Selon Jean-Jacques Cornish, Youssef Amrani a fait preuve de manque de tact diplomatique en insultant le pays qui l’accueille.
Pour ce vétéran de la presse, « l’ambassadeur du Maroc à Pretoria a pris l’initiative diplomatique inédite d’attaquer son gouvernement hôte » en qualifiant la déclaration de l’Afrique du Sud sur le Sahara Occidental d’inventions fantaisistes.
Cornish précise que « dns la pratique diplomatique, les attaques politiques sans équivoque se font de gouvernement à gouvernement après mûre réflexion ».
« Youssef Amrani, qui a la réputation de s’être échauffé sous le col et de l’avoir perdu, a repris une déclaration sud-africaine corrigeant des remarques qu’il avait faites précédemment au sujet d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara Occidental »,a-t-il ajouté.
« Le marocain qualifie la position du pays qui l’accueille d’invention fantaisiste, qui revient à dire que c’est un menteur », indique-t-il.
«Dans le style traditionnel marocain de réécrire l’histoire, Amrani nie l’affirmation sud-africaine selon laquelle le Sahara Occidental est la dernière question de décolonisation de l’Afrique. La réalité est que le Sahara Occidental est à l’ordre du jour du comité de décolonisation de l’ONU depuis que le Maroc l’a illégalement envahi il y a 44 ans », conclue-t-il.
Tags : Maroc, Afrique du Sud, Sahara Occidental, ONU, Conseil de Sécurité,
Objet :Propositions d’initiatives diplomatiques pour l’année 2015.
Réf. :V/L N°5375 du juillet 2014.
Suite à votre envoi cité en référence, j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation les réflexions et les propositions suivantes à réaliser au cours l’année prochaine:
Propositions à caractère général :
Tout d’abord, il faudrait consolider, renforcer et promouvoir les relations bilatérales avec les pays européens, à travers la régularité des :
Réunions de Haut Niveau (prévues annuellement avec nos principaux partenaires : France, Espagne, Portugal, Turquie, Russie et Belgique) ;
Consultations Politiques (Ministre, Ministre Déléguée, Secrétaire Général et Directoire) ;
Commissions Mixtes de coopération (pilotées par le Ministère avec la participation les départements ministériels concernés) ;
Echange de visites : au niveau des différents responsables des départements ministériels, des parlementaires et des acteurs économiques.
Propositions par zone géographique
Europe :
Organiser des conférences dans les capitales européennes pour promouvoir la Marque Maroc ou Label Maroc ;
Créer des Forums parlementaires avec tous les pays membres de l’UE ;
Encourager les contacts et les échanges entre la société civile marocaine et les sociétés civiles des pays européennes ;
Organiser des séminaires dans certains pays d’Europe pour faire connaître la nouvelle politique migratoire du Maroc et les efforts déployés par notre pays en la matière;
Développer des consultations bilatérales au niveau du Directoire avec les Balkans et les autres pays qui offrent peu d’occasions pour des échanges des visites des MAE comme les pays Baltes. Ces rencontres bilatérales rassureraient ces pays sur l’intérêt du Maroc vis-à-vis de ces partenaires euro-méditerranéens;notamment dans le domaine de la diplomatie économique;
Organiser des missions successives à caractère multisectorielle dans les pays Nordiques, les Balkans et les pays Baltes, dans une période d’un mois, (Par exemple : commencer par des journées culturelles, suivies d’une mission commerciale d’hommes d’affaires ciblées, suivie d’une délégation parlementaire, suivie d’une exposition vente des produits d’artisanat marocain…etc. Ces missions pourraient être enrichies par conférences débat, séminaires, participation à un think tank et rencontres B to B entre opérateurs économiques;
Envisager la formation d’un Groupe d’Amitié parlementaire marocain unique avec l’ensemble des Balkans ou la création d’un Forum parlementaire avec les Balkans ;
Envisager la possibilité de création d’un Conseil d’Affaires unique au niveau de la CGEM pour l’ensemble des Balkans dans l’objectif de développer et de renforcer les relations économiques et commerciales entre le Maroc et ces petits pays ;
Encourager les institutions chargées des Foires et des Salons Spécialisés au Maroc à établir des Accords de partenariat avec leurs homologues en Europe dans l’objectif d’optimiser les coûts et d’assurer une forte participation d’entreprises marocaines et vice-versa ;
Promouvoir des missions ou activités commerciales groupées, afin de dépasser la dispersion des moyens ;
Conclure un accord de collaboration entre le Ministère et le Département du tourisme (ONMT) pour la promotion du tourisme et le Label Maroc en Europe à travers les services de nos Ambassades et Consulats Généraux ;
Conclure un accord de collaboration entre le Ministère et le Département du Commerce Extérieur pour la promotion des produis du Maroc en Europe à travers les services de nos Ambassades et Consulats Généraux ;
Conclure un accord de collaboration entre le Ministère et la Maison de l’Artisan pour la promotion des produis d’artisanat et du terroir en Europe à travers les services de nos Ambassades et Consulats Généraux ;
Envisager la possibilité de formation des Imams des pays européens ayant une forte communauté marocaine, en collaboration avec leurs autorités compétentes ;
Afrique :
Envisager la possibilité d’institutionnaliser un Forum Maroc-Afrique Subsaharienne, à organiser chaque deux ans ;
Envisager la possibilité de créer une zone de libre échange avec les pays de l’Afrique Subsaharienne amis du Maroc ;
Revoir le statut de l’AMCI de manière à ce qu’elle devient une agence modèle de coopération internationale au développement dans l’Afrique, et orientée, au début, vers l’Afrique dans la perspective d’étendre ses actions aux continents Latino-Américain et Asiatique ;
Propositions par pays :
Espagne :
Organiser un Forum civil avec la participation des organisations non gouvernementales, les acteurs associatifs, les associations des jeunes, les syndicats, la jeunesse des partis politiques et les associations d’étudiants des deux pays, etc.
Organiser des conférences dans des universités espagnoles sur des thématiques variées (legs culturel, histoire commune, migration, droits de l’homme, plan d’autonome comme solution à la question du Sahara, coopération décentralisée, relations économiques et commerciales, terrorisme, sécurité et coopération policière ;
Organiser l’année du Maroc en Espagne, en consacrant une semaine ou dix jours pour chaque communauté autonome espagnole (le moment est propice, les relations sont au beau fixe depuis janvier 2012, la majorité des régions autonomes sont dirigées par le Parti Populaire (PP) ;
Envisager la constitution des Comités sectoriels mixtes comprenant des institutions publiques et privées dans des domaines prometteurs d’intérêt commun au niveau bilatéral et pour développer également la coopération tripartite vers l’Afrique;
Organiser une conférence internationale sur l’Alliance des Civilisations en collaboration avec l’Espagne et, éventuellement, la Turquie ;
Inviter les experts du prestigieux Think tank espagnol « Real Instituto Elcano » qui ont préparé le rapport « Vers une rénovation stratégique de la politique extérieure espagnole », dans le cadre d’un débat ouvert, pour expliquer leur point de vue sur la question nationale, notamment que le rapport suggère que « l’Espagne pourrait adopter une position proactive pour envisager une solution d’autonomie, véritable et garantie » et appelle Madrid à « soutenir ce plan d’autonomie qui répond, une fois les conditions réunies, aux aspirations du Maroc et du Front Polisario ».
Renforcer les Consulats Généraux par l’affectation d’un cadre (de préférence Conseiller politique) qui aura comme tâche principale le contact avec le parlement régional et la société civile;
France :
Suggérer la mise en place d’un groupe de réflexion sur l’adaptation des instruments de partenariat à la nouvelle donne et aux ambitions des deux pays ;
Encourager des partenariatsentre les instances et structures constitutionnelles, telles que le Conseil économique, social et environnemental ; le Conseil National des droits de l’homme ; le Conseil de la Concurrence….etc avec leurs homologues françaises ;
Constitution des Comités sectoriels mixtes comprenant des institutions publics et privés dans des domaines prometteurs au niveau bilatéral et pour développer également la coopération tripartite vers l’Afrique;
Organiser des Assises Territoriales entre les autorités locales et régionales des deux pays dans la perspective de la mise en marche de la régionalisation avancée;
Italie :
Conclure un Accord de Partenariat Stratégique avec l’Italie, qui prévoit des Réunions de Haut Niveau coprésidées par les deux chefs de Gouvernement ;
Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.
Portugal :
Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.
Turquie :
Développer des consultations politiques bilatérales au niveau du Directoire ;
Créer un Forum parlementaire, à l’instar de ce qui existe entre la Turquie et l’Italie et entre la Turquie et la Russie ;
Envisager la création des Comités sectoriels mixtes comprenant des institutions publics et privés dans des domaines prometteurs, dans l’objectif de renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays ;
Organisation des manifestations conjointes en Europe pour lutter contre l’islamophobie, partant du fait que les deux pays sont des terres de paix et de rencontres avecun patrimoine culturel et civilisationnel considérable en commun ;
Examiner avec la Turquie la possibilité de mettre en place un Centre commun de Dialogue des Civilisations, avec des annexes au Maroc et en Turquie, pour jouer un rôle de premier plan à ce niveau en raison de leur position stratégique dans la carte du monde islamique ;
Organiser l’année du Maroc en Turquie ou vice-versa ;
Envisager l’adhésion du Maroc, en qualité de membre observateur, à l’Assemblée Parlementaire des Pays Turcophones (TURKPA), dont le siège se trouve à Bakou ;
Allemagne :
Inviter le Ministre allemand des affaires étrangères, M. Frank-Walter Steinmeier à effectuer une visite de travail au Maroc avant la fin de l’année en cours pour tenir des consultations politiques et procéder au lancement de ce nouveau mécanisme bilatéral ;
Procéder à la création d’un comité de pilotage pour l’identification et le suivi des projets relatifs à la coopération tripartite (Maroc-Allemagne-Afrique). Il sera composé des représentants des Directions Afrique et Affaires européennes, de l’AMCI et de l’Ambassade d’Allemagne à Rabat avec ses différents services concernés (GIZ et KFW) ;
Organiser un Forum d’Affaires. M. Steinmeier s’était engagé à être accompagné lors de cette visite d’une délégation économique
Préparer un mémorandum de coopération entre les académies diplomatiques en vue de sa signature lors de cette visite.
Procéder à la création d’un groupe d’impulsion économique.
Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.
Instaurer un cadre de dialogue et de concertation entre les responsables des dossiers multilatéraux au sein des deux Ministères des Affaires étrangères et au sein de nos missions diplomatiques multilatérales (New-York, Genève, Vienne) en vue de se concerter sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun et de lancer des initiatives au sein des instances onusiennes.
Prévoir l’organisation d’un séminaire en faveur des pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale pour explorer des actions conjointes (Maroc Allemagne) dans la région en Afrique, liées notamment au développement économique et humain.
Russie :
Prévoir l’organisation d’un Forum parlementaire à l’instar de ceux créés avec l’Espagne et la France.
Pays nordiques :
La société civile dans les pays nordiques est particulièrement forte et influente sur la scène politique nationale et internationale. Les gouvernements de ces pays subissent des pressions de la société civile, des ONG, des parlementaires, des partis politiques et surtout la jeunesse de ces partis, qui sont particulièrement sensibles aux thèses des séparatistes, d’où la nécessité de mener des actions pour faire connaître les avancées du Maroc en général et la situation dans nos provinces du sud en particulier, relativement peu connus dans ces pays:
Organiser des visites de travail de membres du CNDH, de l’AMDH et du DIDH dans ces pays pour les sensibiliser sur la situation des droits de l’Homme au Maroc, et notamment dans nos provinces du Sud / Organiser des Conférences, séminaires et expositions sur le développement dans nos provinces du sud ;
Renforcer les relations entre les institutions parlementaires des deux pays, à travers des échanges de visites et d’expériences, à différents niveaux (Présidence, Groupe d’amitié, Commissions etc.) ;
Renforcer les relations entre les partis politiques, surtout la jeunesse, en organisant des visites des deux côtés ;
Mettre en place des mécanismes pour tisser des contacts entre les associations et ONGs des deux pays notamment celles qui œuvrent dans les domaines des droits de l’Homme, et de la promotion de la condition de la femme, de manière à renforcer la compréhension mutuelle ;
Initier une coopération entre les institutions marocaines et leurs homologues norvégiennes dans le domaine de la bonne gouvernance et des droits de l’Homme, notamment l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption, pour bénéficier de l’expertise des institutions nordiques dans ces domaines ;
Organiser une caravane composée exclusivement de femmes (parlementaires, entrepreneurs, dans le domaine associatif…), pour souligner le rôle important que joue la femme marocaine dans notre société, et les droits dont elle jouit ;
Développer les contacts entre les journalistes et acteurs de l’information marocains avec ceux des pays nordiques, sachant que les médias de ces pays sont particulièrement sensibles aux thèses des séparatistes ;
Etablir des Commissions Mixtes avec ces pays dans des domaines ciblés, à l’instar de la commission consulaire entre le Maroc et la Norvège ;
Créer des Conseils d’Affaires avec la Norvège, la Finlande et le Danemark, pour développer les échanges commerciaux et identifier les opportunités d’investissements au Maroc, à l’instar du Conseil d’Affaires avec la Suède ;
Mettre en place une stratégie de communication bien structurée, destinée à l’ensemble des pays nordiques ;
Envisager la possibilité de formation au Maroc des Imams de ces pays.
Finlande :
Envisager l’adhésion du Maroc en tant que membre observateur dans le Conseil de l’Arctique aura un impact positif sur les relations maroco-finlandaises ;
Organiser un séminaire sur le thème de « l’initiative marocaine d’autonomie pour les provinces du Sud » en collaboration avec l’Institut Ahtisari pour la Paix et les autorités de la province autonome de d’Aland. L’objectif est de mettre en exergue la similitude entre le modèle d’autonomie des îles d’Aland qui a permis de régler ce différend territorial entre la Suède et la Finlande ;
Organiser un séminaire sur le dialogue des civilisations, thématique à laquelle les dirigeants, finlandais accordent un intérêt majeur.
BENELUX :
Pays-Bas :
– Instituer un mécanisme de « consultations politiques » Maroc-Pays Bas prévoyant des visites régulières notamment au niveau des Secrétaires Généraux.
– Création d’un Conseil d’Affaires Maroc-Pays Bas pour identifier de nouveaux secteurs de coopération.
– Organiser des conférences, colloques, séminaires, avec la participation de représentants du CNDH, de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption, et de représentants de la société civile marocaine pour sensibiliser les médias et la société civile néerlandaise sur la question du Sahara, la situation des droits de l’Homme et les réformes que connaît notre pays.
Luxembourg :
Renforcer les échanges économiques entre le Maroc et le Luxembourg qui restent dérisoires à travers l’échange de visites entre les hommes d’affaires et les représentants des Chambres de commerce des deux pays, notamment en envoyant des missions économiques pour explorer les opportunités d’affaires et d’investissements offertes par le Maroc.
Europe Centrale :
Créer un Conseil d’Affaires, notamment avec la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine, en ciblant des secteurs clés d’intérêt commun pour chaque pays.
Tags : Maroc, Sahara Occidental, ONU, MINURSO, Wolfgang Weisbrod-Weber, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Sahara Occidental,
Objet : Question du Sahara marocain/Réunion avec le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Sahara, M. Wolfgang Weisbrod-Weber.
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que Monsieur Nasser Bourita, Secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération a tenu, le 7 mai 2014, une réunion avec le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Sahara, à sa demande, M. Wolfgang Weisbrod-Weber (RSSG).
Cette réunion a porté sur le dernier rapport du Secrétaire Général sur la question du Sahara, l’action de la Minurso et la récente visite technique de représentants de l’Office du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH) à Lâayoune.
Rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur le Sahara:
M. Wolfgang Weisbrod-Weber a tenté de présenter les améliorations portées au Rapport ses efforts pour rendre le rapport équilibré et acceptable.
En réaction, je lui ai fait part de ce qui suit :
Le Maroc a été déçu par le contenu biaisé et les recommandations périlleuses de ce rapport, qui sont, au demeurant, dangereux, aussi bien pour le processus politique que pour l’existence même de la Minurso.
L’entretien de Sa Majesté le Roi avec le SG de l’ONU est venu apporter des mises au points nécessaires et à rappeler les fondamentaux de la position marocaine
Le rapport n’est basée sur aucune logique et ne répond à aucun esprit de démonstration rationnelle. Au contraire, il s’éloigne de l’essentiel et se démarque de la ligne de conduite de l’ONU établie depuis des années. Les discussions préliminaires qui ont eu lieu avec le RSSG, avant son élaboration, afin d’éviter toute surprise ou dérapage de nature à compromettre les relations du Maroc avec la Minurso, se sont révélées vaines
Certains éléments du rapport sont « surréalistes », car ils créent un précédent dangereux et infondé, en établissant un parallélisme entre la coopération d’un Etat membre des Nations Unies avec le HCDH, et celle d’un acteur non-étatique (le rapport se félicité de la coopération du polisario avec le HCDH, se félicite de la mise en place du Conseil Sahraoui des Droits de l’Homme, etc…).
Le rapport dédouane l’Algérie par rapport à ses responsabilités politiques et humanitaires dans le dossier du Sahara
Le rapport, soumis au Conseil de sécurité, considère, pour la première fois, que le Sahara est un territoire non-autonome, alors que le Conseil est saisi de cette question en tant que différend régional sous le chapitre VI de la Charte de l’ONU.
Le rapport avance que l’exploitation des ressources naturelles au Sahara est contraire à l’article 73 de la Charte de l’ONU.
L’ONU « innove » en défi à toute logique politique ou consideration juridique et ouvre la porte à des voix périlleuses en reconnaissant aux entités non-étatiques non reconnues, tels Al Qaida, Al-Shabbab, Azaouad etc…., la possibilité de se doter d’institutions nationales de droits de l’Homme et d’inviter des procédures du Conseil des droits de l’Homme.
Il accommode, à plusieurs titres, l’Algérie et le Polisario (Aucune référence n’est faite dans le rapport aux deux jeunes sahraouis abattus par l’Armée algérienne en janvier dernier).
Le rapport fixe un ultimatum, en vue de procéder, en 2015, à une évaluation globale du processus politique, alors que l’approche innovante de la diplomatie navette proposée par l’Envoyé Personnel de l’ONU est à sa phase de balbutiement. De même, le processus politique n’appartient ni à l’ONU, ni à l’Envoyé personnel du SG. C’est l’œuvre du Conseil de sécurité à la faveur de l’initiative de la présentation de l’initiative d’autonomie par le Maroc. En fait, il s’agit d’un dépassement flagrant des termes de références de la facilitation.
2. Actions de la Minurso :
Le rapport dévoile que la Minurso entretient une « relation ambiguë » avec le polisario.
La Minurso est entrain de perdre sa neutralité et son impartialité, en ajoutant que la réaction de l’ONU est en-deçà des attentes du Maroc.
Aucune réponse claire et ferme n’a été donnée à ce dernier au sujet de l’inacceptabilité par le Maroc que les documents officiels de la Minurso soient tamponnés par le polisario. Il s’agit d’un acte inacceptable et non-négociable pour le Maroc, a souligné M. le Secrétaire général. Ce à quoi, il a réagit que la MINURSO a rejeté l’initiative du polisario pour des raisons politiques et juridiques.
Le Maroc s’interroge sur l’asymétrie entre l’absence de surveillance nocturne à l’Ouest du mur et la surveillance de la Minurso, qui accepte d’être escorté par le polisario à l’est du mur du sable.
Le Maroc va examiner ultérieurement la question des plaques numérologiques (we will come back to this issue), en attendant de tirer les leçons au sujet du devenir de nos relations avec la Minurso dans le contexte du rapport du Secrétaire Général de l’ONU.
3. Visite technique des représentants du HCDH à Lâayoune:
La visite a été organisée sur la base des termes de référence agrées par le Maroc et le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme-HCDH-.
Le Maroc exprime son étonnement au sujet de l’encouragement de la Minurso de certaines ONGs séparatistes à rencontrer la délégation du HCDH à son siège.
Le Maroc considère, à ce sujet, que l’attitude de la Minurso est inacceptable et ne relève pas de son mandat. Ce à quoi, le RSSG a répondu que la Minurso n’a, à aucun moment, encouragé de telles rencontres. Ajoutant que les services de la Minurso ont été sollicités uniquement pour faciliter les aspects logistiques.
Les procédures spéciales qui ont visité le Sahara, ont tenu leurs réunions soit à l’hôtel où elles logeaient, soit dans les lieux de résidence des ONGs séparatistes.
La Minurso doit comprendre qu’aucun traitement spécial ou préférentiel ne doit être accordé ni l’ASVDH, ni au CODESA, a conclu Mr. Le secrétaire Général.
4. Appréciations générales :
La réunion s’est déroulée dans une ambiance tendue et a été marquée par une discussion franche.
Les messages transmis et véhiculés, et qui ont été très bien reçus par le RSSG, sont comme suit :
Le rapport est un complot contre le processus politique.
L’ONU est entrain d’ouvrir la voie à des options risquées.
Le référentiel de la facilitation onusienne et de la présence de la Minurso a été défini par l’entretien téléphonique entre Sa Majesté le Roi et M. Ban Ki Moon, Secrétaire Général de l’ONU en août 2012 (pas de changement dans le mandat de la Minurso, la recherche d’une solution politique mutuellement acceptable et l’amélioration des relations entre le Maroc et l’Algérie).
Le RSSG n’a trouvé aucun argument pour répondre aux griefs du Maroc, tout en restant dans l’incapacité de réagir, et en se contentant de préciser qu’il va rapporter ces éléments à New York.
Tags : Maroc, Union Africaine, Sahara Occidental, RASD,
Le Maroc a proposé un texte pour les communiqués de ses alliés africains sur l’adhésion du royaume à l’Union Africaine.
Document pour le K
(Version Francaise)
Le gouvernement du …..a toujours privilégié le dialogue et la négociation pour résoudre les différends régionaux. Le différend sur le Sahara constitue une entrave à l’unité africaine et à l’intégration maghrébine.
Le gouvernement du …. soutient le processus des négociations conduit, sous les auspices des Nations Unies, et considère que l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc comme étant sérieuse et crédible.
Afin de s’inscrire positivement dans le cadre des efforts des Nations Unies, le …….a toujours défendu une position équilibrée, afin de rapprocher les positions des parties.
Dans cet esprit, le gouvernement du …… avait suspendu la reconnaissance de la « rasd ». La position du gouvernement du …… est inchangée.
Le gouvernement du …… estime que le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine est nécessaire. Il est de nature à renforcer le rôle de l’Union Africaine et l’unité de l’ensemble du Continent Africain.
Document pour N
(Version Française)
Le gouvernement de…… soutient les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en vue d’une solution politique définitive au différend sur le Sahara. Profondément attaché à la stabilité du continent africain le gouvernement du….. souhaite que toutes les chances du succès soient préservées pour faire aboutir le processus de négociations conduit actuellement sous les auspices du Secrétaire Général des Nations Unies.
Les parties à ce différend doivent faire preuve d’esprit de flexibilité et de compromis pour parvenir à un accord définitif autour d’une solution gagnante. Le Maroc a fait un pas important en proposant une initiative d’autonomie. Afin de s’inscrire dans une dynamique positive et équilibrée a même de promouvoir une solution politique définitive à ce différend, le gouvernement du ……a décidé de geler / retirer sa reconnaissance à la « rasd »
Tout doit être entrepris pour favoriser l’unité de l’Afrique. Le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine contribuera à cette unité et renforcera le rôle de l’UA.
Document for K
(Version Anglaise)
The Government of ……. has always privileged dialogue and negotiation to resolve regional disputes. The dispute over the Sahara is an obstacle to the African Unity and the integration of the Maghreb.
The Government of…… supports the negotiation process under the auspices of the United Nations, and considers the autonomy initiative presented by Morocco as serious and credible.
To be in line with the efforts of United Nations, ……has always advocated a balanced approach with the aim to reconcile the positions of the parties.
In this spirit, the Government of ……has suspended its recognition to ” SADR”. The position of the Government of ……remains unchanged.
The Government of …….believes that the return of Morocco to the African Union is necessary. It will likely strengthen the role of the African Union and the unity of the entire African continent.
Document for N
(Version Anglaise)
The Government of….. supports United Nations Security Council resolutions to find a final political solution to the dispute over the Sahara issue. Deeply committed to the stability of the African Continent, the government of …… hopes to preserve chances for the success of the negotiation process currently conducted under the auspices of the Secretary General of United Nations.
The parties to the dispute must demonstrate a spirit of flexibility and compromise in order to reach a final agreement based on win-win solution. Morocco has made an important step by proposing an autonomy initiative.
In order to contribute constructively to the ongoing dynamic aimed at promoting a lasting political solution to the dispute over Sahara, the government of….. has decided to freeze / remove its recognition to the ” SADR “.
Everything must be done to promote the unity of Africa. In this context the return of Morocco to the African Union will contribute to its unity and strengthen the role of the AU.
Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Mouvement des Pays Non-alignés,Iran,
Rapport sur le 16ème Sommet du Mouvement des Pays Non-alignés.
Téhéran, 26 au 31 Aout 2012.
Dès son arrivée à Téhéran, la délégation marocaine a contacté Le Ministre des Affaires Etrangères Iranien pour lui faire comprendre que le Maroc cherche à contribuer positivement pour la réussite du Sommet et qu’il n’acceptera, en aucun cas, la participation ou l’invitation des représentants de la pseudo RASD à cette réunion. En réaction, le MAE a confirmé que la pseudo RASD n’a pas été invitée et que ce Sommet est ouvert uniquement aux pays membres du NAM et des Nations Unies.
L’objectif de la délégation marocaine, qui a été conduite par M. Youssef Armani, Ministre Délégué aux Affaires Etrangères et à la Coopération, étant de préserver les acquis du Maroc, notamment le maintien verbatim des paragraphes du document des Conférences du NAM sur la question du Sahara marocain, pour que le mouvement continue à être en phase avec les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU, ainsi que d’endosser par le sommet les initiatives du Maroc aux Nations Unies telles qu’elles ont été adoptées par les conférences ministérielles.
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Mouvement des Non Alignés (MNA)/ Conférence ministérielle de mi-parcours (Alger, 26-29 mai 2014)
La délégation marocaine est conduite par Omar Hilale, ambassadeur à Genève
Selon une note du 23 avril 2014, les enjeux et objectifs du Maroc de cette réunion sont :
– L’analyse du projet de document final de la Conférence d’Alger cristallise, dans une grande mesure, les positions constantes du Mouvement, en usant d’un langage dogmatique et idéologique, par rapport à plusieurs questions à caractère politique, économique, social et culturel sur l’agenda international.
– S’agissant du Maroc, le principal enjeu de la Conférence vise à préserver les acquis des années précédentes par rapport au traitement de la question du Sahara marocain dans le document final et d’éviter à tout prix l’introduction de tout langage controversé sur les droits de l’Homme ou l’exploitation des ressources naturelles. Selon notre Mission Permanente à New York, les amendements introduits au paragraphe sur le Sahara se sont limités à une simple mise à jour technique des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations Unies.
– Il convient de préciser que le texte du document final du NAM, adopté, par consensus, lors du Sommet de Téhéran en août 2012, se limite à rappeler les éléments suivants :
⦁ La validité des trois options de l’autodétermination (Autonomie, Intégration et indépendance) ;
⦁ L’appui au processus de négociations sur la base des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU depuis 2007 (date de la soumission par le Maroc de son initiative d’autonomie) ;
⦁ La prise en compte des efforts déployés par le Maroc depuis 2006 ;
⦁ L’appel aux Etats de la région pour coopérer pleinement avec l’ONU dans le cadre du processus de négociations.
Ainsi, nos objectifs lors de la réunion d’Alger peuvent se décliner come suit :
⦁ Préserver le texte agrée au Sommet de Téhéran sur la question du Sahara avec des mises à jour techniques (actualisation des références aux résolutions de l’Assemblée générale de décembre 2013 et du Conseil de sécurité …..du 29 avril 2014) ;
⦁ S’opposer à l’introduction de tout nouveau langage ou référence à la question des droits de l’Homme ou celle de la gestion des ressources naturelles au Sahara marocain ;
⦁ Le Maroc a soumis sa candidature pour présider la Commission politique de la Conférence, l’une des deux importantes Commissions du NAM. L’Algérie, visiblement gênée par notre candidature, a poussé la Namibie (l’un des relais algériens au sein de la SADC ouvertement hostiles au Maroc) à présenter sa candidature. Le Maroc devrait s’opposer au fait accompli algérien, en maintenant notre candidature et en cas de blocage, réfléchir à un tiers pays à mettre dans la course ;
⦁ Au-delà, la participation du Maroc devrait être l’occasion pour gêner nos voisins par rapport à notre vision politique et diplomatique concernant les questions sur l’agenda régional et international.
La démarche marocaine consisterait donc :
⦁ Verrouiller le texte sur le Sahara à New York, et éviter son ouverture par la Commission politique à Alger ;
⦁ Assurer à temps, de préférence après l’adoption de la résolution sur le Sahara, une forte mobilisation des pays amis, notamment en Afrique, pour appuyer le texte agrée au Sommet de Téhéran, en les incitant également à faire des références à l’initiative marocaine d’autonomie et aux efforts du Maroc dans la recherche de la solution politique au différend régional sur le Sahara ;
⦁ Neutraliser la candidature de la Namibie à la présidence de la Commission politique du NAM, en rappelant que le Maroc a été le premier à se porter candidat. En cas d’absence de consensus, le Maroc pourrait encourager une tierce candidature qui n’épouse pas les thèses de l’Algérie sur la question du Sahara.
Grandes lignes de la déclaration de Monsieur le Ministre :
La thématique de la Conférence d’Alger portera sur : « Le renforcement de la solidarité pour la paix et la prospérité »
A l’instar des années précédentes, la déclaration du Maroc devrait véhiculer des messages clairs et forts, en mettant en avant, entre autres éléments :
⦁ L’attachement du Maroc aux principes fondateurs du Mouvement et sa volonté d’œuvrer avec les autres membres pour faire du NAM une force de proposition crédible et responsable sur la scène internationale ;
⦁ L’importance du renforcement de la solidarité entre les pays du NAM par des actions concrètes, dans le respect des principes de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale ;
⦁ La priorité qu’accorde le Royaume, conformément à la vision Royale, en faveur du renforcement de la cohésion régionale et sous régionale, la solidarité agissante avec ses partenaires africains et l’encouragement de nouvelles formes de coopération capables de répondre au mieux aux besoins des pays concernés ;
⦁ Le rappel des paramètres définis par le Conseil de sécurité des Nations pour la recherche d’une solution politique au différend régional autour du Sahara marocain.
Il n’est pas exclu que la déclaration de l’Algérie aborde la question du Sahara sous le prisme de la décolonisation et à partir de sa lecture biaisée et restrictive du principe de l’autodétermination, en relayant notamment les recommandations du dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le Sahara. Il est également possible que la pays hôte aborde les questions des droits de l’Homme et des ressources naturelles et mobilise ses relais, foncièrement hostiles au Maroc, pour distiller des messages forts contre notre pays.
La démarche marocaine devra être, par conséquent, offensive et agressive sans laisser aucune occasion pour répondre à toutes les tentatives de dénigrement de la part de nos adversaires.
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Note du 25 avril 2014
Suite au courrier adressé par cette Direction à notre Mission à New York au sujet de l’avancement des négociations du projet de document final de ladite conférence, j’ai l’honneur de vous informer de ce qui suit :
⦁ L’Algérie a introduit deux paragraphes portant sur le principe de la souveraineté sur les ressources naturelles et l’illégalité de l’exploitation des ressources des territoires non autonomes,
⦁ La délégation marocaine a demandé la suppression des deux paragraphes sans avancer des arguments,
⦁ L’Algérie est revenu à la charge pour demander de remplacer les deux paragraphes par un autre tiré de la résolution de la 4ème Commission de l’Assemblée Générale, qui se lit comme suit :
« …. »
Compte tenu de ce qui précède, cette Direction attire l’attention sur le caractère dangereux de ces deux paragraphes qui, au cas où ils seraient adoptés, ils figureraient dorénavant dans les prochains documents finaux du Sommet du NAM,
Pire encore, l’Algérie pourrait introduire ces deux paragraphes aussi bien dans les rapports du Comité de 24 que dans la résolution de l’Algérie sur la question du Sahara marocain à la 4ème Commission.
Comme signalé auparavant, l’Algérie cherche à gêner le Maroc en introduisant un nouveau langage qui porte sur une thématique constituant un des piliers de sa propagande contre le Maroc et ne ménagerait aucun effort pour mobiliser ses relais, notamment en Afrique, pour isoler le Maroc.
Cette Direction propose de rejeter catégoriquement, avant la conférence, les paragraphes proposés par l’Algérie au niveau de New York sur la base des arguments suivants :
1. Ni le Sommet de Sharm el sheikh (2009) ni celui de Téhéran (2012) n’ont inclus un paragraphe sur les ressources naturelles,
2. Le projet de document d’Alger est calqué sur celui de Téhéran, et la réunion d’Alger n’est qu’une conférence de mi-parcours entre deux Sommets,
3. La référence à la résolution de l’Assemblée Générale proposée par l’Algérie comme solution aux deux paragraphes n’est ni opportun, ni justifiée,
4. Créer le débat sur ce paragraphe dans la perspective d’avoir l’adhésion d’autres pays, notamment latino-américains, en ajoutant la référence « …and indigenous people.. »
Le 23 mai 2014, le prèsident du Bureau de Coordination du MNA annonce que le gouvernement du Maroc a décidé de retirer la candidature d’Omar Hilale pour la présidence du Comité politique de la Réunion des Hauts Fonctionnaires de la 17e Conférence ministérielle du Mouvement. Il a été désigné quelques jours avant représentant du Maroc auprès de l’ONU.
le 26 mai 2014, Ouali Tagma envoie depuis Alger, le message suivant :
“Bonjour cher ami jusqu’ici tout va bien. Les 2 commissions ont commencé leur travail. Le discours du MAE algérien était correct. Pas de citation spécifique de la question du Sahara. J’ai vu la Dr des Aff multilatérales que je connais depuis Genève . Elle m’a assuré que leur objectif est de réussir le sommet sans que l’on se donne en spectacle . L’ambassadeur a aussi eu des assurances de la part du SG algérien qu’il n’y aura pas de coups bas.”
Le 28 mai 2014, Tagma envoie le message suivant :
“MAE africains présents Mali Niger Mauritanie Benin Maurice Tchad Éthiopie Namibie Congo Senegal (arrive a 14h). Le Pays hôte a une totale maîtrise de la réunion. Il a si manœuvrer jusqu’à présent pour qu’il n’y ait aucun dérapage . Il maîtrise même les interventions de ceux qui pourraient évoquer la question. Toutes les autorités sont aux petits soins de notre délégation. On verra si l’Afrique australe va exécuter ce qui semble être une consigne. Zuma a été invitée. Dans son discours pas un mot sur Sahara. Morales de Bolivie aussi : pas un mot. Dans discours ouverture du 1er Ministre d’Algerie pas un mot. Tout se passe bien jusqu’à présent.”
Finalement, une évaluation de la réunion est redressée dans une note datée du 03 juin 2014 sous le titre de “Compte rendu analytique sur les travaux de la 17 Conférence ministérielle du Mouvement des Non Alignés (Alger, 26-29 mai 2014).” Voici l’extrait concernant la question du Sahara Occidental:
– J’ai l’honneur de vous informer que le 17ème Conférence ministérielle des Pays Non-Alignés s’est tenue à Alger les 28 et 29 mai 2014 sous la thématique «solidarité en faveur de la paix et la prospérité » . La Conférence, qui a été précédée par la réunion des hauts fonctionnaires les 26 et 27 mai 2014, a adopté un document final ayant trait aux questions multilatérales d’ordre politique, économique, social et humanitaire, ainsi que la Déclaration d’Alger.
– Cette Conférence a connu la participation d’une quarantaine de Ministres des Affaires Etrangères et de plusieurs vices Ministres et autres hauts fonctionnaires, ainsi que 7 représentants d’organisations internationales et régionales ont pris part aux travaux de la Conférence d’Alger.
– Démarche et méthode de la délégation marocaine : – Question du Sahara marocain :
– La délégation marocaine a adopté une stratégie visant à éviter l’ouverture des paragraphes sur la question du Sahara marocain tels qu’agréés et verrouillés lors des réunions des experts à New York.
– Le principal enjeu pour le Maroc est de maintenir les NAM en phase avec l’évolution de la question du Sahara aux Nations Unies et d’éviter à tout prix l’introduction de tout langage controversé sur les droits de l’Homme ou l’exploitation des ressources naturelles.
– En effet, ni la déclaration du Premier Ministre algérien, ni celle du MAE algérien à l’ouverture de la réunion des Hauts fonctionnaires, n’ont évoqué directement la question du Sahara marocain. Les deux responsables Algériens se sont limités à rappeler leur appui au principe de l’autodétermination et à la « doctrine » onusienne en la matière. Cette prise de position, qui déroge de l’attitude algérienne sur le dossier du Sahara, ne constitue nullement un revirement dans la position officielle d’Alger, mais plutôt une tactique visant à éviter le « show » et partant toute bilatéralisation de la question Sahara à Alger.
Le 16 mai 2014 le Bureau de Coordination du MNA à New York distribue la version finale du projet de résolution dont le texte sur le Sahara Occidental est comme suit:
“The Ministers reaffirmed the previous positions of the Non-Aligned Movement on the question of Western Sahara.
– The Ministers reaffirmed all resolutions adopted by the General Assembly and the Security Council on Western Sahara. They also reaffirmed UN General Assembly resolution 68/91, adopted without a vote, and reiterated that, in accordance with the said resolution, they continued to support strongly the efforts of the Secretary-General and his Personal Envoy to achieve a mutually acceptable political solution which will provide self-determination for the people of Western Sahara in the context of arrangements consistent with the principles and purposes of the Charter of the United Nations and General Assembly resolution 1514 (XV) of 14 December 1960 and other relevant resolutions. The Ministers recognized that all available options for self-determination are valid as long as they are in accordance with the freely expressed wishes of the people concerned and in conformity with the clearly defined principles contained in General Assembly Resolutions.
-Bearing in mind the above, the Ministers welcomed the four rounds of negotiation and the subsequent rounds of informal talks held under the auspices of the Secretary General, as well as the commitment of the parties to continue to show political will and work in an atmosphere propitious for dialogue, in order to enter into a more intensive phase of negotiations, thus ensuring implementation of Security Council resolutions 1754, 1783 and 1813, 1871, 1920 1979, 2044 and 2099, and the success of negotiations. They took note of efforts and developments since 2006.
-They called upon the parties and the States in the region to cooperate fully with the Secretary General and his Personal Envoy, and with each other, and reaffirmed the responsibility of the United Nations towards the people of Western Sahara. They further welcomed the commitment of the parties to continue the process of negotiations through United Nations-sponsored talks.”
Le 20 mai 2014, les marocains avaient rédigé la liste suivante des soutiens pour le Sommet des Non Alignés :
Réunion de coordination de la délégation marocaine qui participera á la Conférence ministérielle de mi-parcours du MAN d’Alger du 26 au 29 mai 2014
Tags : Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, RASD, lobbying,
Rabat, le 2 juin 2013
Stratégie pour contrer l’offensive de l’Algérie et de l’Afrique du Sud au sujet de la question du sahara marocain
Le 21ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (22 au 28 Mai 2013), a été le révélateur de l’existence d’une véritable offensive, généralisée et planifiée par les adversaires du Maroc dont l’objectif est de faire d’abord adopter à l’UA une position prônant l’indépendance du sahara et de l’imposer, par la suite, au reste de la communauté internationale, comme seule et unique solution à ce conflit.
L’arrivée de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA constitue un élément clé de la mise en œuvre de cette stratégie, conçue et mise en œuvre essentiellement par l’Algérie et l’Afrique du Sud, appuyés massivement et activement par la quasi-totalité des pays de la SADECet par certains pays de l’Afrique orientale.
Les travaux de ce Sommet ont dévoilé la collusion totale entre l’Afrique du Sud et l’Algérie d’une part et le Secrétariat de l’UA d’autre part qui d’ailleurs n’hésite plus à se départir ouvertement de la neutralité à laquelle il est normalement astreint. Cette collusion d’intérêt entre une partie des Etats membres et le Secrétariat de l’organisation, est un cas unique dans les annales des institutions internationales qu’il conviendra également de dénoncer.
Cette note se propose de faire le point sur les travaux du Conseil Exécutif au sujet du sahara, d’en tirer quelques enseignements, de décrire la stratégie poursuivie par les adversaires du Maroc, de proposer les éléments de la contre-offensive de notre pays et un plan d’action pour la mener à bien.
Mission de la délégation marocaine à Addis-Abeba en marge des travaux du Sommet de l’UA
Une délégation conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, a effectué une mission à Addis-Abeba à l’occasion de la tenue du Sommet de l’Union Africaine et de la célébration du cinquantenaire de l’unité africaine.
Cette mission intervenue dans un contexte très particulier, suite à l’inscription, pour la première fois, de la question du sahara à l’ordre du jour de l’UA, s’est assigné trois objectifs essentiels :
Demander aux pays africains, amis du Maroc, d’exprimer leur refus de voir l’UA se saisir à nouveau de la question du Sahara et de demander, par conséquent, la suppression de ce point de l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA ;
Contrer l’adoption par l’UA de toute décision qui ne prendrait pas en considération l’évolution de la question du Sahara au Conseil de Sécurité des Nations Unies ;
Faire entendre solennellement au sein de l’UA, par l’entremise de pays amis, la position du Maroc sur cette question.
En préparation à ce Sommet, les démarches ci après avaient été entreprises par le Maroc auprès des pays africains pour demander la suppression de ce point de l’ordre du jour du Conseil Exécutif de l’UA :
Des messages écrits ont été adressés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, aux Présidents du Sénégal, de la Cote d’Ivoire, du Gabon et du Burkina Faso.
Des lettres ont été adressées par le Ministre à l’ensemble des Ministres des Affaires Etrangères des pays africains ;
Les Ambassadeurs de Sa Majesté le Roi en Afrique ont été instruits pour entreprendre auprès de leurs pays d’accréditation, des démarches pour appuyer cette demande.
Une lettre de réponse a été adressée par le Ministre à la Présidente de la Commission de l’UA, lui expliquant les raisons pour lesquelles le Maroc considère qu’il n,’est pas opportun pour l’UA de réintroduire dans son agenda l’examen de la question du sahara.
Dans ces démarches, l’argumentaire du Maroc s’articulait essentiellement autour des points suivants :
L’OUA a échoué dans sa médiation pour résoudre le conflit du sahara et s’est départie de son rôle d’arbitre en préjugeant de l’issue du processus d’autodétermination en admettant en son sein une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté et ce en violation de sa propre Charte et du principe même de l’autodétermination ;
La question du sahara a divisé et a failli faire éclater l’OUA et qu’il n’est pas opportun de réintroduire à nouveau cette question controversée au sein de l’organisation panafricaine ;
La question du Sahara est aujourd’hui du ressort du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui œuvre à la recherche d’une solution politique négociée et que l’UA devrait éviter d’être en déphasage avec le processus onusien et gagnerait au contraire, en crédibilité, à soutenir ce processus.
Au plan opérationnel et lors des travaux du Conseil Exécutif, la délégation du Sénégal a fait une déclaration demandant la suppression pure et simple de la question du sahara de l’ordre du jour du Conseil. Le Sénégal a été appuyé par un grand nombre de pays amis, en l’occurrence, le Gabon, la Cote d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la Gambie, le Benin, le Burkina Faso, Djibouti, la Lybie, la RDC, le Congo et les Comores.
Cette demande a été violemment combattue par les partisans du maintien de cette question à l’ordre du jour. Il s’agit des délégations de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, de la Tanzanie, de la Namibie, du Zimbabwe, du Lesotho, de la Zambie, du Botswana, du Soudan du Sud, en plus de la pseudo « rasd ».
Devant cette division, un compromis a été trouvé consistant en l’adoption d’un projet de décision dont les éléments sont :
Maintien de la question du sahara à l’ordre du jour et report de son examen à la prochaine session du Conseil Exécutif en Janvier 2014 ;
Suppression dans le projet de décision initial présenté par le Secrétariat, de deux paragraphes hostiles au Maroc ;
Demande à la Présidente de la Commission de l’UA de présenter à la prochaine session du Conseil Exécutif d’un rapport complet sur cette question, c’est-à-dire devant tenir compte du point de vue de toutes les parties ;
Introduction d’un paragraphe faisant référence à la résolution 20.99 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 25 avril 2013.
Soutien aux résolutions des Nations Unies sur la question pour parvenir à une solution politique à travers des négociations directes, comme moyen d’autodétermination.
A l’issue des travaux du Conseil Exécutif, il peut être avancé à juste titre que les démarches entreprises dans ce cadre ont permis la réalisation d’objectifs importants.
Le compromis arraché par les amis du Maroc est en soi une victoire notable ;
Les adversaires du Maroc ont échoué à faire adopter une décision préparée par la Présidente de la Commission de l’UA et qui était totalement en faveur des thèses séparatistes ;
Les débats qui ont eu lieu ont permis de constater que malgré son absence de l’OUA/UA depuis 1984, le Maroc continue de disposer d’importants appuis et soutiens en Afrique et d’une grande capacité de mobilisation de pays amis. Ces débats ont été une opportunité pour présenter, par le biais des pays amis, la position du Maroc sur la question du sahara.
Au delà des péripéties des travaux proprement dit du 21ème Sommet de l’Union Africaine à Addis-Abeba (22 au 28 Mai 2013), un constat plus profond et alarmant s’impose qui décèle la présence d’une stratégie dangereuse menée par les adversaires du Maroc contre ses intérêts vitaux. L’arrivée de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA et la tentative de reprise par l’UA de la question du sahara, ne sont que les éléments apparents de ce puzzle.
La stratégie anti-marocaine menée par le biais de l’UA
La stratégie des adversaires du Maroc qui se joue sur plusieurs registres, vise comme objectifs principaux, de faire échouer le processus onusien de recherche d’une solution politique négociée, de dépasser la demande du référendum en la remplaçant par l’option de l’indépendance et d’imposer en fin de compte, celle-ci comme la seule et unique alternative possible.
A cette fin, les instigateurs de cette stratégie (Algérie – Afrique du Sud) entreprennent étape par étape avec la complicité avérée de la Présidente de la Commission de l’UA, la déconstruction de l’acquis du Maroc aux Nations Unies, l’imposition de l’UA, au demeurant acquise à leur cause, comme partie prenante du conflit en vue de l’adoption de l’option de l’indépendance comme position commune de l’Afrique pour la porter plus tard, quand les circonstances le permettront, au niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
En vue d’atteindre ces objectifs, la stratégie adverse poursuit la réalisation de séquences qui peuvent être énumérées comme suit :
L’adoption par l’UA d’une position commune, radicale et hostile à l’intégrité territoriale de notre pays, vise à mettre fin à tout débat ou divergence au sein de la famille africaine sur la question du sahara. L’adoption d’une telle position deviendrait ainsi un engagement contraignant qui obligerait tous les Etats membres à s’y conformer ;
L’anéantissement des positions du Maroc en Afrique et de ses soutiens au sein de l’UA à propos de la question de l’intégrité territoriale ;
L’utilisation de cette position, comme fondement politico-juridique, pour influer sur les décisions des institutions internationales et sur les opinions publiques.
La contre-offensive du Maroc
Sur la base du constat décrit ci-dessus, le Maroc n’a d’autre choix que de mettre au point une contre-offensive d’envergure visant fondamentalement à faire échouer la stratégie adverse et à réaliser l’objectif d’évincer la prétendue « rasd » de l’UA et imposer la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
La contre-offensive du Maroc devra s’appuyer sur l’ensemble de ses atouts et capitaliser sur les acquis réalisés aux Nations Unies dans le cadre du règlement de la question du sahara.
Une des conditions préalable pour amorcer cette contre-offensive, réside dans la prise de conscience par tous les décideurs du danger et des risques que comporte pour notre pays la stratégie des ennemis du Maroc.
La clé de réussite de la contre-offensive passe par l’organisation et le rassemblement des différents intervenants et la convergence de tous les efforts vers un seul et même objectif, celui de faire échec à la stratégie adverse et de faire consacrer par la communauté internationale, la souveraineté du Maroc sur le Sahara.
La contre-offensive à engager, compte tenu des forces et des atouts dont dispose notre pays, et des handicaps et difficultés qu’il faudra surmonter, devra être menée sur les fronts diplomatiques et médiatiques et utiliser également la question des populations séquestrées dans les camps de Tindouf pour dénoncer, auprès du HCR, du Conseil des droits de l’homme, de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples et des ONG internationales, ce crime contre l’humanité dont sont coupables l’Algérie et le Polisario.
1/ Les atouts qui consolident la position du Maroc
-La légitimité du recouvrement par le Maroc de son sahara (fondements juridiques et historiques) ;
L’effectivité de la présence du Maroc sur le territoire (le processus d’intégration et d’inclusion des populations ainsi que les grandes réalisations économiques et d’infrastructures) ;
L’unanimité nationale autour de la question du sahara, qui constitue une question vitale et déterminante pour l’ensemble des marocains ;
La pertinence et la crédibilité de l’initiative marocaine d’autonomie comme solution de compromis réaliste, viable et démocratique à la question du Sahara, qualifiée de sérieuse et crédible et soutenue par une grande majorité de pays ;
Le soutien implicite dont bénéficie le Maroc au niveau international en ce qui concerne la question du Sahara. Aucun pays européen, ni aucun membre permanent du conseil de Sécurité ne reconnaît la « rasd ». En Afrique, 35 pays sur 53, ne reconnaissent pas cette entité.
La solidité et la stabilité des institutions marocaines, qui lui permettent d’être cité en modèle dans un environnement régional instable et fragile;
La crédibilité du Maroc au niveau international en tant que partenaire fiable et pôle de stabilité et de sécurité dans la région, ainsi que le rôle positif du Maroc en tant qu’acteur actif dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique ;
La vigueur et le dynamisme économique et social du pays et l’attractivité qu’exerce le modèle de développement politique, économique, social et culturel du Maroc, dans son environnement régional ;
La forte présence du Maroc en Afrique de l’Ouest et Centrale, où il compte des alliances sûres qui s’appuient sur les liens historiques ancestraux et sur des relations culturelles profondes, renforcés par une coopération et des partenariats économiques exemplaires.
2/ Les handicaps du Maroc en Afrique
Le retrait du Maroc de l’OUA/UA, tout en étant fondé, légitime et irréversible tant que dure l’illégalité qui a motivé ce retrait, laisse les mains libres à ses adversaires au sein des instances panafricaines.
Les effets de cette absence sont accentués par la réduction du niveau de l’Ambassade du Maroc à Addis-Abeba, au moment où il fallait au contraire le renforcer.
La sous-représentasion du Maroc en Afrique Australe et Orientale (6 ambassades pour 24 pays), régions qui comptent le plus grand de pays hostiles à notre cause nationale, constitue une autre difficulté à laquelle il serait nécessaire d’y remédier.
Le faible poids sur l’échiquier africain des pays francophones qui composent le socle des soutiens du Maroc et qui se reflète par le niveau de moins en moins important de leur influence sur la scène africaine et au sein de l’UA. De plus, ce groupe fait montre d’une certaine mollesse, de timidité voire même d’une certaine indifférence pour défendre ses points de vue.
La montée en puissance des pays anglophones qui composent le socle des soutiens du clan hostile à notre pays et qui se traduit par le leadership et l’influence prépondérants qu’ils exercent sur l’agenda africain. En outre ce groupe fait montre d’une grande détermination et d’un engagement virulent et agressif voir d’un activisme pour imposer ses points de vue. Les péripéties de l’élection de Madame Zuma à la tête de la Commission de l’UA, en est une parfaite illustration.
La collusion manifeste entre les adversaires du Maroc et la Présidente de la Commission de l’UA, rend plus difficile la tache de contrer l’offensive adverse.
L’enlisement du processus onusien de recherche d’une solution politique négociée à la question du sahara, est présenté par les adversaires du Maroc comme étant un échec de la proposition marocaine du plan d’autonomie et leur sert d’argument pour demander la réappropriation par l’UA de cette question.
Le blocage à dessein de l’UMA, en tant qu’organisation africaine régionale, prive le Maroc d’un levier considérable, à travers lequel il pouvait contourner son absence de l’UA et influer sur la décision africaine.
Les éléments de la contre-offensive du Maroc
La contre-offensive que le Maroc est appelé à engager pourra être menée sur plusieurs niveaux et viser à mettre en échec les tentatives de l’implication de l’UA dans la question du sahara, faire reconnaître par l’UA la centralité du processus onusien de recherche d’une solution politique négociée au conflit et acculer l’Algérie sur la question des populations séquestrées dans les camps de Tindouf.
Les actions pour contrer l’offensive au sein de l’UA
Le premier échelon de la contre-offensive marocaine devra viser d’abord de faire échec à la stratégie adverse à l’occasion de la prochaine session du Conseil Exécutif de l’UA en janvier 2014.
Un premier objectif consiste à empêcher l’adoption par ce conseil d’une décision qui réintroduit dans le débat le plan de règlement de l’OUA devenu caduc ainsi que les résolution de l’UA de 2009 appelant à l’organisation d’un referendum d’autodétermination dans le territoire du sahara. La décision qui devra être adoptée à cette occasion devrait prendre en compte exclusivement, en les soutenant, les efforts de la communauté internationale visant la recherche dune solution politique négociée.
Pour atteindre ce premier objectif, il est nécessaire d’entreprendre une vaste campagne diplomatique visant la mobilisation d’un maximum de pays africains y compris ceux qui ont montré un certain agacement à voir à nouveau l’UA s’embarquer dans des combats idéologique d’un autre temps. Cette action devrait viser également la neutralisation de la Présidente de la Commission de l’UA par la dénonciation de son parti pris en faveur des adversaires du Maroc.
A cet effet, sur le plan opérationnel, il peut être procédé à l’engagement des actions suivantes :
Des émissaires porteurs de Messages Royaux pourraient être dépêchés auprès des Chefs d’Etat des pays amis, en l’occurrence, le Sénégal, la Cote d’Ivoire, le Burkina Faso, le Gabon, la Guinée, la Guinée Equatoriale, La Gambie, le Congo, la RDC, le Benin, du Cap Vert, le Togo, le Niger, le Tchad, Les Comores, Djibouti, de l’Erythrée, le Cameroun, les Seychelles, de la Lybie, de la Tunisie de l’Egypte, du Sierra Léone, du Liberia, du Soudan du Kenya et Rwanda.
Cette démarche devrait être relayée au niveau des Ministres des Affaires Etrangères de ces pays ainsi qu’auprès de tous les autres échelons : les Ambassadeurs africains à Rabat, les Ambassadeurs du Maroc en Afrique et les Représentants permanents à Addis-Abeba.
Un mémorandum complet sur la question du Sahara devra être préparé et remis à tous les interlocuteurs comme support à ces démarches.
Un rapport exhaustif sur la question du sahara devra être adressé à la Présidence de l’UA et à la Présidente de la Commission de l’UA, pour qu’il soit pris en compte dans le rapport complet que cette dernière devra présenter devant le Conseil Exécutif en janvier 2014. Ce rapport devra également être remis aux représentants de tous les Etats membres, à l’exception de l’Algérie.
Il serait indiqué de faire en sorte de mieux organiser le groupe des pays amis du Maroc comme l’est celui des adversaires de notre pays, afin d’en faire le véritable relais de la stratégie marocaine. A cette fin, une réunion regroupant les Ministres des pays qui constituent le noyau dur des soutiens du Maroc, devrait être organisée dans une capitale africaine pour asseoir, de manière concertée, le plan d’action à engager au niveau de l’UA.
Cette action qui n’a comme but que de contrer l’offensive des adversaires du Maroc à l’UA, devrait être accompagnée par une contre-attaque sur d’autres fronts afin de mettre en difficulté l’Algérie et le Polisario.
2/ La contre-offensive du Maroc
La dénonciation de la situation des populations séquestrées à Tindouf
Le Maroc devra par l’intermédiaire des pays amis entreprendre une action auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) pour l’amener à prendre en charge la question du déni de protection dont sont victimes les populations séquestrées dans les camps de Tindouf. Un mémorandum devrait être remis à cette instance sur cette question pour lui demander de s’acquitter de ses obligations à l’égard de ces populations maintenues de force dans ces camps.
Parallèlement, il faudrait entreprendre avec détermination des démarches auprès du HCR, du CDH et des ONG d’audience internationales pour les contraindre à se saisir sérieusement de la question de la violation des droits des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, à la protection internationale et de la responsabilité de l’Algérie et du Polisario sur ce crime. Cette démarche renforcée par les résolutions du Conseil de Sécurité, vise à acculer l’Algérie et à la mettre au banc des accusés sur une question où elle la plus inconfortable et la plus vulnérable.
La mobilisation des médias nationaux et internationaux ainsi que les ONG marocaines et internationales de défense des droits de l’homme, est à cet égard indispensable.
Les relations Maroc-Algérie
Dénoncer auprès des différents interlocuteurs africains et étrangers et à travers les médias l’attitude belliqueuse et hostile de l’Algérie à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc et dévoiler la duplicité de son langage tendant à faire le distinguo entre les relations de bon voisinage avec notre pays et la question du sahara.
Cette posture de l’Algérie tend à faire croire aux pays amis du Maroc que la question du sahara n’est pas un casus belli entre le Maroc et l’Algérie et vise en fin de compte à les démobiliser.
Le durcissement du ton à l’égard e l’Algérie accréditera la thèse que la question du sahara est déterminante pour notre pays et que toute solution qui ne prend pas en compte les droits du Maroc sur son territoire constituera une menace pour la paix et la sécurité dans une région très fragilisée. L’objectif étant d’amener la communauté internationale à prendre ce risque très au sérieux.
La confirmation de la centralité du processus de l’ONU dans le règlement de la question du sahara
Crédibiliser le processus onusien d’une solution politique en le remettant d’actualité et en évitant son enlisement afin de donner à la communauté internationale les raisons de continuer à y croire. Ce processus est actuellement en panne, ce qui tend à faire accréditer l’idée, véhiculée par l’Algérie, de son échec. Sa réactivation d’une façon ou d’une autre peut à ce titre ôter un argument de taille aux adversaires de notre pays.
Des démarches doivent être entreprises auprès du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’informer des manœuvres visant à saboter le processus de négociation et justifier ainsi la réappropriation par l’UA du dossier du sahara. Il faudra également faire part au Secrétaire Général des Nations Unies du refus du Maroc de voir son Envoyé Personnel rendre compte à l’UA de son mandat.
*********
La mise en œuvre de cette stratégie du Maroc devra s’appuyer sur une task force composée de diplomates chevronnés et de personnalités nationales et étrangères ayant une grande expérience de la politique régionale et internationale et d’académiciens. Cette task force devra disposer de ressources et moyens conséquents à la hauteur des enjeux.
Le succès de cette entreprise dépendra également dans une grande mesure du renforcement substantielles des capacités opérationnelles de l’appareil diplomatique marocain en Afrique et du renforcement de la présence marocaine dans les régions africaines ou notre pays est sous représentée. L’Ambassade du Royaume du Maroc à Addis-Abeba doit constituer un élément central de la mise en œuvre de cette stratégie et devra être dotée de ressources et de moyens lui permettant de jouer pleinement cette nouvelle mission.
Une vidéo viral sur les réseaux sociaux dénonce les violations des mesures de confinement visant à contenir l’expansion de la pandémie du coronavirus.
Dans la vidéo, on peut constater la présence de marchés ambulants ainsi qu’un mouvement fluide des taxis et autres voitures.
D’autre part, une ligne de transport clandestin a été inauguré entre la ville de Tan-Tan et El Aaiun moyennant le paiement de 500 DH.
La population commence à se poser des questions sur les raisons qui ont poussé les autorités d’occupation marocaines à tolérer ce type d’agissements qui risquent de provoquer un drame sanitaire parmi la population du Sahara Occidental qui accuse un manque flagrant d’équipements sanitaires.
Tags : Maroc, Sahara Occidental, pandémie, coronavirus, El Aaiun,
Aujourd’hui, le Maroc comme d’autres pays vit une situation inédite, rythmée par le COVID-19. La situation que vivent le Maroc et le monde entier est d’une gravité sans précèdent. D’autant plus que la Maroc connait la défaillance de son système de santé depuis des années.
Si la décision radicale de fermer les frontières terrestres et aériennes avec une trentaine de pays permet d’atténuer la propagation du virus, il serait nécessaire d’instaurer une mobilisation totale de nous tous, société civile, institutions, secteur public, secteur privé, associations et individus pour préserver la santé et la vie de nos concitoyens.
L’ASDHOM salue la mobilisation de la société civile, des journalistes et des acteurs associatifs qui sensibilisent la population au respect des mesures préventives adéquates pour limiter la propagation du virus afin de sauver des vies.
Au vu de la situation que traverse notre pays, l’ASDHOM alerte l’opinion nationale et internationale sur le risque sanitaire élevé au sein des prisons et son impact sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc.
La répétition des grèves de la faim, souvent longues et dont la derrière vient à peine de se terminer, entamées par les prisonniers politiques, a fait que leur état de santé se trouve fragilisé et ils courent donc un haut risque si le virus venait à se propager à l’intérieur des prisons. L’engorgement et la promiscuité étant des facteurs aggravants.
L’ASDHOM, qui a toujours demandé la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion dont font partie les prisonniers du Hirak du Rif, considère que le moment difficile que traverse aujourd’hui l’humanité toute entière et le Maroc en particulier, peut être celui d’une détente démocratique qui met fin aux violations des droits humains et ouvre la voie à un État démocratique et respectueux des libertés.
La situation actuelle confirme que les revendications du Hirak du Rif pour un hôpital, des écoles et des infrastructures étaient tout-à-fait légitimes.
Face à ce défi sanitaire, le Maroc a besoin de la contribution de toutes les régions pour y faire face. Et la région du Rif constitue notamment une composante importante dans cet effort.
Les prisonniers du Hirak du Rif, qui ont montré une grande capacité d’encadrement peuvent jouer un rôle important dans l’effort national pour faire face à la vague épidémique qui risque de frapper le Maroc durant les semaines à venir.
Pour toutes ces raisons, l’ASDHOM demande la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion pour que le Maroc tout entier se mette debout afin de vaincre la pandémie et contribuer ensemble à la construction d’un nouveau pays des solidarités, des libertés et de démocratie.
L’ASDHOM se joint aux recommandations de toutes les organisations de défense des droits humains au Maroc et notamment celles de l’Observatoire marocain des prisons pour que les autorités marocaines fassent preuve d’intelligence et de sérieux dans le traitement de ce dossier sans oublier un geste d’humanité envers nos frères et sœurs subsaharien-ne-s sur le sol marocain.
Une nouvelle campagne de désinformation haineuse a déclenchée au Maroc où des médias instrumentalisés annoncent cette fois l’entrée de l’Algérie dans «une crise économique et financière sans précédant» qui met le pays au bord de la «crise cardiaque».
Dans une diatribe où s’alignent des chiffres et des «décryptages» d’une rare médiocrité, ces médias tentent «d’analyser» l’impact de la chute du prix du pétrole et ces répercussions sur l’équilibre budgétaire et commercial de l’Algérie «littéralement au bord du gouffre».
Une terminologie haineuse révélatrice des sentiments insensés que nourrit le Maroc à l’encontre de notre pays ponctue un «décryptage» d’apprenti sorcier qui prédit un risque «d’effondrement dans une situation où le pays doit aussi faire face au défi sanitaire que pose l’épidémie du Coronavirus».
Cette situation sanitaire mondiale et la chute du pris du baril de pétrole affecte pourtant tout autant ce voisin versé dans la désinformation et l’art de la diversion. Acculé par les tensions sociales et une population rifaine de plus en plus impatiente, le royaume verse régulièrement dans la mise en place de scénarios qui n’ont d’autres buts que de détourner son opinion des problèmes internes auxquels ils sont confrontés.
Ce nouveau scénario intervient quelques semaines après le rappel de l’ambassadeur d’Algérie en Côte d’Ivoire pour consultations suite à l’ouverture, par ce pays, d’un consulat à El-Ayoun, ville du Sahara Occidental sous occupation marocaine.
L’Algérie avait alors considéré cet acte comme un «mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union africaine, notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union».
Le Maroc semble enfin s’impatienter de l’indifférence dont fait preuve l’Algérie face à ses appels du pied pour la réouverture des frontières. Ses espoirs se sont envolés suite à la déclaration de Abdelmadjid Tebboune qui avant même d’être élu expliquait : «les frontières n’ont pas été fermées en raison du conflit du Sahara Occidental, il faut arrêter de déformer la réalité, cette réouverture est tout à fait possible, un jour ou l’autre, à condition que les autorités marocaines, et non pas le peuple, présentent des excuses au peuple algérien».
Note à l’attention de Monsieur le Ministre Délégué
Objet : Compte-rendu de la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay.
J’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des résultats de la visite de travail réalisée au Paraguay par M. Youssef Amrani, Ministre Délégué aux Affaires et à la Coopération, le 11 juin 2013, et des principaux points abordés à cette occasion avec le Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes, de même qu’avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale :
Cette visite, qui s’est déroulée dans un contexte post-électoral et de préparation de la transition gouvernementale, suite à la victoire de M. Horacio Cartes, candidat du parti de droite « Colorado », aux élections présidentielles du 21 avril dernier, visait à initier des contacts avec les autorités entrantes et les membres de l’équipe de transition en question, avant la date de la cérémonie d’investiture du Président élu, fixée au 15 août 2013, ce, afin de les sensibiliser sur l’inopportunité de la décision qui avait été prise par le Paraguay de rétablir ses relations diplomatiques avec la pseudo « RASD », en août 2011, et de les amener à envisager un changement dans la position de ce pays concernant notre Cause Nationale.
Aussi, une rencontre est intervenue avec le Président paraguayen élu, le 11 juin 2013, à 10H00, au siège de sa résidence privée, laquelle s’est déroulée dans une ambiance très cordiale. Cette rencontre a été précédée par des entretiens avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et proche collaboratrice de M. Horacio Cartes.
1/ Rencontre avec le Président paraguayen élu :
Monsieur le Ministre Délégué a tout d’abord transmis à M. Horacio Cartes, les Félicitations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, suite à son élection en tant que nouveau Président de la République du Paraguay.
Il a, par la suite, exposé au Président élu l’état actuel des relations entre le Maroc et le Paraguay et les obstacles qui se sont dressés depuis la reconnaissance de la pseudo « RASD » par ce pays avec la paralysie de la dynamique bilatérale positive initialement engagée et souhaitée par le Maroc.
Le Président élu a ainsi été largement sensibilisé sur l’importance que revêt une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara afin de pouvoir reprendre une telle dynamique. Ayant prêté une attention particulière aux explications de Monsieur le Ministre Délégué, le Président élu a laissé percevoir sa prédisposition pour aller de l’avant, en précisant que « chaque problème a une solution », allusion faite à la question du Sahara et à l’éventualité d’un changement de la position du Paraguay en l’objet.
Il a ainsi ajouté qu’il envisage de se pencher sur ce dossier en concertation avec Mme Leila Rachid et qu’une solution sera trouvée à ce sujet, livrant de cette manière des assurances quant à un prochain changement de position du Paraguay sur la question du Sahara. Il a, par ailleurs, souhaité l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay.
Cette rencontre a permis de relever que le Président élu est un homme à l’écoute, un Président manager ayant pour souci majeur le développement des relations de son pays avec tous ses partenaires, notamment sur le plan économique et commercial.
D’ailleurs, Monsieur le Ministre Délégué a souligné qu’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara sera accompagnée par une relance de la dynamique initialement engagée avec le Paraguay sur les plans économiques et commerciaux avec, entre autres, la reprise de l’importation de viandes par le Maroc au profit de l’Administration de la Défense Nationale, l’établissement d’une coopération fructueuse en matière de phosphates de même que l’octroi de bourses d’études par le Maroc.
2/ Entretiens avec Mme Leila Rachid :
En réitérant toute l’estime, l’admiration et la profonde amitié qu’elle voue au Maroc, Mme Leila Rachid a tenu à exprimer tout son soutien en faveur de notre pays, en soulignant qu’elle ne ménagera aucun effort afin que les relations entre le Maroc et le Paraguay puissent reprendre la dynamique positive qu’elles avaient enregistrées dans le passé, avant la reconnaissance par le Paraguay de la pseudo « RASD » en août 2011. Elle s’est ainsi engagée à intervenir personnellement auprès du Président paraguayen élu afin qu’il donne ses instructions pour que la position du Paraguay sur la question du Sahara soit revue, de manière à ce qu’elle puisse être conforme à la légalité internationale.
Elle a précisé à cet égard que dès l’investiture du Président élu, elle ne sera pas nommé au poste de Ministre des Relations Extérieures, pour lequel elle était initialement pressentie, mais qu’elle assumera la fonction de Conseillère politique et diplomatique du Président, devenant ainsi sa collaboratrice directe, et que c’est en cette qualité qu’elle mènera les démarches en faveur d’une reprise de la dynamique en question.
Aussi, et ayant insisté auprès d’elle sur le souhait du Maroc que les séparatistes ne puissent pas être invités à la cérémonie d’investiture du Président élu, Mme Leila Rachid a indiqué qu’elle allait tenter dès à présent, auprès de l’actuel Ministre des Relations Extérieures, de susciter un changement dans la position du Paraguay sur la question du Sahara, pour éviter une telle participation et d’obtenir, dans la mesure du possible, un retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay avant la cérémonie d’investiture.
Manifestant ainsi un signal positif à l’endroit de notre pays et marquant une véritable prédisposition pour une reprise de la dynamique initialement engagée entre le Maroc et le Paraguay, Mme Leila Rachid a indiqué que, dans une première étape, elle tenterait de susciter ce retrait le plus rapidement, si possible avant la cérémonie d’investiture, en intervenant directement auprès de l’actuel Ministre paraguayen des Relations Extérieures.
Elle a précisé que, dans une seconde étape, si ce retrait ne se concrétisait pas avant la cérémonie en question, il devrait en revanche, intervenir dès l’installation des nouvelles autorités paraguayennes, à compter du 15 août prochain.
Aussi, Mme Leila Rachid a demandé à ce qu’un projet de communiqué relatif à un tel retrait puisse lui être transmis par la partie marocaine.
3/ Rencontre avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni :
Par ailleurs, Monsieur le Ministre Délégué a eu un déjeuner de travail avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni, du parti de droite « Colorado », qui devrait assumer très probablement la prochaine Présidence du Sénat.
Lors des entretiens tenus à cette occasion, M. Castiglioni a fait part de son intention d’intégrer la Commission des Relations Extérieures dudit Sénat, pour le compte de son parti, en s’engageant à soutenir notre pays sur la question du Sahara.
4/ Principales actions définies :
En définitive, l’on retiendra des entretiens de Monsieur le Ministre Délégué la prédisposition des nouvelles autorités paraguayennes pour :
– éviter qu’une invitation soit adressée aux séparatistes pour prendre part à la prochaine cérémonie d’investiture du Président élu, prévue le 15 août 2013 ;
– susciter un retrait rapide de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, de préférence avec l’actuel Ministre paraguayen des Relations Extérieures ;
– transmettre à la partie paraguayenne un projet de communiqué de retrait de cette reconnaissance ;
– l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay et la relance du partenariat tant politique, qu’économique, commercial et culturel, entre autres.
5/ Remarques conclusives :
Il va sans dire que la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay aura permis de relever que :
– les nouvelles autorités paraguayennes ont été très réceptives de la démarche marocaine, le Président élu, ainsi que Mme Leila Rachid, ayant particulièrement valorisé le déplacement exclusif de Monsieur le Ministre Délégué à Assomption pour relancer les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay ;
– le Président élu, qui est un homme pragmatique et concret, souhaite relancer rapidement la coopération entre nos deux pays, en restant conscient que toute évolution dans ce sens reste tributaire d’un changement de position du Paraguay sur la question du Sahara ;
– la forte proximité entre le Président élu et Mme Leila Rachid, qui est aujourd’hui, sa plus proche collaboratrice et sa dame de confiance, ne manquera pas de susciter une influence positive concernant ce dossier ;
– un projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay sera transmis incessamment à Mme Leila Rachid afin de concrétiser un tel retrait.
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Rabat, le 16 juillet 2013
CONFIDENTIEL/DIFFUSION RESTREINTE
Note à l’attention de Monsieur le Ministre
Objet : Développement des relations entre le Maroc et le Paraguay
– invitation à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu -.
Réf : Ma Note N° 1011 du 18 juin 2013 et N° 1060 du 27/06/2013.
Faisant suite à mes envois, cités en référence, relatifs aux démarches entreprises par notre pays en direction du Paraguay pour l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales et une révision de la position de ce pays sur la question du Sahara, j’ai l’honneur de vous faire part, ci-après, des derniers développements en l’objet et de certaines appréciations en prévision de la prochaine cérémonie d’investiture du nouveau Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, prévue le 15 août 2013 :
1/ Suite à la visite de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay, cette Direction a poursuivi les contacts avec les autorités paraguayennes entrantes, notamment Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et collaboratrice directe du Président paraguayen élu, en coordination avec notre Consul Honoraire à Assomption, M. Jorge Salomon Jure Vallejos, afin de les sensibiliser sur la nécessité d’éviter l’envoi de quelconque invitation à la pseudo « RASD » pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu, et d’envisager la possibilité d’un retrait, avant cette échéance, de la reconnaissance de cette entité fantoche par le Paraguay ;
2/ Dans ce contexte, un projet de communiqué annonçant le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, a été préparé par cette Direction et transmis à notre Consul Honoraire pour le remettre à Mme Leila Rachid lors d’une séance de travail qu’il a tenu avec elle le 04 juillet 2013 ;
3/ Lors de cette rencontre, Mme Leila Rachid a indiqué que le communiqué devant annoncer le retrait par le Paraguay de sa reconnaissance de la pseudo « RASD » serait préparé avec le Ministre paraguayen des Relations Extérieures désigné, M. Eladio Loizaga, devant assumer ce portefeuille au sein du prochain Gouvernement. Il est à signaler que M. Eladio Loizaga, a occupé les postes d’Ambassadeur Représentant Permanent du Paraguay auprès des Nations Unies, successivement à Genève, de 1995 à 1998 et à New York, de 2001 à 2009.
4/ La « Commission paraguayenne de Transmission du Pouvoir Présidentiel » a adressé une invitation pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, qui se déroulera les 14 et 15 août 2013 à Assomption. L’invitation, qui se présente sous forme de note verbale circulaire, a été rédigée de telle manière à ce qu’elle ne soit pas nominative mais de formulation générale pour « respecter la liberté de décision des invités » à ladite cérémonie.
L’invitation adressée à notre pays ainsi que le projet de programme de ladite cérémonie, ont été communiqués à la Direction du Protocole par l’Ambassade de la République du Paraguay à Rabat.
5/ Mme Leila Rachid, qui est Coordonnatrice Générale de la Transmission du pouvoir présidentiel, a sollicité que notre pays puisse confirmer, dans les meilleurs délais possibles, sa participation à la cérémonie d’investiture du Président élu, en précisant que « cela constituera un signal positif pour tous, au moment où il s’agit de continuer à remplir le terrain ayant déjà été gagné dernièrement (par le Maroc) suite à la visite, le 11 juin 2013, de Monsieur le Ministre Délégué au Paraguay » ;
6/ Aussi, il a été demandé à notre Consul Honoraire d’obtenir l’assurance, auprès de la « Commission de Transmission du Pouvoir Présidentiel », que les séparatistes ne seraient pas invités à la cérémonie d’investiture du Président paraguayen élu et de recueillir tout élément d’information à ce sujet avant de pouvoir confirmer une participation du Maroc à ladite cérémonie ;
7/ Lors d’une nouvelle rencontre avec notre Consul Honoraire, le 11 juillet 2013, Mme Leila Rachid, a indiqué que « des instructions ont été données pour couper toute relation ou communication » avec la pseudo « RASD » ;
8/ Par ailleurs, Mme Leila Rachid a transmis à notre Consul Honoraire les coordonnées du Ministre paraguayen des Relations Extérieures désigné, M. Eladio Loizaga pour qu’ils puissent se réunir incessamment et préparer le communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay.
Cette Direction, qui reste en contact avec notre Consul Honoraire afin de s’enquérir des prochains développements qui interviendront en l’objet, ne manquera pas de vous tenir informé de tout élément ultérieur à ce sujet.
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Rabat, le 19 août 2013
Note à l’attention de Monsieur le Ministre
Objet : Compte-rendu de la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du nouveau Président paraguayen, tenues à Assomption les 14 et 15 août 2013.
Dr. Saâd Dine El Otmani, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, aux cérémonies d’investiture du Président élu de la République du Paraguay, M. Horacio Manuel Cartes Jara, qui se sont tenues dans la capitale paraguayenne, Assomption, les 14 et 15 août 2013.
M. le Ministre était accompagné par une délégation comprenant M. Larbi Moukhariq, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi au Brésil, Mme Farida Loudaya, Directeur des Affaires Américaines au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Badre Rochdi, Chef de la Division de l’Amérique latine à la Direction des Affaires Américaines dudit Ministère, M. Noureddine Ahmed, Chargé d’Etudes au Cabinet de Monsieur le Ministre et M. Jorge Salomon Jure Vallejos, Consul Honoraire du Royaume du Maroc à Assomption.
Outre le Maroc, près d’une centaine de pays ont pris part à ces cérémonies, avec la présence des Chefs d’Etats notamment de l’Argentine, du Brésil, du Chili, du Pérou et de l’Uruguay ainsi que celle du Prince Héritier d’Espagne, Philippe de Bourbon. Etaient également présents le Vice-président de l’Equateur, les Ministres des Relations Extérieures de la Bolivie, de la Colombie et du Panama, le Secrétaire d’Etat américain à l’Energie, le Secrétaire d’Etat portugais aux Affaires Etrangères et à la Coopération, le Commissaire européen au Développement, des autorités parlementaires de l’Allemagne, du Canada, de la Corée et du Japon, et divers autres responsables et Ambassadeurs étrangers.
Parmi les pays arabes, ces cérémonies ont compté avec la participation, outre du Maroc, du Liban, représenté au niveau de son Ministre de la Santé, M. Ali Hassan Khalil, ainsi que de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite, du Bahreïn, de l’Egypte, de la Jordanie, du Qatar et de la Palestine représentés, quant à eux, au niveau d’Ambassadeurs, alors que du côté africain, étaient uniquement présents l’Afrique du Sud, l’Angola et le Nigéria, représentés également au niveau d’Ambassadeurs. Il est à signaler que l’Algérie ne figurait pas initialement sur la liste des participants ayant confirmé leur présence, Alger ayant, selon toute vraisemblance, dépêché, à la dernière minute, son Ambassadeur à Buenos Aires qu’après avoir pris connaissance de la participation du Maroc auxdites cérémonies.
La présence du Maroc à ces cérémonies a été l’occasion de poursuivre le dialogue constructif initié avec les nouvelles autorités paraguayennes suite à la victoire de M. Horacio Manuel Cartes Jara aux élections présidentielles du 21 avril 2013, dans la perspective d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et d’une reprise de la dynamique positive initialement engagée avec ce pays.
Rencontre avec les autorités paraguayennes sortantes.
M. le Ministre, a pris part, le 14 août, à la réception offerte par le Président sortant de la République du Paraguay, M. Luis Federico Franco Gomez. A cette occasion, Monsieur le Ministre a salué le Président sortant, tout en lui rappelant l’intérêt porté par le Maroc au développement de relations constructives avec l’ensemble du continent latino-américain.
L’ancien Président du Paraguay a, pour sa part, exprimé ses remerciements au Maroc pour sa participation aux cérémonies d’investiture.
Rencontre de M. le Ministre avec le nouveau Président du Paraguay.
Lors de la présentation des salutations protocolaires au nouveau Chef de l’Etat paraguayen par les délégations étrangères, le 15 août 2013, M. le Ministre a transmis à M. Horacio Cartes, les Félicitations et les Vœux de succès de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, à la suite de son élection à la Magistrature Suprême.
M. le Ministre a, par ailleurs, fait part au nouveau Président paraguayen du ferme engagement du Maroc à insuffler une véritable dynamique aux relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique, culturel et autres.
Le nouveau Président du Paraguay a demandé à M. le Ministre de transmettre ses remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, pour les Félicitations du Souverain et la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture. Il a exprimé l’intérêt de son pays pour renforcer davantage les relations bilatérales avec le Maroc.
Rencontre avec le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures.
M. le Ministre a été reçu, le 16 août 2013, par le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga, avec qui il a abordé les perspectives pouvant se dessiner dans le développement des relations bilatérales, tout en le sensibilisant sur la nécessité d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara.
M. Loizaga a tout d’abord tenu à exprimer les remerciements de son pays pour la présence du Maroc au niveau du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, en précisant qu’elle témoigne ainsi de tout l’intérêt du Royaume de relancer les relations et la coopération bilatérales.
M. Loizaga a également souligné qu’il a toujours entretenu, et pendant plus de huit années, de très bonnes relations avec ses collègues marocains, lorsqu’il était Représentant Permanent de son pays auprès des Nations Unies à New York, et qu’il préserve une forte amitié avec M. Mohammed Bennouna, actuellement juge auprès de la Cour Internationale de Justice de La Haye et l’ancien Ministre, M. Mohamed Benaissa.
Abordant la question du Sahara, le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures a affirmé être parfaitement conscient de la préoccupation du Maroc et qu’il avait pris note de ce qui s’est produit depuis le rétablissement des relations entre le Paraguay et la pseudo « RASD » en août 2011. Il a ainsi précisé que son pays « allait corriger » cette situation dans les meilleurs délais.
Il a ajouté que l’investiture de M. Horacio Cartes Jara symbolise une nouvelle étape politique et économique au Paraguay et qu’il convient désormais de considérer l’avenir avec beaucoup d’optimisme.
Il a par ailleurs souhaité que la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay puisse se tenir prochainement, en précisant qu’elle permettrait de relancer la coopération bilatérale dans divers secteurs d’intérêt commun et de parvenir à la signature non seulement des accords actuellement en instance mais également de tous autres instruments.
Il a par la suite tenu à réitérer les remerciements et les salutations du Président Horacio Cartes à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en rappelant que la présence du Maroc aux cérémonies d’investiture a été particulièrement appréciée par le nouveau mandataire paraguayen.
Les deux Ministres ont convenu de tenir une prochaine rencontre en marge des travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies prévus à New York en septembre prochain.
Rencontre avec Mme l’Ambassadeur Leila Rachid Lichi, Conseillère du nouveau Président paraguayen.
M. le Ministre a été reçu, le 16 août 2013, par Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, Conseillère du Président de la République pour les questions politiques et diplomatiques, occasion qui lui a permis de lui exprimer ses remerciements pour le soutien qu’elle a toujours manifesté en faveur du Maroc et de notre Cause Nationale.
Dr. Saâd Dine El Otmani a, dans ce cadre, sensibilisé Mme Leila Rachid sur la nécessité d’une révision rapide de la position du Paraguay sur la question du Sahara, en rappelant qu’un tel changement permettrait de relancer les relations bilatérales et d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat tant politique, qu’économique, commercial, culturel, scientifique, technique et dans tous les autres domaines d’intérêt commun.
Mme Leila Rachid a tenu à remercier M. le Ministre pour sa visite au Paraguay et sa participation, en représentation du Souverain, aux cérémonies d’investiture. Elle a exprimé son vif souhait que les relations bilatérales entre les deux pays puissent se développer à nouveau, en assurant qu’elle fera tout son possible pour que le communiqué annonçant la décision du Paraguay de retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » puisse être adopté le plus rapidement par le nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga.
En confiant que M. Loizaga connaît bien le dossier, elle a promis que le nécessaire sera fait afin de rectifier la position du Paraguay sur la question du Sahara. Elle a estimé que le processus de négociations suit actuellement son cours au niveau de l’Organisation des Nations Unies et du Conseil de Sécurité et qu’il est tout à fait logique que le Paraguay adopte une position conforme aux résolutions onusiennes.
Elle a indiqué ainsi avoir remis au nouveau Ministre paraguayen des Relations Extérieures le projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay, pour son adoption le plus tôt possible, sachant que ce projet avait été préparé par notre pays avant de le lui soumettre.
Elle a indiqué que l’adoption de ce communiqué permettra de relancer les actions de coopération qui étaient initialement engagées entre nos deux pays, en souhaitant vivement une reprise de l’importation, par le Maroc, des viandes bovines en provenance du Paraguay, ainsi que la tenue de la seconde session de la Commission Mixte entre nos deux pays, laquelle livrera à la relation bilatérale toute sa substance.
Mme Leila Rachid a enfin estimé que « le Maroc, de par ses similitudes et son positionnement géographique, est si lié au Paraguay qu’il est le seul pays de la région à pouvoir constituer un pont vers le monde arabe et le continent africain, ce qui, sur le plan économique, permettrait d’offrir d’importantes opportunités pour le renforcement des échanges commerciaux.
M. le Ministre a, en outre, adressé une invitation verbale à Mme Leila Rachid pour effectuer une visite au Maroc ; invitation qu’elle a accueillie favorablement, en précisant qu’elle pourrait saisir l’occasion d’une prochaine visite prévue aux Emirats Arabes Unis, en décembre 2013, pour se rendre au Maroc.
Rencontre avec la nouvelle Ministre paraguayenne de la Femme.
Lors d’une rencontre avec la nouvelle Ministre paraguayenne de la Femme, Mme Ana Maria Baiardi, qui est une grande amie de notre pays, Monsieur le Ministre a mis en exergue les avancées réalisées au Maroc en matière de consolidation du processus démocratique et les nombreuses réformes engagées, dans ce cadre, afin de promouvoir davantage les droits de la Femme et la parité entre les genres au sein de la société marocaine.
Mme Ana Maria Baiardi, qui a tenu à rappeler toute l’admiration qu’elle porte au Maroc, a exprimé le vif souhait que son premier déplacement à l’Etranger puisse se réaliser au Maroc.
Monsieur le Ministre a remercié Mme Baiardi pour ses propos et a indiqué qu’une invitation, dans ce sens, pourrait lui être adressée par son homologue marocaine, Mme Bassima Hakkaoui, Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement Social.
Rencontre avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni Soria.
Monsieur le Ministre s’est entretenu avec le sénateur paraguayen, M. Luis Alberto Castiglioni Soria, Président du groupe du parti « Colorado » au pouvoir au Sénat du Paraguay, sur les moyens de renforcer la diplomatie parlementaire et les échanges de visites de délégations parlementaires entre nos deux pays.
Dr. Saâd Dine El Otmani a sensibilisé le sénateur paraguayen sur la nécessité d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et le Paraguay et d’obtenir une révision de la position de ce pays sur la question du Sahara. M. Castiglioni, qui a indiqué avoir connaissance de la situation et du dossier du Sahara, a assuré de tout son soutien en faveur du Maroc.
Les entretiens ont également porté sur la possibilité de favoriser la création de groupes d’amitié parlementaires au niveau des Institutions législatives de nos deux pays.
Rencontre avec des responsables américains.
Monsieur le Ministre a rencontré le Secrétaire d’Etat américain à l’Energie, M. Ernest Moniz et la Représentante américaine adjointe au Commerce, l’Ambassadeur Miriam Sapiro.
M. Ernest Moniz a exprimé le vif souhait de pouvoir réaliser une visite au Maroc afin de s’enquérir de l’expérience marocaine en matière d’énergie solaire et d’examiner les moyens de renforcer la coopération dans ce domaine.
Monsieur le Ministre a suggéré qu’une invitation lui soit adressée à cet effet par M. Fouad Douiri, Ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.
Rencontre avec diverses délégations étrangères, notamment latino-américaines.
En marge de sa participation aux cérémonies d’investiture, Dr. Saâd Dine El Otmani, s’est entretenu avec le Prince Héritier d’Espagne, Felipe de Bourbon de même qu’avec les Chefs de délégations de divers pays, notamment les Ministres des Relations Extérieures du Brésil, M. Antonio Patriota, de la Colombie, Mme Maria Angela Holguin et du Pérou, Mme Eda Rivas Franchini, ainsi que le Ministre libanais de la Santé, M. Ali Hassan Khalil.
Appréciations finales.
la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président du Paraguay a enregistré un important succès politique et médiatique. Le niveau de la représentation de notre pays a d’ailleurs été hautement apprécié par les autorités gouvernementales paraguayennes entrantes.
Le succès de cette participation est d’autant plus significatif que les autorités paraguayennes entrantes, qui n’ont cessé d’afficher, lors desdits contacts, une volonté manifeste d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay, ont honoré leurs engagements à l’égard de notre pays en s’abstenant d’adresser une invitation à la pseudo « RASD », et ce, bien que le Paraguay reconnaisse cette entité fantoche depuis août 2011;
Les nouveaux responsables paraguayens se sont engagés en faveur d’une prochaine révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et l’adoption du communiqué devant annoncer le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par Assomption, tout en étant conscient qu’un tel retrait est seul garant d’une relance des diverses actions de coopération suspendues jusqu’à présent par le Maroc ;
Ils ont ainsi émis le vif souhait du Paraguay de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :
– reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;
– octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes ;
– procéder à l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil ;
La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.
-M. Horacio Cartes Jara, du parti de droite «Colorado », a remporté l’élection présidentielle, du 21 avril 2013, avec 45,98 des voix face à son principal rival du « Parti Libéral Radical Authentique » M. Efrain Alegre qui n’a obtenu que 36,93% des voix. M. Cartes Jara sera investi le 15 août 2013. La victoire de M. Cartes marque ainsi le retour au pouvoir de la droite et du parti historique « Colorado », qui a gouverné le pays pendant prés de 61 ans, avant d’être délogé suite à la victoire électorale de l’ex Président de gauche M. Fernando Lugo en 2008. Richissime homme d’affaires converti en homme politique, M Cartes Jara s’est engagé à accorder la priorité au développement économique, promettant de gérer le pays de la même manière dont il gère ses entreprises, à savoir efficacité et respect de la dignité. Au-delà du programme d’action du Président élu, le scrutin de 21 avril 2013 marque le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays et met fin à la crise constitutionnelle, provoquée après la destitution par le Parlement, le 22 juin 2012, du Président Fernando Lugo, qui a été remplacé par M. Federico Franco, du Parti libéral radical authentique (PLRA), ancien allié de M. Lugo, jusqu’aux élections du 21 avril 2013. L’Ambassadeur José Félix Fernández Estigarribia avait été nommé Ministre des Relations Extérieures.
Dr. Saâd Dine El Otmani, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a représenté Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, aux cérémonies d’investiture du Président élu de la République du Paraguay, M. Horacio Manuel Cartes Jara, qui se sont tenues dans la capitale paraguayenne, Assomption, les 14 et 15 août 2013. Il est à signaler que l’Algérie ne figurait pas initialement sur la liste des participants ayant confirmé leur présence, Alger ayant, selon toute vraisemblance, dépêché, à la dernière minute, son Ambassadeur à Buenos Aires qu’après avoir pris connaissance de la participation du Maroc auxdites cérémonies.
Sur le plan régional, la décision de la réadmission du Paraguay au Mercosur a été prise lors de la réunion dudit Forum régional, tenue à Montevideo les 11 et 12 juillet 2013, et ce après que le pays ait organisé le 21 avril 2013 des élections présidentielles, marquant ainsi le retour à l’ordre constitutionnel. La réintégration du Paraguay au Mercosur était l’une des priorités de l’action extérieure du Président élu, M Cartes, qui avait annoncé que son équipe entamerait des contacts avec les pays de la région pour mettre un terme à l’isolement imposé au pays. Cependant le retour du Paraguay au Mercosur n’est pas exempt de polémique en raison de l’adhésion du Venezuela à ce bloc économique régional. Le Paraguay s’oppose à l’adhésion du Venezuela, que les autres membres ont accepté, en son absence. Il y a lieu de rappeler qu’outre la suspension du Marché commun sud-américain (Mercosur) suite à la destitution de l’ex Président M Fernando Lugo, le Paraguay a également été suspendu de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR), des Sommets Amérique du sud/Pays arabes (ASPA) et Amérique du Sud –Afrique (ASA).
Concernant notre Cause Nationale, le Paraguay avait établi, en date du 9 février 2000, des relations diplomatiques avec la pseudo « rasd ». Ces relations n’ont pas pu voir le jour, et ont été gelées dès le 28 avril 2000 par Note Verbale DGPB/DAA01/n°117/00, émise par le Ministère paraguayen des Relations Extérieures, qui stipule que « le Gouvernement National a décidé de « geler » les relations initiées, compte tenu du Référendum qui a été demandé sur recommandation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, dans le cadre du Plan de Paix qui est en cours d’instauration par ledit Organisme International, jusqu’à ce que les décisions finales soient adoptées par ledit Référendum »
Il convient de rappeler que le Procès-Verbal ayant sanctionné les travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte Maroco-Paraguayenne, tenue à Rabat, le 9 mars 2009, précise que : « les deux Ministres ont accueilli, avec satisfaction, la nomination du nouvel Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross, tout en soulignant leur soutien à son mandat qui consiste à travailler avec les parties et les Etats voisins, sur la base de la résolution 1813 du Conseil de Sécurité, en prenant compte du progrès réalisé jusqu’à présent, en vue de parvenir à une solution politique, négociée, définitive et mutuellement acceptable. Les deux Parties ont souligné les efforts déployés par le Royaume du Maroc dans la recherche d’une solution définitive à ce différend, efforts qualifiés, par le Conseil de Sécurité, de sérieux et crédibles. De même, elles ont réaffirmé leur appui au processus de négociations en cours, et ont demandé aux Etats de la région de coopérer, pleinement, avec l’ONU, et les uns avec les autres, pour aller de l’avant, vers une solution politique et négociée ».
Aussi, M. Héctor Lacognata, ex Ministre paraguayen des Relations Extérieures, avait indiqué, lors de sa rencontre avec M. le Ministre, à l’occasion de sa visite au Maroc, le 26 octobre 2009, que « le Paraguay soutient une solution politique, pacifique et durable pour le règlement de la question du Sahara » soulignant que l’ONU demeure le cadre idoine pour parvenir à la résolution de ce conflit.
M. Lacognata a également fait part de la décision du Gouvernement paraguayen d’ouvrir une Ambassade au Maroc en 2010 souhaitant voir le Maroc ouvrir, sur la base du principe de réciprocité, une Ambassade à Asunción.
Toutefois, le 18 août 2011, un communiqué conjoint a été signé avec le dénommé Haj Ahmed, soi-disant « ministre pour l’Amérique Latine de la pseudo RASD », par lequel les parties « réitèrent la volonté de leurs gouvernements à renforcer les relations bilatérales basées sur le respect mutuel et sur la défense des buts et des principes consacrés par la Charte des Nations Unies, en particulier l’autodétermination des peuples et la paix en tenant compte du Communiqué conjoint sur l’établissement des relations diplomatiques, signé le 09 Février 2000 ».
Suite à cette décision unilatérale hostile à note intégrité territoriale, le Maroc avait pris une série de mesures visant à sensibiliser les autorités paraguayennes sur l’inopportunité de ladite décision qui risquerait de compromettre l’évolution des relations bilatérales.
Le retour du parti conservateur « Colorado » au pouvoir après les élections du 21 avril 2013 a permis de reprendre le dialogue interrompu avec les autorités paraguayennes de droite pour les amener à de meilleurs sentiments à l’égard du Maroc et afin de les sensibiliser sur l’inopportunité de la décision unilatérale prise par l’ex Ministre des Relations Extérieures M. Lara Castro. C’est dans ce contexte que Monsieur le Ministre Délégué a effectué, le 11 juin 2013, une visite de travail au Paraguay au cours de laquelle, Monsieur Youssef Amrani a eu des entretiens avec le Président élu M. Horacio Cartes de même qu’avec Mme Leila Rachid, membre de l’équipe de transition gouvernementale et ex Ministre des Relations Extérieures. Ce déplacement visait à initier des contacts avec les nouvelles autorités entrantes, avant la cérémonie d’investiture du Président élu, prévue le 15 août 2013, afin de les amener à envisager un changement dans la position de ce pays concernant notre Cause Nationale.
C’est dans ce cadre, que notre Consul Honoraire à Asunción M. Jorge Salomon Jure Vallejos a entrepris des démarches auprès de Mme Leila Rachid, Présidente de la Commission de Transmission du Pouvoir Présidentiel et M. Eladio Loizaga Ministre des Relations Extérieures désigné pour les amener à l’adoption d’une position favorable à Notre Cause Nationale et les convaincre d’éviter l’envoi d’une invitation aux séparatistes pour assister à la cérémonie d’investiture du Président élu.
Il faut signaler que Mme Leila Rachid, membre de l’équipe chargée de la transition gouvernementale, ancienne Ministre des Relations Extérieures (2003-2008), est une grande amie du Maroc. Mme Rachid a exprimé à maintes reprises son admiration et sa profonde amitié à l’égard du Maroc, et son soutien en faveur de notre intégrité territoriale. Ainsi et lors de la visite de l’ex Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaissa en janvier 2006 au Paraguay, Mme Rachid avait fait part de « sa considération pour les efforts le déployés par le Maroc » dans le cadre des Nations Unies « pour parvenir à une solution politique du différend ». De même Mme Rachid avait montré son admiration pour la politique menée par Sa Majesté le Roi, Que Dieu L’assiste, qui « vise à faire du Maroc un Royaume moderne et développé ». Mme Rachid avait par ailleurs défendu fortement l’ouverture de l’Ambassade du Paraguay à Rabat. Les deux parties avaient signé au terme de cette visite un Communiqué conjoint, à l’occasion de la réunion du mécanisme des consultations politiques.
Pour sa part, M. Eladio Loizaga, Ministre des Relations Extérieures se dit surpris quant à la décision prise par M Lara Castro, affirmant connaître la situation et la position du Royaume concernant la question du Sahara. M. Loizaga a affirmé que sa position relative à la question du Sahara est totalement différente de celle de ces prédécesseurs. Aussi, un retrait de la reconnaissance serait prévu et ce dés l’installation du nouveau gouvernement. C’est dans ce sens qu’un projet de communiqué de retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par le Paraguay a été communiqué par notre pays à Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, à travers notre Consul Honoraire au Paraguay.
La participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président Horacio Cartes le 15 août 2013 a permis de poursuivre le dialogue constructif initié avec les nouvelles autorités paraguayennes, dans la perspective d’une révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et d’une reprise de la dynamique positive initialement engagée avec ce pays.
A cette occasion, le Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Eladio Loizaga a affirmé être parfaitement conscient de la préoccupation du Maroc et qu’il avait pris note de ce qui s’est produit depuis le rétablissement des relations entre le Paraguay et la pseudo « RASD » en août 2011. Il a ainsi précisé que son pays « allait corriger » cette situation dans les meilleurs délais.
A signaler que les autorités paraguayennes entrantes, qui n’ont cessé d’afficher une volonté manifeste d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay, ont honoré leurs engagements à l’égard de notre pays en s’abstenant d’adresser une invitation à la pseudo « RASD » pour prendre part aux cérémonies d’investiture du président Cartes, et ce, bien que le Paraguay reconnaisse cette entité fantoche depuis août 2011.
Les nouveaux responsables paraguayens se sont engagés en faveur d’une prochaine révision de la position du Paraguay sur la question du Sahara et l’adoption du communiqué devant annoncer le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » par Assomption, tout en étant conscient qu’un tel retrait est seul garant d’une relance des diverses actions de coopération suspendues jusqu’à présent par le Maroc.
Ils ont ainsi émis le vif souhait du Paraguay de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :
– reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;
– octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes ;
– procéder à l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil ;
– La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.
– Sur le plan parlementaire, une délégation comprenant deux membres de la Chambre des Conseillers (groupe alliance socialiste) a effectué une visite au Paraguay, les 14 et 19 avril 2012. Durant cette visite la délégation parlementaire avait eu des réunions avec l’ex Président de la République M Fernando Lugo, avec le Ministre de l’Intérieur M. Carlos Fillosola, avec le Président du Sénat M. Jorge Oviedo Matto, ainsi qu’avec le Secrétaire de la Présidence M. Miguel Angel Lopez Prito.
– Concernant le volet multilatéral, le Paraguay a confirmé son soutien à la candidature du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme pour la Période 2014-2016, dans une note adressée à notre Mission Permanente à Genève par la Mission du Paraguay, soulignant l’accord de son Gouvernement à l’arrangement de soutien réciproque entre ladite candidature du Maroc et celle du Paraguay au Conseil Exécutif de l’UNESCO pour la période 2014-2017.
– S’agissant du partenariat économique, et lors de la tenue à Rabat, le 9 mars 2009, des travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte Maroco-Paraguayenne, les deux délégations ont procédé à l’examen de plusieurs volets de la coopération technique, notamment, dans les domaines de l’Agriculture (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles, et élevage) ; de l’Equipement et du Transport ; de la Formation Professionnelle ; de l’Habitat social, et du Tourisme.
– Dans le même sillage, le Maroc, par le biais de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale (AMCI), s’est engagé à contribuer au développement d’infrastructures sanitaires (dispensaires) dans les zones rurales du Paraguay, avec un montant de 700.000 dollars, et ce, pour une période de 2 ans.
– En effet, l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Brasilia a procédé, le 27 octobre 2010, avec M. Héctor Lacognata à la signature et à l’échange de lettres officialisant l’octroi par notre pays de 700.000$, destinés au financement de la construction de deux dispensaires en milieu rural. Une première tranche de 350.000 dollars US avait été versée au Gouvernement paraguayen, mais la deuxième tranche de cette aide, du même montant, a été gelée suite à la décision unilatérale de M. Lara Casto.
– Cette décision avait également engendré la suspension par le Maroc de l’importation de viandes en provenance du Paraguay.
– Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, l’intérêt du Maroc à développer la coopération avec le Paraguay en matière d’exportation des produits agro-industriels et phosphatés. Le Paraguay serait, également, intéressé par le développement de la coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement, notamment la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta.
– Il est à signaler qu’en réponse à la Lettre Royale de Félicitations adressée par le Souverain, le 23 avril 2013, au Président paraguayen élu, M. Horacio Cartes Jara, suite à sa victoire à la présidentielle, celui-ci a adressé une lettre de remerciements à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste.
– Dans sa lettre de remerciements, M. Horacio Cartes assure à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, qu’il « se félicite de l’invitation pour l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales entre le Maroc et le Paraguay » et qu’il « a la ferme conviction qu’il ne ménagera aucun effort pour parvenir à ce noble objectif ».
– PARAGUAY / ELEMENTS DE LANGAGE
SEPTEMBRE 2013
PARTENARIAT POLITIQUE :
A/ CAUSE NATIONALE
– Se féliciter des contacts maintenus avec les nouvelles autorités paraguayennes, notamment le Président paraguayen, M. Horacio Cartes Jara, M. Eladio Loizaga, Ministre des Relations Extérieures et Mme l’Ambassadeur Leila Rachid, Ministre Conseillère du Président, pour une reprise de la dynamique initialement engagée avec le Paraguay et un changement dans la position de ce pays sur la question du Sahara, particulièrement depuis la participation du Maroc aux cérémonies d’investiture du Président Cartes le 15 août 2013 tout en les remerciant à nouveau de pas avoir invité les séparatistes auxdites cérémonies ;
– Se féliciter de la décision du Président paraguayen d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales avec le Maroc tel qu’il a exprimé dans la lettre de remerciements qu’il a adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en réponse à la Lettre Royale de Félicitations que le Souverain avait adressée à M. Horacio Cartes Jara suite à sa victoire aux élections présidentielles du 21 avril 2013 ;
– Réitérer aux autorités paraguayennes la ferme volonté du Royaume du Maroc de reprendre la dynamique initialement engagée avec ce pays, et de voir le Paraguay retirer sa reconnaissance de la pseudo « RASD » par l’adoption d’un communiqué officiel en l’objet, sachant qu’un projet dudit communiqué avait été remis par notre pays à la partie paraguayenne. (A cet égard, M. Eladio Loizaga et Mme Leila Rachid ont exprimé leur entière disposition à œuvrer dans ce sens) ;
– Remercier, dans ce contexte, la position d’appui exprimée par les nouvelles autorités gouvernementales paraguayennes au Maroc sur la question du Sahara et pour leur disposition à ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales entre les deux pays en procédant au retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD »;
– Souligner qu’une telle décision de retrait de la reconnaissance permettra de lever les obstacles qui ont affecté les relations bilatérales depuis 2011, suite à l’adoption du communiqué conjoint entre l’ancien Ministre Jorge Lara Castro et le séparatiste Haj Ahmed, soi-disant Ministre de la pseudo « RASD » pour l’Amérique latine, à savoir :
Le projet d’ouverture d’une Ambassade du Maroc à Assomption sur la base du principe de réciprocité (pour mémoire, le Liban est le seul pays arabe qui dispose actuellement d’une Ambassade à Asunción) ; ce projet ayant été paralysé, ou dans un premier temps, l’accréditation de l’Ambassadeur du Maroc auprès du Gouvernement paraguayen avec résidence au Brésil.
L’importation de viandes en provenance du Paraguay qui avait été suspendue.
L’octroi par le Maroc de la seconde tranche de l’aide financière d’un montant de 700.000 dollars US pour le financement d’infrastructures sanitaires (dispensaires) dans les zones rurales du Paraguay, sachant que la première tranche de cette aide, d’un montant de 350.000 dollars US avait été accordée à la partie paraguayenne après échange de lettre entre les deux pays mais que la remise de la seconde tranche d’un même montant avait été suspendue.
L’octroi de bourses d’études au profit d’étudiants paraguayens pour poursuivre leurs études au Maroc, lequel se trouve jusqu’à présent paralysé.
La tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay, avant la fin de l’année 2013.
– Rappeler, par ailleurs, que M. Hamed Franco, ex Ministre paraguayen des Relations Extérieures, avait annoncé, lors de sa visite au Maroc en qualité de Ministre Conseiller Diplomatique du Président paraguayen, le 19 juillet 2009, le souhait du Paraguay de procéder à la nomination de Consuls Honoraires au Maroc notamment à Tanger, à Casablanca et à Laâyoune.
B/ PROCESSUS DE DEMOCRATISATION ET COOPERATION
– Informer les nouvelles autorités paraguayenne sur les avancées réalisées par le Maroc en matière de consolidation du processus démocratique et sur les nombreuses réformes politiques et sociales lancées dans ce cadre par le Souverain, dont la réforme de la Constitution, la création du Conseil National des Droits de l’Homme ou encore l’Institut du Médiateur tout en revenant sur le projet de Régionalisation Avancée ;
– Rappeler dans ce contexte les nombreuses opportunités qui s’offrent aux deux pays pour le partage d’expériences et la mise en œuvre de programmes de coopération communs, notamment en matière sociale (lutte contre la pauvreté, habitat salubre, villes satellites, lutte contre la corruption, lutte contre le trafic de drogue, etc.).
C/ CADRE JURIDIQUE DE LA COOPERATION
– Souligner la volonté du Maroc de fixer, dès l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations bilatérales, une date pour la tenue, à Asunción, de la deuxième Session de la Commission Mixte de coopération maroco-paraguayenne, sachant que la première session de cette Commission a tenu ses travaux à Rabat, le 9 Mars 2009;
– Exprimer la ferme volonté du Royaume du Maroc de mettre à nouveau en application le mécanisme des Consultations Politiques, prévu par le Mémorandum d’Entente instituant lesdites consultations et signé entre les deux pays en 1999, qui prévoyait des rencontres périodiques et régulières entre les responsables marocains et leurs homologues paraguayens ;
– Manifester le souhait du Maroc d’élargir le cadre juridique de la coopération, en réactivant les projets d’accords en instance et en adoptant de nouveaux instruments ;
II- PARTENARIAT EN MATIERE ECONOMIQUE:
– Rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions des travaux de la première Commission mixte maroco-paraguayenne tenue au Maroc en mars 2009, il avait été convenu de :
– l’organisation d’une mission commerciale au Maroc ou au Paraguay pour une mise en relations effective entre les opérateurs et Hommes d’affaires des deux pays, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord signé, en 2000, entre le Centre Marocain de Promotion des Exportations et Pro-Paraguay, devenu REDIEX ;
– l’organisation d’une mission technique afin d’initier une coopération maroco-paraguayenne dans le domaine de l’agriculture, du développement rural et de l’élevage (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles) ; de l’Equipement et du Transport, de la Formation Professionnelle, de l’Habitat Social et du Tourisme ;
– l’établissement d’une coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement (la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta, intéresse, particulièrement, le Paraguay) de même qu’en matière de phosphates.
III- COOPERATION UNIVERSITAIRE ET ACADEMIQUE :
– Souligner la disposition du Maroc à octroyer des bourses d’études au profit d’étudiants paraguayens. Il est à rappeler que l’ancien Ministre paraguayen des Relations Extérieures, M. Héctor Lacognata a, lors de sa visite au Maroc en octobre 2009, émis le souhait d’utiliser les bourses offertes (bourses au titre de l’année académique 2009-2010) par le Maroc pour des formations de courtes durées (une année) en espagnol au profit de 5 lauréats d’écoles de journalisme paraguayennes. La possibilité d’une prise en charge des frais de transports (billet d’avion) et de séjour pourrait également être examinée par notre pays ;
– Exprimer la disposition du Maroc à parvenir à la signature d’un Accord entre les Académies Diplomatiques des deux pays et la possibilité d’instaurer des stages de formation au profit de jeunes fonctionnaires des Ministères des Affaires Etrangères des deux pays (Pour rappel la délégation paraguayenne avait évoqué cette question, lors de la tenue à Rabat de la 1ère Commission Mixte) ;
– Rappeler que le Maroc reste engagé à faciliter aux autorités paraguayennes le recrutement, pour le compte de l’Université Nationale du Paraguay, d’un professeur de langue arabe ayant également une parfaite maîtrise de la langue espagnole, selon le souhait antérieurement exprimé par la partie paraguayenne, sachant que M. Lacognata avait émis le souhait, lors de sa visite au Maroc, de pouvoir recruter des professeurs de langue arabe d’écoles primaires.
IV- PRINCIPAUX ACCORD EN INSTANCES :
– Relancer le projet d’accord, sur la promotion et la protection réciproque des investissements, (toujours à l’étude par le Paraguay) ;
– Finaliser le projet d’accord en matière sanitaire et vétérinaire entre les deux pays. Le Paraguay souhaite conclure cet accord, afin de lui permettre d’exporter la viande bovine au Maroc (ledit projet est toujours à l’étude par le Maroc). Il y a lieu de rappeler qu’une lettre avait été adressée à Monsieur le Ministre Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Administration de la Défense pour suspendre toute importation de viandes en provenance du Paraguay pour les besoins de ce Département.
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PROJET DE COMMUNIQUE DU MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES DE LA REPUBLIQUE DU PARAGUAY SUR LA DECISION DU GOUVERNEMENT NATIONAL DE RETIRER SA RECONNAISSANCE DE LA REPUBLIQUE ARABE SAHRAOUIE DEMOCRATIQUE
Le Gouvernement de la République du Paraguay a décidé de retirer sa reconnaissance de la « République Arabe Sahraouie Démocratique » et de rompre toute relation avec cette entité.
Cette décision fait suite à une réévaluation du communiqué conjoint sur l’Etablissement de Relations Diplomatiques entre la République du Paraguay et la « République Arabe Sahraouie Démocratique », signé dans la ville d’Assomption, le 18 août 2011.
Elle vise à favoriser le processus de règlement de cette question par le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies et d’appuyer les efforts déployés par le Secrétaire Général de ladite Organisation et Son Envoyé Personnel pour aboutir à une solution politique, définitive et mutuellement acceptable entre les parties.
De même, le Gouvernement de la République du Paraguay encourage les parties à poursuivre les négociations de bonne foi pour préserver la dynamique suscitée par la proposition marocaine d’octroyer un Statut de large autonomie pour la région du Sahara et parvenir à une solution basée sur le réalisme et l’esprit de compromis conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies.
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PROYECTO DE COMUNICADO DEL MINISTERIO DE RELACIONES EXTERIORES DE LA REPUBLICA DEL PARAGUAY SOBRE LA DECISION DEL GOBIERNO NACIONAL DE RETIRAR SU RECONOCIMIENTO DE LA REPUBLICA ARABE SAHARAUI DEMOCRATICA
El Gobierno de la República del Paraguay ha decidido retirar su reconocimiento de la “Republica Árabe Saharaui Democrática” y romper cualquier relación con esta entidad.
Esta decisión interviene tras una reevaluación del comunicado conjunto sobre el Establecimiento de Relaciones Diplomáticas entre la República del Paraguay y la “República Árabe Saharaui Democrática”, firmado en la ciudad de Asunción, el día 18 de agosto de 2011.
Tiende a favorecer el proceso de reglamento de dicha cuestión por el Consejo de Seguridad de la Organización de las Naciones Unidas y apoyar los esfuerzos desplegados por el Secretario General de dicha Organización y Su Enviado Personal para lograr una solución política, definitiva y mutualmente aceptable entre las partes.
Asimismo, el Gobierno de la República del Paraguay alenta a las partes a continuar las negociaciones de buena fe, para preservar la dinámica suscitada por la propuesta marroquí de otorgar un Estatuto de amplia autonomía para la región del Sahara y lograr una solución política basada sobre el realismo y el espíritu de compromiso conforme a las recientes resoluciones pertinentes del Consejo de Seguridad de la Organización de las Naciones Unidas.
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MESURES PRISES À L’ ENCONTRE PARAGUAY SUITE A LA DECISION DE CE PAYS DE REPRENDRE LES RELATIONS DIPLOMATIQUES AVEC LA PSEUDO « RASD ».
Surseoir à l’ouverture d’une Ambassade du Royaume du Maroc au Paraguay ;
Suspension du soutien financier accordé à l’Ambassade du Paraguay à Rabat (couverture d’une partie du loyer), ce, à compter du 1er janvier 2012 ;
Décision du Ministère Délégué auprès du Premier Ministre Chargé de l’Administration de la Défense Nationale, à l’initiative du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, de suspendre toute importation de viandes en provenance du Paraguay pour les besoins du Département de la Défense Nationale.
Suspension de la deuxième partie (350.000 dollars US) du financement de dispensaires dans des zones rurales paraguayennes initialement engagé par le Maroc au Paraguay, dans le cadre de la coopération au développement (*).
Suspension de l’octroi de bourses d’études au profit des étudiants paraguayens.
– Souligner l’engagement permanent du Maroc en faveur du renforcement des relations avec l’ensemble des pays du continent américain et des caraïbes, qui représentent une région prioritaire, particulièrement avec le Salvador, en rappelant la dynamique qui s’est engagée entre nos deux pays, suite à la signature d’un communiqué conjoint entre le Maroc et le Salvador, à New York, en septembre 2013, lequel avait fixé plusieurs axes pour la coopération entre nos deux pays ;
– Se féliciter de la coordination assurée entre le Maroc et le Salvador dans le cadre de la coopération multilatérale et interrégionale et des contacts maintenus par nos deux pays, au sein des principaux organes internationaux et des processus interrégionaux, notamment au sein du Système d’Intégration Centre-américain (SICA), dont le Maroc est membre observateur extrarégional ;
– Soulever la candidature de M. Mohamed Bennouna à la Cour Internationale de Justice, en réitérant la demande d’appui du Salvador à cette candidature;
– Souligner que l’importante coopération multilatérale entre nos deux pays constitue un cadre idoine pour avancer vers l’établissement d’un réel partenariat entre nos pays et rappeler, dans ce cadre, les nombreuses possibilités de coopération fructueuses qui s’offrent à nos deux pays dans divers secteurs de coopération d’intérêt commun, notamment sur le plan économique et commercial, mettant en exergue l’existence d’un important cadre juridique, comprenant un accord sur la promotion et la protection des investissements et un accord commercial ;
– Exprimer le souhait du Maroc de pouvoir reprendre, dans ce cadre, l’agenda de travail établi entre nos deux pays, sur la base du communiqué conjoint précité, en rappelant les priorités arrêtés par les deux parties, dans les domaines de l’agriculture ; la pêche et l’aquaculture ; l’énergie ; l’environnement ; l’eau et l’assainissement ; entre autres, d’importance mutuelle.;
– Souligner également les nombreuses actions à mener sur le plan culturel, pour favoriser l’échange éducatif et le rapprochement entre les deux pays, eu égard au patrimoine historique commun que partagent nos deux pays et aux affinités linguistiques ( 6 millions d’hispanophones au Maroc) ;
– Exprimer, dans ce cadre, le souhait du Maroc d’éviter les blocages pouvant entraver la mise en place d’un partenariat constructif, permettant le lancement d’actions concrètes de coopération, soulignant les préoccupations du Maroc, quant à la reprise des contacts par le Salvador avec la pseudo « rasd » ;
Sensibiliser, dans ce cadre, les responsables salvadoriens sur les avancées considérables observées sur la question du Sahara, en informant qu’outre les pays qui n’ont jamais reconnu la pseudo « rasd » dont l’Argentine, le Brésil ou encore le Chili, la tendance actuelle en Amérique latine et aux Caraïbes, particulièrement depuis les années 2000, est au retrait de reconnaissances de la pseudo « rasd », à l’instar de ce qui a été fait par 15 pays de la région, à savoir le Honduras (janvier 2000), le Costa Rica (avril 2000), la Colombie (décembre 2000), la République Dominicaine (avril 2002), le Guatemala (juillet 2002), le Panama (20 novembre 2013) et le Paraguay (03 janvier 2014), en plus de plusieurs pays caribéens en 2010, tels Antigua et Barbuda, la Dominique, Grenade, Sainte Lucie, et Saint Kitts et Nevis, puis en 2013, tels la Barbade, Haïti, et Saint Vincent et les Grenadines .
NOTE DE CADRAGE POLITIQUE MAROC / PARAGUAY Septembre 2014
La République du Paraguay a suspendu, le 03 janvier 2014, sa reconnaissance de la pseudo « RASD », ouvrant ainsi une nouvelle page dans les relations bilatérales avec le Maroc et la voie à une reprise de la dynamique autrefois engagée entre nos deux pays.
Sur le plan interne, M. Horacio Cartes Jara, du parti de droite «Colorado », a remporté l’élection présidentielle, du 21 avril 2013, avec 45,98 des voix face à son principal rival du « Parti Libéral Radical Authentique » de gauche, M. Efrain Alegre qui n’a obtenu que 36,93% des voix. M. Cartes Jara a été investi le 15 août 2013. La victoire de M. Cartes a marqué ainsi le retour au pouvoir de la droite et du parti historique « Colorado », qui a gouverné le pays pendant près de 61 ans, avant d’être délogé suite à la victoire électorale de l’ex Président de gauche M. Fernando Lugo en 2008. Richissime homme d’affaires converti en homme politique, M Cartes Jara s’est engagé à accorder la priorité au développement économique, promettant de gérer le pays de la même manière dont il gère ses entreprises, avec efficacité et respect de la dignité. Toutefois, et selon un sondage publié en août 2014, 54% des Paraguayens désapprouveraient la gestion du Président Cartes.
Sur le plan régional, la décision de la réadmission du Paraguay au Mercosur a été prise lors de la réunion de ce regroupement régional, tenue à Montevideo les 11 et 12 juillet 2013, et ce après que le pays ait organisé le 21 avril 2013 des élections présidentielles. La réintégration du Paraguay au Mercosur était l’une des priorités de l’action extérieure du Président élu, M. Cartes, qui avait annoncé que son équipe entamerait des contacts avec les pays de la région pour mettre un terme à l’isolement imposé au pays. Cependant le retour du Paraguay au Mercosur n’était pas exempt de polémique en raison de l’adhésion du Venezuela à ce bloc économique régional. Le Paraguay s’opposait à l’adhésion du Venezuela, que les autres membres avaient accepté, en son absence.
S’agissant des relations bilatérales, le retour du parti conservateur de droite «Colorado» au pouvoir après les élections du 21 avril 2013 a permis de reprendre le dialogue interrompu avec les autorités paraguayennes pour les amener à un retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD ».
Suite à cette décision, des lettres de remerciements pour le retrait de la reconnaissance de la pseudo « RASD » et d’invitation pour effectuer des visites dans notre pays, ont été adressées par Monsieur le Ministre à son homologue paraguayen M. Eladio Loizaga et à la Conseillère du Président de la République, Mme Leila Rachid.
Il y a lieu de rappeler dans ce sens que le Paraguay avait émis le souhait de voir le Maroc, dès la relance des relations bilatérales :
– reprendre l’importation de viandes bovines en provenance du Paraguay pour les besoins de l’Administration de la Défense Nationale ;
– octroyer la seconde tranche de l’aide financière accordée pour la construction de dispensaires en zones rurales paraguayennes, d’un montant de 350.000 dollars US, sachant que la première tranche de cette aide, de la même valeur, avait déjà été versée aux autorités paraguayennes.
– Ouvrir une Ambassade auprès du Paraguay.
La nouvelle équipe gouvernementale a vivement souhaité que ces actions puissent être lancées à l’occasion de la tenue des travaux de la seconde session de la Commission Mixte entre le Maroc et le Paraguay devant se tenir à Assomption, à une date à convenir avec les autorités de ce pays.
Sur le plan parlementaire, une délégation comprenant deux membres de la Chambre des Conseillers (groupe alliance socialiste) a effectué une visite au Paraguay, les 14 et 19 avril 2012. Durant cette visite la délégation parlementaire avait eu des réunions avec l’ex Président de la République M. Fernando Lugo, avec le Ministre de l’Intérieur M. Carlos Fillosola, avec le Président du Sénat M. Jorge Oviedo Matto, ainsi qu’avec le Secrétaire de la Présidence M. Miguel Angel Lopez Prito.
En outre, une délégation marocaine conduite par M. Ilias Omari (PAM) a effectué une visite au Paraguay, en décembre 2013, à l’occasion de laquelle elle a eu une rencontre avec le Président du Congrès, M Julio César Velázquez, qui a réalisé, par la suite, une visite au Maroc, du 29 avril au 02 mai 2014, et s’est entretenu, à cette occasion, avec Madame Mbarka Bouaida, Ministre Déléguée aux Affaires Etrangères et à la Coopération..
Concernant le volet multilatéral, le Paraguay a confirmé son soutien à la candidature du Maroc au Conseil des Droits de l’Homme pour la Période 2014-2016, dans une note adressée à notre Mission Permanente à Genève par la Mission du Paraguay, soulignant l’accord de son Gouvernement à l’arrangement de soutien réciproque entre ladite candidature du Maroc et celle du Paraguay au Conseil Exécutif de l’UNESCO pour la période 2014-2017.
S’agissant du partenariat économique, et lors de la tenue à Rabat, le 9 mars 2009, des travaux de la 1ère Session de la Commission Mixte maroco-paraguayenne, les deux délégations ont procédé à l’examen de plusieurs volets de la coopération technique, notamment, dans les domaines de l’Agriculture (génie rural, production végétale, associations et organisations professionnelles agricoles, et élevage); de l’Equipement et du Transport; de la Formation Professionnelle; de l’Habitat social, et du Tourisme.
Il y a lieu de rappeler, par ailleurs, l’intérêt du Maroc à développer la coopération avec le Paraguay en matière d’exportation des produits agro-industriels et phosphatés. Le Paraguay serait, également, intéressé par le développement de la coopération dans le domaine énergétique et de l’environnement, notamment la gestion de l’eau et de l’énergie des grands barrages d’Itaipu et de Yacyreta.