l’opération d’identification en 2003, la question du statut de ces personnes a été posée, sans que les autorités marocaines prennent une décision, en raison, probablement, de la volonté du Maroc de ménager certains pays africains amis.

    A l’heure actuelle, la présence des observateurs de l’UA ne se justifie pas plus sur le plan politique que juridique.

    Sur le principe, les Observateurs de l’Ua ne sont pas couverts par l’Accord entre l’Onu et le Maroc concernant le statut de la Minurso, approuvé par l’échange de lettre du 13 décembre 1991 et du 15 janvier 1992 (communément appelé Sofa). En effet, rien dans le Sofa ne recèle de lien juridique quelconque entre l’Ua et ses Observateurs d’une part, et la Minurso d’autre part.

    Sur le terrain, les deux observateurs (Ethiopie, RDC), se limitent à maintenir quelques contacts avec la MINURSO et marquer leur présence lors des passages de l’Envoyé personnel au Sahara marocain.

    En conséquence, rien sur le plan juridique n’empêche le Maroc de mettre fin à la présence des deux observateurs de l’UA.

    Opportunité de la décision de mettre fin aux fonction des deux observateurs de l’UA

    La décision du Maroc de renvoyer les deux observateurs de l’UA auprès de la MINURSO présente les avantages et inconvénients suivants :

    Avantages

    La décision traduirait la logique de fermeté du Maroc dans ses rapports avec la MINURSO ;

    Elle représenterait un message fort à l’adresse de l’Union Africaine et son activisme inconsidéré contre les intérêts supérieurs du Maroc ;

    Elle acterait une attitude de souveraineté du Maroc sur son territoire ;

    Il s’agit d’une décision qui n’est pas dirigé contre les membres permanents du Conseil de sécurité, puisque les deux observateurs ne font partie d’une composante de la MINURSO ;

    L’appréciation positive qui sera faite au sujet de la décision par l’opinion publique marocaine, dans la suite de l’entretien téléphonique de Sa Majesté Le Roi avec le SG des Nations Unies, le 12 avril 2014.

    La décision serait justifiée sur le plan politique, puisque la position de l’UA a été marquée par une incohérence dans le traitement du différend sur le Sahara. En effet, l’Organisation s’est déjugée en admettant en son sein une entité ne remplissant pas les critères de reconnaissance d’un Etat du point de vue du droit international et a également préjugé du résultat de la solution du différend régional sur le Sahara.

    La décision priverait l’UA d’une source d’information sur le terrain.

    Contraintes à gérer :

    La décision pourrait être mal appréciée par certains pays africains hostiles au Maroc, qui ne manqueront pas de critiquer le Maroc lors des réunions onusiennes et autres (4èmeCommission, débats du Conseil de sécurité etc) ;

    Elle pourrait également être ouvertement critiquée par l’Union Africaine et susciter une décision sur ce sujet au cours du prochain Sommet de l’UA en juin 2014 ;

    L’ONU – et particulièrement le Secrétaire Général – pourrait prendre position à ce sujet, en insistant sur l’importance de la coopération entre l’ONU et l’UA ;

    La propagande « algéro-polisarienne » pour stigmatiser la décision du Maroc.

    Mesures d’accompagnement :

    Aux fins de cette action, il est proposé la démarche suivante :

    Mettre en œuvre la décision rapidement, de préférence la semaine prochaine, après l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, en communiquant au minimum.

    Lancer une campagne d’explication et d’information en direction de certains pays africains amis ;

    Informer le Secrétaire général de l’ONU et quelques membres influents du Conseil de sécurité, en assurant que la décision n’aura pas d’impact sur le travail de la MINURSO ;

    Modalités de mise en œuvre

    Convoquer l’Observateur de l’UA actuellement présent au Maroc, par le biais du Bureau de coordination avec la Minurso, pour lui signifier la décision du Maroc.

    Au préalable, informer simultanément le RSSG et le SG, quelques heures seulement avant la mise en œuvre de la décision.

    Eviter toute communication officielle directe susceptible de créer des réactions négatives.

    11/09/2014

    Stratégie avec la MINURSO

    Le propos de la présente note est de proposer des actions concernant les thématiques suivantes : Gestion rigoureuse des relations avec la MINURSO ; et Interruption des fonctions des deux observateurs de l’UA auprès de la MINURSO 

    Gestion rigoureuse des relations avec la MINURSO 

    Un certain nombre de mesures restrictives peuvent être imposé à la Minurso et ses membres, sans emporter violation du Sofa. Il s’agit, notamment, des mesures suivantes : 

    Instaurer des restrictions à l’interaction de la Minurso avec les responsables des autorités marocaines; 

    Limiter la délivrance de visas pour le personnel militaire et civil de la Minurso. L’avis du Maec doit être demandé préalablement. 

    Surseoir à la décision des autorités marocaines sur l’octroi de nouvelles plaques minéralogiques. 

    Limiter les déplacements des membres de la Minurso à l’extérieur de la zone de mission. 

    Reprise des locaux mis à la disposition de la MINURSO par la municipalité, ainsi que des locaux concédés gracieusement à la Minurso pour le dépôt de son matériel. 

    Interrompre les discussions sur l’éventuelle révision de l’Accord militaire No.1 

    Interruption des fonctions des deux observateurs de l’UA auprès de la MINURSO 

    En réaction à l’activisme de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et dans le contexte du dernier rapport du Secrétaire Général des Nations Unies sur le Sahara, il est proposé de mettre fin aux fonctions des deux Observateurs de l’Union africaine (UA) auprès de la Minurso.

    Cette décision constituerait un message fort à l’adresse de l’Union Africaine et une réaction ferme à son activisme inconsidéré contre les intérêts supérieurs du Maroc. La décision ne serait pas dirigée contre l’ONU, puisque les observateurs de l’UA ne font partie de la MINURSO. Elle serait de nature à avoir un impact positif sur l’opinion publique marocaine, dans la suite de l’entretien téléphonique de Sa Majesté Le Roi avec le SG des Nations Unies, le 12 avril 2014. Enfin, sur le plan pratique, elle priverait l’UA d’une source d’information sur le terrain.

    En revanche, le renvoi des Observateurs de l’UA pourrait susciter des réactions négatives que le Maroc aurait à gérer, notamment de la part de l’UA et ses membres hostiles au Maroc. De même, l’ONU – et particulièrement le Secrétaire Général – pourrait prendre position à ce sujet, en insistant sur l’importance de la coopération entre l’ONU et l’UA.

    #Maroc #Sahara_Occidental #MINURSO

  • Compte rendu des travaux du 27ème Sommet ordinaire de la CEDEAO (Yamoussoukro, 27-28 février 2013)

    Note à l’attention de M. le Ministre.
    Objet : Compte rendu des travaux du 27ème Sommet ordinaire de la CEDEAO (Yamoussoukro, 27-28 février 2013).
    J’ai l’honneur de porter à la connaissance de M. le Ministre que la 42ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO s’est déroulée à Yamoussoukro les 27 et 28 février 2013, précédée par une réunion ministérielle, le 25 février 2013 à Abidjan.
    La cérémonie d’ouverture a été marquée par les discours du Président de la CEDEAO, M. Alassane Ouattara, du Président de la Commission de la CEDEAO, M. Kadré Ouedraogo, le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et du Représentant de la Commission de l’Union africaine. Seuls le Royaume du Maroc et le Tchad ont intervenu en tant que pays invites, parmi l’Egypte, l’Algérie, l’UE, la France, l’Italie, la Guinée Equatoriale, la Grande Bretagne, les Etats Unis, le Burundi et la Mauritanie, et bien que ces deux derniers aient été représentés par leur Président respectif.
    Les travaux ont essentiellement porte sur deux points: la crise malienne et la situation en Guinée Bissau.
    S agissant du Mali, le débat s est articule selon deux axes, l’un politique, l’autre opérationnel de l’intervention armée. Sur le volet politique, les Chefs d’ Etat et de Gouvernement ont appelé à un dialogue inclusif ainsi qu’à la mise en œuvre rapide de la feuille de route récemment présentée par le Gouvernement de Transition, afin de tenir des élections, au plus tard, en juillet 2013. Concernant l’aspect opérationnel, tous les pays ont loue l’intervention française, recommande le maintien de ses troupes et salue la solidarité du Tchad a travers sa contribution en effectifs importants. Cependant et malgré l’accord tacite du Mali pour la transformation de cette intervention en force de maintien de la paix (lettre du 20 février 2013 adressée au Secrétaire General de l ONU), certaines parties comme le Niger, ont fortement insiste sur la nécessité préalable de pacifier les régions septentrionales du Mali.
    Le débat sur la Guinée Bissau s est caractérisé des échanges francs et directs sur cette question qui demeure en suspens et au centre des préoccupations de la CEDEAO, depuis l interruption du processus électoral dans ce pays.
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    Tags : Maroc, CEDEAO, Afrique, CEN-SAD, Union Africaine, UA,

  • Lorgnant le Sahara Occidental, le Maroc instrumentalise la situation au Sahel et propose ses services au premier offrant

    Note -A- L’Attention de Monsieur le Ministre Délégué
    Objet : Maroc-UE Rencontre entre Monsieur le Ministre Délégué et le Représentant Spécial de l’Union européenne pour la région du Sahel (Rabat, 04 Juillet 2013).
    Lors de sa visite de travail au Maroc qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’Union européenne (UE) pour la sécurité et le développement au Sahel, M. Michel Reveyrand-de Menthon, Représentant Spécial de l’UE pour la région du Sahel a eu un entretien fructueux et constructif avec Monsieur le Ministre Délégué, le 4 juillet courant à Rabat.
    Les discussions de cette rencontre ont porté principalement les quatre axes suivants :
    1. Perception marocaine de la situation sécuritaire dans la région du Sahel et le rôle joué par le Maroc dans ce sens;
    2. Exploration des possibilités de coopération politique et opérationnelle entre le Maroc et l’UE dans le domaine de la sécurité (lutte anti-terroriste, contrebande et drogue) et du développement socioéconomique inclusif dans la région sahélo-saharienne ;
    3. Evaluation des instruments et mécanismes régionaux existants pouvant être mis à profit en vue de contribuer à la stabilité et au développement de la région ;
    4. Discussions et évaluation des plateformes internationales, régionales et sous-régionales susceptibles de mener des actions concrètes dans la région du Sahel.
    A cet égard, Monsieur le Ministre Délégué a souligné les points suivants :
    Situation dans la région du Sahel
    ◦ La préoccupation du Maroc suscitée par la précarité de la situation dans la région du Sahel ainsi que par l’interconnexion existante entre les différents réseaux de groupes terroristes et de trafiques en tout genre dans la bande Sahélo-saharienne, qui demeure une zone prioritaire pour la lutte contre ces fléaux.
    ◦ Le Maroc a été parmi le premier pays, sur la base des informations recueillies à travers ses services d’intelligences et de renseignement, à avoir alerté la communauté internationale et particulièrement l’UE sur les menaces terroristes émergentes et en constant développement dans le Sahel et des risques de prolifération au reste de la région.
    Rôle de l’UE dans la région
    ◦ La visite au Maroc du Représentant Spécial de l’UE pour le Sahel témoigne de la reconnaissance par l’UE du rôle de premier plan que peut jouer le Maroc dans le cadre d’une coopération renforcée dans la région grâce à sa stabilité et à ses reformes multidimensionnelles.
    ◦ La satisfaction du Maroc de l’intérêt particulier accordé de plus en plus par l’UE à la région du Sahel et à sa dimension sécuritaire en saluant dans ce sens l’approche active et opérationnelle de l’UE dans la région la nomination d’un Représentant Spécial pour la région qui témoigne de la volonté et de l’engagement de l’UE à jouer un rôle plus prononcé dans la région notamment dans le cadre de sa politique étrangère et de sécurité. Un rôle joué jusqu’à présent, selon Monsieur le Ministre Délégué, principalement par les Etats membres de l’UE et non pas par la Commission européenne notamment concernant les questions sécuritaires.
    ◦ La nécessité pour l’UE de redéfinir et de recadrer sa stratégie UE-Afrique ainsi que son approche qui n’a pas eu les résultats positifs escomptés.
    ◦ L’importance de tirer profit des instruments existants de l’UE « cross border » en vue de contribuer à la stabilité et au développement de la région en soulignant la pertinence de la Politique européenne de voisinage dans le cadre de la dimension régionale.
    Coopération Maroc-UE
    ◦ Le Maroc a été le premier pays à avoir initié avec l’UE une coopération renforcée dans le cadre du CORTER et instauré un dialogue politique renforcé et une concertation régulière avec le COPS.
    ◦ Rappel des discussions entre Monsieur le Ministre Délégué et Mme Catherine Asthon, Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la politique de Sécurité, sur la nécessité de mettre en place, dans ce sens, une coopération renforcée et opérationnelle et de définir des actions à géométrie variable en vue de relever les défis de région.
    ◦ La disposition du Maroc à conclure l’accord cadre pour la participation du Maroc aux opérations de gestion de crises de l’UE et l’accord cadre portant sur les procédures de sécurité pour l’échange d’informations classifiées.
    ◦ Le COTER qui peut constituer une plateforme de coopération stratégique pour la lutte contre le terrorisme et la radicalisation.
    ◦ La priorité accordée par le Maroc pour faire avancer les reformes.
    ◦ Le Maroc souhaite associer et impliquer l’UE dans le cadre du CEN-SAD et communiquera dans ce sens les thématiques qui seront arrêtés pour le prochain sommet.
    ◦ Rappel de la coopération positive entre le Maroc et l’Espagne notamment du processus de Rabat
    ◦ L’importance du DPR et du Dialogue stratégique avec la tenue au mois de novembre prochain au Maroc de la prochaine réunion (à verifier)
    Coopération internationale et régionale
    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, UA, Sahel, G5, CEN-SAD, UE, Représentant Spécial de l’Union européenne pour la région du Sahel,